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˜˜˜˜˜˜we don't need eyes to see the soul of someone's. | Dyani
maybe life should be about more than just surviving

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13/06/2017 apy. 196 zenhya katava. Ibeyi. esclave, attrape-nigaud, prêtresse de superstitions gâteuses. 32


Sujet: we don't need eyes to see the soul of someone's. | Dyani
Dim 27 Aoû - 11:58

Code:
✜ [color=firebrick]Zhenya Katava[/color] → Dyani Ånd

SURNOM
Gamine, l'Aveugle, à part ceux là, Dyani n'a pas de surnom. Elle n'est que celle qui prévoit un avenir impossible et rêvé à tout ceux qui payent assez.
ÂGE
 La nuit, le jour, les années. Elle ne les voit pas passer, ne compte pas, n'fait que vivre comme on lui demande. Mais elle est née il y a plus de vingt ans. Vingt-deux ans précisément.
ORIENTATION SEXUELLE
L'âme. Peut importe le reste, elle ne voit rien, ne différencie que les voix, les odeurs, les textures.
SITUATION AMOUREUSE
Elle aime le monde Dyani. Elle aime ceux qui viennent la voir dans son échoppe de la cité du Feu, elle aime ceux qu'elle entend crier dans les rues, elle aime ceux qu'elle ne voit pas ; et elle ne voit personne.
MÉTIER / FONCTION
Esclave d'un avare, elle est prêtresse d'avenir pour tout ces clients superstitieux dont il ne cherche qu'à piller les bourses.
APTITUDE(S)
Elle ressent les choses, ressens les êtres. Devine, comprend, affronte la vie. Des mots forts effleurent aussi ses lèvres fleuries.
TRIBU
L'esclavage à fait d'elle une Rahjak. Née d'une union Naori, son cœur ne choisit qu'une liberté qui ne lui appartient pas.
Enfant de la forêt qui n'a jamais pu voir les arbres perdre leur couverture pour le froid hivernale. Pourtant, c'est une mue qu'elle sentait, et ressentait chaque année. La température, le son des feuillages, l'odeur de l'hiver. Tout était une évidence dans son ressenti. Et c'était ainsi pour chaque saison. La biche aux yeux vides n'avait pas besoin de voir.  La traduction comportementale, celle du souffle de ses interlocuteurs, celle de leur voix; le tremblotement contre les cordes vocales, le déglutissement. Le son des mains qui se touchent, les pieds qui se rétractent, se ressèrent. Elle le maîtrise. On ne voulait pas d'elle, la biche aux yeux sans lumière, pourtant elle ne détestait pas ceux qui l'ont abandonné, ceux qui l'ont rejeté. Dyani au cœur d'ange, elle acceptait sa vie, elle acceptait leurs avis. Elle n’appréhende pas le monde. Elle n'appréhende pas les gens. Guidée par son corps, où qu'il l'emmène, elle y croira. Elle ne fait confiance qu'à elle, elle et une poignée de personnes, qui la guident comme on doit guider une enfant aveugle. Jeune fille discrète qui l'est resté en grandissant, malgré les différences qu'ont connu sa vie entre ces deux périodes. Elle est douce Dyani, elle ose naïvement. Un instinct qu'elle ne rejettera pas, elle se fait confiance pour accorder sa confiance. Trop peu se verront rejetés par la douce aux yeux gris. Enfantine, son affection germe pour des détails qui sembleraient futiles à certains. Pour elle, il est là tout l'intérêt du monde : ce qui ne paraît pas important l'est plus que tout autre. Elle est curieuse la biche. Trop peu craintive pour le monde qui l'entoure, pour la vie qu'elle mène. Elle croit au destin, elle ne croit pas au hasard. Tout à un sens; toute question à une réponse; tout problème à une solution. Elle analyse. Privée d'un sens par la nature, elle considère son instinct être un troisième œil. Elle ne réfléchit pas à ces actes, Dyani. Elle ne réfléchit pas aux conséquences, au danger. Elle ne le voit pas. Elle n'a pas peur de ce qu'il peut lui arriver. Elle rêve d'aventures, elle rêve de périples qu'on lui raconte, elle rêve de quitter la cité de feu, de quitter le continent, et de voguer jusqu'où l’emmènera le vent, les flots.
 
+ Quelle est la pire chose que tu aies faite ? Des regrets quelconques sur ta vie ?


Elle regrette de n'avoir jamais pu sentir l'air iodé de l'océan. Regrette de n'avoir jamais reçu des gouttes d'eau salées sur sa peau matte. Regrette que dans ses yeux sans lumière il n'ai jamais pu se refléter les vagues qui s'échouaient contre les falaises du continent. Regretter sa cécité serait idiot. Elle n'a pas eu le choix, entre être aveugle et voir. Et si elle l'avait eu, elle n'aurait rien changé. Quel est l'intérêt de voir lorsque tu peux ressentir tant d'autres choses que si tu n'avais le don de la vision ? La pire chose qu'elle ait peut-être fait, cette chose qu'elle peut regretter, c'est de ne pas avoir suivis ceux qui l'avaient emmenés en bordure de la forêt. C'est d'être allé vers ce marchand d'esclave Rahjak sans aucune appréhension. C'est de s'être laissé emportée par lui alors que sa famille était au cœur de la forêt. Mais si elle ne l'avait pas fait, elle sait que cette situation se serait reproduit.


+ Ton opinion sur les cents ? En as-tu déjà rencontré ? Face aux récents événements (cf intrigues) ta première impression depuis leur arrivée a t-elle changée ? D'autres personnes sont également tombées du ciel (Odyssée), que penses-tu de ça ? Est-ce que tu te sens menacé ? Fasciné ? Penses-tu qu'il y en aura d'autres ?


Elle n'en a qu'entendu parler. Certains viennent la voir pour connaître le futur de ces étoiles tombantes. Savoir s'ils nuiront aux tribus. Elle ne faisait que dire ce qu'ils veulent entendre. Tournant ses phrases d'une manière cachée pour qu'ils y croient. C'est ce que son maître lui a dit de faire, la biche. Elle obéi à son maître. Pourtant elle est curieuse, elle veut connaître ce peuple, elle veut savoir par quels moyens ils sont arrivés sur le continent, par quel moyen ils ont vécu dans le ciel qu'on lui décrit comme fascinant. Elle a souvent demandé à son maître; ce par quoi il répondait que ça ne la concernait pas. Qu'elle ne les verrait jamais. Qu'elle resterait avec lui et qu'elle n'avait pas à savoir. Alors elle se taisait; et elle rêvait qu'un jour elle saura.


+ As-tu déjà envisagé de quitter la tribu dans laquelle tu évolues ? Si oui, pour quelle(s) raison(s) et pour faire quoi ?


Elle sait que ce n'est pas possible. Un esclave à déjà du mal à s'échapper. Une esclave aveugle, elle n'a même pas à l’espérer. Pourtant il lui dit qu'il partira avec elle un jour. Quand il vient la voir, il lui promet. Il lui assure que ce sera pour bientôt. Parfois même, il lui demande si elle est prête. Mais elle ne l'est pas. Elle n'a pas peur Dyani, elle ne veut juste pas quitter son maître. L'homme qui lui a évité de mourir alors qu'elle n'avait qu'onze ans. Mais il l'empêche d'exaucer ses rêves, pendant qu'un autre les lui offre sur un plateau d'argent.

+ Quelle place accordes-tu à ta famille, tes proches ? Te sens-tu bien intégré(e) parmi les tiens? D'ailleurs, dans quelles activités t'épanouis-tu ?


Des yeux uniques, qui lui ont valus d'être rejetée. Les Naoris, cette tribu, pacifique, aux allures de tolérance et d'accueil. Dyani n'a jamais été acceptée pour sa cécité; pourtant sa naissance n'a pas été accompagnée d'une mort. Ils l'ont accueillie. Élevée. Et elle a disparu. Enlevée par cet homme pour qui elle travaille désormais. C'était il y a longtemps. Il a continué à l'élever, à lui apprendre ce qu'elle devait savoir; ce qu'elle pouvait savoir. Il a fait beaucoup, mais le qualifier de père serait un grand mot. Esclave, sa position n'a rien d'envieux. Elle n'est pas considérée, elle n'est que la prêtresse aveugle qu'un vieux fou a recueilli. C'est ce qu'on dit d'elle, ce qu'on dit de son maître. La biche fait ce qu'on lui demande, de ses grands yeux qui se clignent jamais, elle prédit ce qu'elle veut; aucun ne revient jamais se plaindre.


+ Des angoisses/craintes/phobies/problèmes de santé à signaler?


La biche possède bien deux yeux. Deux yeux d'une clarté presque voilée. Deux yeux qui ne clignent pas. Deux yeux sans vie. Deux yeux qui ne servent pas à leur utilité première. Deux yeux sans lesquels sa vie ne changerait pas. Dyani ne voit pas. Dyani n'en a pas besoin. Dyani sent la splendeur du monde dans ses poumons. Dyani devine les horreurs des nouveaux hommes dans son cœur.  
Elle craint la solitude, autant qu'elle la recherche. Le cœur trop ouvert de la biche aura vu bien des gens y trouver leur place, pour la perdre en la laissant; seule. Elle craint que la déception ne l'habite à nouveau, même après toutes ces années. Elle a peur de cet homme, aux mains rêches qui viennent trop souvent trouver ses bras, ses joues, son cou. Et pourtant elle lui doit bien plus qu'à n'importe qui d'autre; ou c'est ce qu'elle se laisse croire, pour ne pas être déçue, pour ne pas perdre encore une parie de son être, avec le désarroi de découvrir ce qu'est la vraie vie, dans ce monde.



+ Quelle est ton opinion sur les autres tribus ? Face aux récents évènements (cf intrigues) penses-tu qu'il faudrait se méfier de certaines d'entre-elles ?  


Coupée du monde extérieur, son seul contact est un homme qui n'appartient à aucune de ces tribus, voguant au rythme de ses envies. Elle n'a que des souvenirs, trop brefs, des Naoris. Elle ne connaît que l'actualité de la cité du feu, que cet attentat qui pour son maître signifiait que les touristes ne viendraient plus si facilement, plus si nombreux. Que les affaires n'iraient plus si bien pendant quelques temps. Elle n'en entend que parler, car elle ne sort pas. Il ne la laisse pas parcourir les rues de la cité seule. Elle ne connait rien de cette ville dans laquelle elle a passé plus de la moitié de sa vie. Mais elle veut connaître. Elle n'attend que ça; découvrir. Elle demande, aux clients. Elle demande, aux touristes. Elle demande, à son pirate, qui vient la voir lorsqu'il est en ville, et que son maître n'est pas là. Et elle rêve des aventures qu'il lui raconte.


+ Que penses-tu de la radioactivité, de tes ancêtres ayant détruit leur habitat un siècle plus tôt ? Quelle est ta relation avec la nature ?


Elle aime sentir la force du vent dans ses cheveux. Entendre les feuilles craquer et se chatouiller entre elle. Elle aime le son que procurent les branches d'arbres, les unes contre les autres. Elle aime entendre les oiseaux chanter, les biches galoper. Elle aime la musique que crée la nature qui l'entourait lorsqu'elle était enfant. Maintenant elle veut entendre les vagues s'échouer contre les falaises, l'écume mousser, le vent contre des voiles, le vent contre son corps. Elle veut entendre les aigles des grands monts, sentir l'odeur salée des poissons, profiter du soleil des plaines sur sa peau fine. Si la nature à reprit son pouvoir, c'est qu'elle le devait. Que l'homme s'était approprié ce qui ne lui appartenait pas. La radioactivité à fait ce qu'elle devait faire. Elle a entendu bien des histoires, bien des contes, bien des légendes. Dans chacun d'eux, elle détestait les hommes qu'étaient ses ancêtres, et vénérait la nature.
Et la brise, aussi légère soit-elle, fit voler les cheveux de soi de l'enfant aux yeux gris. Un frisson.

Elle montait sur ce qu'elle avait comprit être l'observatoire, aidé de celui qui était ses yeux. Enfant curieuse, Dyani. Enfant heureuse, Dyani. Elle ne voyait pas, mais elle aimait qu'on lui raconte. La fraîcheur de la nuit venait caresser sa peau encore fragile de ses quelques années de vie; elle n'en sentait qu'une chaleur étourdissante, par cette envie de découvrir ce qu'elle ne verrait jamais. Ses pieds se levaient et se reposaient sans peine, elle foulait le sol sereine. « Entends-tu le vent Dyani ? » Elle sourit. Le souffle de l'élément n'atteignait pas leur peau, il était inexistant en cette nuit d'été. Pourtant. « Je l'entend. Il est là, il se cache, père. » Ils continuent de marcher, légèrement, confiants.  « Pourquoi se cache-t-il ? » Sa voix est posée au creux de ses cordes vocales, elle caresse les lèvres de cet homme que l'enfant sait barbu pour atteindre les oreilles de la jeune fille. « Il économise ses forces, demain, il sera fort, il viendra bousculer les branches. » Elle n'entend pas son père répondre. Il ne répond pas. Il hoche juste la tête, et lui sert la main. Il lui fait comprendre qu'il accepte ce qu'elle dit; qu'elle dit vrai; que le calme annonce la tempête. Ses lèvres d'enfant dévoilent un sourire encore innocent. Un sourire qui gardera cette innocence. Elle s'arrêta soudain. Immobile, elle écouta. Le sifflement discret, qui se levait. Il était tard, son père l'avait réveillée pour venir observer la voûte céleste si particulière. Il lui aurait décrit, cela fait des semaines qu'elle désirait s'y rendre. Et la brise, aussi légère soit-elle, fit voler les cheveux de soi de l'enfant aux yeux gris. Un frisson.

Il lui prit fermement la main, l'entourait de ses doigts rêches; il y avait cette présence, protectrice, dans sa personne. Il l'emmenait avec lui, ne la laisserait pas partir.

« Viens avec moi Dyani, il te faut voir quelque chose. » La voix de son père tremblait. Il lui prit la main, pour guider les petites jambes de l'enfant où il l'emmenait. Il lui disait où les branches étaient plus grosses. Où les trous brisaient le sol de la forêt. Où les pièges des animistes étaient posés, cachés. Les yeux gris, sans lumière, de la fillette fixaient l'immensité de la forêt qu'elle ne voyait pas. Ils étaient perdus dans cette vaste étendue de vert, de brun. Ils reflétaient la beauté de ce paysage fermé, caché, dans des teintes qui n'étaient pas sincères. Le père de la jeune fille ne parlait pas, son souffle était saccadé, irrégulier. Elle sentait son cœur battre au travers de la main qu'elle tenait. Il ne l'emmenait pas. Il l'éloignait. Elle l'avait comprit. Elle ne serait pas comme d'autres. Elle n'était qu'à deux ans de son choix d'apprentissage. Elle aurait choisit, mais qui aurait bien voulu d'elle ? Son cœur se serra. Elle devrait lui dire au revoir, alors ? Et qu'allait-elle faire, ensuite ? Où irait-elle, une fois qu'il lui lâchera la main ? Ils s'arrêtèrent. « Père- » Il lui coupa la parole. « Je reviens, Dyani. » C'est faux. Il s'éloigna. Elle le murmura. Souffle court, elle senti un liquide dégringoler sur sa joue. Elle chassa la larme, du revers de la main, pivota, et senti une présence. Un souffle étranger. Un son inconnu. Les feuilles qui ne craquaient que trop peu. Elle leva le bras. Une décharge la fit tressaillir alors que sa main se posait sur la fourrure douce de l'animal qui se tenait devant elle. Elle sourit. Elle sentait son cœur, autant que celui du mammifère, battre dans leur poitrine respective, comme s'il n'y en avait qu'un seul. Le souffle confiant de l'animal se mêlait au sien. Il y eu un bruit, et la créature s’éclipsa, laissant entre les doigts de Dyani la sensation qu'elle était encore avec elle.  Il fut une langue, autrefois, il y a des centaines d'années, où le mot Dyani signifiait cerf. Son père lui avait dit, une fois. Un poids s'échappa de la poitrine de l'enfant; une douce chaleur qu'elle sentait se propager dans tout son petit être. « Chon yu bilaik? » Elle ne sursauta pas. Une voix d'homme qu'elle ne conaissait pas. Il était celui qui avait fait fuir l'animal. La biche ? Elle avait ce pressentiment, que ç'en était une. Que les esprits lui avaient montré ce qui la rattacherait à jamais aux Naoris. « Ai laik Dyani...» pouvait-elle dire qu'elle venait de chez les Naoris ? Était-elle encore une Naori ? « D'où viens-tu ? » Elle se tourna vers la voix. Il était méfiant, autant qu'intéressé. Elle l'entendit se figer lorsqu'elle lui fit face. Ses yeux l’effraieraient-il ? « Je ne sais pas.» Elle lui faisait confiance. Mais que ferait-il, s'il apprenait qu'elle venait de la tribu de la forêt ? « Pourquoi es-tu ici ? » Elle secoua la tête, haussa les épaules. Que pouvait-elle bien répondre à ça. Il s'approcha d'elle. « Viens avec moi, je vais m'occuper de toi. » Il lui prit fermement la main, l'entourait de ses doigts rêches; il y avait cette présence, protectrice, dans sa personne. Il l'emmenait avec lui, ne la laisserait pas partir.

Les lèvres sèches de l'homme entourées d'une barbe douce se posèrent sur le front de la jeune fille, alors qu'il caressait ce bras qu'il avait trop serré, quelques minutes plus tôt.

Il la jeta contre le mur, dans un fracas sourd. « Tu n'as donc pas compris ? Tu nous a fait perdre un client gamine, un client qui serait passé ici et nous aurait donné tout son or pour avoir ne serais-ce qu'une information sur son foutu futur que t'aurais inventé de toutes pièces ! » Il lui jeta quelque chose, qui se brisa à ses pieds, projetant de petits éclats autours d'elle. « Un véritable idiot, et toi tu lui as fais comprendre qu'il n'avait pas à revenir à la cité ! Il te faisait confiance, on ne le reverra plus ici ! » Elle entendit ses pas lourds se diriger vers elle pour lui attraper le bras et le serrer, l'obligeant à se lever, pour la conduire à un endroit de la battisse en terre cuite qu'elle savait être la chambre de son maître. « Tu vas ranger cet endroit, enfoirée de gosse. A mon retour je veux que tout sois parfait.» Elle baissa la tête, quelques instants. Peut-être trop. Il lui releva le menton pour il déposer sa main avec violence, lui faisant tourner la tête. Il s'éloigna finalement, avant qu'elle ne pose sa main sur les parties douloureuses de son corps. Aucune larme ne dévalait de ses joues, cette fois. Juste ce sentiment qui lui empoignait le cœur comme il avait empoigné son bras. Elle n'avait pas dix-huit ans, elle était encore cette enfant, elle n'avait pas découvert tout ce qu'elle s'imaginait, elle n'avait pas parcouru tout ce qu'elle pensait. Elle avait passé six ans dans cette maison, n'en sortant que trop peu. Il avait fait d'elle une esclave, « celle qui prédit l'avenir » disait-il à tout les passants. Elle se mit à tâtonner, s'emparer, ranger, autant qu'elle pouvait. Elle trébuchait, tombait, se blessait les mains, les pieds. Elle ne disait rien, ne se lamentait pas, ne laissait s'échapper aucun son de son gosier. Elle faisait ce qu'il lui demandait, sans savoir quand il reviendrait. Et puis elle l'entend; il vient vers elle, il pose quelque chose, il s'approche. Son aura l’enveloppe, sa présence l’inonde. Cette odeur de tabac, de sueur, de sable chaud. L'odeur de son maître était particulière, pour Dyani. Elle le reconnaîtrait entre mille. Les lèvres sèches de l'homme entourées d'une barbe douce se posèrent sur le front de la jeune fille, alors qu'il caressait ce bras qu'il avait trop serré, quelques minutes plus tôt.
DERRIÈRE L’ÉCRAN

Je m'appelle Apy et j'ai 17 ans. Vous pouvez donc vous en douter, je suis une fille. J'ai connu le forum par un partenariat et je le trouve toujours aussi beau. Si possible, je ne veux pas avoir un parrain car j'en ai déjà une   .


Mon personnage est un inventé et je ne vous autorise pas à en faire un scénario si mon compte se retrouve supprimé.







Dyani Ånd
d'un regard, sans pépite.


Dernière édition par Dyani Ånd le Mer 30 Aoû - 12:06, édité 15 fois

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12/07/2015 3392 Clément Chabernaud schuylers (vava) beylin (signa) l'maigrichon est garde, malgré lui 50
Wanderlust


Sujet: Re: we don't need eyes to see the soul of someone's. | Dyani
Dim 27 Aoû - 12:06

Edit : Bienvenue par ici RE-bienvenue comment jsuis à la ramasse je te change ton pseudo pour celui de ta fiche du coup chaton ?

j'adore ce que je vois alors que je vois si peu le pseudo (dzekhfzrt ) et même l'avatar (let me die already ) n'égale pas tout ce que j'ai pu entendre sur son histoire

Tu as une semaine pour compléter ta fiche, si tu as besoin d'un délai ou si tu as la moindre question, n'hésite pas à contacter le staff qui kiff toujours avoir des trucs dans sa boîte mp

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02/03/2017 Thinkky/Angel 465 Zoe Saldana avengedinchains (ava), Astra (signa), Psychadelya & Angie & hennaed (icones) Conseillère chamane ~ Gardienne du savoir/Oratrice & diplomate 314
Modo


Sujet: Re: we don't need eyes to see the soul of someone's. | Dyani
Dim 27 Aoû - 12:24

Rebienvenue par ici !

J'espère que ce personnage te plaira encore plus que le premier, mais de ce que j'ai lu sur l'histoire, il a l'air complexe et intéressant, j'ai vraiment hâte d'en savoir plus ! Abandonnée par les Nao, ça donne un coup à la réputation bisounours de la tribu *sort*

Bon courage pour la rédaction

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13/06/2017 apy. 196 zenhya katava. Ibeyi. esclave, attrape-nigaud, prêtresse de superstitions gâteuses. 32


Sujet: Re: we don't need eyes to see the soul of someone's. | Dyani
Dim 27 Aoû - 12:29

Noah; haha merci, et t'inquiètes pas Je veux bien que tu le change oui s'il te plait
J'espère que ce que tu verras par la suite continuera de te plaire

Rowena; j'espère aussi, Osbern a malheureusement germé dans mon esprit à la mauvaise periode de l'année Dyani va être un challenge pour moi, j'espère réussir à vous la présenter comme l'idée que je me fait d'elle les vilains Naoris qu'on aime quand même Merci en tout cas

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12/07/2015 3392 Clément Chabernaud schuylers (vava) beylin (signa) l'maigrichon est garde, malgré lui 50
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Sujet: Re: we don't need eyes to see the soul of someone's. | Dyani
Dim 27 Aoû - 12:52

Et voilà je devrais avoir une médaille pour pas t'avoir banni , j'avais jamais réalisé à quel point le bouton était prêt

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13/06/2017 apy. 196 zenhya katava. Ibeyi. esclave, attrape-nigaud, prêtresse de superstitions gâteuses. 32


Sujet: Re: we don't need eyes to see the soul of someone's. | Dyani
Dim 27 Aoû - 12:56

Ah oui le fameux bouton
Heureusement que tu n'as pas été pris d'une pulsion pile à ce moment
merci en tout cas

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18/12/2016 fio 667 Emily Bador vinylles idylles (ava) + crack in time (signa) + r.meisel (text) chaman (savoir, éloquence) 128
forged from fire


Sujet: Re: we don't need eyes to see the soul of someone's. | Dyani
Dim 27 Aoû - 14:25

rebienvenue parmi nous en espérant que ce personnage t'inspire plus j'approuve déjà à fond l'avatar, zhenya est juste magnifique et puis, en tant qu'ancienne nao il y a même moyen qu'on se trouve un petit lien bon courage pour ta fiche!

Admin
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23/05/2015 avengedinchains 1343 Andrew Lincoln ava by Exception / sign by Alas Chef de secteur devenu chef de la garde après le crash. 127
Admin


Sujet: Re: we don't need eyes to see the soul of someone's. | Dyani
Dim 27 Aoû - 15:51

rebienvenue alors
ce personnage promet teeeellement
En ligne

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13/09/2016 Anticarde 2227 Evan Peters Varghounette ♥ (avatar) - soeur d'armes (crackship) - Tumblr (gif profil + signe) - Ashiri ♥ (picspam) Sorcier - Médecine & apothicaire spécialité Poison. 18
Semeur d'épidémies éthérées


Sujet: Re: we don't need eyes to see the soul of someone's. | Dyani
Dim 27 Aoû - 15:55

Welcome here avec ce nouveau visage (aussi appétissant qu'un coeur moelleux au chocolat )

C'est typiquement le genre de petite brindille qui déclenche chez moi des pulsions de papa gâteux ultra protecteur, avec un petit soupçon gollumesque Ta plume se prête bien à ce personnage tout en rêveries et en insouciance J'ai hâte de lire la suiiiite ! etderpavectoi  

A très vite, petite comète

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15/06/2015 330 Colin Farrell avengedinchains ancien esclave, participe à la rébellion Rahjak 97


Sujet: Re: we don't need eyes to see the soul of someone's. | Dyani
Dim 27 Aoû - 16:16

Re-bienvenue et bon courage avec ce perso =)

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28/02/2016 Glacy 711 Jessica Parker Kennedy bazzart esclave de Roan en fuite ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée 336
† Game of survival †


Sujet: Re: we don't need eyes to see the soul of someone's. | Dyani
Dim 27 Aoû - 16:30

Je passe sur le bon compte pour te souhaiter un bon retour parmi nous Et j'espère qu'on pourra se trouver un lien, après tout en tant qu'esclave il faut se serrer les coudes !

Admin △ Underneath it's just a game
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06/12/2015 Electric Soul 3197 Jon Kortajarena Electric Soul & tumblr Conseiller druide | Soigneur & orateur/diplomate 782
Admin △ Underneath it's just a game


Sujet: Re: we don't need eyes to see the soul of someone's. | Dyani
Dim 27 Aoû - 17:57

Je sors le Nao pour la peine

Re-bienvenue officiellement et j'espère que tu retrouveras l'inspiration avec ce nouveau personnage L'histoire promet en tout cas, courage pour terminer la fiche

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06/12/2015 Lux Aeterna 30166 Sophia Bush Avengedinchains (vava) ; Oreste (image profil); Lux Aeterna (sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 429


Sujet: Re: we don't need eyes to see the soul of someone's. | Dyani
Dim 27 Aoû - 20:58

Je voulais prendre le temps de lire ce que tu avais déjà écrit avant de passer par là, et j'aime beaucoup ta plume accompagne parfaitement la demoiselle ! J'ai hâte d'en apprendre davantage sur ce personnage, p'tite filleule ! Rebienvenue dans le coin et bon courage pour la fin de la rédaction de cette fiche

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13/06/2017 apy. 196 zenhya katava. Ibeyi. esclave, attrape-nigaud, prêtresse de superstitions gâteuses. 32


Sujet: Re: we don't need eyes to see the soul of someone's. | Dyani
Dim 27 Aoû - 23:25

Vous êtes adorables, merci à tous énormément

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16/04/2015 I 10790 Aneurin Barnard Alex Tempêtueuse :) & AVENGEDINCHAINS & Lux Aeterna Cuisinier - Aide soignant 720
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Sujet: Re: we don't need eyes to see the soul of someone's. | Dyani
Lun 28 Aoû - 13:19

Re-Bienvenue Dyani avec cet intéressant personnage, Naori ? Elle doit avoir l'âge de ma tamara ( ou dans les environs ) et comme la mienne est en partie sourde ça aurait pu faire un sacré duo si elles se sont fréquentées. En tout cas Bonne inspiration et bonne validation !
 

we don't need eyes to see the soul of someone's. | Dyani

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