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˜˜˜˜˜˜Long time no see [Rachris]
maybe life should be about more than just surviving

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Sujet: Re: Long time no see [Rachris]
Sam 9 Sep - 17:22


Long time no see
Feat Chris
Un silence s’installait entre vous. D’abord, tranquillement. Puis, plus intensément. Tu venais de foutre le froid entre vous, et tu t’en voulais. Pourquoi est-ce qu’il fallait toujours que tu viennes tout gâcher ?! Que tu en dises toujours trop. Insistante. Voilà ce que tu étais. Et tu n’étais pas certaine que ce soit une qualité. Du moins, dans le contexte présent. Il finit toutefois par te répondre, d’une voix calme qui te surprenait. « Et je suis totalement pour cette idée, cela ne me dérange pas d’être franc avec toi. Et si je suis ton ami, comme tu dis, j’aimerais autant qu’on ne se dispute pas. Mais tu dois comprendre qu’il y aura toujours des choses que je garderai pou moi. Je veux dire, c’est le principe de la vie privée. Si je ne t’oblige pas à me révéler tes secrets, ou les détails personnels de ta vie privée, ne m’oblige pas à faire de même. Tu sais que de toute façon, si j’ai quelque chose à te dire, je le ferai. » Il avait raison. Ce n’était pas parce que tu étais du genre à te dévoiler, que tu devais l’exiger des autres. Il fallait que tu t’encres ça comme il faut dans la cervelle. Au risque de faire fuir quiconque s'approchait de toi. Mais c’était toujours plus fort que toi. Tu voulais savoir … savoir ce qu’il se passait dans sa tête. Savoir pourquoi il se braquait par moment. Tout. Mais tu devais justement accepter le fait que tu ne puisses pas tout savoir. « Est-ce qu’on peut oublier les 10 dernières minutes qui viennent de se passer ou est-ce que tu regrettes vraiment à ce point d’être venue ? » Il te regardait droit dans les yeux. Son regard ne te quittant pas une seule seconde. Il voulait vraiment savoir. Et tu espérais sincèrement répondre ce à quoi il s’attendait. « Je vais seulement regretter d’être venue si tout ça n’aura qu’empiré les choses entre nous. » C’était la stricte vérité. Si toutes ces larmes. Toutes ces émotions qui se bousculaient à l’intérieur de toi, depuis deux jours maintenant, avaient été vaines … alors tu regretterais d’avoir quitté le campement.


« Cette … Chiraz ? Elle ressemble vraiment à Ailina ?» Il sembla hésiter à faire un nouveau pas, avant de finalement, continuer sa route tout en tournant sa tête vers toi. Il te regardait d’un drôle d’air. Comme s’il n’était pas certain d’avoir bien entendu ta question. Pourtant, elle était simple. Est-ce que tu devais la répéter ? Est-ce que tu avais inversé les noms par inadvertance ? Non … tu ne croyais pas. Tu allais ouvrir la bouche pour la répéter à nouveau lorsqu’il te coupa finalement la parole. « Chiraz, oui elle ressemble vraiment à Ailina. Physiquement on dirait qu’elle est sa jumelle, ou sa grande sœur. » À ce point ? Tu aurais presque pu être jalouse. Tu avais toujours envié la beauté naturelle d’Ailina. Ses cheveux blonds qui tombaient en cascade sur ses épaules. Alors que les tiens étaient bruns et ternes. Ennuyants. « Après, niveau caractère elles sont différentes, Chiraz est plus renfermée, reste sur des sentiers tracés alors que Lily … Ailina n’avait pas peur de bafouer les règles. » Lily … cela faisait bien longtemps que tu n’avais pas entendu ce surnom. La dernière fois, c’était là-haut. Et ça te semblait faire une éternité. « Non, elles sont un peu le jour et la nuit je dirais. Et c’est sans doute autant amusant de voir jusqu’où elle est prête à aller pour changer ses habitudes. » Tu ne pouvais t’empêcher de te demander si c’était sa rencontre avec Chris qui avait fait en sorte qu’elle veuille changer. À vouloir s'ouvrir un peu plus peut-être. À agir comme Ailina. Pendant un instant, tu fus perdue dans tes pensées ... et sa question te fit brutalement revenir sur terre, te faisant presque sursauter. « Mais pourquoi tu me poses cette question ? Et épargne-moi ta curiosité, parce que j’y croirais pas … » Ça ne pouvait pas être de la simple curiosité ? Il fallait absolument que ce soit plus ? Et quoi exactement ? Tu n’en avais pas la moindre idée. « Je n’ai pas le droit de m’intéresser à elle ? Je me demande c’est qui, tout simplement. C’est bizarre quand même qu’elle ressemble comme deux gouttes d’eau à Ailina, on ne voit pas ça tous les jours. À moins, bien sûr, d’un cas de jumeau, mais sur l’Odyssée, ce n’est pas comme si c’était possible ... Et si elle est Terrienne ... ça rendrait le cas encore plus étrange. » Les mots déferlaient hors de ta bouche à une vitesse, comme si tu sentais le réel besoin de devoir t’expliquer sur l’origine de ta question. « C’est ça qui a attisé ma curiosité, rien de plus. » Il n'y avait rien de plus vrai. Mais pourtant, tes mots laissaient une marque amère sur tes lèvres. Comme si ça ne l’était pas complètement. Comme s'il y avait une autre raison dont toi-même, tu n'étais au courant. « Et d'abord, pourquoi est-ce que tu es autant curieux ? Comme s'il y avait un double sens à ma question. Tu cherches des poux où il n'y en a pas, je te le dis. » Tu le disais sur le ton de la rigolade. Essayais de détendre l'atmosphère. Mais tu doutais que cela fonctionne réellement.
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01/11/2015 Glacy 1452 Brett Dalton murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 76
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Sujet: Re: Long time no see [Rachris]
Dim 10 Sep - 7:25


Une conversation qui restait tendue alors que l'ambiance qui coexistait entre nous semblait avoir changé, se peignant d'une teinte plus sombre malheureusement. Mon regard posé sur elle alors que j'espérai réellement qu'elle ne regrettait pas d'être venue. Ce qu'elle semblait pourtant avoir pensée bien qu'autant que possible les mots pouvaient avoir autant dépassé sa pensée. Une autre possibilité alors que sous le coup de l'agitation, de la colère, il était toujours possible de prononcer des mots que l'on ne pensait pas réellement. Une possibilité comme une autre. La regardant alors que je n'avais pas peur d'entendre sa réponse, voulant au contraire entendre ce qu'elle voulait me dire. Sachant parfaitement qu'elle serait franche avec moi autant que possible bien qu'il y avait un risque que je n'appréciais pas la réponse qu'elle me fournirait.« Je vais seulement regretter d’être venue si tout ça n’aura qu’empiré les choses entre nous. » Soulagé pour le moment alors qu'à mes yeux, rien n'avait empiré entre nous bien qu'il y avait certes une pointe de tension en plus alors que certains sujets restaient sensibles. Espérant qu'elle ait compris que si je voulais lui parler, je le ferai tout simplement. « Je ne regrette toujours pas de t'avoir envoyé ce mot, si c'est la question que tu te poses. » Sincère alors qu'en effet je ne regrettais pas d'être venu, qu'elle m'ait accompagnée ou de lui avoir ce mot autant qu'elle pouvait se montrer insistante et poser de nouvelles questions. Détournant le regard alors que je reportais mon attention sur la mer pour regarder les vagues se déferler contre les rochers. Revenant à un sujet plus neutre. « J'aime ce calme et cette immensité. » La vérité alors qu'il suffisait de rester là et contempler les vagues pour se sentir apaisé alors qu'il n'y avait personne si ce n'était une étendue d'eau à perte de vue. « Tu te demandes jamais ce qu'il y a à l'autre bout ? » Ne pouvant m'empêcher de me poser la question autant que j'étais certain que la terre existait bien que tout avait changé, que seuls les natifs avaient réussi à s'adapter et à succéder aux changements. « Cela ne t'as jamais tenté de vivre loin de tout le monde, seule ? » Non pas que ce n'était pas tentant de rester là au calme, loin de tout.

***
Quelques jours plutôt. J-2[

« Je n’ai pas le droit de m’intéresser à elle ? Je me demande c’est qui, tout simplement. C’est bizarre quand même qu’elle ressemble comme deux gouttes d’eau à Ailina, on ne voit pas ça tous les jours. À moins, bien sûr, d’un cas de jumeau, mais sur l’Odyssée, ce n’est pas comme si c’était possible ... Et si elle est Terrienne ... ça rendrait le cas encore plus étrange. » Une réponse qui avait fusé de sa bouche et que j'aurai pu manquer de comprendre alors qu'elle avait prononcé ses mots rapidement comme si elle avait retenu sa respiration trop longtemps et nécessitait soudainement de reprendre une bouffée d'air. Paraissant sans doute plus suspicieux qu'il ne le paraissait pour autant. « C'est pas que tu n'as pas le droit de t'intéresser à elle, c'est que ta question parait étrange venant de toi. Mais non, elles ne sont pas jumelles ou quoi. Je ne pense pas qu'elles sont de la même famille non plus alors qu'Ailina ne m'a jamais parlé d'elle et Chiraz n'a pas réagi quand je lui ai posé la question, ou que je lui ai annoncé pourquoi je la regardais. Non, elles se ressemblent juste, après nous étions pas du même côté de l'arche, donc je pense que c'est pour ça qu'on l'a pas remarqué avant. » Haussant les épaules nonchalant alors qu'en effet, j'avais pas fait réellement attention à elle particulièrement avant là-haut, alors que nous étions dans l'espace. Et je n'avais pas non plus fait attention à elle sur terre si ce n'était après la mort de Robb alors que la voir avait été un peu comme un électrochoc alors qu'elle ressemblait réellement à Ailina. Discuter avec elle avait aidé autant que le fait que je n'avais pas l'impression qu'elle me jugeait sans arrêt. Non pas que j'étais mal à l'aise aux côtés de Rachel alors que ce n'était pas le cas. Récupérant ma gourde d'eau que je ne tardais à remettre quelques instants plus tard dans mon sac. La nécessité de continuer à marcher autant que je restais à ses côtés alors que la conversation continuait de bon train, visiblement au sujet de Chiraz. « C’est ça qui a attisé ma curiosité, rien de plus. » Je lui jetais un regard soupçonneux alors que je ne pouvais me substituer de l'impression qu'elle paraissait un peu envieuse. Bien qu'autant que je savais qu'il paraissait normal qu'elle pose cette question alors qu'elle connaissait autant que moi Ailina bien qu'il était certain qu'elle ne la connaissait pas si intimement que je l'avais connue moi-même. Lui jetant un regard alors qu'elle paraissait gêné bien qu'en vue de la chaleur, il était difficile de dire si elle avait rougi ou si le rose qui s'était étalé sur ses joues n'était que dû à l'effort réalisé. Un soleil qui continuait de taper autant que le couvert des arbres nous permettait de profiter un peu plus de la fraîcheur. La fraîcheur qui ne tarderait à venir lorsque le crépuscule serait complètement là. Reportant mon attention sur elle alors qu'elle reprenait la parole, pour me poser une question. « Et d'abord, pourquoi est-ce que tu es autant curieux ? Comme s'il y avait un double sens à ma question. Tu cherches des poux où il n'y en a pas, je te le dis. » « Tu agis bizarrement donc je me demandais si j'étais comprendre un message ou quoi. Donc il y a pas de double-sens à ta question ? » Suspicieux alors que c'était trop bizarre venant d'elle pour qu'elle se défausse aussi vite et ne réponde pas à ma question. Enfin, officiellement elle avait répondu à ma question sans que j'ai pourtant l'impression qu'elle m'avait réellement répondu. Certes, elle l'avait fait, mais j'avais l'impression que cela sonnait faux, comme s'il y avait quelque chose qu'elle ne m'avait pas dit. L'impression qu'elle tentait autant d'esquiver le sujet de conversation non pas que je ne pouvais m'empêcher de l'interroger plus. Après tout elle avait peut-être raison et je lui cherchais peut être des poux pour rien mais je n'étais pas encore tout à fait certain de ce fait. Insistant un peu plus autant que c'était par curiosité alors que je continuais de la regarder, tentant d'en savoir plus qu'il n'en paraissait peut être.

Le temps qui continuait de défiler alors que nous conversions, les minutes défilaient et la distance se réduisait en vue de notre destination. Le crépuscule qui ne tombait pas moins alors que l'obscurité ne tarderait à recouvrir de son manteau la forêt et les arbres. Mon regard qui se posait de plus en plus sur le ciel alors que j'étais autant certain que la nuit ne tarderait à venir. M'arrêtant soudainement alors que je reportai mon attention sur Rachel. « On devrait monter le campement tu ne penses pas ? » Sans doute que c'était un peu exagéré de parler de campement alors qu'il n'y aurait qu'une tente mais c'était toujours une idée générale. « On pourrait regarder un peu autour avant de commencer à s'installer, peut être faire un feu ? ... » Toujours la question à l'extérieur s'il fallait faire un feu ou non alors qu'autant la question se posait pour se mettre quelque chose sous la dent, bien que dans un sens j'avais autant de la chance qu'elle soit là alors qu'elle savait cuisiner. Me tournant soudainement vers elle, une lueur de malice dans le regard. « Est-ce que tu as déjà intoxiqué quelqu'un ou est-ce que je peux te faire confiance pour nous préparer quelque chose à manger ? » Autant moqueur alors que cela avait toujours été le grand risque qu'elle nous intoxique.


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Sujet: Re: Long time no see [Rachris]
Dim 10 Sep - 7:25


Long time no see
Feat Chris
« Je ne regrette pas de t’avoir envoyé ce mot, si c’est la question que tu te poses. » Tu ne te l’étais pas posée, mais cela te rassurait quand même de le savoir. De savoir que malgré tout ce qui pouvait sortir de ta bouche, il ne t’en tenait pas réellement rigueur. Qu’il ne regrettait pas de t’avoir amenée jusqu’ici. Tu lâchas un soupir de soulagement silencieux, comme si cela venait de soulager d’un poids ta poitrine et que tu pouvais maintenant respirer plus librement. Il détourna le regard, reportant son attention sur l’océan qui se dessinait toujours devant vous. Aussi indomptable alors que les vagues s’écrasaient sur les roches à plusieurs mètres sous vos pieds. « J’aime ce calme et cette immensité. » Toi aussi tu aimais ça. C’était comme si elle pouvait engloutir tous tes problèmes. Te laver de tous tes pêchés. « Tu te demandes jamais ce qu’il y a à l’autre bout ? » Un sourire apparu sur tes lèvres, avant que ton regard se pose à nouveau sur ton compagnon. « Évidemment que j'y penses ! D'autres magnifiques terres inexplorées ? Des tribus qui voudront notre peau ? Des ingrédients inconnus qui sont à s'en lécher les doigts ? Les possibilités sont vastes. » Tu te mis à rire, alors que tes prunelles se reposèrent sur l'océan. « J'en sais rien, mais ça fait rêver tu ne trouves pas ? Le monde est si vaste en comparaison de l'Odyssée. Ça fait peur, mais en même temps ... c'est excitant. » Un silence s'installa, avant qu'il ne soit finalement rompu. « Ça ne t'as jamais tenté de vivre loin de tout le monde, seule ? » Ton regard se posa rapidement sur lui, surprise par sa question. Était-ce quelque chose à laquelle il pensait ? « Seule ? Certainement pas. J'ai bien failli devenir folle à tourner en rond dans ma cellule. La solitude n'est pas quelque chose que j'apprécie réellement. » Un frisson parcouru ton échine rien que d'y penser. Non. Ce n'était certainement pas quelque chose que tu désirais revivre. Enfermée ou non. « Et toi ? C'est quelque chose à laquelle tu as déjà réfléchis ? De vivre en reclus ? Loin de tout le monde ? Ça me paraîtrais bien triste ... »


« C’est pas que t’as pas le droit de t’intéresser à elle, c’est que la question paraissait étrange venant de toi. Mais non, elles ne sont pas jumelles ou quoi. Je ne pense pas qu’elles soient de la même famille non plus alors qu’Ailina ne m’a jamais parlé d’elle et Chiraz n’a pas réagi quand je lui ai posé la question, ou que je lui ai annoncé pourquoi je la regardais. Non, elles se ressemblent juste, après nous étions pas du même côté de l’arche, donc je pense que c’est pour ça qu’on l’a pas remarqué avant. » Tu restais tout de même sceptique. C’était tellement étrange, que tu n’y croirais probablement que lorsque tu le verrais de tes propres yeux. Lorsque tu poserais tes yeux sur elle et que tu constaterais que c’était bel et bien la vérité. Mais Chris, lui, haussa les épaules, comme si c’était la chose la plus naturelle du monde, tout en continuant de te jeter un regard soupçonneux. Ce que tu pouvais en avoir marre ! Il n’y avait eu aucun deuxième sens à ta question ou quoique ce soit du genre. Pourtant, il savait que tu avais toujours été du genre curieuse, c’était pas comme si c’était nouveau. Ça ne t’était pas venu du jour au lendemain comme une corne au milieu du front. Son regard se fit de plus en plus insistant et tu ne pus que sentir le rouge te monter aux joues. « Tu agis bizarrement donc je me demandais si j’étais censé comprendre un message ou quoi. Donc il y a pas de double-sens à ta question ? » « Bien sûr que non ! J’étais simplement curieuse Chris … Qu’est ce que tu voudrais qu’il y ait comme double-sens exactement ? En plus, je pourrais te dire la même chose au sujet d’agir bizarrement. Tu me fixes comme si j’étais un extraterrestre. » Un rire glissa entre tes lèvres. Presque gêné, tandis que tu ajustas la bretelle de ton sac à dos sur ton épaule, continuant ta route à ses côtés.

Chris ne cessait de scruter le ciel, alors que le soleil se faisait de plus en plus absent, laissant le crépuscule prendre tranquillement sa place. Puis, il s’arrêta soudainement, et tu ne pus t’empêcher de lui foncer dedans, happant de plein fouet son dos alors qu’il était passé devant toi quelques minutes plus tôt. « On devrait monter le campement tu ne penses pas ? » Regardant autour de toi, tu opinas du chef, jugeant que cet endroit serait parfait pour y passer la nuit. « On pourrait regarder un peu autour avant de commencer à s’installer, peut-être faire un feu ? … » Peut-être ? C’était même carrément important. Excepté pour vous réchauffer, il fallait bien vous nourrir, et tu ne mangerais certainement pas de la viande crue. « On va faire un feu, je le confirme. » Il se tourna soudainement vers toi, avec un regard malicieux. Si tu ne le connaissais pas, il aurait presque pu te faire peur. « Est-ce que tu as déjà intoxiqué quelqu’un ou est-ce que je peux te faire confiance pour nous préparer quelque chose à manger ? » Tu pris un air faussement offensé.  « Je te ferais remarquer que c’est arrivé une seule fois depuis qu’on est arrivé sur terre et je suis quasi certaine que c’était parce que quelqu’un avait cueillis une mauvaise sorte de champignon. » Ouais, tu disais "quasi" , car on ne pouvait jamais réellement en être assuré à 100%. « À 59% c’est assurément à cause de ça. » Lui donnant une tape sur l’épaule, tu éclatas de rire en voyant son expression soudainement changer. « Je rigole, allez, à 65%, on est sûr, non ? » C’était stupide, tu en étais consciente, mais tu ne pouvais t’empêcher de te trouver drôle. Prenant quelque secondes pour reprendre ton sérieux. « Bon, assez rigolé maintenant. Je te met en charge de ramasser du bois pour le feu et moi, je m’occupe de rassembler les ingrédients et préparer le repas. C’est un bon deal pour toi ? »

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Dernière édition par Rachel Gomez le Lun 11 Sep - 2:32, édité 1 fois

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Sujet: Re: Long time no see [Rachris]
Dim 10 Sep - 11:05


Toujours ce même désir d'exploration qui existait alors que oui, j'étais toujours autant tenté de découvrir de nouveaux endroits. Des contrées inexplorées qui donnaient envie d'en découvrir le bout, les merveilles cachées. Ne pouvant qu'apprécier d'être venu jusqu'ici avec elle au bord de la mer alors qu'il restait certain que le spectacle était sublime. Appréciant qu'un peu plus de faire de nouvelles rencontres, de découvrir de nouvelles cultures. « Évidemment que j'y penses ! D'autres magnifiques terres inexplorées ? Des tribus qui voudront notre peau ? Des ingrédients inconnus qui sont à s'en lécher les doigts ? Les possibilités sont vastes. » Elle se mit à rire et je ne pus m'empêcher de sourire à son tour. A vrai dire j'avais trouvé que les membres des tribus que j'avais croisé n'avaient pas réellement voulu notre peau autant qu'il était certain que je savais que les tensions avaient bel et bien existé la première fois, qu'une guerre avait eu lieu entre les terriens et les 100. Le sang qui venait toujours, qui tâchait toujours la terre, se mêlant à ses grains autant que la paix se faisait entre les tribus. Comme si une entente ne pouvait avoir lieu sans aucune violence. Ce qui était dommage à vrai dire, même triste. Toutefois autant que j'aurai aimé lui posé des questions à ce sujet, je n'en posais aucune alors qu'il était certain que l'atmosphère ne se serait fait que plus pesante. Ce que je ne voulais pas alors que nous étions enfin revenus sur un terrain neutre. « T'imagines il y a encore tellement à découvrir, ce serait juste parfait si on pouvait arrêter le temps ne serait-ce que pour voir ce qui se trouve de l'autre côté. » Appréciant vraiment l'idée de pouvoir partir et explorer les contrées alentours, autant qu'il était certain que je n'allais pas disparaître sans un mot. « J'en sais rien, mais ça fait rêver tu ne trouves pas ? Le monde est si vaste en comparaison de l'Odyssée. Ça fait peur, mais en même temps ... c'est excitant. » J'hochai la tête. Il était certain qu'autant que cela pouvait faire peur, que la terre pouvait craindre autant que l'odyssée avait craint, il n'en restait pas moins que je ne pouvais échapper à cet afflux d'adrénaline dans mes veines. Ne pouvant échapper à cette pointe d'excitation alors qu'il était certain que tout comme à elle j'appréciais de pouvoir rêver et de pouvoir explorer de nouvelles contrées. Un monde qui continuait de s'offrir à nous dans toute sa splendeur. Ne pouvant pas moins m'empêcher de me demander si elle n'apprécierait pas de se trouver seule l'espace d'un instant ou même de vivre là près de la mer. Et je ne me rendis compte qu'après avoir posé ma question de l'ampleur de ma gaffe. « Seule ? Certainement pas. J'ai bien failli devenir folle à tourner en rond dans ma cellule. La solitude n'est pas quelque chose que j'apprécie réellement. » Je ne pus que remarquer aussitôt qu'elle se repliait sur elle-même alors que je me rendais compte de mes mots. Faisant un pas vers elle autant que je manquai de me rétracter alors que je ne savais pas réellement comment réagir, ou plutôt trouver que dire. Et cela d'autant plus alors que j'étais celui qui l'avait escorté jusqu'à sa cellule et refermait la porte derrière-elle, la laissant dans le noir et le silence. Piétinant le sol, mal à l'aise cette fois-ci alors qu'elle reprenait la parole. « Et toi ? C'est quelque chose à laquelle tu as déjà réfléchis ? De vivre en reclus ? Loin de tout le monde ? Ça me paraîtrais bien triste ... » Détournant mon regard vers l'horizon alors que j'en venais pas moins à lui répondre. « Je ne sais pas si je pourrai vivre en reclus, mais j'apprécie le calme qui se succède la nuit ou qu'on peut trouver là alors qu'il n'y a personne... hormis toi. » Tentant de lui adresser un sourire pour détendre l'atmosphère alors qu'une autre pensée me traversait l'esprit. « Oh je ne te l'ai pas encore dit, je tente de retaper une vieille bâtisse en ruines sur le campement. J'avais hésité mais je sais pas cela m'occupe l'esprit et cela prend forme petit à petit, donc c'est plutôt chouette. » Affirmatif alors que j'appréciais enfin de voir la structure prendre forme. Fier de ce que je faisais alors que mon esprit restait occupé.

***
Quelques jours plutôt. J-2

Ne pouvant m'empêcher d'être curieux, de vouloir en savoir plus alors que sa question restait pas moins étrange venant de sa bouche. Ne pouvant que me demander pourquoi elle s'intéressait à Chiraz en particulier au-delà du fait qu'elle connaissait Ailina. Un groupe qui était soudé là-haut sur l'arche, alors que chacun ne pouvait que discuter. Un âge d'or alors que là-haut dans le ciel autant qu'une certaine tension pouvait exister, autant que tout n'était pas beau et rose, c'était comme une bulle. Une bulle dans laquelle nous avions été enfermés, qui avait flottée dans le ciel pendant l'espace d'un temps avant qu'elle n'éclate à son tour. Une bulle qui avait bel et bien éclaté alors que l'oxygène se faisait plus rare, que le conseil prenait des mesures, que ceux qui commettaient des crimes étaient éjectés de l'arche, que les jeunes qui commettaient un délit étaient enfermés en cellule. Ne pouvant que me rappeler les visages de ceux que j'avais enfermé alors qu'autant que possible je ne pouvais que me rappeler ces moments sombres qui s'en étaient suivis. Non, tout n'avait pas été beau et rose, et il était certain qu'aucune licorne n'avait flotté dans le ciel mais il y avait eu aussi des bons moments. Il y avait eu de bons moments où les rires s'étaient fait entendre, les échos de conversation avaient résonné dans les couloirs alors que je me retrouvais à partager de bons moments avec Robb, Faust, Ailina, Devos et aussi Rachel qui était toujours dans nos pattes. Alors dans un sens, sa question paraissait naturelle alors que les doubles n'étaient pas monnaie courante sur l'odyssée, mais je ne pouvais qu'avoir l'impression que sa question engendrait un sous-entendu. « Bien sûr que non ! J’étais simplement curieuse Chris … Qu’est ce que tu voudrais qu’il y ait comme double-sens exactement ? En plus, je pourrais te dire la même chose au sujet d’agir bizarrement. Tu me fixes comme si j’étais un extraterrestre. » Et si elle se mit à rire, je ne pus m'empêcher de sourire, amusé, à mon tour. Haussant toutefois les épaules, détendu. « Je ne sais pas. » Et c'était le cas, je ne savais pas réellement ce que je sous-entendais, disons que je n'avais pas pu m'empêché de me poser la question alors qu'une part de sa question avait sonné faux. « Et non je ne te fixe pas comme si tu étais un extraterrestre, en plus on sait bien que ce n'est que des fantaisies alors qu'on en a jamais vu là-haut, alors que nous étions dans l'espace. » Juste des histoires pour des enfants comme celles qui étaient racontées pour les terroriser et éviter qu'ils ne fassent que des bêtises. Changeant pas moins de sujet alors que cette fois-ci à mon tour de lui poser une question. Et je ne pus que prendre toutefois le temps de réfléchir à la question que je lui poserais alors que si le ridicule de la situation avait été là, je ne pouvais que désormais me demander quelle sorte de question que j'allais lui poser. Toutefois, il y avait tellement de possibilités qu'en soit il se suffisait de se saisir de l'une de ces possibilités pour savoir quelle question lui posait. C'était non sans cesser de marcher que je réfléchissais à cette question pendant l'espace d'un instant. Autant la possibilité d'emprunter un chemin plus triste qu'allégé, mais nous restions là pour nous dire la vérité et être franc. Mon regard qui se reposait sur elle alors que je reprenais subitement la parole. « Quels sont tes pires regrets ? Je sais que j'ai regretté d'être pas venu plutôt, d'avoir éloigné quasi tout le monde, et de m'être comporté comme une larve pendant des mois mais toi, quels sont les tiens ? » A vrai dire, j'avais plus de regrets que ceux là autant que je pouvais faire semblant de ne rien avoir à cirer de qui se passait autour de moi, mais il était certain que c'était les plus récents. Ne pouvant pas moins que me demander ce qui se passait dans sa tête.

Mais autant que la conversation continuait à filer à bon train et que nous continuons d'avancer, je l'espérai dans la bonne direction, l'obscurité en venait aussi à recouvrir de son manteau les profondeurs de la forêt. L'échéance de la nuit qui arrivait. Et autant la nécessité de s'arrêter pour monter un campement ou plutôt un modeste bivouac. La nécessité de s'assurer que nous serions installés pour passer la nuit et que l'obscurité ne nous prendrait pas par surprise. Après tout, il n'était jamais sûr d'avancer dans le noir avec le risque de se perdre, déjà que je ne pouvais que me fier de possible à la carte et autant à mon instinct pour nous guider. L'espoir de pouvoir garder autant que possible notre destination secrète sans avoir l'obligeance de nous perdre. En effet, je ne pouvais qu'espérer que je nous perdrais pas au coeur de la forêt mais pour l'instant, j'avais l'impression que nous continuons d'être sur la bonne voie. N'en venant pas moins qu'à lui poser la question pour avoir son avis et savoir ce qu'elle voulait faire. Ma conscience qui me guidait pas moins à choisir l'option de sécurité et choisir de nous installer pour passer la nuit alors que nous étions à un endroit protégé qui semblait parfait à cet instant. Je n'en venais alors qu'à lui proposer de faire un feu pour nous réchauffer, nous nourrir aussi autant qu'il y avait le potentiel risque d'attirer des invités indésirables. Mais autant que possible le feu repoussait aussi les bêtes sauvages et nous protégerait de la fraîcheur de la nuit. « On va faire un feu, je le confirme. » Je ne pus qu'hocher la tête face à son affirmation. Ce fut toutefois avec une teinte de moquerie que j'en venais qu'à lui demander si elle était capable de cuisiner sans risquer de nous intoxiquer. Un potentiel risque que je ne préférai pas encourir. « Je te ferais remarquer que c’est arrivé une seule fois depuis qu’on est arrivé sur terre et je suis quasi certaine que c’était parce que quelqu’un avait cueillis une mauvaise sorte de champignon. » Je levai un sourcil, attendant la suite ou qu'elle m'annonce le nombre de personne qui avaient subi le coup de cette intoxication alimentaire. « À 59% c’est assurément à cause de ça. » Ce qui n'était pas pour me rassurer, bien qu'autant que possible elle ne pouvait que rire en voyant ma tête. Une part de mon esprit qui me conseillait de rester méfiant à cette idée. « Je rigole, allez, à 65%, on est sûr, non ? » « C'est toujours pas 100%, cela, c'est loin des 100% même.. » Autant moqueur bien que je ne pouvais que me douter qu'elle se moquait de moi et de mon aversion à lui faire confiance en terme de cuisine. Pourtant, je savais que je finirai par lui faire confiance, que je céderai en lui confiant la charge de cette responsabilité. Après tout, elle était quand même cuisinière là-bas, ce qui n'était pas rien loin de là. « Bon, assez rigolé maintenant. Je te met en charge de ramasser du bois pour le feu et moi, je m’occupe de rassembler les ingrédients et préparer le repas. C’est un bon deal pour toi ? » Finissant par hocher la tête. « Entendu. Mais cela ne change pas qu'on aura besoin d'attraper du gibier, à moins que tu ais quelque chose à emmener de ton sac au-delà des légumes que je t'ai ramené ? » Un sac que je n'avais d'ailleurs pas tardé à poser sur le sol, heureux de me libérer de ce poids. « Je m'occuperai de monter la tente aussi, cela te laissera plus de temps pour nous intoxiquer. » Une pointe de moquerie dans ma voix alors que je la regardais. En soit, le deal me convenait. Toutefois, ce fut d'un ton plus sérieux que je reprenais la parole. « Tu penses que je peux te laisser là toute seule le temps que j'aille chercher du bois ? » Je n'étais pas autant protecteur que Robb mais il n'en restait pas moins que tout pouvait toujours arriver, préférant qu'elle m'assure d'elle-même que cela ne serait pas un problème. Ne la laissant pas moins quelques instants plus tard après un dernier regard dans sa direction pour aller chercher du bois. Récupérant les branches de bois sec qui s'enflammeraient rapidement, commençant à faire une pile alors que je m'activais en silence avec des gestes précis non sans jeter par intermittence des regards autour. Toujours sur mes gardes alors que mes poignards ne me quittaient pas, autant que le briquet que je trimbalais avec moi. De retour auprès d'elle quelques instants plus tard. « De retour ! » Annonçant ma présence avant d'installer le feu dans un coin stratégique. « Est-ce que tu me fais l'honneur de me dévoiler tes recettes secrètes ? »



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Sujet: Re: Long time no see [Rachris]
Lun 11 Sep - 6:48


Long time no see
Feat Chris
« T’imagines, il y a encore tellement à découvrir, ce serait juste parfait si on pouvait arrêter le temps ne serait-ce que pour voir ce qui se trouve de l’autre côté. » Tu ne pouvais qu'être en accord avec ce qu'il disait. Pouvoir vivre en dehors du temps. Sans contrainte. « Ce serait parfait oui. On pourrait visiter les endroits qu’on veut. Quand on veut. Ce serait génial. » Ça te faisait rêver. Tu te demandais ce qu’il pouvait bien s’y trouver. Quelles merveilles la Terre pouvait encore vous réserver. Bon ou mauvais, tu voulais le savoir. Tu voulais en découvrir la moindre parcelle.

Lorsque tu fis ensuite mention de ton temps passé en cellule, le frisson qui te parcouru sembla le faire réagir. Faisant un pas dans ta direction, il changea finalement d’avis, faisant du surplace. Piétinant le sol de ses bottes. Il regardait finalement vers l’horizon lorsqu’il prit la parole. « Je ne sais pas si je pourrais vivre en reclus, mais j’apprécie le calme qui succède la nuit ou qu’on peut trouver là, alors qu’il n’y a personne … hormis toi. » Tu sentis le rouge te monter aux joues, avant qu’il reprenne. « Oh, je ne te l’ai pas encore dit, je tente de retaper une vieille bâtisse en ruines sur le campement. J’avais hésité, mais je sais pas, ça m’occupe l’esprit et cela prend forme petit à petit, donc c’est plutôt chouette. » Tu hochais la tête, alors qu’un sourire s'affichait sur tes lèvres. « C’est toujours bien d’avoir un projet. D’avoir quelque chose. » Tu en étais presque jalouse. Mis à part ton travail en cuisine, il n'y avait pas grand chose qui te permettait de te retirer un peu de toutes les pensées qui s'agglutinaient dans ta tête. « Tu me le montreras un jour ? Je serais bien curieuse de voir à quoi ça ressemble. Si, bien sûr, ça ne s'est pas écroulé avant. » Un rire t'échappa, tandis que tu pris l'initiative de t'assoir sur le sol, fatiguée d'être constamment debout.


« Quels sont tes pires regrets ? Je sais que j’ai regretté de pas être venu plus tôt, d’avoir éloigné quasi tout le monde, et de m’être comporté comme une larve pendant des mois, mais toi, quels sont les tiens ? » Tu y réfléchis pendant quelques instants. Hésitante. Il y avait bien des choses que tu regrettais, mais tu ne savais pas si tu pouvais les qualifier de "pires". En tout cas, tu pouvais dire que c’était ceux qui te revenaient le plus souvent à l’esprit. « Pendant longtemps, j’ai regretté d’avoir frappé cette fille à bord de l’Odyssée. Pendant toute mon incarcération. Mais en même temps, on doit s’avouer que c’est stupide d’enfermer quelqu’un pour avoir donné un seul coup poing. Pour avoir fait une seule erreur. C’est pas comme si j’étais dangereuse. J’ai tué personne. » C’était vrai. Même si tu n’avais pas pu contrôler ta force, même si tu ne savais pas où tu l’avais atteint exactement, le pire que tu avais pu faire était de lui avoir peut-être fracturé le nez. Mais encore là, tu n’en avais pas la moindre idée, puisque tu ne l’avais jamais revue. « Maintenant, si on peut vraiment appeler cela un regret, je regrette de ne pas avoir eu assez de temps avec Mme Miller. Avec Robb. Et même avec toi à bord de l’Odyssée. J’aurais dû profiter de ce que j’avais ... J’ai l’impression d’avoir pris le temps que j’avais pour acquis. Alors qu’on sait très bien qu’il n’est pas infini. » Tu hésitas ensuite à dire ta dernière phrase. Tu ne l’avais jamais dite à voix haute. Tu n'avais jamais osé. Ça le rendrait réel. Là. Hors de ta tête. Et ça te faisait peur de savoir ce qu’il pourrait penser de toi par la suite. Mais tu te lanças tout de même, décidant d'être parfaitement honnête avec lui, et toi-même. « J’ai même déjà regretté que ma mère biologique ne se soit pas enlevé la vie plus tôt. Tu te rends compte ?! Quel genre de fille est-ce que je suis ?! Elle avait beau ne pas être la mère de l’année … » Les larmes menaçaient de couler sur tes joues, mais tu les retenais, continuant de marcher à ses côtés. « J’aurais juste voulu avoir plus de temps avec la famille qui m’aimais, tu comprends … Je me sens vraiment égoïste. » Tu n’étais même plus en mesure de le regarder, préférant de loin fixer le sol et voir tes pieds aller et venir au gré de tes pas. « Est-ce que ça va changer la manière dont tu me vois maintenant ? »

[…]

Son visage changeait à mesure que tu énumérais les pourcentages inventés de toute pièce. « C’est toujours pas 100% cela, c’est loin des 100% même. » Son ton était moqueur et tu ne pouvais t’empêcher de rire davantage. « Tu sais bien que je te fais marcher, c’était définitivement à cause d’un mauvais champignon. Je vois que la confiance règne ! » « Mais cela ne change pas qu’on aura besoin d’attraper du gibier, à moins que tu ai quelque chose dans ton sac au-delà des légumes que je t’ai ramené ? » Posant son sac sur le sol à la suite de ses mots, un sourire illumina ton visage alors que tu acquiesçais, sortant de ton sac le morceau de gibier que tu avais emballé dans du tissus. « J’y ai pensé vois-tu. » Puis, secouant la tête de gauche à droite, imitant un air déçu. « Une chance que je suis là quand même, parce que sinon, ont aurait fait un régime à base de légumes comme Roger le lapin. » Tu adorais le taquiner. « Je m’occuperai de monter la tente aussi cela te laissera plus de temps pour nous intoxiquer. » « Oh lala, tout de suite les grands mots. Si ça continue, je vais devoir te priver de dessert. »

Sur ces belles paroles, tu sortis tous les ingrédients, les posant devant toi histoire de réfléchir à ce que tu pourrais concocter. Accroupis à même le sol, tu levas la tête vers lui lorsqu'il prit la parole. « Tu penses que je peux te laisser là toute seule le temps que j’aille chercher du bois ? » Il avait soudainement repris un ton sérieux. « Bien sûr. Si quelqu’un arrive, je suis armée ! » Glissant ta main dans ton sac, tu la ressortis avec une lame bien aiguisée, tout en lui souriant à pleine dent. « T’inquiète, je sais à peu près comment l’utiliser. » Bah ouais, parce que tu n’avais jamais réellement attaqué quelqu’un avec, te contentant plutôt de l’utiliser pour couper les légumes. D’ailleurs, c’est ce à quoi tu t’attaquas, tandis que Chris commençait à disparaître derrière les arbres.

Une fois qu’il fut de retour, tout était coupé en dé et déposé dans le petit chaudron que tu avais troqué il y avait quelques temps de cela. Tu étais concentrée, bien tu faisais les choses par automatisme, sachant ce que tu allais faire à la perfection.
« Est-ce que tu me fais l’honneur de me dévoiler tes recettes secrètes ? » Tu pouffas immédiatement de rire, ne pouvant le retenir malgré tes efforts. « Moi ? T’apprendre mes recettes ? Ce serait comme toi m’apprenant l’art du combat. C’est incompatible. » Tu continuas de t’affairer, t’attaquant désormais au morceau de viande, le tranchant quelque peu avant de finalement enfiler les morceaux sur une branche qu’il venait tout juste de ramener. « Mais bon, j’imagine que je peux t’apprendre un petit quelque chose. » Replongeant à nouveau ta main dans ton sac, tu en extirpas un bouquet de plantes aux petites fleurs blanches. « Dis-moi ce que c’est et je te dévoilerai un secret. » Puis, te reprenant rapidement. « De la recette évidemment, pas un des miens. »

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01/11/2015 Glacy 1452 Brett Dalton murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 76
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Sujet: Re: Long time no see [Rachris]
Lun 11 Sep - 18:34

« Ce serait parfait oui. On pourrait visiter les endroits qu’on veut. Quand on veut. Ce serait génial. » J'hochai la tête. C'était vrai ce serait parfait de pouvoir s'échapper pour explorer de nouveaux lieux, de découvrir de nouvelles personnes. Mais autant que l'on pouvait rêver, il ne restait pas moins que personne ne pouvait échapper à ses responsabilités. Personne ne pouvait échapper à la réalité. Et j'avais fui trop longtemps alors que j'avais été complètement ailleurs pendant un long moment alors que je me retrouvais à m'éloigner des uns et des autres après la mort de Robb. Je m'étais éloigné du mouvement rebelle aussi alors que j'avais des responsabilités. Des responsabilités que j'assumais de nouveau et qui m'empêchaient de pouvoir m'échapper pour jouer à l'explorateur. Et sans doute que ce périple à la mer était autant une occasion alors qu'il nous était possible à tous deux de nous éloigner du campement pour voir la mer de nouveau si ce n'était déjà fait. N'en venant au passage qu'à lui parler de mes projets de construction que j'avais en cours alors que j'étais plutôt occupé en ce moment. Ne pouvant pas moins voir son regard se voilait l'espace d'une seconde avant qu'elle ne tarde à reprendre la parole. « C’est toujours bien d’avoir un projet. D’avoir quelque chose. » J'hochai la tête alors qu'en effet c'était de nouveau le cas. « Tu me le montreras un jour ? Je serais bien curieuse de voir à quoi ça ressemble. Si, bien sûr, ça ne s'est pas écroulé avant. » Et autant que je m'asseyais à mon tour sur le sol, je ne tardais pas moins à lui répondre. « Cela ne s'écroulera pas, c'est du solide ! » Affirmatif alors que chaque personne qui s'était lancée dans un projet similaire la prudence et la rigueur étaient de mise. « Mais je te ferai visiter oui, si tu viens. » Une possibilité dans le futur bien qu'il était autant que possible on pouvait chacun être de nouveau happé par le cours du temps bien que je lui avais promis de garder le contact cette fois-ci. « Et toi, tu as un projet en ce moment ? » Un terrain neutre, une question qu'on pourrait poser à un enfant mais je ne la connaissais pas assez pour savoir ce qu'elle faisait en ce moment au campement des 100 si ce n'était la cuisine.

***
Quelques jours plutôt. J-2

Le futur qui restait entremêlé au passé et au présent alors que je lui demandais quels étaient ses regrets sur l'instant. Une réponse qu'elle ne tarda à me fournir autant qu'au passage je lui avais donné des détails sur ma vie. Mon regard posé sur elle alors qu'elle s'ouvrait un peu plus. « Pendant longtemps, j’ai regretté d’avoir frappé cette fille à bord de l’Odyssée. Pendant toute mon incarcération. Mais en même temps, on doit s’avouer que c’est stupide d’enfermer quelqu’un pour avoir donné un seul coup poing. Pour avoir fait une seule erreur. C’est pas comme si j’étais dangereuse. J’ai tué personne. » Ne me rappelant que trop bien ce moment alors que non sans avoir appris quelques jours avant que Robb avait été mis en cellule pour s'être envoyée en l'air avec la femme de notre supérieur, j'avais découvert que Rachel allait aussi être mis en cellule. Et si j'avais pris sa défense, il n'en restait pas moins que comme les autres fois je m'étais conforté aux ordres. Un soldat n'étant pas censé se rebeller ou contester les ordres alors qu'il se doit au contraire de les appliquer. Des ordres que j'avais appliqué alors que j'avais été chargé de l'escorter jusqu'à sa cellule. Ne pouvant que me rappeler le regard que je lui avais jeté alors que je lui avais fait comprendre au passage que j'étais déçu. Et en effet je l'étais alors qu'autant que Lina, Robb avait été mis en cellule, le nom de Rachel était aussi ajoutée à la liste. Mais elle avait raison, si elle avait frappé quelqu'un, elle n'avait tué personne mais pour autant les ordres étaient les ordres. Les lois bien strictes alors que les criminels étaient éjectés, les jeunes enfermés pour être envoyés sur terre. Décision que le conseil avait pris alors que les réserves d'oxygène commençaient à manquer. « La loi est dure mais c'est la loi. » Connaissant la nécessité que l'ordre soit maintenu pour éviter le chaos, autant que je défiais moi-même cette loi avec les autres rebelles. La seule différence était que nous voulions renouveler la génération du membre des conseils, changeait les choses alors qu'au contraire nous étions pour l'idée de coopérer avec les 100, contre le conseil. Mon attention qui se reportait toutefois sur Rachel alors qu'elle continuait de parler. « Maintenant, si on peut vraiment appeler cela un regret, je regrette de ne pas avoir eu assez de temps avec Mme Miller. Avec Robb. Et même avec toi à bord de l’Odyssée. J’aurais dû profiter de ce que j’avais ... J’ai l’impression d’avoir pris le temps que j’avais pour acquis. Alors qu’on sait très bien qu’il n’est pas infini. » Et je regrettais aussi de m'être entêté, d'avoir perdu du temps avec lui, Faust ou Ailina alors que le temps continuait de défiler, de courir. Ce que je ne voulais recommencer. Tentant toutefois de détendre l'atmosphère alors que c'était avec une teinte de moquerie que je prenais la parole. « Tu n'aurais jamais pu passer plus de temps avec moi là-haut, je serai parti en courant. Déjà que tu traînais assez dans nos pattes à mon goût... » Moqueur alors que c'était pas moins la vérité, bien qu'autant que possible les choses avaient changé. La jolie brune qui reprenait pas moins la parole en continuant ses révélations. « J’ai même déjà regretté que ma mère biologique ne se soit pas enlevé la vie plus tôt. Tu te rends compte ?! Quel genre de fille est-ce que je suis ?! Elle avait beau ne pas être la mère de l’année … » Je ne déclarai pas un mot face à sa révélation alors que j'étais pire qu'elle, alors qu'elle n'avait pas idée de ce qui se passait dans ma tête ou de ce que j'avais fait. « J’aurais juste voulu avoir plus de temps avec la famille qui m’aimais, tu comprends … Je me sens vraiment égoïste. » « Il n'y a rien de mal à être égoïste parfois. » Ne pouvant voir qu'elle fuyait à son tour mon regard alors qu'elle avait visiblement peur de ma réaction. « Est-ce que ça va changer la manière dont tu me vois maintenant ? » M'approchant d'elle alors qu'elle prononçait ses mots. « Tu n'as pas à être effrayé de ma réaction, cela ne change strictement rien à la vision que je pense de toi. »

Le temps qui continuait en parallèle de filer, nous forçant à nous arrêter quelques heures plus tard alors que le crépuscule s'apprêtait à tomber. Et autant que je la charriais, je ne pouvais que me poser des questions sur cette fameuse intoxication alimentaire. « Tu sais bien que je te fais marcher, c’était définitivement à cause d’un mauvais champignon. Je vois que la confiance règne ! » Lui jetant un regard, préférant ne pas m'enfoncer plus alors qu'au contraire je ne mentionnais que le fait que nous n'avions pas de gibier. Ce qui ne serait pas un problème comme je ne tardais à le découvrir, ne pouvant que penser avec une certaine satisfaction qu'elle avait pensé elle aussi à tout. A nous deux, nous nous en sortions plutôt bien à vrai dire. « J’y ai pensé vois-tu. » J'hochai la tête, faisant mine d'être impressionné. « Une chance que je suis là quand même, parce que sinon, ont aurait fait un régime à base de légumes comme Roger le lapin. » « Oui, une chance que tu sois là ! » Et c'était vrai dans un sens j'étais chanceux alors que j'évitais de devoir chasser. N'en venant pas moins à en rajouter une couche de peur qu'elle nous intoxique. Ce que je doutais qu'elle ferait mais je ne pouvais m'empêcher de la taquiner à ce sujet tout comme je l'avais taquiné à ce propos sur l'arche. « Oh lala, tout de suite les grands mots. Si ça continue, je vais devoir te priver de dessert. » « J'espère que tu t'es améliorée, parce que je me rappelle que la dernière fois j'ai manqué de mourir. » Moqueur alors que je me rappelais très bien ces moments où je la surprenais avec des plats aux goûts différents les uns que les autres, pas tous bons. Me préparant à m'éloigner pour aller chercher du bois autant que je ne pouvais que lui demander si cela irait pendant que je m'absentais. Un instinct protecteur autant que je ne l'étais sans doute pas autant que Robb. « Bien sûr. Si quelqu’un arrive, je suis armée ! » J'hochai la tête alors qu'elle sortait son arme. « T’inquiète, je sais à peu près comment l’utiliser. »

Ne tardant ores et déjà à m'éloigner alors que je me retrouvais à venir quelques instants plus tard pour mettre en place le feu non sans au passage lui poser quelques questions alors que je tentais de savoir ce qu'elle nous préparait. Ce dont je n'avais aucune idée pour le moment alors que je ne pouvais que m'imaginer qu'elle allait cuisiner la viande. N'ayant pu que découvrir tout autant le petit chaudron qu'elle avait sorti alors qu'il était certain qu'elle allait s'en servir. « Tu l'as trouvé sur terre, dans la déchetterie ou tu l'as échangé ? » Curieux alors que ce n'était pas souvent que l'on voyait cela. Une question qui résonna au grès du crépuscule autant que je ne lui en posais une autre, lui proposant de me faire découvrir ses recettes. « Moi ? T’apprendre mes recettes ? Ce serait comme toi m’apprenant l’art du combat. C’est incompatible. » Je secouai la tête. Il était vrai que j'avais renoncé une première fois à lui apprendre à se battre face pour ainsi dire à son état médiocre. J'avais eu l'espoir de faire quelque chose d'elle mais cela n'avait visiblement pas fonctionné avant que je ne réessaye. Et pour une fois j'avais réussi alors qu'en effet c'était sur Terre que j'avais réussi à lui apprendre des techniques de combat. Cependant ceci était peut être aussi dû avec ce qu'elle avait vécut, même très certainement alors que là-haut elle n'avait pas la même utilité de savoir se battre, certain qu'elle n'allait pas devenir un garde. « Mais j'ai réussi n'oublie pas ! A moins que tu ais déjà oublié les techniques que je t'ai appris ? » Un regard scrutateur posé sur elle comme si je la mettais au défi de me dire que tous mes efforts avaient été vains, ce qui était une grande possibilité. « Si j'ai réussi à t'apprendre un peu l'art du combat, bien que j'avoue avoir manqué de renoncer à plusieurs surprises, tu peux peut-être y arriver aussi. » Surtout curieux alors que mon but était avant tout de savoir ce que j'allais manger ce soir, pour être sûr de ne pas finir intoxiqué. « Mais bon, j’imagine que je peux t’apprendre un petit quelque chose. » Un semblant satisfait bien que ce n'était toujours pas ce que je voulais savoir, ne préférant toutefois pas la contredire ou faire comme s'il y avait que ce que nous allons manger qui m'intéressait alors qu'au contraire je la regardais sortir des petites fleurs blanches. « Dis-moi ce que c’est et je te dévoilerai un secret. » « Tu veux que je devine le nom de ces fleurs blanches ?! » Une note de sarcasme perceptible dans ma voix alors que j'avais l'impression qu'elle voulait juste se payer ma tête. Ce n'était pas comme si j'étais doué avec les fleurs même loin de là. « De la recette évidemment, pas un des miens. » Je levai les yeux au ciel non sans me pencher sur les fleurs sans avoir aucune idée de quoi il s'agissait. A mes yeux des fleurs étaient des fleurs et si ce n'était quelques noms que j'avais retenu, ce n'était pas vraiment un domaine qui m'intéressait. « Des marguerites non ? » Une note de sarcasme ou de moquerie perceptible dans ma voix peut être plus que je le voulais alors que je n'étais pas vraiment tenté par l'idée de trouver tous les noms des fleurs ou de passer la nuit à me triturer sur le nom des fleurs. Me doutant toutefois que le sujet la passionnait. Et pourtant au-delà de cela, j'avais surtout envie de savoir ce qui m'attendait à manger. Me concentrant autant sur le feu alors qu'avec satisfaction je voyais des étincelles crépitaient et quelques instants plus tard une flamme apparaître. Que la lumière soit et la lumière fut.
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Sujet: Re: Long time no see [Rachris]
Mar 12 Sep - 9:24


Long time no see
Feat Chris
Cela ne s’écroulera pas, c’est du solide ! Il semblait bien sûr de lui. Mais je te ferai visiter, oui, si tu viens. Il pouvait y compter. Oh oui je vais venir ! Tu ne te débarrassera certainement pas de moi aussi facilement. Et c’était vrai. Maintenant que vous aviez la chance de vous revoir, tu n’allais pas baisser les bras. Tu n’allais pas refaire la même erreur une deuxième fois. Et toi, tu as un projet en ce moment ? Tu pris quelques secondes pour y réfléchir. Est-ce que tu en avais un ? Tu avais toujours voulu prendre plus de temps pour toi. Tu voulais explorer la Terre. Découvrir des paysages que tu ne connaissais pas encore. Comme la mer justement. Tu voulais prendre le temps de cueillir avec soin tes propres plantes pour tes recettes, comme tu le faisais auparavant. Mais tu ne l’avais pas fait … Tu avais l’impression que tu avais focalisé toute ton attention sur la cuisine. Sur la vie au campement. Non pas que tu n’aimais pas ça, mais tu n’en sortais presque plus. Maintenant que tu en parles … non. Enfin, je cuisine, mais sinon, je n’ai pas de projet en particulier. Je testes des choses, des nouvelles saveurs. Ta vie était loin d’être palpitante, tu t’en rendais bien compte. Il faudrait peut-être que je me trouves quelque chose à faire, en dehors du poste que j’occupe. Tu y veillerais probablement lorsque tu serais de retour.


La loi est dure, mais c’est la loi. Bah, et bien, la loi était stupide. Tu étais certaine qu’avant, sur Terre, les gens n’étaient pas envoyés en prison pour des broutilles comme celle-là. Il n’y avait pas eu mort d’homme. Ils auraient pu …. te donner plus de corvée. Restreindre ton couvre-feu. N’importe quoi au lieu de t’enfermer. Il y avait tellement plus d’option qui existait au lieu d’enfermer quelqu’un pour un "crime" aussi petit. Mais tu décidas de garder cette pensée pour toi, ne voulant surtout pas lancer de débat inutile qui remettrait un froid entre vous. Ce n’était certainement pas ton intention et tu étais bien en mesure de garder ta bouche close pour une fois. Tu n’aurais jamais pu passer plus de temps avec moi là-haut, je serais parti en courant. Déjà que tu traînais assez dans nos pattes à mon goût … Tu savais bien qu’il le faisait exprès, mais tu ne pouvais pas t’empêcher de réagir. Ce que tu peux être crétin ! Lui donnant une tape sur l’épaule, tu continuas tout de même de marcher alors que la conversation devenait plus sérieuse. Il n’y a rien de mal à être égoïste parfois. Tu le savais, mais il n’en restait pas moins que tu détestais l’être. Tu n’as pas à être effrayée de ma réaction, cela ne change strictement rien à la vision que j'ai de toi. Il s’était approché de toi en disant ces mots, mais ça ne te soulageait pas. Comment cela ne pouvait rien changer ? Est-ce qu’il t’avait au moins écoutée ? Tu fronças les sourcils, perplexe. Hum … je suis presque certaine que je viens de te dire que j’aurais souhaitée que ma mère meurt plus tôt … t’es certain que ça change rien ? Parce que tu trouvais cela drôlement étrange. Je te dis pas de me détester hein, soyons clair, mais c’est sûr que ça doit changer un petit truc … T’es vraiment sérieux ? Tu ne savais pas si tu devais être contente … ou inquiète du fait que ça semblait lui faire ni chaud ni froid.

[…]

J’espère que tu t’es améliorée, parce que je me rappelle que la dernière fois, j’ai manqué de mourir. Tu secouais la tête en guise de désaccord. Tu exagères franchement ! Tu avais fait une indigestion, t’étais bien loin du tunnel et de sa lumière blanche, crois-moi. Tu continuais de faire la cuisine, déplaçant le chaudron qui contenait les légumes pour l’utiliser plus tard, lorsqu’il serait temps de les faire cuire. Tu l’as trouvé sur terre, dans la déchetterie ou tu l’as échangé ? Il semblait bien curieux tout à coup. Le petit chaudron ? Je l’ai échangé avec une terrienne. Contre le collier de ma mère biologique. Tu ne pus t’empêcher d’amener ta main près de ton cou, caressant l’endroit où son absence te paraissait toujours aussi étrange. Mais tu sais, ce n’est qu’un objet. Pourtant, tu t’étais bien gardée de conserver le bracelet que Mme Miller t’avais offert et qui ne quittait jamais ton poignet. C’était d’ailleurs lui que la terrienne convoitait au départ, avant que tu ne réussisse à la convaincre de prendre l’autre bijoux à la place. Tu te souvenais beaucoup trop du sourire qui avait illuminé son visage lorsqu’elle te l’avait donné, te disant à quel point elle était contente d’avoir une fille à qui elle pouvait le transmettre. Et tu n’avais tout simplement pas pu te résoudre à t’en séparer. Ton regard fut immédiatement porté sur lui, geste qui, avait toujours eu le don de t'apaiser. Définitivement, lorsqu'il était question de lui, ce n'était pas qu'un simple objet.

[...]

Le conversation se dirigea rapidement vers un autre sujet. Mais j’ai réussi, n’oublie pas ! À moins que tu ai déjà oublié les techniques que je t’ai appris ? Non, tu ne les avais pas oubliés, tu n’avais seulement pas eu le temps de les mettre en pratique. Si j’ai réussis à t’apprendre un peu l’art du combat, bien que j’avoue avoir manqué de renoncer à plusieurs reprises, tu peux peut-être y arriver aussi. Il semblait beaucoup trop satisfait et tu regrettas presqu’aussitôt d’avoir accepté, lui présentant un bouquet de plantes. Tu veux que je devine le nom de ces fleurs blanches ? Ça partait mal. C’est une plante à la base, mais bon, je vais te pardonner ton manque de connaissance en la matière. Il se pencha vers les tiges que tu tenais entre tes mains, en pleine réflexion. Des marguerites non ? Tu te retenais de rire. Ouuuuuuuu …. Non. C’est pas ça. C’est de l’ail des ours. Tu lui tandis quelques tiges pour qu’il puisse les regarder plus attentivement. Tu vois, c’est très important de ne pas les confondre avec le muguet, parce que … bah, c’est très toxique. Et on ne voudrait certainement pas s’empoisonner et possiblement mourir si on en consomme en grande quantité. Tu frottas les fleurs blanches entre tes mains, avant de les approcher de ton nez. Le moyen pour les reconnaître, c’est leur odeur d’ail assez forte que le muguet, lui, n’aura évidemment pas. Tu l’invitas à le faire à son tour, histoire qu’il le voit par lui-même. Le truc, c’est de ne pas les faire cuire, parce que sinon, les pétales vont perdre de leur saveur. Par que oui, elle ne sente pas seulement l’ail, elle le goutte aussi. Donc je vais les rajouter à la toute fin. Une fois ton monologue terminé, tu examinas Chris faire le feu et lorsque les premières flammes furent suffisamment hautes et fortes, tu t’en approchas doucement, plantant les brochettes dans le sol avec la bonne inclinaison pour que les morceaux de viandes soient en mesure de cuire correctement. Il ne reste plus qu’à attendre un peu et je pourrai mettre les légumes sur le feu.

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Sujet: Re: Long time no see [Rachris]
Mer 13 Sep - 8:27



« Oh oui je vais venir ! Tu ne te débarrassera certainement pas de moi aussi facilement. » Une perceptible sur laquelle nous semblions nous être convenus alors qu'il était décidé que nous nous reverrons. La tentative de maintenir un lien qui s'était rompu. Appréciant autant l'idée qu'elle vienne me voir que l'inverse alors que leur campement restait un lieu pesant, tous comme là où se trouvait désormais les vestiges de l'arche. Un lieu pesant où j'avais sombré, où les souvenirs d'une période plus obscure se mêlaient. Appréciant autant d'avoir pu repartir à zéro sur l'autre campement où j'avais la possibilité de me projeter. « Maintenant que tu en parles … non. Enfin, je cuisine, mais sinon, je n’ai pas de projet en particulier. Je testes des choses, des nouvelles saveurs. Il faudrait peut-être que je me trouves quelque chose à faire, en dehors du poste que j’occupe.  » L'écoutant alors qu'elle me parlait de ses projets ou un peu le manque de ses projets. Un peu comme Chiraz en soi. M'étonnant qu'on ne puisse pas trouver facilement un projet à réaliser, un projet à faire alors que j'appréciais autant de pouvoir m'occuper l'esprit. Etant du même avis que Devos sur ce point alors qu'il y avait toujours des choses à améliorer pour permettre au campement d'être plus confortable mais autant que possible j'étais certain que nous ne retrouverons jamais le même niveau d'évolution technologique que nous avions là-haut. Restant pensif l'espace d'un instant alors que je me contentais de rester assis sur le sol, mon regard posé sur la ligne d'horizon...

***
Quelques jours plutôt. J-2

La tentative de prendre un ton plus détendu alors que nous abordions le sujet de la loi et son temps passé en cellule. La tentative de ne pas la laisser se perdre dans des pensées plus obscures alors que j'en venais qu'à lui rappeler qu'alors qu'elle était petite, je n'appréciais pas trop l'idée qu'elle soit toujours là à nous suivre. « Ce que tu peux être crétin ! » Manquant d'esquisser un sourire alors que je ne pouvais que constater que l'idée avait fonctionné, alors qu'elle se trouvait là et paraissait plus détendue. Un sujet délicat qu'avec un peu de chance je réussirai à éviter alors même que j'étais celui qui avais posé la question en oubliant les conséquences. Un autre sujet pas moins lourd de conséquences que nous abordions alors que je lui demandais de me parler de ces regrets. « Hum … je suis presque certaine que je viens de te dire que j’aurais souhaitée que ma mère meurt plus tôt … t’es certain que ça change rien ? Je te dis pas de me détester hein, soyons clair, mais c’est sûr que ça doit changer un petit truc … T’es vraiment sérieux ? » J'hochai de nouveau la tête, esquissant cette fois-ci un sourire qui sonnait étrangement faux. « Crois-moi cela ne change rien. » Pas moins sérieux en effet alors que cela ne changeait rien, que j'avais moi-même voulu que mon père meure autant que ce dernier était bel et bien mort. Changeant toutefois de sujet, ne pouvant que me douter qu'elle ne tarderait à me poser une autre question autant que c'était mon tour« Est-ce que tu n'as jamais pensé à te poser ? »

Nous chamaillant de nouveau. Une habitude qui m'avait manqué. « Tu exagères franchement ! Tu avais fait une indigestion, t’étais bien loin du tunnel et de sa lumière blanche, crois-moi. »  « Je suis certain que les docteurs avaient plus parlé d'intoxication que d'ingestion. » Prenant un ton affirmatif autant que je ne faisais que la charrier un peu plus alors que j'en rajoutais une couche pour mettre en doute ses talents culinaires. Ce que j'avais fait de nombreuses fois, ayant perdu le compte même. « Le petit chaudron ? Je l’ai échangé avec une terrienne. Contre le collier de ma mère biologique. Mais tu sais, ce n’est qu’un objet.  » « J'ai échangé un livre, le collier de ma mère et la montre de mon père contre des objets qui me semblaient utiles. C'est certain que ce sont définitivement des objets. Le seul avantage est que grâce à eux j'ai pu obtenir une peau de chamois qui me permettra de résister à l'hiver. Que demander de plus. » Et en effet à mes yeux ce n'était que des objets, alors qu'ils n'avaient aucune valeur sentimentale particulière, ne regrettant pas de les avoir échangé. Il y avait plus important que des objets ayant appartenu à eux qui n'avaient aucune valeur pour moi.

« C’est une plante à la base, mais bon, je vais te pardonner ton manque de connaissance en la matière. » J'esquissai un sourire sarcastique non sans me pencher pour étudier les fleurs blanches qui se trouvaient entre ses mains, que pour balancer le premier nom qui me venait à l'esprit. Il était certain que je n'aurai pas obtenu un oscar en botanique, non pas que la botanique m'avait un jour intéressé. « Ouuuuuuuu …. Non. C’est pas ça. C’est de l’ail des ours. Tu lui tandis quelques tiges pour qu’il puisse les regarder plus attentivement. [...] Donc je vais les rajouter à la toute fin.  » Et tandis qu'elle faisait son monologue, que j'examinais les fleurs comme pour avoir une illumination, j'en restais pas moins convaincu qu'à mes yeux ce n'était que des fleurs blanches. Marguerites, muguet, ail d'ours la même chose dans le fond. Ne retenant que les éléments importants comme quoi certaines plantes étaient toxiques. Lui jetant un regard suspicieux. « Donc tu veux nous faire manger des fleurs ?! » Ne pouvant que me demander si son lapin en peluche ne lui manquait pas trop. En vrai j'en faisais des tonnes mais il était certain que depuis que j'avais eu à ma bouche la saveur du gibier issu de la terre, il était certain que j'étais devenu définitivement plus carnivore qu'herbivore ou omnivore. Me convainquant avec l'idée qu'il y avait de la viande au moins. « Il ne reste plus qu’à attendre un peu et je pourrai mettre les légumes sur le feu. » « Ok... je vais aller m'occuper de la tente, tu sonnes trop domestique pour moi.  » Moqueur alors que je m'éloignais pas moins pour mettre en place la tente. Une action qui fut rapidement réalisé au final alors que j'avais participé à leur montage, que j'avais déjà monté des tentes. Une tente qui ne tarda à être mise en place alors que je me reculais, satisfait. Retournant pas moins auprès du feu quelques instants quelques plus tard pour profiter de la chaleur des flammes.

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Sujet: Re: Long time no see [Rachris]
Sam 16 Sep - 19:35


Long time no see
Feat Chris
Spoiler:
 

Je pense que oui. Après tu savais sans doute bien mieux que moi ce qu'il a fait, où est-ce qu'il a été comme il était sur le même campement que toi. Mais oui, j'ose croire ou espérer qu'il a vu des spectacles magnifiques, qu'il a vu la terre. Le problème, c’était justement que tu n’y avais pas prêté la moindre attention. Il pouvait bien faire ce qu’il voulait, tu n’étais pas du genre à vérifier ses moindres faits et gestes. Même que lorsqu’il n’était pas là, tu étais presque soulagée, puisqu’ainsi, il ne vérifiait pas les tiens.  Si un garçon, qui que ce soit, avait le malheur de t’approcher de trop près, tu pouvais être certaine qu’il allait accourir pour se mettre entre vous deux. Tu détestais ça. Mais maintenant, tu aurais tout donné pour qu’il soit là. Tu regrettais. Tu aurais dû, au contraire, profiter de sa présence. Mais hélas, tu ne l’avais pas suffisamment fait à tes yeux. Est-ce que tu as parlé à Gamora ? J'avais tenté de lui parler à noël, mais elle est partie directement. On dirait une princesse de glace… Gamora. Tu avais toujours eu de la difficulté à la déchiffrer, probablement par vos personnalités radicalement différentes, mais une princesse de glace … tu n’étais pas d’accord. Ça dépends toujours de ce que tu lui as dit … Gamora peut sembler difficile d’approche, mais au fond, elle ne l’est pas tant que ça. Tu as probablement dû mal t’y prendre … Tu n’avais pas été présente lorsque de leur échange, donc tu ne savais pas trop ce qu’il s’était produit entre eux, mais il était certain que la tension devait être palpable. Tu pourras sans doute réessayer lorsque tu la reverras ? Tu devrais lui laisser une une autre chance. Puis, toujours aussi curieuse. Sinon, qu’est-ce que j’ai manqué d’autre à Noël ? Tu n’avais jamais réellement pris le temps d’y penser, ou de demander à qui que ce soit. À tes yeux, te retirer avait été la meilleure chose à faire au lieu de plomber le moral de tous, mais au fond, peut-être que tu avais eu tord et que tu avais raté un bon moment pour te changer les idées …



Il y en a beaucoup qui sont en colère contre le conseil, qui sont encore en colère contre ce qu'ils vous ont fait... À quoi bon être en colère ? Tu avais appris à vivre avec. Pourquoi ne le pouvaient-ils pas ? Certes, ils ont enfermés nombre d’entre nous sans raison valable, mais à quoi bon rester en colère ? Nous sommes ici maintenant. Sur Terre. On ne sait pas, peut-être que si je n’avais pas été emprisonnée, je n’aurais pas eu cette chance. C’était vrai. Plein de chose aurait pu arriver. Je me dis que rien n’arrive pour rien dans la vie et rester en colère ne résoudra certainement pas grand chose. Puis, comme si tentait de changer de sujet, il bifurqua vers un autre sujet. Tu finiras bien par trouver chaussure à ton pied. Ce n'est pas comme si tu étais moche, alors tu trouveras le bon tôt ou tard. Ceux de ton campement sont juste des idiots de ne pas t'avoir remarqués avant. Ce n’était pas comme si tu étais moche ? C’était censé être un compliment peut-être ? Me voilà maintenant rassurée, Chris Wilson me dit que je ne suis pas moche ! Non mais, tu t’entends parler un peu ?! Choquée, tu l’étais. Furieuse, pas complètement. Il fallait sérieusement qu’il apprenne à mieux parler aux femmes. Et de toute manière, qui te dis que personne ne m’a remarquée ? Ce n’est pas comme si tu pouvais réellement le savoir. Tu étais énervée. Bien plus que tu n’aurais dû l’être. Et même si tu avais fait attention à ne pas trop hausser le ton, il n’empêchait en rien que tu avais été sèche dans tes paroles. Pendant un moment tu gardas le silence, te contentant de conserver la cadence et continuer de marcher à ses côtés, lorsque finalement, il prit la parole. Est-ce que tu aurais aimé que le conseil soit autrement sur l'odyssée, qu'ils prennent d'autres décisions ? Évidemment. Tu aurais préféré que plein de choses soient différentes, mais en même temps, tu étais en mesure de les voir de leur perspective. Bien sûr, comme le fait qu’ils n’enferment pas les gens pour des broutilles. C’est la chose qui me revient constamment en tête. Mais comme dit plus tôt, je crois sincèrement que rien n’arrive pour rien. Tu avais l’impression de sonner comme un disque rayé, mais c’était sincèrement ce en quoi tu croyais. Après, nous envoyer sur Terre, sans même savoir si nous pourrions y survivre … c’est cruel y’a pas photo. Mais au bout du compte, ils ont essayé de penser au bien de tous … Je ne crois pas qu’ils aient pris cette décision à la légère, ou sans le moindre scrupule. En le faisant, ça permettait de vous gagner du temps, et ça nous a aussi donné une chance de survie, au lieu d’être éjectés. Je ne dis pas qu’ils sont parfaits, de tout manière, personne ne l’est, mais je crois sincèrement qu’ils ont agis au meilleur de leurs capacités. Ce n’était peut-être pas la réponse à laquelle il s’attendait, mais c’était celle en laquelle tu croyais. Et toi, qu’est-ce que tu penses des décisions du conseil ? Tu étais curieuse d’avoir son avis en la matière. Surtout puisqu’il les avait côtoyés beaucoup plus que toi.

[…]

Aussitôt, il se jeta sur la viande, comme si ce n’était que ça qui comptait dans le moment présent. Tu avais envie de lui dire de se calmer, que la nourriture n’allait pas disparaître en un claquement de doigt, mais tu te résignas, le laissant s’empiffrer sans un seul mot. Puis, lorsque vos ventres furent plein, il ne pu résister à l’idée d’émettre un commentaire. Je dois avouer ce n'était pas trop pire … Un sourire éclaira ton visage, oubliant le fait qu’il n’avait pas voulu dire concrètement qu’il l’avait aimé. Je te l’avais dit aussi. Tu devrais sérieusement envisager de m’écouter davantage. J’ai souvent raison tu sais. Mais évidemment, il fallait qu’il en rajoute une couche. ... enfin on le saura demain si je meure pas d'une intoxication alimentaire… Secouant seulement la tête, tu évitas tout commentaire, refusant de lui donner cette satisfaction. Plus tu l’ignorais, meilleure tu te portais dans ces cas-là.  

Sortant une bouteille dos de ton sac, tu entrepris de laver le chaudron dans lequel avait reposé votre repas, et le laissa ensuite sécher à l’air libre, posé sur une roche qui jonchait le sol. Tu pris ensuite un moment pour admirer le feu. Les flammes dansant dans la nuit à un rythme dont elles seules avaient le secret. Les étincelles qui montaient dans le ciel pour se fondre avec les étoiles. Les braises qui venaient réchauffer tes pieds qui étaient tout près. Tu aurais pu y rester pendant des heures. Allez temps d'aller dormir, il faut qu'on se lève tôt demain ! Tu sursautas presque en entendant sa voix. Concentrée par les images que tes prunelles avaient pris le temps d’examiner. D’ailleurs, tu n’as pas envie de me dire vers où on se dirige demain ? Tu ne lâcherais pas le morceau. Tu voulais savoir. Et tu espérais qu’à un moment, il allait baisser sa garde et te le dévoiler sans le vouloir. Puis, te levant, tu dépoussiéras tes jeans sur lesquelles s’était déposé de la saleté et te dirigea tranquillement vers la tente, avant de te retourner vers ton compagnon, un sourire moqueur sur le visage. Alors, ça te dérange toujours de devoir la partager avec moi ?


©️ FRIMELDA



Dernière édition par Rachel Gomez le Dim 24 Sep - 5:25, édité 4 fois

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Sujet: Re: Long time no see [Rachris]
Dim 17 Sep - 10:01


« Tu crois que Robb est déjà venu ici ? Qu’il a eu le temps de profiter de la Terre avant de devoir en partir ? » « Je pense que oui. Après tu savais sans doute bien mieux que moi ce qu'il a fait, où est-ce qu'il a été comme il était sur le même campement que toi. Mais oui, j'ose croire ou espérer qu'il a vu des spectacles magnifiques, qu'il a vu la terre. » On l'espérait tous. On espérait tous découvrir d'autres paysages et ne pas avoir à se limiter à quelques mètres carré dans le noir. On espérait tous voir autre chose que l'espace et la voûte céleste. Et il nous avait été possible de voir d'autres spectacles, il nous avait été possible de voir la terre. Un atterrissage forcé. Des morts laissés derrière. Une toute autre perspective qui n'existait plus. Mais ici, il était autant possible d'avoir une autre vision du monde. Il était autant possible de découvrir un autre spectacle, de découvrir des paysages qui étaient uniques. Il était possible de s'émerveiller devant les teintes du ciel, il était possible d'admirer le passage de saisons et de rester émerveillé devant les vagues qui se fracassaient contre les rochers. Manquant de lui demander si elle avait rencontré beaucoup de natifs avant de me rappeler que forcément, qu'ils avaient été en guerre. Abandonnant la question. Changeant d'idée. « Est-ce que tu as parlé à Gamora ? J'avais tenté de lui parler à noël, mais elle est partie directement. On dirait une princesse de glace... » Songeur. Conscient qu'Aliénor avait été bien plus ouverte alors qu'elle avait réussi à me faire retrouver le sourire. Préférant de loin l'idée de me trouver en présences de Rachel ou d'Aliénor de la jeune femme qui paraissait juste glaciale. Ne pouvant que me demander si elle était toujours comme ça. Autant qu'il y avait des gens sympas sur son campement, je le savais. Je me trouvais avec l'un d'entre eux.

Quelques jours plutôt

Les questions qui continuaient à être posées. La conversation qui continuait à filer à bon train alors qu'en soit je continuais à me renseigner, à voir ce que j'avais manqué. Tentant de m'assurer qu'elle allait bien ou le serait si ce n'était pas tout de suite. « C’est certain que c’est quelque chose que j’apprécierais. Franchement, je ne dirais pas non. [...] Et pourquoi pas … trouver quelqu’un avec qui faire ma vie. » A croire qu'ils vivaient plus dans la peur de nous. Ce qui pouvait être vrai alors qu'eux avaient vécu la guerre, alors qu'à comparaison nous étions arrivés plus tardivement. Une décision du conseil. Arrivés comme des roses bien après la bataille, alors qu'ils avaient besoin de nous. Arrivés plus tard une fois que les combats étaient terminés, qu'une trêve était instaurée, que nous étions certains que la terre était viable. Nous étions presque naïf à comparaison d'eux. Pour autant si nous étions armés, sur nos gardes et sans arrêt vigilants, il n'en restait pas moins que je n'avais pas ce même sentiment, que je ne vivais certainement pas la peur au ventre sans arrêt. « Il y en a beaucoup qui sont en colère contre le conseil, qui sont encore en colère contre ce qu'ils vous ont fait... » Il les avait condamné autant qu'il nous avait donné une chance de nous sortir. Un choix crucial, cornélien. Mais peut-être pas le meilleur. Certain autant que beaucoup me crierait dessus s'ils savaient que je lui confiais ces informations, que je parlais de la discorde qui régnait entre nos campements, au sein même du nôtre. Mais j'avais confiance en elle. Changeant toutefois le sujet alors que déjà des pensées propres au mouvement rebelle effleuraient mon esprit. N'ayant autant pu que remarquer qu'elle avait rougi face à ces derniers mots. « Tu finiras bien par trouver chaussure à ton pied. Ce n'est pas comme si tu étais moche, alors tu trouveras le bon tôt ou tard. Ceux de ton campement sont juste des idiots de ne pas t'avoir remarqués avant. » Lui adressant un sourire mesquin en tentant de la rassurer, ne doutant pas qu'elle finirait par trouver quelqu'un alors qu'elle méritait autant que les autres de pouvoir se poser. L'écoutant alors qu'elle reprenait la parole quelques instants plus tard non sans répondre à la question que je lui avais posé. « Mais bon, je sais rester réaliste. Je sais que nous ne serons jamais réellement en paix. La seule chose qu’on peut faire, c’est s’habituer, et faire notre vie dans le climat actuel. Et toi sinon, tu y as pensé ? » Ce n'était pas faux et à vrai dire on finissait tous par s'adapter. Mais il était certain que tous les terriens n'étaient pas les mêmes, alors que certains natifs étaient plus ouverts à l'esprit de cohabiter avec des gens venus du ciel que d'autres. Autant qu'il était certain que le risque de la guerre existerait toujours. « J'imagine que oui, j'imagine que tôt ou tard on rêve tous de se poser mais je doute que ce soit pour tout de suite. » Non cela ne serait pas pour tout de suite alors qu'il fallait encore faire face au conseil, régler cette discorde grandissant. Le mouvement rebelle qui passait de nous en avant bien que je ne pouvais que me demander si j'étais encore prêt à perdre mon coeur pour cette cause. Peut-être pas autant certain que j'étais prêt à perdre tout le monde comme je les avais perdu auparavant. Des questions que je continuais de me poser alors que tout n'était pas réglé. « Est-ce que tu aurais aimé que le conseil soit autrement sur l'odyssée, qu'ils prennent d'autres décisions ? »

Mais déjà des questions qui étaient reléguées dans le silence de la nuit et le crépitement des flammes. Mon indignation qui se faisait ressentir à l'idée qu'elle nous fasse manger des fleurs. « Oh lala, tu agis comme un enfant ! À moins que tu ne préfères qu’ils soient totalement fades ? » Levant les yeux au ciel. « Excuse-moi d'être méfiant. » N'aimant non pas trop l'idée de manger des fleurs autant que je lui faisais en vrai confiance pour nous cuisiner à manger. « Je te ferais remarquer que c'est la personne qui sonne domestique qui te prépares le repas, reste polis. Si tu veux, la prochaine fois, on inversera les rôles hein, ça ne me dérange pas du tout. » Grinçant des dents bien que je préférai ne rien rétorquer alors qu'au contraire je m'occupais de la tente non sans que la tâche continue de me sonner domestique. Une tente qui fut bientôt prête alors que je me redressais pas moins satisfait. Retournant auprès d'elle non sans jeter des coups d'oeil à la tente, manquant de la voir se brûler les doigts avec le plat. Ce que je ne vis pas alors que lorsque je me retournais le plat était servi. Hochant la tête non sans me tarder à me jeter sur la viande sans aucune dignité. Non pas cela comptait alors que mon instinct me criait de manger quand c'était encore chaud. Un plat qui ne tardait à disparaître autant que j'avais jeté un coup d'oeil suspicieux aux fleurs. « Je dois avouer ce n'était pas trop pire... » Moqueur alors qu'à vrai dire j'avais pu que constater qu'elle s'était améliorée par rapport à ce qu'elle faisait sur l'odyssée. « ... enfin on le saura demain si je meure pas d'une intoxication alimentaire... » Non sans en rajouter une petite couche alors que je regardais les flammes scintiller dans la nuit. Me perdant dans la vision des flammes qui dansaient au grès du crépuscule avant de rompre le silence. « Allez temps d'aller dormir, il faut qu'on se lève tôt demain ! »

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Sujet: Re: Long time no see [Rachris]
Ven 22 Sep - 6:49


Long time no see
Feat Chris
Je pense que oui. Après tu savais sans doute bien mieux que moi ce qu'il a fait, où est-ce qu'il a été comme il était sur le même campement que toi. Mais oui, j'ose croire ou espérer qu'il a vu des spectacles magnifiques, qu'il a vu la terre. Le problème, c’était justement que tu n’y avais pas prêté la moindre attention. Il pouvait bien faire ce qu’il voulait, tu n’étais pas du genre à vérifier ses moindres faits et gestes. Même que lorsqu’il n’était pas là, tu étais presque soulagée, puisqu’ainsi, il ne vérifiait pas les tiens.  Si un garçon, qui que ce soit, avait le malheur de t’approcher de trop près, tu pouvais être certaine qu’il allait accourir pour se mettre entre vous deux. Tu détestais ça. Mais maintenant, tu aurais tout donné pour qu’il soit là. Tu regrettais. Tu aurais dû, au contraire, profiter de sa présence. Mais hélas, tu ne l’avais pas suffisamment fait à tes yeux. Est-ce que tu as parlé à Gamora ? J'avais tenté de lui parler à noël, mais elle est partie directement. On dirait une princesse de glace… Gamora. Tu avais toujours eu de la difficulté à la déchiffrer, probablement par vos personnalités radicalement différentes, mais une princesse de glace … tu n’étais pas d’accord. Ça dépends toujours de ce que tu lui as dit … Gamora peut sembler difficile d’approche, mais au fond, elle ne l’est pas tant que ça. Tu as probablement dû mal t’y prendre … Tu n’avais pas été présente lorsque de leur échange, donc tu ne savais pas trop ce qu’il s’était produit entre eux, mais il était certain que la tension devait être palpable. Tu pourras sans doute réessayer lorsque tu la reverras ? Tu devrais lui laisser une une autre chance. Puis, toujours aussi curieuse. Sinon, qu’est-ce que j’ai manqué d’autre à Noël ? Tu n’avais jamais réellement pris le temps d’y penser, ou de demander à qui que ce soit. À tes yeux, te retirer avait été la meilleure chose à faire au lieu de plomber le moral de tous, mais au fond, peut-être que tu avais eu tord et que tu avais raté un bon moment pour te changer les idées …



Il y en a beaucoup qui sont en colère contre le conseil, qui sont encore en colère contre ce qu'ils vous ont fait... À quoi bon être en colère ? Tu avais appris à vivre avec. Pourquoi ne le pouvaient-ils pas ? Certes, ils ont enfermés nombre d’entre nous sans raison valable, mais à quoi bon rester en colère ? Nous sommes ici maintenant. Sur Terre. On ne sait pas, peut-être que si je n’avais pas été emprisonnée, je n’aurais pas eu cette chance. C’était vrai. Plein de chose aurait pu arriver. Je me dis que rien n’arrive pour rien dans la vie et rester en colère ne résoudra certainement pas grand chose. Puis, comme si tentait de changer de sujet, il bifurqua vers un autre sujet. Tu finiras bien par trouver chaussure à ton pied. Ce n'est pas comme si tu étais moche, alors tu trouveras le bon tôt ou tard. Ceux de ton campement sont juste des idiots de ne pas t'avoir remarqués avant. Ce n’était pas comme si tu étais moche ? C’était censé être un compliment peut-être ? Me voilà maintenant rassurée, Chris Wilson me dit que je ne suis pas moche ! Non mais, tu t’entends parler un peu ?! Choquée, tu l’étais. Furieuse, pas complètement. Il fallait sérieusement qu’il apprenne à mieux parler aux femmes. Et de toute manière, qui te dis que personne ne m’a remarquée ? Ce n’est pas comme si tu pouvais réellement le savoir. Tu étais énervée. Bien plus que tu n’aurais dû l’être. Et même si tu avais fait attention à ne pas trop hausser le ton, il n’empêchait en rien que tu avais été sèche dans tes paroles. Pendant un moment tu gardas le silence, te contentant de conserver la cadence et continuer de marcher à ses côtés, lorsque finalement, il prit la parole. Est-ce que tu aurais aimé que le conseil soit autrement sur l'odyssée, qu'ils prennent d'autres décisions ? Évidemment. Tu aurais préféré que plein de choses soient différentes, mais en même temps, tu étais en mesure de les voir de leur perspective. Bien sûr, comme le fait qu’ils n’enferment pas les gens pour des broutilles. C’est la chose qui me revient constamment en tête. Mais comme dit plus tôt, je crois sincèrement que rien n’arrive pour rien. Tu avais l’impression de sonner comme un disque rayé, mais c’était sincèrement ce en quoi tu croyais. Après, nous envoyer sur Terre, sans même savoir si nous pourrions y survivre … c’est cruel y’a pas photo. Mais au bout du compte, ils ont essayé de penser au bien de tous … Je ne crois pas qu’ils aient pris cette décision à la légère, ou sans le moindre scrupule. En le faisant, ça permettait de vous gagner du temps, et ça nous a aussi donné une chance de survie, au lieu d’être éjectés. Je ne dis pas qu’ils sont parfaits, de tout manière, personne ne l’est, mais je crois sincèrement qu’ils ont agis au meilleur de leurs capacités. Ce n’était peut-être pas la réponse à laquelle il s’attendait, mais c’était celle en laquelle tu croyais. Et toi, qu’est-ce que tu penses des décisions du conseil ? Tu étais curieuse d’avoir son avis en la matière. Surtout puisqu’il les avait côtoyés beaucoup plus que toi.

[…]

Aussitôt, il se jeta sur la viande, comme si ce n’était que ça qui comptait dans le moment présent. Tu avais envie de lui dire de se calmer, que la nourriture n’allait pas disparaître en un claquement de doigt, mais tu te résignas, le laissant s’empiffrer sans un seul mot. Puis, lorsque vos ventres furent plein, il ne pu résister à l’idée d’émettre un commentaire. Je dois avouer ce n'était pas trop pire … Un sourire éclaira ton visage, oubliant le fait qu’il n’avait pas voulu dire concrètement qu’il l’avait aimé. Je te l’avais dit aussi. Tu devrais sérieusement envisager de m’écouter davantage. J’ai souvent raison tu sais. Mais évidemment, il fallait qu’il en rajoute une couche. ... enfin on le saura demain si je meure pas d'une intoxication alimentaire… Secouant seulement la tête, tu évitas tout commentaire, refusant de lui donner cette satisfaction. Plus tu l’ignorais, meilleure tu te portais dans ces cas-là.  

Sortant une bouteille dos de ton sac, tu entrepris de laver le chaudron dans lequel avait reposé votre repas, et le laissa ensuite sécher à l’air libre, posé sur une roche qui jonchait le sol. Tu pris ensuite un moment pour admirer le feu. Les flammes dansant dans la nuit à un rythme dont elles seules avaient le secret. Les étincelles qui montaient dans le ciel pour se fondre avec les étoiles. Les braises qui venaient réchauffer tes pieds qui étaient tout près. Tu aurais pu y rester pendant des heures. Allez temps d'aller dormir, il faut qu'on se lève tôt demain ! Tu sursautas presque en entendant sa voix. Concentrée par les images que tes prunelles avaient pris le temps d’examiner. D’ailleurs, tu n’as pas envie de me dire vers où on se dirige demain ? Tu ne lâcherais pas le morceau. Tu voulais savoir. Et tu espérais qu’à un moment, il allait baisser sa garde et te le dévoiler sans le vouloir. Puis, te levant, tu dépoussiéras tes jeans sur lesquelles s’était déposé de la saleté et te dirigea tranquillement vers la tente, avant de te retourner vers ton compagnon, un sourire moqueur sur le visage. Alors, ça te dérange toujours de devoir la partager avec moi ?


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Sujet: Re: Long time no see [Rachris]
Sam 23 Sep - 21:46


« Ça dépends toujours de ce que tu lui as dit … Gamora peut sembler difficile d’approche, mais au fond, elle ne l’est pas tant que ça. Tu as probablement dû mal t’y prendre …  »  « Parce que forcément je me suis mal pris ?  » Une note interrogative et autant sarcastique. Comme s'il était évident que je m'y étais mal pris alors qu'en soit je lui avais juste dit qu'elle comptait pour Robb. N'ayant pu que me demander si c'était à elle à qui il avait pensé avant que son dernier souffle ne s'éteigne. Et si j'avais été là à ses côtés alors que j'avais tenté de le distraire, tenter de lui raconter des histoires, des blagues pour éviter qu'il ne souffre, il n'en restait pas moins que je pouvais toujours que me demander ce que cela faisait. Me demandant s'il ressentait cette froideur qu'on disait s'emparait des morts. Certain la décrivait comme glacée. Me demandant s'il y avait vu qu'obscurité ou si au contraire il n'avait vu qu'une lumière étincelle. En soit j'espérai qu'il ait vu qu'un soleil éclatant. Et alors que le ciel s'était figé dans son regard, que sa vie s'était éteindre, je n'avais pu qu'espérer qu'il était heureux. J'espérai qu'il l'était. Si je ne croyais pas en dieu, ni aux divinités, ne m'étant jamais posé des questions sur l'au-delà, j'espérai qu'il avait trouvé  la paix, qu'il était dans un endroit meilleur. Et peut être que certains penseraient qu'il reviendrait dans une autre vie mais j'en doutais. Ayant encore du mal à réfléchir là-dessus alors que je préférai autant mes pensées dérivaient et imaginais en effet qu'il avait été heureux. Ce que je pensais. Tentant désormais de me rappeler les bons moments plutôt que de m'écraser par le poids de la culpabilité. Le poids de la culpabilité qui était toujours là, alors que les démons continuaient de rôder. Des démons qui me tiraillaient dans mon sommeil et qui me poussait à trouver la sortie jusqu'à me retrouver au coeur de la nuit pour me mêler aux ombres. C'était parmi les ombres et dans l'obscurité la plus profonde que je retrouvais Mila sans pour autant que les ténèbres deviennent plus diffusent. Mais autant qu'elle me comprenait silencieusement sans un mot, c'était comme si nous tentions ensemble d'apprivoiser les ombres, de repousser nos démons. Une mission qui n'était pas encore réussie totalement. Un combat qui recommençait chaque jour. Un combat qui était mis en attente alors que je me retrouvais aux côtés de Rachel, à sourire un peu plus. Un sourire qui s'esquissait plus facilement sur mon visage alors que je me retrouvais comme avec une paire de vieille chaussette, la retrouvant avec une certaine souplesse. Comme replonger dans d'anciennes habitudes avec des piques qui volaient dans l'air comme des avions en papier. « Tu pourras sans doute réessayer lorsque tu la reverras ? Tu devrais lui laisser une une autre chance. »  « Ne t'inquiète pas, je lui donnerai une seconde chance. Après tous on mérite tous d'avoir des secondes chances, on mérite tous que quelqu'un ne nous considère pas pour les erreurs commises dans le passé, pour qui on était avant. » Ce que je pensais alors que je n'étais pas la même version que celle d'hier. Je n'étais pas la même personne et elle ne l'était pas non plus, tout comme ne l'était sans doute pas Gamora. Tout le monde évoluait, changeait. Et ce n'était pas comme si je comptais lui jeter la pierre alors que j'avais été ailleurs pendant très longtemps. Ce qui n'était pas mon genre alors qu'en soit j'étais toujours prêt à accorder une seconde chance autant que je détestais cette sensation désagréable d'avoir l'impression qu'on me plantait un coup dans le dos. Ce qui n'arriverait pas. Ce que je ne comptais pas qu'arrive encore. Repoussant les ombres alors que je reportais mon attention sur Rachel tandis qu'elle reprenait la parole. « Sinon, qu’est-ce que j’ai manqué d’autre à Noël ? »  « Une bataille de boule de neiges. Le sapin. Le festin. D'ailleurs, je tiens à faire signaler que personne n'est mort d'une intoxication alimentaire. » Une touche moqueuse pour alléger l'atmosphère, pour l'empêcher de se perdre dans des pensées plus sombres autant que pour m'empêcher de m'y perdre. Un pique pour lui rappeler autant la conversation qui s'était déroulée encore deux jours plutôt alors que je craignais de mourir d'une mort terrible. « Tu sais cela m'étonne encore que j'ai réussi à passer la nuit ! Non seulement parce que tu avais cuisiné mais aussi parce que tu as ronflé toute la nuit ! J'ai jamais connu un voisin pareil. Crois-moi j'ai hâte que ce voyage soit fini pour que je puisse de nouveau dormir tranquillement. » Moqueur alors qu'à vrai dire elle n'était pas pire qu'un autre, que ce n'était pas pire que de dormir dans un dortoir où toutes personnes se mélangeaient. Elle avait été loin d'être la pire voisine mais je ne pouvais m'empêcher de la charrier et d'enfoncer un peu plus le clou, non sans qu'il y ait ce doux rappel que tôt ou tard nous devrons repartir pour rentrer au campement. Mais nous avions sans doute encore quelques heures devant nous avant de devoir repartir et de rentrer. Pas réellement pressé de rentrer pour le moment.

***
Quelques jours plutôt. J-2

« Certes, ils ont enfermés nombre d’entre nous sans raison valable, mais à quoi bon rester en colère ? Nous sommes ici maintenant. Sur Terre. On ne sait pas, peut-être que si je n’avais pas été emprisonnée, je n’aurais pas eu cette chance. »  Et je ne pus que comprendre qu'à cet instant que je pouvais rayer le terme de rébellion dans mon esprit. Non, elle n'y rentrerait définitivement pas. A vrai dire si j'avais amené le sujet subtilement, il n'en restait pas moins qu'il était aussitôt clair dans mon esprit que l'idée était rayée de la liste. Elle ne pouvait même pas être considérée comme une potentielle recrue alors qu'elle était la définition d'une personne pacifique, qui suivait les ordres, n'avait plus rien contre le conseil. Non pas que j'avais une haine particulière à l'égard du conseil mais je continuais d'estimer que les choses devaient changer en mieux. Des plans qui avançaient doucement. Des plans dont elle ne savait rien. Elle ne savait rien du mouvement même. Robb connaissait le mouvement même s'il n'en faisait pas partie, mais nous avons toujours gardé la conversation entre nous et Faust. Les enfants étaient exclus de la cour des grands. Et c'était ce qu'elle était alors, un enfant. Dans un sens elle l'était toujours à mes yeux alors que certains plans la dépassaient. Si elle avait vu des choses terribles, vu la guerre, il n'en restait pas moins que je ne m'imaginais pas la mettre dans la confidence. Sachant très bien que je ne le ferai pas. Je n'avais aucun intérêt à le faire et comme toujours je préférai autant garder l'existence du mouvement secrète même avant d'être sûr de la potentielle volonté de certains à rejoindre le mouvement. Et si j'estimais que Chiraz à comparaison pourrait être une potentielle recrue, Rachel, avait été elle exclu de la liste dès lors qu'elle avait prononcé ses mots. Gardant toutefois le silence alors que je l'écoutais parler comme si de rien n'était. « Je me dis que rien n’arrive pour rien dans la vie et rester en colère ne résoudra certainement pas grand chose. »  Si seulement elle savait. Mais elle ne saurait rien de nos plans, n'en saurait peut être jamais rien. Ou du moins il y avait de grandes chances que l'information ne vienne pas de moi. Et tout aussi simplement qu'il en soit, j'en venais à bifurquer de sujet alors que mon opinion était ores et déjà formée. Une porte qui se refermait, verrouillée.

Et au lieu de cela, je n'en venais qu'à enfoncer un peu le clou en lui faisant remarquer qu'elle n'était pas moche, que je n'avais aucun doute qu'elle trouverait bien quelqu'un. Ce qui n'était pas tant un compliment, mais qui était plus un moyen de changer de sujet alors que je savais déjà que son esprit se focaliserait sur les mots que j'avais prononcé. Ce qui fut bel et bien le cas alors qu'elle ne tardait pas à réagir pour me faire entendre son opinion.« Me voilà maintenant rassurée, Chris Wilson me dit que je ne suis pas moche ! Non mais, tu t’entends parler un peu ?!»  « Je te donne mon opinion c'est tout. Tu n'es pas moche mais après tu n'es pas non plus mon type de fille, donc je vais pas non plus te mentir en te disant que tu es un canon de beauté. Tu préférerai que je te mente ? » Une note de sarcasme alors qu'il était vrai qu'elle n'était pas moche, mais qu'elle n'était pas non plus phénoménale. Ou du moins je ne la voyais pas ainsi bien qu'elle avait gagné en beauté alors qu'à vrai dire elle restait Mini-Miller dans ma tête. « Rappelle-toi je suis pour les blondes ! Et puis mon avis serait pas objectif, pour moi tu es juste Mini-Miller, mignonne certes mais très collante avec ton lapin en peluche. » Une touche de moquerie dans ma voix alors que je tentais plus ou moins de lui expliquer que non, c'était juste difficile de dire qu'elle était magnifique autant qu'il était facile de changer de sujet. « Et de toute manière, qui te dis que personne ne m’a remarquée ? Ce n’est pas comme si tu pouvais réellement le savoir. »  « Et j'en serai très heureux pour toi ! Mais je t'en pris cite moi des noms, fais-toi plaisir chérie! » Et autant qu'elle s'énervait un peu plus, je lui adressai un clin d'oeil comme si j'étais parfaitement détendu. Ayant toujours réussi à les faire s'énerver, bien qu'en vrai je pouvais toujours leur trouver une certaine beauté à les voir sortir les griffes, tant elle que Ailina, que Faust, que Murphy. Bien que sans doute celle qui sortait les plus ses griffes restaient Isaïah. Bien qu'à cet instant Rachel avait tout l'air d'un mini-ouragan. « On dirait toi quand t'étais petite et que tu piquais des crises. Il y a des choses qui changent donc jamais ? » Moqueur alors que je savais que je ne faisais rien pour valoriser mon cas, pour calmer la situation mais à cet instant le moment était juste trop parfait pour que je n'en rajoute pas une couche sans pouvoir m'en empêcher ou retenir des mots de franchir de ma bouche.

Et autant que le sujet pouvait déraper, les questions pouvaient aussi se faire plus sérieuses alors que je me retrouvais quelques instants après à reprendre la parole dès lors que la tempête fut passée. « Bien sûr, comme le fait qu’ils n’enferment pas les gens pour des broutilles. C’est la chose qui me revient constamment en tête. Mais comme dit plus tôt, je crois sincèrement que rien n’arrive pour rien. »  « Tu es vraiment attachée au destin... » A ma différence alors que je pensais que la mort de Robb n'était pas un hasard, mais ma faute. Autant que je pensais comme elle alors que pour autant les règles étaient nécessaires pour permettre une certaine cohérence au sein d'un groupe, pour éviter le pire. Soldat avant tout. « Après, nous envoyer sur Terre, sans même savoir si nous pourrions y survivre … c’est cruel y’a pas photo. [...] Je ne dis pas qu’ils sont parfaits, de tout manière, personne ne l’est, mais je crois sincèrement qu’ils ont agis au meilleur de leurs capacités. »  Hochant la tête sans détailler plus mes pensées alors que j'espérai en soit qu'elle ne me pose pas la question, bien que me connaissant, je savais que je ne lui dirai pas la vérité. « Et toi, qu’est-ce que tu penses des décisions du conseil ? »  « Je suis un soldat, Rachel. Mon travail n'est pas de contester les ordres du conseil ou de réfléchir dessus, juste de les appliquer. En soit on a besoin de loi, on a besoin de ces prises initiatives non pas que toutes sont décrites comme justes par la population. Mais à la fin on est en vie, c'est ce qui importe. » Une réponse qui était celle d'un soldat, qui ne trahissait pas mes pensées. La parfaite image du soldat. Celle que j'avais façonné, que je continuais d'imiter chaque jour après des membres du conseil, des autres personnes de l'odyssée. Un masque. Un masque que j'avais en ce moment avec elle et dont elle ne verrait pas ce qui se trouvait derrière alors que mon ton était sincère, que mon regard n'avait pas flanché une seule fois alors que je la regardais. Juste une scène que j'avais déjà répétée. Une impression de déjà-vu.

« Je te l’avais dit aussi. Tu devrais sérieusement envisager de m’écouter davantage. J’ai souvent raison tu sais. »   J'esquissai un sourire. A vrai dire je doutais que je me mettrais à l'écouter tout de suite, mais en soit c'était bien meilleur que ce que j'avais m'imaginer manger. « Attend il faut encore que je passe la nuit ! » Moqueur. Le crépuscule déjà là. Et cette volonté d'aller dormir alors que l'aube serait là tôt ou tard, qu'il nous faudrait bien dormir. Une première journée qui se terminait. Une seconde journée qui ne tarderait à exister. « D’ailleurs, tu n’as pas envie de me dire vers où on se dirige demain ? »   Ne pouvant m'empêcher de secouer la tête alors que non, elle ne renonçait tout simplement pas. « Non toujours pas, désolé. » Je ne l'étais pas, loin de là alors que je comptais laisser notre destination secrète autant que possible. Y comptant bien. Définitivement. « Alors, ça te dérange toujours de devoir la partager avec moi ? »  « Non, ce sera comme dormir avec un lapin en peluche ou une autre fille... » Moqueur alors que je ne lui laissais pas le temps de me répondre pour me glisser sous la tente. Me débarrassant de mes chaussures avant de m'installer le plus confortablement que possible autant qu'il n'y avait pas de lit de camp, juste le minimum. Un sol un peu dur mais qui ferait l'affaire. M'installant sur le dos, mes bras soutenant sur ma tête alors que je lui jetai un regard. « Est-ce que tu vas juste rester planté là ou ? »

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Sujet: Re: Long time no see [Rachris]
Dim 24 Sep - 7:32


Long time no see
Feat Chris
Parce que forcément je me suis mal pris ? Ça y est, tu t’étais encore mis les pieds dans les plats. Non, pas nécessairement … mais c’est une possibilité. Parfois, tu ne sembles pas réellement réfléchir à la manière dont tu dis les choses et … les gens peuvent mal le prendre. La preuve, toi-même tu venais de faire pareil. Et si Gamora était partie comme il le disait, c’était probablement pour cette raison. Ne t’inquiète pas, je lui donnerai une seconde chance. Après tout, tout le monde mérite d’en avoir. On mérite tous que quelqu’un ne nous considère pas pour les erreurs commises dans le passé, pour qui on était avant. Tu ne pouvais être plus d’accord avec ça. Toi-même, l’étiquette "criminelle" te collait à la peau. Tu le voyais bien aux regards que les quelques Odysséens que tu avais pu croiser t’avaient lancés. Comme si tu avais fait la pire chose qui soit. Comme si tu avais une maladie hautement contagieuse. Tu avais simplement frappé quelqu’un. Tu n’avais tué personne. Mais pourtant, pour certains, c’était comme si c’était le cas. C’était surtout pour cette raison que tu n’allais que très rarement à leur campement. Tu préférais rester avec ceux qui avaient été là depuis le début avec toi. Ceux qui avaient le plus de chance de te comprendre. C’était ces regards que tu avais voulu éviter à la fête de Noël. Eux, et bien sûr, ceux de pitié que te lançaient ceux qui savaient ce que tu avais perdu. Mais même si tu n’avais pas voulu y assister, tu étais tout de même curieuse de savoir ce que tu avais pu y manquer. Un bataille de boule de neige. Le sapin. Le festin D’ailleurs, je tiens à signaler que personne n’est mort d’une intoxication alimentaire. Un sourire illumina ton visage, tantôt amusée et exaspérée par cette réplique. Toi et l’intoxication alimentaire ! J’ai l’impression de n’avoir entendu que ces deux mots sortir de ta bouche durant ces deux derniers jours. Pour un grand gaillard comme lui, il semblait avoir bien peur d’en subir une. Tu sais, cela m’étonne encore que j’ai réussi à passer la nuit ! Non seulement parce que tu avais cuisiné, mais aussi parce que tu as ronflé tout la nuit ! J’ai jamais connu un voisin pareil. Crois-moi, j’ai hâte que ce voyage soit fini pour que je puisses à nouveau dormir tranquillement. La bouche grande ouverte, tu n’arrivais pas à croire ce que tu entendais. Franchement, je suis certaine que tu exagères ! Robb ne s’est jamais plaint de ça. Seulement que je bougeais énormément et que je lui filais des baffes en pleine nuit. À ce souvenir, tu ne pouvais que sourire. Tu te souvenais trop bien de ces moments où il te réveillait en te hurlant après, critiquant le fait que tu l’avais fait à nouveau. Pendant un long moment, il avait cru que tu le faisais exprès, alors que tu ne te rendais compte de rien. Ton regard se perdit dans l’horizon, les souvenirs te revenant comme si cela c’était produit la veille. Je me souviens qu’il se plaignait toujours auprès de maman le lendemain matin et que tout ce qu’elle faisait, c’était rire. Elle trouvait ça drôle alors qu’on se chamaillait. Il m'accusait de le frapper, et moi, qu'il volait toute la couverture. C’était stupide. Mais qu’est-ce que c’était le bon temps aussi ...


Je te donne mon opinion, c’est tout. Tu n’es pas moche, mais après, tu n’es pas non plus mon type de fille, donc je vais pas non plus te mentir en te disant que tu es un canon de beauté. Tu préférerais que je te mente ? Tu fermas les yeux, énervée par la situation. Bien sûr que non, tu sais que je détestes les mensonges. Mais il n’en reste pas moins qu’il y a une manière de dire les choses. Et il ne l’avait pas du tout. Franchement, tu te demandais ce que les filles pouvaient bien lui trouver. Rappelle-toi je suis pour les blondes ! Et puis mon avis serait pas objectif, pour moi, tu es juste Mini-Miller, mignonne, certes, mais très collante avec ton lapin en peluche. Quand ce n’était pas l’intoxication alimentaire, c’était Roger le lapin. Tu sais, pour moi, t’es ce qui se rapproche le plus d’un frère, mais je suis quand même capable de dire que t’es canon. Ton raisonnement ne me convainc pas tellement. Ça t'énervait. Ça, mais aussi le fait qu’il avait tout bonnement prit pour acquis que personne ne s’intéressait à toi à l’heure actuelle. Comment est-ce qu’il pouvait être au courant ? Ce n’était pas comme s’il avait été dans les environs dernièrement. Et lorsque tu lui en fis la remarque, il ne pouvait pas s’empêcher de répliquer quelque chose qui allait t’énerver encore plus. Et j’en serais très heureux pour toi ! Mais je t’en pris, cite moi des noms, fais-toi plaisir chérie ! La manière dont il avait dit ce dernier mot … de manière si condescendante. Il fallait vraiment que tu puises dans tes réserves pour ne pas lui foutre une baffe en pleine figure. Je n’ai pas de nom, mais c’est pas impossible tu sais. Peut-être que quelqu’un me trouve de son goût mais que je ne suis simplement pas au courant. Ce n’est pas comme si tu étais resté suffisamment longtemps au campement pour le savoir. Énervée, tu l’étais, et tu prenais grandement sur toi pour ne pas exploser. Il savait vraiment où appuyer, et c’était ce que tu détestais le plus. On dirait toi quand t’étais petite et que tu piquais des crises. Il y a des choses qui changent donc jamais ? Encore une couche. Il te cherchait vraiment. Apparemment non, et tu n’as pas changé d’un pouce toi non plus. Toujours à agir comme un enfant de cinq ans qui ne comprend pas quand il est temps d’arrêter de dire des conneries.

[…]

Tu es vraiment attachée au destin … Pas "attachée", mais il était vrai que tu aimais croire qu’il existait quelque chose de plus grand que vous. Pas nécessairement un Dieu, ou quelque chose du genre, mais … qui donnait un sens à la vie. Tu le dis comme si c’était une mauvaise chose, mais … je n’ai pas envie de m’encrer à des émotions négatives. Je l’ai fait pendant un moment, mais ça pèse lourd sur les épaules. Je ne veux pas me trimballer un bagage comme ça. Tu étais honnête. Et tu aurais voulu qu’il le soit avec toi lorsqu’il fut son tour de répondre à ta question. Chose qu’il ne fit pas, préférant te dicter un discours répété, automatique. Celui du soldat par excellence. Comme si tu n’arrivais pas à distinguer le changement dans sa voix. Celui qui te mettait la puce à l’oreille. Qui te disait qu’il n’y avait que du vide derrière tout ces mots. Tu te disais qu’il allait probablement être plus honnête avec toi lorsqu’il serait prêt. Mais étrangement, cette fois-ci, tu en doutais.

[…]

Il refusait toujours de te révéler l’endroit où vous vous rendiez. Tu détestais ça. Ne pas savoir. Ta curiosité était loin d’être satisfaite. En autant que tu ne fasses pas en sorte qu’on se perde et qu’on erre dans la forêt pendant des jours avant de se faire manger par des ours … L’idée ne faisait que franchir tes lèvres, et déjà, un frisson parcouru ton échine. Peut-être que tu n’aurais pas dû y penser, car maintenant, tu n’avais que ce scénario en tête. Il te lança une autre moquerie, que tu décidas d’ignorer sagement, le regardant se glisser dans la tente et se débarrasser sans ménagement de ses chaussures. Est-ce que tu vas resté planté là ou … ? Sortant de ta torpeur, tu te dirigeas à ton tour vers la tente, t’engouffrant dans l’ouverture avant de la refermer derrière toi. Il y avait peu de place, mais suffisamment pour deux personnes de votre gabarit. Je t’avertis d’avance, si je te frappes, ce n’est pas de ma faute. Un rire s'échappa de ta gorge, t’imaginant la scène par avance. C’était presque dommage que tu n’en conserve aucun souvenir.


©️ FRIMELDA



Dernière édition par Rachel Gomez le Dim 24 Sep - 18:13, édité 1 fois

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Sujet: Re: Long time no see [Rachris]
Dim 24 Sep - 11:10


«  Non, pas nécessairement … mais c’est une possibilité. Parfois, tu ne sembles pas réellement réfléchir à la manière dont tu dis les choses et … les gens peuvent mal le prendre. » « Qui te dit que je ne le fais pas exprès ? » Après tout ce n'était pas ma faute si la plupart des personnes étaient susceptibles, prenaient tout au premier degré. La plupart des personnes prenaient souvent ce qu'on leur disait mal même si c'était la vérité. Non pas que je ne réfléchissais pas à ce je disais sans arrêt alors que parfois je le faisais exprès. La volonté de les pousser un peu, de les bousculer. La volonté de voir comment ils réagissaient sous le coup de la colère. C'était seulement quand la colère était là, que les masques tombaient souvent réellement, que les masques tombaient, que les expressions de visage changeaient et qu'ils se dévoilaient enfin. J'avais toujours trouvé cela fascinant alors qu'il était si facile d'aborder un masque en temps normal. Il était si facile de sourire même quand tout s'effondrait autour de nous. Il était si facile de dissimuler les pleurs et les bleus sur la peau. Si facile de cacher les blessures mentales et physique. Mais il n'était pas si facile de cacher la personne que l'on était réellement quand la colère prenait le dessus, quand le sang ne faisait qu'un tour dans les veines. J'avais toujours trouvé cela fascinant cette facilité surprenante qu'avait les personnes à réagir sous la colère, à faire tomber les masques. Des mots pouvaient prononcés sous le coup de la colère mais bien souvent les mots dits avaient alors un fond de vérité. Des mots qu'ils auraient pu hésité à prononcer avant. Je m'étais toujours pris facilement à ce jeu. Si facile de mettre mon paternel en colère et de voir le monstre derrière l'homme. Alors Rachel avait sans doute tort de croire que je ne réfléchissais pas aux mots ce que je disais. Je disais pas que je ne réagissais pas toujours, que je posais chaque mot alors que souvent mes réactions étaient impulsives autant que je pouvais le faire exprès pour les provoquer. En rajoutant toujours des couches pour voir jusqu'où ils étaient prêt à aller pour ne pas craquer. Un jeu auquel je me prenais toujours trop rapidement, donc je ne lui parlais pas alors qu'elle ne savait rien de la vérité. Préférant la laisser croire ce qu'elle voulait autant que ma réponse pouvait potentiellement la perturber. Il était toujours plus compliqué de démêler la vérité du faux.

«  Toi et l’intoxication alimentaire ! J’ai l’impression de n’avoir entendu que ces deux mots sortir de ta bouche durant ces deux derniers jours. » Ce qui n'était pas faux alors que tout autant que possible j'en avais rajouté des couches, remettant sans arrêt en doute ses compétences. Ce qui n'était pas forcément l'attitude la plus gentille, non pas que j'y attachais de l'importance alors que je trouvais cela plus amusant de la voir se révolter et défendre ses talents culinaires. Ses talents culinaires qui n'étaient pas les pires du monde alors qu'elle était loin de ne pas savoir cuisiner. Conscient que j'avais plus de chance de l'intoxiquer qu'elle en avait mais comme toujours je préférai m'amuser et tenter de la déstabiliser. Qu'un rappel de ses piques que nous nous envoyons sans arrêt quand nous étions là-haut.«  Franchement, je suis certaine que tu exagères ! Robb ne s’est jamais plaint de ça. Seulement que je bougeais énormément et que je lui filais des baffes en pleine nuit. » «  C'est sûr que c'est tout à fait commun de filer des baffes aux gens en pleine nuit. » Ne pouvant m'empêcher de secouer la tête alors que par moment elle me dépassait complètement. Il n'y avait personne que je devais connaître pour faire cela si ce n'était elle. Elle était unique en son genre, c'était une certitude. « Je me souviens qu’il se plaignait toujours auprès de maman le lendemain matin et que tout ce qu’elle faisait, c’était rire. Elle trouvait ça drôle alors qu’on se chamaillait. Il m'accusait de le frapper, et moi, qu'il volait toute la couverture. C’était stupide. » « Rectification : tu devais lui voler toute la couverture ! » Qu'un rappel de ce qui s'était passé au cours de ces nuits alors que la couverture avait subtilement glissée de son côté à moins que cela n'était l'inverse.« De toute façon les gens se disputent toujours pour rien... » Qu'une vérité à l'arrière-goût doux amer alors que c'était ce qui s'était passé avec la plupart des gens que j'avais connu. Des disputes et un fossé qui s'agrandissait, qui avait mis du temps à se combler. Détournant le regard pour regarder les vagues qui continuaient de s'écraser imperturbablement sur les rochers. « Ce serait bien de pouvoir appuyer sur le bouton pause parfois, de pouvoir arrêter le temps tu ne penses pas ? »

***
Quelques jours plutôt. J-2

« Bien sûr que non, tu sais que je détestes les mensonges. Mais il n’en reste pas moins qu’il y a une manière de dire les choses. » « Et je t'ai dit ce que je pensais. » Son ton qui montait d'un cran alors qu'elle n'appréciait pas la tournure de la conversation ou plutôt ce que je lui avais dit. Autant que j'avais fait exprès de la provoquer un peu plus en en faisant des tonnes, sachant très bien qu'il y avait de très grandes chances de se mettre en colère. Ses cheveux bruns qui volaient derrière ses épaules alors qu'elle reprenait la parole, furieusement. « Tu sais, pour moi, t’es ce qui se rapproche le plus d’un frère, mais je suis quand même capable de dire que t’es canon. Ton raisonnement ne me convainc pas tellement. » Oh non ce que je ne lui avais dit ne lui plaisait tellement pas. Retenant toutefois les mots qu'elle avait prononcé alors qu'elle m'avait décrit comme canon. Des mots qui étaient toujours flatteurs pour mon ego. Mais au lieu de lui rendre la pareille, je n'en venais qu'à me rapprocher un peu d'elle, amusé visiblement. « Pourquoi parce que j'ai juste dit que tu étais mignonne ? » En faisant exprès alors qu'en vérité elle était presque adorable tant elle se mettait en colère. Marchant droit dans le tas, dans la gueule du loup dès lors qu'elle s'énervait un peu plus, se prenant les pieds dans ce piège. Et autant qu'elle s'énervait de plus belle, je n'en venais qu'à lui demander de me citer des noms. N'ayant aucune idée s'il y en aurait ou pas sur cette liste bien que je penchais pour la seconde question, non par pure mesquinerie alors que le but n'était pas de la faire souffrir au départ mais je ne pouvais m'empêcher de jouer un peu plus avec elle. « Je n’ai pas de nom, mais c’est pas impossible tu sais. Peut-être que quelqu’un me trouve de son goût mais que je ne suis simplement pas au courant. Ce n’est pas comme si tu étais resté suffisamment longtemps au campement pour le savoir. » J'hochai des épaules d'un air nonchalant. Touché. Coulé. Ce que je ne montrais pas alors que sa dernière phrase ne m'avait rappelé qu'en effet je m'étais conduit comme une loque pendant de nombreux mots. Une phrase ores et déjà oublié alors que je lui relançais des piques non sans afficher un nouveau masque. Des masques pour ne pas montrer qu'on n'était pas blessé alors qu'autant qu'elle se mettait en colère je ne pouvais que me douter qu'elle aurait voulu que quelqu'un s'intéresse à elle. Ce que j'espérai qui finisse par arriver alors qu'elle méritait en effet d'être heureuse. « Apparemment non, et tu n’as pas changé d’un pouce toi non plus. Toujours à agir comme un enfant de cinq ans qui ne comprend pas quand il est temps d’arrêter de dire des conneries. » Ne pouvant m'empêcher de sourire face à ses mots alors que je savais que je l'avais vexé. Ayant presque un geste qui sortait de l'ordinaire qui rompait avec la violence et la taquinerie de ces piques alors que je m'approchais d'elle pour enrouler mes bras autour d'elle. Déposant un baiser sur son front. Un geste surprenant. Et pourtant cette touche d'affection alors que je voulais en effet qu'elle soit heureuse, qu'elle trouve ce qui la rendrait heureuse. La relâchant l'instant d'après. Lui adressant un regard alors que je reprenais la parole presque trop calmement. « Tu trouveras quelqu'un ne t'inquiète pas. Le bonheur est toujours à portée de main, enfin c'est ce qu'ils disent... » Me remettant en marche l'instant d'après alors que je la laissais à ses pensées.

« Tu le dis comme si c’était une mauvaise chose, mais … je n’ai pas envie de m’encrer à des émotions négatives. Je l’ai fait pendant un moment, mais ça pèse lourd sur les épaules. Je ne veux pas me trimballer un bagage comme ça. » « Je ne sais pas si c'est une mauvaise chose, mais je veux dire tout n'arrive pas par hasard, c'est stupide. Puis... une valise de plus ou de moins qu'est-ce que cela change ?! » En fait cela changeait tout, mais je préférai faire comme si de rien n'était, comme si le poids de la culpabilité n'était pas là. Pourtant elle savait qu'il était là, elle savait que cette culpabilité existait et me bouffait. Elle ne savait juste pas à quel point la culpabilité me bouffait ou pouvait encore me bouffer pas tant pour la mort de Robb que pour diverses raisons. Elle ne savait pas que je continuais de penser qu'aussi ridicule que cette idée soit j'estimais les démons continuaient de rôder tout autour. Mila semblait comprendre ce que je voulais dire par là et j'étais soulagé d'avoir trouver une alliée en elle alors qu'en effet, on avait tous besoin de soutien tôt ou tard. Il fallait juste être prêt à vouloir de ce soutien, à accepter cette aide apportée. J'avais mis du temps à m'accepter. Mais ce n'était pas grave, au moins j'avançais de nouveau. C'était ce qui comptait. Toutefois j'étais heureux de savoir qu'elle n'était pas alourdie par ce poids, qu'elle réussissait à respirer. Elle le méritait. Elle méritait d'être apaisée et ne pas sentir ce  poids sur ses épaules. Elle méritait de sourire. Appréciant qu'un peu plus de la voir sourire et de la voir être elle-même alors qu'il n'y avait sans doute rien de plus beau.

Et autant que la conversation continuait, il était déjà temps d'aller dormir. Pour autant elle ne semblait pas vouloir renoncer, voulant savoir la vérité, voulant savoir où nous allons. Une destination que je ne voulais pas lui révéler bien qu'en soit il n'y avait pas de pure certitude que je ne nous perds pas alors que je ne connaissais pas cette partie du territoire, n'étant jamais été par là. C'était la différence alors qu'elle avait déjà peut-être été par là mais je tenais trop à garder la surprise, et à ma fierté pour lui demander de l'aide avant qu'il ne soit trop tard. Enfin pour le moment j'étais certain que nous étions sur le bon chemin, ne sachant pas jusqu'à quand toutefois. « En autant que tu ne fasses pas en sorte qu’on se perde et qu’on erre dans la forêt pendant des jours avant de se faire manger par des ours ... »« Je pense pas qu'un ours voudrait de toi. Regarde il y aucune viande à manger, juste des os. » Me moquant gentiment d'elle alors que je m'étais approchée pour faire gesticuler ses bras dans l'air, comme pour souligner un peu plus la finesse de sa silhouette. « Et puis ce n'est pas comme si nous étions comestibles, non ? » Des mots qui succédaient au silence alors que j'entrais pas moins sous la tente. Le temps de dormir que pour constater qu'elle restait là immobile à me regarder. « Je t’avertis d’avance, si je te frappes, ce n’est pas de ma faute. »« Si tu me frappes, je te mets dehors, ours ou pas ! » Moqueur alors que je ne comptais pas moins me laisser frapper dans mon sommeil. Lui faisant signe de me rejoindre non sans déplorer la maigre couverture qui ne paraissait pas assez grande pour deux personnes. Non pas qu'il y avait trente-six choix alors que j'étais déjà satisfait d'avoir réussi à obtenir la permission pour cette excursion. Il ne fallait pas trop en demander non plus.« Et je t'interdis définitivement de piquer toute la couverture !! »



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Sujet: Re: Long time no see [Rachris]
Mer 27 Sep - 4:50


Long time no see
Feat Chris
Qui te dit que je ne le fais pas exprès ? Tu devais bien t’avouer que tu n’avais pas réfléchis à cette éventualité … Ça ne t’avais même pas effleuré l’esprit. Faire exprès de vexer les gens ? De toucher là où ça pourrait faire mal ? De voir jusqu’où il pouvait aller pour les faire sortir de leurs gonds ? Tu n’en voyais tout bonnement pas l’intérêt, si ce n’était de se faire des ennemis. Et bien si tu le fais exprès, c’est complètement stupide. Qu’est-ce que ça t’apporte de bon ? Tu ne fais que picosser les gens. Voir jusqu’où il peuvent aller avant de tourner les talons, comme l’a fait Gamora. Franchement ... à quoi bon ? Tu as de la chance que je te connaisse depuis longtemps, parce que sinon, je ne sais pas si je pourrais supporter toutes tes piques comme je le fais. À un moment, tout ce que tu feras, c’est d’éloigner tout le monde. Ce qui n’étais pas totalement faux. Un jour, certaines personnes pourraient en avoir marre, et tout simplement, s’éloigner de lui.

[...]

C’est sûr que c’est tout à fait commun de filer des baffes aux gens en pleine nuit. C’est pas comme si tu le faisais exprès non plus. Tu bougeais énormément, tu ne contrôlais pas tes mouvements. Ton sommeil avait toujours été ainsi. Agité. Faisant souvent cauchemar après cauchemar. Apparemment, quand tu bouges beaucoup, ça l’est. Tu le disais avec un sourire sur les lèvres, moqueuse. Robb était bien la dernière personne que tu aurais voulu frapper. Il t’avait tout donné. Une famille. De l’affection. De la protection. Un refuge … Il avait été si persévérant. Il t’avais considéré comme sa soeur dès l’instant où tu étais arrivée dans sa maison. Il avait partagé sa chambre. Son lit. Ses amis. Il t’avait donné tout ce qu’il pouvait, sans jamais rien demander en retour. Et de toute manière, qu’est-ce que tu aurais pu lui donner ? Tu n’avais rien eu à lui offrir. Tu te sentais égoïste, il n’y avait pas d’autres mots. Tu te sentis soudainement triste. Et s’il avait été plus heureux sans toi ? Si tu n’étais jamais entré dans sa vie ? Peut-être que ça aurait pu tout changer. Ton regard se perdit dans le vide, regardant rien, et tout à la fois. Perdue dans l’abîme de tes pensées, voilà ce que tu étais. Mais Chris t’en sortit, reprenant soudainement la parole. Rectification : tu devais lui voler tout la couverture ! De toute façon, les gens se disputent toujours pour rien … Tu imaginais que c’était vrai … C’était bien ce que vous faisiez de toute manière. Toujours à vous chamailler et à vous lancer des piques. Ce serait bien de pouvoir appuyer sur le bouton pause parfois, de pouvoir arrêter le temps, tu ne penses pas ? Oui. Et non. Personnellement, je préfèrerais le reculer. Et retrouver ainsi, tout ce que tu avais perdu.




Et je t’ai dit ce que je pensais. À tes yeux, son raisonnement n’avait quand même pas de sens. Pourquoi, parce que j’ai juste dit que tu étais mignonne ? Oh non non, tu ne t’en sortiras pas comme ça. Tu as dit, et je cite « Ce n’est pas comme si tu étais moche, alors tu trouveras le bon tôt ou tard » Lançant cette dernière phrase avec une voix plus grave, imitant celle de ton compagnon. Tu as rajouté le mot « mignonne » bien plus tard, et sans doute par obligation parce que tu as bien vu que tu t’étais mis les pieds dans les plats. Et de toute manière, « mignonne » c’est ce qu’on dit d’une gamine, dit-moi où est le compliment là-dedans. Peut-être que pour certaines, ça pouvait en être un, mais pas pour toi. Tu n’avais plus dix ans, tu en avais vingt-six, et tu voulais être considérée comme tel. Tu te sentais bouillir. Plus ça allait, plus tu avais envie d’exploser une bonne fois pour toute. Tu n’avais pas d'autre échappatoire. Sinon, comme relâcher toute cette pression qui ne faisait qu’augmenter ? Tes poings se serraient. Tes ongles s’enfonçaient dans les paumes de tes mains. Il le faisait exprès, tu le savais, mais c’était ce qui ne faisait que t’énerver d’avantage. Le fait qu’il poussait toujours plus loin. Qu’il s’amusait à te regarder t’énerver. Puis, il commença à s’approcher de toi, et tu te demandais ce qu’il avait derrière la tête. Qu’est-ce qu’il allait faire encore ? Tu eus un mouvement de recul, faisant un pas en arrière. Mais il continua, jusqu’à ce ses bras s’enroulent autour de toi et qu’il dépose un baiser sur ton front. Un geste qui était tout, sauf ordinaire, spécialement venant de Chris. Tu te demandais presque si c’était toujours la même personne qui se trouvait devant toi. Mais toute la colère que tu avais pu ressentir avait soudainement disparue. Comme si ce simple geste avait eu le pouvoir de t’apaiser. Toutefois, celui-ci fut court, rompant le contact aussi subitement qu’il était apparu. Tu trouveras quelqu’un ne t’inquiète pas. Le bonheur est toujours à portée de main, enfin, c’est ce qu’ils disent. Il se remit ensuite en marche, mais toi, tu restas derrière, toujours décontenancée par ce qu’il venait d’arriver. Tu mis quelques secondes avant de te décider à continuer ton chemin, la rattrapant rapidement. C’est pas du tout quelque chose qui m’inquiète. Quand je trouverai le bon, je le saurai.


[…]


Je ne sais pas si c’est une mauvais chose, mais je veux dire, tout n’arrive pas par hasard, c’est stupide. Puis … une valise de plus ou de moins, qu’est-ce que ça change ?! Il rigolait là ? Tu l’espérais. Ça change tout Chris. Comment tu peux dire ça ? Tu pris quelques secondes pour trouver les bons mots. Ceux qui décriraient le mieux ce que tu avais vécu. Ce que tu vivais encore même. Au départ, on trouve que ce n’est pas si lourd que ça. On se dit qu’on est fort, qu’on peut supporter son poids. C’était ce qui t’était arrivé lorsque tu avais enfin décidé de sortir de ta tente. Lorsque tu avais repris tes activités normales, et plus même. Tu te disais que si tu travaillais, tu n’y réfléchirais pas. Que toute la peine, elle allait disparaître si tu la cachait dans un coin. Mais à un moment, elle devient plus lourde. Parce que plus tu la portes, plus tu la sens. Parce qu’au fond, elle est toujours là. Même si la peine n’est pas aux premiers plans. Elle est là. Tout au fond. Et elle attends patiemment de pouvoir revenir dans la lumière. Puis finalement, elle est tellement lourde, que tu t’écroules. Parce que tu l’as portée pendant tout ce temps cette valise et que tes jambes, tes bras, n’en peuvent plus d’avoir son poids à transporter. Parce que tu avais beau travailler. Ne plus y penser. La peine te revenait toujours. Quand tu étais seule. Quand tu étais vulnérable. Quand tu étais comme une proie qui attendait de se faire avaler tout rond. Je sais de quoi je parles, et je crois qu’au fond, tu le sais aussi, mais tu ne veux simplement pas le dire, ou l’admettre à haute voix.


[…]


Je pense pas qu’un ours voudrait de toi. Regarde, il y a aucune viande à manger, juste des os. Oh bah tu me rassures dans ce cas. Pendant qu’il sera occupé à manger toute ta viande, je pourrai m’enfuir en courant. Tu le narguais, mais au fond, tu savais très bien que tu ne t’enfuirais pas. En fait, tu croyais que c’était la dernière chose à faire, puisque l’ours allait forcément te rattraper.  

Une fois dans la tente, il ne pu évidemment pas s’empêcher de répondre au fait que tu pourrais éventuellement le frapper dans ton sommeil. Si tu me frappes, je te mets dehors, ours ou pas ! Tu riais en entendant ces mots. Arrête, je sais très bien que tu n’oserais jamais. Tu le rejoignis donc dans la tente, te plaçant à ses côtés. Il te montra la couverture que vous aviez à votre disposition, et bien que celle-ci n’était pas grande, tu n’en demeurais pas moins convaincue qu’elle allait être suffisante pour vous deux. Je t’interdis définitivement de piquer toute la couverture !! On aurait pu croire un enfant qui ne voulait pas qu’on touche à ses jouets. De tout manière, comme tu l’as si bien dit, je n’ai que des os, donc c’est pas comme si je prenais énormément de place. Sur ces mots, tu te glissas dessous, avant de t’allonger sur le sol. La terre inégale et bosselée te rappelait votre arrivée, lorsque vous n’aviez pas grand chose et que vous dormiez à la belle étoile. Qu’est-ce que ça pouvait être inconfortable … mais bon pour ce voyage, tu pouvais bien passer outre. Bon alors bonne nuit ! Tu étais installée sur le dos. Tu n’étais pas du tout confortable. Tu restas ainsi pendant plusieurs minutes, les yeux fermés, essayant de trouver le sommeil. Mais ça n’allait pas. Peut-être que si tu te plaçais de côté, ça allait être mieux ? Tu te disais que ça ne coûtait rien d’essayer, te tournant donc vers la gauche, plaçant tes mains sous ta tête pour en faire un appuis. Ça allait … même si ce n’était clairement pas ce qu’il y avait de mieux. Mais tu remarquas aussitôt que quelque chose clochait, ouvrant tes yeux et tombant droit sur le regard de Chris qui t’observait. C'est la nouvelle mode de dormir les yeux ouverts ? T'es super flippant.

©️ FRIMELDA


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Sujet: Re: Long time no see [Rachris]

 

Long time no see [Rachris]

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