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˜˜˜˜˜˜Face à face de deux compatriotes | Rekha
maybe life should be about more than just surviving


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12/03/2017 Ponyta 90 Ruby Rose avengedinchains notion de soin, orientation, guérisseuse 31


Sujet: Face à face de deux compatriotes | Rekha
Mer 9 Aoû - 21:57

Cyd avait bien profité de la fête donnée en l’honneur de la déesse Di’anada. Elle avait observé de loin les visiteurs du continent. Elle qui était curieuse des autres, s’était tenue étrangement en retrait face aux étrangers. Maintenant la fête était finie. L’été se déroulait lentement et la mère de la guérisseuse passait cette période. L’androgyne était étonnée, sa mère était malade, très malade et alitée. Les divers symptômes qui la tourmentaient s’apaisaient. Cyd n’était pas dupe, ce n’était qu’un instant positif avant que la vie ne s’en aille. Elle se préparait à ces faits. Aujourd’hui elle comptait aller sur le continent pour prendre des plantes et aussi se préparer au départ de cet être cher. La mort était une étape qu’elle acceptait même si on parlait de sa mère. Pourtant elles avaient toujours été en désaccord dès que Cyd avait exprimé son androgynéité et le fait qu’elle ne se sentait ni homme ni femme, mais entre les deux. Une identité qui n’avait pas convenue à sa mère, clairement pas. Aujourd’hui sa mère ne parlait plus et n’était plus là pour la réprimander. Quelque part au fond d’elle, cela rendait Cyd triste. Comme chaque matin, elle était passée chez sa sœur aînée, elle avait examiné son bébé et avait été voir sa mère dans sa chambre. Elle avait vérifié l’état de son corps, préparée un thé spécial et était partie.

Sa sœur n’avait posé aucune question, habituée à ce que Cyd fît sa vie et qu’elle ne donnât aucune explication à personne. C’était ainsi et pas autrement. La guérisseuse avait trente ans, c’était une femme dans l’âge de la force. La brune aux cheveux courts et au corps ambigüe se dirigea vers sa pirogue qui la mènerait à un bateau. L’androgyne n’était pas une assez bonne navigatrice pour aller seule sur le continent et qui plus est, dans la région du vieux phare. Un bateau serait plus approprié vu les kilomètres qu’il y avait à parcourir. Cyd se mit en route sur son bateau jusqu’au point de rendez-vous où là, un bateau Iskaar l’attendait. Comme à son habitude, elle se ferait passer pour un homme. Il était plus facile d’échanger ainsi que de dire qu’elle était une femme et de provoquer des questions. Elle n’aimait pas répondre aux questions et les hommes Iskaars ne l’embêtaient pas quand ils croyaient s’adresser à un homme. Elle avisa le bateau et grimpa à bord, aidée par un marin qui la salua. Elle le salua en retour et lui échangea des objets de chez elle pour payer son trajet, comme à son habitude. Il faudrait plusieurs heures pour rejoindre le rivage, mais cela ne la dérangeait pas. Elle supportait le trajet en mer. Assise dans un coin, Cyd observa l’horizon pensivement.

Elle se paya même le luxe de s’endormir. « Debout jeunot. » La voix forte du marin la réveilla en sursaut, faisant sourire l’homme qui se moquait clairement d’elle et Cyd grogna comme pour prévenir, même si elle savait son comportement inutile. Elle n’arriverait jamais à défaire le marin de son sourire ridicule. Elle distingua le phare qui se détachait dans la brume. Elle descendit à terre et se mit en route, le pas déterminé. Son regard fut alors attiré par des traces et lentement, Cyd s’arrêta et s’accroupit. C’étaient des traces de pas, elle n’était pas seule dans les alentours. La femme portait un arc autour de son torse. Lentement, elle le retira et prit une flèche. Son regard parcourut le coin quand elle distingua une silhouette. Cyd se redressa lentement, banda une flèche par automatisme et visa la femme. Elle vit alors sa chevelure si claire et crut reconnaître la femme. « Rekha ? » Une femme de sa tribu qu’elle voyait de loin. Elle crut la reconnaître, mais n’en était pas sûre. Cyd arborait clairement un air féroce et déterminé. Une androgyne qui ne se laisserait pas faire, clairement.

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Sujet: Re: Face à face de deux compatriotes | Rekha
Jeu 10 Aoû - 13:51

Après son long périple dans le désert, Rekha s'était rendue dans la forêt au sud du continent. Elle s'était éloignée du camp des Naoris, la chasseuse ne savait pas comment ils l'accueilleraient. Comme à son habitude, elle s'était fait un petit feu de camp la veille, assez discret pour ne pas être repérée. Bien-sûr, elle ne s'était pas endormie en pleine forêt si naïvement. Un grand arbre était planté à quelque pas d'ici, il était beaucoup plus imposant que les autres. Rekha grimpa jusqu'à une branche assez solide et épaisse pour pouvoir se reposer dessus.

Le soleil se lève, et la chasseuse aussi. Ce matin là, il faisait assez chaud, pas besoin d'allumer un feu. Elle mangea quelques morceaux de viande cuite la veille. Pendant toute la matinée, Rekha chercha les plantes médicinales dont elle avait besoin. Ces plantes sont très utiles pour les blessures graves. Lors de son éducation, elle a appris comme tout les autres chasseurs ces astuces de survie. La chasseuse n'en avait plus. Non, elle ne s'était pas blessée, Rekha les a donnée à la guérisseuse des Pikunis qui en avait besoin, ses réserves était presque vide et un des leurs s'était gravement blessé. Elle fit preuve de générosité. C'était aussi un remerciement pour l'avoir logée et nourrie.

Rekha chercha, chercha, mais elle n'était pas très douée pour savoir où les plantes qu'elle voulait était plantées. Puis, elle s'arrêta de chercher. Quelqu'un était là, dans les alentours. La chasseuse sentait une présence. Elle ferma les yeux, se concentra sur la proie. Ce n'était pas un animal. Un humain était là. Qui était-ce ? Un grounder, ou un skaikru ? Non, ce n'était pas un Skaikru. Ils n'iraient pas aussi loin de leur campement. C'est donc la première option. Même si elle sait que s'est un grounder, en revanche elle ne sait pas de quelle tribu il est. Rekha n'a pas peur et n'a jamais peur de qui que se soit. Elle dégaine son épée, et se retourne furtivement. Elle l'a reconnue instantanément. Cyd, elle était là. Intérieurement, elle était heureuse de voir quelqu'un de sa tribu, mais elle voyait que Cyd, était encore confuse. Peut-être qu'elle ne l'a reconnaissait pas. Peut-être que Rekha avait beaucoup changée, inconsciemment. Elle rangea son épée dans son étui, s'approcha doucement d'elle pour que la Kovanii puisse la reconnaître, malgré tout ce temps qu'elle a passée sur le continent. Une partie d'elle l'espère, mais l'autre se prépare à être blessée si, son amie l'aurait oubliée.

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Sujet: Re: Face à face de deux compatriotes | Rekha
Sam 19 Aoû - 22:41

Cyd en était à présent sûre, c’était bel et bien Rekha. Lentement, elle abaissa son arc avec un calme presque sidérant. « Salut, je ne m’attendais pas à te voir ici. » Depuis combien de temps ne l’avait-elle pas vue ? Excellente question dont elle avait probablement oublié la réponse. En tout cas sa compagne de tribu semblait en bonne forme. Elles se connaissaient plus ou moins. Cyd ne la connaissait pas très bien, mais suffisamment pour avoir un peu confiance en elle et savoir que c’était une bonne personne. La guérisseuse ajusta son arc autour de sa poitrine qui pouvait passer pour un torse. Le léger renflement de sa poitrine était facile à cacher et cela lui plaisait pour jouer sur son androgynéité. « Que fais-tu sur le continent ? » Une simple question alors qu’elle partait du principe que sa compagne d’aventure était seule ici. En tout cas elle ne voyait aucune autre silhouette. En général le continent était difficile pour les femmes de l’île. C’était un autre climat et croiser les individus d’autres tribus rendaient toujours Cyd méfiante. Elle pourrait tout aussi bien croiser des hommes. Cela ne la dérangeait pas compte tenu du fait qu’elle pouvait facilement passer pour un homme. De ce fait, ils la dérangeaient rarement tant qu’ils ignoraient qu’elle fût une femme. Cyd avait bien des questions, mais pour l’instant, elle se contenta de sourire à cette femme de sa tribu.

Elles n’étaient pas à découvert et le couvert des arbres les masquait bien à la vue de quiconque. Il n’y avait aucun risque qu’on les prît par surprise. C’était tout ce qui importait à la Kovarii. Après tout, elle n’était pas guerrière, juste guérisseuse. Ce n’était pas à elle de défendre les femmes de la tribu. Elle avait bien sûr quelques notions en combat, mais elle était plus douée avec son arc à la main. Cyd passa une main dans ses cheveux courts, se délectant comme toujours de cette sensation. « Depuis combien de temps es-tu ici ? Je ne suis arrivée qu’il y a que quelques heures. » Peut-être deux maximum, le temps de marcher, de parcourir l’endroit et de chercher ce qu’elle désirait. La Kovarii se sentait moins seule et se fit la réflexion que peut-être, elle pourrait passer un peu de temps avec Rekha. Être accompagnée ne serait pas de refus pour une fois. Elle avait tendance à être une louve solitaire. Cela ne la dérangeait pas plus que cela car jamais rien de mal ne lui arrivait. C’était parfois volontairement que Cyd s’isolait. En tant que guérisseuse elle avait plus l’habitude que d’autres à être seule. Elle n’agissait pas avec une coéquipière.

Au moins cela lui évitait des questions qui pourraient la gêner ou l’agacer. Elle avait beau être d’un tempérament discret, elle n’en restait pas moins observatrice et parfois arrogante. Même si c’étaient des traits de caractère qu’elle ne montrait pas facilement. Il fallait savoir se montrer discret dans la vie.

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Sujet: Re: Face à face de deux compatriotes | Rekha
Sam 26 Aoû - 20:31

La Kaorii la dévisageait pendant un petit moment. Comment va-t-elle réagir ? Se demanda-t-elle. Va-t-elle devoir combattre face à une de ses sœurs ? Rekha ne le voulait pas. Elle ne voulait pas faire couler le sang, surtout celui de son amie, de sa sœur, de son clan. Elle poussa un petit soupir de soulagement lorsqu'elle vit Cyd baisser délicatement son arc.
«Salut, je ne m'attendais pas à te voir ici.».
La chasseuse s'approcha et baissa sa capuche en tête d'ours pour dévoiler le reste de sa chevelure rousse et scintillante.
«Et bien, surprise !»
lui répondit-elle, avec la voix aussi chaleureuse et  accueillante qu'elle pouvait faire.«Ça fait du bien de voir quelqu'un de chez moi.»  

Ce n'était pas un mensonge, ça lui manquait vraiment de revoir sa famille et sa tribu. Elle voulait prendre sa mère dans ses bras et lui raconter tout ce qu'elle avait vécu. Mais ce n'était pas encore le moment de partir, il était trop tôt pour l'instant.
«Que fais-tu sur le continent ?»
C'est quoi cette question?
Oups, heureusement qu'elle n'a pas parler à voix-haute, la conversation aurait commencer à être tendue. La rouquine essayait tant bien que mal de faire apparaître un jolie petit sourire sur son visage et de parler calmement pour cacher son agaçement.
«Et bien... Je découvre le continent. J'ai toujours voulu le faire, étrange pour une Kaorii n'est-ce pas ?»

Rare était les femmes qui voulaient quitter l'île et s'aventurer dans le continent aussi longtemps qu'elle. La réputation des femmes n'était pas la même, elles étaient soumises aux hommes.
«Depuis combien de temps es-tu ici ? Je ne suis arrivée qu'il y a que quelques heures.»
Ça ne l'étonnait pas qu'elle venait d'arrivée. La guérisseuse sentait encore l'odeur salée de la mer et des poissons morts. Une odeur assez désagréable mais supportable. Toujours avec son faux sourire qui commençait à lui donner des crampes, elle s'empressa de continuer la discutions qui l'ennuyait à mourir. Elle détestait les conversations de retrouvaille «Hmm, j'imagine que tu ne vas pas rester très longtemps ici. Moi, je suis arrivée il y a 3 ans déjà. D'ailleurs, tu saurais où trouver des plantes médicinales ? Il ne m'en reste plus.»

 Elle se mordilla la lèvre en commençant à regretter d'avoir demandée quelque chose. D'habitude, elle se débrouillait toujours toute seule. Elle leva les yeux et regarda Cyd. Elle paraissait si gentille malgré son apparence masculine, tout le contraire de Rekha. Avait-elle au moins un point commun à part le fait d'être de la même tribu ? Un bruit sourd interrompu leur conversation. Instinctivement, elle se retourna et sa chevelure virevolta avant de se reposer sur son dos. Main sur le manche de son épée dégainée, elle avança prudemment en silence ; la chasseuse se fonda dans le décor de la forêt et tenta de repérer d'où venait ce vacarme. Elle était tellement concentrée qu'elle en oublia Cyd. Lorsqu'elle remarqua que la guérisseuse n'était plus derrière elle, un seul mot lui vient à la bouche. Merde.

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Sujet: Re: Face à face de deux compatriotes | Rekha
Lun 4 Sep - 22:08

Cyd ne savait pas si elle aurait osé, comme Rekha, quitter la tribu. Elle avait beau vouloir être indépendante, elle n’était rien sans les siennes. Elle l’admirait d’une certaine manière. Sa question avait été presque automatique, à demander ce qu’elle faisait sur le continent, oubliant quelques secondes que sa compatriote était ici depuis plusieurs années. La guérisseuse n’était pas dans son état normal, même si elle tentait de le cacher. « Ah oui c’est vrai. Tu es toute seule ? » Simple question sans conséquence. Chez elles, elles vivaient entre femmes, les hommes étaient présents, mais ne les importunaient jamais et leur fonction sociale était bien bas. Mais ici, l’embêtaient-ils ? Cyd était soudainement curieuse de la vie ici. Rekha avait-elle vu les enfants du ciel ? Pour l’instant, la brune préféra ne rien demander. L’androgyne avait un drôle sentiment sur la situation, elle n’arrivait pas à cerner cette compagne de tribu. La rousse et elle n’avaient jamais été les meilleures amies du monde, Cyd ne fréquentait pas ce genre de femme, ni en amie, ni en amante. Pour autant elle n’avait rien contre Rekha. Elle secoua la tête quand il fut question du temps ici, non elle ne resterait pas longtemps. « Je sais, que cherches-tu précisément ? » Elle se forçait à être polie, elle n’était pas à l’aise face à l’autre femme. Quelque chose l’agaçait profondément, comme une sensation désagréable qu’elle peinait à identifier.

Un bruit fit tiquer l’autre femme et Cyd ne bougea pas, elle resta complètement stoïque, le regard alerte. Elle la laissa avancer dans la forêt sans savoir si elle devait la suivre ou pas. Pourquoi Rekha n’avait-elle rien dit ?! La guérisseuse souffla un grand coup et se mit en mouvement. Elle avait bien envie de lui faire une remarque. Difficile de suivre les traces de la chasseuse. La Kovarii était à deux doigts de se perdre, heureusement qu’elle connaissait bien le coin. Elle tenta de suivre les traces de Rekha, mais pas facile de le faire. Cyd n’était pas très douée dans l’art de pister, même si elle savait le minimum pour survivre. Finalement, elle discerna une longue chevelure. « Mince je croyais t’avoir perdue ! » Un bref sourire passa sur son visage, mais elle se demanda si Rekha ne l’avait pas fui. Non pas possible. Cyd ne savait pas ce que l’autre femme avait entendu. Son regard clair parcourut la zone. « Tu crois qu’il y a quelque chose ? » La curiosité la titillait, mais aussi l’inquiétude. Et si elles n’étaient pas seules. Une meute de loups les traquait-elle ? Non normalement vu la saison, ils avaient de quoi manger. Un ours alors ? La Kovarii n’était vraiment pas à l’aise pour le coup, profondément inquiète. Elle n’avait rien entendu, mais peut-être se trompait-elle. Après tout sa spécialité c’étaient les plantes, pas la traque des animaux ou des humains.

« Sommes-nous proches d’une tribu ? » Elle n’avait jamais visité les autres tribus, s’en tenant très loin. Oh ils ne lui feraient probablement aucun mal, mais elle se sentirait probablement mal à l’aise, ne sachant pas forcément quoi dire. Heureusement ils parlaient la même langue car à ce qui se racontait, les enfants du ciel parlaient encore une autre langue. Cyd n’avait pas envie de demander si c’était vrai. Elle ne savait pas si Rekha se moquerait d’elle, mais en tout cas, la confiance ne régnait pas, c’était sûr et certain de son côté.

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Sujet: Re: Face à face de deux compatriotes | Rekha
Jeu 14 Sep - 21:43

Elle ne répondit pas à la question de Cyd, trop occupée à se concentrer sur les bruits étranges qui venaient des feuillages. Instinctivement, elle traqua cette chose qui faisait tant de brouhaha dans la forêt. Les deux femmes se perdirent de vu très rapidement au point que Rekha elle même ne l'ai pas remarquée. Les feuilles s'envolèrent dans la brise, quelques une se heurtèrent aux jambes de la Kovarii immobile, scrutant l'horizon à la recherche de son amie. Rekha avait été désagréable avec elle, une femme de sa tribu. Elle n'aurait pas du la saluer de la sorte, ce n'était pas dans ses principes. Alors pourquoi lui avait-elle parlée comme ça ? Peut-être le fait qu'elle n'ait pas eu de discussion avec une personne depuis quelques mois, que qui faisait beaucoup. A peine elle eut le temps de réfléchir où Cyd aurait-elle pu se rendre qu'elle se tenait derrière la jeune femme. Celle-ci soupira, soulagée d'avoir retrouvée cette dernière. Elle lui sourit, avec un sourire sincère et chaleureux cette fois.
« Mince je croyais t’avoir perdue ! » 
« Moi aussi. Je voudrais te présenter mes plus sincères excuses pour mon comportement de tout à l'heure. Je suis un peu insociable en ce moment... Je ne m'en rend pas compte, la plupart du temps.»

Pour savoir si la guérisseuse accepterait ses excuses, elle tendit la main pour qu'elle décide soit de la serrer, sois de l'ignorer. C'était son choix, et Rekha l'appréhendait.
Finalement, la curiosité de Cyd fit changer le vif du sujet. La jeune femme connaissait la réponse à sa question, et elle ne comptait pas lui mentir.
 « Tu crois qu’il y a quelque chose ? »
« Oui, sans doute des animaux qu'ils ne vaux mieux ne pas rencontrer. Allons plutôt chercher les fameuses plantes médicinal dont j'ai tant besoin. Et cherchons aussi ce que tu as besoin aussi, bien-sûr ! »

Tout en se dirigeant de l'autre côté de la forêt, elle vérifiait que l'autre jeune femme la suivait bien. Les rayons de soleil éclairaient le labyrinthe d'arbres. Le vent s'était calmé, et la température avait augmentée de quelques degrés, ce qui causa les gouttes de sueurs qui coulaient le long de son front. Il ne fallait pas qu'elle aille trop vite, ça limiterait les risques de se séparer. Cyd ne devait pas trop connaître les horizons, enfin c'est ce que pensait Rekha. Les Kovariis se rendaient sur l'île seulement pour la fête des roses, ou pour trouver un homme qui féconderait leurs futurs bébés.
« Sommes-nous proches d’une tribu ? »
«Oui, les Naoris. Mais notre entente avec eux est un peu, tendu.
Bon, je te laisse prendre le relais. Je ne sais pas du tout où trouver ses ingrédients contrairement à toi, Cyd. »

Elle s'écarta sur le côté pour lui laisser la place de passer devant et la suivit, tout en gardant le même rythme qu'elle.
« Et sinon, quoi de neuf sur l'île ? Raconte-moi tout ! »
Rekha décida de laisser tomber sa facette de dur à cuir pour laisser place à une autre totalement différente. Celle qui est chaleureuse, souriante, amicale, joyeuse. C'était ainsi qu'elle se comportait avec les femmes de sa tribus, ses sœurs. Sachant qu'elle n'avait pas beaucoup parler de Cyd dans le passé, elle a sûrement du être surprise au changement soudain du comportement de la jeune femme.
Elle se sentait plus elle-même, plus heureuse, plus ouverte aux gens. Elle aimait plus cette partie d'elle que l'autre. Largement plus.
Cyd cachait peut-être elle aussi, une facette totalement différente de celle qu'elle montre, qui sait ?

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Sujet: Re: Face à face de deux compatriotes | Rekha
Mer 11 Oct - 21:42

Cyd fut étonnée de voir le sourire de Rekha et aussitôt la méfiance monta. C’était triste, mais ainsi. Elle se demandait bien ce qui se passait. Elle ne connaissait pas bien cette femme de sa tribu, alors elle se demandait bien ce qui lui était arrivé sur le continent. La brune fut étonnée d’entendre des excuses. « Merci. T’est-il arrivée quelque chose, ici ? » L’androgyne était un peu têtue et même si elle appréciait les excuses de la femme, elle était clairement refroidie. Plus vite elle partirait et mieux elle se porterait. Elle ne penserait jamais être aussi mal à l’aise face à une femme de sa tribu, mais c’était clairement le cas. Elle avait l’impression d’être face à une autre native qu’une Kovarii. Elle regarda cette main tendue. Cyd savait déjà quoi faire pour que l’atmosphère soit supportable le temps qu’elle resterait ici. Elle attrapa cette main tendue et la serra en signe de paix. Elle ne ferait jamais la guerre à l’une des siennes. Elle hocha la tête pour montrer que cela irait. La femme décida de poser une question pour se changer les idées. Son regard clair sonda les environs. En effet, la forêt était remplie de bien des bêtes, il fallait mieux bouger pour éviter d’être une cible. « Allons-y alors. J’imagine tu connais mieux la région que moi. Je n’y vais que de temps en temps. » Pas régulièrement et souvent les saisons avaient le temps de changer. Les lieux changeaient, les arbres poussaient, la végétation bougeait du fait des herbivores.

La Kovarii trouvait les lieux très beaux. La lumière jouait dans les feuilles et les bruits de la forêt résonnaient. Cyd se laissait guider, un peu plus calmée qu’auparavant. L’androgyne avait tendance à s’éloigner des autres tribus. Elle croisait souvent des vagabonds qui étaient comme elle, de passage. Elle ne supportait pas le rassemblement de beaucoup de personnes, surtout quand elle ne connaissait pas. Elle préférait être en retrait et observer avant d’agir. Elle apprit ainsi qu’elles n’étaient pas loin des naoris. « J’ai entendu beaucoup de choses sur eux, que ce serait une tribu discrète et différente des trois autres tribus. » Cyd passa devant comme demandé, cherchant des yeux les plantes qu’il leur faudrait. Elle cherchait attentivement à moitié dans ses pensées. La brune écoutait d’une oreille distraite l’autre femme qui semblait soudainement bavarde et décidée à parler. L’androgyne décida de parler, après tout cela ne coûtait rien d’être sympathique et avenante. « Tu ne vas jamais le croire, mais pour le solstice d’été, la tribu a invité les autres tribus. On en a vu défiler des gens et des hommes. » Cyd grimaça légèrement à cette pensée. Cette affluence l’avait un peu chamboulée et elle s’était tenue en retrait. Cela s’était bien passé. A ce qu’elle sache, jamais sa tribu ne s’était ouverte aux autres, c’était bien une première ! Elle se stoppa net en voyant des plantes qui conviendraient peut-être.

« Est-ce cela que tu recherches ? » Elle désigna de son index un tas de plantes, sans les toucher. Elle ne les arracherait jamais sans être sûre qu’elles seraient utilisées. « Alors ta vie ici ? C’est différent de chez nous j’imagine. Leurs mœurs sont différentes, n’est-ce pas ? » D’autres questions lui brûlaient les lèvres, mais elle se retenait de les poser. Elle était déjà curieuse des expériences de Rehka. L’autre femme était admirable même si de son côté, jamais Cyd n’oserait quitter les siennes ainsi. Elle s’était habituée à cette vie. Elle avait besoin de soigner les autres, d’en prendre soin, alors même qu’elle subissait de la discrimination car elle était différente. L’androgyne ramassa des plantes pour son propre usage, les enfonçant dans un petit sac fait de tissu.

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Sujet: Re: Face à face de deux compatriotes | Rekha
Jeu 2 Nov - 14:20

Malgré le fait que les deux femmes se soient serrées la main pour repartir sûr de bonne base, Rekha ressentait que la situation était toujours aussi tendue. Il n'y avait pas de fumée sans feu, et elle le savait. Si la jeune femme ne s'était pas montrée aussi désagréable, peut-être qu'elles auraient pu mieux s'entendre. Cyd se montrait toujours aussi curieuse en revanche. 

-Eh bien, beaucoup de choses sont arrivées. Tu sais, vivre dans une contrée inconnue n'est pas aussi facile qu'on le pense. Il faut se méfier de tout le monde, là-bas.

Il ne fallait pas trop faire confiance à n'importe qui, voir pas du tout. Rekha avait déjà fait cette erreur une première fois et elle ne comptait pas la refaire. Cette femme qui semblait si attentionnée et adorable n'était qu'en faite une simple menteuse, manipulatrice et voleuse. Elle s'était jurée que si elle revoyait son visage, elle ferait de sa vie un enfer. Ou au pire elle n'avait qu'à volée à son tour tout ce qu'elle possédait. A voir. 
La forêt regorgeait de toutes sortes de plantes dont elle ignorait à quoi elles servaient. Il y en avait qui contenait du poison, d'autre qui guérissait les maladies, certaines étaient comestibles. On ne pouvait pas deviner instinctivement leurs utilités à moins de savoir à ce qu'elles ressemblent. La jeune femme avait elle même presque oubliée l'apparence de celle qu'elle recherchait. La  botanique c'était pas son truc. Elle connaissait seulement les bases que tout le monde apprenait étant jeune.
Cyd semblait ne pas connaître grand-chose à propos des autres tribus. C'était normal après tout, elle ne quittait quasiment pas l'île. Rekha, elle avait besoin de nouveauté, de découvrir et d’expérimenter des choses inconnues, tout le contraire de la femme qui marchait devant elle. Mais, c'était son choix et Rekha n'avait pas le droit de donner son avis dessus. Certains n'aiment pas la nouveauté et se contente de ce qu'ils ont. Tout le monde fait un choix différent et personne n'a le droit de le critiquer. 
La jeune femme décida de prendre la parole pour lui en dire plus sur la tribu qui se trouvait non-loin de leur position. 


-J'ai entendue quelques rumeurs par-ci par là, mais je n'ai jamais été chez eux ni dans les alentours, excepté la forêt dans laquelle on se trouve en ce moment.

Elle irait probablement dans ce coin-là quand elle reviendra chez elle pour de bon. Rekha était jeune et avait encore tout son temps pour découvrir le continent. 
Elle avait demandé des nouvelles de sa tribu, et à sa surprise, les femmes avaient décidé d'inviter les autres tribus à se joindre à eux pour le solstice d'été. C'était un grand pas en avant et peut-être que les tensions qui existaient avec les autres tribus ont laissées place à une bonne entente sans conflits particuliers. 

-Vraiment ? J'espère que les hommes ne se sont pas mal comportés avec vous. 

Bon, même si ça avait été le cas, ils auraient tout de suite regrettés. Elle ne s'inquiétait pas plus que ça puisque tout semblait aller bien.
Ça faisait au moins une bonne quinzaine de minutes que les deux femmes marchaient à la recherche de ce dont elles avaient besoin. Rekha faillit lui rentrer dedans lorsque Cyd s'arrêta brusquement devant elle. Elle chercha du regard ce qui l'avait arrêtée avant de l'entendre parler en pointant du doigt une plante verte de taille moyenne. Des feuilles dentelées poussaient de tous les côtés, cachant la tige tellement il y en avait. 

-Probablement... Cette plante ressemble particulièrement à une autre donc je ne sais pas laquelle est la bonne. Tu t'y connais mieux que moi dans ce domaine donc...


Rekha s'accroupit pour mieux l'observer. Elle savait qu'il y avait une astuce pour les différencier mais, encore une fois, elle avait oublié qu'est-ce que c'était. Elle sortie un couteau de sa poche et en coupa plusieurs après qu'elle sue que c'était bien celle-là qu'elle cherchait. Elle se releva, enleva son sac de son dos pour les ranger dans une des poches inutilisées. Elle le renfila et rangea ensuite la lame là où elle se trouvait avant. 
Rekah répondit aux questions de Cyd, elles étaient basiques et c'était normal qu'elle se pose tant de questions. 

-Elle est complètement différente. Je marche pratiquement une journée entière en direction de ma destination. Dormir dans les arbres n'est pas très confortable, mais ça attire moins l'attention des bêtes. Mais ça vaut le coup au moins. Surtout quand on t'accueille chaleureusement alors que tu n'es qu'une simple inconnue. Ici, les hommes ont de l'autorité, ce qui est complètement différent de chez nous. Les femmes ont aussi leur place, mais un peu moins que les hommes, ce qui est vraiment injuste. 

Elle regarda le ciel, la tête penchée en arrière. Il était bleu, aucun nuage à l'horizon pour le camoufler. Certes, sa vie était différente d'avant, mais elle n'en était pas malheureuse. Loin de là.

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Sujet: Re: Face à face de deux compatriotes | Rekha
Jeu 23 Nov - 21:35

Rekha semblait tellement à sa place ici, contrairement à Cyd qui se sentait si loin de sa jungle natale. Elle avait un réel attachement pour son île. Elle se demanda un instant si Rekha vivait en solitaire ou connaissait des gens. Etrangement, la guérisseuse ne désirait que le meilleur pour cette femme de sa tribu, même si elle était partie et elle espérait qu’elle ne soit pas seule. « Y a-t-il une solidarité entre les femmes ? » Comme chez elles ? Rekha comprendrait probablement ce que Cyd voulait dire. Elle imaginait bien que ce n’était pas facile, c’était bien pour cela qu’elle, elle ne le ferait jamais. Elle se demandait bien ce que représentait toutes ces choses arrivées, mais elle n’osa demander. Si la rousse ne le disait pas, c’était qu’elle préférait garder le silence là-dessus, non ? Elle n’en savait trop rien et se mordilla l’intérieure de la joue, songeuse. Se méfier de tout le monde, oh oui. Cyd passait dans les auberges de temps en temps quand elle était ici et généralement, elle avait le sentiment d’être une proie et restait sur le qui-vive. C’était une manière de vivre qui l’épuisait et en général elle était heureuse de rentrer. Elle avait beau se faire passer pour un homme, elle ne gagnait pas la paix pour autant. D’autres hommes l’embêtaient pour se battre, car les hommes étaient souvent des mufles selon elle. Elle n’entrait jamais dans les combats car elle savait très bien ce qu’elle valait en combat, c’est-à-dire rien du tout.

Elles marchaient dans la forêt et une fois en mouvement, Cyd se sentait mieux, plus à l’aise dans son corps. Elle était convaincue que sa Déesse veillait sur elle et cela lui permettait de mieux respirer. Elle était nettement plus légère. La brune oubliait quelque peu son animosité envers l’autre femme. Elles parlèrent des naoris et Cyd pensa à Tamara, la sentinelle qu’elle avait rencontrée. Elle se souvenait de ses paroles et de sa douceur. Elle décida de ne pas préciser qu’elle avait rencontré une naori. De toute manière, ce n’était pas avec une personne rencontrée qu’elle pouvait dire qu’elle connaissait les naoris. Il faudrait en rencontrer plusieurs pour se faire un réel avis. L’androgyne raconta à l’autre femme l’ouverture de leur peuple et éprouvait une forme de fierté. Cyd ne haïssait pas les hommes, contrairement à d’autres Kovariis, alors elle était heureuse que les siennes s’ouvrent. Cela voulait peut-être dire que les mentalités changeraient et qu’elle, en tant qu’individu qui ne se considérait ni homme ni femme, elle serait aussi acceptée. Elle ne perdait pas espoir qu’avant sa mort, elle serait reconnue. « Ils n’ont pas osé. Tu nous connais. » Et la guérisseuse eut un petit sourire mutin qui voulait tout dire. Un petit sourire qui voulait bien dire qu’elle se serait défendue si un homme avait été malhonnête.

Cyd trouva finalement la plante et se demanda si c’était la bonne, elle était presque sûre, mais le pourcentage de peu sûr pouvait être dangereux. Elle décida d’assumer son rôle et de vérifier que la plante soit la bonne. Elle retourna une feuille, elle savait que c’était dans les détails des feuilles que la réponse était là. « C’est tout bon, tu peux cueillir sans risque. » Cyd en était sûre à présent et laissa Rekha faire sa petite récolte l’air de rien. La brune décida de poser toutes les questions qui la brûlaient sans aucune hésitation. Elle avait besoin de parler, de dire les choses. Elle ressemblait probablement à une enfant ou à quelqu’un de très naïf, mais elle s’en fichait bien. Elle avait envie de demander et tant pis pour l’image que cela pouvait renvoyer d’elle. Cyd n’était plus à cela prêt. Elle écouta tout et imagina cette vie. Grande Déesse que c’était difficile ! Dormir dans les arbres, elle l’avait fait quelques fois, mais rarement sur la durée. « Rassure-moi, tu dors plus souvent chez les gens que dans les arbres ? » Et c’était de l’inquiétude qui pouvait s’entendre dans sa voix, de l’inquiétude pour une femme de sa tribu loin des siennes. « Cela a été du pur hasard que je tombe sur toi. J’imagine que tu ne vois personne des nôtres ici. » Oui du pur hasard ou probablement que la Déesse avait fait en sorte que leur route se croise, cela n’étonnerait même pas Cyd. Elle n’était pas une fervente croyante, mais elle croyait. « Quel drôle de monde tout de même. » C’était différent et elle n’osait imaginer tout ce que Rekha avait dû déployer comme force pour s’adapter et accepter cette vie. Elle était révulsée pour le statut des femmes, mais cela, elle le savait depuis toujours. Leur île était un petit paradis qui n’existait nul-part ailleurs. C’était bien pour cela qu’elle ne quitterait jamais les siennes. Cyd était un être sociable qui ne supporterait pas la vie en solitaire, elle en mourait. Son truc à elle était bien de soigner les autres.

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