Partagez | 
 

˜˜˜˜˜˜Who are you ? [Nashi]
maybe life should be about more than just surviving


avatar
28/02/2016 Glacy 667 Jessica Parker Kennedy bazzart esclave de Roan en fuite ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée 209
† Game of survival †


Sujet: Who are you ? [Nashi]
Ven 28 Juil - 11:28


Mon regard qui glissait à travers le miroir qui reflétait mon image. Mon visage renvoyé. Rien de beau à voir. Des ecchymoses couvraient ma peau et la peau autour de mon oeil avait pris la couleur d'un coquard. Passant mon doigt sur ma peau marquée à vif, réprimant une grimace. Abaissant mes doigts avant de reporter mon regard sur le reflet renvoyé par la glace. Je pouvais sentir dans tous mes muscles les douleurs répercutées. Je me rappelais de chacun de ses gestes, à lui. Je me rappelais à chaque instant de ce qu'il avait fait, de chaque coup. La bête se dévoilant de nouveau. Il n'avait pas réussi à la tenir sous contrôle bien longtemps. Et peut être était-ce que c'était en partie ma faute alors que j'avais été trop loin. Je ne pouvais pas dénier que je ne l'avais pas cherché un peu. Je ne pouvais pas dénier que je n'avais pas joué avec les flammes comme à chaque autre fois, mais il était certain que je n'avais pas imaginé que mes actions auraient un tel impact. Non pas que c'était la première fois que je finissais dans cet état quoique cette fois-ci la sentence avait été plus violente. Ne pouvant m'en plaindre, ne pouvant le reporter alors que je n'avais aucun droit, alors qu'il était le maître. Pouvant me rappeler tout autant des clients qui étaient un peu trop violents au bordel, mais là-bas, j'avais toujours eu le contrôle. Ici, ce n'était pas le cas. Reprenant mon souffle.

Il fallait que je sorte d'ici. Et déjà des images du passé qui traversaient mon esprit. Des images que trop violentes, que trop sombres qui revenaient tôt ou tard me hanter. Des silhouettes du passé qui dansaient dans mon esprit alors que mes doigts se posaient sur la surface froide. Un bref retour à la réalité. La tentative de trouver un point de contact, d'ancrage. Reprenant mon souffle. Allez Ezra, bouge de là. Tentative de m'intimider de sortir de là, d'oublier le passé. Tentative d'oublier les démons du passé qui ne m'aidait en rien à avancer. M'ordonnant de bouger, de me remuer ou de remuer mon corps. Il ne servait à rien que je m’apitoie sur mon sort. Demain serait un jour meilleur, du moins je l'espérai. Ainsi était fait notre vie. Nous prenons des coups et tentons de nous relever en silence. On ne pouvait rien attendre de mieux, et je savais qu'il ne servait à rien d'attendre plus. Bien entendu, on pouvait rêver d'une vie meilleure mais que trop souvent les uns et autres disparaissaient, comme Erika. Je ne savais rien, je n'avais plus de nouvelles. Peut être avait-elle réussi à s'enfuir, peut-être était-elle morte. Je n'en savais rien. Mais cet arrière-goût d'amertume était toujours là à chaque instant que je pensais à elle. D'autres esclaves étaient quant à eux affranchis. Un espoir pour certains que je n'avais pas. Je doutais être affranchi un jour. Estimant bien plus que le seul moyen de m'en sortir serait de fuir la cité. Ce que j'avais déjà tenté de faire, et j'avais échoué. Autant consciente que si je tentais de fuir, il se lancerait à ma poursuite.

Une raison de plus pour m'éloigner de là alors que je ne comptais pas m'enfermer dans un cercle vicieux. Fuir de là était un plan que je comptais mijoter encore, ne comptant pas rester juste à cause de la peur. Mais pour le moment, j'avais besoin de m'échapper littéralement autant que s'il le découvrait, les répercutions seront aussi là. Ce qui ne comptait pas à cet instant face à cet instinct frénétique qui me poussait à m'éloigner d'ici. Sortant furtivement de sa demeure avant de m'éloigner dans les ruelles non sans avoir caché une partie de mon visage grâce à mes cheveux. Marchant sans réel but si ce n'était que je n'en venais qu'à raser les murs pour que personne ne remarque. Ce qui marchait le bien plus souvent alors que mieux valait se faire discret dans les ruelles de la cité. Poussant une porte alors que mes pas m'avaient conduit au dernier lieu où j'habitais. Un lieu bien particulier alors que je me retrouvais au sein du bordel. Un bordel où j'avais passé plusieurs années de ma vie.

Reprenant mon souffle, soudain replongé dans cette atmosphère que trop particulière. Les bruits environnants. Les éclats de passion. Les caresses en coin. Mon regard qui passait sur les silhouettes qui se trouvaient là. Des silhouettes pour certaines familières. D'anciens clients, d'anciennes collègues. De nouvelles têtes aussi. M'avançant un peu plus non sans jeter un coup d'oeil à l'escalier qui conduisait vers l'étage supérieur et les différentes chambres. Une soudaine caresse contre ma peau. Des mains qui se posaient sur mes fesses. Un baiser dans un cou alors que je me retournais subitement pour découvrir un ancien client. Amar. « Aaah ma préférée. De retour dans le jeu ? » Son haleine chargée d'alcool. Ses lèvres qui s'écrasaient contre les miennes avant qu'il n'attrape ma main sans me laisser le temps de réagir. M'entraînant derrière lui avant de me faire m'asseoir sur ses genoux comme si j'étais une poupée de chiffon. Posant ma main sur son torse alors que je le regardai, dévoilant mon visage tuméfié. « Je ne suis pas là pour cela Amar, et je ne suis plus cette fille. » Non je ne l'étais plus, sans pour autant que je comprenne pourquoi j'étais venue ici.

avatar
01/02/2017 Pivette 121 Deepika Padukone ava : Pivette / sign : Grey Wind Gérante d'un bordel / Oratrice & Gestionnaire 1


Sujet: Re: Who are you ? [Nashi]
Sam 26 Aoû - 0:20


Who are you ?
feat. Ezra Aerys & Avinashi Ijaya


Trois coups. Secs et pourtant timides, ce n’est pas le martèlement qu’elle peut avoir entendu quand quelque chose ne va pas et qu’il faut qu’elle, la patronne, se déplace pour venir constater les dégâts ou protéger ses filles d’une manière ou d’une autre. Non, ces coups semblent un rien retenus, l’hésitation du poing peut presque se ressentir à travers la lourde porte de bois qui l’enferme dans son bureau. Son appartement, son antre. Cet endroit où bien peu de vivants ont pu y mettre un pied. Elle sait donc parfaitement qui est de l’autre côté de la porte, refermant son livre de comptes, elle quitte sa place et ses pas la guide vers la porte, ses doigts se refermant sur la clé qui tourne doucement dans la serrure. Ouvrant la porte de quelques centimètres, son intuition est confirmée en découvrant le visage d’une femme de son âge, d’un regard elle l’interroge sur la raison de ce dérangement. "Je ne voulais pas te déranger mais je pense que tu m’en aurais voulu si je ne l’avais pas fait …" Elle est la seule de ses employées à la tutoyer, mais cela uniquement lorsqu’elles sont seules. Les deux femmes se connaissent de longues dates, arrivées au bordel au même âge, à quelques mois d’intervalle, tour à tour rivales, concurrentes, amies, confidentes elle est l’une des seule qu’Avinashi a souhaité gardé à son service lorsqu’elle a fait racheter l’établissement par son cher mari. L’une des rares sur qui elle puisse compter en toute situation, elle est celle qui veille à sa place lorsqu’elle reste loin du bordel, lorsqu’elle s’occupe de ses affaires privées ou souhaite passer du temps avec sa fille, ou se montrer au chevet de son époux.

S’écartant un peu, la maquerelle ouvre la porte et laisse entrer la prostituée avant de la refermer derrière elles. Sans un mot l’esclave se dirige vers la fenêtre qui donne vers le patio à l’étage inférieur, où clients et catins se mêlent. La rejoignant, Nashi suit la direction qu’indique l’index de son employée, à travers le moucharabieh, lorgnant sur la silhouette féminine qui déambulait dans la cour. Ne la quittant pas des yeux, scrutant ses moindres gestes afin d'apercevoir son visage, la prostituée répondait à la question qu'elle n'avait pas encore formulée de manière intelligible. "C'est bien Ezra, j'ai pu apercevoir son visage … ce n'est pas beau à voir, c'est pour ça que je suis venue te voir tout de suite." Posant sa main sur l'avant-bras de son employée, un geste familier que jamais elle ne se permettrait aux yeux des autres filles. Elle les traites toutes de la même manière, même si elle est différente, elle était là à l'époque, elles ont travaillé ensemble, elle lui a sauver la mise plus d'une fois. Elle lui avait même éviter le pire. Malgré elle, elle avait sa favorite. "Tu as bien fait, je vais aller la voir, pendant que je t'ai sous la main, on va nous amener une nouvelle fille d'ici une heure ou deux, je te laisse t'en occuper, l'accueil, la toilette et lui montrer la chambre qu'elle partagera avec les deux autres filles. Je la verrai dans la soirée, veille sur elle qu'aucun client ne pose la main sur elle avant que je l'aie vue."

La catin partie s'occuper de ses tâches, Nashi resta encore quelques instants à observer le spectacle qui se déroulait sous ses yeux. Ezra. Combien de temps s'était écoulé depuis la dernière fois qu'elle l'avait vue ? Elle avait beau chercher elle ne trouvait pas un instant précis dans sa mémoire. Jetant au passage un regard à son reflet dans le miroir, elle quitta la pièce, la ferma à double tour avant de dissimuler la clé dans sa cachette. Lorsqu'elle fit son entrée dans le patio quelques visages la regardèrent comme à l'accoutumée, elle ne leur prêtait pas plus d'attention que d'habitude, saluant d'un geste de la tête certains clients habitués avant de se rendre auprès de la jeune femme. S'adressant tout d'abord au client aviné qui semble vouloir reprendre ses bonnes vieilles habitudes avec Ezra. "Amar, ne me dites pas qu'il n'y a pas assez de choix parmi mes filles ? Celle-ci n'est pas là pour vous aujourd'hui, c'est moi qu'elle est venue voir, ne jouez pas les jaloux …" Offrant son plus beau sourire à son client, elle attrape la main d'Ezra et l'entraine avec elle un peu à l'écart.

Se tenant face à la jeune esclave, face à son amie, Nashi se pose des dizaines de questions, mais la plus pressée ne tarde pas à franchir ses lèvres alors qu'elle dégage une mèche de ses cheveux du visage congestionné d'Ezra. "C'est son oeuvre ? Est-ce qu'il t'a vu partir ?" Pour elle le plus important à cet instant était la sécurité, bien que temporaire qu'elle pouvait offrir à sa compagne de galère de l'époque.



© Pivette

avatar
28/02/2016 Glacy 667 Jessica Parker Kennedy bazzart esclave de Roan en fuite ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée 209
† Game of survival †


Sujet: Re: Who are you ? [Nashi]
Sam 26 Aoû - 18:12


Posant mes mains sur son torse pour le repousser. Un geste qu'il aurait pu considéré comme signifiant plus si je n'avais pas été ferme dans mes intentions. Je savais ce que je voulais. Et à cet instant je ne comptais pas retomber dans mon ancienne vie ou dans les trépas d'une vie qui n'était plus la mienne.

Je n'étais plus une esclave prostituée. Mon corps n'était plus un objet entre leurs mains alors que j'étais chargée de répondre à leurs demandes, de réaliser leurs fantasmes ou de satisfaire leurs désirs les plus profonds. Il n'y avait rien de magique dans cela. Il n'y avait rien de merveilleux à être une esclave prostituée. Ce n'était pas le genre de travail qu'on souhaitait faire à première vue autant qu'on pouvait aimer s'envoyer en l'air. Ce n'était pas la vie que j'avais demandé.

Certes, j'aurai pu tombé plus bas. Après tout, j'avais tenté de tuer mon maître. Ce n'était pas rien. Une tentative d'assassinat ratée. Une tentative que j'avais échouée à réaliser. Une tentative qui avait échoué que j'avais payé durement alors que s'il ne m'avait violée, il m'avait tout aussi vendue au bordel. Un bordel dans lequel je n'avais jamais pensé me retrouver mais la haine avait été plus forte que la sagesse. Dans un sens ma situation aurait pu être pire. Il aurait pu me tuer, me punir en public, m'envoyer aux mines. Mais il ne l'avait pas fait, m'envoyant plutôt au bordel. Je ne savais pas si j'avais été chanceuse ou s'il avait juste fait cela en retour de faveur, pensant que ce serait un sort approprié. Je tentais de ne plus penser à lui, je tentais de ne pas penser à cet épisode, aux conséquences de mes actes. Non pas que je regrettais d'avoir tenté le coup. Je regrettais juste d'avoir échoué.

Le bordel était devenu une seconde maison par la suite, une maison dans laquelle je me retrouvais de nouveau aujourd'hui. Des silhouettes familières. Une atmosphère familière que je retrouvais tout aussi alors que la vie au bordel m'avait transformée. J'avais réalisé leurs désirs, leur offrant mon corps en échange d'argent sans jamais arrêter de chercher une voie de secours. J'avais tenté de trouver des pigeons. Petit à petit j'avais gagné leur confiance. Certes je leur avais offert mon corps mais jamais mon esprit, et je n'avais toujours pu que me demander si je n'avais pas le contrôle au final. A vrai dire, je savais que j'avais eu le contrôle alors qu'ils en étaient venus à se confier, me donnant des informations, dévoilant leurs secrets. Des hommes ou femmes que j'avais réussir à tenir dans le creux de ma main avant de réussir à pouvoir m'enfuir. M'enfuir pour retomber dans les mains d'Astrid avant d'être vendue à Roan. Ce n'était pas ce que j'avais voulu. Mais là encore cela n'avait été qu'un rappel que je n'étais pas une citoyenne à part entière si ce n'était une esclave. N'ayant pas mon mot à dire alors que je devais m'incliner et me taire. Devant payer en silence, souffrir en silence. Vivre à genoux n'était pas un choix, préférant encore mourir debout que continuer cette vie.

Incapable de faire quoique ce soit dans cet état toutefois alors que mon visage était toujours tuméfié. Pouvant encore sentir la douleur se propageait dans mon corps. Un visage tuméfié, une apparence délaissée qui ne semblait être un problème pour Amar. Il avait toujours été satisfait de mes services et s'il pouvait avoir plus, c'était certain qu'il ne dirait pas non. Se mettant déjà à son aise alors que ses doigts commençaient à tripoter mes vêtements, glissant sur ma peau dénudée alors que je tentais de le repousser. Ferme toutefois. Consciente que la situation n'avait pas encore dérapée. Mais il n'y avait jamais de certitudes alors qu'au bordel, il était toujours possible que la situation dérape avec des clients qui en voudraient plus. Des clients que j'avais toujours su maîtriser, prenant parfois la place d'autres filles plus jeunes qui finissaient en pleur et voulaient juste en finir. Des filles qui étaient des amies, des soeurs, des camarades de galère pour qui j'avais été là. Et ce n'était qu'une de ces silhouettes connues qui resurgissait du passé. Avinashi. « Amar, ne me dites pas qu'il n'y a pas assez de choix parmi mes filles ? Celle-ci n'est pas là pour vous aujourd'hui, c'est moi qu'elle est venue voir, ne jouez pas les jaloux …» Autant qu'elle lui adressait un sourire, l'homme ne put s'empêcher de s'esquisser une grimace non sans me laisser aller à contre-coeur. S'inclinant face aux règles du bordel alors qu'il préférait garder sa place ici que ne plus pouvoir y remettre les pieds. Attrapant la main tendue dans ma direction alors que je suivais Avinashi. Me retournant pourtant l'espace d'une seconde. « Désolé Amar. » Adressant un sourire à l'homme qui hocha la tête alors qu'au final ceux qui venaient ici avaient autant besoin de satisfaire leurs appétits charnels que de trouver une oreille pour les écouter. Des hommes ou femmes seuls qui avaient autant ce besoin de plonger dans leurs vices, dans cette frénésie que de trouver là des personnes à qui ils pourront parler encore et encore. Des clients qui différaient les uns des autres.

Reportant mon attention sur Avinashi qui en venait délicatement à déplacer une mèche de mes cheveux bruns. « C'est son oeuvre ? Est-ce qu'il t'a vu partir ? » Je secouai la tête. Evidemment tout le monde savait ce que les uns et les autres devenaient. Les nouvelles passant vite alors que les morts étaient honorés, pleurés et les uns désolés. La jeune femme n'ayant pu qu'être au courant de ma situation comme d'autres. Lui désignant l'escalier rapidement pour m'éloigner du bruit et avoir une conversation plus intime avec elle. Attendant que la porte se referme derrière nous pour prendre la parole non sans que mes doigts plissent les couvertures avant que je ne me pose sur la couche qui se trouvait là. « La situation a dégénérée... » par ta faute. « Mais non il ne m'a pas vu partir... J'avais juste besoin de m'éloigner à tout prix et... je me suis retrouvée là. » N'ayant fait que suivre mes pas qui m'avaient conduits au bordel. Reportant mon regard sur elle. « Est-ce que je peux rester ici quelques heures ? » Connaissant déjà sa réponse mais n'ayant pas pu m'empêcher de demander. Je n'étais pas effrayée alors que la peur m'avait désertée, mais comme toujours je ne pouvais m'empêcher de vouloir satisfaire les autres, de m'assurer que je ne dérangerai pas plutôt que de devoir m'imposer.
 

Who are you ? [Nashi]

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» clément le no-life
» Le miroir de ma vie... Nashi Kazuhiro (finie grâce à cette chère Lou !)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Hundred :: memories are precious :: Zone de Flashback-