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˜˜˜˜˜˜Long time no see [Rachris]
maybe life should be about more than just surviving

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01/11/2015 Glacy 1452 Brett Dalton murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 76
- Whatever it takes -


Sujet: Long time no see [Rachris]
Jeu 31 Aoû - 17:13



Les yeux écarquillés. Le spectacle était juste à couper le souffle. Il n'y avait pas d'autre mot pour décrire l'étendue d'eau qui se trouvait devant nous. Les vagues qui s'écrasaient contre les rocs. L'écume projetée. Le cri des mouettes se répercutant. Les teintes qui se mélangeaient alors que les couleurs n'étaient que plus attrayantes. Un horizon qui s'étendait à perte de vue sans penser pouvoir en voir la fin. Si près pourtant. Le paysage était magnifique. Et sans doute que s'il n'y avait pas les rochers en-dessous, s'il n'y avait pas ce pic, j'aurai déjà été tenté de sauter dans l'eau. Une chute libre, mais sans doute autant mortelle alors que mon corps s'écraserait contre les rocs. Détournant mon regard de la mer, de l'océan pour jeter un coup d'oeil à la personne qui se trouvait à mes côtés. Mon regard posé sur elle alors que je ne pouvais voir qu'elle aussi était hypnotisée par le paysage. Ses cheveux bruns retombant sur ses épaules. Ma voix qui résonnait face à la mer immaculée. « C'est magnifique tu ne trouves pas ? »

***

Quelques jours plutôt. J-2

La véritable histoire n'avait pas commencé auprès de la mer, sur les rebords des falaises, non loin du campement des 100. Le véritable périple avait commencé des jours plutôt quand je m'étais enfin décidé à aller affronter une personne que j'avais tout fait pour l'éviter. J'avais tout fait pour l'éviter. A vrai dire j'avais rompu ma promesse en l'évitant, en décidant de rester loin d'elle. Sans doute que s'il aurait été là, il m'aurait hurlé dessus et le fossé ne se serait agrandi que de plus belle. Un fossé que nous avions réussi qu'à vaincre qu'avant qu'il ne meure. Ce que je regrettais. Les remords là autant que cette colère. Une colère qui n'était pas tant dirigée contre le monde que contre moi alors que je savais que si je n'avais pas été si borné comme lui, on aurait eu plus de temps. Mais le temps avait filé et il m'avait sauvé la vie. Autant que petit à petit, je réussissais à sourire, je réussissais à sortir de ma bulle, il n'en restait pas moins que penser à lui était toujours aussi difficile. Et difficile il l'était alors qu'il était mort à cause de moi. A vrai dire je tentais de laisser aller cette idée, tentant d'accepter aussi l'idée que cela aurait pu être quelqu'un d'autre, que c'était le coup du destin, je continuais pas moins de m'en vouloir. M'en voulant de ne pas avoir réagi plutôt, de ne pas avoir été le voir plutôt avant que cela n'arrive. Il m'a sauvé la vie en se jetant devant les griffes du loup et pourtant je n'en n'étais que venu à trahir sa mémoire en m’abattant sur moi-même, en m'enfermant dans ma bulle. Il aurait sans doute préféré que je profite de la vie comme avant que je devienne cet homme. Il aurait sans doute préféré que je tienne parole. Ce que je n'avais pas fait. Ce dont je m'en voulais pour. Mais autant que je reprenais pied, je savais que je pouvais encore y arriver, que je pouvais encore tenir mes promesses. Ce que je m'apprêtais à faire ou du moins à tenir parole à propos d'un serment qui me tenait à coeur.

Si j'avais réussi à l'éviter, j'avais autant réussi à la contacter profitant que les uns allaient à son campement. Un campement qui était bien moins éloigné désormais que des vestiges de l'odyssée. Un rapprochement qui avait été favorisé par notre installation près des entrées de l'ancien métro. Une ville en ruine qui continuait de prendre forme avec bien plus d'attention. Une ville qui évoluait au mesure de nos avancées. Une ville qui certes aurait pu être terrifiante à la tombée de la nuit, et cela d'autant plus alors que le spectacle pouvait donner des frissons à plus d'un parmi les ruines. Mais j'apprécier d'autant plus de voir la beauté du campement et des ruines qui se trouvaient là. Un décor dans lequel des hommes avaient évolué, nos ancêtres avaient évolué bien avant que nous ayons été dans l'espace. Des fragments d'histoire qui me fascinaient toujours autant, tout comme les paysages ou la terre elle-même. Et alors que je traversais les étendues de forêt qui me séparaient du lieu où je lui avais donné rendez-vous, je ne pouvais m'empêcher de penser au message que je lui avais envoyé. Encore fasciné par les avancées que le campement avait fait alors qu'il était désormais possible d'écrire du message sur du réel papier. Certes le papier même encore là avait un effet brouillon voir même grossier à l'aspect de carton, mais c'était déjà cela. C'était même beaucoup autant que les progrès qui étaient faits au niveau des cultures, de la construction ou de l'énergie alors que je savais que les informaticiens continuaient de travailler pour tenter de fabriquer une éolienne. Mais même les petits miracles semblaient exister alors que je me rappelais avoir attrapé un morceau de charbon pour graver les mots sur le papier.

« Hey mini-Miller.
Je sais que cela fait longtemps, mais je compte me rattraper. Rejoins-moi au niveau de la clairière dans deux jours à compter de la pleine lune, à mi-chemin de nos campements, je t'apporte une surprise.
Chris. »


C'était maladroit mais c'était tout ce que j'avais trouvé de mieux à lui écrire. Jamais très doué pour cela alors que j'avais toujours trouvé plus facile de lui parler en face. Non pas que je ne me posais pas des questions alors que je m'inquiétais de la réaction qu'elle pourrait avoir. M'inquiétant non seulement à propos de ce détail mais aussi du fait que le message ne lui parvienne pas à destination, ou qu'elle décide même de le déchirer en mille morceaux. C'était une éventualité tout autant. Me rappelant encore  ces instants où elle me criait dessus alors qu'elle semblait haute comme trois pommes. Des souvenirs qui remontaient à loin. Pas moins conscient qu'il y avait des risques qu'elle soit en colère contre moi, qu'elle ne veuille pas me voir. Il y avait beaucoup de scénarios possibles autant qu'elle ne vienne pas, qu'elle ne reçoive pas le message, qu'elle rate le rendez-vous et que je reste dans la clairière à l'attendre pendant des jours sans qu'elle vienne. Une éventualité. Mais j'étais prêt à tenter le coup. L'espoir tout autant que ma surprise soit à la hauteur alors que j'apportais avec moi dans mon sac à dos un peu toute sorte de légumes et plantes. Tout ce que j'avais pu mettre dans mon sac dans la mesure du raisonnable. Il y avait dedans des pommes de terre, des carotte, oignons, haricots et des plantes aromatiques. A vrai dire, j'avais l'impression d'être chargé comme un mulet mais si je devais porter quelques kilos en plus pour me rattraper alors j'avais su dès le début que je le ferai. Ce que j'avais fait alors que je m'étais préparé à l'avance, prévenant autant mes supérieurs comme le voulait. La nécessité de suivre les ordres autant que celle d'aller la voir. Déterminé à le faire, voulant accomplir ma promesse.

Il m'avait demandé de la protéger, ores je ne l'avais pas fait. A vrai dire, j'étais alors incapable de prendre soin de moi-même alors d'elle. Me rappelant encore les souvenirs flous que j'avais, me rappelant encore ces cris et ses tentatives d'obtenir des réponses qui étaient vides de sens. Je n'étais pas prêt à parler, je n'avais pas  été prêt si ce n'était au bout de mois. Pour autant cela ne voulait pas dire que je pouvais juste me contenter de l'éviter. Me décidant finalement d'arrêter de le faire alors que je m'étais préparé à l'embarquer dans un petit périple. Un petit périple pour lequel je m'étais renseigné, mémorisant tout autant les tracés des cartes. Je savais que le phare était trop loin mais en allant au-delà de leur campement, la mer était là tout autant. Un périple de quelques jours ou l'espoir que l'on puisse parler sans personne autour, qu'on puisse retrouver un contact brisé. Autant la nécessité de m'assurer qu'elle allait bien. Autant honteux alors que j'avais fui sans chercher à savoir comment elle allait après sa mort. Autant honteux de ma propre réaction. Légèrement inquiet à l'idée de la voir alors que pour une fois je n'avais aucune idée de comment elle allait, n'ayant aucune idée de ce qu'elle était devenue. Un sentiment pourtant familier à celui que j'avais ressenti alors que j'apprenais qu'ils étaient envoyés sur Terre sans aucune chance de retour avec la possibilité de mourir. Elle, Lina, et Robb. Aucun retour en arrière et une chute que j'avais cru mortel. Ne pouvant cesser de réfléchir tant à ce qui allait se passer qu'au mouvement rebelle. De nombreuses incertitudes. Pour autant le temps que j'avais me permettait de réfléchir, de revoir mes plans, de refaire autant un point dans ma tête. Si facile de se perdre.

M'arrêtant finalement alors que je reprenais mon souffle. Une inspiration puis un autre. Je n'étais pas sûr qu'elle soit là ou qu'elle viendrait mais j'étais prêt à attendre. Ayant voyagé surtout de jour autant que je continuais jusqu'à ce que le crépuscule ne soit trop tombé, jugeant trop difficile de voyager de nuit alors que je ne connaissais pas le terrain. Préférant prendre mon temps alors que je n'étais pas particulièrement pressé. Appréciant autant de pouvoir profiter de la nature et des paysages qui se dessinaient au coeur de l'été. Pouvant encore profiter de la belle saison bien que je pouvais autant constater que la chaleur se faisait sentir particulièrement à certaines heures de la journée, me poussant à voyager plus lentement. Ce que je faisais autant prudent et méfiant alors que je pouvais encore me rappeler l'avertissement d'Arméthyse, la native de la tribu rahjak qui m'avait dit de faire attention aux siens. Méfiant alors qu'il y avait toujours un potentiel risque de se faire attaquer alors que chaque natif n'était pas pour autant du côté de ceux venus du ciel. Il n'y avait pas de certitude. Ne pouvant m'empêcher d'être prudent alors que je m'installais. Posant mon attirail sur le sol à l'ombre d'un arbre autant que je jetai un coup d'oeil aux alentours non sans remarquer aussitôt des mûres un peu plus loin. Manquant de me jeter dessus, prenant soin d'en récolter plusieurs non sans en enfiler plusieurs dans ma bouche. Mon estomac bien plus satisfait sur ce coup. M'essuyant le contour de la bouche alors qu'une traînée de jus violet avait été laissé sur ma peau non sans continuer cette cueillette. Certes ce n'était pas mon rôle principal alors que j'étais avant tout un garde mais je n'avais jamais eu de problèmes à me salir les mains ou à participer aux tâches collectives. Ce qui paraissait un tant soit ordinaire autant que de participer à la reconstruction du nouveau campement parmi les ruines. Une nécessité. Une contribution de groupe. Des travaux qui continuaient de se dérouler avant que l'hiver ne surgisse de nouveau et que les températures chutent amplement. Faisant un tas des mûres dans l'herbe avant de finir par m'installer à l'ombre des arbres. Je n'avais aucune idée de combien de temps je devrais l'attendre à vrai dire.

Et finalement un point fini par se dessiner entre les ombres. Portant mes mains en visière alors que je me relevais aussitôt pour observer la silhouette qui surgissait d'entre les arbres. La silhouette d'une jeune femme. Des cheveux bruns. La reconnaissant aussitôt. C'était elle. Elle était là. Elle était venue. Comme un poids qui s'ôtait de mes épaules alors qu'en effet, elle était venue à mon plus grand soulagement. Faisant un pas dans sa direction alors que je n'étais pas encore tout à fait certain qu'elle n'était pas une illusion, le soleil dansant autour. M'approchant un peu plus que pour me rendre compte que non ce n'était pas une illusion mais bien elle. « Hey. Longtemps non vu. » Et sans doute pour la première fois aussi, je ne savais pas trop comment réagir en sa présence alors que je me détournais aussitôt pour m'emparer de mon sac et sortir les produits que je lui avais ramené. « Je n'étais pas sûr que tu viendrais mais j'ai pris un peu de tout quand même... »

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Sujet: Re: Long time no see [Rachris]
Ven 1 Sep - 7:03


Long time no see
Feat Chris
Le vent s’infiltrait dans tes cheveux comme des doigts caressant ton cuir chevelu. L’air ramenait vers toi des effluves d’eau salée, chatouillant tes narines de son odeur marine caractéristique. Tu avais fermé tes yeux, t’imprégnant du son des vagues qui se brisaient sur les rochers. Des mouettes qui s’époumonaient au-dessus de vos têtes. Tu sentais les rayons du soleil qui réchauffaient ta peau au fur et à mesure que la brise la rafraîchissait. Lorsque tu avais reposé tes prunelles sur l’horizon, tu n’arrivais pas à croire comment la Terre était ravissante ... et vaste. L’océan semblait s’étendre à l’infini. Sans rien pour l’arrêter. Si serein. Tu aurais pu y rester jusqu’à la fin de tes jours. À admirer la vue. À te perdre dans tes pensées. Tu aurais presque pu en oublier ton compagnon qui se tenait à quelques centimètres de toi. Celui-là même qui t’avais embarqué dans ce voyage inattendu. « C’est magnifique, tu ne trouves pas ? » À ces mots, tu l’avais regardé et lui avais offert ton plus beau sourire. « C’est plus que ça c’est …» Tu cherchais le bon vocabulaire, tant c'était merveilleux. Tant tu étais émerveillée. « C’est grandiose ! »


Hey mini-Miller,
Je sais que ça fait longtemps, mais je compte me rattraper. Rejoins-moi au niveau de la clairière dans deux jours à compté de la pleine lune, à mi-chemin de nos campements. Je t’apportes une surprise.
Chris


Le papier gisait entre tes mains tendit que des larmes coulaient sur tes joues. Tant de temps tu avais attendu pour avoir de ses nouvelles. Pour avoir un quelconque signe de vie. Tu n’étais pas dupe. Tu savais qu’il t’avait ignorée depuis la mort de Robb. Qu'il s'était évertué à bâtir un mur entre vous deux. Et ça t’avait fait mal. C’était comme si tu avais perdu … non pas une … mais deux personnes cette journée-là. Comme si ton passé revenait à la charge … Ça te ramenait irrémédiablement dans un coin noir que tu voulais oublier. Que tu tentais tant bien que mal de repousser. À chaque seconde. À chaque minute. Et ce, à tous les jours qui passaient sans lui à tes côtés. Tes doigts frôlaient son écriture, relisant chaque mot. Encore et encore et encore. Comme si ton cerveau n’arrivait pas à enregistrer les informations. Il te donnait rendez-vous. Mais pour quelle raison ? Pourquoi ne pas tout simplement venir te voir au campement ? Pourquoi t’avoir laissé cette note dans le plus grand des secrets ? Tant de questions auxquelles il ne pouvait répondre. Tant de questions qui allaient rester en suspens jusqu’à ce que tu puisses poser tes yeux sur lui.

Pour dire vrai, tu ne savais même pas si tu devais y aller. Tu voulais le voir. Mais en même temps, tu étais si énervée contre lui que tu ne savais pas si tu serais en mesure de le regarder sans lui en foutre une en plein visage. Après tout, il t’avait blessée. Abandonnée. Et ce, au moment où tu avais eu le plus besoin de lui. Tu avais le droit d'être en colère. Et tu ne savais pas si tu pourrais un jour le lui pardonner.

[…]

Ton sac était prêt. Il te narguait, attendant que tu fasses ton choix. Que tu te décides enfin. Partir ? Rester ? Rester ? Partir ? Ton esprit était confus. Tu te disais que c’était à son tour de t’attendre. D’espérer que tu daignes le voir. Lui parler. Comme toi tu l’avais fait à d’innombrables reprises. Il ne méritait pas que ce soit aussi facile. Mais … juste le fait de l’imaginer à t’attendre. Dans la forêt. Avec la perspective de te voir apparaître à chaque instant. Ça avait suffit pour te décider. Sans plus de cérémonie, tu avais lancé ton sac sur ton épaule et avait pris la route.

[...]

Tu étais en retard. Le soleil disparaissait à vue d’oeil. Laissant dans son sillage des ombres menaçantes et un thermomètre qui baissait à vive allure. Mais tu n’avais pas le temps de t’arrêter. Il fallait que tu continue si tu voulais arriver à votre point de rendez-vous. Tu t’étais donc mise à courir. Sillonnant ces chemins que tu avais l’habitude d’emprunter avec une aise qui aurait pu être méconnaissable aux yeux de celui qui t’attendais - et qui t'avais connue plus maladroite. Rapidement, ta gorge devint irritée. Se serrant de plus en plus alors que tes poumons semblaient être en pleine combustion.

Plus que quelques minutes. Quelques secondes.
Tu ne pouvais pas abandonner maintenant. Pas alors que tu avais parcourus tout ce chemin pour le voir.

Puis il fut là. À quelques mètres à peine. Tu t’étais arrêtée net, prenant quelques instants pour reprendre ton souffle. Pour laisser ton visage reprendre une couleur à peu près normale. Il portait ses mains en visière, semblant incertain à l’idée que ce soit toi et tu laissas tes pieds prendre le contrôle. L'un devant l'autre, ils se mirent en marche, entamant la distance qui vous séparait.

Pendant ce temps, tu te demandais comment réagir. Devais-tu laisser la colère avoir raison de toi ? Laisser les larmes t’envahir tandis que tu essayais de les refouler ? Ou laisser la joie te submerger alors qu’un sourire commençait déjà à se dessiner sur tes lèvres ?

Plus que quelques mètres. Quelques centimètres. Et vous êtes face à face.

« Hey, longtemps non vu. » Après tout ce temps, c’était tout ce qu’il avait trouvé à te dire ? Tu ne savais pas à quoi t'attendre pour vos retrouvailles, mais cette phrase n'en faisait définitivement pas parti. Tu le laissa ensuite s'éloigner quelque peu, agrippant son sac échoué non loin de votre position avant de l'ouvrir pour en dévoiler le contenu. « Je n’étais pas sûr que tu viendrais, mais j’ai pris un peu de tout quand même … » Tu pouvais y voir des pommes de terre, des carottes et des plantes de toutes sortes. Ça irait à merveille avec les champignons et la viande de gibier que tu avais apportée. Ce serait suffisant pour vous concocter un bon petit plat qui vous redonnerait de l'énergie. Ça aurait pu suffire pour te rendre heureuse. De la bonne nourriture. De la bonne compagnie. Si ça avait été en d'autres circonstances ... Tu le voyais hésitant. Ne sachant pas comment réagir en ta présence. Mais qu’est-ce qui vous était arrivé ? Tu aurais voulu que tout soit comme avant. Qu’il se moque de toi pour être arrivé en retard. Pourquoi avait-il fallu que ça change ? Pourquoi avait-il fallu que la vie s’acharne sur vous ? Des larmes se mirent à couler sur tes joues sans que tu ne puisses les en empêcher et tu détournas aussitôt le regard, essuyant les traînées d’eau salée d’un revers de main. Tu ne voulais pas lui miner le moral. Pas alors qu’il faisait des efforts pour recoller les morceaux. « T ... tu devrais aller chercher du bois p … pour le feu. Pendant ce temps … je vais rass … rassembler nos ingrédients et voir ce que je p … peux faire. » Ta voix sautait à mesure que les sanglots menaçaient d’avoir raison de toi, mais tu faisais comme si rien n’était. Comme s’il n’allait rien remarquer. S'il s'éloignait, tu pourrais peut-être avoir suffisamment de temps pour retrouver une certaine dignité.

Mais ton âme, elle, lui criait dans le plus grand des silence de rester.
© FRIMELDA



Dernière édition par Rachel Gomez le Dim 10 Sep - 4:22, édité 5 fois

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01/11/2015 Glacy 1452 Brett Dalton murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 76
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Sujet: Re: Long time no see [Rachris]
Ven 1 Sep - 9:45


Mon regard posé sur elle alors que j'étais aux premières loges pour voir les expressions de son visage changeaient et se transformaient. « C’est plus que ça c’est …» Un sourire qui s'étirait sur son visage alors qu'elle reprenait la parole. « C’est grandiose ! » J'hochai la tête non sans sourire avant de reporter mon attention devant moi. C'était la vérité alors que le paysage était à coupler le souffle et réellement somptueux. Mon regard qui se perdait à l'horizon alors que j'observais les vagues venir et se retirer, s'écrasant contre les rochers en contre-bas. Que ce soit au phare situé non loin des vestiges de l'odyssée ou ici en haut des falaises, le spectacle restait le même. Absorbé par cette soudaine contemplation alors que je savais qu'ores et déjà ces images resteraient gravées dans ma mémoire. Un lieu qui au-delà d'en jetait avait un aspect apaisant. C'était sûr ce n'était rien à comparaison de la vision qui s'était offerte à nous de l'espace. C'était différent. Complètement différent. Sans pour autant que je ne puisse détacher mon regard de la mer, comme hypnotisé. Hypnotisé par la beauté des paysages qui se dessinaient sur terre autant que je n'avais pu que me rendre compte de la cruauté de ce monde. Un frisson qui remontait le long de mon échine que je chassais avant de reporter mon attention une brève seconde sur Rachel. « Je suis content que tu sois là Mini-Miller. » Un ton affectueux, presque bourru. C'était la vérité alors qu'en effet, j'étais content qu'elle ait accepté ma proposition, qu'au-delà de cela qu'elle soit venue. Ce dont je n'avais jamais été sûr qu'elle ferait alors que je l'avais réellement abandonné, la laissant derrière moi au moment où nous avions sans doute besoin l'un de l'autre. Conscient que tout autant que cela ne servirait à rien de se retourner le passé encore et encore alors que pour une fois, je me sentais réellement bien. L'esprit apaisé. Un sentiment de sérénité que je n'avais pas ressenti depuis longtemps, pas depuis ce jour de froideur où Robb avait sacrifié sa vie pour moi. « Il a laissé un vide derrière-lui...» Un trou qui ne pourrait pas être comblé autant que c'était à nous de décider si l'on voulait avancer. Ce que j'étais prêt à faire, m'en rendant chaque jour. Mais une chose était certaine alors qu'autant que je pouvais avancer, autant que la douleur pouvait disparaître petit à petit, il restait.

***

Quelques jours plutôt. J-2

Cela faisait longtemps que je ne l'avais pas vu, tellement longtemps. Les mois nous avaient avalés. Le temps avait filé, laissant derrière-lui des ombres. Difficile de ne pas l'observer alors qu'elle s'approchait un peu plus sans me faire la remarque qu'elle avait changé. Mais changé, je l'avais été aussi alors que sa mort m'avait transformé. Pas forcément en bien alors que je n'avais sans doute pas évolué de la manière auquel il se serait attendu, alors que je m'étais littéralement noyé. Je n'avais pas su résister à l'assaut des vagues, j'avais abandonné le combat et je m'étais laissé couler à pic. Préférant fuir que combattre et affronter la vérité, surmonter sa mort. J'avais fini par accepté ce qui s'était passé mais il m'avait fallu du temps, et il était certain que le chemin m'avait paru bien long. Pouvant encore surpris face à cette impression qu'il restait facile de se détourner pour les autres alors même qu'on avait besoin d'eux en silence autant qu'on les repoussait. Une vérité qui s'appliquait autant à moi alors que je lui avais bel et bien tourné le dos. Incapable d'affronter son regard et de voir la colère se dessiner sur ses traits alors que j'aurai du être mort à la place de Robb. Ne pouvant que me demander ce qu'elle avait subi elle, alors qu'il était certain que les démons l'avaient pris autant d'assaut qu'ils m'avaient pris d'assaut. Devant sans doute une partie de mon salut à Chiraz, alors qu'autant qu'elle ressemblait à Ailina, je pouvais qu'apprécier davantage sa présence et son regard qui ne me jugeait pas. Et être jugé, j'avais le sentiment que je le serai alors que je me trouvais en face d'elle. Ne réussissant même pas à soutenir son regard ou à entamer une conversation qui aurait plus de sens alors qu'au-delà de cela, j'en venais qu'à me détourner aussitôt d'elle. M'approchant de mon sac pour sortir les produits des cultures que j'avais ramené pour elle, en faisant une surprise. Une tentative de m'amender ou de me racheter, pensant que cela pourrait lui faire plaisir. Une tentative bien maladroite alors que je ne réussissais tout simplement pas à la regarder en face. Ayant l'impression que son regard allait me juger, qu'elle ne tarderait à me crier dessus. Et les mots blessaient, j'en avais conscience autant que je faisais tout pour faire croire aux autres qu'ils ne m'impactaient pas. Ce qui était faux. Ne la regardant pas alors que je me contentais de poser les légumes, plantes aromatiques sur le sol comme si de rien n'était.

Et autant que je tentais de m’injurier de ne pas la regarder, je n'en vins qu'à me laisser aller. L'espace d'une seconde pendant laquelle mon regard se détournait des plantes posées devant moi pour se poser sur elle. Lorsque que j'avais réfléchi à ce qui pourrait se passer, au comment du pourquoi elle réagirait en ma présence, j'avais surtout imaginé qu'elle serait en colère. Mais elle n'était pas en colère. Au contraire la scène que je vis me bouleversa un peu plus. Son regard qui s'était détourné, ne pouvant toutefois que la voir essuyer des larmes qui avaient coulées le long de ses joues d'un geste rageur. « T ... tu devrais aller chercher du bois p … pour le feu. Pendant ce temps … je vais rass … rassembler nos ingrédients et voir ce que je p … peux faire. » Sa voix qui montait dans le aigüe alors que sa dernière phrase se brisait. Conscient qu'elle était à deux doigts de craquer. Hésitant l'espace d'une seconde. Si facile de prendre la fuite de nouveau, de la laisser retrouver sa dignité, de tentait de faire comme si nous étions deux étrangers. L'impression qui était donnée. Pourtant nous n'étions pas des étrangers loin de là. Ne pouvant que me rappeler les multiples fois où elle s'était immiscée dans notre bande, à finir entre nos pattes alors que je grommelais tout en répétant à Robb qu'elle n'avait rien à faire ici, qu'elle était trop petite. Pourtant elle n'avait pas cédé alors qu'elle s'immisçait toujours, parfois sans dire un mot, nous suivant comme une ombre avant petit à petit de prendre la parole et de réagir face aux attaques. Des souvenirs lointains qui ne déformaient toutefois pas la vérité alors que nous n'étions pas des étrangers. Et il m'avait demandé de prendre soin d'elle. Certes, je ne l'avais pas fait, j'avais échoué mais je ne comptais pas m'enfuir de nouveau. Pas cette fois.

Alors je rompais la distance qui nous séparait pour envelopper mes bras autour d'elle. Mes doigts qui glissaient dans ses cheveux bruns qui avaient encore poussés. Un geste affectueux alors que je la serrai contre moi, lui donnant autant l’occasion de pleurer de tout son soûl si elle le voulait. « Je suis désolé de pas être venu plutôt. » La vérité. Passant sous silence ce que j'étais devenu, préférant reporter mon attention sur elle. « Cela n'arrivera plus. » Une promesse que je tentais de faire ou uniquement celle que je tentais de remplir alors que je lui avais promis que je veillerai sur elle. Ne comptant pas faillir de nouveau. La tenant encore contre moi l'espace d'une seconde avant de rompre sans doute trop rapidement le contact. Je n'avais jamais été très doué pour les contacts proches. Je ne l'étais toujours pas à vrai dire alors que si je pouvais éviter les câlins, je les évitais. Même avec elle alors qu'en général l'étreinte ne durait que l'espace d'un instant. Autant conscient qu'elle en avait besoin. Me raclant la gorge alors que je tentais de briser la glace. « Je te préviens je t'ai pas ramené ton doudou. » Une note de moquerie alors que je tentais maladroitement de passer outre cette atmosphère tendue.

Nullement certain qu'elle n'allait pas se jeter sur moi ou me criait dessus ou s’effondrait de nouveau. Il n'y avait pas de choses dont j'étais certain mais je pouvais toujours tenter de dévier les sujets et espérai qu'elle ne soit pas trop en colère. Cela je pouvais tenter de le faire. « Et tu peux déjà oublier ton idée de faire un feu mini-Miller ou même de dormir alors que le soleil est encore haut dans le ciel. » C'était le cas alors que je pouvais sentir la brûlure de ses rayons, pouvant en effet sentir la chaleur qui avait fait couler une goutte de sueur le long de mon front. Un climat qui semblait un peu plus chaud à mesure que j'étais m'étais rapproché de leur campement alors que j'avais pourtant continué ma marche. Autant conscient qu'au coeur de cette clairière, je n'avais pas la possibilité de profiter de la fraîcheur des sous-bois et de l'ombre des arbres. Ne tardant d'ailleurs à retourner auprès de l'arbre au pied duquel se trouvait mes affaires. J'attrapai les légumes, plantes aromatiques que je jetai dans mon sac avant de jeter un coup d'oeil aux mûres. Difficile d'imaginer qu'elles pourraient survivre au voyage. Et elles ne le pourraient sans doute pas alors je n'en venais qu'à cueillir le tas de mûres dans ma main avant de le séparer en deux et de m'approcher de nouveau de Rachel sans pour autant la regarder dans les yeux. A vrai dire, j'évitais toujours dans un sens son contact alors que je me contentais de dévier le sujet et de faire comme si des larmes n'avaient pas coulé de ses yeux quelques instants plutôt. Non pas que nous étions redevenus proches alors qu'il y avait toujours un fossé invisible entre nous. M'approchant pas moins d'elle pour m'emparer de ses mains, non sans laisser une trace de jus violet sur sa peau alors que je déposais les mûres fraîchement cueillies. « Tiens on devrait les manger là pendant qu'on peut. » N'hésitant pas à vrai dire pour avaler rapidement les fruits secs non sans l'ignorer légèrement alors que je me tardais à replonger dans un silence que je rompis pourtant peu après. Après tout la lettre ou plutôt le mot que je lui avais écris restait plutôt vague. Comme si j'avais espéré qu'elle succombe un peu à une pointe de mystère alors que j'avais encore retourné et tourné les mots que je comptais lui écrire dans ma tête sans réussir à trouver une bonne formulation. Un mot qui était sans aucun doute bancal mais qu'importait face au fait qu'elle était venue. Ce qui me soulageait bel et bien alors que c'était comme si un poids s'était ôté de mes épaules alors que je me retrouvais désormais à reposer rapidement mon attention sur elle sans pour autant la regarder réellement encore. « J'espère pour toi que rien ne t'attend au campement et qu'on peut se passer de toi pour quelques jours, je t'embarque avec moi. » Un pour ainsi dire sans appel alors que ce n'était pas une question. A vrai dire je ne lui laissais pas le choix, ayant juger qu'il serait mieux qu'on s'éloigne un peu du campement et des autres pas seulement pour quelques heures mais plus longtemps pour pouvoir parler tranquillement. Préférant autant qu'on soit seul que je n'ai à débarquer au milieu de son campement et devoir supporter le regard de tous ces adolescents pour ainsi dire sur moi. Jugés par des plus jeunes. Pour certains l'idée aurait pu être insupportable et pourtant les règles avaient changé dès lors que le conseil avait décidé de faire d'eux des cobayes et de les envoyer sur terre. Des règles qui changeraient encore.

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Sujet: Re: Long time no see [Rachris]
Sam 2 Sep - 18:02


Long time no see
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« Je suis content que tu sois là mini-Miller » Ce surnom … tu étais si contente de l’entendre sortir de sa bouche. Cela faisait si longtemps que tu ne l’avais pas entendu. Si longtemps … Et ça te faisais du bien. Réellement. Alors qu’on aurait pu croire le contraire. Qu’il ferait monter les larmes à tes yeux. C’était l’effet inverse. Un sourire se dessinait sur tes lèvres. Tu étais ravie. Apaisée même. C’était comme si cela venait confirmer que tu faisais parti de cette famille. Qu’elle ne s’était pas éteinte après la mort de Robb. Et que, tu l’espérais, allait continuer d’exister dans le futur. Tu ne l’abandonnerais certainement pas aussi facilement. Pas alors qu’eux, ne l’avais pas fait pour toi. À aucune occasion. Le ton de ton compagnon s’était fait doux. Affectueux. Avant que son regard ne retombe sur le paysage qui s’étendait devant vous. C’est si beau … bien plus que la vue que vous offrait celle de l’espace. Là haut … c’était toujours pareil. Tandis qu’ici bas, la vue changeait continuellement. À chaque jour. À chaque saison. Il y avait toujours quelque chose de nouveau. Quelque chose que vous n’aviez jamais vu et qui te fascinait toujours. « Il a laissé un vide derrière lui … » Ça oui. Tu ne pouvais le nier. Il avait laissé un trou dans ta poitrine. Emmenant ainsi une partie de toi avec lui. « Il va falloir trouver un moyen de continuer d’avancer sans lui. » Tu retenais tes larmes. Tu ne voulais pas pleurer. Pas à nouveau. Tu l’avais suffisamment fait des jours plus tôt. Suffisamment fait durant plusieurs fois. Il fallait que tu apprennes à sourire. À te laisser aller un peu. Après tout, la tristesse allait toujours se faire sentir. Elle allait toujours faire des ravages à l’intérieur de toi. Mais ce n’était pas une raison pour la laisser prendre le contrôle. « On pourra le faire ensemble, si tu le souhaites. » Tu approchas ta main de lui, souhaitant prendre la sienne entre la tienne.


Il fallait que tu te ressaisisses Rachel. Que tu cesses de pleurer. De t’apitoyer sur ton sort. Après tout, vous faisiez un pas dans la bonne direction. Vous étiez tous les deux là. Près de l’autre. À discuter. Chose que vous n’aviez pas fait depuis des mois. Donc même si des froids s’installaient parfois entre vous, il fallait que tu vois le positif. Pas le négatif. Pas cette fois. Pas avec lui. Tu essuyais les dernières traînées de larmes. Allez, c’était presque terminé. Après, tu ferais ce que tu disais et arrêterait d’agir comme une gamine. Du moins, c'était ce que tu souhaitais. Mais lorsque tu sentis ses bras t’entourer. Ses doigts dans tes cheveux, ta promesse s'envola comme si elle n'avait jamais existée. Le visage contre son torse, tu te laissas aller une dernière fois. Une toute dernière …

Son odeur était familière. Réconfortante. Tu aurais voulu y rester jusqu’à la fin de tes jours. « Je suis désolé de ne pas être venu plus tôt. » Tu avais envie de lui dire qu’il n’avait pas à s’excuser. Mais au fond, ça te faisait du bien. Qu’il se rende compte que tu aurais eu besoin de lui pour faire ton deuil. Que ça t’aurais aidée. Au lieu de quoi, tu avais été seule. Du moins … c’était l’impression que tu avais eu. Alors même qu’Aliénor avait fait de son mieux pour t’aider à traverser cette épreuve. Ce n’était pas pareil. Pas à tes yeux. Et il n’y avait rien que vous puissiez faire pour changer ce qui avait été fait. « Cela n’arrivera plus. » Tu l’espérais. Tu chérissais ces paroles au plus profond de ton esprit.

Puis soudainement, il mit fin à votre étreinte. Alors que tu aurais voulu qu’elle continue. Qu’elle ne s’arrête jamais. Mais tu aurais dû t’en douter. Il n’avait jamais été quelqu’un de démonstratif à la base. Il se racle la gorge, comme gêné, puis enchaîne. « Je te préviens, je t’ai pas ramené ton doudou. » Un rire s’échappe de ta gorge. Inattendu. Franc. Tu en es si surprise, que tu mets une main devant ta bouche, comme s’il n’aurait jamais dû en sortir. Mais il était ô combien le bienvenu pour briser la timidité qui s'était glissée entre vous. « Mais qu’est-ce que tu racontes ?! J’ai jamais eu de doudou ! » Le ton se voulait moqueur, alors que ton sourire s’étirait jusqu’à tes oreilles. Ça faisait du bien de rire. C’était comme si tu n’avais jamais pleuré. Comme si tout était parfaitement normal. Alors que vous saviez que c’était loin d’être le cas. C'est à cette pensée que ton sourire commença déjà à disparaître, au fur et à mesure que tu te sentais coupable d'agir avec autant de légèreté. « Et tu peux déjà oublier ton idée de faire un feu mini-Miller, ou même de dormir alors que le soleil est encore haut dans le ciel. » Quoi ?! Ton ventre qui criait famine répondit à ta place. Grondant comme s’il n’avait pas vu de nourriture depuis des jours. Il faut dire, tu avais mis tant de temps à te décider ... et tu étais partie avec une telle précipitation, que tu n’avais pas pris une seule minute pour te mettre quelque chose sous la dent. Si à ça, on ajoutait ta course dans la forêt pour arriver à peu près à temps à votre lieu de rendez-vous … tu ne te donnais pas grand temps avant de t’effondrer. « C’est que … » Comme en guise de réponse, il alla chercher une poignée de mûre qu’il sépara en deux, avant de prendre ta main et d’en glisser ce qu’il te revenait. « On devrait les manger pendant qu’on peut. » Tu regardas les tristes baies dans le creux de ta paume. Ne pouvant t’empêcher de les compter. Six. Six petits fruits violets, presque noirs. « Ça devra faire l’affaire j’imagine ... » Sans plus de cérémonie, tu les engouffras dans ta bouche en une seule fois. Sans la moindre noblesse à ton geste. On aurait cru à un homme sans élégance. Mais tu t’en foutais un peu. Tu avais toujours été comme ça. Et Chris le savait. « J’espère pour toi que rien de t’attend au campement et qu’on peut se passer de toi pour quelques jours, parce que je t’embarque avec moi. » Les yeux écarquillés, tu en étais bouche-bée. Est-ce qu’il venait vraiment de te dire, ce qu’il venait de dire ? Tu étais figée. Sous le choc. Tu t’attendais à tout, sauf à ça. Mais le problème, c’était que tu n’avais dit à personne que tu partais. Tu pensais être revenue assez rapidement. Que c’était une simple rencontre. Avec un repas. Une discussion. Et puis .. BAM ! Retour au campement. Retour à la routine. Donc mis à part les gens qui aurait pu te voir partir … personne n’était au courant. « Eh bien … j’imagine qu’ils pourront se débrouiller sans moi ... mais je ne l’ai dit à personne. Aliénor pourrait s’inquiéter … » Tu doutais que ce soit une bonne idée. Après tout, s’il arrivait quelque chose pendant ton absence, tu t’en voudrais de ne pas avoir été là. De ne pas avoir été présente pour les aider. Mais lorsque tu posais ton regard sur lui, c’était comme si tout ça n’avait aucune importance. Tu avais besoin d’être avec lui. Tu voulais profiter au maximum du temps qui vous était offert. Et puis ... la curiosité était finalement trop forte. « Où est-ce qu’on va ? » Tu lui posais la question, excitée à l’idée de la réponse. T'imaginant déjà ce qu'il pouvait te réserver.
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Sujet: Re: Long time no see [Rachris]
Sam 2 Sep - 19:06


« Il va falloir trouver un moyen de continuer d’avancer sans lui. » J'hochai la tête lentement. C'était vrai, il n'y avait pas d'autre choix possible. Il fallait avancer de nouveau, se tourner vers la vie. Une tâche qui restait ardue alors que les démons étaient toujours là, alors qu'il y avait toujours et encore le risque de se noyer, de retomber. Comme la question de faire une rechute. Ce que j'espérai qui n'arriverait pas alors que je pouvais que me rendre compte de l'image pitoyable que j'avais donné. Une personne qu'elle n'avait pas entrevue si ce n'était qu'une fois. Ne regrettant pas dans un sens de ne pas être venu plutôt pour la voir. Ne regrettant pas qu'elle ne soit pas venue de nouveau me voir alors que sans doute elle serait repartie les larmes aux yeux. Un spectacle qui sans doute aurait été horrible. Et si je pouvais culpabiliser de ne pas avoir été la voir plutôt, il n'en restait pas moins qu'en effet de l'autre côté, je ne regrettais pas que des mois se soient écoulés. Pouvant enfin réussir à prononcer des phrases correctement, à agir correctement même. Non j'avais changé. Continuant d'évoluer encore jour après jour. « On pourra le faire ensemble, si tu le souhaites. » Et soudain elle approcha sa main. Me prenant au dépourvu alors que ses doigts s'entremêlaient avec les miens, alors qu'elle prononçait ses mots. Mon regard qui se posait sur elle. Incertain. Réellement pris au dépourvu alors que je ne m'attendais pas à ce qu'elle fasse une telle proposition. Manquant de reculer d'un pas. Ne réussissant pas à dire quoique ce soit alors que je masquais mon trouble en reportant mon attention sur l'océan la seconde d'après. Comme si je n'avais rien entendu, comme si elle n'avait rien. Ne sachant pas quoi lui répondre. Alors qu'autant qu'elle pouvait faire taire les ombres, elles étaient toujours là. Et il n'y avait rien qu'elle pouvait faire pour faire disparaître mes démons. Rien. Alors je ne disais rien, gardant le silence, le regard posé sur l'horizon. Peut-être parce que c'était plus simple comme cela.

***

Quelques jours plutôt. J-2

Tentant de la charrier. Je ne savais pas réellement comment arrêter ses pleurs, comme réagir face à cette situation. Je ne m'étais pas attendu à ce qu'elle pleure. J'avais réfléchi à ses potentielles réactions, mais elle pleurant n'en faisait pas partie. Elle aurait pu pleurer à cause de la mort de Robb mais je n'avais pas pensé qu'elle puisse pleurer à cause de moi. Les mots que j'avais prononcé quelques instants plutôt tournoyant encore dans ma tête alors que je tentais de trouver ce qui clocher. Tentant de voir ce que j'avais pu dire qui aurait pu la faire réagir ainsi. Mais à vrai dire, il n'y avait rien qui me venait à l'esprit. Il n'y avait rien qui expliquait pourquoi elle aurait pleuré si ce n'était le comportement que j'avais eu à son égard. N'ayant pas grand chose à dire pour ma défense alors que je ne savais juste plus comment réagir face à elle. Ne réussissant pas à soutenir son regard. Un regard que je fuyais même de peur de la voir m'accuser silencieusement de meurtrier. C'était l'une des uniques raisons pour laquelle j'étais ainsi. Mal à l'aise alors que je ne savais pas comment l'aborder ou lui parler. Ce qui n'était jamais arrivé. Ne sachant comment réagir face à ses pleurs alors que je pouvais pas moins me douter qu'elle avait besoin de réconfort. Un réconfort que je tentais de lui apporter en l'entourant dans mes bras. Ce dont je n'étais pas sûr serait suffisant mais j'essayais. Essayant autant que possible de la dérider en échangeant avec elle ses petites remarques sarcastiques, ses piques que je lui avais toujours envoyé de toute sorte alors qu'elle était petite. Espérant que cela fonctionne. Pile ou face. Une pièce jetée en l'air. Et soudain elle se mit à rire. Manquant de sourire, me retenant de sourire de justesse alors que pour la première fois sans pouvoir se retenir elle se mettait à rire. Je ne pouvais pas dire que cela ne faisait pas du bien. Un baume pour le coeur. La regardant avant que finalement un sourire s'étire tout de même sur mon visage alors que son rire retentissait en écho dans la clairière située à mi-chemin de nos campements. Mais déjà elle se reprenait, redevant cette fille que j'avais connu sous l'arche. « Mais qu’est-ce que tu racontes ?! J’ai jamais eu de doudou ! » Je secouai la tête surtout amusé alors que je répliquai aussitôt à ses mots. « Ah oui ?! Je me rappelle d'une certaine peluche lapin qui te suivait partout où tu allais, mais j'ai peut être rêvé. » Moqueur. Il me semblait que c'était un lapin. Quasiment sûr que je ne m'étais pas trompé alors que je me rappelais qu'elle nous suivait haute comme trois pommes, sa peluche la suivant derrière elle. Une peluche que je lui avais piqué il y a un moment avant de finir par la rendre face à ses pleurs. Une peluche que je me demandais ce dont elle était devenue. Sans doute disparu dans l'espace. Non pas que j'avais gardé beaucoup d'effets personnels pour ma part, les ayant d'ailleurs échangé dès que possible lors du troc avec les natifs. Une bonne affaire alors que j'avais gagné entre autre une peau de chamois échangé contre un livre. Des objets qui auraient pu avoir une valeur sentimentale pour d'autres mais pas pour moi. Un passé que j'avais préféré passé outre alors qu'il y avait peu de bons souvenirs.

Ne m'arrêtant toutefois pas pour m'attarder sur les souvenirs du passé alors que j'en venais qu'à rassembler mes affaires. « C’est que … » Ne lui laissant pas le temps de s'imposer à vrai dire alors que ce n'était pas une suggestion. Un programme plutôt rempli que je comptais bien tenir. Une organisation militaire que je tenais de mes heures d'entraînement, de mon temps passé en tant que garde. Des affaires qui se retrouvèrent rapidement rangées, orchestrées alors que je me retrouvais pas moins à déposer dans sa main des mûres. Des mûres qui ne se conserveraient pas durant le voyage. J'en doutais. « Ça devra faire l’affaire j’imagine ... » Des fruits secs qu'elle avala tout aussitôt, n'ayant pu qu'entendre les gargouillements de son ventre. Dessinant l'arbuste un peu plus loin où j'avais trouvé les fruits. « Il y en a d'autres là-bas si tu veux. » Ne pouvant que me demander si elle irait. Doutant qu'elle n'y aille pas alors qu'il semblait clair qu'elle avait faim. Une faim qu'elle devrait faire avec alors que je savais que faire un feu, ou même la laisser cuisiner nous prendrait trop de temps. Le temps qui continuait de filer inexorablement. Mon regard qui se posait sur le ciel. Le soleil haut dans le ciel encore. Espérant encore faire un bout de chemin avant la nuit. Ce qui pourrait être réalisable si nous nous remettions vite en route. Ce que j'espérai serait le cas. Ne lui ayant pas encore proposé de venir avec moi. Mais cette proposition n'en n'était pas vraiment une comme elle pouvait s'en apercevoir alors que je comptais bel et bien l'embarquer avec moi. C'était le cas. J'avais besoin que nous soyons seuls tous les deux pendant plus que quelques heures. Je n'étais pas sûr qu'elle accepterait mais s'il fallait que je l'assomme et que je la transporte, je ne pouvais que me dire que je le ferai. Nous avions besoin de parler, nous avions besoin de discuter loin du campement, loin des autres, loin des oreilles indiscrètes. Et je m'étais dit que cela ne serait que possible que si nous nous éloignons du campement. Ayant déjà une idée de l'endroit où nous irons alors qu'en effet j'avais pour ainsi dire tout prévu méthodiquement autant que je n'étais pas aussi maniaque que Chiraz. Mon regard pas moins posé sur elle alors que j'attendais sa réponse. « Eh bien … j’imagine qu’ils pourront se débrouiller sans moi ... mais je ne l’ai dit à personne. Aliénor pourrait s’inquiéter … » L'image d'Aliénor qui se dessinait dans mon esprit. J'avais remis un cadeau de la part de Robb la veille de noël. Une fête qui se déroulait à leur campement où j'avais hésité à venir, où je ne l'avais d'ailleurs pas vu ou plutôt trouvé. « Je l'ai vu à noël... mais je ne t'ai pas vu, toi. » Plus une question cette fois-ci alors qu'en effet je ne savais pas où elle avait été ce jour là. M'étant demandé si elle avait tenté de m'éviter, ce que j'aurai compris alors que j'avais moi-même hésité à prendre part aux festivités, n'ayant pas le coeur à cela. Pouvant me rappeler les boules de neige qui avaient plu dans le ciel et les sourires se dessinaient alors que je pensais à Robb. Pensant à Gamora à qui j'avais tenté d'adresser quelques mots mais la jeune femme m'avait repoussé sans cérémonie et je l'avais faire. Chacun gérait la mort de Robb à sa façon. Doutant que ma manière de faire avait été la bonne mais à vrai dire nous étions tous différents, c'était ainsi. Chassant ces images dans ma tête alors qu'elle reprenait la parole. « Où est-ce qu’on va ? » Je secouai la tête comme pour me remettre les idées au clair avant de prendre la parole aussitôt pour lui répondre. « Si je te le dirai ce ne serait pas une surprise, tu ne penses pas ? » Et en effet cela ne le serait pas si je lui dévoilais la vérité. Alors au lieu de cela j'attrapais mon sac avant de prendre la parole, lui faisant signe de me suivre.
« Allez viens, on a de la route ! »

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Sujet: Re: Long time no see [Rachris]
Sam 2 Sep - 22:44


Long time no see
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Ton contact semblait le prendre par surprise. Tes doigts entremêlés aux siens semblaient pourtant prendre une position si naturelle. Comme si ça avait toujours été leur place. Tu sentais le rouge te monter aux joues. En même temps, ce n’était pas quelque chose que vous faisiez habituellement. Tu ne savais même pas pourquoi tu l’avais fais. Ça t’avait semblé être la chose à faire. La continuité de tes paroles. Son regard se posait sur toi, incertain, gêné. Il ne disait plus rien. Trop embarrassé sans doute. Tu espérais qu’il ne l’ait pas pris de manière déplacée. Qu’il avait compris que tes mots avaient signifiés que cette fois-ci, vous seriez là l’un pour l’autre. Tout simplement.

Sa gêne se mit toutefois à déteindre sur toi, laissant glisser tes doigts sur sa paume pour les en extirper. Tu ne savais pas exactement comme décrire votre relation. Il n’y avait pas vraiment de mot qui soit approprié. Qui existe, même. Il était comme un grand frère, un ami, mais en même temps … il était tellement plus que ça. Quand tu ne le voyais pas, tu te sentais atrocement seule … alors même que tu étais parmi une foule de gens. Tu ne savais pas comment l’expliquer. Seulement … seulement que tu ne saurais pas quoi faire s’il venait à disparaître de ta vie.

Le silence entre vous commençait à grandir. À prendre toute la place. Et tu ne savais plus trop quoi dire afin de le briser. Si ce n’était. « Je suis désolée. » Ces mots, ils arrivaient en retard. De deux jours plus exactement. Il t’avait présenté ses excuses, mais toi aussi tu le lui en devait. Pour être allée le voir, quelques jours après la mort de Robb, en véritable furie, exigeant de lui des réponses qu’il n’était pas en mesure de te donner. Pour ne pas avoir tenu en compte ses sentiments. Pour être partie et l’avoir laissé là. Pour l’avoir aidé à bâtir le mur qui s’était construit entre vous. Toi aussi tu avais ta part de responsabilité dans ce qu’il vous était arrivé.


Un sourire apparaissait sur ses lèvres, semblant être amusé par ta réplique. Et tu ne pouvais t’empêcher de l’imiter. « Ah oui ?! Je me rappelle d’une certaine peluche lapin qui te suivait partout où tu allais, mais j’ai peut-être rêvé. » Pendant quelques secondes. Tu réfléchis. Sérieusement. Une peluche lapin ? Puis, ça te happes de plein fouet. Mais oui ! « Oh-mon-dieu ! Tu parles de Roger ?! » Mince, tu l’avais presque oublié. Ça te semblait être à des années lumière … Ce lapin tout moche qui lui manquait un œil et un sourire pour avoir l’air à peu près normal. Il t’avait suivi depuis ta naissance, et t’avais même rejoint dans ta cellule sur L’Odyssée. D’ailleurs, si tu te rappelais bien, il y était resté. Le pauvre … enfermé, alors que toi, tu étais libre. « Mais ça ne compte pas, parce que ce n’était pas un simple doudou à l’époque, mais un ami. C’est important de faire la distinction ! » Tu te comportais en véritable gamine, mais ça t’était complètement égal. La légèreté de la conversation était la bienvenue. C’était rafraîchissant. Elle donnait la chance à ceux qui vous aviez été de refaire surface. Même si ce n’était que pour l’espace d’un instant.

Il te pointa ensuite un arbuste remplis de petits fruits qui pourraient contenter ton ventre pendant quelques minutes. Mais le voir remballer déjà ses affaires et fixer constamment le ciel pour examiner le soleil te disait que tu ne devrais peut-être pas succomber à la tentation. Ça te stressait. Il te stressait. Il agissait comme si vous auriez dû partir il y a de cela une heure. Comme si les paroles échangées n’avaient fait que vous retarder. Il semblait que s’il avait pu te pousser dans le dos pour te faire décoller, il l’aurait déjà fait.

[…]

Lorsque tu fis finalement mention d’Aliénor et du fait que tu pourrais l’inquiéter par ta disparition, son expression changea. « Je l’ai vu à Noël … mais je ne t’ai pas vu, toi. » Tu ne savais pas si c’était une question. Si tu devais y répondre. Il était vrai que vous ne vous étiez pas vu à Noël. La raison était simple : tu n’y étais pas. « J’étais pas au campement cette journée là … c’est pour ça. » Tu avais préféré éviter la cohue. La bonne humeur de tous et chacun. Tu les comprenais pourtant. Toi aussi tu aurais voulu t’amuser en cette journée d’hiver. Toi aussi tu aurais voulu agir comme avant. Mais, tu n’en étais pas capable. « C’était trop difficile. J’étais pas capable d’y faire face … tu comprends … » Trop difficile … plutôt impossible dans ton cas. Tu avais préféré t’isoler à travers la forêt. Préféré te retirer pour ne pas plomber le moral de tous comme un nuage gris au-dessus de leur tête. Tu t’étais plutôt adossée à un arbre et avais fermé les yeux. Espérant tout oublier.  

[…]

« Si je te le disais, ce ne serait pas une surprise, tu ne penses pas ? » Effectivement. Il n’avait pas tort. Mais pourquoi cela devait-il à tout prix en rester une ? Tu aimais savoir où tu allais. Quel chemin vous alliez prendre. Combien de temps vous séparait de votre destination. Tu n’aimais pas toutes ces variables qui se transformaient en point d’interrogation. Mais en même temps, tu lui faisais confiance. « Allez vient, on a de la route ! » Commençant à le suivre, tu ajustas les bretelles de ton sac sur tes épaules, les positionnant confortablement pour ne pas te blesser en court de route. « Tu sais, si tu me disais où on va, je pourrais t’aider à trouver le meilleur chemin … je dis ça, je dis rien. » Il était vrai que tu n’étais pas cartographe, mais tu savais tout de même te repérer dans cette forêt. Tu l’avais arpentée tant de fois que tu l’avais aisément mémorisée. Ou du moins, une bonne partie. « Allez … donne-moi au moins un indice ! Ne me laisse pas dans le noir le plus complet. Si ça se trouves, je ne trouverai même pas la réponse et ça demeurera une surprise. »
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Sujet: Re: Long time no see [Rachris]
Sam 2 Sep - 23:54


Mal à l'aise, je l'étais. C'était inhabituel et pourtant depuis le début que je l'avais retrouvé, c'était ce que j'étais mal à l'aise même là. Pourtant il y a un instant tout semblait parfait mais il avait fallu que je parle des choses qui attristent, que j'aborde certains sujets. Peut-être que je n'aurai pas dû. Ses doigts entremêlés avec les miens alors je ne savais pas quoi en faire. Sans pour autant que j'ai cette volonté de la repousser. Toutefois ce fut elle qui ne tarda à me repousser. Manquant de dire quelque chose comme pour la retenir alors que c'était comme s'il n'y avait plus aucune trace de chaleur sans ce contact. Mais je ne dis rien. M'absorbant dans le silence tout comme elle, comme s'il était préférable de nous taire que de dire des mots mal placés. Le silence s'étirant alors que le mal à l'aise s'installait définitivement. Cherchant quelque chose à dire, n'importe quoi. Et je ne pus que penser que si Robb était là, il aurait trouvé quoi dire, il aurait fait une plaisanterie et tout serait repartie sur des roulettes. Mais Robb n'était plus là et c'était bien le problème. Et soudain au bout de quelques instants elle prenait la parole, rompant la première avec le silence. « Je suis désolée. » Je pivotais sur mes talons aussitôt pour poser mon regard sur elle. « Pourquoi ? » Une question alors que je ne comprenais pas pourquoi elle voulait s'excuser. Elle n'avait pas à s'excuser. Elle n'avait même pas besoin de s'excuser alors que je ne voyais pas quelle serait la raison pour lequel elle le ferait. Elle n'avait rien fait de mal. Robb n'était pas mal à cause d'elle, mais par ma faute. Ce n'était pas sa faute si ce n'était la mienne ou le coup du destin. « Tu n'as rien à te reprocher. » La vérité tout autant alors qu'en effet il n'y avait rien qui pouvait dire qui pourrait justifier ce fait, qu'elle tente de s'excuser. Elle n'avait trahi personne. Elle n'avait pas repoussé les gens auquel elle tenait. Elle ne s'était pas murée dans les ténèbres. Du moins, elle ne m'avait pas repoussée moi. C'était le contraire qui s'était produit. « Tu n'as rien fait de mal. Je suis celui qui a tout fait de travers, pas toi. » Je suis celui qui a tué Robb, pas toi. Des mots que je ne prononçais pas à voix haute parce qu'elle dirait que ce n'était pas ma faute, parce qu'elle tenterait de m'en convaincre autant que je tentais de le faire sans y réussir complètement. Gardant mes démons pour moi alors qu'au contraire j'en venais finalement à poser mes doigts sur son menton pour soulever légèrement sa tête, s'assurant qu'elle me regarde. Autant l'assurance qu'elle chassait les ombres de ma vie. « Tu n'as rien à te faire pardonner, tu m'entends. » Un ton ferme alors que c'était vrai, autant que je voulais qu'elle le sache. Elle n'avait rien fait de mal et elle restait celle que je devais protégée, celle à qui je devais me faire pardonner. Le contraire n'existait pas.

***

Quelques jours plutôt. J-2

Mais ces instants passés avec seul la mer pour compagnie n'étaient pas encore crées alors qu'à cet instant je me trouvais à ces côtés. La tentative de la charrier et de la faire sourire alors que je n'étais pas sans lui rappeler le lapin en peluche qu'elle avait tendance à trimbaler derrière-elle, partout. Un lapin qui était au-delà d'une peluche bel et bien un doudou. Du moins c'était la définition que j'en donnais. « Oh-mon-dieu ! Tu parles de Roger ?! » Ne pouvant m'empêcher de sourire à mon tour face à son enthousiasme. « Je me rappelais pas que c'était Roger. Je croyais que c'était Jack ou Jean ? T'es sûr que c'était Roger, cela fait pas très lapin. » Mimant entre guillemet le mots comme pour mieux me faire comprendre. Non pas que j'arrivais à imaginer un nom correct à donner à un lapin en peluche à qui il manquait un oeil. Non pas que je me rappelais avoir eu une peluche en particulier. Pas réellement un truc paternel. Mais déjà elle enchaînait, m'emportant dans son histoire à la poursuite des aventures de son lapin. « Mais ça ne compte pas, parce que ce n’était pas un simple doudou à l’époque, mais un ami. C’est important de faire la distinction ! » Je secouai la tête non sans rectifier sa définition. « Non non, c'était définitivement ton doudou. Je veux dire il était tout mâchouillé, tu le trimbalais partout et t'as fait un scandale quand il a disparu. Et puis un ami est censé te répondre, que Roger lui il faisait rien, il restait juste là à te regarder avec son unique oeil et il se laissait emmenait partout. Non, c'était ton doudou, pas ton ami. Regarde, Robb était ton ami ou ton frère, mais Roger c'était d'accord plus qu'une peluche mais certainement pas un ami. » Sans doute que je n'aurai pas cru hier avoir un débat avec elle sur la définition qu'on pouvait donner à un lapin en peluche. Comme si ce dernier méritait d'avoir un statut, celui d'un ami ou d'un doudou. Pas moins conscient qu'il y avait toutefois très peu de chance qu'elle cède la partie et reconnaisse qu'il était pas un ami, mais un doudou. Des arguments qui pouvaient que me faire sourire dans ma tête alors que je me rappelais encore la tête qu'elle avait fait en voyant que son Roger avait disparu. Ce qui était sans doute pas très sympa de ma part à l'époque mais la scène m'avait plutôt fait rire jusqu'à ce qu'elle se mette à crier. Après j'en étais que venu à abandonner la partie.

Une partie que j'abandonnai tout autant alors que scrutant le ciel, je la pressais plus ou moins à se dépêcher. Pas moins conscient qu'en effet un bout de chemin nous attendait et que tôt ou tard le crépuscule finirait par gagner la forêt alors que le soleil était déjà haut dans le ciel. La mi-journée déjà là. Un sujet qui devenait un peu moins gaie, un peu plus nostalgique alors qu'elle mentionnait le prénom d'Aliénor. Aliénor que j'avais vu à noël, à sa différence même alors que j'avais chercher le campement pour tenter d'apercevoir sa silhouette et tenter de la retrouver. « J’étais pas au campement cette journée là … c’est pour ça. » Pouvant que m'imaginer pourquoi alors que j'avais moi-même hésité à venir. Je n'étais pas d'humeur à voir les sourires sur les visages des autres, à voir leur joie d'être tous réuni alors qu'en parallèle il n'était pas là. Et pourtant j'y avais été sans trop savoir pourquoi, sans doute autant pour l'honorer que tenter de faire ce qu'il fallait pour me remettre sur pied. Cela n'avait pas réellement fonctionné, même loin de là à vrai dire. « J’avais cru deviné en te voyant pas là-bas. » La conversation qui retombait légèrement alors que nous avions autant de chance d'être happés dans les souvenirs du passé, dans la nostalgie des moments. « C’était trop difficile. J’étais pas capable d’y faire face … tu comprends … » J'hochai la tête. « Je comprends oui. Ils nous regardent mais autant qu'ils peuvent avoir perdu quelqu'un lors du crash, sur terre, ils peuvent pas comprendre réellement, pas à ce moment là... » Certes ils avaient autant perdu quelqu'un mais le plus souvent c'était au cours du crash, pas là sur terre. Pas sur terre où on avait réussi à survivre, où on pouvait presque croire que tout était possible. Ils jugeaient sans comprendre réellement, ne paraissant comprendre qu'à cet instant parfois on avait juste besoin de silence. Ils vous jetaient ces regards tandis que vous comprenez à cet instant qu'un fossé se dressait désormais. Et pourtant autant que j'avais pu comprendre le sentiment qu'elle avait ressenti, je n'avais pas tenté de sortir de leur campement pour la retrouver dans les bois, la laissant seule. J'avais fui d'une autre manière autant que je l'avais cherché, ou plutôt ce jour-ci j'avais fini par renoncer.

De nouveau manquant d'être absorbé par un sentiment nostalgique alors j'en venais qu'à changer le sujet de conversation. Un masque qui en remplaçait un autre alors que je changeais de sujet facilement, prétendant que tout allait bien alors que c'était faux. Et je ne tardais pas à trouver le parfait sujet de conversation alors que je l'entraînais à ma suite non sans lui annoncer plus ou moins explicitement que de nombreux kilomètres nous attendaient. Ce qui était le cas alors que je prévoyais qu'il nous faudrait sans doute deux jours pour attendre l'océan. Ayant hésité à aller jusqu'au phare où j'avais déjà été en expédition avec d'autres membres de l'odyssée mais j'y avais renoncé. Trop loin. Inutile de prendre de décisions trop compliquées. Préférant faire simple. Ne pouvant que voir en lui jetant un coup d'oeil qu'elle se posait de nombreuses questions. Comme si les rouages de son cerveau tournaient à toute allure alors qu'elle devait réfléchir à la destination où je voulais l'emmener. Ce qui était autant un peu le but. « Tu sais, si tu me disais où on va, je pourrais t’aider à trouver le meilleur chemin … je dis ça, je dis rien. » Je secouai la tête. « Hors de question, tu sauras tout le moment venu. Mais si je nous perd, alors oui je penserai à toi. » Légèrement moqueur. Je ne comptais pas nous perdre mais cela pouvait toujours arrivé alors que je n'avais jamais été dans cette direction, ayant plutôt été du côté des marécages ou du nouveau campement de l'odyssée voir même au-delà, par delà le pont de pierre. Ne pouvant que me douter qu'elle insisterait. Ce qu'elle ne tardait à faire. « Allez … donne-moi au moins un indice ! Ne me laisse pas dans le noir le plus complet. Si ça se trouves, je ne trouverai même pas la réponse et ça demeurera une surprise. » « Hummm... » Faisant mine de réfléchir, ce qui était un peu le cas. « J'ai emmené une toile de tente. » Un indice comme un autre alors que cela lui annonçait que nous avions des kilomètres à parcourir et que cette expédition n'allait pas juste durer quelques heures. Pensant ensuite aux sous-entendus alors que je continuais de transporter tout le matériel nécessaire. Une tente dans laquelle j'avais dormi bien avant pendant l'été, dans les vestiges de l'odyssée. Une tente que je transportais désormais avec moi, comme un campeur. Pas moins autant conscient de ce que cela voulait dire. « Ouai... on va devoir partager. A moins que t'ais pensé au nécessaire ? » Je lui jetai un coup d'oeil. Me rendant compte autant que j'aurai du le préciser dans mon mot mais j'étais alors à court de papier. Tant pis. Autant conscient qu'il n'y aurait que cela. Allant toutefois au-delà du potentiel malaise en proposant une autre solution. « Mais on peut aussi dormir à la belle étoile pour voir l'espace d'en bas si tu préfères. La tente était juste une option plus confortable. » Une autre vision qui s'offrait pas moins à nous là, de voir le monde ou du moins le ciel autrement. « Enfin on y est pas encore de toute manière, autant avancer le maximum avant que la nuit ne tombe tu ne penses pas ? »

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Sujet: Re: Long time no see [Rachris]
Dim 3 Sep - 4:05


Long time no see
Feat Chris
Il fit volte-face dans ta direction, posant son regard sur toi avec sérieux. « Pourquoi ? » Il semblait ne pas comprendre la raison pour laquelle tu t’excusais. Pour laquelle tu lui demandais pardon. Pourtant, à tes yeux, c’était si évident. Il n’était pas le seul à être fautif. Vous étiez deux dans cette situation. Vous étiez deux à avoir laissé les choses se dégrader entre vous. « Tu n’as rien à te reprocher. » Cette fois-ci, c’était toi qui n’osais pas le regarder dans les yeux. Tu fixais le sol. Incapable d’y faire face. Tu te sentais coupable. Tu avais besoin de t’excuser. Mais il refusait d’accepter que tu ai quelque chose à te reprocher. C’était lui tout cracher. À mettre la faute sur lui. À porter le fardeau du monde sur ses épaules. « Tu n’as rien fais de mal. Je suis celui qui a tout fait de travers, pas toi. » Aussitôt, ta tête se relève pour le regarder. Tu savais ce qu’il voulait dire par là. Tu connaissais les mots qu’il avait gardés pour lui. Il pensait que tout était sa faute. Que Robb s’était trouvé là à cause de lui. Qu’il était mort à cause de lui. Mais c’était loin d’être le cas. Tu le savais. Tu n’avais même pas eu besoin d’y assister pour le savoir.

Tu vois son expression changer. Son visage, se décomposer. Et tu as de la difficulté à garder le contact. Bien trop rapidement à ton goût, tu détournes à nouveau le regard, avant qu’il soulève ton visage à l’aide de sa main sous ton menton. « Tu n’as rien à te faire pardonner, tu m’entends. » Tu ne pouvais plus rester sans rien dire. Il fallait que ça sorte. « Bien sûr que oui Chris ! Arrête de dire ça … J’ai autant ma part de responsabilité que toi dans ce qu’il nous est arrivé. À un moment, j’ai lâché prise moi aussi. À un moment, j’ai arrêté d’essayer. J’ai abandonné. » Ta voix commençait à se briser, mais tu refusais de laisser les larmes à nouveau gagner. Elles ne couleraient pas cette fois-ci. Tu prenais un ton ferme, de sorte à ce qu’il t’écoute et qu’il sache que tu étais bien sérieuse. Que tu pensais tous les mots que tu disais. Que ce n’était pas que des paroles en l’air. « Je te connais tu sais. Je sais qu’au fond de toi … » Tu appuis tes mots en posant une main sur son torse. « … tu penses que Robb est mort par ta faute. Mais … c’est pas le cas. C’est pas du tout le cas. Je te jure. Même si j’étais pas là. Je le sais. » Tes yeux brillaient, se noyant sous l’eau salée. Mais rien ne coulait. « Robb … il était comme ça. Il l’aurait fait pour n’importe qui. Il l’a fait de manière automatique. C’est seulement que … grâce à lui, tu n’es pas mort aussi. Grâce à lui, je n’ai pas perdu deux personnes cette journée-là. C’est comme ça que je le vois, et jamais … » Tu avais de la difficulté à continuer. « Jamais tu m’entends, je ne te blâmerai pour ce qui est arrivé. » Au diable les promesses, les larmes avaient déjà commencées à couler sur tes joues.


« Je me rappelais pas que c’était Roger. Je croyais que c’était Jack ou Jean ? T’es sûr que c’était Roger, ça fait pas très lapin. » Tu le regardes, les bras croisés sur ton torse. Tu avais peut-être oublié pendant quelques instants l’existence de cette peluche, mais tu te rappelais son prénom. « Parce que tu crois que Jack ou Jean, ça fait plus "lapin" ? » Mais qu’est-ce qu’il essayait de te faire croire ? À ton avis, rien ne faisait plus lapin que Roger ! Tu étais catégorique. « Et c’était définitivement ton doudou. Je veux dire, il était tout mâchouillé, tu le trimballais partout et t’as fait un scandale quand il a disparu. » Tu t’en rappelais. Tu était en pleurs, tu criais, tu t’imaginais que le monde s’était écroulé à ce moment-là. Mais bon, tu avais 7 ans à l’époque, tu estimes que c’était une réaction plus que légitime. « Et puis un ami est censé te répondre, alors que Roger lui, il faisait rien, il restait juste là à te regarder avec son unique oeil et il se laissait emmener partout. Non, c’était ton doudou, pas ton ami. Regarde, Robb était ton ami ou ton frère, mais Roger c’était une peluche. » Un long soupir s’échappa d’entre tes lèvres. « Chris, ton manque cruel d’imagination me fait sincèrement de la peine. » Tu secouais négativement la tête, l’air tout à fait sérieuse, alors qu'au fond, tu n’avais qu’une envie, et c’était d’éclater de rire, les coins de tes lèvres se retroussant quelque peu. Qu'est-ce que vous pouviez être bêtes. Argumenter avec autant d'enthousiasme au sujet d'un lapin en peluche ...

[…]

« C’était trop difficile. J’étais pas capable d’y faire face … tu comprends … » Il avais hoché la tête. Comprenant ce que tu lui disais. « Je comprends oui. Ils nous regardent, mais autant qu’ils peuvent avoir perdu quelqu’un lors du crash, sur Terre, ils peuvent pas comprendre réellement, pas à ce moment-là. » Tu n’étais pas entièrement d’accord. Les autres savaient comment tu te sentais, ou du moins, ils étaient en mesure de se mettre à ta place. Dès le moment où vous étiez arrivés, vous aviez eu des pertes. Plusieurs personnes étaient mortes de la main de terriens, ou à cause des conditions auxquels vous n’étiez pas habitués. Pas prêts. Ils savaient ce que ça faisait de perdre quelqu’un. Ainsi, tu décidas de mettre fin à cette discussion en hochant de la tête, prenant le soin de garder tes pensées pour toi. Tu ne voulais pas lancer un débat. Pas sur un sujet comme celui-là. Ça ne servirait à rien. N'apporterait rien de constructif.

[…]

Il secouait la tête. Il ne voulait rien te dévoiler. « Hors de question, tu sauras tout le moment venu. Mais si je nous perd, alors oui je penserai à toi. » Foutaises. Tu le savais très bien qu’il ne le ferait jamais. Tu croyais même que s’il se perdait, qu’il préférerait empirer son cas plutôt que te demander ton aide. Mais voyant que tu insistais pour le savoir, il décida de te donner un indice. « J’ai emmené une toile de tente. » Il était sérieux ? Pour lui, c’était un indice sur votre destination ? La seule chose que ça te disait, c’était qu’à un moment, il faudrait que vous dormiez et que donc, ça allait être une longue marche. « J’espère pour nous que tu es meilleur pour te repérer qu’en devinette. Sinon, je ne donne pas cher de notre peau. » Tu riais, mais en fait, tu étais sérieuse. Pendant quelques instants, tu pris la peine de réfléchir, avant qu’il reprenne la parole, croyant sans doute que tu avais gardé le silence par gêne. « Ouais … on va devoir partager. À moins que t’ai pensé au nécessaire ? » Franchement, tu pensais qu’il le faisait exprès … Bien entendu que tu n’avais rien prévu, puisqu’il avait tout gardé pour lui. Tu n’avais pas le pouvoir de lire dans les pensées - du moins, à ce que tu saches. C’était déjà beau que tu ai emmené suffisamment d’eau et de nourriture. « Mais on peut aussi dormir à la belle étoile pour voir l’espace d’en bas si tu préfères. La tente était juste une option plus confortable. » Et dormir à même le sol ? Avec ses bosses et ses crevasses ? Non merci, tu y avais suffisamment donné lors de votre arrivé. Ton échine s’en rappelait encore d’ailleurs. « Non, non, ça ne me dérange pas du tout. Tu sembles oublier que j’ai, pendant longtemps, partagé le même lit que Robb puisque nous n’avions qu’une seule chambre pour un seul enfant par famille. Je suis habituée. » Tu ne pouvais toutefois pas t’empêcher de le narguer un peu. « À moins, bien sûr, que ce soit toi qui soit gêné de partager un lit avec moi ? » Un sourire étirait tes lèvres alors qu’il reprenait immédiatement la parole. « Enfin, on y est pas encore de toute manière, autant avancer le maximum avant que la nuit ne tombe, tu ne penses pas ? » Tu pouffais de rire, tant il essayait de conserver son sérieux. « Chef, oui, chef ! »
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01/11/2015 Glacy 1452 Brett Dalton murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 76
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Sujet: Re: Long time no see [Rachris]
Dim 3 Sep - 9:09


Je ne comprenais pas, ne parvenant pas à comprendre pourquoi elle tenait à s'excuser alors qu'elle n'avait rien à se reprocher. Mais autant que le sujet n'avais pas été abordé directement, il l'était désormais. Un silence rompu. Un sentiment de sérénité qui avait disparu alors qu'elle haussait le ton pour me faire entendre son point de vue. Ses mots qui résonnaient dans ma tête. Un impact comme celui des vagues qui s'écrasaient sans s'arrêter contre les rochers, projetant dans l'écume un epu plus loin. « Bien sûr que oui Chris ! Arrête de dire ça … J’ai autant ma part de responsabilité que toi dans ce qu’il nous est arrivé. À un moment, j’ai lâché prise moi aussi. À un moment, j’ai arrêté d’essayer. J’ai abandonné. » D'autres images qui s'imposaient dans mon esprit alors qu'elle avait peut être comme elle disait arrêter d'essayer mais ce n'était rien en comparaison à ce que j'avais fait. Si je n'avais pas été là pour le voir, je doutais toutefois qu'elle ayant réellement abandonnée la partie, qu'elle se soit réellement noyée comme elle le prédisait. Et déjà une once de colère qui menaçait de refaire surface. Gardant le contrôle, tentant de maintenir un visage impassible. Garder le contrôle pour pas lui montrer qui j'étais réellement, ne voulant pas que la même scène se reproduise que celle qui s'était déjà produit avec Murphy, ou Isaïah. Elles pouvaient supporter le coup alors que dans ma tête, Rachel le pourrait beaucoup moins alors que dans un sens elle restait cette petite fille qui n'avait pas grandi et qui était encore et toujours dans nos jambes. Gardant le silence alors que je la regardais, reprenant le contrôle de mes émotions. Comme si j'en étais dénué alors que je ne souhaitais pas lui montrer qui j'étais réellement, préférant cacher mes démons alors que je répétais tout simplement. « Comme j'ai dit tu n'as rien à te reprocher. » Un ton ferme comme s'il était impossible que j'écoute ces idioties. Ce qui était le cas alors que je ne comptais pas la laisser croire qu'elle était coupable de quoique ce soit. Elle avait le droit de pleurer, elle avait le droit de lâcher la partie. N'en revenant qu'à vrai dire à me condamner moi-même alors que c'était au final surtout à moi que j'en voulais et non à elle. Mais déjà elle reprenait la parole, s'approchant un peu plus comme si elle voulait que ses mots aient plus d'impact. « Je te connais tu sais. Je sais qu’au fond de toi … » Ayant envie de lui crier que non elle ne me connaissait pas, mais je ne le fis pas alors qu'elle posait sa main sur mon torse, reprenant déjà la parole. « … tu penses que Robb est mort par ta faute. Mais … c’est pas le cas. C’est pas du tout le cas. Je te jure. Même si j’étais pas là. Je le sais. » Des larmes qui commençaient à couler sur ses joues. Il disait tout cela. Et j'aurai pu être prêt à la croire, j'aurai pu accepter ce pardon qu'elle voulait me donner mais je n'étais pas encore prêt. Je n'étais pas encore prêt à accepter que c'était un coup du destin, que ce n'était pas de ma faute alors que quoique je pouvais dire je continuais de m'en vouloir avec des et si. Autant conscient que je ne pourrai pas changer ce qui s'était passé avec des et si. Autant conscient que je devais aller de l'avant, me pardonner ou tout simplement avancer. Et elle était là, prête à me donner ce que je voulais. Conscient qu'il ne servirait à rien de lui mentir alors qu'elle saurait aussitôt que c'était le cas, que je lui mentais. Autant conscient que si je disais quoique ce soit, elle ne me croirait pas pour autant alors je n'en venais qu'à me taire, gardant le silence alors que je regardais les larmes coulaient le long de ses joues. « Robb … il était comme ça. Il l’aurait fait pour n’importe qui. Il l’a fait de manière automatique. C’est seulement que … grâce à lui, tu n’es pas mort aussi. Grâce à lui, je n’ai pas perdu deux personnes cette journée-là. C’est comme ça que je le vois, et jamais … » Un point de vue que je ne partageais pas mais je ne disais rien, me contentant d'entremêler mes doigts dans ses cheveux bruns sans jamais la regarder réellement pour qu'elle ne discerne pas la vérité. « Jamais tu m’entends, je ne te blâmerai pour ce qui est arrivé. » Pourtant ce que j'espérai alors que j'avais fui son regard à l'instant que je l'avais vu de peur d'y lire de la colère et son verdict. Mon regard qui rencontrait enfin le sien. « Et jamais je ne te laisserai croire que tu es coupable de quoique ce soit, tu m'entends. » Autant une volonté de sa part que la mienne. Mon doigt qui glissait sur ses joues pour essuyer les larmes qui coulaient le long de ses joues. « Tu n'as pas de raison de te sentir coupable pour comment tu as réagi, ok. » Insistant. Estimant qu'en effet ce n'était pas leur devoir de nous juger.

***

Quelques jours plutôt. J-2

Un sujet plus joyeux qui était abordé quelques jours plutôt sans que je puisse encore réussir à comprendre comment il avait été abordé. « Parce que tu crois que Jack ou Jean, ça fait plus "lapin" ? » J'haussai les épaules, désinvolte. « Plus que Roger en tout cas. » Une pointe de moquerie dans ma voix alors que je me retrouvais là sur un terrain familier tandis que nous échangions piques et discutons à propos de son lapin en peluche. Certes ce n'était pas le sujet que j'avais en tête, mais il m'allait tout aussi alors que l'atmosphère était plus détendue et que nos visages se déridaient. Préférant la voir rire et plaisanter au sujet de son doudou que de voir les larmes s'écrasaient contre ses joues. Largement. Prêt à me ridiculiser encore en abordant ce sujet si cela voulait dire que j'évitais son regard en pleurs et sans aucun doute le sentiment de culpabilité qui accompagnait le lot. Trop de valises à transporter derrière-moi. « Chris, ton manque cruel d’imagination me fait sincèrement de la peine. » « J'ai jamais dit que j'étais quelqu'un de très inventif, tout ce dont je suis certain c'est qu'aucun ami ne se laisserait transporter et trimballer d'une pièce à l'autre comme Roger l'a fait. C'est de la totale exploitation. » La charriant à peu plus sur ce sujet, surtout amusé alors que je ne pouvais que voir qu'elle était à deux doigts de rire ou de défendre avec véhémence l'honneur de Roger.

Changeant pas moins de sujet alors que je me m'étais mis en chemin, elle à mes côtés pour en aborder un plus vague quant au sujet de notre destination. Un sujet de destination que je préférai rester vague pas moins que j'étais certain qu'elle pourrait reconnaître certains lieux si elle y avait déjà été ou s'était déjà rendue dans cette direction. « J’espère pour nous que tu es meilleur pour te repérer qu’en devinette. Sinon, je ne donne pas cher de notre peau. » « Cela devrait aller ne t'inquiète pas. Il y a plus de chance que ce soit les cadavres qui nous trouvent que l'inverse. » M'étant en parti perdu dans mes pensées alors que je me rappelais pas un jour où je m'étais réellement perdu en forêt. Faisant l'impasse sur un certain épisode alors que je me rappelais pas moins avoir trouvé avec Richard le cadavre de Conor en partie rongé par les animaux. Pas un des souvenirs les plus joyeux que j'avais en tête. En revenant toutefois au sujet de la tente alors que je n'étais pas certain qu'elle était tout à faire à l'aise avec l'idée. « Non, non, ça ne me dérange pas du tout. Tu sembles oublier que j’ai, pendant longtemps, partagé le même lit que Robb puisque nous n’avions qu’une seule chambre pour un seul enfant par famille. Je suis habituée. » J'hochai la tête rapidement. Ce n'était pas comme si j'y avais prêté attention auparavant si Robb avait mentionné cette idée. Mais déjà elle reprenait la parole avant que je n'ais eu le temps de dire quoique ce soit. « À moins, bien sûr, que ce soit toi qui soit gêné de partager un lit avec moi ? » Je levai les yeux au ciel. « Non cela devrait aller. » Après tout c'était comme dormir avec sa petite soeur. Exactement la même chose pour ainsi dire. Détournant le sujet de nouveau pour l'enjoindre à avancer alors que c'était sans doute ce qu'il fallait que nous fassions. « Chef, oui, chef ! » Manquant de nouveau de lever les yeux au ciel mais je gardais le silence pour m'enfoncer plus loin dans la forêt. M'avançant non sans jeter des rapides coups d'oeil à la carte que j'avais emprunté. Certain pour le moment d'avancer sur le bon chemin. Continuant d'avancer à bon rythme pendant quelques minutes en silence avant de reprendre la parole surtout pour passer le temps et autant parce que j'étais venu avec l'esprit de discuter. « Je te propose un truc simple, chacun pose une question à l'autre en répondant à cette même question et rajoute une autre question. » Lui jetant un regard pour voir si elle allait suivre, lui faisant au passage l'honneur de commencer si elle voulait.


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Sujet: Re: Long time no see [Rachris]
Dim 3 Sep - 21:46


Long time no see
Feat Chris
À mesure que tu parlais, tu voyais qu’il cachait quelque chose. Que d’une certaine manière, il se retenait. Et tu trouvais dommage qu’il n’ose pas être totalement vrai avec toi. Qu’il ne s’ouvre pas totalement, se contentant de rester à la surface. Où s’était familier. Sécuritaire. Alors que toi, tu prenais tous les risques. Tu ne portais aucun masque. Il y avait seulement toi et tes émotions à l’état brut. Tu passais par toutes les gammes, comme une montagne russe, mais au moins, c’était vrai. « Comme j’ai dit, tu n’as rien à te reprocher. » Encore cette phrase bidon ! Il la répétait comme un robot. Tu avais envie de lui dire de changer de disque. « Allez Chris ! Dit-moi un peu ce que tu as sur la conscience. Je peux en prendre ! » Tes larmes ne semblaient peut-être pas le montrer. Mais c’était vrai. Tu étais capable d’encaisser. « Arrête pendant un moment de t’imaginer que je suis encore la petite fille que Mme Miller a accueillis. J’ai vingt-six ans maintenant, pas sept ! » Tu haussais le ton, mais il n’y avait pas une once de colère dans ta voix. Il fallait qu’il assimile les informations que tu lui donnais. Et rapidement. Il n’avait pas besoin de te protéger. Tu n’étais pas une fleur qui allait s’envoler à la moindre bourrasque de vent. Son regard te fuyait, avant que finalement, il ne vienne s’encrer dans tes pupilles. « Jamais je ne te laisserai croire que tu es coupable de quoique ce soit, tu m’entends. » Il essuya une larme qui était en train de couler sur ta joue, avant de reprendre. « Tu n’as pas de raison de te sentir coupable pour comment tu as réagi, ok. » Il ne comprenait toujours rien. Il ne comprenait pas que tu en avais besoin. Que tu avais besoin de t’excuser pour clore ce chapitre. Pourquoi y avait-il eu droit et pas toi ? Ça te dépassait. Tu te souvenais de toutes les paroles que tu lui avais dites ce matin-là. Le premier matin qui s’était levé après la mort de Robb. Toutes ces choses que tu ne pensais pas le moins du monde, mais qui avaient tout de même franchi le seuil de tes lèvres. Mais tu te souvenais aussi du désespoir dans lequel tu étais sombrée lorsqu’il t’avait tourné le dos et qu’il était parti sans même se retourner. La douleur, tu pouvais presqu’encore la sentir dans ta poitrine. « Bien sûr que si. J’ai été ignoble. Toutes les choses que je t’ai dites … je ne les pensais pas … j’espère que tu le sais. Je t’ai attaqué alors que tu n’avais rien mérité. J’aurais pu mieux agir que ça. Te laisser partir sans me transformer en véritable furie. »


« J’ai jamais dit que j’étais quelqu’un de très inventif, tout ce dont je suis certain c’est qu’aucun ami ne se laisserait transporter et trimballer d’une pièce à l’autre comme Roger l’a fait. C’est de la totale exploitation. » Ah lala, il y allait un peu fort. Levant les yeux au ciel, tu enchaînas. « Ouais, bon, passons. Si tu vois ça comme de l’exploitation, soit. Mais sache que Roger, lui, ne s’est jamais plaint de quoique ce soit. » Un sourire vint égailler tes lèvres alors que tu continuais de le suivre entre les arbres.  


[…]


« Cela devrait aller, ne t’inquiète pas. Il y a plus de chance que ce soit les cadavres qui nous trouvent que l’inverse. » Si ça devait être rassurant, ça ne l’était pas du tout. « Tu sais, j’espère VRAIMENT que tu es meilleur pour te repérer, parce que pour l’instant, tu ne m’éblouis pas du tout avec tes capacités de discussion. Ma mère me disait toujours que si on n’a rien de bon à dire, il vaut parfois mieux ne pas ouvrir sa bouche du tout. » Mais bon, en même temps, c’était peut-être parce que, parfois, tu étais un peu trop honnête avec les gens. « Tu me fous la trouille avec cette histoire de cadavre ! »

Ta taquinerie au sujet du partage du lit n’eut toutefois pas l’effet escompté, se contentant plutôt de lever les yeux au ciel. « Non, ça devrait aller. » Ouais, bon … vous alliez surtout le voir une fois qui vous seriez rendu à cette étape.  Mais il continuait sa route, jetant des coups d’œil à la carte qu’il avait entre les mains. Tu essayais de regarder par-dessus son épaule, désespérée d’avoir un nouvel indice, mais tu n’arrivais pas à voir discrètement, ta petite taille te desservant grandement. Ses pas étaient à un rythme régulier – rythme que tu tentais de suivre, tant bien que mal. Puis il vint briser le silence. « Je te propose un truc simple, chacun pose une question à l’autre en répondant à cette même question et rajoute une autre question. » Quel genre de question ? Tu étais confuse. Du genre : « Quelle est ta couleur préférée ? » Ou plus profonde ? Plus sérieuse que ça ? Parce que franchement, il te prenait totalement au dépourvu. « Hum … » Tu poussas un soupir. Réfléchissant à quelque chose d’intelligent à dire. Les seules choses qui te venaient en tête étaient totalement absurdes. Le genre de questions que se poseraient des enfants de cinq ans. Puis, il t’en vint une à l’esprit. Bon, ce n’était pas la question du siècle, mais c’était la meilleure que tu avais jusqu’à maintenant. Le problème, c’était que toi aussi, tu devais y répondre. « Quelle est la première chose à laquelle tu as pensé en me voyant arriver ? Moi, quand je t’ai vu, ça a été de la gêne. Je ne savais pas trop comment réagir avec toi. Comme si c’était la première fois qu’on se rencontrait.  C’était bizarre. » Tu allais lui épargner la tourbillon de sentiments qui t’avait envahi par la suite. Tristesse. Bonheur. Timidité. L’important, c’était que tu te sentais bien à l’heure actuelle. Pendant longtemps, tu t’étais sentie comme une étrangère dans ta propre peau. Mais là, ce n’était pas le cas. Tu étais toi. Rachel Miller.

Toutefois, tu n’arrêtais pas à t’enlever de l’esprit que ce sentiment pourrait ne pas durer. Qu’à la seconde où tu retournerais à ton campement et lui au sien, ce serait terminé.
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01/11/2015 Glacy 1452 Brett Dalton murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 76
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Sujet: Re: Long time no see [Rachris]
Lun 4 Sep - 8:22


« Allez Chris ! Dit-moi un peu ce que tu as sur la conscience. Je peux en prendre ! » Elle criait, s'énervait un peu plus alors que les larmes coulaient sur ses joues. Ce n'était pas ce que j'avais prévu. Ce que j'avais prévu c'était qu'arrivé ici nous serions cool mais ce n'était pas le cas à vrai dire. Cela semblait être le contraire alors qu'elle ne paraissait pas croire que je puisse m'imaginer ou même penser qu'elle n'avait rien à se reprocher à mes yeux. Comme si c'était trop compliqué à estimer. « Arrête pendant un moment de t’imaginer que je suis encore la petite fille que Mme Miller a accueillis. J’ai vingt-six ans maintenant, pas sept ! » « Je n'ai jamais imaginé que tu étais une petite fille ! » Haussant le ton à mon tour. Ce n'était pas comme je la voyais encore comme une petite fille. Peut-être légèrement mais ce n'était pas réellement le cas, ne pensant pas qu'elle soit encore cette petite fille. Au-delà que j'avais des yeux pour voir, ce n'était pas mon opinion sur la question. « Merde Rachel je vois bien que t'es plus une gamine depuis qu'on s'est revu sur terre, que t'es capable d'encaisser et même cela je le pensais déjà avant. Mais c'est pas pour autant que cela veut dire que t'es coupable de quoique ce soit ! » J'aurai aimé ne pas aller si loin, c'était certain. N'utilisant son prénom qu'en dernier recours alors que d'habitude j'utilisais toujours des surnoms avec elle. Elle qui me poussait dans mes retranchements alors que pourtant c'était le cas, je ne pensais pas qu'elle avait quoique ce soit à se rapprocher et cela même pour le premier soir que nous nous étions vu après la mort de Robb. « Bien sûr que si. J’ai été ignoble. Toutes les choses que je t’ai dites … je ne les pensais pas … j’espère que tu le sais. Je t’ai attaqué alors que tu n’avais rien mérité. J’aurais pu mieux agir que ça. Te laisser partir sans me transformer en véritable furie. » « Et devine quoi, j'ai été autant ignoble que toi avec des dizaines personnes sur le campement, des gens que je considérai comme des amis. Cela rend pas cela plus juste, mais cela veut pas dire que je t'en veux. Je t'en veux pas pour t'être comporté comme cela, je me rappelle même pas ce que tu as dit ! » La vérité peut-être autant blessante alors que je n'avais que des vagues souvenirs de ce qui s'était passé. N'ayant pas voulu aller aussi loin pour qu'elle se reproche de la vérité alors que je passais une main dans mes cheveux ébouriffés, jetant un regard à l'océan. Reprenant mon souffle autant que je tentais de calmer alors que je voulais pas que la situation dérape entre nous comme elle avait dérapé avec de nombreuses personnes par ma faute. « Est-ce qu'on peut juste passer au-delà ? Je ne veux pas me disputer avec toi. » Ce qui était vrai alors qu'elle était ses personnes avec qui j'avais pas envie de me disputer, alors qu'elle restait on va dire la seule famille que j'avais maintenant que Robb n'était plus là. Et j'en avais assez de me disputer avec des proches ou des membres de ma famille.

***

Quelques jours plutôt. J-2

Un retour dans le temps. Un autre jour où nous nous envoyons cette fois-ci des piques à propos de son lapin. Ne pouvant qu'argumenter sur sa cause. « Ouais, bon, passons. Si tu vois ça comme de l’exploitation, soit. Mais sache que Roger, lui, ne s’est jamais plaint de quoique ce soit. » Ne pouvant pas moins voir le sourire qui avait effleuré son visage alors que cela faisait plusieurs minutes que nous arguions à propos du statut de sa peluche préférée sans réellement trouver un terrain d'entente. N'en venant pas moins à l'entraîner avec moi dans la forêt, suivant le chemin que je pensais être le bon. Ne pouvant qu'espérer que je n'aurai pas besoin de faire appel à ses services alors que cela ne faisait aucun doute que si c'était le cas, elle me narguerait à ce propos pendant des siècles.« Tu sais, j’espère VRAIMENT que tu es meilleur pour te repérer, parce que pour l’instant, tu ne m’éblouis pas du tout avec tes capacités de discussion. Ma mère me disait toujours que si on n’a rien de bon à dire, il vaut parfois mieux ne pas ouvrir sa bouche du tout. » « Ta mère avait certainement raison. » Ne pouvant que réfléchir à la question alors qu'elle usait le terme de mère tout en pensant aussitôt qu'elle devait référer à la mère de Robb. Si je ne m'étais jamais infiltré dans son passé, il n'en restait pas moins que je savais qu'elle tenait bien plus à Mme Miller qu'à sa propre mère. Des histoires branlantes, des parents qui n'étaient pas les meilleurs de l'année. Un cercle vicieux au sein de l'odyssée. Ne pouvant qu'espérer ne pas faire les mêmes erreurs et devenir quelqu'un mieux que mon père, autant que j'empruntais la même voie que lui ou un chemin similaire. « Tu me fous la trouille avec cette histoire de cadavre ! » « T'aurai du voir ma tête quand j'ai posé les pieds sur les os du cadavre et que je les ai entendu craquer. L'odeur était horrible. Et c'était un gars de chez nous. » Une brève seconde pendant laquelle je pensais à Conor. Il méritait son châtiment oui, mais il ne méritait certainement pas de mourir ainsi alors que je me rappelais la désagréable aventure de devoir l'enterrer et l'odeur de la mort là tout autour.

Changeant de sujet quelques instants après alors que je lui proposais un petit jeu. Enfin ce n'était pas réellement un jeu si ce n'était le moyen de savoir ce qu'elle pensait. Un jeu que j'avais autant joué avec Chiraz mais j'avais perdu. N'adressant pas la parole pendant quelques jours à la jolie blonde alors qu'elle avait percé mes défenses et que c'était moi qui m'était retrouvé en position de faiblesse alors que je lui dévoilais l'un de mes secrets. Chassant l'image de la jeune femme de mon esprit alors que je reportais mon attention sur Rachel. « Hum … » Un simple mot qui était l'équivalent de l'acceptation de cette invitation. Ce qui me convenait. « Quelle est la première chose à laquelle tu as pensé en me voyant arriver ? Moi, quand je t’ai vu, ça a été de la gêne. Je ne savais pas trop comment réagir avec toi. Comme si c’était la première fois qu’on se rencontrait.  C’était bizarre. » Un jeu qui nous incitait pas moi à être franc avec nous-même. Ne pouvant que me rappeler ce passage à gêne qui avait existé quand nous nous étions vu avant que la tension soit rompue avec la mention de son lapin en peluche, Roger. « Je ne savais pas non plus comment réagir avec toi. Je m'attendais à ce que tu viennes pas. Mal à l'aise et coupable. J'aurai du venir avant, je lui avais promis. Mais autant j'avais sans doute peur de voir ton regard et de te voir me désigner comme un assassin... » La vérité alors que je m'attendais à ce qu'elle me considère comme étant coupable de sa mort. Ce qui était le cas alors que je n'arrivais pas à me convaincre du contraire encore là. « Je voulais vraiment venir avant tu sais. Mais j'étais même pas capable de m'aider moi-même, alors t'aider toi cela semblait difficile... » Me contredisant un peu autant que je tentais de rester vague un maximum alors que rien n'obligeait à dire l'entière vérité ou à donner tous les détails les plus médiocres. Reportant mon regard sur elle. « Qu'est-ce que t'es devenue après que je sois parti ? »

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Sujet: Re: Long time no see [Rachris]
Lun 4 Sep - 13:01


Long time no see
Feat Chris
Tu t’en voulais de hausser le ton comme ça, alors que tout avais si bien commencé une fois que vous étiez arrivés devant la beauté qu’était l’océan. Mais c’était plus fort que toi. Tu criais, mais sans la moindre colère en toi. C’était comme si c’était le seul moyen de te faire entendre. Le seul pour te faire prendre au sérieux. Tu essuyas les larmes qui coulaient sur tes joues, jusqu’à ce que finalement, les traînées d’eau salées soient chose du passé. « Je n’ai jamais imaginé que tu étais une petite fille ! » Il haussait la voix à son tour, prenant exemple sur toi. « Merde Rachel, je vois bien que t’es plus une gamine depuis qu’on s’est revu sur Terre, que t’es capable d’encaisser et même cela, je le pensais déjà avant. Mais c’est pas pour autant que cela veut dire que t’es coupable de quoique ce soit ! » Ça faisait bizarre d’entendre ton prénom sortir de sa bouche. C’était si rare. Ça montrait bien à quel point la conversation était sérieuse. « Et bien il faudrait que tu le dises à ton cerveau que tu ne me vois pas comme une gamine, parce que depuis deux jours, tu sembles prendre des pincettes avec moi. Si t’es en colère pour quelque chose, soit le une bonne fois pour toute, ou quoique ce soit qui se passe avec toi … » Tu poussas un soupir d’exaspération. « J’ai l’impression qu’il y a quelque chose que tu ne me dis pas et ça m’énerve. » Tu te sentais coupable de peut-être voir des choses, qui, au fond, n’existait peut-être pas. Mais … tu n’arrivais tout simplement pas à mettre le doigt dessus. Il agissait comme s’il te cachait quelque chose. « Et devine quoi, j’ai été autant ignoble que toi avec des dizaines de personnes sur le campement, des gens que je considérais comme des amis. Cela rend pas cela plus juste, mais cela veut pas dire que je t’en veux. Je t’en veux pas pour t’être comporté comme cela, je me rappelle même pas ce que tu as dit ! » Tu reculas d’un pas, la vérité te happant de plein fouet. Il ne se rappelait même pas de cette journée ? De tout ce que tu avais pu lui dire ? Ça aurait dû te rendre heureuse. Heureuse qu’il ne puisses garder une rancoeur à propos des choses ignobles que tu avais pu lui dire. Des choses que tu n’avais jamais pensé, mais qui étaient pourtant sorties de ta bouche. Des choses lâches. Mais, tu en étais presque offensée que ça ait été effacé de sa mémoire. Aussi abominable que ça avait été de le vivre, cette journée avait été une partie importante du deuil que tu avais fait. La colère, soit, la deuxième phase. Tu allais lui répondre quelque chose, ta bouche s’ouvrant avant de finalement, se refermer lorsqu’il reprit la parole. « Est-ce qu’on peut juste passer au-delà ? Je ne veux pas me disputer avec toi. » Toi non plus, tu ne voulais pas que vous vous disputiez. Tu ne voulais pas gâcher les moments qui t’avaient été accordés avec lui. « Si c’est ce que tu veux, alors, oui. » Un sourire timide, léger, se dessina sur tes lèvres, alors que tes yeux se reportèrent sur l’immensité qui se trouvait devant vous.


« Ta mère avait certainement raison. » « Bien sûr qu’elle avait raison, elle l’avait toujours ! » Ta mère … tu n’arrivais toujours pas à croire que tu avais été si chanceuse … Si chanceuse d’avoir une deuxième chance dans la vie. Un nouveau départ. Tu n’étais certainement pas née avec la famille parfaite, mais tu l’avais définitivement trouvée. Mme Miller avait été une mère exemplaire, au contraire de celle qui t’avais mise au monde. Elle t’avait laissé de l’espace au départ, ne voulant pas te brusquer. Désirant que tu prennes tes marques. Mais tu voyais bien qu’elle jetait toujours un oeil sur toi. Qu’elle s’assurait qu’il ne t’arrive rien. Alors même que tu refusais de lui dire quoique ce soit. Elle t’avait raconté des histoires avant de t’endormir. Partagé son lit lorsque tu faisais des cauchemars. Avait réparé ton coeur brisé d’adolescente. Et bien plus de chose que tu ne pourrais énumérer. Elle te manquait énormément, mais tu savais qu’elle était toujours vivante. Qu’elle le serait toujours tant et aussi longtemps que tu te rappellerais d’elle. Comme Robb. « T’aurais dû voir ma tête quand j’ai posé les pieds sur les os du cadavre et que je les ai entendu craquer. L’odeur était horrible. Et c’était un gars de chez nous. » Tu t’arrêtas net, la bouche grande ouverte. Un frisson parcourant ton échine. Il était sérieux là ? Un haut le coeur menaça de te prendre d’assaut, mais Chris, lui, continuait sa route, comme s’il venait tout juste de te dire que le soleil était haut dans le ciel. Comme si c’était la chose la plus commune qui soit. Donc après avoir pris de grandes inspirations, tu le rejoignis au pas de course, celui-ci aillant pris une légère avance sur toi.

[…]

« Je ne savais pas non plus comment réagir avec toi. Je m’attendais à ce que tu viennes pas. Mal à l’aise et coupable. J’aurais dû venir avant, je lui avais promis. » Tu t’arrêtas brusquement, l’obligeant, par la même occasion à faire de même. Je lui avais promis. À qui ? À Robb ? Tu n’étais pas au courant. Et il lui avait fait promis quoi au juste ? De venir te voir ? De veiller sur toi ? Quoi exactement ? Ça te rendrait presque folle si tu te mettais à trop y réfléchir. Tu n’arrivais pas à croire que tu en entendais seulement parler maintenant. Mais tu décidas de mettre tes réflexions de côté quant aux derniers mots qu’avaient pu avoir ton frère, le laissant continuer. « Mais autant j’avais sans doute peur de voir ton regard et de te voir me désigner comme un assassin … » Mais quelle idée ! « Mais qu’est-ce que tu racontes Chris … jamais je ne t’étiquetterais comme un meurtrier. » Tu savais qu’il se sentait coupable de ce qu’il était arrivé cette journée-là, mais entendre ces mots sortir de sa bouche … tu t’en voulais qu’il ait dû continué à vivre tout en pensant ça de lui. « Maintenant, j’aurais encore plus souhaité que tu viennes me voir … personne ne devrait vivre avec ça sur sa conscience. J’aimerais vraiment que tu effaces ça de ta tête. Ce qui est arrivé, c’est pas de ta faute. Si c’est la faute de quelqu’un, c’est celle du loup … et il est mort. » Par chance, parce que sinon, tu lui aurais volontié fait la peau. « Je voulais vraiment venir avant tu sais. Mais j’étais même pas capable de m’aider moi-même, alors t’aider toi, cela semblait difficile … » Il reporta son regard sur toi, avant de reprendre. « Qu’est-ce que t’es devenue après que je sois parti ? » Tu redoutais cette question. Tu aurais voulu éviter d’y répondre. Éviter de repenser à cette période. C’était quelque chose que tu voulais définitivement oublier. Mais tu te prêtas quand même au jeu. Après tout, il avait été honnête avec toi … c’était à ton tour. « J’ai vécu l’enfer, mais ça, tu dois t’en douter. » Tu pris une pause. C’était plus dur que ce à quoi tu t’attendais. « Après que tu sois parti, j’ai l’impression que c’était pire. Je suis restée pendant je ne sais combien de jours cloitrée dans ma tente. Je refusais d’en sortir. Quelqu’un m’apportait mes repas, mais je refusais de les manger … » Des larmes te montèrent aux yeux. Tu te rappelles les crampes qui t’avaient assaillis, conséquence d’avoir refusé de mettre quoique ce soit dans ton estomac. Croyant que la douleur physique allait faire disparaître celle que tu ressentais. Mais tu allais lui épargner ces détails. Pour une fois dans ta vie, tu n’étais pas prête à être autant honnête. « Ouais, ça a été difficile … Au final, j’ai été aidé. J’aurais jamais réussi à aller mieux par moi-même. Si ça n’en avait tenu qu’à moi, je serais sans doute encore dans cette tente à me morfondre sur le fait que je suis l'unique survivante des deux familles que j'ai eu ... » Ton regard c’était perdu dans le néant et tu repris soudainement conscience du temps qui passait. Reportant tes iris sur lui, tu lui posas ta prochaine question. « Quels ont été les derniers mots de mon frère ? » Elle était tombée. Lourde entre vous deux. Tu trichais, tu en avais conscience. Ce n’était pas une question à laquelle tu pouvais répondre. Peut-être la redoutait-il comme tu avais craint la précédente. Mais tu jugeais qu’elle était importante si vous vouliez aller de l’avant tous les deux. Repartir du bon pied, sur une bonne base. Tu devais le savoir.
© FRIMELDA



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01/11/2015 Glacy 1452 Brett Dalton murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 76
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Sujet: Re: Long time no see [Rachris]
Lun 4 Sep - 15:21


« Et bien il faudrait que tu le dises à ton cerveau que tu ne me vois pas comme une gamine, parce que depuis deux jours, tu sembles prendre des pincettes avec moi. Si t’es en colère pour quelque chose, soit le une bonne fois pour toute, ou quoique ce soit qui se passe avec toi … J’ai l’impression qu’il y a quelque chose que tu ne me dis pas et ça m’énerve. » Une conversation qui partait sur un terrain glissant alors que le ton montait. Ce n'était pas ce que j'avais prévu à la base, loin de là. Tentant de reprendre le contrôle de ce qui se passait dans ma tête, de mes émotions alors que je lui jetais un regard non sans lui répondre sans doute un peu froidement. « Je ne te dois rien, on est pas en couple ou quoi. Et si je veux garder des choses pour moi-même, je le fais et c'est tout. » Ne lui devant rien en effet, bien que j'avais promis à Robb de veiller sur elle. Je comptais tenir ma promesse en effet mais cela ne voulait pas dire que je devais lui donner chaque petit détail de ma vie ou me confier à elle. Cela ne marchait pas comme cela. Chassant cet arrière-goût amer de culpabilité alors que je ne pouvais que me douter que ces mots n'allaient pas arranger ma situation. Mais ils étaient dits, et il était trop tard pour revenir dessus. Ne voulant pas au-delà de cela lui parler de mes démons, préférant la tenir à l'écart alors que cela ne la concernait pas dans le fond. Ne pouvant lui en vouloir alors que je me rappelais même pas des mots qu'elle avait prononcé, alors que tout ce qui s'était passé lors de la mort de Robb était entouré de flou. Tout était flou, tant les visages que les floues. Ayant nagé dans le brouillard pendant longtemps. Mais pour autant elle ne méritait sans doute pas mon agressivité alors que je doutais d'être réellement en colère bien qu'elle continuait de franchir des lignes que je tentais encore et encore de tracer. Un combat que j'aurai préféré qu'il n'ait pas lieu, lui en touchant un mot alors que c'était la vérité : je ne souhaitais pas me disputer avec elle. Cela ne servait à rien tout comme il ne nous avait servi à rien de nous disputer pour des morceaux de viande et des histoires sans importance au sein du bunker lors de la réunion entre rebelles. « Si c’est ce que tu veux, alors, oui. » J'hochai la tête, ce qu'elle ne vit pas alors qu'elle reportait son attention sur l'étendue d'eau qui se dessinait devant nous.  lui. « Toi qu'est-ce que tu veux ? » Ne pouvant m'empêcher de lui poser la question pour savoir ce qu'elle voulait réellement alors que je n'étais pas dans sa tête, ne pouvant prédire à l'avance ce qu'elle pensait ou ce que je devais dire en fonction. Et s'il était certain que je ne comptais pas me disputer avec elle, je ne pouvais être tout à fait sûr de sa réaction autant que j'avais pu entrevoir l'ombre d'un sourire se dessinait sur son visage.

***

Quelques jours plutôt. J-2

Et pourtant quelques jours auparavant, j'en venais qu'à lui confier une partie de la vérité. Si je n'avais pas été si froid et si brutal, je lui avais pas moins avoué que je redoutais l'issue de notre confrontation, craignant pas tant qu'elle ne vienne pas mais qu'elle me regarde comme si j'étais condamné. « Mais qu’est-ce que tu racontes Chris … jamais je ne t’étiquetterais comme un meurtrier. » J'haussai les épaules, à la limite du désinvolte. « Il n'y a jamais de certitudes. » C'était vrai et c'était seulement lorsque je l'avais vu, lorsque j'avais eu les faits en face de moi que j'avais compris qu'en effet je n'avais pas à la craindre. Comprenant qu'il avait sans doute même été ridicule de me poser des questions sur l'issue de notre rencontre alors qu'elle ne me considérait pas comme le meurtrier de Robb. Non pas que le sentiment de culpabilité s'écrasait entièrement, autant qu'il en venait à disparaître momentanément, des traces restaient toujours. Des traces qu'elle ne pourrait sans doute pas effacer alors que j'étais le seul à pouvoir les faire disparaître mais encore fallait-il que je me pardonne. Ce qui n'était pas encore arrivé bien que j'étais en bonne voie de le faire. Du moins, je l'espérai. « Maintenant, j’aurais encore plus souhaité que tu viennes me voir … personne ne devrait vivre avec ça sur sa conscience. J’aimerais vraiment que tu effaces ça de ta tête. Ce qui est arrivé, c’est pas de ta faute. Si c’est la faute de quelqu’un, c’est celle du loup … et il est mort. » J'esquissai un sourire presque froid. Un sourire qui sonnait faux alors que je n'y croyais pas réellement. « Oui mais si j'avais fait un pas vers lui avant, on n'en se serait peut être pas là. » Ne lui jetant pas un regard alors que je prononçais ses mots dans un murmure sans cesser de marcher. « Qu'importe, ce qui est arrivé. On a tous deux réussi à aller de l'avant... » ... ou presque. Ne prononçant pas ces mots à haute voix bien que je pouvais que me rendre compte que oui on avait passé au-delà alors que nous étions tous deux là, et non en train de nous morfondre dans un coin. Nous étions tous deux là en train de marcher sur nos pieds, en train de converser autant en chair et en os que n'importe qui.

N'en venant pas moins qu'à lui demander ce qu'elle avait vécue. Curieux. Voulant savoir. « J’ai vécu l’enfer, mais ça, tu dois t’en douter. » J'hochai la tête. Je m'en doutais. Sans doute cette même impression pour ceux qui avait vu une personne auquel il tenait réellement disparaître. L'impression de traverser un enfer. Et dire que l'on disait l'enfer pavé de bonnes intentions. Ironique. « Après que tu sois parti, j’ai l’impression que c’était pire. Je suis restée pendant je ne sais combien de jours cloitrée dans ma tente. Je refusais d’en sortir. Quelqu’un m’apportait mes repas, mais je refusais de les manger … » Ecoutant son récit sans prononcer un mot autant que je pouvais imaginer la scène. Manquant de lui demander ce qui lui avait fait changé d'avis. Ne lui posant pas la question alors que je préférai autant ne pas l'interrompre tandis qu'elle continuait. « Ouais, ça a été difficile … Au final, j’ai été aidé. J’aurais jamais réussi à aller mieux par moi-même. Si ça n’en avait tenu qu’à moi, je serais sans doute encore dans cette tente à me morfondre sur le fait que je suis l'unique survivante des deux familles que j'ai eu ... » Ne pouvant que me demander autant qui l'avait aidé à se remettre debout, elle. Une trace de culpabilité alors que je savais que si j'avais été là plutôt, j'aurai pu l'aider ou nous aurions pu nous aider l'un et l'autre. Mais ni l'un, ni l'autre n'avait fait le premier pas. Un tort partagé. Et qu'importait, quoiqu'il en soit nous en étions sortis. Ou du moins c'était ce qui semblait être le cas. Reportant mon attention sur elle alors qu'elle reprenait la parole pour me poser une nouvelle question tout en continuant de marcher sous le couvert des arbres et de faire attention à ce qui se trouvait autour de moi. « Quels ont été les derniers mots de mon frère ? » « Lina. » Un simple prénom qui avait bien plus de significations alors que je répondais à sa question aussitôt sans réfléchir dessus. Une réponse automatique alors que je me souvenais de ces derniers mots. L'image de la jolie blonde qui traversait mon esprit. Ailina qui n'était pas morte mais qui s'était aussi évaporée dans la nature, tout comme Faust. Une femme avec qui j'avais un passé compliqué et qui avait conquis mon coeur la première. Reprenant la parole d'un ton qui aurait presque paru détaché alors que je me retrouvais plongé dans mes souvenirs. « Il voulait que je lui remette un pendentif, un dernier présent que je lui ai remis la veille de noël. Et peu après, elle disparaissait elle aussi comme Faust. Est-ce que vous avez eu des nouvelles ? » Une question que je n'avais pu m'empêché de poser alors que je restais légèrement inquiet, ne pouvant m'empêcher de penser à la jolie blonde au milieu des bois tout comme je pensais à Faust, sans jamais cesser les recherches. « C'était pas ma question, mais je suis inquiet pour elle... » Sans doute que si Isaïah avait été là elle se serait étouffée à l'idée que je m'inquiète pour Ailina, ne m'ayant jamais réellement pardonné pour ce que je lui avais fait. Mais j'étais réellement inquiet, ne pouvant m'empêcher de me poser des questions alors qu'elle comptait toujours. Ayant compté depuis le premier jour, même après que je l'avais condamnée. Sans doute pour cela que la présence de Chiraz avait tant été un électrochoc alors qu'elle lui ressemblait comme deux gouttes d'eau. « Il y a une personne qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau au campement... quand j'ai vu Chiraz, j'ai vraiment cru qu'elle était là mais quand tu regardes plus attentivement, tu te rends compte que non c'est pas les mêmes personnes. » Un bref sourire qui s'esquissait sur mon visage avant que je ne me rappelle quelle était l'origine de sa question. Mon visage qui s'assombrissait alors que je lui donnais une réponse un peu plus concrète. « Il a pas pu dire grand chose. Il m'a demandé de veiller sur toi, de donner sa lame à Aliénor, de toucher deux mots à Gamora, on a parlé un peu, il a déconné et il est parti. » Fin de l'histoire. Accélérant un peu le pas comme pour chasser les fantômes du passé ou plutôt reprendre le contrôle alors que j'en venais pas moins à poser la question que je lui destinais non sans ralentir l'allure au même instant. « Qui c'est qui t'as aidé à te remettre debout après que t'étais à terre ? »

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Sujet: Re: Long time no see [Rachris]
Ven 8 Sep - 4:13


Long time no see
Feat Chris
« Je ne te dois rien, on est pas en couple ou quoi. Et si je veux garder des choses pour moi-même, je le fais et c’est tout. » Son ton était froid. Glacial. Ses paroles t’arrivaient dessus comme un poing en pleine figure. Tu ne savais même plus pourquoi tu étais là désormais. Pourquoi est-ce que tu avais accepté de l’accompagner alors qu’il semblait qu’au final, ça n’allait rien changer entre vous ? Tu étais en train de te dire que tu aurais mieux fait de rester au campement. Peut-être qu'il n'était pas trop tard pour y retourner et tout oublier. Tu aurais voulu n’avoir jamais vu ce mot qu'il t'avait écrit. Tu aurais voulu continuer de vivre dans le déni. Peut-être que ça aurait été mieux ainsi ... Mais tu ne le sauras jamais à présent. Il avait ce pouvoir là sur toi. Celui de venir tout chambouler à l’intérieur de toi. Une minute, tu étais parfaitement heureuse, et la suivante, totalement confuse. Il te faisait sentir comme la femme la plus chanceuse du monde. Puis après, tout se détruisait et tu ne savais plus sur quel pied danser. Tu mentirais si tu disais que ses mots ne t’avaient pas affectés. Tu le savais bien que vous n’étiez pas en couple. Mais tu avais cru que des amis se disaient tout. Qu’il ne devait pas y avoir de barrière entre eux. Alors que tu avais l’impression que lorsque vous enleviez une brique, deux s’ajoutaient. Toujours. Instantanément. Tu n’en voyais plus le bout. Et ça te décourageait tellement … « Je n’ai jamais cru qu’on était en couple Chris … mais des amis ? Oui, je dois te dire que j’ai osé le croire. » Tu détestais ça. Tu détestais les mots qui sortaient constamment de ta bouche. Qui semblaient continuellement empirer les choses. Mais c’était ce que tu ressentais et tu ne voulais plus refouler quoique ce soit. Tu ne voulais plus tout garder à l’intérieur de toi et exploser sans prévenir comme tu l’avais fait dans le passé. À tes yeux, il était plus sain de tout sortir directement et d’en parler. Chose à laquelle Chris ne semblait pas être d’accord par la manière dont il agissait. « Mais j’imagine que j’avais tort. Je ne sais même plus pourquoi je suis ici. Tout ça … » Tu désignas, ce qui vous entourait, les bras grands ouverts, vous incluant tout les deux. « … j’imagine que c’était une erreur si on ne peux pas se parler franchement, sans se cacher quoique ce soit. » Le silence tomba pendant quelques instants. « Tout ce que je veux, c’est qu’on soit en mesure de se parler franchement, sans se disputer. Comme deux personnes parfaitement normales. » Ça semblait être simple, mais pourtant … c’était si difficile.


« Ouais mais si j’avais fais un pas vers lui avant, on n’en serait peut-être pas là. » Tu avais envie de le secouer par les épaules. De lui faire entendre raison une bonne fois pour toute. « Les "et si" n’y changeront rien. Peut-être que ça aurait pu changer quelque chose. Peut-être que Robb aurait survécu. Mais à quel prix ? Si on suit le court de ta pensée … ce serait toi qui serait mort à sa place, non ? Évidemment ... tu ne pleurerais pas la mort de Robb, puisque tu serais, techniquement, mort. Non ? » Le ton que tu employais était sec. Sarcastique. « Alors c’est ça de changé pour toi. Mais pour moi ... tu crois que ça aurait changé quelque chose ? Que je ne pleurerais pas ta perte ? Je peux dire honnêtement que je me sentirais exactement de la même façon. Que je serais autant détruite que je le suis à l’heure actuelle. Les "et si" n’auraient rien changé pour moi. Rien du tout. Mais encore là … j’imagine que tu n’en croiras pas un seul mot. » Un silence s’installa entre vous avant qu’il ne vienne le combler. « Qu’importe ce qui est arrivé. On a tous deux réussi à aller de l’avant … » Ouais. Presque dans ton cas. Il y avait toujours cette tristesse qui restait bien encrée à l’intérieur de toi. Qui ne voulait pas disparaître. Qui s’acharnait à te faire sentir coupable quand tu souriais. Quand tu riais. Elle était toujours là. À te suivre comme une ombre. Suivant tes moindres faits et gestes. Tu te sentais parfois comme si tu étais de retour dans cette prison. Et ça te donnait la chair de poule de penser que tu étais revenue au point de départ. Comme si tout ça n’avait été qu’un rêve … ou qu'un cauchemar.

[…]

« Quels ont été les derniers mots de mon frère ? » « Lina. » Le fait qu’il réponde aussi rapidement te surprend. Tu t’étais attendu à ce qu’il mette un moment avant de répondre. Alors que c’était venu naturellement. Automatiquement. « Il voulait que je lui remette un pendentif, un dernier présent que je lui ai remis la veille de Noël. Et peu après, elle disparaissait elle aussi comme Faust. Est-ce que vous avez un des nouvelles ? » Tu fais négativement signe de la tête. En tout cas, toi, tu n’en avait pas eu. Et tu t’imaginais que c’était la même chose pour le reste du campement. « C’était pas ma question, mais je suis inquiet pour elle … » Tu le voyais à son expression. Combien il l’avait aimé. Combien il l’aimait encore à ce jour. « Il y a une personne qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau au campement … quand j’ai vu Chiraz, j’ai vraiment cru qu’elle était là mais quand tu regardes plus attentivement, tu te sens copte que non, c’est pas les mêmes personnes. » Un sourire s’esquisse sur ses lèvres et un pincement s’exerce sur ton coeur. Tu décides de l’ignorer, alors que Chris continuait. « Il a pas pu dire grand chose. Il m’a demandé de veiller sur toi, de donner sa lame à Aliéner, de toucher deux mots à Gamora, on a parlé un peu, il a déconné et il est parti. » C’est à ton tour d’avoir un sourire qui illumine ton visage. « C’est bien son genre de vouloir déconner dans un moment pareil. » Mais tu ne pouvais t’empêcher d’imaginer la peur qu’il avait dû ressentir en sachant qu’il n’aurait plus de lendemain. Que lorsque ses yeux se fermeraient, se serait pour toujours. Juste d’y penser … ça te donnait la nausée. « Qui c’est qui t’as aidé à te remettre debout après que t’était à terre ? » La réponse était facile. Tu n’avais pas à y réfléchir bien longuement. « Aliénor. Le temps. Et … Robb. À un moment, je me suis rendu compte que ce ne serait pas ce qu’il voudrait. Je pouvais presque l’entendre me le dire. Alors à partir de ce moment, je me suis promis de vivre pour nous deux. C’est ce qui m’a aidé à me remettre debout et à continuer de me battre pour voir un autre jour. » Tu laissas ensuite un silence s’installer entre vous. Réfléchissant à ta question. Et la seule qui te vint finalement en tête fut : « Cette … Chiraz ? Elle ressemble vraiment à Ailina ? » Tu aurais voulu lui en poser plein d’autres, comme … comment il l’avait rencontrée, comment elle était, et qui elle pouvait bien être exactement ? Est-ce qu’elle venait de l’Odyssée ou est-ce qu’elle était une Terrienne ?

Tu étais extrêmement curieuse, mais en même temps, pour une raison qui t'échappait, tu n’étais pas certaine que tu veuilles réellement connaître les réponses.

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©️ FRIMELDA



Dernière édition par Rachel Gomez le Dim 10 Sep - 5:45, édité 3 fois

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01/11/2015 Glacy 1452 Brett Dalton murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 76
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Sujet: Re: Long time no see [Rachris]
Ven 8 Sep - 8:24


Une conversation qui partait dans le mauvais sens. Ce n'était pas ce que j'avais voulu, ne pouvant m'empêcher d'être sur la défensive alors qu'elle commençait à creuser plus. Comme si elle voulait à tout prix vouloir savoir la vérité. Déconcertant alors sans que je ne puisse l'empêcher une pointe de paranoïa et de méfiance surgissait de nouveau. Méfiant alors que je n'aimais pas la tournure de la conversation, ne pouvant m'empêcher de l'envoyer aller un peu plus loin. Non pas que c'était ce que j'avais voulu à la base. « Je n’ai jamais cru qu’on était en couple Chris … mais des amis ? Oui, je dois te dire que j’ai osé le croire. » Et de un. Comprenant tout de suite que j'allais avoir du mal à me sortir de cette situation alors qu'il était certain que je l'avais brusquée et blessée. La colère et les pointes de méfiance qui disparaissaient d'un coup alors qu'elle continuait de parler non sans appuyer un peu plus sur des points sensibles. « Mais j’imagine que j’avais tort. Je ne sais même plus pourquoi je suis ici. Tout ça … » Des gestes théâtraux dont elle aurait pu se passer alors qu'il était certain que j'avais déjà compris le message. Gardant toutefois cette note de sarcasme pour moi alors que je tentais de reprendre le contrôle de la situation, surtout mentalement. « … j’imagine que c’était une erreur si on ne peux pas se parler franchement, sans se cacher quoique ce soit. » Un silence qui s'installait alors qu'il était plus difficile de lui répondre ou du moins de lui expliquer que je ne pouvais changer, qu'il y avait toujours des barrières qui seront installées entre moi et les autres. Personne n'ayant réussi à les faire tomber réellement bien que Chiraz avait presque réussi. Et autant cette nécessité de se barricader derrière les murs comme pour être sûr qu'à la fin je ne serai pas celui qui souffrirait. Une méthode de défense un peu particulière alors que pourtant je ne la craignais pas, conscient qu'elle voulait juste parler franchement. « Tout ce que je veux, c’est qu’on soit en mesure de se parler franchement, sans se disputer. Comme deux personnes parfaitement normales. » Ne venant alors qu'à lui répondre d'une voix bien plus calme alors que j'avais baissé d'un ton tout comme elle. « Et je suis totalement pour cette idée, cela ne me dérange pas d'être franc avec toi. Et si je suis ton ami, comme tu dis j'aimerai autant qu'on ne se dispute pas. Mais tu dois comprendre qu'il y aura toujours des choses que je garderai pour moi Je veux dire c'est le principe de la vie privée. Si je ne t'oblige pas à te révéler mes secrets, ou les détails personnelles de ta vie privée, ne m'oblige pas à faire de même. Tu sais que de toute façon si j'ai quelque chose à le dire, je le ferai. » N'aimant définitivement pas qu'on me pousse dans mes retranchements ou qu'on me pousse à parler quand je n'en n'avais pas envie, estimant de loin que j'étais assez grand pour parler de moi-même et cela d'autant plus alors que j'avais quelques années de plus qu'elle. Mais pour autant si je n'estimais pas avoir besoin d'elle pour me confier, ou parler, il n'en restait pas moins que je ne souhaitais pas pour autant me disputer avec elle. Poussant un soupir. « Est-ce qu'on peut pas oublier les 10 dernières minutes qui viennent de se passer ou est-ce que tu regrettes vraiment à ce point d'être venue ? » Voulant autant savoir alors que la conversation m'importait réellement, alors que je voulais savoir si elle le pensait vraiment. Des mots qui avaient fait mal alors qu'elle m'avait annoncé regretté d'être venue ici. Voulant désormais savoir alors que mon regard ne la quittait pas. Si nous étions des amis qui pouvaient parler franchement alors elle me devait cela.

***

Quelques jours plutôt. J-2

Ses mots qui résonnaient dans l'air, lames tranchantes. « Les "et si" n’y changeront rien. Peut-être que ça aurait pu changer quelque chose. Peut-être que Robb aurait survécu. [...] Rien du tout. Mais encore là … j’imagine que tu n’en croiras pas un seul mot. » Et si je ne lui répondis rien, il n'en restait pas moins que j'en avais autant conscience. Conscient que les "et si" ne servaient à rien, non que pour autant je puisse me substituer à toute trace de culpabilité. Comprenant pas moins le message alors qu'elle se dévoilait autant, qu'elle m'annonçait que je comptais pour elle. « Et moi qui pensait que tu me détestais. » Une touche de moquerie alors qu'il n'en restait pas moins qu'à un moment là-haut sur l'odyssée nous étions surtout connus pour nous chamailler, ce qui me rappelait avec le don d'exaspérer Robb d'autant que je n'hésitais pas à en rajouter des couches en me plaignant de sa présence dans nos pattes. A vrai dire je l'appréciais bien mais c'était plus amusant de faire comme si ce n'était pas le cas. Une petite touche d'humour pour détendre l'atmosphère bien que pour autant tout n'était pas effacé, ni le sentiment de culpabilité, ni le vide laissé par sa mort.

La conversation qui déviait alors que je lui donnais les détails qu'elle voulait, lui dévoilant ce que m'avait dit Robb, lui faisant autant part de mon inquiétude concernant Ailina. Haïssant de voir les personnes auquel je tenais disparaître un à un dans la nature. « C’est bien son genre de vouloir déconner dans un moment pareil. » Je ne pus qu'hocher la tête autant que j'en venais qu'à me tourner vers elle pour savoir qui l'avait aidé à se remettre debout. « Aliénor. Le temps. Et … Robb. À un moment, je me suis rendu compte que ce ne serait pas ce qu’il voudrait. Je pouvais presque l’entendre me le dire. Alors à partir de ce moment, je me suis promis de vivre pour nous deux. C’est ce qui m’a aidé à me remettre debout et à continuer de me battre pour voir un autre jour. » Des mots qu'elle eut qui ne firent que confirmer mon opinion sur Aliénor alors que j'appréciais définitivement la jolie brune, comptant autant la remercier la prochaine fois que je la verrai pour avoir aidé Rachel se remettre debout, sur ses pieds. Ne trouvant pas quoi répondre à cela alors qu'il n'en restait pas moins que j'avais réagi différemment qu'elle ou pour ainsi dire autant pareil alors que je m'étais laissé abattre. A croire que nous aurions pu former un club bien qu'autant je me dispensais de cette touche de sarcasme alors que je l'écoutais me poser une nouvelle question. « Cette … Chiraz ? Elle ressemble vraiment à Ailina ? » Manquant de rater un pas alors que je tournais la tête vers elle, sourcils froncés. Une question qui me prenait par surprise alors que je doutais que ce soit juste de la curiosité. Me demandant si je n'imaginais pas cette pointe de jalousie que j'aurai pu presque découvrir dans son ton. Attrapant une bouteille dans mon sac au passage pour boire une gorgée d'eau alors que cela faisait plusieurs instants que nous marchions non sans réfléchir encore à sa question. Lui tendant ensuite la bouteille alors qu'au même instant je venais à lui répondre. « Chiraz, oui elle ressemble vraiment à Ailina. Physiquement on dirait qu'elle est sa jumelle ou sa grande soeur. Après niveau caractère elles sont différentes, Chiraz est plus renfermée, reste sur des sentiers tracés que Lily.. Ailina n'avait pas peur de bafouer les règles. » Me rattrapant de justesse alors qu'elle n'était plus Lily, que je n'étais plus en couple avec la jolie blonde ou quoique ce soit bien que l'affection était toujours présente, bien qu'elle avait toujours une place dans mon coeur. Me reprenant toutefois en espérant que ce ne se soit pas remarqué bien que j'en doutais. « Non, elles sont un peu le jour et la nuit je dirai. Et c'est sans doute autant amusant de voir jusqu'où elle est prête à aller pour changer ses habitudes. » Ayant bien remarqué que la jeune femme s'était fait plus audacieuse, comme si elle était enfin prête à se réveiller. Mon ton qui était pas moins inquisiteur et curieux alors que je la regardais pour lui poser ma question. « Mais pourquoi tu me poses cette question, et épargne-moi ta curiosité parce que si j'y croirais pas... »

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Sujet: Re: Long time no see [Rachris]

 

Long time no see [Rachris]

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