Partagez | 
 

˜˜˜˜˜˜this world is just illusion
maybe life should be about more than just surviving

Aller à la page : 1, 2  Suivant

avatar
26/08/2017 ΛURORΛ BOREΛLIS nope 284 anna speckhart BOREΛLIS // ENDLESS LOVE // HALSEY tu cultives la terre selon les saisons (botanique & agriculture) 47


Sujet: this world is just illusion
Dim 27 Aoû - 23:31

I know it's hard to tell how mixed up you feel. Hoping what you need is behind every door. Being like you are. Well this is something else, who would comprehend ? A part of your soul ties you to the next world or maybe to the last, but I'm still not sure. But what I do know, is to us the world is different. (@vnv nation // beerus)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
something else
☆ Elias & Mila ☆

Tu aurais pu la pousser, tout simplement, lui accorder une mort brève. Avec un peu de chance, dans sa chute, elle serait tombée sur un rocher plus bas. Tu as préféré lui fracasser le crâne jusqu’à ce qu’elle en crève. Chaque fois que tu reviens ici, tu y songes de longues heures. Est-ce que tu regrettes seulement ton geste ? C’est bien le problème, tu n’éprouves aucune culpabilité. Elle te manque simplement. Sa présence te manque. Depuis sa disparition, tu es plus seule que jamais. Piégée dans ton propre esprit, témoin passif de ta vie. Tu sembles attendre quelque chose qui ne vient pas. Des remords ? Si seulement. Ils te donneraient une part de normalité. C'est bien ce qui te fait défaut. Ce qui creuse la différence constante avec tes pairs. Heureusement, tu peux compter sur tes amis imaginaires. Leur soutien infaillible s'avère à nouveau indispensable à ta survie. Ils te procurent l'oxygène manquant lorsque l'air est trop acide pour que tu l'ingurgites. Lorsque tu manques de faillir. Cependant, les voix sont parfois si nombreuses que tu ne les distingues plus, elles parlent en même temps, débattent littéralement sur le fil de tes pensées. Et toi, toi, au milieu de tout ça, t'es paumée. Tu attends d'être sauvée ou abattue sur place, tu ne sais pas vraiment, juste tu attends. Comme si quelqu'un allait surgir pour te pousser, à ton tour. Achever ton existence d'un simple mouvement. Boum. Tu recules d'un pas, consciente d'être dangereusement proche du bord. Tu peux même entendre distinctement ton coeur battre au rythme du courant de l'eau.

Tu as presque envie de sauter.
Presque.

Il est temps pour toi de faire demi-tour, tu as bien conscience qu'il te reste de la route jusqu'au nouveau campement. Et ce, afin d'arriver avant la nuit tombée. Tu ne demeures jamais aussi tard, souhaitant éviter de croiser les entités de tes pires cauchemars. Te perdre au milieu de la nature avec pour seul compagnon, le silence. Ou pire encore, la solitude. Existe-t-il un démon de minuit plus terrifiant ? Tu en doutes. Ecoute. L'ordre est net, précis, autoritaire. Alors tu obéis sans broncher, cherche à déceler ce bruit mystère dont elle te parle. Un animal ? Non, loin de là. C'est bien trop régulier. Tu finis par reconnaître l'origine du son, une démarche. Tu identifies des pas humains bien que discrets. Pourtant, tu ignores toujours leur provenance. De quel côté ? A droite ? A gauche ? Tu ne te sens pas menacée par la présence d'une personne inconnue venant dans ta direction. Au contraire, ta curiosité est piquée à vif. Parce que tu souhaites savoir lequel des Odysséens s'amusent à te suivre. Tu penches naturellement pour l'un des tiens, ayant croisé du monde sur le sentier. Il ne te vient pas à l'esprit qu'un terrien puisse approcher, encore moins, t'approcher. Tu sais désormais ce que tu attends, une silhouette. Tu ignores simplement laquelle. Qui attends-tu ? Le passé, le présent ou le futur ? Qui se trouve derrière ces chimères éphémères que tu conçois. Qui se prépare à percuter de plein fouet ton regard azuré. Attention Mila.


→ elias, chutes d'eau, 27 août 2117.


Dernière édition par Mila Swann le Dim 1 Oct - 20:11, édité 1 fois

Admin
avatar
20/01/2016 avengedinchains Charlie, Baelfire, Richard, Astrid & Meeka 898 Tom Hardy signa by beylin guerrier Athna 10
Admin


Sujet: Re: this world is just illusion
Dim 3 Sep - 17:34

» This world is just illusion
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Douce amertume au coin des lèvres. Au coeur de la forêt, Elias, t’es complètement dans ton univers. T’as toujours besoin de rentrer, toujours besoin de prendre des distances par moment pour souffler un bon coup. T’es pas du genre à trouver les bons moments. Très souvent, tu tapes même à côté du sujet et c’est loin d’être ce que tu veux. Mais tu fais ton maximum. T’es une bête, une créature de l’ombre qu’il vaut mieux laisser dans l’obscurité et laisser tranquille. Mais ça, les gens ne parviennent pas toujours à le comprendre. Tu leurs laisse cette illusion. Tu ne cherches pas plus loin et tu parviens quand même à trouver ça amusant. Mais c’est une autre histoire à laquelle il ne vaut mieux pas penser. Parfois, du moins, mais en général, si, il vaut mieux y penser. Mais t’as juste du mal. T’arrives pas aller vers les gens, tu n’arrives pas non plus à te considérer comme leur égo. Tu es incapable d’avancer vers eux, incapable de les toucher ou de les atteindre d’une quelconque façon. Tu fais de ton mieux mais qu’est-ce que tu y peux hein ? T’es pas toujours doué, et t’as pas toujours les mots. Mais tu fais ton maximum et tu te permets de penser que c’est tout ce qui compte.

Tu fais ce que tu peux. Mais tu n’y arrives pas forcément. Tu te sens con. Trop con. Parce qu’au coeur de la forêt, tu te sens bien mais tu as malgré tout besoin des tiens. La preuve, tu provoques continuellement Isdès, quand tu en as besoin. Ou tu as même été voir Murphy alors que finalement, tu imaginais sincèrement que vous n’étiez pas suffisamment proches. C’est stupide hein ? Mais qu’est-ce que tu y peux ? Tu dis certaines choses et tu finis par faire les choses différemment. Tu critiques le peuple du ciel et pourtant, tu aimerais les connaître, bien malgré toi. Et tu continues à chercher comme ça. Tu continues et tu te sens ridicule. Con, encore une fois. Parce que tu te rabaisses continuellement hein ? T’as jamais été foutu de faire autrement. Et avec ton caractère, c’est mieux ainsi. Tu as l’assurance de la morsure, la fierté de ta force. Mais ton mental n’est pas ce qu’il était quand Moïra et Clara étaient là. Tout ceci remonte si loin. Mais tu ne peux plus revenir en arrière. Il est trop tard. Beaucoup trop tard. Et quand ta santé mentale vacille, tu préfères faire taire les choses qui ne vont pas. C’est tellement plus simple comme ça. En général, encore une fois. Mais… Il est toujours plus facile de serrer les dents. Toujours.

Tu te glisses du côté des chutes d’eau, tu as envie de souffler un bon coup, tu as envie de profiter de la situation. Envie de te détendre. Le bruit de l’eau qui chute, le son du silence qui l’accompagne et ce besoin de souffler, de respirer. Peut-être que ce n’est que ton avis, que ton point de vu, à toi. Mais quand tu poses tes yeux sur la femme déjà présente, tu grimaces légèrement, alors que le sang semble te quitter, que tes mains se mettent doucement à trembler. Moïra. Ce songe te caresse le visage et te fait fermer les yeux. Son apparition te vient parfois, semblable à un doux murmure non évident. Tu t’avances, maladroit, la dévisageant encore. Elle paraît réelle et pourtant, plus jeune aussi. Etrange vision que voici. Ai hod yu in, Moïra.. Tu fermes les yeux, tu sais qu’elle finira par disparaître lorsque tu arriveras à sa hauteur. Pourtant, ce n’est pas le cas, et lorsque ta main se glisse dans ses cheveux, tu réalises qu’elle est là. Vraiment là…


notes » w/ Mila, en forêt, le 27 août 2117.

avatar
26/08/2017 ΛURORΛ BOREΛLIS nope 284 anna speckhart BOREΛLIS // ENDLESS LOVE // HALSEY tu cultives la terre selon les saisons (botanique & agriculture) 47


Sujet: Re: this world is just illusion
Dim 10 Sep - 11:34

I know it's hard to tell how mixed up you feel. Hoping what you need is behind every door. Being like you are. Well this is something else, who would comprehend ? A part of your soul ties you to the next world or maybe to the last, but I'm still not sure. But what I do know, is to us the world is different. (@vnv nation // beerus)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
something else
☆ Elias & Mila ☆

L’inconnu finit par apparaître devant toi. Probablement un terrien, n’est-ce pas ? Ils ont cette façon de vous dévisager qui leur est propre mais lui, lui il te regarde comme s’il venait de voir un fantôme et cette expression s’applique à tous les êtres humains, qu’ils viennent du ciel ou de la terre. Tu jures n’avoir jamais croisé sa route avant ce jour. C’est la première fois que tu le vois. Et pourtant, tu peux le ressentir... ce drôle d’effet. A croire qu’il est capable de lire à travers toi, tel un souffle au creux de ta nuque qui descend le long de ton échine. Ça te déstabilise presque. Moïra. Tu répètes son prénom dans ta tête, un nombre incalculable de fois. Tu ne parles pas couramment le trigedasleng bien que tu commences à bien le comprendre. Donc oui, tu saisis parfaitement le sens de ses paroles mais la raison t’échappe encore. Qui est Moïra ? Tu es complètement happée dans cette dynamique étrange, empoignée par ce ce moment intense durant lequel le temps s’est subitement interrompu. Même les voix se sont calmées pour te laisser l'opportunité de penser, envisager la suite, partir en courant. Sauf que tu n’en fais rien. Tu n’avances pas, immobile, alors qu’il fait un pas dans ta direction. Puis un deuxième, ainsi de suite. Méfiantes, craintives, elles s’agitent à mesure qu’il réduit la distance entre vous, t’incitent même à fuir. Tu n’arrives à t’y résoudre. Ai hod yu in. Les mots te reviennent, effleurent ta peau, raflent ton attention. Et avant même que tu ne réalises, sa main passe dans tes cheveux.

Un geste bien curieux qui te laisse perplexe. Est-ce une formalité terrienne que tu ignores ? Propre à une certaine tribu ? Les questions jaillissent au creux de ton esprit qui se perd petit à petit. L’espace d’un instant, tu doutes même qu’il soit réel. Ce lieu possède une emprise étrange sur toi, un sombre pouvoir que tu crains et cherches à la fois. Tu as besoin de savoir. Alors que ses doigts glissent le long de ta chevelure, tu lui saisis le poignet pour apposer ton pouce au niveau de son pouls. Tu sens les pulsations de son sang sous tes phalanges, trahissant les battements de son cœur. Il est réel, il est vivant. Il est là. Bien que son existence soit désormais attestée aucun mot ne sort de ta bouche. Comme si tu craignais de ne briser ce qui se déroule, cette atmosphère qui te dépasse. Tu t’autorises seulement à bouger. Ton corps se met alors à tourner autour du sien, réaction pour le moins étrange qui trahit ta pensée confuse. Teste-le. L’idée demeure au premier plan, te paraît la plus plausible quand elle est, en vérité, la plus insolite. Les terriens sont dangereux, tu le sais bien, et c’est justement ce que tu recherches. Cette menace qui plane au-dessus de ta tête, cette adrénaline qui coule le long de tes veines, ce sentiment intense qui te fait perdre pied. L’impression d’être en vie, la certitude d’exister. Tu peux presque la sentir à proximité de cet inconnu, mais presque ne te suffit pas.

Un sourire cristallin s’empare de tes lèvres.
Et tu te mets à rire sans parvenir à t’arrêter.


→ elias, chutes d'eau, 27 août 2117.


Dernière édition par Mila Swann le Dim 1 Oct - 20:11, édité 1 fois

Admin
avatar
20/01/2016 avengedinchains Charlie, Baelfire, Richard, Astrid & Meeka 898 Tom Hardy signa by beylin guerrier Athna 10
Admin


Sujet: Re: this world is just illusion
Lun 25 Sep - 10:53

» This world is just illusion
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Son rire est différent. De beaucoup. Tu ne sais où donner de la tête parce que malgré tout, l’illusion est si belle que tu ne sais quoi en dire. Tu es perdu, perplexe. Et tu la questionnes du regard. Moïra, tu as changé mais tu es là, n’est-ce pas ? Tu serres la mâchoire. Tu veux tellement y croire que tu ne fais pas attention à ses différences. A cette lueur dans le regard que ta femme n’avait pas, à sa manière de se tenir, à sa carrure. Il n’y a que son visage qui change, tu ne regardes même pas ses habits. Obnubilé par celle que tu as perdu, tu ne vois pas que ce n’est pas elle. Tu y crois, tu la touches, tu la touches du bout des doigts alors que ta main se glisse dans ses cheveux alors que tu lui déclares ton amour. Tu l’aimes, à en crever. A attendre que la mort te touche parce que tu sais que tu la retrouveras. Tu sais qu’elle t’attend, quelque part et que Clara sera là, elle aussi. Elles t’attendent et toi, tu es trop borné pour perdre la vie. Tu te détestes. Et en même temps, puisqu’elle est là, est-ce que tu n’as pas eu raison ? Tu ne sais pas, tu ne sais absolument pas quoi dire, et les choses sont sans doute mieux comme ça. Il n’y a rien de plus à dire, finalement. Les choses sont juste comme elles sont. Et c’est une telle prise de tête qu’il n’y a rien à faire. Rien du tout. C’est ainsi, point barre. T’es faible face à elle, tu l’as toujours été. La preuve, tu l’as épousée.

Elle est là, à tourner autour de toi, à rire. Est-ce qu’elle se moque de toi ? Est-elle contente de te retrouver. Tu la laisses faire, les bras tombant le long de ton corps. Tu n’oses plus bouger de peur qu’elle ne choisisse de disparaître. L’illusion est belle et tu as pu la toucher, elle est vraiment là. Et toi, tu es persuadé que tu perds déjà la tête. A quoi bon être sain d’esprit si tu peux être avec ta moitié quand tu es fou ? Et la réalité, c’est que tu l’as toujours un peu été, n’est-ce pas ? Tu as toujours été un peu fou, un peu perché. Tu as toujours été un peu perdu, à l’écart. Seul. Tu ne cherches pas plus loin. C’est toujours plus simple d’être fou.

Tu glisses ta main dans la sienne, pour qu’elle arrête de tourner autour de toi. Pour attirer son attention. Tu fermes les yeux à ce nouveau contact. Est-elle vraiment là ? Est-ce qu’elle t’est revenue ? A-t-elle senti à quel point tu avais besoin d’elle ? Et que va-t-elle te dire ? Va-t-elle te reprocher les femmes qui ont su réchauffer ton lit quelques fois ? Ces femmes pour qui tu ne ressentais rien ? Que va-t-elle te dire ? Tu n’attends que ça, d’entendre le doux son de sa voix, d’entendre ses mots et ses reproches. Parce que tu sais que ça finira par arriver. Les reproches, elle en avait beaucoup, elle en avait tout le temps. " Chomouda? ". Tu ne lui reproches pas d’être revenu, mais tu veux savoir pourquoi, tu veux comprendre pourquoi elle est là. Pourquoi est-ce qu’elle a laissé votre fille dans un autre monde ? Tu ne mérites pas son retour et en même temps, c’est l’illusion qui te fait parler. Si tu étais réellement maître de tes moyens, tu saurais qu’elle n’est pas là. Mais… Tu as envie d’y croire tant elle te manque. Tu ne peux rien faire contre ça. " Yu gonplei don odon. ". Tu la regardes, tu veux comprendre. Et tu veux l’embrasser mais tu te retiens. Tu ne sais pas si elle le souhaite. Et tu n’entends toujours pas ses reproches.


notes » w/ Mila, en forêt, le 27 août 2117.

avatar
26/08/2017 ΛURORΛ BOREΛLIS nope 284 anna speckhart BOREΛLIS // ENDLESS LOVE // HALSEY tu cultives la terre selon les saisons (botanique & agriculture) 47


Sujet: Re: this world is just illusion
Ven 6 Oct - 12:56

I know it's hard to tell how mixed up you feel. Hoping what you need is behind every door. Being like you are. Well this is something else, who would comprehend ? A part of your soul ties you to the next world or maybe to the last, but I'm still not sure. But what I do know, is to us the world is different. (@vnv nation // beerus)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
something else
☆ Elias & Mila ☆

Pourquoi ? Tu ne sais pas. Est-ce la lueur que tu peux lire au fond de son regard ? L’attention manifeste qu’il te porte à chaque seconde ? La proximité qu’il impose entre vous avec un naturel déconcertant ? Ou encore cette voix qui te fait frissonner ? Tu ne sais pas. Et honnêtement, tu ne souhaites pas savoir. L’instant te semble tellement irréaliste que tu peines à concevoir la réalité comme telle, pensant toujours qu’il va s’échapper, t’échapper, si par malheur tu prononces un mot. Consciente qu’il te confond sans aucun doute avec une autre. Est-ce ton visage qui provoque cette illusion ? Probablement. Il ne la voit pas. Elles ont raison, il ne te voit pas toi, il la voit elle. Tu es simplement le reflet de son désir le plus profond, l’instrument de son tourment. Et tu souhaites maintenir l’illusion quelques minutes supplémentaires. Alors tu t’arrêtes et d’un simple geste, tes doigts se referment sur les siens. Tu perçois nettement le contact de sa peau, la chaleur de sa main qui vient réchauffer tes phalanges glacées. Tu as toujours eu les extrémités froides, un défaut de fabrication, surement. Un signe que la mort t’attend ? Commence déjà à s’emparer de ta carcasse quand tu faillis ?

Parfois tu l’imagines, ce repos éternel, la fin du combat. Parfois tu espères le croiser au détour du chemin mais jamais il ne vient. C’est toi qui le provoque, déverser l’agonie sur ton passage. Pourquoi ? Pour éviter l’abandon. Ôter la vie c'est la conserver, d’une certaine façon. D'une façon glauque. Tu fauches les âmes afin de les garder dans ton sillage. Comment en serait-il autrement ? Désormais, l’esprit de Thalia demeure en toi, elle ne peut plus te quitter. Un destin bien funeste certes, mais tu dois reconnaître qu’il t’apporte le réconfort nécessaire, même si la plupart des gens sont incapables de le comprendre.

Chomouda ? Grâce à l’enseignement prodigué par Isha, tu comprends les mots qui s’échappent de ses lèvres. Et surtout, tu t’offusques de la question qui prend instinctivement la forme d’une accusation à tes yeux. Perdue dans les tourments de ton âme, tu as l’impression qu’il jauge le sang sur tes mains. De quel droit ? Lorsque tu plantes finalement ton regard dans le sien, ta main s’échappe de son emprise d’un geste bref. La confusion est à son paroxysme, égarant ton esprit dans les méandres de ses souvenirs. Tu relâches entre tes dents, un fragment de rage, brisant le rêve d’antan. « Natrona. »Sept lettres suffisent à exprimer ce que tu ressens en cet instant, ce que tu souhaites lui dire plus que tout au monde, ce que tu aurais voulu hurler ce matin-là au lieu d’attraper ce rocher meurtrier. « Natrona ! » Tu aurais voulu la blesser d’un seul mot mais il se faisait absent. Aujourd’hui, il ne cesse d’écorcher tes lippes à vif, te remuer le long de ton squelette. Et si tu t’exprimes dans sa langue à lui, c’est simplement pour maintenir ce semblant que tu peines à lâcher, c’est simplement que tu n’arrives plus à faire la différence entre ce qu’il est et ce qu’il représente pour toi. « NATRONA ! » Tu élèves la voix sans mesurer la conséquence de tes actes. Et s’il ripostait d’un geste violent ? S’il réalisait que tu n’es pas celle qu’il espère tant ?  


→ elias, chutes d'eau, 27 août 2117.


Dernière édition par Mila Swann le Dim 22 Oct - 21:47, édité 1 fois

Admin
avatar
20/01/2016 avengedinchains Charlie, Baelfire, Richard, Astrid & Meeka 898 Tom Hardy signa by beylin guerrier Athna 10
Admin


Sujet: Re: this world is just illusion
Sam 21 Oct - 22:10

» This world is just illusion
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Bien des fois, tu as imaginé ces retrouvailles. Ce moment particulier où ton regard se pose une nouvelle fois sur celui de ta femme. Tu l’imaginais là, frappant à ta porte, alors que tu l’ouvrais sous les coups. Tu l’imaginais là, se tenant debout devant toi, un fin sourire sur les lèvres, une fleur dans les cheveux, comme elle aimait tant le faire. Elle t’aurait regardé Elias, avec ce regard qu’elle a toujours posé sur toi. Avec cet amour qu’elle avait. Tu aurais souri, comme tu ne le fais que si rarement et ta main se serait posé sur sa joue pour une légère caresse. Pour un doux contact, toi qui ne connaît que violence. Pourtant, maintenant qu’elle semble devant toi, tu n’oses pas bouger. Bercé par cette illusion si étrange, tu n’oses qu’à peine poser ta main sur elle. Tu as l’impression qu’elle pourrait tomber, qu’elle pourrait disparaître. L’illusion est presque parfaite, tu pourrais t’y méprendre. Et en même temps, tu sais aussi que ce serait la pire des choses. Moïra, là, devant toi. Et tu n’oses même pas lui parler. Mais les mots finissent par quitter tes lèvres. Tu lui demandes simplement pourquoi elle est revenue vers toi. Tout ceci n’a pas de sens, n’est-ce pas ? Un simple mot quitte tes lèvres et pourtant, il porte tout son sens. Tu continues cependant. Tu sais que son combat était terminé et que sa vie l’avait quitté. Peut-être que c’est juste ton esprit qui te joue des tours mais il le fait si bien que tu te trompes sous l’illusion. Mais elle est là, et tu l’as touchée. Tu sais que c’est réel. Pourquoi donc continues-tu à tant douter ?

Pourtant, ta question semble lui déplaire et tu restes là, interdit, à ne plus oser dire un mot. Si elle te reproche quelque chose, si elle s’agace de ce que tu lui dis, ne prendrais-tu pas le risque de la voir partir ? Et dans ce cas, comment réagirais-tu ? Tu ne peux pas le supporter, tu ne peux même pas imaginer ce que tu ferais si elle choisissait de te laisser là. Tu attends alors qu’elle prenne la parole, qu’elle t’explique le problème. Elle a touché ta main n’est-ce pas ? Alors c’est qu’elle est vraiment là. Tu ne peux pas aller contre cela. Et pourtant, peut-être qu’il s’agit encore d’une illusion réaliste à laquelle il semble si facile de se rattacher. Tu ne veux pas te faire avoir par une quelconque illusion. Et pourtant, il s’agit de Moïra, Elias. Tu ne peux pas la laisser partir, une nouvelle fois.

Lorsqu’elle lâche son premier “traitre”, tu ne sais pas à quoi elle fait référence. Il y a bon nombre de possibilités pourtant, et cela te fait grimacer. Elle peut parler de ces femmes qui ont partagé ta couche depuis qu’elle est partie, chez qui tu te bornais à voir quelques traits de ta femme. Tu avais besoin d’un peu de chaleur et tu t’es maudis pour cela, peut-être qu’elle est revenue pour te le reprocher à son tour ? Il y a aussi le fait que tu ne sois pas encore allé la rejoindre. Tu l’as juré mais tu n’as pas été en mesure de t’ôter la vie. Elle le répète trois fois, chaque fois plus fort. Et cela ne t’aide absolument pas. Sa voix est différente. Le songe te traverse. La voix de Moïra est plus rauque. Mais elle a peut-être eu un problème. Tu continues de lui chercher des excuses, tu continues de te faire avoir bêtement par l’illusion de ta femme que tu vois devant toi. Quand elle hausse le ton, pourtant, ton regard se baisse, tu accuses le coup. La tristesse se glisse sur tes traits et ta mâchoire se crispe. " Set raun... ". Tu ne sais même pas quoi lui dire. Tu as l’impression qu’à tout moment, elle finira par s’envoler… " Moba... "


notes » w/ Mila, en forêt, le 27 août 2117.

avatar
26/08/2017 ΛURORΛ BOREΛLIS nope 284 anna speckhart BOREΛLIS // ENDLESS LOVE // HALSEY tu cultives la terre selon les saisons (botanique & agriculture) 47


Sujet: Re: this world is just illusion
Dim 22 Oct - 21:44

I know it's hard to tell how mixed up you feel. Hoping what you need is behind every door. Being like you are. Well this is something else, who would comprehend ? A part of your soul ties you to the next world or maybe to the last, but I'm still not sure. But what I do know, is to us the world is different. (@vnv nation // beerus)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
something else
☆ Elias & Mila ☆

Comment fait-il pour provoquer des émotions aussi contraires en toi ? Tu ne sais laquelle conserver, l'une te traverse avant que l'autre ne te chevauche, ainsi de suite, sans que tu ne parviennes à en retenir une seule. De la colère tu passes au calme en une fraction de seconde par la simple vision de son regard qui t'écorche l'âme. Il te fuit, un court instant, semble éviter de se noyer au fond de ta rétine. Tu ne connais point les mots qu'il emploie mais tu devines aisément leur sens à en juger son attitude. En effet, à cet instant précis, rien en lui ne t'évoque une quelconque confrontation. Bien au contraire, il paraît abattu par ton accusation, désolé de l'entendre. Il paraît coupable. Il l'est, elle l'est. Tu ne fais plus vraiment la différence. Ce lieu continue d'exercer sur ta personne, une étrange influence, une sorte d'emprise sur ton esprit qui sème le trouble au milieu de tes pensées. Elles restent prisonnières des chutes d'eau, ne parviennent à s'évader avec le courant, stagnent à la surface comme des particules en suspension. Tu ne réalises pas vraiment le danger de cette rencontre, ignorant tout du terrien qui se trouve en ta présence. Il est si proche et pourtant te semble si loin, à croire qu'un fossé vous sépare. Heureusement, vos propres troubles vous rapprochent au-delà des différences évidentes qui désamorcent toute proximité.

Tu ne saurais dire si cet inconnu t'apaise ou t'agite, incapable de te positionner définitivement. L'unique certitude que tu possèdes à cette seconde, c'est que ton être entier vibre à son encontre, tu te sens connectée à lui d'une façon aussi étrange que déconcertante.

Tu es sensible, bien malgré toi, à la peine qui semble l'affliger. Et sans savoir vraiment pourquoi, tu le prends dans tes bras comme s'il n'était qu'un enfant ayant besoin de sécurité, de réconfort, d'affection. Faisant preuve d'une empathie qui ne te caractérise pas forcément, qui te ressemble encore moins. Qui te met presque mal à l'aise. « Mon souda gonot nau » Au creux de son oreille, tu prononces la sentence, répètes sans prouesse particulière, cette phrase qu'Isha prononce si souvent avant de te quitter. Cette phrase annonciatrice du début de la fin. Ce n'est pas la disparition des derniers rayons de soleil qui t'inquiètent ni le chemin à parcourir pour rentrer, non, c'est bien ton propre comportement. Ton manque de contrôle. Ce pouvoir qu'il a sur toi et surtout, ce pouvoir que tu as sur lui. Alors tu romps le contact physique entre vous malgré la sensation agréable que tu éprouvais à son toucher. Tu essaies de mémoriser les traits de son visage, pour n'en oublier aucun. Ne sachant pas si tu espères profondément le recroiser une prochaine fois ou finalement, prier pour que ce ne soit qu'un souvenir, ni plus ni moins. Un souvenir qui te fera toujours douter de sa réalité, qui te fera toujours rêver de sa probabilité. Et tu attends, un geste, un mot de sa part, peut-être même regard pour l'abandonner là, pour fuir l'intensité qui te torpille l'estomac et te retourne les intestins.


→ elias, chutes d'eau, 27 août 2117.

Admin
avatar
20/01/2016 avengedinchains Charlie, Baelfire, Richard, Astrid & Meeka 898 Tom Hardy signa by beylin guerrier Athna 10
Admin


Sujet: Re: this world is just illusion
Jeu 9 Nov - 14:51

» This world is just illusion
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Tu t’excuses, l’invites à ne pas partir, serres les dents, les poings, tu espères. Tu n’as pas le droit de la forcer à rester et pourtant, tu sais aussi que tu ne supporterais pas de la perdre encore une fois. Est-ce que tu as le choix ? C’est un miracle qui fait qu’elle se tient là, devant toi, et tu ne sais absolument pas où donner de la tête tant ça te surprend. Tu n’as pas le choix, hein, Elias ? Ta femme est morte et il faut juste que tu te le rappelles et que tu as déjà vécu ça. Tu as la chance de la revoir ? Très bien, mais tu ne peux pas insister et la garder à tes côtés. C’est tout ce que tu sais. Et tu n’as pas vraiment envie de chercher plus loin. Elle est là, devant toi, et tu n’as pas envie de voir plus loin. A quoi bon? Tu sais que demain, elle ne seras plus là, ce n’est donc pas le moment de penser au futur hein ? Tu veux savourer l’instant et ne penser qu’à ça. Est-ce donc si incroyable que ça ? Non, tu ne penses pas. Mais tu es surtout totalement perdu. Et tu n’en as pas l’habitude. Tout est flou, en fin de compte. Mais tu fais avec parce que tu sais que tu n’as pas le choix. Pas le choix… Du tout. Tu es sur un nuage duquel tu pourrais tomber d’un instant à l’autre, et tu n’y es pas préparé. Tu préfères prendre ton temps, parce que c’est tout ce qui compte. N’est-ce pas ? Lorsqu’elle te prend dans ses bras, ton souffle te manque. Pourtant, si tu prenais un peu de temps pour réfléchir, tu pourrais te rendre compte du fait qu’elle est plus petite qu’avant, plus mince, qu’elle se tient moins droite. Des détails, auxquels tu t’attarderas un jour. Mais tu n’y prêtes pas attention, tu n’as pas envie d’y prêter attention. Tu cherches à te dire que tout est plus simple comme ça. Mais ce n’est pas le cas. Tu ne vois qu’elle et tu ne t’attardes pas sur les petites choses parce que bordel, elle est là, elle est revenue. Pourquoi devrais-tu te dire qu’elle n’est pas Elle, qu’elle doit partir et ce genre de chose ? Tu perds la tête, Elias, mais tu es incapable de t’en rendre vraiment compte. Qu’est-ce que tu pourrais en dire ? Là, dans ses bras, c’est comme si le monde reprenait un sens. « Mon souda gonot nau », lâche-t-elle au creux de ton oreille alors que tu ne sais pas quoi en dire.

Tu serres la mâchoire, tu cherches à tenir le coup mais ce n’est absolument pas facile, pas aussi facile que tu ne le voudrais. Tu ne veux pas la voir partir mais tu ne sais pas quoi lui dire pour qu’elle reste. Pourquoi ne peut-elle pas rester ? pourquoi est-ce que ce monde ne te donne pas une petite chance d’y arriver ? Tout est compliqué. Et tu n’as pas envie de réfléchir plus longtemps. Mais c’est ainsi. Ton regard se baisse, alors que tu la serres une nouvelle fois contre toi, déposant un baiser dans ses cheveux, levant alors le nez pour regarder au loin tout en la gardant dans tes bras. Tu refuses de la laisser partir et pourtant, tu sais que tes options sont inexistantes. Tu n’as pas le choix, Elias, tu l’as déjà perdu et aujourd’hui, s’il s’agit d’un bonus, c’est la seule chose à laquelle tu puisse t’accrocher. Mais tu fais avec, et tu feras avec, que tu le veuilles ou non. Mais c’est ainsi. « Kamp raun hir... ». Tu n’oses pas la regarder pour lui faire la demande parce que tu connais la réponse...


notes » w/ Mila, en forêt, le 27 août 2117.

avatar
26/08/2017 ΛURORΛ BOREΛLIS nope 284 anna speckhart BOREΛLIS // ENDLESS LOVE // HALSEY tu cultives la terre selon les saisons (botanique & agriculture) 47


Sujet: Re: this world is just illusion
Jeu 23 Nov - 19:18

I know it's hard to tell how mixed up you feel. Hoping what you need is behind every door. Being like you are. Well this is something else, who would comprehend ? A part of your soul ties you to the next world or maybe to the last, but I'm still not sure. But what I do know, is to us the world is different. (@vnv nation // beerus)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
something else
☆ Elias & Mila ☆

Tu es prête à partir sans te retourner. Ton corps se prépare d'ores et déjà au mouvement de rotation qu'il devra effectuer quand soudain, le terrien t'enlace. Tu es à la fois, surprise et soulagée qu'il souhaite te garder près de lui. Parce que tu dois bien l'admettre, tu te sens bien lorsque ses bras t'entourent. Tu te sens protégée. Ni le silence, ni la solitude ne peuvent intervenir. Sa peau contre la tienne désamorce les vaines tentatives de l'une comme de l'autre, t'incitant à demeurer ainsi. Malgré l'absence de contrôle qui t'effraie, le flot de pensées qui te submerge, l'ambiguïté des émotions que tu ressens au fond de toi. C'est donc cela, de se retrouver face au vide ? De se préparer à sauter ? Tu as envie de faire un pas en avant, te laisser tomber, abandonner la lutte et c'est ce que tu effectues l'espace d'un instant. Lorsqu'il te cajole comme une enfant et que la peur se volatilise, d'un claquement de doigts, emportée par le vent. Alors tu es libérée du passé, aussi légère qu'une plume. Avant qu'une rafale ne vienne s'abattre sur moi, ramenant les affres de ton existence à la place qui est la leur... dans ton coeur.

Tout part en éclats, la quiétude, la sécurité, le bien-être. Ce ne sont plus que des souvenirs, à peine existants dans ta mémoire. Ils finiront par s'estomper, avec le temps, jusqu'à ce que tu ne te rappelles plus de l'effet qu'ils procurent.

« Je ne suis pas elle. » Et tu te trahis sans même chercher à t'excuser. Tu prononces l'ultime vérité qu'il ne parvient à regarder en face. Tu t'exposes à la menace que le terrien représente de toute sa splendeur. Bien que tu aies conscience de l'impact de tes mots, tu ne cherches pas à t'éloigner, bien au contraire. Tu veux qu'il t'accepte, qu'il te voit au-delà du fantôme que tu incarnes, du souvenir qui semble obscurcir son jugement, du reflet qui émane de ta personne. Tu n'es pas Moïra. Tu ne le seras jamais. Pourtant Dieu seul sait combien tu aurais voulu perdurer cette illusion mais il y a ce quelque chose en toi, qui retentit au son de la destruction, au parfum du chaos. Qui a besoin d'être percutée de plein fouet pour vivre et survivre. La paix n'est pas ta destinée, encore moins ta destination. C'est bien la raison pour laquelle tu ne t'exprimes plus dans sa langue, ne cherches plus à le tromper et n'essaies plus de correspondre à ses attentes. Une partie de ton être espère qu'il sera violemment secoué par ta remarque au point d'en perdre son calme apaisant, tandis que l'autre ne souhaite que son approbation, son affection, au péril de ta propre vie.

« Je ne suis pas Moïra. » Tu enfonces la lame, un peu plus profondément, si jamais il n'avait pas senti la première fois. Si jamais il voulait devenir sourd à tes révélations. Si jamais il voulait échapper à la réalité qui est sienne, qui est tienne, qui est votre.


→ elias, chutes d'eau, 27 août 2117.

Admin
avatar
20/01/2016 avengedinchains Charlie, Baelfire, Richard, Astrid & Meeka 898 Tom Hardy signa by beylin guerrier Athna 10
Admin


Sujet: Re: this world is just illusion
Sam 25 Nov - 1:04

» This world is just illusion
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Le jour où le regard d’Elias s’est posé sur Moïra, tout ne s’est pas passé comme dans un conte de fé. Il lui a trouvé une coiffure étrange et un comportement assez brute. Elle était belle pourtant, et il ne pouvait pas dégager son regard du sien. C’était la première fois que ça lui arrivait en réalité. Et il n’était pas stable avec ça, il ne savait pas où donner de la tête. Quel était son nom ? Qu’est-ce qu’elle pouvait bien faire là et d’où elle venait ? Pas Athna, il l’a su dès le premier regard. Mais ça ne voulait pas dire grand chose. Puisqu’il n’avait jamais éprouvé ça, il ne pouvait pas vraiment prétendre savoir comment gérer la situation. Silencieux, un peu en retrait, il ne se faisait pas remarquer. Pourtant, elle l’a vu, là au milieu de la foule. Et c’est même elle qui a fait le premier pas. Situation différente de tout ce qui aurait pu être logique. Pour l’Athna, la femme est un égal qu’il respecte. Mais elle, il ne pouvait pas, elle était comme “au-dessus” de quelque chose, sans qu’il ne comprenne vraiment de quoi. Aujourd’hui, il pourrait dire à tout le monde qu’elle était juste plus douce, plus gentille, plus responsable. Elle était sa raison, son calme et son sang froid. Beaucoup trop de choses dans un unique petit corps.

Aujourd’hui, il n’est pas certain d’être capable de trouver une autre femme comme elle. Il se demande régulièrement si ça existe. Et en réalité, il ne cherche même pas. La réalité, c’est qu’il n’attend que la mort. Douce caresse de départ qui l’emportera sur le champ de bataille. Parce que c’est de ça qu’il est certain, il est persuadé qu’elle finira par venir le chercher pour lui susurrer au creux de l’oreille qu’il est temps pour lui de la rejoindre, qu’il a trop attendu, et qu’elle ne le supporte plus. Chaque jour où ses yeux s’ouvrent, il se questionne quant à savoir si ce sera le dernier jour, enfin. Mais ça n’arrive jamais et il n’y a pas grand chose à faire pour que ça revienne comme avant. C’est compliqué, disons, mais il n’y a rien de plus à en dire. Pas besoin de chercher plus loin. Impossible. De toute manière, il sait que ça arrivera, il n’a qu’à attendre que cela vienne le cueillir ? S’il a déjà pensé à dire au revoir au monde, il n’en a rien faire. La vérité, c’est qu’il est persuadé que Moïra ne serait pas en mesure de lui pardonner un tel geste, et il préfère ne pas prendre un risque comme celui-ci. Alors il attend et l’attente l’étouffe. Chaque jour l’enfonce dans un cratère qu’il ne parvient pas à arrêter, comme s’il continuait de creuser lui-même sans s’en rendre compte. Un jour, peut-être sera-t-il en mesure d’aller de l’avant, il ne sait juste pas comment il est supposé s’y prendre, comment est-ce que c’est censé se passer ? Est-ce qu’il y a une solution pour que les choses évoluent ? Est-ce qu’il y a une solution miracle pour que les choses avancent ? C’est compliqué.

Et là, tout change. Là, juste devant son nez, il ne sait pas où donner de la tête. La toucher, l’embrasser, la respirer, il a envie de tout faire. Il ne réalise pas vraiment que ce n’est pas la même odeur, que cette fille est un peu plus grande, que le ton de sa voix n’est pas le même, qu’elle n’a pas des habits communs ici… C’est compliqué de voir ce qu’on a sous les yeux lorsqu’on a envie de voir autre chose. Parce que c’est de ça qu’il est question. Elias imagine Moïra et face au trouble, il la voit, et il oublie ces différentes, les fusionnant à son souvenir, comme si tout était normal, comme si ça avait toujours été comme ça.

« Je ne suis pas elle. ». Tel un murmure au creux de son oreille, il n’y prête pas vraiment attention, il ne sait pas quoi faire parce qu’il n’a jamais cherché plus loin. Perdu, il n’y fait pas attention comme si ce n’était que le vent, comme si ça ne comptait pas vraiment. Mais ça compte, c’est là, pas loin de lui, et il ne sait pas quoi en faire. Il n’écoute pas et essaie davantage de faire en sorte qu’elle ne puisse pas partir, qu’elle ne puisse pas le quitter, finalement. Sauf que ce n’est pas comme ça que ça marche. Pourtant, le climat est déjà différent et l’ambiance semble légèrement s’envoler. Elle prend une distance et lui, il ne sait pas quoi dire. Et alors, cela retombe, et cette fois, il entend. « Je ne suis pas Moïra. ». Cette fois, il entend et il prend le temps d’y réfléchir.

A l’observer plus longtemps, il réalise que le voile du doute et de l’espoir se sont emparés de lui sans qu’il ne s’en rende compte, ne serait-ce qu’un peu. Et il se sent con. Il a confondu Moïra avec une débarquée. Parce qu’elle parle en anglais, qu’il remarque maintenant que oui, elle avait un certain accent dans ses mots. Et puis… Elle est différente et il est juste temps de s’en rendre compte. Tout est différent. Tout l’est vraiment et maintenant… Il est temps de remettre les choses à plat et de comprendre tout ce bordel. Comprendre ce qui a bien pu se passer.

La colère ne monte pas tout de suite mais elle le fait, doucement puis c’est fugace. Cela irradie. Ses poings se serrent, sa mâchoire se crispe et il ne sait pas quoi dire, il ne sait pas vraiment où donner de la tête. Perdu, à côté de la plaque. Il ne sait pas. Mais… Il est sûr d’une chose. Si elle reste, elle mourra. ”Pars”. Il ne le dit pas fort, ne reconnaissant pas sa voix, s’y perdant. Il se sent minable en réalité, et il serait presque prêt à se jeter dans les chutes d’eau pour oublier tout ce qui a pu se passer. La honte le frappant en pleine gueule. ” PARS.”. Le ton frappe, et tonne. Il est temps pour cette échange de prendre fin. Il est temps de faire en sorte que cet échange prenne fin. Il est temps pour ce double de disparaître pour arrêter de le hanter. ” Toi même pas lui ressembler”. En réalité, bien sûr que si, mais c’est plus difficile à accepter. Plus difficile de gérer cette situation. Cette trève… Il pourrait la briser pour cette femme…


notes » w/ Mila, en forêt, le 27 août 2117.

avatar
26/08/2017 ΛURORΛ BOREΛLIS nope 284 anna speckhart BOREΛLIS // ENDLESS LOVE // HALSEY tu cultives la terre selon les saisons (botanique & agriculture) 47


Sujet: Re: this world is just illusion
Dim 26 Nov - 19:04

I know it's hard to tell how mixed up you feel. Hoping what you need is behind every door. Being like you are. Well this is something else, who would comprehend ? A part of your soul ties you to the next world or maybe to the last, but I'm still not sure. But what I do know, is to us the world is different. (@vnv nation // beerus)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
something else
☆ Elias & Mila ☆


Tu observes son regard se fendre lentement comme un navire emporté par les profondeurs de l’océan. Il te fait presque peine à te dévisager de cette façon. Parce qu’il semble perdu, accablé, troublé. Et surtout, parce qu’il ne veut plus de toi. Tu le vois au fond de ses yeux bien avant que ses lèvres ne remuent pour prononcer la sentence ultime. Tu as envie de dire quelque chose mais aucun mot ne te vient, rien. C’est le néant. Pourtant ton cœur martèle au fond de ta poitrine, tambourine de toutes ses forces, résonnant le long de ta cage thoracique. Maintenant qu’il te prie de partir, pour ne pas dire qu’il te crie dessus, tu ne souhaites qu’une seule chose : rester à ses côtés. C’est le paradoxe de ton existence, tu es toujours désaccordé aux autres, ne parvenant à trouver un accord harmonieux avec eux. Quelque chose t’en empêche. Comme un besoin viscéral de prouver ton existence, de captiver leur attention, d’être au centre de l’agitation. Raisonnement immature illustrant parfaitement le fil de ta pensée décousue. Reste. Le terrien te lance une remarque supplémentaire qui atteste de sa déception mais tout ce que tu perçois à travers ses paroles, c’est qu’il fait l’effort de parler ta langue. Un détail qui ne passe pas inaperçu.

En effet, tu interprètes ses réactions sans prendre en compte l’ensemble du contexte, préférant te concentrer sur les éléments qui t’intéressent vraiment. C’est-à-dire, ceux qui vont dans ton sens et non le contraire. Ceux qui font pencher la balance en ta faveur, te certifiant qu’il ne souhaite pas réellement te voir quitter les lieux.

« Toi réagir comme un enfant. »  Ta langue finit par se délier pour le contredire immédiatement, refusant qu’il te relègue aussi vite à un statut inférieur. À celui d’une banale inconnue, comme si cet instant hors du temps n’avait jamais existé. Il ne peut pas te rabaisser aussi facilement, t’abandonner à ton sort. « Et moi rester. »  Ton regard se plante dans le sien, trouvant refuge dans la vague de colère qui l’envahit. Tu as conscience du risque encouru à son encontre, qu’il lui suffit d’un simple geste pour te mettre à terre ou pire encore, te faire chuter par-dessus la falaise. C’est presque ironique de constater que tu te retrouves désormais à la place de Thalia, sous la menace d’une attaque potentielle. Prête à voir la mort t’emporter si le destin en décide ainsi. Et c'est peut-être ce que tu recherches, en venant ici, une connexion avec elle. Un soupçon d’adrénaline qui te rappelle que tu es en vie. Un bourreau symbolique pour abrège tes souffrances. Une main tendue capable de te rattraper au bord du précipice. Quelle incarnation sera-t-il ? Quel emblème représentera-t-il ? Tu te sens à la fois si vulnérable et vivante au contact du terrien. Parce que tu sais parfaitement qu’il pourrait mettre un terme à tout ça… cette façade qui recouvre ton visage, cette mascarade qui n’en finit plus, ce carnage qui te lacère le cœur.


→ elias, chutes d'eau, 27 août 2117.

Admin
avatar
20/01/2016 avengedinchains Charlie, Baelfire, Richard, Astrid & Meeka 898 Tom Hardy signa by beylin guerrier Athna 10
Admin


Sujet: Re: this world is just illusion
Lun 27 Nov - 17:08

» This world is just illusion
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Les perceptions d’un être peuvent être perturbés par ce qu’il peut avoir envie de voir. Dans le cas présent, le décor et l’ambiance lui laisse entendre que tout peut facilement devenir supportable et agréable, quand on le veut, finalement. Mais ça ne veut pas dire que c’est aussi simple que ça. Dans le contexte actuelle, la vérité c’est que cette fille ressemble à Moïra. Pas sur tous les points, parce que nombreux sont ceux qui différent, mais suffisamment de points pour qu’ils se trompent se retrouvent face à une situation loquace. Il ne sait pas vraiment ce qu’il est supposé dire et en réalité, il n’a pas particulièrement envie de réfléchir à la méthode adéquate. Elias s’est fait berné par une illusion à laquelle il a sincèrement voulu croire et maintenant, il se retrouve coincé face à ce sentiment de trahison qui irradie de lui. Il n’y peut pas grand chose, il fait même de son mieux pour aller de l’avant et avancer. Mais ça ne marche pas comme ça et ça ne risque pas de changer. Impossible, même. En réalité, tout ce qu’il sait, c’est qu’il se retrouve face à une situation qui lui échappe à cause de sa propre bêtise. La réalité est bien plus étouffante qu’il n’a bien voulu l’avouer. Il ne sait pas quoi dire et il n’a, par ailleurs, pas particulièrement envie d’y réfléchir vraiment.

Elias réalise qu’il s’est trompé et que la douleur de cette erreur est bien plus détestable qu’il ne pourrait l’avouer. Il réalise simplement qu’une Débarquée a réussi à se jouer de lui et c’est bien plus difficile à accepter que tout le reste. Il a simplement l’impression d’avoir été manipulée par une force qui continue de lui échapper, après coup. Et il n’a guère le choix que d’y faire face, autant que possible. Parce qu’il a joué au con et que maintenant, il doit lui montrer qu’on ne se joue pas de lui comme ça. Son sang ne fait qu’un tour et la colère se met doucement à irradier. La mâchoire serrée, il fait de son mieux pour ne pas avoir de mot déplacé. Mais une nouvelle fois, il ne sait pas comment il serait supposé s’y prendre pour ne pas passer pour un crétin faible et ignare. Si elle a trouvé le jeu amusant, il prend fin alors que la colère continue de monter et qu’il est bien incapable de se retenir. Ou même de se calmer. Il ne peut pas aller contre ce comportement. C’est même parfaitement impossible, pour lui.

Face à celle qui s’est joué de lui, il perd tous ses moyens et plus encore. Il se sent minable et affaibli. Une ombre comme il n’en a jamais été une. Et c’est un scénario qui ne peut pas durer comme ça. C’est même parfaitement impossible et hors de question. Il ne le supporterait pas. « Toi réagir comme un enfant. ». Lorsqu’elle prend la parole, il ne la regarde presque pa et une nouvelle grimace de colère déforme le visage de l’homme. Elle joue, s’amuse et continue à le piétiner comme si c’était là son droit. Ce n’est pas le cas. Et il serait temps pour elle de le réaliser. Il a peur de la toucher et de la tuer, comme ce serait si facile… Elle si faible, il n’aurait pas de mal à le détruire, à l’anéantir, finalement. « Et moi rester. ». La colère le fait l’attraper par son vêtement, la précipite contre lui pour qu’elle soit proche. ” Tu n’es rien”. Et il la propulse en arrière, faisant néanmoins attention à ce qu’elle ne tombe pas des chutes, la poussant à s’écraser au sol, espérant lui faire mal. Il n’a pas peur de frapper les femmes parce que celles de sa tribu sont fortes. Il oublie que les débarquées ne valent la peine de rien, qu’elles sont faibles, molles et peu intéressantes. Surtout, il oublie qu’elles s’imaginent maîtresse de ce monde. ” Pathétique”. La pousser est ce qu’il fait de mieux. La chute ne lui cause pas beaucoup de dommages, et en fin de compte, il évite ainsi de la frapper. Difficile pour l’homme désabusé de ne pas commettre d’impair. Peut-être est-ce cette ressemblance qui le pousse à agir ainsi, il ne saurait le dire mais il est incapable de vraiment lui faire mal. Alors qu’elle vient nonchalamment de le piétiner…


notes » w/ Mila, en forêt, le 27 août 2117.

avatar
26/08/2017 ΛURORΛ BOREΛLIS nope 284 anna speckhart BOREΛLIS // ENDLESS LOVE // HALSEY tu cultives la terre selon les saisons (botanique & agriculture) 47


Sujet: Re: this world is just illusion
Lun 27 Nov - 23:18

I know it's hard to tell how mixed up you feel. Hoping what you need is behind every door. Being like you are. Well this is something else, who would comprehend ? A part of your soul ties you to the next world or maybe to the last, but I'm still not sure. But what I do know, is to us the world is different. (@vnv nation // beerus)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
something else
☆ Elias & Mila ☆


Tu te prépares au coup brutal qui part sans prévenir, qui frappe sans état d'âme, qui fait craquer les os sous le poids de l'assaut. Tu te prépares à la violence dont il est capable, consciente de la force du terrien. Et surtout, de la colère qui déforme son visage, irradie tout son être jusqu'à matérialiser son regard. Tu te prépares en vain. La montagne ne fait rien, semble figée sur place l'espace d'un instant qui te fait douter. Lorsque soudain, il te saisit brutalement, heurtant sa peau à la tienne. Le contact est bref, s'estompe aussi rapidement. Il te crache à la figure des mots amères illustrant parfaitement ses pensées avant de te propulser en arrière. Tu te vois déjà chuter de la falaise à toute vitesse, témoin de ta propre perte, une dernière prière avant la réception. Sauf que t'es toujours là, sur terre, à quelques mètres de lui. Toujours vivante, exaltante, réalisant ce qu'il se passe. Il ne veut pas ou ne peut pas s'en prendre à toi. Probablement à cause de cette ressemblance étrange que tu as. Probablement à cause de cette Moïra. La garce. Elle se tient entre vous comme une ombre planant au-dessus de votre tête.

Nul doute qu'il la voit encore lorsque ses yeux se posent sur ta silhouette. Pourtant, vous n'avez probablement rien en commun. Toi, fille du ciel, au trouble mortel. Elle, enfant de la terre, souvenir d'autrefois. Le fantôme. Face au ridicule de la situation, tu ne peux retenir plus longtemps le rire qui te broie les amygdales, qui exige de s'échapper de tes lippes. « C'est absurde. » Tu finis par te relever, essuyant tes mains l'une contre l'autre alors que déjà, tu reviens à l'attaque. « Pourquoi tu fais semblant ? » La question te semble plus que légitime mais tu doutes d'avoir une réponse claire. En effet, ton interlocuteur paraît peu enclin à la conversation, accumulant probablement les idées noires à ton encontre. Tu t'avances dans sa direction, sachant très bien qu'il pourrait t'envoyer valser à nouveau six mètres plus loin. « De quoi as-tu peur ? » Est-ce qu'il comprend tout ce que tu dis ? Est-ce que certains mots lui échappent  ? Tu ignores son niveau de maîtrise d'anglais mais supposes que la plupart de tes paroles font sens. Parce qu'à l'évidence, sa colère ne s'amenuise point. Cependant, il se retient de lever la main sur toi. Tu peux le sentir à ses poings fermés, à son souffle court, à son visage meurtri.

Comme si elle était à ta place, lui faisant face. A croire que l'illusion perdure malgré tout. Malgré ton attitude, ton intonation, ton regard. Alors tu décides de l'affranchir de ses obligations, envers toi, envers elle. Envers le présent, envers le passé. Qu'il soit libéré de ses chaînes une bonne fois pour toutes. Et qu'il t'en libère par la même occasion. Qu'il te sorte de ta prison, ta souffrance, ta folie. Qu'il te montre la faille au milieu des ténèbres, le chemin pour les contrôler. « Frappe-moi. »
→ elias, chutes d'eau, 27 août 2117.

Admin
avatar
20/01/2016 avengedinchains Charlie, Baelfire, Richard, Astrid & Meeka 898 Tom Hardy signa by beylin guerrier Athna 10
Admin


Sujet: Re: this world is just illusion
Jeu 30 Nov - 19:49

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

This world is just illusion

« C'est absurde. ». Tout comme sa vie en réalité. Elias réalise facilement que sa vie est un désastre sur le long terme et il ne cherche pas à contredire les gens. Il n’est pas comme il faut et il n’a jamais cherché à l’être. Il fait seulement ce qu’il peut pour aller de l’avant et ils ait très bien que ce n’est pas bien vu par tout le monde. Le guerrier n’a jamais cherché à plaire aux gens. Il veut juste qu’on comprenne qu’il est différent et qu’il ne cherche pa à être apprécié, justement. Il ne cherche pas à l’être, à devenir populaire, à voir les gens courber l’échine à son approche. Il n’a absolument jamais été question de ça. Bien sûr qu’il a quelques troubles et qu’il aurait été préférable pour lui de ne pas être un parfait crétin, au cours de sa vie, il aurait fallu qu’il craigne la mort, qu’il craigne la défaite ou les blessures. Mais il n’en a jamais été capable et il a longtemps été incompris. Le respect, bien sûr qu’il a su le gagner avec le temps, mais il est pas uniquement question de ça bien sûr. Il lui faut apprendre à avancer et il doit apprendre à le faire sans sa femme. Disons juste qu’il n’a jamais appris comment apprendre cette leçon. Il n’a jamais su comment s’y prendre parce qu’elle lui a donné la vie, d’une certaine manière. Alors oui, peut-être que ça fait de lui quelqu’un d’absurde et que ses choix le sont tout autant. Mais là, pour le coup, il ne saurait dire ce qui ne l’est pas. Là, dans un décor idéal, il s’est imaginé retrouvant sa femme, l’embrassant et la serrant dans ses bras. Mais ce n’était pas elle, ce n’était qu’une menteuse, tentant de le manipuler dans un but qu’il ne comprend juste pas et il ne veut pas comprendre. Il ne sait pas ce qu’il doit en dire mais il ne veut pas comprendre. Toute cette histoire est déjà bien trop dure pour qu’il le supporte. Alors maintenant, il doit prendre sur lui, il doit apprendre à ne pas faire d’erreur. Mais il ne sait pas comment il doit s’y prendre. « Pourquoi tu fais semblant ? ». Il la regarde se lever, se frottant les mains l’une contre l’autre. Il cherche à garder son calme, à ne pas faire d’erreur. Il ne comprend pas ce qui se passe mais il a presque l’impression que c’est ce qu’elle cherche. Elle veut qu’il lui fasse mal ? Et pourquoi ça ? Pourquoi voudrait-elle volontairement lui faire du mal ? Quel serait l’intérêt ? Il ne fait pas semblant, il se contrôle ou en tout cas, il fait de son mieux pour se contrôler. Et il ne sait pas ce qu’il pourrait faire de plus dans une situation comme celle-ci. ” Moi pas vouloir tuer toi”. Encore que, vu la ressemblance avec sa femme, sa mort lui épargnerait bien des problèmes. Il est juste préférable de ne pas prendre un risque aussi ridicule. Il ne faut pas tuer quelqu’un aussi simplement. Il y a le traité et… Même s’il serait parfaitement en mesure de cacher son corps, il sait que ce n’est pas ce qu’il faut, il ne doit pas prendre un tel risque.

« De quoi as-tu peur ? ». Il se met à rire. D’un rire gras et pas éprouvé du tout. Il se moque, disons, il la trouve ridicule. Elle ne lui fait pas peur et en réalité, bien peu de choses lui font peur. Si ce n’est rien. Il a peur de la mort et pourtant, il l’attend avec hâte. Il ne saurait dire et il n’a pas particulièrement envie de réfléchir. Tout ceci est ridicule. Tellement ridicule. ” Je n’ai peur de rien.”. Son ton s’est fermé, sa voix s’est glacé et son ton se fait autoritaire. Il n’a peur de rien non, ou en tout cas, pas d’une gamine dont le poids total ne doit représenter que sa cuisse. Et encore.

Elle continue à réclamer, à se montrer. Elle fait la maligne et lui, il ne comprend toujours pas ce qu’elle veut. Tout ceci ne peut pas durer, vraiment. Définitivement.  « Frappe-moi. ». Il en a envie, une envie insupportable qu’il ne contrôle que bien peu. Il ne peut pas s’en prendre à elle et il doit tenir, vraiment tenir. Il le faut. Et il imagine qu’il y parviendra, s’il cherche vraiment à y parvenir. Il ne doit pas la frapper. Le premier coup définira les autres. C’est lui qui le bloque et il ne doit pas céder. Le premier est le plus difficile à gérer, les suivants sont impossibles à retenir. ” Moi pas toucher à la vermine.”. Et il s’éloigne, décidé à s’éloigner de cette illusion destructrice. A son contact, il le sait, il faiblit.

notes » w/ Mila, en forêt, le 27 août 2117.

avatar
26/08/2017 ΛURORΛ BOREΛLIS nope 284 anna speckhart BOREΛLIS // ENDLESS LOVE // HALSEY tu cultives la terre selon les saisons (botanique & agriculture) 47


Sujet: Re: this world is just illusion
Dim 7 Jan - 12:48

I know it's hard to tell how mixed up you feel. Hoping what you need is behind every door. Being like you are. Well this is something else, who would comprehend ? A part of your soul ties you to the next world or maybe to the last, but I'm still not sure. But what I do know, is to us the world is different. (@vnv nation // beerus)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
something else
☆ Elias & Mila ☆

Il détourne son regard du tien, t'abandonne à ton propre sort, te jette dans les abysses de ton esprit troublé. Le terrien te plante comme une moins que rien, s'éloignant progressivement de toi. Une envie furieuse d'hurler te chatouille l’œsophage mais tu restes muette. Immobile, ancrée dans la terre qui te maintient dans cette puissante léthargie. Spectatrice de la scène, tu observes. Jusqu'au pas de trop, le pas qui risque de vous séparer. Alors, instinctivement, tu ramasses une pierre au sol. A croire que ça devient une habitude par ici. Sauf que cette fois, tu n'es pas envenimée par une rage sans nom. Tu n'as pas non plus l'intention de lui écraser la cervelle avec. Tout ce que tu souhaites c'est attirer son attention, le retenir, alimentée par une sorte de frustration qui te bouffe littéralement de l'intérieur. Tu ne comprends pas, qu'est-ce qui t'arrive. Pourquoi il te fait cet effet ? Il y a quelques minutes tu souhaitais rompre par tous les moyens, désormais tu le cherches sans répit. Prisonnière de ce schéma qui n'a de sens que pour toi. Toujours en contradiction avec lui. Avec les autres. Tu n’arrives pas à suivre l’onde sur laquelle ils semblent naviguer, te perdant dans la profondeur des eaux troubles. Et tu te noies, lentement, sournoisement. Tes poumons se remplissent d’eau, ne parviennent plus à fonctionner normalement. Tu te noies sans cesse, mourant chaque nuit pour mieux renaître chaque jour.

Retiens-le. Sans réfléchir, tu lui balances ton caillou dessus. A la manière d'une enfant qui ne sait que dire, que faire. Le projectile s'abat sur sa cible, pile entre ses omoplates. Et pour seule justification de ton acte, tu prononces ces quatre mots. « Pourquoi toi fuir moi ? » Tu connais d'ores et déjà la réponse, cette palabre n'est que pure provocation, diversion, illusion.

Tu veux qu'il reste. Tu veux abattre son sang-froid. Tu veux éreinter son calme apparent. « A cause de Moïra ? » Tu enfonces le couteau dans la plaie béante, manie la lame entre tes incisives et tiens fermement le manche avec tes mâchoires. Pourquoi t'acharner ainsi ? Tu l'ignores, c'est comme un besoin vital de le bousculer. Pour qu’il te bouscule en retour. Retiens-le. Tu avances dans sa direction, tentes de rattraper la distance qui vous sépare tout en ramassant d’autres pierres que tu balances sur sa silhouette, les unes après les autres. « Regarde-moi ! » La frustration devient colère, la colère indignation et tu n’es plus vraiment toi-même. Tu as l’impression que ce lieu détient une emprise étrange sur toi, capable de faire ressortir tes émotions les plus intenses, de les empirer. Sauf que c’est faux, il est ta libération, ta rédemption, ton salut. L’endroit où tu peux être sans avoir à te cacher, où tu peux exprimer sans avoir à réprimer, où tu peux tuer sans avoir à regretter. L’endroit où tu ne seras jamais seule car le souvenir te Thalia y réside désormais pour l’éternité. Quand ta mémoire s’effacera, quand il ne restera plus que des bribes au grès du vent, tu pourras revenir ici et sentir cette puissance qui t’a fait frémir lorsque le sang a jailli de son crâne. Lorsque la vie s’est échappée de son corps. Lorsqu’il n’y avait plus rien pour te retenir de commettre l’irréparable.

→ elias, chutes d'eau, 27 août 2117.

Contenu sponsorisé


Sujet: Re: this world is just illusion

 

this world is just illusion

Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Hundred :: Il était une fois des jolies histoires-