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˜˜˜˜˜˜burn it down
maybe life should be about more than just surviving


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26/08/2017 ΛURORΛ BOREΛLIS 147 anna speckhart BOREΛLIS // ASTRA // ZELLA DAY tu cultives la terre selon les saisons (botanique & agriculture) 292


Sujet: burn it down
Ven 1 Sep - 22:51

Now the world is only white noise. Frequencies that I can't understand. I can't be bothered with the teachers. Always trying to shape the way I act. Momma told me all of this is. Just a place we have to settle for. Less than anything we dream on. We'll continue to be disappointed (@daugther // beerus)
white noise
☆ Chris & Mila ☆


Les étoiles planent au-dessus de ta tête comme des centaines d’étincelles qui brillent de toute leur splendeur. C’est étrange de les apercevoir d’en bas, de ne plus être en haut. Pourtant, tu devrais être habituée depuis le temps. Le passé est parti, il ne reviendra pas. Les gens s’en vont, d’autres arrivent, c’est une spirale infernal, un cercle sans fin. Ça te donne presque le tournis, d’y penser aussi intensément mais cela accapare tes pensées, t’empêche de sombrer. Tu oublies le sang sur tes mains, imprégné comme une trace indélébile que ton esprit ne parviendra à effacer. Peu importe tes souvenirs, tu le sais au fond de toi. Tu peux le sentir vibrer, ce mal qui te ronge. Tu ne le crains pas vraiment, il te fascine d’une certaine façon, mais tu es probablement la seule à le considérer de la sorte. Et tu ne veux pas être seule, rejetée, abandonnée, jugée. Il te faut alors prétendre, chaque seconde de chaque jour, à cette fausse normalité qui t’entoure. Prétendre que tu es comme eux quand aucun ne te ressemble. Si ce n’est ton ami du soir. Depuis que les insomnies te privent de sommeil, tu le retrouves ici, presque toutes les nuits. C’est devenu une habitude entre vous, un repère, un code, une constance.

Il est là. Les voix l’aperçoivent bien avant ton regard, devinant sa présence dans l'obscurité environnante. Est-ce que le parfum qu'il dégage ? Cette odeur familière qui te rassure inéluctablement ? Tu ne cherches pas à savoir, approchant seulement dans sa direction pour t'installer à ses côtés. Tes yeux plongent dans les siens, l'espace d'un instant. Au fond sa rétine, ton reflet apparaît, aussi limpide que possible. Tu ne dis rien, les formalités sont inutiles entre vous. Seul l'instant présent compte, cet instant sans masque, sans mensonge. Parce qu'il te voit tel que tu es, et surtout il accepte le monstre qui sommeille en toi. Tout comme tu t'abstiens du moindre jugement à son égard. C'est ainsi qu'une forme d'équilibre prend naissance, petit à petit, dans la complicité du soir. « Tu es parti la retrouver l'autre jour ? » Tu ne t'encombres pas de prénoms ni d'explications, certaine qu'il comprend parfaitement le sens de tes propos. Tu connais aussi bien son drame qu'il n'est capable de deviner le tien. C'est une compréhension dénuée du moindre mot. « Est-ce que ça t'aide ? Est-ce que tu le vois quand tu poses les yeux sur elle ? »

Est-ce que tu parviens à oublier les ténèbres qui vivent en toi ? A les éteindre quelques secondes ? Est-ce que tu parviens à oublier qu'il est mort par ta faute ? Quoi qu'en dise les autres ? Voilà ce que tu ne dis pas mais que tes paroles supposent, d'un même accord. Voilà la vérité qui vous rassemble, en dépit de tout. Parce que vous n'avez jamais choisi, d'être ainsi. Vous l'êtes devenus. Comme un enfant apprend à marcher, petit à petit, vous avez appris à survivre. Peu importe le prix.


→ chris, campement de l'odyssée, 20 août 2117.


Dernière édition par Mila Swann le Dim 1 Oct - 20:07, édité 1 fois

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01/11/2015 Glacy 1420 Brett Dalton luxaeterna (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 1234
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Sujet: Re: burn it down
Sam 2 Sep - 11:44


Une autre nuit sans pouvoir dormir. Une autre nuit où le sommeil me désertait. Une autre nuit où je me retrouvais incapable de retomber dans les bras de Morphée. Cela arrivait souvent. Cela arrivait trop souvent comme le trahissait les cernes sous mes yeux. Une autre nuit où je n'avais pu que me retourner encore et encore dans mon lit. Une nuit où j'avais trouvé place dans le grand dortoir du nouveau campement, situé dans le bâtiment principal qui avait été plus ou moins retapé. Pourtant il y avait des nuits où je réussissais à trouver le sommeil, n'ayant d'autres choix que de dormir alors que mon corps s'effondrait. Mon esprit vidé. Les muscles endoloris. Sans doute pour cela que j'en venais autant à me rendre indispensable, à enchaîner les patrouilles, les entraînements mais aussi les haltes à la maison que je tentais de construire. Travailler toujours plus pour que le soir, trop épuisé, je tombe endormi. Ces soirs étaient les seuls où je réussissais à complètement dormir quoiqu'il m'arrivait tout autant de me réveiller au milieu de la nuit. Mais ce soir n'était pas le soir. J'avais trop de trucs en tête. Incapable de succomber aux bras de Morphée. Poussant un grognement. Sachant parfaitement que c'était peine perdue de tenter le coup, cela ne serait juste pas ce soir que je dormirai. M'asseyant sur ma couche avant d'enfiler mes bottes dans le noir. Des gestes mécaniques presque robotiques, ceux autant d'un soldat. Me relevant avant de me diriger dans le noir le plus complet dans le dortoir en direction de la porte qui se trouvait non loin. Ils étaient nombreux à dormir là alors que les ronflements se faisaient entendre sans pour autant que je m'attarde. Mon regard qui passait sur la couche à deux pas de moi dans lequel se dessinait la silhouette de Chiraz qui dormait profondément, entremêlée dans ses couvertures. Mon regard posé sur elle l'espace de quelques secondes avant que je ne continue cette marche silencieuse. Descendant l'escalier qui donnait toujours l'impression qui allait s'écraser sur nos pieds bien qu'il continuait de résister et serrait encore là des siècles après notre mort. Des ruines, des monuments qui marquaient notre histoire, qui marquaient la terre là où l'homme avait laissé son empreinte. Quittant le bâtiment principal non sans apercevoir des collègues qui se trouvaient à l'extérieur, montant la garde. Une nécessité alors que nous veillons sur les autres la nuit, continuant de monter la garde.

La morsure du froid et du vent contre ma chair alors qu'il était certain qu'il ne faisait pas aussi chaud qu'au coeur des journées. Toutefois je ne m'arrêtai pas en cours de chemin. Je ne me dirigeais pas non plus en direction du poste des gardes, de nos locaux pour ainsi dire alors qu'au contraire je me dirigeais vers l'une des seules personnes que je savais se trouverait dehors au coeur de la nuit. La repérant aussitôt, ses cheveux bruns flottant derrière ses épaules. Je savais qu'elle serait là. Soit elle, soit moi. On aurait presque imaginé qu'elle était un fantôme. Ce qui n'était pas le cas autant fait de chair et d'os que moi, et sans doute l'une des seules à pouvoir me comprendre. M'approchant plus jusqu'à me retrouver à côté d'elle. M'arrêtant enfin alors que mon regard se posait sur elle. Mon regard qui croisait le sien, se soutenant, se cherchant. Il n'y avait pas besoin de parler. Il n'y avait pas besoin de se dire bonjour. A vrai dire les premières fois où nous nous étions vus, ni l'un, ni l'autre n'avait parlé. Il n'y avait pas besoin, nos yeux étaient les fenêtres de nos âmes. Et encore cette nuit, je n'avais pas besoin de la saluer ou de lui faire un câlin. N'ayant pas besoin de toutes ces formalités alors que nous nous comprenions. C'était certain. Attirés l'un par l'autre, par ces mêmes démons que nous reconnaissons et que nous pouvons cerner. Ces mêmes démons qui vivaient dans l'ombre, qui rodaient autour de nous dans le noir le plus complet.

Mon regard qui se détournait d'elle pour se poser sur les étoiles, sur la voûte céleste qui se trouvait juste au-dessus de nous. Un spectacle magnifique. Un tableau peint d'une patte de velours. « Tu es parti la retrouver l'autre jour ? » J'hochai la tête. J'en avais besoin même. Il le voulait, et, j'avais besoin de la voir, elle. Inexorablement. La vérité autant que j'avais su que c'était son cas alors qu'autant que je détestais les contacts, j'avais eu besoin de la tenir entre mes bras. Un sentiment de paix qui avait germé dans mon esprit que lorsque je m'étais retrouvé seul à l'autre bout du monde, en face de la mer avec elle à mes côtés. Il aurait voulu que je la retrouve, que je la protège. Je ne l'avais pas fait mais si je m'étais rattrapé, je comptais bel et bien tenir mes promesses.  « Est-ce que ça t'aide ? Est-ce que tu le vois quand tu poses les yeux sur elle ? » J'hochai de nouveau la tête.  « Tout disparaît, plus rien ne compte. » Les ténèbres, elles disparaissaient alors que j'avais l'impression de faire ce qu'il fallait, alors que je me retrouvais à ses côtés, retrouvant un peu de lui dans son sourire, dans sa façon de faire. C'était autant douloureux que cela me réjouissait. Les mots qui sortaient de ma bouche d'eux même alors que je savais qu'avec elle tout comme avec Chiraz, il n'y avait pas de faux semblant, pas de jugement. Trop semblables. « J'avais peur de la trouver tu sais, je pouvais seulement l'imaginer me hurler dessus, pas qu'elle se mette à pleurer les premières secondes que je la vis. Je m'attendais pas à cela. Mais j'imagine qu'on ne peut jamais vraiment savoir ce qui va se passer. » La vérité alors que l'on ne savait réellement ce qui allait arriver avant que tout ne s'enchaîne et qu'on commence à se noyer dans l'obscurité.  « Mais autant qu'elles peuvent disparaître, elles reviennent toujours. » Elles étaient toujours là, les ténèbres, nous enveloppant nous tirant vers le bas. Les ombres là, les démons aussi. On pouvait espérer que tout disparaisse mais à la fin, on se retrouvait seul et de nouveau au même point. Mon regard qui se posait sur elle, conscient qu'elle savait qu'elles étaient là tout autour. Des démons qui nous narguaient dans le noir, qui vivaient en nous, face auxquels on perdait trop souvent.


Dernière édition par Chris Wilson le Dim 10 Sep - 13:50, édité 2 fois

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26/08/2017 ΛURORΛ BOREΛLIS 147 anna speckhart BOREΛLIS // ASTRA // ZELLA DAY tu cultives la terre selon les saisons (botanique & agriculture) 292


Sujet: Re: burn it down
Dim 10 Sep - 11:26

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☆ Chris & Mila ☆


Avec lui, tout est simple. Quand il te regarde, le reste du monde disparaît. Il ne reste que vous, vos souvenirs et vos démons. Ensemble, vous essayez de les contrôler. Ensemble, vous essayez d’y survivre. Vos échanges te permettent de tenir le coup, parce que tu as l’impression d’être à ta place quand il est avec toi. Entre vous, c’est une évidence. Et chacun de vos moments te fait sentir que tu n’es pas une étrangère. Tu n’es plus la petite fille perdue et incomprise, ni l’adolescente décalée et meurtrie. Toutes ces années sur l’Odyssée appartiennent au passé. Le présent est tien alors que le futur n’existe pas encore. Tu peux l’inviter, lui donner les couleurs que tu vois, les saveurs que tu désires. Tu en oublies presque le rôle que tu tiens devant les autres, ce masque d’innocence qui trompe à mesure qu’il grandit. « La peur, c’est ce qui nous maintient en vie, quand elle cesse d’être, on cesse d’exister. »  N’est-ce pas le propre de l’humanité ? Donner un sens à la mortalité ? Craindre que tout s’arrête brusquement, d’être réduit au néant, sans avoir eu le temps de savourer. « Continue d’aller la voir, continue d’avoir peur. »  Il te semble plus apaisé que d’ordinaire, et pourtant, plus agité. Tu ne saurais l’expliquer. Parfois, tu l’envies quelque peu, d’avoir encore Rachel. L’absence est pire que tout. L’absence c’est le silence, la solitude. Depuis le meurtre de Thalia, l’une comme l’autre hantent tes nuits. Tu ne ressens ni regret ni de culpabilité vis-à-vis de ton acte, simplement un goût amer au bord des lèvres.

Une frustration difficile à nommer car tu ne peux plus la toucher, son corps est désormais poussière. Sa présence est un mirage, un fantasme que seul ton esprit est capable de formuler. Et petit à petit, tu t’égares entre réalité et illusion, un labyrinthe constitué de nuances complexes, où la sortie de secours est dissimulé derrière des chimères éphémères. « C’est pour ça que je retourne là-bas, j’en ai besoin, tu comprends.  J’ai besoin de revivre la scène et de l’oublier à la fois. »  Ton raisonnement est toujours rythmé par une sorte de dualité, un affrontement, que tes pensées s’efforcent de nourrir. La présence de Chris, à contrario, calme les tourments de ton âme et tu parviens à te focaliser sur un élément à la fois. Sur lui. « De quoi as-tu besoin toi ? Qu’elles disparaissent pour de bon ? »  Inutile de les nommer, inutile de leur donner plus de pouvoir et d’emprise sur vous. Tu poses alors une main sur la sienne, sans même réaliser ton geste. Cette nuit est différente des autres... oppressante, car elles te semblent plus vindicatives que d’ordinaires. Jus drein jus daun. Les voix le répètent si souvent, c’est devenu régulier, tel une hymne glorifiant ta destinée. Il te faut de raccrocher à quelque chose, à quelqu’un qui t’empêche de franchir une nouvelle fois ce cap. Qui t’empêche de sombrer dans le gouffre. Tu n’as plus que lui désormais. Il est le seul à connaître la vérité, à entrevoir derrière ton regard, le monstre qui sommeille au plus profond de ton être. Et tu n’as plus que lui pour te faire dévier de ta trajectoire. Aide-moi.


→ chris, campement de l'odyssée, 20 août 2117.


Dernière édition par Mila Swann le Dim 1 Oct - 20:07, édité 1 fois

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01/11/2015 Glacy 1420 Brett Dalton luxaeterna (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 1234
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Sujet: Re: burn it down
Dim 10 Sep - 13:49


« La peur, c’est ce qui nous maintient en vie, quand elle cesse d’être, on cesse d’exister. » Et je ne pouvais qu'hocher la tête parce qu'elle avait raison. C'était la peur, la colère, l'amour, le désir et tous ces minuscules émotions qui nous parcouraient qui nous permettaient de nous sentir vivant. C'était des émotions aussi infirmes que celles-ci qui nous permettaient de nous rappeler pourquoi nous respirions, pourquoi nous existions. Et ce serait mensonge de dire que je ne m'étais pas senti vivant alors que je me trouvais près de l'océan, à regarder les vagues se déferler contre les rochers. Ce serait mensonge de dire que la peur ou même toutes ces étincelles ne nous maintenaient pas en vie, nous rappelaient pourquoi nous sourions ou pourquoi nous nous levions le jour suivant. Et à vrai dire, je ne regrettais pas d'avoir peur, je ne regrettais pas d'avoir pris mon courage à deux mains pour aller la voir. Ce serait mentir de dire que je n'avais pas apprécié de la retrouver et de retrouver le sentiment que cela faisait de ne pas se sentir entièrement seul autant que l'on pouvait être attiré par la solitude. Et seul, je ne l'étais pas non plus cette nuit alors que je me trouvais à ses côtés. Une présence invisible en ses débuts mais qui était devenue de plus en plus réelle alors que nous apprenions à apprivoiser nos démons ensembles. Autant qu'il était si facile de leur laisser les rênes, de les relâcher dans la nature et de laisser prendre le contrôle. Il était si facile de céder à ses instincts primaires ou même de leur céder autant que petit à petit, il devenait plus facile de les contrôler. « Continue d’aller la voir, continue d’avoir peur. »   Un sage conseil que je savais que tiendrais alors que j'avais moi-même promis à la jolie brune que je retournerai la voir, et que je ne laisserai pas autant le vide et le silence s'installait entre nous. Cela avait été sans aucun doute une erreur de le faire et je ne comptais pas recommencer cette même erreur alors qu'à deux nous étions plus forts. Pouvant autant entrevoir la sensibilité de Mila, alors qu'elle était seule. « Je le ferai, je ne commettrai pas la même erreur une nouvelle fois. » Une certitude que je lui confirmais à elle aussi autant que je pouvais que voir qu'elle était bouleversée, pensait à celle qu'elle avait aimé.

Thalia. Un prénom magnifique. Une femme qui se devait d'être de toute beauté. Une femme que Mila avait aimé à la folie. Une femme dont le corps avait été retrouvée, emportée par les flots. Un accident il avait été dit. Mila l'avait tuée. Je l'avais toujours soupçonnée et je savais au fond de moi que la jeune femme avait tué Thalia, celle qu'elle aimait à la folie. Une folie trop destructrice qui l'avait poussée à commettre l'irréparable. Pour autant je ne l'avais pas jugé. Je n'étais pas en droit de la juger alors que j'avais moi-même condamner mon propre père. Je n'étais pas le juge de sa vie. Je m'étais tu, la regardant évoluer en silence alors qu'il n'y avait pas de preuves, pour les autres c'était un accident. Et peut être que cela était-il un accident en soi pour les autres. Elle savait elle comme moi que ce n'était pas le cas. Néanmoins je n'avais rien dit, l'acceptant elle et ses démons autant qu'elle m'avait accepté au coeur de la nuit. Chacun marqué par ses fantômes. « C’est pour ça que je retourne là-bas, j’en ai besoin, tu comprends.  J’ai besoin de revivre la scène et de l’oublier à la fois. » « Je sais. » Je le savais qu'elle avait besoin d'aller là-bas pour se sentir vivante autant que pour se noyer dans les ténèbres. Ce n'était pas la bonne solution. Certaines personnes la pousseraient à aller voir un psychologue, d'autres la condamneraient aussi et la dénonceraient mais à vrai dire il n'y avait pas de bonnes solutions juste des êtres humains qui tentaient de vivre avec leur conscience. « Mais on sait que tu ne pourras jamais l'oublier totalement, elle fait partie de toi. Indéfiniment. » La vérité alors qu'ils avaient laissé leur empreinte, qu'autant que Mila pouvait se haïr, l'aimer et tenter de l'oublier, jamais elle n'y réussirait. Du moins je ne pensais pas qu'elle y réussirait pas alors qu'elle vivait avec elle, encore.

« De quoi as-tu besoin toi ? Qu’elles disparaissent pour de bon ? » Et soudain sa main se posait sur la mienne. Me rétractant l'espace d'une seconde alors que je manquais de me figer sur place avant de me détendre. Je n'étais pas habitué aux contacts, ne m'y ferai sans doute jamais réellement ou du moins je ne me ferai sans doute jamais réellement à ces petits gestes. Mais j'avais autant conscience qu'elle en avait besoin pour se sentir moins seule comme si l'on voulait se convaincre qu'on était plus fort à deux pour les combattre. Ce qui était sans doute le cas. « J'imagine que j'ai besoin de me sentir vivant. Autant que je suis attiré par le silence, il est autant mortel alors qu'il nous laisse seul avec des pensées plus funestes les unes que les autres. C'est quand on est seul qu'ils ont le plus de pouvoir. » Ils. Les démons. Nos peurs. Ou même les ténèbres plus environnantes. De la pure logique, de purs instincts primaires qui nous poussaient à nous regrouper pour être plus fort, pour ne pas être à la merci du premier venu. « Je tente de réapprendre à sourire. Je tente de rester occupé et il était certain que retaper des ruines aide. » Le cas alors que je me vidais la tête tandis que je tentais de faire reprendre forme l'ancienne structure d'une maison dont il n'avait resté que des ruines. « Je tente de ne pas faire les mêmes erreurs du passé et ne pas laisser la culpabilité me rongeait. Je sais qu'il reste un long chemin à parcourir, mais quitte à tomber, autant essayer de se relever et de réessayer, ne penses-tu pas ? Après tout l'enfer est censé être pavé de bonnes intentions. »

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26/08/2017 ΛURORΛ BOREΛLIS 147 anna speckhart BOREΛLIS // ASTRA // ZELLA DAY tu cultives la terre selon les saisons (botanique & agriculture) 292


Sujet: Re: burn it down
Mer 20 Sep - 12:01

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☆ Chris & Mila ☆


A plusieurs reprises, il mentionne le terme d’erreur et tu ne peux nier le drôle d’effet que cela provoque en toi. Pour la simple et bonne raison que tu n’en comprends pas le sens. A tes yeux, la vie est une longue succession de choix, ni plus ni moins. Tu as choisi de tuer, de laisser les démons prendre le dessus, te posséder l’espace d’un instant. Et tu as aimé ça, quoi que tu puisses en dire, quoi que tu puisses prétendre devant les autres. Un accident, si seulement. Un choix, sans nul doute. Le choix de l’abattre de sang-froid, de la regarder mourir, partir. Tu n’as commis aucune erreur, envisageant tous les scénarios pour dissimuler ta folie meurtrière, jouant toutes les émotions nécessaires pour voiler ton vrai visage. Tu es devenue le monstre que tu craignais. « Elle n’est plus là et pourtant, son absence me tempère encore je crois. » Même dans la mort, Thalia reste ton salut, ta rédemption, ta lueur d’espoir. Depuis votre rencontre, elle incarne cette lumière au milieu des ténèbres, cette source de vie inébranlable, cette sagesse enrichissante. Souvent, tu imagines ton existence sans cet instant mais tout ce que tu ressens est une chute libre constante. Comme l’impression de tomber au plus profond de ton être. Il te semble que Chris partage ce sentiment. A la seule différence près qu’il dispose toujours de son ancre.

Contrairement à toi, il ne compte pas la faire disparaître.
Contrairement à vous, leur relation n’est devenue chaotique.

Elle l’empêche de sombrer, le retient au bord du gouffre et lui insuffle le courage nécessaire pour continuer de résister à ses démons. « Le silence, c’est la solitude, c’est la mort qui nous entoure. » Tu ne te rends pas compte que cette pensée si familière t’échappe, tu la confrontes si souvent. C’est presque devenue une habitude avec le temps. « Ta culpabilité ne te définit pas, c’est un simple parasite. » Tu dis peut-être cela car tu n’en ressens aucune, ignore même les sensations qu’elle peut faire émerger. « Tu finiras par t’en détacher et t’élever parmi nous tous. » Parfois, tu te demandes ce qu’il adviendra de votre relation quand il sera en mesure de trouver le sommeil, de se libérer du passé, de ne plus ruminer en permanence. Parfois, tu prends conscience qu’il est plus fort que toi, plus résistant face aux intrusions qui te prennent d’assaut. Tu envisages de l’entraîner dans ton enfer, de nourrir ses craintes et ses pires cauchemars mais rapidement tu réalises qu’il sera toujours là, près de toi. Parce que les ténèbres, aussi infimes soient-ils, trouveront un moyen de persister. Sous forme de résidus, de souvenirs intarissables. « Réessayer, oui, cela me parle bien. » Est-ce qu’il fait allusion à la même chose ? Tu l’ignores, en doutes. Réessayer de tuer, de ressentir cette vague intense déferler dans tout ton corps. Réessayer, tu l’envisages lors des heures les plus sombres. Lorsque la nuit vous plonge au plus près de vos démons. « Tu es comme une étoile, Chris Wilson, tu brilles plus que les autres. Tu le sais au moins ? » Avec lui, tu ne filtres pas ta pensée et tes propos, aussi étranges puissent-ils résonner, résonnent en écho.

→ chris, campement de l'odyssée, 20 août 2117.


Dernière édition par Mila Swann le Dim 1 Oct - 20:10, édité 1 fois

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01/11/2015 Glacy 1420 Brett Dalton luxaeterna (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 1234
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Sujet: Re: burn it down
Mer 20 Sep - 20:25


« Elle n’est plus là et pourtant, son absence me tempère encore je crois. » C'était possible. C'était peut-être même la seule personne qui l'empêchait de céder complètement aux ténèbres, à la folie. Elle était celle qui l'entraînait sur des chemins tortueux autant qu'elle était celle qui la tirait vers le haut, qui l'empêchait de tomber plus bas. Ce qui était autant impressionnant même. Il y avait toujours quelqu'un pour nous tirer vers le haut, autant que cette personne pouvait prendre des apparences diverses et être celle qui nous entraînait plus bas que terre. Des probabilités qui existaient en nombre. Et pourtant je pouvais comprendre qu'elle puisse vouloir se rattacher à tout prix à cette femme qu'elle avait aimé, qu'elle pouvait avoir autant peur d'oublier.

« Le silence, c’est la solitude, c’est la mort qui nous entoure. » « J'aurai pas fait plus poétique. » Amusé alors qu'il n'en restait pas moins que c'était la vérité. Des propos qu'elle tenait qui pouvaient paraître étranges aux yeux des autres, décousus même mais qui en sens révélait une certaine poésie effroyable. La vérité alors qu'autant que possible on craignait le silence autant qu'il était possible de l'espérer. Un silence qui était souvent décisif mais qui apportait aussi son lot de pensées avec. Un sujet qui continuait alors que nous n'avions pas besoin de grands discours pour nous comprendre. Une facilité presque déconcertante de pouvoir parler sans prononcer de grands mots, juste en se regardant. Ce qui était plus simple avec elle. « Ta culpabilité ne te définit pas, c’est un simple parasite. » « Peut-être mais cela ne rend pas sa définition plus simple. » Une culpabilité qui était toujours là à vrai dire. Une culpabilité qui était bien présente alors qu'en effet je m'en voulais toujours pour sa mort. Ce qui était autant compliqué. Ce qui n'était cependant pas son cas auparavant, non pas que je pouvais lui reprocher quelque chose alors que je n'avais aucun regret concernant l'expulsion de mon père. Des versions qui différaient, des perspectives qui changeaient au tour à tout. Cela avait toujours été ainsi, cela le saurait toujours. Et pourtant aucun d'entre nous ne l'avouait à voix haute, seulement auprès de ceux qui étaient pareils. Comme si nous voulions cacher la vérité, comme si nous voulions nous taire et garder le silence pour ne pas leur donner prise avant le dernier instant. Comme si nous acceptions de prononcer leurs noms quand nous savions que nous étions près du gouffre. Une culpabilité et des ombres qui se trouvaient toujours là, tout autour. « Tu finiras par t’en détacher et t’élever parmi nous tous. » Je fronçais les sourcils l'espace d'un instant avant de lui répondre calmement. « Et autant qu'on peut s'élever, on peut tomber. Après tout plus haut est le piédestal, plus longue est la chute. » Autant le cas, bien qu'entre nous nous étions déjà dans le gouffre, avec le vide tout autour de nous. Mais on essayait de s'en sortir inexorablement autant que le bout du tunnel se faisait loin, qu'il ne semblait exister aucune lumière dans les ténèbres.« Réessayer, oui, cela me parle bien. »

Mon regard qui se posait en direction du ciel. La voûte céleste juste au-dessus avec des milliers d'étoiles qui étaient là haut, juste au-dessus de nos têtes. « Tu es comme une étoile, Chris Wilson, tu brilles plus que les autres. Tu le sais au moins ? » Je lui lançais un regard. Pas ce que j'avais en tête, bien qu'elle était sans doute l'une des seules à faire des compliments aussi étranges qu'ils puissent sonner. Mais j'osais croire qu'ils étaient véridiques alors qu'autant que possible les masques tombaient entre nous et nous nous permettions d'afficher notre vrai visage. Un sourire qui se dessinait sur mon visage alors que ce fut pas moins d'un ton amusé que j'en venais à lui répondre. « J'imagine que maintenant je le sais mais on pourrait autant dire que tu es un ange, après tout si les anges volent c'est parce qu'ils se prennent eux-mêmes à la légère, non ? » Une citation que j'avais reconnu et qui m'avait marqué. Et il était vrai qu'on aurait pu la comparer à un ange si ce n'était à l'étoile du matin. Mais je préférai autant la première version car si au-delà des ténèbres qui l'entourait, je n'espérai pas moins qu'elle pouvait trouver la paix qu'elle recherchait tant. On était tous à la recherche de quelque chose en particulier à vrai dire, à la recherche du bonheur, de la paix ou ne serait-ce qu'une touche de lumière en plus. Certaines personnes suffisaient à allumer cette étincelle alors qu'il suffisait qu'elles rentrent dans une pièce pour que tous les regards soient attirées vers elles. Mais parfois trouver ces petites touches de lumière étaient plus compliquées. Non pas que je désespérai. Après tout, même les ingénieurs et génies du campement espéraient eux-même que la lumière fut, et qu'ils réussissent à produire de l'électricité. Ne pouvant qu'espérer qu'ils réussissent ce petit miracle, même certain qu'ils y arriveraient. « Tu n'es pas obligée de disparaître comme ces étoiles filantes dans la nuit, tu peux étinceler dans l'obscurité toi aussi. Il te suffit que tu trouves ton étoile ou que tu deviennes ta propre ancre si tu n'en n'as pas déjà... » A vrai dire j'imaginais que Thalia l'était. Elle était celle qui l'empêcher de tomber plus bas autant qu'elle l'entraînait dans le gouffre. La difficulté de me prononcer pour elle alors que j'espérai vraiment qu'elle trouverait un chemin plus facile. Ce qu'elle méritait bien que d'autres ne pouvaient que l'éviter alors qu'il était certain qu'elle avait en elle ce grain de folie. Mais dans un sens, ce n'était rien d'exceptionnel alors que tout le monde avait ce grain de folie, que tout le monde pouvait céder à l'obscurité. Le monde n'étant pas juste blanc ou noir, avec des teintes bien plus grisées, qui se fonçaient ou qui étaient plus lumineuses. Tout changeait, et rien ne restait gravé dans le marbre.

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26/08/2017 ΛURORΛ BOREΛLIS 147 anna speckhart BOREΛLIS // ASTRA // ZELLA DAY tu cultives la terre selon les saisons (botanique & agriculture) 292


Sujet: Re: burn it down
Ven 6 Oct - 12:39

Now the world is only white noise. Frequencies that I can't understand. I can't be bothered with the teachers. Always trying to shape the way I act. Momma told me all of this is. Just a place we have to settle for. Less than anything we dream on. We'll continue to be disappointed (@daugther // beerus)
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☆ Chris & Mila ☆


Un ange déchu, probablement. Tu t’es égarée dans la voute céleste comme une étoile filante dévie de sa trajectoire et aujourd’hui, ce n’est plus qu’une météorite écrasée sur terre. Un fragment parmi tant d’autres qui tente de trouver sa place. Pourquoi les autres sont-ils différents ? Pourquoi elles te parlent quand ils n’entendent que ce silence apaisant qui te terrifie ? Ces questions sont capables de te tenir éveillée toute la nuit. Ta curiosité, étrange, t’empêche bien souvent de trouver le sommeil. Ton esprit vagabonde d’une pensée à l’autre, dans ce cheminement sans fin dont le dénouement ne voit jamais le jour. « Je vais te croire sur parole. » Parce qu’il est sincère avec toi, par ses mots, ses regards et ses gestes. Il ne cherche pas à te tromper mais plutôt à t’aider. Ensemble, il est plus facile de supporter les tourments qui vous accablent l’un et l’autre, les pertes humaines qui hantent vos esprits. Et surtout, la part de responsabilité que vous pouvez avoir joué là-dedans. Tu le regardes, de cette façon qui n’appartient qu’à toi, de cette lueur étincelante au milieu de l’obscurité. « Est-ce que tu dis qu’il reste de l’espoir pour moi ? Comme tu en as trouvé ? » C’est ce que tu aimes chez lui, malgré la noirceur qui gravite autour de sa vie, il n’abandonne pas. Jamais. Plus robuste que la montagne, il continue de se battre quand la lutte te paraît épuisante. Quand l’échec te semble inévitable.

Tu ne peux retarder ce qui doit arriver mais envisages-tu seulement une autre option ? Et s’il y avait un autre destin ? Une autre personne capable de comprendre, d’accepter et de partager tes démons ? Tu ne sais pas si c’est possible.

Tu ne sais si ta rédemption est un cœur battant, un cœur humain ? Peut-être que ton salut demeure la Terre, mère nature et ses nombreuses merveilles. C’est bien ce que tu préfères depuis votre arrivée ici-bas, le contact privilégié que tu peux entretenir avec elle. Observer les saisons se succéder à leur rythme, les fleurs s’ouvrir et se faner puis surtout l’opportunité de préserver les plantations chaque jour qui passe. Tu ne le fais pas pour eux, les Odysséens, même si ton activité participe considérablement à la vie du campement. Tu le fais pour elle. Et pour toi aussi. Pour maintenir ce lien pur qui te donne l’impression d’avoir une valeur, d’exister réellement. Est-ce donc ton ancre ? Tu ne saurais l’affirmer sans le moindre doute mais c’est ce qui s’en rapproche le plus à tes yeux. Ce qui ressemble au sentiment éprouvé par Chris lorsqu’il mentionne Rachel. Lorsque ses prunelles redessinent son visage comme si elle était là, avec vous. « Parfois j’ai juste envie de partir et ne jamais revenir, mais je ne ferai probablement qu’un pas avant de retourner en arrière. » Parce que tu ne veux pas te retrouver seule, démunie, coupée de la civilisation. Et pourtant, bien souvent, l’envie t’en dit, le besoin de s’isoler le temps de ressentir ce frisson parcourir ton corps. La peur de crever. « Ou alors il faudrait que j’emporte avec moi le docteur Wolkoff, pour survivre plus d’une journée dehors. » Pour te protéger. Comme ton ami, elle tait le secret mortel que tu gardes profondément enfoui de toi et ensemble, vous portez un morceau de ton fardeau.


→ chris, campement de l'odyssée, 20 août 2117.

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01/11/2015 Glacy 1420 Brett Dalton luxaeterna (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 1234
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Sujet: Re: burn it down
Dim 8 Oct - 10:00


« Je vais te croire sur parole. » « Tu peux. » C'était le cas alors qu'il n'y avait pas de faux-semblant, il n'y avait pas besoin de cacher la vérité. Je n'avais pas besoin de lui mentir, de l'enfoncer un peu plus dans les ténèbres alors qu'au contraire je voulais l'aider. Du moins c'était ce que nous tentions de faire, tentant de nous aider à nous sortir de la tête de l'eau. Une tâche toujours encore en cours. D'autres épreuves qui nous attendaient encore alors que tout n'est pas terminé. Mon regard qui se reposait sur Mila alors qu'en effet, j'espérai qu'elle puisse trouver ce dont elle avait besoin, qu'elle puisse elle aussi trouver un peu de lumière dans un monde que trop obscur. Un monde dont lequel il était difficile de sortir, et si tout n'était pas noir ou blanc, les teintes grisées semblaient se fondre dans un décor plus sombre que trop souvent. « Est-ce que tu dis qu’il reste de l’espoir pour moi ? Comme tu en as trouvé ? » « Tout le monde a le droit de trouver la rédemption ne penses-tu pas ? » Du moins c'était ce que le gens disaient en général, ce pour lequel ils vouaient leur vie. Si je n'étais pas croyant, il n'en restait pas moins qu'aux yeux de certain c'était un but ultime : celui d'avoir accès à la rédemption. Se faire pardonner pour les erreurs commises, se faire pardonner pour des gestes et actions qui n'auraient pas dû être commises. Ce que je tentais de faire aussi, alors que je tentais si ce n'était d'avoir accès à la rédemption de me faire pardonner pour des gestes ou mots que je n'aurai pas dû avoir. Ce qui n'était pas encore gagné alors que certains étaient plus difficiles à convaincre en d'autre. En soit, j'imaginais encore plus difficile de convaincre certaines personnes quand je voyais comment le mouvement rebelle partait en cacahuète. Ce qui semblait être le cas à mon plus grand désespoir. Mais je continuais de garder une trace d'espoir, tout comme j'espérai que Mila pourrait elle aussi trouver la paix qu'elle recherchait tant. Et si j'aurai voulu qu'elle ait la vie qu'elle souhaitait, je doutais que cela soit possible alors que cela ne faisait aucun doute que la belle dame qui ornait ses pensées était morte. « Mais oui je pense qu'il y a encore de l'espoir pour toi, après il suffit que tu le crois aussi. » Ne pouvant la convaincre si elle ne voulait pas y croire. Après tout, il m'avait fallut du temps pour comprendre que si je voulais m'en sortir, il fallait que je me pardonne d'abord. Ce qui n'était pas encore totalement arrivé, alors qu'autant que j'avais retrouvé Rachel, il n'en restait pas moins que des zones d'ombres persistais à colorer mon âme. Prisonnière en étau.

« Parfois j’ai juste envie de partir et ne jamais revenir, mais je ne ferai probablement qu’un pas avant de retourner en arrière. » « Cela ne marche jamais...» Fuir. Cela ne se passait jamais comme on le voulait. Et si l'on pouvait tenter de fuir nos problèmes à la fin on était toujours rattrapé par les événements du passé. Se rouler en boule pour espérer oublier ne fonctionnait pas non plus, je le savais. J'avais déjà essayé de le faire, de me rouler en boule et d'oublier. Cela n'avait pas si bien fonctionner, pire cela n'avait été que plus compliqué pour se remettre debout. Non pas que m'éloigner du campement ne me tentait pas aussi, mais pas forcément pour ces raisons-ci alors que j'espérai juste à découvrir le monde, à voir d'autres paysages se dessinaient dans le silence le  plus complet. Et si je ne pouvais que me demander pourquoi elle pensait qu'elle ne ferait qu'un pas avant de retourner en arrière, je ne le fis toutefois pas, laissant le silence planer alors que je me retrouvais à admirer les étoiles qui scintillaient dans le ciel.

« Ou alors il faudrait que j’emporte avec moi le docteur Wolkoff, pour survivre plus d’une journée dehors. » Mon regard qui se posait sur elle soudainement. « Tu rigoles j'espère ?!» Emmener Nadja avec elle à l'extérieur du campement c'était du même type d'erreur que d'aller voir Elijah en espérant qu'il pourrait aider. Ce qui serait une erreur alors que non, il ne m'avait définitivement pas aidé. Loin de là. Conscient que j'aurai mieux fait d'aller voir Devos aussitôt alors qu'il était de bien meilleur conseil qu'Elijah. Mais aller voir Nadja ce n'était pas mieux, loin de là. Ne comprenant juste pas pourquoi elle pouvait vouloir l'emmener avec elle alors que tout ce que je me rappelais c'était son air arrogante et les faux semblants. Je détestais l'idée qu'elle sache la vérité, je détestais l'idée qu'elle puisse m'avoir vu en position de vulnérabilité tant avant la mort de Robb, qu'après. Nous n'étions pas amis c'était certain alors qu'autant que nous pouvions nous disputer, nous chamailler, il n'en restait pas moins qu'elle faisait partie de ces personnes dont je préférai me tenir loin. Secouant la tête. Un brusque retour à la réalité que j'aurai préféré qu'il n'ait pas eu lieu à vrai dire. Faisant un pas sur le côté alors que mon regard se posait sur les silhouettes immobiles qui se trouvaient un peu plus loin dans l'ombre, ne protégeant pas seulement ce qui ne pouvait pas se protéger eux-mêmes mais qui nous observait aussi. Conscient que des rumeurs couraient tôt ou tard, non pas que cela m'importait réellement. Reportant mon regard sur elle plus calmement sans un mot alors que je l'observais aussi simplement qu'il soit, attendant de connaître son avis.


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Sujet: Re: burn it down
Ven 13 Oct - 10:40

Now the world is only white noise. Frequencies that I can't understand. I can't be bothered with the teachers. Always trying to shape the way I act. Momma told me all of this is. Just a place we have to settle for. Less than anything we dream on. We'll continue to be disappointed (@daugther // beerus)
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La rédemption. Voilà un terme qui sonne bien creux dans les recoins de ton esprit. Il résonne quelques instants avant de s'évanouir de lui-même. Tu ne conçois pas vraiment le concept qui gravite autour, ne ressens point le besoin de te faire pardonner, d'expier tes pêchés, tes crimes, tes fautes. Parce que si c'était à refaire, tu referais exactement la même chose. N'est-ce pas le véritable problème ? Tu peux nier l'évidence avec toute la force que tu possèdes en toi mais au fond, tu connais la vérité. Tu as aimé ça... ce pouvoir; bien qu'il ait souillé ton âme comme jamais auparavant. Il t'est désormais impossible de faire machine arrière, tout ce qu'il te reste c'est l'avenir. Avancer, un pas après l'autre, prier pour que l'occasion ne se présente plus. Ou au contraire, qu'elle ne tarde pas à arriver. Une lutte sempiternelle perdure en ton être, ne te laisse ni repos ni calme. La tempête te heurte pour mieux parvenir à prendre l'emprise. « J'ai envie de le croire. » C'est vrai, tu as envie de croire que tu peux remonter la pente, prendre un chemin différent, contrôler la part de noirceur qui vit à l'intérieur de toi.

Tu as envie de croire que tu peux être cette personne qu'il voit dans tes yeux. La même que tes pères ont su aimer jusqu'à leur dernier souffle, déterminés à t'offrir tout l'amour nécessaire pour te rendre heureuse. La même qu'Elijah et Nadja s'évertuent à comprendre et protéger. Depuis que ton dossier s'est retrouvé entre leurs mains avisées, ils ont tenté de saisir et guérir les troubles qui t'empêchent de t'épanouir. Mais si c'était ça la solution, donner vie à tes ténèbres pour te permettre d'être enfin en harmonie ? N'ont-ils jamais envisagé le pire afin de provoquer le meilleur ?

« Tu as un sacré passif avec elle, n'est-ce pas ? » Si tu es particulièrement attachée au docteur Wolkoff, tu conçois tout à fait que ce ne soit pas le cas de tout le monde. Parce qu'elle possède une particularité assez déstabilisante en soi... celle de lire les gens. Comme si ses prunelles étaient capables de voir à travers le squelette pour décoder l'âme. Alors quelque chose d'étrange se passe, un sentiment de vulnérabilité intense juxtaposée à une sensation de liberté puissante. C'est de cette façon que tu décris ton ressenti en sa présence. Quand vos regards se croisent quelques secondes avant que le contact ne soit rompu. Chris possède sans aucun doute un avis plus mitigé que le tien. Sa réaction semble le prouver. Tu ne doutes pas que leur faible différence d'âge explique en premier lieu leur relation. Ils ont probablement grandi ensemble et soudainement tu deviens curieuse. Souhaitant en apprendre plus sur elle, sur lui, sur eux. Sur leur histoire commune, respective, entremêlée. « Que s'est-il passé entre vous ? » Ce nouvel intérêt te détourne doucement de tes pensées les plus sombres. Tu oublies presque la voix de Thalia dans ta tête, murmurant sans cesse le mêmes mot. Encore et encore. Meurtrière.


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Sujet: Re: burn it down
Sam 14 Oct - 17:58


« J'ai envie de le croire. » Elle le pouvait si elle le voulait mais à vrai dire une part de moi doutait qu'elle le veuille vraiment. C'était la question qui se posait alors qu'autant qu'elle le croyait, il n'en restait pas moins que c'était son devoir de le vouloir. Ne pouvant pas la convaincre de le faire si elle ne le voulait pas, bien que j'espérai en effet qu'elle puisse réussir à avoir ce qu'elle voulait, qu'elle puisse trouver ce qu'elle voulait. C'était ce qui comptait alors que j'espérai vraiment qu'elle puisse trouver un instant de paix et être heureuse. Ce qui n'arriverait sans doute pas tout de suite tant pour elle que pour moi alors qu'il nous restait un long chemin à parcourir. Ce qui serait encore sans doute le cas pendant longtemps alors qu'il y avait trop de zone d'ombre, trop d'obstacles à passer. Une difficulté qui existait.

Le sujet de conversation qui changeait soudainement alors que je me retrouvais face à elle, à être surpris à l'idée qu'elle puisse vouloir se retrouver en compagnie de Nadja. Comme un brusque retour à la réalité alors que je me trouvais à lui faire face. « Tu as un sacré passif avec elle, n'est-ce pas ? » Mon regard qui se posait de nouveau sur elle sans pour autant que je puisse lui répondre sérieusement. Une réponse que je ne lui fournissais pas alors que je me contentais de la regarder. Nullement encore prêt à lui faire part de la vérité ou de lui donner plus de détails sur mon passif avec la scientifique. Une scientifique qui n'était pas mon amie à vrai dire alors que loin de là nous finissions toujours par nous chamailler. Ne pouvant supporter son petit air arrogant bien que loin de là je ne plongeais pas là-dedans, me contentant de la regarder. « Parce que tu n'en n'as pas un avec elle ?!» Lui retournant la question alors que je doutais qu'elle puisse avoir une simple histoire avec elle. J'en doutais sérieusement, pensant bien plus qu'elle avait un passif avec elle et qu'autant qu'elle s'était occupée de moi, Nadja avait dû s'occuper d'elle. Je n'en doutais pas à vrai dire, du moins pas de ce fait alors que les symptômes existaient, qu'ils étaient là. Il y avait toujours ce brin de folie en elle autant qu'existait la nécessité qu'elle soit suivie médicalement. N'en venant qu'à me demander pendant l'espace d'un instant si elle n'était pas suivie par Elijah non plus. Espérant que non pour son propre bien alors qu'il était certain qu'Elijah n'était pas le plus fin des spécialistes loin de là. Un autre nom sur ma liste de personnes noires. « Que s'est-il passé entre vous ? » « Que s'est-il passé entre toi et elle ? » Une question que je lui reposais bien plus sérieusement. Une question que je ne pouvais que lui retourner. Un petit jeu que je jouais trop souvent alors qu'il était autant facile de répondre à une question par une autre question. Préférant entendre les autres parler que de loin me dévoiler un peu plus. Préférant en savoir plus sur le lien qu'elle entretenait avec Nadja alors que s'il paraissait clair que je ne l'aimais pas, cela ne semblait pas son cas, loin de là. Une question qui se posait réellement. Bien plus curieux de savoir leur histoire, d'en savoir plus sur la jeune femme et de comprendre ce qui se passait dans sa tête. Après c'était toujours par demi-mot que la discussion était faite, c'était toujours par demi-mot qu'on devait tenter de comprendre ce qui se passait dans sa tête. Et en effet elle était comme un mystère à résoudre, une personne dont je tentais de comprendre le fonctionnement et de savoir ce qu'elle voulait. Ne pouvant m'empêcher de continuer de chercher à la connaître parce qu'en effet j'étais curieux. Voulant autant affronter les zones d'ombres et réussir là où personne ne l'avait fait. « Pourquoi l'aimes-tu tant ? »


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26/08/2017 ΛURORΛ BOREΛLIS 147 anna speckhart BOREΛLIS // ASTRA // ZELLA DAY tu cultives la terre selon les saisons (botanique & agriculture) 292


Sujet: Re: burn it down
Dim 22 Oct - 16:41

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Interpellée par sa réponse, tu lui lances un regard interrogateur. Ainsi, il compte inverser les rôles. Intéressant, n'est-ce pas ? Les voix s'agitent, s'excitent, curieuses de la tournure de la conversation. Rapidement, tu balaies d'un revers de la main tes pensées solitaires afin de te concentrer sur les propos de ton ami. « Une question pour une question hein ? » Ta remarque, tout à fait personnelle, t'échappe sans même que tu ne t'en rendes compte; établissant un raisonnement logique qui te permet de justifier la réaction de Chris. Tu le comprends, dans un sens, adoptant parfois la même attitude. Un mode opératoire que tu trouves des plus pertinents. Par conséquent tu ne t'en offusques pas, consciente qu'il cherche à cibler ton point de vue même s'il doit d'ores et déjà avoir une petite idée là-dessus. Il est bien capable de lire en toi, de déceler les travers de ton être, les vices de ton âme, de poser des hypothèses à défaut d'établir des conclusions. Il sait que quelque chose cloche. Quelque chose qui s'avère difficile à nommer. Alors, tu te prends au jeu, te laisse guider par ses interrogations, quelque peu amusée. « Bien sûr, elle me suit depuis une décennie. Je pense que ça résume bien tout ce qui a pu se passer entre vous. » Au final, tu te contentes d'attester ses suppositions, lui épargnes les détails de votre rencontre sachant pertinemment qu'il peut aisément les deviner. Et surtout, tu ne mets pas Nadja en posture délicate, taisant son rôle dans le meurtre de Thalia.

Elle n'est pas vraiment responsable de sa mort, seulement complice de ce crime. Coupable de n'avoir rien dit. D'avoir choisi le silence à la parole. D'avoir préféré te protéger plutôt que de te dénoncer. Ton ange gardien. Un statut privilégié dans un monde désarticulé. Un statut secret que tu as l'intention de préserver. Néanmoins, tu ne comptes pas en rester là avec le jeune homme. Ce dernier connaît désormais ta position sur le sujet, à son tour de faire un pas vers toi, de te dévoiler le fond de sa pensée même s'il ne correspond pas au tien. Tu n'es pas ici pour le juger, simplement pour l'écouter. « Pourquoi pas ? » Qu'il t'énumère les raisons, te présente les arguments, te liste les faits et gestes nuisibles du docteur. Parce que tu ne les vois pas ou plutôt, tu les perçois de la même façon que lui. Au sein d'une relation, tu recherches bien souvent -à tort- ton propre intérêt, ce qui te fait vibrer. Et ce, même si c'est au détriment de l'autre. Comme semble en souffrir depuis peu ton étrange lien avec Wolkoff. En effet, depuis la disparition de ta compagne, une dynamique particulière s'est installée entre vous. Un jeu de non-dits qui empire avec le temps, une distance qui s'impose alors que tu tentes des rapprochements. Maladroitement, certes. Pourquoi ? Pourquoi il ne l'apprécie pas ? Pourquoi il maintient le mystère ? Voilà la vraie question. Ce qui fait mijoter ton esprit à l'heure actuelle.


→ chris, campement de l'odyssée, 20 août 2117.

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01/11/2015 Glacy 1420 Brett Dalton luxaeterna (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 1234
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Sujet: Re: burn it down
Lun 23 Oct - 22:21



« Une question pour une question hein ? » « J'imagine. » Mon regard qui se posait sur elle, s'y attardait alors qu'elle n'avait pas succombé, n'était pas tombée dans ce piège la tête la première. Loin de là, elle m'avait juste botté en touche. Non pas que j'avais pensé qu'elle était stupide mais il était sans doute autant vrai qu'à cet instant j'aurai préféré qu'elle réponde à ma question et non l'inverse. Ne voulant m'attarder sur mon histoire avec Nadja autant qu'elle semblait vouloir insister, curieuse voir même plus insistante que curieuse. Des questions qui se posaient dans ma tête alors que je ne pouvais en effet que me demander quel était son intérêt pour le docteur, doutant que ce soit aussi simple qu'elle le disait. A vrai dire ce n'était jamais aussi simple et autant que possible je savais qu'elle était intelligente. Elle n'avait pas juste ce grain de folie, il y avait cette trace d'intelligence qui l'a poussé en effet à se montrer calculatrice. Du moins par instant c'était le sentiment que j'avais alors que je ne pouvais que me demander si elle avait prémédité son crime, ou si elle avait juste agi par passion. Autant que si la question se posait le crime passionnel l'emportait toujours sur celui prémédité. Non pas que j'étais celui qui était capable de la juger alors que si elle était un monstre, je l'étais autant qu'elle.

Mais finalement elle répondait à ma question la première, qu'aussitôt mon attention se reportait sur elle pour entendre sa réponse. « Bien sûr, elle me suit depuis une décennie. Je pense que ça résume bien tout ce qui a pu se passer entre vous. » Une réponse qui n'était pas pour me surprendre alors que c'était un fait déjà connu. Sachant déjà que Nadja la suivait médicalement autant qu'elle m'avait suivie, ayant observé mes progrès, m'ayant vu alors que je n'étais que plus vulnérable. Un sentiment de colère qui était toujours là alors qu'il y avait cette pointe d'ego qui se révoltait à l'idée qu'elle ait pu me voir dans un état vulnérable, qu'elle ait pu me voir mal en point. Nadja qui ne me suivait pas tellement qu'elle ne suivait la jeune femme. Alors il était certain que sa réponse ne me surprenait pas, autant qu'à cet instant j'avais l'impression qu'il y avait plus que cela. Ayant ce désir de savoir, de me mettre quelque chose sous la dent alors qu'il était certain qu'à cet instant elle mentait ou du moins cacher une vérité qui n'était propre que à elles deux. « Je pense que tu mens, ou que tu te mens, qu'il y a plus que cela. » Pas moins franc alors que mon regard ne la quittait pas autant celui d'un prédateur alors qu'à cet instant, c'était ce que je semblais être, lancé sur sa piste. Plus que curieux alors que je n'en venais qu'à me demander si elle savait elle-même de quoi il en retournait, si elle connaissait elle-même la vérité autant qu'elle semblait cacher ses véritables intentions.

Ne pouvant que lui demander pourquoi elle l'aimait tant alors que pour moi il y avait plus de raisons négatives que positives à son encontre. Une appréciation à son égard que je n'avais pas alors que nos liens consumaient chamailleries, arrogance et ego. Non, nous n'étions pas amis définitivement pas. « Pourquoi pas ? » « Tu es quelqu'un d'étrange, tu sais cela ? » Le sentiment que j'avais à cet instant alors que sa réponse était dénuée de toute logique, alors qu'elle se trouvait juste là à me dire qu'elle ne semblait pas voir de mauvaises raisons à cette idée. Autant qu'il était certain qu'elle n'avait pas ce même passif que j'avais avec Nadja, que nous n'avions pas les mêmes raisons. Peut-être qu'elle était un ange avec elle mais à vrai dire je ne pouvais qu'en douter. Poussant un soupir. « Tu sais quoi fais ce que tu veux avec elle, cela ne me regarde pas. » Et non cela ne me regardait pas autant qu'une part de moi ne pouvait que garder qu'un oeil sur elle. Pas tant protecteur que grand frère ou peut-être que j'avais juste ce besoin irrépressible de m'assurer qu'elle serait là autant que moi, alors que j'avais besoin d'elle pour combattre mes démons ou pour me retrouver parmi les ombres. Nous attirant tous deux vers le fond, toujours plus bas alors que la chute ne pouvait que continuer toujours un peu plus profondément entre les ténèbres.

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26/08/2017 ΛURORΛ BOREΛLIS 147 anna speckhart BOREΛLIS // ASTRA // ZELLA DAY tu cultives la terre selon les saisons (botanique & agriculture) 292


Sujet: Re: burn it down
Ven 10 Nov - 22:54

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A nouveau, tu es interpellée par la remarque de Chris. En effet, un mot en particulier résonne dans le creux de ta tête. Une idée qu’il exprime à sa façon, d’un naturel presque déconcertant. Ainsi, il suppose que tu dissimules des informations importantes sur ta relation avec Nadja. Oh oui, cela ne fait aucun doute mais il est loin d’imaginer l’ampleur de ces dernières. A moins qu’il n’ait, en réalité, conscience de la complexité de toute chose en ta présence. « Il y a toujours plus, les mots ne sont jamais suffisants pour exprimer l’ensemble d’une pensée. Je ne doute pas que tu saches de quoi je parle. » Inutile de vouloir le tromper, il voit clair dans ton fonctionnement. Néanmoins, tu ne tiens point à lui dévoiler le secret qui te lie au docteur. C’est votre secret, votre fardeau, votre connexion. Alors tu te contentes de clouer le sujet, comme tu sais si bien le faire, sans vraiment t’expliquer. Erigeant un mur d’acier pour le faire dévier de sa trajectoire avec cet air innocent placardé sur ton visage. Pourtant, il n’en est rien. Oh non, rien n’est innocent chez toi. Pas même ce regard enfantin que tu transportes ici et là, que tu déposes au bord du crépuscule, que tu retrouves au petit matin. Lorsque les démons s’endorment, épuisés par leur nuit vindicative, à tenter de s’extraire de tes cauchemars afin de s’insérer dans l’atmosphère. Et prendre le contrôle qu'ils convoitent tant.

Pour ériger un empire à leurs images.
Gouverner un territoire qui dilapide l'espoir.

« Alors tu comptes répondre à mes questions maintenant ? Ou tu vas trouver une nouvelle façon de les éviter ? » Un léger rictus parsème tes lèvres. Tu ne t’offusques pas vraiment de sa réaction, ne comprenant point les raisons pour lesquelles il s’offusque de ta position. Quelque chose t’échappe, cela va de soi. « Sache que cela me rend de plus en plus curieuse mon cher Wilson » Tu espères bien qu'il te donne un aperçu de ce qu'il cache à son tour. De la nature de son silence, de la pesanteur de son regard. Qu'est-ce qu'ils peuvent bien signifier ? Séparés, ensemble ? Pourquoi ce mystère ? Pourquoi ? Voilà ce qui te revient, voilà ce qu'elles retiennent. Comme une braise maintient l'incendie, les voix demeurent à l'affût, se nourrissent des cendres, imbibent la fumée qui s'échappe. Et dans cette atmosphère étrange, leur souffle continue de percer l'air. Tu le devines à tes côtés sans parvenir à l'expliquer. Il est juste là, au plus près de toi, éloignant les affres de la solitude qui tentent de s'accaparer ton attention, de submerger ton coeur pour le dépouiller. C'est un souffle chaud, ardent, presque brûlant. Une sorte de présence immatérielle. Parfois, tu lui donnes un visage. Depuis la mort de Thalia, c'est le sien que tu aperçois lorsque tu parviens à redessiner ses traits gracieux. Avant que le sang ne les recouvre, jaillissant de son crane fracassée, par la force de tes mains.

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Sujet: Re: burn it down
Sam 11 Nov - 21:19


« Il y a toujours plus, les mots ne sont jamais suffisants pour exprimer l’ensemble d’une pensée. Je ne doute pas que tu saches de quoi je parle. » Des non-dits. Un sujet qui étais clos alors que je ne pouvais que comprendre qu'elle ne voulait pas en parler plus. Ne voulant pas se dévoiler plus concernant sa relation avec Nadja visiblement. Et ce ne fut pas comme si je tentais de la relancer alors que je lui laissais le choix de conserver ses secrets, de se taire. On avait tous des secrets, des parts d'ombre qui étaient tu, qui n'étaient même parfois jamais révélés. Des ombres qui étaient là tout autour de nous, qui semblaient parfois que s'épaissir au plein coeur de la nuit. Alors oui je gardais le silence sans pour autant considérer que c'était forcément une bonne idée. Mon rôle n'étant toutefois pas de la juger alors que je ne valais pas mieux qu'elle. Au coeur du crépuscule nous étions après tout sur la même plateforme, sur le même piédestal. Un pied d'égalité alors que nous étions que deux silhouettes qui tentaient de lutter contre leurs démons. Des veilleurs au pied du rempart.

« Alors tu comptes répondre à mes questions maintenant ? Ou tu vas trouver une nouvelle façon de les éviter ? » Un sourire qui se dessinait sur mon visage. Cela avait toujours été l'idée avec beaucoup de personnes. Eviter les questions en posant d'autres questions, en déviant la conversation sur d'autres terrains. Parfois l'idée fonctionnait et les personnes se perdaient sur d'autres chemins, hésitant entre deux portes en cours de route et parfois ce n'était pas le cas. Cette fois-ci ce n'était pas le cas alors que non elle n'en démordait pas, voulant réellement avoir la réponse à ses questions. Bien que je n'étais pas le seul à jouer à ce petit jeu alors qu'elle se faisait autant vague que moi, ne me répondant que brièvement. Pour ainsi dire cela ne comptait pas. « Sache que cela me rend de plus en plus curieuse mon cher Wilson » « Je pourrai dire de même de toi après tout ce n'était pas comme si tu étais la personne qui se dévoile le plus sur cette terre, mais ce n'est pas comme si le silence ne me convient pas. » Un silence qui était aussi attrayant que parfois effrayant. C'était dans le silence que les ombres ne pouvaient que se former. Et parfois cette nécessité de combler ce silence pour ne pas laisser cette impression de vide, de gouffre s'installait. Mon regard qui se posait de nouveau sur elle alors que pendant l'espace d'un instant elle paraissait ailleurs. Comme si son regard ne pouvait que se faire vague alors que son esprit semblait déconnecté. Paraissant totalement ailleurs. Comme si elle n'était ancré dans la réalité qu'en partie, prisonnière de ses pensées ou de son esprit. Mes doigts qui s'enroulaient autour de son poignet comme pour la rappeler à mes côtés. Un regard qui n'était pas inquiet mais qui aurait pu l'être. Plus comme si je tentais de percer les ombres, les fenêtres de son âme alors que je l'observais d'un regard perçant. « Reste avec moi veux-tu. » Mon regard qui restait ancré dans le sien, que trop conscient de l'attraction des ombres, de ces visages sans forme qui se créait dans la brume. Que trop conscient que l'on pouvait dessiner tous les visages du monde. Que trop conscient qu'il était facile de ressentir la douleur de nouveau et cette pointe de culpabilité qui restait coincée au travers de la gorge. Que trop conscient que les démons n'étaient pas forcément à l'extérieur, là autour de nous mais ancrés au fond de nous. Comme s'il ne fallait que d'un instant pour lâcher la bête, pour lui laisser prendre le dessus. La faim la tiraillant alors qu'en effet il paraissait facile de lâcher prise. La tentation qui était toujours là. « Tu n'es pas obligée de partir avec eux ou de les voir, tu peux juste fermer les yeux et prétendre qu'ils n'existent pas pendant l'espace d'un moment. » Qu'un conseil. Bien que c'était faux alors qu'autant qu'il était facile de prétendre qu'ils n'existaient pas, ils étaient aussi facile de prétendre qu'ils étaient là. Toujours un mouvement d'oscillation. Perdu sur un fil, entre deux gouffres. Le vide toujours là autour. « Ou tu peux juste me parler si tu le désires c'est comme tu veux. » Le silence me convenant aussi à vrai dire bien qu'à cet instant je ne pouvais que douter que garder le silence soit une bonne solution. Le silence n'était pas forcément satisfaisant, parfois plus menaçant qu'autre chose, plus un élément désirable. Mon regard de nouveau posé sur elle, soutenant le sien alors que de nouveau elle avait le choix. Pouvant choisir de se battre ou de les laisser avoir une emprise sur elle.

 

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