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˜˜˜˜˜˜What's the best medicine ? [PV Baelfire]
maybe life should be about more than just surviving


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Sujet: What's the best medicine ? [PV Baelfire]
Sam 19 Aoû - 10:53

Les deux hommes s'étaient connus au début de l'an passé, quand l'herboriste avait rejoint la tribu des Pikuni alors même que tous les clans se demandaient s'il serait judicieux de commencer à faire des échanges avec ceux venus du ciel. D'abord quelque peu méfiant en ces périodes troublées, le guerrier avait ensuite rapidement fait preuve de curiosité envers celui qui semblait posséder un caractère tout particulier, l'observant de loin d'abord pour finalement s'en rapprocher progressivement, jusqu'au jour où il était venu frapper à sa porte en se présentant comme un nouveau client. Si la différence entre les deux hommes était flagrante, l'intrépide tentant une approche chaleureuse qui essuya une belle veste, Baelfire était suffisamment compétent pour que la curiosité de Finn passe outre les remarques et qu'il ne se convainc de continuer à venir s'approvisionner chez lui. Le guerrier aimait à parler de choses plus ou moins légères, à l'exception des moments de crise où son humeur s'assombrissait autant si ce n'est plus encore que celle de son fournisseur de plantes médicinales et avec le temps qui avait passé, il était devenu un client régulier qui ne cessait jamais d'essayer de dérider son homologue, espérant qu'un jour peut-être ils pourraient devenir, à défaut d'amis, de bons camarades.

L'on était en pleine période chaude de l'année, la fête du solstice d'été était passée et, comme à chaque fois, l'on y avait pas vu Finn qui avait préféré rester au village en évoquant encore et toujours la même raison : protéger les lieux avec l'absence d'une partie des habitants. Cela faisait plus d'un mois maintenant que la fête avait eu lieu et l'homme profita d'une matinée relativement ensoleillée et fraiche pour aller trouver Baelfire chez lui, frappant à la porte de l'herboriste avant de ramener la main vers son avant-bras autour duquel était noué un bandage improvisé d'où s'échappait une odeur ferreuse familière. Malgré des cernes creusant le haut de ses joues, le guerrier attendit que la porte s'ouvre avant de décocher son plus beau sourire au maitre des lieux, prenant sa voix la plus enjouée pour s'adresser à lui.

- Je te salue Bael ! Comment ça va aujourd'hui ? Dis tu aurais un moment s'il te plait, j'aurais besoin de quelques-unes de tes plantes.

Pour quoi d'autre en vérité ? Il y avait bien eu la fois où, peu après l'avoir rencontré, il était venu lui apporter quelques nourritures en guise de cadeau de bienvenue, n'ayant jamais vu de problème au fait que l'homme soit issu d'une autre tribu, puis la fois où il était venu avec son épée pour lui parler de cette lame qui lui permettait de rester en vie et dont il s'était servit de prétexte pour essayer de savoir si l'herboriste savait ou non manier ce genre d'arme, sans parler de cette autre fois où il avait demandé s'il préférait les pots en terre cuite ou en bois pour broyer ses herbes. Bref vous l'avez compris, Finn trouvait toujours le moyen de bavasser et de s'intéresser sincèrement au travail de Baelfire, se taisant chaque fois que ce dernier lui disait d'arrêter et de le laisser travailler en silence. Nombreuses étaient les fois où l'herboriste l'avait vu dans des états plus ou moins piteux, ce qui semblait être le cas aujourd'hui bien que cela ne soit pas forcément évident au vu du sourire un peu trop joyeux qu'il arborait. L'une de ses mains tenait son avant-bras bandé et bien qu'il sembla éveillé, il était un peu pâle et une légère sueur était visible à la lisière entre ses tempes et ses cheveux, malgré la fraicheur de l'air.

- Je peux entrer ? Promis je n'ai pas amené mon épée cette fois.

Comme si tout cela était parfait normal et ordinaire, ce qui quelque part était effectivement le cas, une sorte d'habitude qui s'était progressivement installée. La réputation d'inconscient du guerrier était une chose acquise au sein du village et les blessures dont on le voyait régulièrement affublé semblait toujours confirmer cet état de fait, ce qui ne l'empêchait pas de sourire comme un imbécile face à Baelfire, un peu comme ce chien qui remue la queue devant son maitre excédé de l'avoir vu déchiqueter son oreiller et qui ne réalise pas toute l'ampleur de sa bêtise.

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25/03/2015 avengedinchains Charlie, meeka, astrid, richard & elias 1021 Boyd Holbrook ava : hallows herboriste avec notion de guérisseur ancien athna devenu pikuni 11
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» What's the best medicine ?
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Depuis que tu es chez les Pikunis, tu ne risques pas de cacher que tu te sens bien. Cette tribu est agréable et accueillante. Un accueil satisfaisant et plaisant. On ne peut pas vraiment dire que ce soit le genre de chose qui te tombe souvent sur le bout du nez. Tu n’es pas agréable, ou du moins, tu ne l’es pas vraiment. Tu ne l’as d’ailleurs jamais été. Et ça ne risque pas de changer. Baelfire, faut dire que tu es un cas un peu à part et que par tes manières, tu n’es pas toujours facile à vivre. Tu fais de ton mieux, en général, tu fais ton maximum pour que ça se passe bien mais ça ne se passe pas toujours comme tu le voudrais. Et c’est le point qui te déprime le plus. Tu ne supportes pas de vivre comme ça, tu ne supportes pas de te retrouver dans une situation aussi bancale et destructrice. Tu n’as pas beaucoup d’amis, c’est vrai, mais tu ne cherches pas à en avoir, tu n’as jamais cherché à en avoir. Tu envoies chier bon nombres de personnes aussi. Tu trouves ça plus facile, la plupart du temps. Mais tu ne cherches jamais à pousser les gens dans une direction ou une autre. Tu ne t’intéresses pas aux gens, en général, et c’est plus facile comme ça. En général. Vraiment, en général.

Ici, tu as réussi à trouver des clients, une clientèle fixe avec qui tu troc assez régulièrement. Un système qui te permet, en plus de ça de trouver de bons morceaux de viande sans même avoir à aller chasser. Et ce n’est pas plus mal. Combien d’animaux as-tu abîmé ou même gâché ? Trop, justement. Alors tu laisses ça aux autres, à ceux qui arrivent à gérer. A ceux qui maîtrisent. Toi, tu t’occupes des plantes. Tu fais des petites concoctions qui ne cassent pas des briques et tu permets de fumer certaines herbes qui font planer et qui permettent de foutre le bordel dans le cerveau. Parfois, tu demandes même à rester à côté de ces personnes. Comme un besoin nécessaire qui n’aurait pas le moindre sens. Et tu ne peux absolument pas t’en empêcher. Une curiosité un peu morbide ? Sans doute, mais on ne va quand même pas te le reprocher, si ? Si, sûrement. Mais c’est encore une toute autre histoire. Et tu n’as pas particulièrement envie d’y penser. De toute manière, en général, tu fumes avec eux, aussi. Mais ça aussi, tu te gardes bien de le dire à voix haute. Faudrait pas qu’on se mette à te juger comme quelqu’un de fragile ou de maladroit. Ou de shooté constamment. Tu ne l’es absolument pas et tu es encore moins accro. Mais ça te permet de temps en temps de te vider la tête, et ça, par contre, on ne peut absolument pas te le reprocher. C’est un besoin, d’une certaine manière.

Quelques coups se font entendre à ta porte alors que cela te fait soupirer. Tu n’as absolument pas envie de voir quelqu’un, là tout de suite. Tu n’as rien fumé mais ton dernier client t’a épuisé, tu ne peux pas le cacher. Mais les choses sont comme elles sont, et il n’y a pas vraiment besoin de réfléchir plus loin. Mais bon, ce n’est pas comme si tu pouvais te permettre de décréter que tu voulais qu’un client par jour hein. T’es plutôt content de voir qu’on te fait confiance. Surtout qu’il y a un autre herboriste dans le coin. Alors si on vient chez toi, c’est qu’on ne va pas chez lui. De toute manière, tu ne l’aimes pas beaucoup. Et tu ne parles même pas de la concurrence que ça te fait hein. Ca, c’est une autre histoire encore.

Sauf que la tronche de Finn se glisse derrière la porte. Un gars qui est un peu trop bavard pour toi. Toujours des questions, toujours des conneries à dire. Tu lèves les yeux au ciel alors que tu es franchement tenté de fermer la porte pour l’empêcher de passer. Mais ce n’est pas comme ça que ça marche, forcément. Et puis bon, t’es pas non plus un connard à ce point. Tu vas juste attendre de voir ce qu’il veut. Parce que bon, tu vas pas lui mentir, il a franchement une sale gueule. - Je te salue Bael ! Comment ça va aujourd'hui ? Dis tu aurais un moment s'il te plait, j'aurais besoin de quelques-unes de tes plantes.. Ouais, ça se voit plutôt pas mal. T’ouvres la porte en plus grand et tu t’écartes pour l’inviter à entrer. T’es pas franchement du genre à faire du business à l’entrée de chez toi. Dans ta maison, une douce odeur de menthe flotte dans l’air. Ca t’aide à te détendre, t’y peux rien. ” Moi ça va. Toi, c’est quoi cette fois ?”. Il cumule pas mal. T’as l’impression qu’il est tous les jours chez toi, presque. Bon, t’abuse un peu mais pas tant que ça, finalement. Tu commences à te demander s’il ne fait pas exprès pour revenir. Faudrait pas qu’il t’apprécie à ce point quand même. Il serait grandement déçu le pauvre. - Je peux entrer ? Promis je n'ai pas amené mon épée cette fois.. Tu lèves les yeux au ciel, ouvrant la porte en totalité pour qu’il comprenne qu’il peut rentrer. ” T’es un marrant toi hein ? T’as quoi du coup ?”. Une fois qu’il est entré chez toi, tu fermes la porte derrière lui. Tu préfères toujours être tranquille pour ton business. Les petits curieux n’ont pas besoin de savoir comment tu t’y prends.


notes » w/ Finn, chez lui, le 19 août 2117

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Comme toujours Baelfire pouvait donner l'impression de faire la gueule et comme toujours l'on aurait pu penser qu'il allait envoyer balader celui qui était venu frapper à sa porte et qui lui adressait un grand sourire comme s'il s'agissait d'une visite de courtoisie. Pourtant c'était bien mal connaitre l'homme à l'expression renfermée et si Finn devinait rien qu'à l'accueil qui lui était réservé qu'il arrivait plus ou moins comme un cheveux sur la soupe, la porte qui fut ouverte en grand lui confirma définitivement qu'il pouvait effectivement entrer dans la demeure. Le Gona avait esquivé la question sur son état tant qu'il était sur le pallier, passant celui-ci en adressant un sourire plus large encore au propriétaire des lieux, avant d'avancer et d'entendre avec un soulagement non dissimulé la porte se refermer dans son dos. Un lourd soupir lui échappa, ses épaules s'affaissèrent et se courbèrent un peu vers l'avant, le chien fou laissant tomber partiellement ce masque de bonne humeur inconsciente qu'on lui voyait sans cesse.

- Et bien je dirais qu'un petit coup de main ne serait pas de trop, je me suis un peu amoché et j'aurais besoin de tes plantes pour deux-trois choses.

Il ne répondait jamais directement aux questions de l'herboriste, en vérité c'était même l'une des choses qui pouvait avoir tendance à énerver son entourage, mais rares étaient les fois où il acceptait d'expliquer les faits avec précisions, bien que les plaies puissent parler d'elles-mêmes. Jetant un regard à la pièce, scrutant pour voir si quelque chose avait changé -il venait si souvent ici, il avait finit par retenir chaque détail- Finn se retourna vers son sauveur du jour avec un sourire qui avait pâlit autant que son teint malgré ses efforts. D'une main il avait d'abord défait le bandage sur son avant-bras, révélant une marque de morsure conséquente qui ne laissait que peu de doutes sur le type d'animal rencontré, de ceux qu'on ne voit que dans la forêt, puis ensuite et avec difficulté, ses doigts saisirent sa tunique pour la soulever lentement, révélant un flanc qui avait été labouré par un coup de griffes appartenant certainement au même animal.

- C'est trois fois rien, mais ça fait un mal de chien.

Mensonge, mensonge d'autant plus éhonté que la sueur perlait à ses tempes, que ses lèvres étaient sèches et que ses cernes trahissaient une douleur endurée depuis quelques heures maintenant. Les lacérations en soi étaient assez nettes, bien que profondes, mais c'était surtout les rougeurs autours des plaies aux bords enflés qui donnaient déjà les premières informations sur leur état. Ce n'était pas que l'homme prenait des risques inconsidérés -encore que la plupart au village le croyait fortement- mais c'est qu'il passait parfois pour un suicidaire à force d'agir comme il le faisait et que beaucoup s'accordaient à dire qu'un jour cela finirait mal. Le Gona tenta de sourire un peu plus de nouveau, mais préféra d'abord rabaisser le pan de tissu pour reposer son bras, lançant à Baelfire un regard teinté d'inquiétude trahissant son faux air enjoué. Imbécile heureux.

- Tu as ce qu'il faut tu penses ?

Est-ce qu'il parlait bien des plantes ou bien de sa volonté de l'aider, là était la question, bien que l'herboriste soit connu pour son professionnalisme et sa capacité à faire le boulot quel qu'il soit, ça n'aurait pas été plus étonnant que ça qu'il l'engueule un bon coup. En tout cas ce n'était pas le Pikuni qui risquait de se plaindre au vu de la fréquence à laquelle il venait, quand bien même son vis-à-vis lui botterait les fesses pour lui apprendre à rester plus de deux semaines sans récolter de nouvelle blessure, grande ou petite. Tournant en rond sans oser s'assoir -ou ne voulant pas malgré la tentation de le faire, difficile à dire- Finn restait planté au beau milieu de la pièce, empestant le sang et tâchant de conserver un minimum bonne contenance, comme si cela pouvait avoir quelque importance.

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25/03/2015 avengedinchains Charlie, meeka, astrid, richard & elias 1021 Boyd Holbrook ava : hallows herboriste avec notion de guérisseur ancien athna devenu pikuni 11
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» What's the best medicine ?
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]T’as rien d’un gars sympa, t’as rien de quelqu’un d’agréable ou de quelqu’un de posé. Tu ne te comportes pas toujours de la bonne manière mais tu as toujours fait de ton mieux pour que les choses se passent comme tu l’as toujours voulu. Sauf que, ce n’est pas vraiment à toi de décider du comportement des gens et tout ça. Tu comprends que l’on puisse insupporter ta manière de te tenir, ta façon de parler ou même les mots que tu peux utiliser. Mais depuis bien longtemps, tu as cessé de chercher plus loin. Tu ne veux pas plaire à tout le monde et tu sais que peu importe son propre caractère, c’est parfaitement impossible. Ca n’a jamais fonctionné comme ça et c’est sans doute mieux comme ça. Mais bon. Parfois, c’est vrai aussi que ça a ce petit quelque chose d’agaçant et de perturbant. Il est aisé de comprendre qu’on ne peut pas plaire à tout le monde mais il est beaucoup plus compliqué de l’accepter. Tu as essayé de changer bien sûr, à plusieurs reprises, mais ça n’a jamais fonctionné. Et ça ne peut pas fonctionner juste comme ça. Et puis ouais, tu n’as pas toujours un large sourire sur tes traits, tu as les traits comme ils sont et tu ne peux pas toujours affiché une bonne humeur, juste parce que ça passe plus facilement avec les gens qui t’entourent. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Et ça n’a jamais été le cas. Jamais. Mais à quoi bon hein ? Finn est là, un large sourire sur les traits et pourtant, tu n’y crois pas une seule seconde. Est-ce que ça fait vraiment une grande différence ? Mais lorsque la porte se ferme derrière lui, tu souris doucement alors qu’un soupir s’échappe des lèvres de l’homme. A quoi est-ce que ça sert de jouer la comédie et de prétendre que ça va, face aux gens, quand ce n’est pas le cas ? pourquoi faire ? Pour qu’ils s’imaginent que tout va toujours bien ? Tu n’es pas du genre à jouer la comédie. Tu n’es pas toujours agréable, pas toujours plaisant et de bonne compagnie, mais tu es tel que tu es et tel que tu as toujours été. Au moins, personne n’a jamais eu l’illusion que tu jouais un rôle. Tu es qui tu es, depuis le tout début et tu n’as jamais fait semblant. Sauf quand tu étais enfant mais est-ce que ça ne rend pas la situation un peu différente ça ? C’est un point un peu différent, si on peut le dire comme ça. Une évidence pas toujours claire pour tout le monde.

- Et bien je dirais qu'un petit coup de main ne serait pas de trop, je me suis un peu amoché et j'aurais besoin de tes plantes pour deux-trois choses.. Un peu amoché oui. Tu dirais même un peu beaucoup, vu la gueule qu’il se traîne. Mais tu ne risques pas de chercher plus loin. Les choses sont juste comme elles sont. Et tu fais avec, d’une certaine manière. Ce n’est absolument pas ton genre de poser des questions. Tu ne cherches jamais à pousser trop loin ou à chercher trop loin. Pas du tout mais alors pas du tout ton genre. Et tu trouves que c’est toujours plus facile comme ça. Tu ne risques pas d’aller plus loin. Il te montre sa plaie, sur le flanc. - C'est trois fois rien, mais ça fait un mal de chien.. Une griffure. Non, il n’en mourra pas. Mais il aurait peut-être fallu qu’il prenne le temps de soigner ça avant de gambader tu ne sais où. ” Laisse moi juger de l’importance de la plaie. Tu aurais dû soigner ça un peu plus tôt, déjà.”. Laisser ça s’infecter aussi bêtement, c’est prendre un risque mortel. Mais tu n’es pas non plus du genre à donner des leçons aux gens qui estiment ne pas en avoir besoin. Mais ça t’énerve en réalité. Te retrouver à rattraper les bêtises des gens, c’est une chose que tu ne comprends pas. Mais encore une fois, s’il veut mourir dans un coin, tu ne chercheras pas à ce que les choses s’améliorent. Et il n’y a qu’à voir sur son visage que les choses ont déjà trop tardé. Il te faudra plus de plantes pour le soigner. Mais bien sûr, tu as tout, et tu te permets de croire que c’est la seule chose qui compte.

- Tu as ce qu'il faut tu penses ?. Bien sûr que c’est le cas. Tu n’es pas du genre à mettre les choses de côté parce que ce n’est pas ton genre. Et ce n’est pas prêt de changer. Tu sais ce que tu vaux, ce que tu as. Et si tu veux être un herboriste de talent, il faut forcément que tu aies ce qu’il faut pour que lorsque les gens viennent, tu ne les laisses pas sur le côté. ” Ne doute pas de mes capacités”. Le ton froid, la mâchoire serrée. Tu finis pourtant par hausser les épaules, te concentrant sur les plantes dont tu as besoin pour t’aider. ” C’est comme ça depuis combien de temps ?”. Il te faut quelques informations, malgré tout. ” Et assis-toi, je n’ai pas envie de te voir t’écrouler. “. C’est qu’après, il faudrait le relever. Et ça ne t’intéresse pas vraiment.


notes » w/ Finn, chez lui, le 19 août 2117

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Certains en les voyant pouvaient penser que Finn et Baël étaient deux opposés et, en un sens, ils n'avaient pas tort, bien que ça ne soit pas pour ce qu'ils croyaient. Finn était en apparence aussi positif et inconscient que Baëlfire était réputé sombre et mesuré, on aurait pu croire à deux antithèses alors qu'au fond c'était bien plus compliqué. Les gens se focalisaient énormément sur les apparences, le Gona l'avait compris dès son plus jeune âge et, si au départ il n'y avait pas prêté attention, très vite en grandissant il avait appris à s'en servir. Était-ce mal de vouloir cacher aux autres le fond de ses pensées ? Il se souvenait de cette lointaine soirée où il avait confié à sa mère un peu de cette ombre qui habitait ses pensées, de ces envies qui parfois le taraudaient et lui murmuraient à l'oreille. Il n'avait jamais oublié le regard que sa mère avait posé sur lui, comme s'il avait dit là des choses horribles qui n'avaient pas lieu d'être, comme si d'une seconde à l'autre il aurait pu se transformer en monstre et la dévorer. Elle lui avait demandé s'il était sérieux, elle connaissait son goût pour les farces, alors passé une longue seconde de flottement il avait rit et prétendu qu'il plaisantait. Ah comme elle était bête de l'avoir cru, ah maman comme tu es facile à avoir. Elle avait ri nerveusement, soulagée quelque part, puis l'avait bordé et embrassé sur le front avant de quitter sa chambre. Plus jamais il ne se confia à elle et encore moins à son père, si bien qu'il forgea le meilleur des masques à compter de ce jour, un masque qui fut caché derrière un autre, puis un autre, comme des couches d'oignons qui protègeraient un cœur trop étriqué. Et parfois certaines couches en surface tombaient devant quelques personnes.

” Laisse moi juger de l’importance de la plaie. Tu aurais dû soigner ça un peu plus tôt, déjà.”

- J'aurais bien voulu, mais j'ai eu du mal à me trainer hors de la fosse où j'étais tombé.

Et il sourit, ce grand imbécile, il sourit à celui qui en apparence ne dissimule jamais son état d'esprit, à l'inverse de lui, mais ce sourire est clairement dénué de toute joie, au même titre que son regard a perdu cet éclat qu'il avait l'instant d'avant lorsqu'il se tenait encore sur le pas de la porte. Finn ignore quel effet peut avoir Baël sur les autres, mais en ce qui le concerne il se sent étrangement bien en sa compagnie, avec l'envie de le connaitre davantage et inversement, au point qu'à cet instant il a beau continuer à prétendre se sentir à peu près bien, l'envie de relâcher la pression le taraude avec insistance. Alors il tourne et vire sur lui-même, jetant des regards sur l'intérieur de la bâtisse, esquivant du même coup les éventuels coup d’œils que pourrait lui lancer le guérisseur. Intérieurement il sait parfaitement qu'il abuse de sa patience, ou en tout cas c'est ce qu'il pense, il sait que son comportement en apparence négligent, voir inconscient, peut en irriter plus d'un, mais c'est plus fort que lui : on ne laisse pas tomber si aisément ses défenses, surtout lorsqu'on est physiquement blessé. Une petite provocation pour la forme, sans méchanceté, mais la réponse qui suit est cinglante à son oreille et le fait cligner des paupières. Ah, celle-là il ne l'a pas volée.

” Ne doute pas de mes capacités”

- Jamais.

Cela fusa presque immédiatement dans la même fraction de seconde, avec gravité et sincérité, avant qu'il ne lui tourne le dos pour esquiver son regard. S'il avait douté de lui, il ne serait pas là, d'ailleurs si c'était Baël qu'il venait sans cesse voir et non pas la jeune femme guérisseuse du village dont il a oublié le nom, ça n'était pas pour rien. D'abord parce qu'elle poserait trop de questions, ensuite parce qu'à part Grace, il ne voulait accorder de confiance à personne d'autre quant à ses blessures. Il avait déjà tellement de cicatrices et détestait les questions existentielles sur le pourquoi il finissait toujours blessé/en sang, que peu pouvaient le voir sans vêtement.

” C’est comme ça depuis combien de temps ? Et assis-toi, je n’ai pas envie de te voir t’écrouler.”

Un grognement lui échappe, sans qu'on puisse exactement déterminer s'il s'agit d'une protestation ou d'une reddition. Le pas de Finn se fait plus nerveux, martelant le sol alors qu'il tourne autour de la chaise la plus proche comme s'il guettait une chose hostile qu'il fallait attaquer, avant de finalement oser s'assoir, prudemment et avec un air crispé irrépressible sur le visage. Il soupire pour garder le contrôle, cherche un peu sa position sur l'assise puis finit par décider que les mains en appui sur ses genoux, c'est encore le mieux.

- Je ne sais pas exactement, pas encore une journée, mais plus d'une demi déjà.

Un froncement de lèvres, un plissement de paupières, puis une inspiration et sa voix, plus sombre qu'il ne l'aurait voulu, où toute trace de bonne humeur a soudain disparu, résonne alors qu'il rechigne à reconnaitre le fait qu'il se doit pourtant de rapporter à celui qui seul peut le soigner.

- J'étais en patrouille dans la forêt cette nuit, j'ai fait une mauvaise rencontre et j'ai eu du mal à sortir de l'abri où je m'étais glissé.

Il avait beau en dire peu, cela semblait lui coûter d'expliquer les faits, comme s'il avait eu tort d'agir ainsi et qu'il le savait pertinemment, ou bien était-ce parce qu'il détestait paraitre affaibli ? En tout cas sans être pour autant sur la défensive, il était évident que le Gona peinait à parler de ce qui était arrivé en détails.

- Je serais bien venu te voir plus tôt, mais je suis tombé inconscient deux-trois fois en chemin.

Un sourire fugace et sans volonté de donner plus avant le change, passa sur ses lèvres pour disparaitre aussitôt, laissant place à un visage se fermant à mesure que ses pensées s'assombrissaient. Il aurait du lui dire la vérité... dire qu'il s'était trainé sur plusieurs mètres avant de réussir à se mettre à genoux, puis debout, se retenant aux arbres et cherchant son chemin en même temps qu'il guettait les bruits alentours, craignant de voir un prédateur le prendre en chasse. Il aurait du lui dire qu'il s'était écroulé au beau milieu des bois et que c'était un lapin venu lui renifler le visage qu'il l'avait réveillé en sursaut. Il aurait du lui dire qu'il avait trouvé un ruisseau en chemin et avait tenté de nettoyer ses plaies et le sang dont il était alors couvert, qu'en arrivant aux portes du village il faisait déjà jour et qu'il avait du baratiner les gardes pour ne pas qu'on le traine de force jusque chez lui, affirmant qu'il irait voir Baël directement. Il aurait du lui dire qu'en vérité il avait fait un crochet par sa maison pour déposer son arme et se débarbouiller, perdre encore connaissance, puis finalement se réveiller beaucoup plus tard, quelques instants seulement avant de trouver assez d'énergie pour venir le voir. Oui, il aurait du lui dire tout cela, c'était ce qu'on attendait normalement d'un "patient" envers un guérisseur, qu'il se montre honnête et ne cherche pas à dissimuler les faits qui pourraient permettre de déterminer son état exact, mais c'était sans doute pour cela que Finn avait cette réputation d'inconscient qui lui collait à la peau : il était trop têtu et trop fier pour son propre bien, au point de risquer le pire juste pour une pensée, une impression qu'il pourrait laisser, au risque d'aggraver son état. Depuis le départ de Grace, cette tendance allait en empirant, ce qui commençait à lui donner droit à la visite de bien-pensants qui songeaient à "son bien" et voulaient à tout prix lui rappeler combien son comportement était irresponsable. Une chance qu'il n'ai pas de famille à charge. De longues secondes de silence s'étaient écoulées tandis que Finn réfléchissait à tout cela, puis il sembla finalement se rappeler où il se trouvait et, s'humectant difficilement les lèvres, reprit la parole pour essayer de combler ces silences qui avaient le don de le mettre mal à l'aise, étrangement.

- Et toi alors, comment vas-tu ? Tu as assez de clients en ce moment ?

Cela ne coutait rien de prendre des nouvelles, ce n'était pas parce qu'il était blessé que le Gona ne pouvait pas s'enquérir de l'état de quelqu'un d'autre. Il aimait bien Baël à sa façon et le trouvait sympathique malgré cet air inaccessible qu'il arborait souvent. Sans doute parce qu'il sentait que l'homme était bien plus complexe que le bloc de pierre que certains croyaient qu'il était. De toute façon, depuis quand il était aisé de comprendre les gens un peu différents ?

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25/03/2015 avengedinchains Charlie, meeka, astrid, richard & elias 1021 Boyd Holbrook ava : hallows herboriste avec notion de guérisseur ancien athna devenu pikuni 11
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» What's the best medicine ?
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Non, Finn et toi, vous ne vous ressemblez pas. Ou en tout cas, de ton point de vu. Et tu refuses qu’on vienne te dire le contraire. Tu n’es pas quelqu’un de très patient et quand on te pose des tas de questions, on n’obtient pas vraiment ta sympathie. Oh bien sûr, tu ne t’en formalises pas et tu le vis franchement bien. Mais tu peux comprendre que les gens ne voient pas les choses de la même manière que toi. Et tu ne risques pas de leurs en vouloir hein. Ton existence est très bien comme ça. Et tu ne risques pas de chercher plus loin. Bon, okay, tu peux aisément t’agacer. Tu n’es pas très mesuré, en réalité, bien que les gens l’imaginent. Certains individus sont persuadés de pouvoir te cerner par rapport à ce qu’ils peuvent bien savoir sur toi. Ce qu’ils ne comprennent pas, c’est qu’on ne peut pas définir la personnalité de quelqu’un juste pour les quelques aspects qu’on peut deviner. T’es du genre à garder les choses pour toi, en réalité. Et c’est justement pour cette raison que les choses se font plus faciles. Beaucoup plus faciles. Et il n’y a aucune autre solution. T’es juste du genre à garder tes émotions pour toi à moins de vraiment être poussé à bout. Et oui, ça arrive. Le fait que tu sois franc, ça n’aide pas vraiment les gens à se montrer agréable avec toi, non plus. Disons que t’es patient autant que tu peux, mais que tu ne cherches pas plus loin. Est-ce que c’est vraiment si étonnant que ça ? Non. Pas du tout. Et c’est sans doute mieux comme ça. T’es pas du genre à trop en faire, comme certains. Toi, t’es plutôt de ceux qui restent dans l’ombre et qui se foutent de leurs gueules. Tu as toujours préféré rester à l’écart de la lumière. Et tu ne risques pas de changer de manière d’être. Que cela plaise aux gens ou non, d’ailleurs. Pourquoi est-ce que ce serait à toi de changer ?

- J'aurais bien voulu, mais j'ai eu du mal à me traîner hors de la fosse où j'étais tombé.. Tu lèves les yeux au ciel, inspirant un grand coup face au ridicule de la situation. Il n’y a même pas matière à rire, en fait. Et lui, il est là, comme un con, à se marrer sans la moindre raison. Il est ridicule, et il te tape carrément sur les nerfs. Mais tu respires, tu prends le temps avant de lâcher une réflexion mal avisé. Il est ridicule, en tout cas, et il serait grand temps pour lui de s’en rendre compte et de le comprendre. En quoi est-ce drôle d’imaginer qu’il a failli mourir ? A quel moment est-ce que tu pourrais t’imaginer que c’est drôle ? Le pire, c’est que tu as beau le trouver ridicule, tu as l’impression que ce mec t’apprécie. Pour une raison qui t’échappe toujours un peu plus. Mais c’est forcément pour ça qu’il n’hésite jamais à revenir. ” Et comment tu t’es retrouvé dans une fosse, dans ce cas ?”. Mine de rien, tu ne peux pas vraiment prétendre que tu le détestes parce que ce n’est pas vraiment ça. Tu as un peu de mal à faire avec lui et à t’intéresser aux choses qu’il peut bien faire mais tu ne le détestes pas vraiment. Il n’est pas aussi insupportable que tu ne veux bien le laisser entendre. Mais une chose est sûre, tu ne pourrais pas le supporter sur un long moment. Par petites doses, ça ne se passe pas trop mal. Mais sur du long terme ? Sûr que tu ne tiendrais pas le coup. En tout cas, si tu l’appréciais pas au moins un peu, ne serait-ce qu’un pourcentage minime, tu ne lui aurais pas demandé comment il a fini dans une fosse. Tu espères juste qu’il ne va pas te répondre un pavé dont tu perdras le fil aux premiers mots. S’il n’était pas aussi gauche, il pourrait être vachement cool comme gars. A la place, il est super chiant. Dommage.

Dans l’idéal cependant, il ne vaut mieux pas qu’il mette en doute tes capacités. T’es pas ultra professionnel ni un génie. Tu apprends encore à soigner les gens. Mais tu te débrouilles franchement bien et tu espères qu’il en a au moins conscience. Parce que là, pour le coup, tu fais ton maximum pour que ce ne soit pas trop une catastrophe. C’est déjà bien, non ? Mais ouais, tu comprendrais que ça ne passe pas aussi bien que tu le voudrais. Et ça n’aurait pas grand chose de surprenant. - Jamais.. C’est mieux pour lui, s’il ne veut pas te donner l’impression de ne pas être digne de confiance. Parce que là, pour le coup, il va juste parvenir à te pousser à bout et te faire péter un câble. Ce n’est certainement pas ce qu’il veut. Ou en tout cas, tu l’espères. Mais au ton de sa voix, tu sens qu’il ne doute pas. Et tu sais qu’il te fait confiance. Sinon, il ne passerait pas autant de temps dans le coin, à te tourner autour. A toujours vouloir que tu l’aides ou le soigne. Après tout, il y a une autre guérisseuse dans le village.

Tu l’invites à s’asseoir, histoire qu’il ne s’effondre pas ou qu’au moins, il ne foute pas du sang partout. Disons que ça ferait mauvais genre et que tu déteste nettoyer, en plus. Alors autant éviter si tu le peux. - Je ne sais pas exactement, pas encore une journée, mais plus d'une demi déjà.. Déjà trop mais au moins, il n’a pas laissé passer trop de temps inutilement. Ce qui t’arrange pas mal. Mais bon, s’il avait pu venir directement, ça aurait été encore mieux. Au moins, son sourire débile a disparu. - J'étais en patrouille dans la forêt cette nuit, j'ai fait une mauvaise rencontre et j'ai eu du mal à sortir de l'abri où je m'étais glissé.. Une mauvaise rencontre hein ? Un animal ou un ennemi ? Et dans ce cas, d’où ? ” C’est à dire mauvaise rencontre ?”. Parce que l’information manque là, pour le coup. - Je serais bien venu te voir plus tôt, mais je suis tombé inconscient deux-trois fois en chemin.. Quel boulet quand même.. Un léger rire t’échappe alors que tu te demandes vraiment comment il a fait pour vivre aussi longtemps. C’est vraiment pas très clair parce que des conneries de ce genre, il en cumule un bon paquet. ” Arrête de sortir seul peut être ? T’es trop handicapé pour rester seul je crois. En tout cas, faudra que tu sois prudent pendant quelques temps là”. Tu lèves les yeux une nouvelle fois. Ouais, tout ça ne rime à rieN. Mais ça te fait rire, surtout quand tu imagines la scène, finalement. ” Mais bon, on va te remettre sur pieds, t’inquiètes pas”. Et puis bon, si ça pouvait durer plus d’une heure, ça pourrait aussi être pas mal. T’as pas vraiment que ça à faire hein.

- Et toi alors, comment vas-tu ? Tu as assez de clients en ce moment ?. Pas besoin de beaucoup de clients s’ils reviennent tous les jours comme cet imbécile hein. ” Moi ça va, et j’ai déjà bien assez de boulot avec toi. Allez, fais moi voir ce bras”. Tu te glisses devant lui et tu attends. T’es pas du genre délicat mais t’es un bon dans le domaine. Au pire, tu le shooteras pour le guerir hein. C’est aussi une option. Tu entreprends alors de retirer le bandage de son bras.

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notes » w/ Finn, chez lui, le 19 août 2117

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Ridicule et inconscient, c'était souvent ainsi que certains décrivaient Finn quand ils le voyait revenir blessé d'une de ses nombreuses sorties, de ces journées entières où il s'absentait en refusant de dire où il allait ni ce qu'il faisait pour finir dans ce genre d'état où Baelfire le voyait précisément. Quelqu'un avait dit un jour que les gens ne prenaient jamais au sérieux ceux qui avaient l'air de fantoches, mais que c'était justement ce qui permettait à ces derniers de faire ce qu'ils voulaient sans qu'on ne leur demande de rendre des comptes. Le Gona avait découvert cela tout seul et n'hésitait pas à l'exploiter pleinement ces derniers mois, se moquant de plus en plus du qu'en dira-t-on et de cette bonne impression qu'il avait toujours pris soin de donner. Le paraitre disparaissait dès qu'il était blessé et l'image se fissurait, laissait entrapercevoir une réalité bien plus sombre et dérangeante que ce que tout un chacun préférait croire : il n'était qu'un imbécile heureux maladroit, voilà tout, pas de quoi fouetter un chat des roches. Pourtant à le voir comme ça en train de répondre avec réticence aux questions pourtant légitimes du guérisseur, on pouvait se demander ce qu'il en était vraiment.

” Et comment tu t’es retrouvé dans une fosse, dans ce cas ?”

- Je suis tombé ?

Il jette un regard à celui qui est ici pour le soigner et note son exaspération plus qu'évidente, inspirant profondément avant de reprendre avec plus de sérieux.

- Je suis tombé à côté et j'ai roulé jusqu'à tomber dedans, comme ça j'étais sûr d'être hors de portée de la bête.

Il y avait du mieux question vérité, même si ça n'était pas encore ça, mais depuis des mois qu'il venait ici, le Pikuni ne pouvait pas continuer à faire comme si de rien n'était alors que Baelfire, tout distant et inaccessible qu'il soit, prenait avec gravité son devoir de guérisseur et continuait de le soigner malgré les fréquentes visites qu'il lui faisait. C'était aussi peu honnête que stupide de rester sur une position défensive dissimulée sous des dehors enjoués inutiles, il voyait clairement que quelque chose clochait et qu'il faisait semblant... Mais tant qu'il n'y mettait pas un terme, cela pourrait bien continuer encore longtemps.

” C’est à dire mauvaise rencontre ?”

- Une grosse bête avec des griffes et des crocs, le genre qui peut te déchiqueter un homme adulte sans difficulté. Je serais bien venu te voir plus tôt, mais je suis tombé inconscient deux-trois fois en chemin.

Un rire. Baelfire rit, oh ce n'est pas un grand rire de joie folle, mais c'est tout de même un rire et cela suffit à faire naitre un sourire sur les lèvres de Finn. L'air de rien il est heureux d'entendre ce son chez le soigneur, heureux de le voir se "détendre" un peu plus en sa présence au même titre que lui commence à donner plus de détails avec des accès légers : mission réussie. S'il avait pu lire et répondre aux pensées de son vis-à-vis, le Gona lui aurait sans doute suggéré de chercher au-delà du pourquoi et du comment il avait survécu jusqu'à présent, mais il n'en était rien et, à la place, il accueilli les sages conseils de repos avec gravité, acquiesçant légèrement sur sa chaise où il se tenait aussi droit que possible.

” Arrête de sortir seul peut être ? T’es trop handicapé pour rester seul je crois. En tout cas, faudra que tu sois prudent pendant quelques temps là. Mais bon, on va te remettre sur pieds, t’inquiètes pas”.

- Je préfère patrouiller seul, ça me permet de réfléchir et d'être un peu tranquille.

Il dit cela comme si c'était tout naturel, ce qui quelque part l'es énormément, bien que cela diffère légèrement de la mentalité Pikuni qui ont une tendance à être assez proches les uns des autres ou, à tout le moins, à essayer de vivre au quotidien sans jamais se battre entre eux autant que possible. Un Pikuni associal sur les bords n'était pas si courant que cela, Baelfire en savait quelque chose.

” Moi ça va, et j’ai déjà bien assez de boulot avec toi. Allez, fais moi voir ce bras”

Finn n'insiste pas et tend son bras, se crispant à la fois de douleur et par anticipation, serrant visiblement les dents alors que le Guérisseur défait le bandage. Celui-ci est déjà teinté de sang qui a commencé à sécher, le tissu ainsi retiré ayant un effet abrasif qui relance à la fois les élancements de douleur et les écoulements de sang. La blessure est constituée de plusieurs plaies dont la forme, l'emplacement et la profondeur font songer aux crocs d'un animal s'étant refermés sur l'avant-bras, sans pour autant qu'un tendon n'ai été sectionné ni aucun os brisé. On peut voir qu'elle a été passé à l'eau une première fois, mais malgré cela elle est parsemée de terre et d'humus forestière, d'herbe de la plaine à proximité du village et même d'un peu de poussière sur l'extérieur. Les bords sont rouges, gonflés et brûlants, signe d'un début d'infection tendant à s'installer, l'évaluation de Baelfire pouvant indiquer que la blessure a été infligée il y a de très nombreuses heures. Moins d'un jour, mais plus d'une demi-journée à vue de nez.

- J'ai eu du mal à le protéger sur le chemin du retour.

Avoue le Gona au Guérisseur qui doit certainement se dire qu'il s'agit là d'un euphémisme. Autant le flanc semble effectivement avoir été nettoyé à l'eau claire et avoir ensuite été plus ou moins préservé, autant l'avant-bras a visiblement servit à ramper par monts et par vaux jusqu'au moment où un bandage a été appliqué dessus, davantage d'ailleurs pour dissimuler la plaie que pour véritablement procéder à un soin quelconque. Finn de son côté est pâle, mais semble stable et relativement tranquille, guettant les réactions et observations que Baelfire pourrait faire. De toute façon, les soins s'annonçaient difficiles alors autant assumer et faire face.

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25/03/2015 avengedinchains Charlie, meeka, astrid, richard & elias 1021 Boyd Holbrook ava : hallows herboriste avec notion de guérisseur ancien athna devenu pikuni 11
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What's the best medicine

- Je suis tombé ?. S’il ne s’agissait pas de lui, Baelfire aurait presque pu envisager une telle réponse comme un mensonge pour dissimuler la véritable raison. C’est toujours plus facile de prétendre à une chute que de laisser les gens comprendre qu’on a perdu un combat. Le blond n’est pas du genre à mentir à ce sujet mais il pourrait comprendre si d’autres venaient à le faire et ne s’en formaliserait pas vraiment. Il s’en amuse, justement. Une situation à laquelle il ne comprend pas toujours tout mais il ne cherche pas à y arriver non plus. Finn est quelqu’un qui paraît très maladroit, qu’il s’agisse de sa manière de se déplacer ou de faire les choses ou de sa manière de parler. Il n’est pas agréable, et il est même carrément lourd. Mais il n’a pas un trop mauvais fond et à petite dose, il est presque supportable. Tout ça pour dire que s’il n’était pas quelqu’un de maladroit, sans doute ne viendrait-il pas aussi souvent chez lui. Et c’est justement pour cette raison qu’il imagine bel et bien cette chute comme réelle raison à tout ceci. Il ne prétend pas que c’est facile à comprendre mais il s’en amuse malgré tout, parce que c’est souvent plus facile comme ça. Quoi qu’on en dise. ” Il faudrait quand même que tu apprennes à te tenir sur tes jambes un jour.”. Ce qui lui épargnerait bien des blessures et donc, bien des problèmes, quand même. Mais il peut comprendre que ce ne soit pas aussi facile qu’on ne pourrait le vouloir. Il l’apprécie mais lorsqu’il le voit quitter le village, il se demande s’il sera en mesure de revenir ou s’il ne va pas finir par se tuer ou se faire tuer. Tous les scénarios sont envisageables et peu acceptables. Mais tout est possible et c’est justement à ça qu’il faut songer. C’est la seule chose qui ait de l’importance, dans tout ça. - Je suis tombé à côté et j'ai roulé jusqu'à tomber dedans, comme ça j'étais sûr d'être hors de portée de la bête.. Levant les yeux au ciel, Baelfire se met à imaginer la scène et le spectacle qui s’offre à son esprit n’est pas forcément des plus agréable à voir. Mais c’est sans doute ce qu’il fallait faire, quoi qu’il puisse en dire. Eviter un animal n’est pas toujours évident. Pour autant, là, l’ancien Athna ne sait pas à quel type d’animal il fait référence. Grosse créature ? Petite ? Déformée par les démons du passé ? Il ne saurait le dire et en réalité, il n’a pas particulièrement envie d’y réfléchir.

Alors il use de la facilité et lui pose directement la question. Il n’est pas vraiment nécessaire de faire des courbettes ou des dérives pour savoir de quoi il s’agit. Baelfire est toujour du genre à poser les questions directement sans avoir besoin de chercher plus loin. Il n’y voit pas de réel intérêt. Et puis bon, à moins que ce ne soit une petite créature à laquelle on n’a pas besoin de prêter attention, il n’y a rien dont il faut avoir honte dans la situation actuelle. Mais il serait en mesure de comprendre, si tel était le cas. Encore que… - Une grosse bête avec des griffes et des crocs, le genre qui peut te déchiqueter un homme adulte sans difficulté. Je serais bien venu te voir plus tôt, mais je suis tombé inconscient deux-trois fois en chemin.. Un loup peut-être ? Nombreuses sont les créatures à présenter des griffes et des crocs. Ce n’est certainement pas lui qui va en faire tout un foin parce qu’il ne voit pas à quoi ça pourrait bien servir. Disons que ça n’aurait pas de réel intérêt, tout ça. Disons que sa définition laisse quelques places aux doutes mais il ne s’agit même pas uniquement de ça, on peut aussi parler des pertes de connaissances dont il a été la victime à côté de tout ça. Un aspect un peu plus stupide sur tout ça. Il ne paraît pas si mal en point mais dès le moment où ça part un peu en sucette, les choses peuvent mal tourner. Si on peut le dire comme ça, évidemment. Après tout, il ne voit pas grand chose là, comme ça. Il faudrait qu’il soit en mesure de voir un peu plus de choses pour pouvoir en juger. ” Tu n’es pas très doué”. Ni très malin. Il est également assez malchanceux puisqu’il n’a pas eu l’occasion de croiser quelqu’un pour lui donner un coup de mains. Cette forêt est grande, tout comme l’est l’île. Pour autant, au cours de son existence, Baelfire a eu l’occasion de voir qu’il était possible de croiser bon nombre de personnes entre deux arbres. ” Il faut que tu sois un peu plus prudent, sinon, tu vas finir par perdre la vie”. Et au vu de la situation et de comment ça évolue, ça va arriver bien plus vite qu’il ne pourrait bien vouloir le croire. Il n’ira pas jusque dire qu’il lui manquerait, mais ce serait un bon client en moins. Et il sait parler pour deux. Donc avec lui, le blond n’a absolument pas besoin de faire la conversation. Ce qui change plutôt pas mal. Il déteste parler chiffons. Et lui, il est capable d’en parler tout seul en devenant un simple bruit sonore. Ce qui reste assez amusant, quoi qu’il puisse en dire. Alors il veut juste en profiter au moins un peu. Et quand il devient redondant et lourd, il lui suffit de le foutre dehors. Il n’est pas vraiment contraignant, en fin de compte.

Alors bien sûr, il tente de le conseiller, il fait de son mieux pour lui faire comprendre que sortir seul est la pire des options dans le cas présent. Mais c’est une évidence à laquelle il est difficile de faire face. On n’admet jamais facilement qu’on n’est pas capable de marcher seul en dehors de la ville. Lui-même ne le supporterait pas, pour être tout à fait honnête. Il tient beaucoup trop à sa liberté pour chercher plus loin. Tout est plus facile quand on n’a de compte à rendre à personne. La vérité c’est qu’il n’a pas envie de le pousser à se promener en compagnie de gens. Parce qu’il serait capable de lui demander de l’accompagner et ce n’est absolument pas envisageable. - Je préfère patrouiller seul, ça me permet de réfléchir et d'être un peu tranquille.. Bae se met à lever les yeux au ciel. Si la patrouille doit être salement ennuyeuse à longueur de temps, il ne cache pas que ce n’est pas vraiment fait pour se perdre dans ses songes. Et là, pour le coup… Il se demande si le village est vraiment sécurisé. ” Et plongé dans tes pensées, tu fais attention à tout ce que tu vois ?”. Tout ceci n’aurait pas de sens, en tout cas. Mais les choses sont comme elles sont… Lui-même ne serait sans doute pas en mesure de rester concentrer tout le temps s’il ne se passait rien. Il lui faudrait un peu d’action. Sans doute aurait-il même déserté, un jour. Mais… C’est une autre histoire et un sujet sur lequel il n’a pas vraiment envie de s’attarder. Quel en serait l’intérêt hein ?

Le bandage est pourri, le sang séché n’a pas une belle couleur, teinté de tâche, la plaie n’est pas propre. Il a visiblement été mordu. Et il aura de la chance s’il n’attrape pas une maladie à cause de ça. ” On t’a jamais expliqué qu’il faut nettoyer une plaie hein ?”. Mais bon, parfois, la situation ne s’y prête pas. Il s’en souvient, pour la flèche qu’il a pris dans le bras au cours de la guerre. Mais c’est une histoire à laquelle il ne veut plus penser. Sans nouvelle de la jeune débarquée, il se persuade que tout ceci est derrière lui et il refuse de continuer d’y penser. La méthode qu’il envisage pour nettoyer tout ça ne risque pas de lui plaire, mais c’est sa seule option envisageable. Et il est bon de rappeler que Baelfire n’est pas un guerrisseur, juste un gars qui bidouille et qui manipule les plantes. - J'ai eu du mal à le protéger sur le chemin du retour.. Non sérieux ? L’avant bras est dégueulasse et il ne saurait dire coment le flanc a été préservé comme ça, il n’y comprend pas grand chose. Mais c’est mieux comme ça. Dans un sens, du moins, mais c’est une autre histoire, déjà. Il regardera après et nettoyera ça suffisamment. ” Je te filerais quelques plantes pour la douleur après. Mais là, tu va dérouiller, mon pote”. Il ne peut pas trop se permettre d’attendre que les plantes agissent. Alors autant les donner après pour atténuer ensuite. Il fouille un peu, trouve un morceau de bois assez propre et sur lequel le risque d’écharde est faible et le lui donne. ” Mords là-dedans”. Et sans davantage de cérémonie, il glisse de l’alcool sur le bras de l’homme. Ca n’a pas été distiller il y a bien longtemps, de ce qu’il en sait. Mais surtout, ça va presque lui arracher le bras ou en tout cas, il va espérer le perdre, pendant un moment. Mais quoi de plus efficace hein ?

Ensuite, il étale un peu d’onguent, pour aider à la cicatrisation. Il faudra attendre, pour voir si l’infection est passé ou non. Il n’est pas guérisseur, une nouvelle fois. Et une fois les deux plaies nettoyées correctement, non sans râle de sa part évidemment, il prépare de l’herbe pour que Finn puisse la fumer et suffisamment plâner pour oublier qu’il a super mal.

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notes » w/ Finn, chez lui, le 19 août 2117 en forêt

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Quelqu'un d'autre à sa place aurait pu mal le prendre et s'emporter, quelqu'un qui n'aurait pas apprécié qu'on le croit incapable de tenir sur ses jambes ni de faire trois pas sans se blesser, mais Finn n'est pas comme ça et lui le prend clairement à la rigolade, ou tout du moins est-ce ainsi qu'il préfère le prendre lorsque Baelfire se moque gentiment de lui. Oh bien sûr il pourrait lui expliquer que c'est justement parce qu'il sait comment tomber qu'il s'est volontairement jeté au sol lorsque la bête l'a chargé, tout comme il pourrait se vanter de s'en être sorti vivant face à cette chose... mais sincèrement, à quoi cela servirait-il ? Il n'est qu'un Gona parmi d'autres, en apparence plus casse-cou et inconscient, ce n'est pas plus mal qu'on le perçoive ainsi, mais lorsque le Pikuni entend son vis-à-vis lui dire qu'il n'est pas très doué, il rit un peu, mais d'un rire sans grande joie, presque nerveux, car quelque part cela réveille une pensée qu'il s'emploie d'ordinaire à garder au fond.

” Il faut que tu sois un peu plus prudent, sinon, tu vas finir par perdre la vie”

- ...

Le silence vaut mieux qu'une fausse justification, aussi après quelques secondes le changement de sujet est-il préférable et les patrouilles en solitaire sont clairement une nécessité pour le Gona. Il mentirait en disant qu'il était toujours attentif à son environnement lorsqu'il plongeait dans ses propres pensées, mais il n'en demeurait pas moins vigilant sur les éventuelles menaces Skaikru ou animales. L'avenir lui apprendrait bientôt à surveiller ses pieds et les pièges des gens venus du ciel, ainsi que des marques rouges sur les troncs des arbres. En attendant leurs échanges continuent et arrive le moment fatidique où il faut s'occuper de nettoyer les plaies. L'avertissement de Baelfire est aussi direct que sans appel et Finn ne parvient qu'à grimacer un sourire, prenant bien volontiers le morceau de bois qu'on lui tend, s'empressant d'y mordre sans attendre.

- MercAAAAAHHHHHH !

Il n'a même pas eu le temps de remercier celui qui a pour charge de le soigner que ce dernier lui verse une quantité d'alcool sur ses plaies grandes ouvertes, le prenant par surprise. Le Gona étouffe son râle entre ses dents, mordant à se les briser le morceau de bois qui ne fera pas long feu. Son bras valide vient heurter le bord en bois de la chaise qui craque sous ce traitement, avant que le poing ne se referme sur le tissu de sa tunique ensanglantée. Et bordel ! Il avait beau savoir que ça allait faire mal, il aurait au moins pu attendre qu'il soit prêt ! Le regard noir de Finn se braque sur son vis-à-vis, nul doute que si l'on pouvait tuer de cette façon, l'homme serait déjà mort une dizaine de fois, pourtant la rage n'est pas dirigée contre lui, pas vraiment, ce sont juste ses yeux qui luisent d'une lueur meurtrière qu'il n'arbore normalement qu'au combat. Le premier cri de douleur fut le seul exprimé de vive voix, les autres se retrouvent étouffés entre les dents et le morceau de bois, le corps du Gona se tord de douleur et trépigne au bout du bras blessé qui lui reste immobile, seul son self-control lui permettant de se laisser faire tout en remuant de l'autre côté de la zone de travail. Les secondes paraissent des minutes, les minutes des heures, guère plus d'une en vérité avant que le processus de nettoyage et de soin ne prenne fin. Alors seulement le blessé inspire profondément et reprend légèrement contenance, relâchant le morceau de bois qui dégringole au sol en plusieurs morceaux, les restes étant recrachés sans ménagement. Ça a été douloureux, mais ça aurait pu être pire. Malgré tout les herbes semblent bienvenues à voir la façon dont Finn s'en empare quand on les lui tend.

- T'es un grand malade, mais c'est pour ça que j't'adore.

Lâche-t-il d'une voix légèrement tremblante en prenant sa première bouffée, affichant un rictus qui n'a rien de très rassurant, presque cynique et surmonté de deux yeux assombris par la douleur et cette lueur qui persiste. Le Pikuni soupire d'aise, soulagé à la fois que les soins soient terminés, mais aussi et surtout parce que les herbes vont doucement faire effet. Le silence s'installe durant quelques longues secondes, ponctuées par la respiration du blessé qui tire sur son "médicament" avec un plaisir irréfutable.

- Tu sais... c'est dans ces moments-là que je me sens vraiment vivant.

Finn fixait la pièce devant ses yeux, un léger sourire au coin des lèvres. Puis soudain il porte son regard sur son vis-à-vis, l'air grave.

- Il n'y a que toi qui ne m'emmerde pas avec toutes ces pensées moralisatrices, Baelfire. J'espère que tu ne deviendras jamais comme eux... Ils sont tellement ennuyants.

Là-dessus le Gona tire un peu plus fort sur son médicament, expirant fortement avant de se lever, allant à la fenêtre pour jeter un regard en biais à travers la vitre légèrement opaque, scrutant l'extérieur comme s'il s'y trouvait une menace dont il fallait rester hors de portée, hors de vue. Il murmure plus qu'il ne parle vraiment, ne semblant pas tant s'adresser à son hôte qu'à lui-même.

- Regarde-les... Ils ne se rendent compte de rien, il ne voient rien. Ils vivent tranquillement leur petite vie, ils vont et ils viennent, "oh et si on accueillait tous ceux qui viennent à nous, ce sont forcément nos amis". Tsss ! Bande d'imbéciles, ils ne voient même pas tout ce qui rôde partout, tout le temps tout autour d'eux. Et c'est moi l'inconscient...

Finn en arrive à la fin de son médicament et il claque de la langue, s'éloignant de la fenêtre en secouant la tête, l'air résigné et déçu. Il avise la chaise et hésite à s'y assoir de nouveau, puis décide finalement de s'abstenir, préférant reporter son attention sur Baelfire qu'il fixe comme s'il réalisait seulement maintenant s'être exprimé à voix haute. Il lui tend le petit mégot d'herbes écrasé, se sentant d'abord gêné, avant de finalement afficher un de ses grands sourires dont il a le secret, chassant en apparence l'ombre sur son visage.

- Ah, ne m'écoute pas, ça doit être ton truc qui me fait un drôle d'effet. C'est efficace en tout cas, je me sens déjà beaucoup mieux malgré ton fichu alcool. Je pense que je vais rentrer manger quelque chose et me reposer. Tu passes quand tu veux prendre ce que je te dois, comme d'habitude ton prix sera le mien.

Après tout depuis le temps ils pouvaient avoir suffisamment confiance l'un envers l'autre pour ne pas s'embarrasser avec ce genre de détails. Finn en tout cas semblait vouloir essayer de s'esquiver après s'être un peu "oublié" durant la prise du "médicament" et il semblait être capable d'afficher son grand sourire face à Baelfire jusqu'à-ce que celui-ci l'autorise à quitter sa maison.

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25/03/2015 avengedinchains Charlie, meeka, astrid, richard & elias 1021 Boyd Holbrook ava : hallows herboriste avec notion de guérisseur ancien athna devenu pikuni 11
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What's the best medicine

Il n’est pas toujours facile de mettre les choses dans l’ordre ou du moins, dans l’ordre qui peut plaire à tout le monde. Et ça, le blond a bien vite fini par le comprendre et l’analyser. Ce n’est pas toujours facile mais il faut savoir comprendre malgré tout. Il n’est pas doué avec les gens, et il n’a par ailleurs jamais eu la prétention de l’être. La vérité, c’est qu’il sait manier les mots mais qu’il ne fait pas toujours attention à ceux qu’il utilise. Il blesse régulièrement et en soit, il le fait parce qu’il ne s’en soucie pas vraiment, parce qu’il trouve ça presque plus facile. Et il ne cherche pas à arranger les choses parce qu’il n’y voit pas un réel intérêt. La vérité, en réalité, c’est que Baelfire pèse la plupart des mots qu’il utilise, il y fait attention parce qu’il sait qu’ils peuvent faire mal. Et il les utilise volontairement parce qu’il s’en moque, parce qu’il sait ce qu’il veut dire et que la plupart du temps, il n’y a pas de meilleure méthode. Sa volonté n’est pas de caresser l’homme qu’il a en face de lui dans le sens du poil, ça n’a pas le moindre intérêt. Dans tout ça, sa réelle intention est de faire en sorte qu’il comprenne qu’il ne peut pas se mettre à courir des risques aussi bêtement juste parce qu’il en a envie, juste parce qu’il pourrait éventuellement trouver ça nécessaire. Il n’est pas le mieux placé pourtant, pour donner des leçons. Son parcours n’est pas le plus agréable qui soit et il a fait tellement d’erreurs qu’il aurait pu écrire tout un livre à l’époque où cela se faisait encore. Encore aurait-il aussi fallu qu’il sache écrire, cela dit. Mais c’est une autre histoire encore. Face à cet homme, il ne sait pas forcément quoi dire, ni comment il est bon de fonctionner. Il ne fait pas attention aux songes des gens et ce n’est pas près de changer. Alors il ne s’attarde pas sur le fait que l’homme ne prend pas la peine de lui répondre. A quoi bon ? Il ne prétend pas que ses décisions sont toujours les bonnes, ça n’a jamais été le cas. Il sait même que la plupart du temps, il blesse les gens ou leurs donne l’impression de ne pas s’intéresser à eux. Et en réalité, c’est souvent le cas. Mais il a au moins compris qu’il n’était pas bon de le faire sentir. Alors il essaie, parfois, de faire des efforts. Ce n’est pas suffisant aux yeux des gens.

L’alcool sur la plaie est horrible. C’est d’ailleurs souvent pour cette raison qu’on donne le calmant avant d’agir. Il n’y a pa penser, en même temps, ce n’est pas son travail et il préfère se contenter de laisser les choses comme elles sont. Ce n’est pas toujours très bien vu mais c’est mieux ainsi, et ça a toujours été plus facile. Enfin bref, tout ça pour dire que l’homme n’a pas usé de la bonne méthode mais que le plus important ici est de sauver sa vie. Ce n’est pas évident. Et puis bon, il ne fallait pas imaginer que la solution se ferait légère. A aucun moment il n’était envisageable d’arranger les choses. Impossible de négliger la douleur. - T'es un grand malade, mais c'est pour ça que j't'adore.. Il marque un temps d’arrêt, pas vraiment apte à entendre ce genre de remarque. Il a du mal avec les marques d’affection venant des hommes. Disons qu’il ne sait jamais si c’est en amitié ou un peu plus. Et il ne veut absolument pas plus. Il n’est jamais à l’aise. Mais… Bon, au vu des blessures, il est aussi possible qu’il soit en train de délirer. Préférable. ” Ouais bah m’adore pas de trop près s’il te plaît”. Le ton de voix n’est pas cassant, il n’est pourtant pas chaleureux non plus. Comme une alerte dissimulée.

- Tu sais... c'est dans ces moments-là que je me sens vraiment vivant.. Le temps d’un instant, le blond le fixe, tente de comprendre où il veut en venir, ce qu’il veut dire et ce genre de chose. Il n’a pas envie de devenir un confident, il ne veut pas qu’il s’imagine qu’il peut lui parler de tout et de rien parce que ce n’est pas dans son caractère ou même dans ses habitudes. Ce n’est pas son genre et il n’est jamais à l’aise avec tout ça. Il ne sait pas, il se perd, parfois, mais là pour le coup, les choses se passent beaucoup mieux comme ça. Mais c’est une affaire un peu compliquée, si on peut le dire. Il n’est pas fait pour les confidences ou même pour les conseils. Il a toujours l’impression de taper à côté, de passer pour un imbécile ou autre chose de ce genre. Il ne sait jamais et de manière général, il ne veut pas vraiment savoir. La relation avec Finn est déjà un peu privilégiée, s’il peut se permettre de le dire comme ça. Ce n’est pas facile mais c’est envisageable comme ça, d’une certaine manière, du moins. Mais il peut comprendre qu’on puisse vouloir l’atteindre ou même aller vers lui. Il ne juge que ce qu’il voit, il ne fait pas attention aux dires et aux faits des gens. Il ne se fie pas à ce qu’on pense autour de lui. Il écoute et il juge ce qu’il voit. Et ce n’est pas le cas de tout le monde alors il comprend que certains aient besoin de l’entendre. - Il n'y a que toi qui ne m'emmerde pas avec toutes ces pensées moralisatrices, Baelfire. J'espère que tu ne deviendras jamais comme eux... Ils sont tellement ennuyants.. C’est un peu ça. Baelfire n’emmerde personne, il fait ce qu’il peut et il se contente de ça. Il n’a jamais cherché les complications et ce n’est donc pas près d’arriver. Il n’emmerde personne parce qu’il apprécie le fait qu’on le laisse tranquille. C’est tout ce qu’il cherche. Le silence, la paix et la tranquilité. Bien sûr, il ne peut pas continuellement être seul parce que ce n’est pas une option qu’on lui laisse. Mais il se contente de laisser les choses comme elles sont parce que c’est mieux comme ça. D’une certaine manière, du moins. Ce n’est pas à lui de dire à Finn si c’est bien ce qu’il dit ou non. Le fait qu’il soit en train de commencer à planer et qu’il se laisse aller ne veut pas dire qu’il doit en faire de même, loin de là. ” Je ne suis pas un idiot qui suit les mouvements de foule, si c’est ta question. Une tribu ne me changera pas comme la montagne ne m’a pas fait à son image”. On oublie assez facilement d’où il vient, mais il n’oublie pas et par rapport à ça, il peut assurer qu’il n’est pas comme eux. Mais il ne sert à rien de le dire à voix haute. Les gens préfèrent qu’on en parle doucement, ils préfèrent qu’on aborde ce point tout naturellement, sans réfléchir plus loin. Mais ce n’est certainement pas à lui de se tracasser avec tout ça. A quoi bon, hein ?

Il se met là, il regarde par la fenêtre. Bael l’observe, se contente de garder le silence. Il l’écoute, ou du moins, il attend qu’il se décide à ouvrir la porte parce qu’il sait que c’est ce qui va se produire. - Regarde-les... Ils ne se rendent compte de rien, il ne voient rien. Ils vivent tranquillement leur petite vie, ils vont et ils viennent, "oh et si on accueillait tous ceux qui viennent à nous, ce sont forcément nos amis". Tsss ! Bande d'imbéciles, ils ne voient même pas tout ce qui rôde partout, tout le temps tout autour d'eux. Et c'est moi l'inconscient.... Bae se met à hausser les épaules, il trouve pas forcément ça très malin, et il n’est pas forcément d’accord et en même temps, est-ce qu’ils ne l’ont pas accueilli chez eux, lui, sans même lui demander qui il était ou pourquoi il voulait venir ? A peine quelques questions et on lui donnait une nouvelle maison. Il ne s’y attendait pas. ” Faudrait pas non plus que tu deviennes parano. Ils ne sont pas tous trop gentils, juste parce qu’ils laissent les gens entrer. Sinon, je ne serais pas là, moi non plus”. Il ne faut pas voir le mal partout et lui, il ne le supporterait pas du tout. Ce n’est pas parce qu’on ne connait pas tout le monde que forcément, le monde est désagréable. Et franchement, il ne supporte pas tout ça. Il n’est pas quelqu’un de mauvais.

Mais il n’est pas vraiment nécessaire de juger tout ça. Ce n’est pas son rôle et Finn n’est pas forcément en état pour comprendre tout ça. Alors autant ne pas se prendre la tête, c’est plus simple. Il n’est pas nécessaire de viser plus loin parce qu’il sait très bien que les choses ne sont pas simples, c’est tout. - Ah, ne m'écoute pas, ça doit être ton truc qui me fait un drôle d'effet. C'est efficace en tout cas, je me sens déjà beaucoup mieux malgré ton fichu alcool. Je pense que je vais rentrer manger quelque chose et me reposer. Tu passes quand tu veux prendre ce que je te dois, comme d'habitude ton prix sera le mien.. Avec ce qu’il fume, l’appétit ne tarde jamais à venir. Et Baelfire n’est pas du genre à partager ses repas avec tout le monde. Non qu’il soit un radin, mais disons qu’il n’est pas doué en chasse, alors il préfère faire attention, tout simplement. Et puis bon, ce n’est pas le moment pour éterniser l’instant. Surtout si l’autre est déchiré. Faut souffler un peu. ” Bon plan. Avec un truc dans l’estomac, ça ira encore mieux”. Mais il n’est pas médecin alors il ne sait pas vraiment. ” Et fais attention la prochaine fois que tu sors”. Oui voilà.

Spoiler:
 

notes » w/ Finn, chez lui, le 19 août 2117 en forêt

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What's the best medicine ? [PV Baelfire]

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