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˜˜˜˜˜˜Je me fiche bien des on dit. | Andrea
maybe life should be about more than just surviving


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12/03/2017 Ponyta 68 Ruby Rose avengedinchains notion de soin, orientation, guérisseuse 10


Sujet: Je me fiche bien des on dit. | Andrea
Mar 15 Aoû - 22:03

Sa mère s’en était allée. Comme la tradition l’exigeait, elle était restée aux côtés de sa mère durant les derniers instants, avec sa sœur et le bébé de celle-ci. Sa mère s’en était allée et la cérémonie avait été faite. Avec le nettoyage du corps, la crémation. Cyd n’était pas triste, c’était le cycle naturel de la vie. Elle savait que sa mère serait bien de l’autre côté. Elle était maintenant l’aînée de la famille Raye. Sa sœur était sa cadette. Pour la guérisseuse, cela changeait énormément. Malgré sa particularité de se sentir ni complètement femme, ni complètement homme, elle devenait la matriarche de la famille. Les gens gardaient sous silence leurs commentaires peu avenants et elle s’en fichait bien. Elle savait qu’elle ferait tout pour sa famille et sa nièce qui était l’avenir de la famille. Cyd ne ferait jamais d’enfants si elle pouvait l’éviter. L’idée même de s’accoupler avec un homme la rendait malade. Elle ne pourrait jamais le faire. Sans la présence de sa mère pour la forcer, la femme était maintenant en paix. Sa sœur n’oserait jamais oser la défier sur ce point-là et bien heureusement. Cyd avait prévu d’aller sur le continent. Quelque part au fond d’elle, elle en avait besoin pour couper avec sa vie actuelle. L’androgyne n’était pas à proprement parlé en deuil. Ce n’était pas le mot qui convenait. Dison juste qu’elle se préparait à sa manière à sa nouvelle vie.

Durant des mois, elle avait veillé sa mère, avait soulagé ses douleurs et ses délires sans broncher. Car c’était son rôle de guérisseuse et que jamais, oh grand jamais, elle n’y faillirait. Elle avait préparé ses affaires et prévenu sa sœur qu’elle ne reviendrait que dans quelques jours, de ne pas s’en faire. Elle avait vu le regard de sa cadette, très interrogateur. Cyd n’avait pas dit si elle allait rejoindre quelqu’un. De toute manière la fête des roses était terminée, alors aller sur le continent n’impliquait aucunement de coucher avec un homme comme la tradition l’exigeait durant la fête. Elle était tout simplement tranquille. Cyd se dirigeait vers les berges de son île où elle prendrait une pirogue pour rejoindre en grande mer un bateau Iskaar. Cela ne la dérangeait pas de faire le trajet jusqu’au continent avec un bateau. De toute manière elle n’avait pas le choix si elle voulait survivre durant le trajet. L’androgyne poussa avec énergie sa pirogue et sauta dedans. Elle se mit aussitôt à pagayer avec énergie. Elle n’avait plus beaucoup de temps pour rejoindre le navire qui l’attendait assez loin pour qu’on ne voit pas les terres des Kovariis. D’un côté ce n’était pas un secret d’Etat qu’il fallait un bateau pour traverser la mer durant de nombreuses heures. Une pirogue ne tiendrait jamais. Mais bon si les Iskaars pouvaient éviter de voir leurs terres, ce serait tout aussi bien.

Certes l’île s’était ouverte aux autres, aux visiteurs, mais tout de même. Cyd s’était tenue en marge de cette fête, méfiante. Elle avait beau visiter le continent souvent, c’était autre chose que de voir les étrangers sur ses terres. La brune vit le bateau et fit des grands signes. Elle attacha sa pirogue dans un coin stratégique et on vint la chercher avec une petite barque de fortune pour la remonter dans le navire. Elle salua les marins qu’elle reconnaissait et qui la prenaient pour un homme. Elle ne démentait jamais car ainsi le voyage était plus facile. Elle n’avait que très peu de forme qu’elle pouvait facilement cacher. Cyd se posa dans un coin du navire et en profita pour se reposer, l’oreille tout de même dressée. Elle ne baissait jamais complètement sa garde dans un navire rempli d’hommes.
« Hey mon gars, debout ! » Elle avait dormi assez longtemps pour se sentir sonné. Cyd se redressa lentement, avisant la côte qui donnait envie. Elle descendit dans la barque avec les hommes qui semblaient étrangement joyeux alors qu’elle, elle gardait le silence. Elle n’avait prévu de passer que quelques heures dans le port avant de repartir sur le reste du continent.

Elle aurait un autre bateau Iskaar dans plusieurs jours pour le retour. Le port était un peu mort, mais cela ne la dérangeait pas. Les lieux étaient un peu déserts, mais plus loin, il y avait une auberge où se reposer et boire. Cyd marchait le long du port désert, quand elle crut reconnaître une silhouette et s’en approcha. « Andrea ? » Elle n’avait croisé cet individu qu’une fois, mais elle avait eu un coup de cœur pour il/elle. Ils étaient pareils, deux individus qui n’étaient ni vraiment femme ni vraiment homme. Cyd cachait bien souvent sa vraie nature qu’on pouvait deviner quand elle parlait et utilisait naturellement les pronoms féminins. « Si je m’attendais à te voir ici, quel plaisir ! » Depuis combien de temps ne s’étaient-ils pas vus ? Excellente question, mais Cyd s’en fichait bien. Familière comme jamais avec quelqu’un qui pouvait comprendre sa nature. La femme n’avait jamais croisé des gens comme elle. Elle s’était crue différente, dérangeante auprès des femmes de sa tribu. Rencontrer Andrea avait été une sorte de délivrance.

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19/07/2017 14 Eddie Redmayne avengedinchains (tumblr) Médecin du Moissonneur 0


Sujet: Re: Je me fiche bien des on dit. | Andrea
Mer 30 Aoû - 11:09

Le règle d'or lorsqu'il s'agit de sciences est généralement qu'une théorie est valide tant que le contraire n'a pas été prouvé. On a pensé que la terre était plate jusqu'à ce que le contraire ait été prouvé, on a pensé que se laver les mains avant de fouiller dans des viscères était inutile jusqu'à ce que le contraire ait été prouvé. Puisque j'estime être une femme de science, de médecine, il n'est que naturel que je m'adonne à élaborer certaines théories auxquelles je crois tant qu'on ne m'a pas prouvé qu'elles sont fausses.

Par exemple, ce soir, ma nouvelle théorie est que, pour combattre le mal de terre qui me donne envie de gerber dès que je pose les pieds sur une surface solide et affreusement inerte, il faut que j'imbibe une quantité astronomique d'alcool puisque c'est bien connu que les gens qui sont bourrés tanguent et ont l'impression que le sol tangue avec eux. Et un sol qui tangue, c'est exactement ce qu'il me faut.

Puisqu'il a fallu que je débarque ce soir pour accompagner quelques marins du Moissonneur, et puisque je n'ai rien de médical à faire avant demain, autant en profiter pour tester cette théorie. Le fait que je n'aie guère d'argent n'est pas vraiment un problème : premièrement, les pirates ne payent pas pour leurs consommations la plupart du temps, soit les propriétaires apeurés nous les offrent, soit d'autres clients apeurés le font à leur place; deuxièmement, avec le pantalon en cuir noir et le bustier assorti, je n'aurai aucun mal à me faire payer tous les verres d'alcool dont je peux rêver quand bien même je ne jouerais pas de mon statut de pirate. D'ailleurs, j'en suis déjà à ma troisième bière, en train de négocier la quatrième avec un grand gaillard dont la bourse fourrée dans la poche du pantalon semble très heureuse de me voir, lorsque j'entends mon prénom.

Si la voix m'est familière, ce n'est que lorsque mes yeux se posent sur la silhouette bien connue que mon visage s'illumine en conséquence.

"Cyd ! Ça alors, quelle bonne surprise !"

Me levant prestement je m'approche en roulant des hanches - voyez, mas théorie fonctionne déjà - et viens placer un bras autour des épaules de mon compagnon d'infortune tout en piquant affectueusement sa joue de mon nez pour éviter de la peindre de mon rouge à lèvre.

"Oh ça fait bien trop longtemps que je ne t'ai pas vu mon loup. Qu'est-ce qui t'amène ici ?"

Ce soir, Cyd exsude la masculinité et comme toujours, ça lui va à ravir. Je ne crois pas tellement au hasard, ni au destin, mais il faut avouer que les chances de rencontrer une autre personne au genre fluide alors que je passe les neuf dixièmes de mon temps sur un navire étaient tout de même assez minces pour que le fait soit remarquable. Il a pourtant fallu du temps avant qu'on se confie nos secrets respectifs - ou plus exactement, qu'il me voie en homme après m'avoir connue femme, et inversement.

"Comment va la vie sur ton île ? Raconte-moi tout. Et paye-moi un verre, sinon je vais être malade !"

Avec un rire je l'attire dans un bar et nous trouve une table un peu isolée.

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12/03/2017 Ponyta 68 Ruby Rose avengedinchains notion de soin, orientation, guérisseuse 10


Sujet: Re: Je me fiche bien des on dit. | Andrea
Mer 13 Sep - 10:32

Cyd avait remarqué Andrea qui aujourd’hui était visiblement dans un jour très féminin. La Kovarii devait l’avouer, elle la trouvait sublime et visiblement, elle n’était pas la seule à le penser vu les regards qui se posaient sur le corps fabuleux de son amie. Visiblement Andrea buvait et pas qu’un peu. La brune androgyne avait souvenir que son ami ne supportait pas tant que cela la terre ferme, probablement avait-elle un mauvais souvenir de la chose. Elle se laissa toucher et accepta ce bras autour de ses épaules. Cyd n’avait jamais eu aucun problème avec le contact physique, au contraire, elle appréciait. « Je dois chercher des plantes. » Sa tâche habituelle et son excuse universelle pour venir sur la terre ferme. Sans cette excuse, elle ne se sentait jamais légitime à venir sur le continent. Elle avait toujours peur du regard et des on dit des femmes de sa tribu. Cyd pouvait dire ce qu’elle voulait, elle était prisonnière de certaines opinions encore. Il était fort probable que jamais elle ne quitterait son île. C’était quelque chose qui la terrifiait, l’idée d’être loin des siennes. Que ferait-elle sans elles ? Pas grand-chose. La présence d’Andrea apaisait ses plus vils démons et elle se sentit mieux soudainement, en confiance, tout irait pour le mieux. Un fin sourire passa sur son visage alors que son amie l’interrogea sur la vie sur l’île. « N’en profite pas pour que je te paye tous les verres. »

La brune grimaça pour illustrer ses propos et ses mots, mais malgré tout, une pointe d’amusement brillait dans son regard. Tout ceci était terriblement drôle et divertissant. Elles entrèrent dans le bar et Cyd sentit encore plus les regards masculins. Mais ils ne s’attardèrent pas sur elle, sauf les quelques hommes intéressés par la masculinité, mais pas grand monde ne s’attarda sur elle. La brune ne s’en vexait pas, cela lui permettait de souffler et de ne pas se fatiguer à repousser des gens dont elle ne désirait pas la présence, assurément. La femme commanda deux bières et paya comme il se le devait. Elle rejoignit Andrea à sa table, déposa la bière devant elle et s’assit en face d’elle calmement. L’androgyne trempa ses lèvres dans le liquide ambré au léger goût de miel. C’était une de ces bières préférées. Elle ne buvait pas énormément sur l’île car il fallait toujours rester lucide, au cas où. Il pouvait avoir un accident au milieu de la nuit et dans ce cas, Cyd devait être prête à venir en aide aux femmes de sa tribu. « L’alcool t’aide à te sentir mieux sur Terre ? » Une simple question ampli d’une curiosité évidente. On avait tendance à dire que la curiosité était un vilain défaut, mais était-ce vrai ? Cyd avait tellement de choses à raconter sans savoir où commencer.

Elle savait qu’elle ne parlerait pas du décès de sa mère. Même si ce n’était qu’une étape, cela lui faisait mal rien que d’y penser. Mais elle savait quoi raconter d’autre, d’un peu plus joyeux. « L’île s’est ouverte le temps d’une fête. Nous avons eu des gens du continent qui sont venus. » Son regard clair brillait comme une petite fille qui venait de découvrir quelque chose d’amusant. Elle avait été impressionnée par le monde qui s’était présenté, mais aussi, refroidie par certaines attitudes un peu douteuses. Elle connaissait peu les gens du continent même si elle en croisait. Mais elle savait leurs coutumes très différentes de celles des Kovariis. Elle se demandait si sa vie aurait été plus simple sur le continent, mais jamais elle n’aurait la réponse de ce fait, elle préférait ne pas se torturer avec cela. « Et toi, pour combien de temps restes-tu ici ? » Elle posa tendrement sa main sur celle d’Andrea. Elles s’entendaient bien, avaient énormément en commun, mais Cyd ne ressentait pas d’attirance physique pour son ami au genre fluide. « Tu es magnifique ce soir. » La Kovarii adorait donner des compliments, encore plus aux femmes qu’elle trouvait si belles et envoutantes. Andrea était sublime ce soir et ne pas le dire aurait été un affront pour la Kovarii. Elle appréciait de voir sa bouche colorée, son bustier, il était évident, son amie savait se mettre en avant. Cyd n’avait jamais su souligner sa féminité de cette manière, son corps était bien souvent sobre de maquillage ou de vêtement qui mettait en avant les rares formes qu’elle possédait.
Elle soulignait plus sa masculinité malgré la finesse de son corps.
 

Je me fiche bien des on dit. | Andrea

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