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˜˜˜˜˜˜“ we always need help when it's love ” (Ciaphas + Hecate)
maybe life should be about more than just surviving


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11/03/2017 ELOW ; 154 MATHIAS LAURIDSEN ELOW ; CRÉATEUR D'ARCS ET DE FLÈCHES, HOMME DE MAIN ET DE FOI DÉVOUÉ. FAUX IDIOT AUX PENSÉES PRONONCÉS. 42
— hand gon wamplei —


Sujet: “ we always need help when it's love ” (Ciaphas + Hecate)
Dim 23 Juil - 13:06




we always need help
when it's love.
20 AVRIL 2117

Il y a des visages que Ćiro est incapable d'oublier. Des visages qui le hantent. Lui qui n'était pas familier avec les rêves, s'était surpris à croiser Hécate dans ses pensées profondes. Elle marchait au bord de la plage, alors que le vent faisait voler ses longs cheveux dorés. Elle avançait en douceur tout en plongeant parfois ses yeux dans ceux de Ćiro. Il n'y avait rien, aucun son en dehors de celui des vagues. Il n'y avait personne, en dehors d'eux. Pendant un long moment, il observa la jeune femme se balader le long des vagues sans que cette vision de change. Puis soudain, il fit un pas en avant. Ses pieds rencontrèrent le sable chaud comme s'il n'y avait rien de plus réel. Et alors qu'il avança, elle recula. Elle entra dans l'eau, riant de bon cœur, s'éloignant. Frustré par cette distance, il se mit à courir pour voir Hécate disparaitre sous l'eau. Entièrement. Cette vision transforma l'ambiance de son rêve dans sa totalité. Le soleil s'effaça et les nuages l'encerclèrent. Tout d’un coup, les vagues sont plus imposantes, un orage se fait entendre. L’univers paisible bascule vers le chaos. Il cherche Hécate des yeux, mais impossible de la trouver. Jusqu’à ce qu’il entende son nom, hurlait par une voix qui n’est pas celui de la jeune femme. Jusqu’à ce qu’il aperçoit une main sortant de l’eau. Elle a besoin d’aide, il le sait. Mais c’est trop tard. Elle est trop loin. Sentant le rythme de son cœur furieusement accéléré, Ćiro se réveilla. La lune était encore là-haut et le silence berçait son habitation. Il n’était pas dehors, il n’était pas sur cette plage. Il était chez lui, allongé, en sueur. Pétrifié. Ses yeux avaient beau être ouvert, il ne pouvait plus bouger, comme si son corps refusait. Il doit attendre, respirer, reprendre le contrôle sur son esprit. Fixant les étoiles, il parvient à se relever. Il dort souvent dehors, surtout avec un temps pareil. Il essaye de ne plus penser à rien, mais son cœur continue à battre furieusement.

Et son rêve restera encré dans son esprit toute la journée. Impossible de fermer les yeux, de se reposer. Il se lance dans le travail, il suit les ordres de sa mère et finalement cherche à s'épuiser pour ne plus penser à cette désagréable expérience. Il ne s'attend pas à ce que les cieux lui envoient quelque chose, mais lorsqu'il remarque Ciaphas non loin du village, fidèle à lui-même, il se dit que c'est parfait. Voilà quelqu'un à qui il peut parler. Il y a dans sa démarche et sa carrure quelques choses qui échappent complètement à Ćiro. Il s'impose. Et l'aura qui l'entoure est impressionnante. Cela n'empêche pas Ćiro de courir pour le rattraper, malgré le transport de quelques aliments – quelques poissons et autres fruits et légumes un peu imposants. Son sac en toile va sans doute lui tuer l'épaule un jour, mais ça, c'est un détail.

J'ai bien cru que je n'allais pas y arriver ! Dit-il alors qu'il coupa le chemin de son ami – pouvait-il dire que c'était un ami ? Bonne question ! – reprenant par ailleurs son souffle. Ciaphas ! Voilà quelque jours que je n'ai pas vu et je t'avoue que… Je t'avoue que j'ai vraiment besoin de toi, c'est vraiment urgent. Il veut trop en dire, trop rapidement, mais il doit bien respirer le petit. Tu sais, c'est au sujet de la fille. Il espère qu'il se souvient de leur dernière conversation, qui remonte quand même. Il avait vaguement suggéré quelques conseils pour que Ćiro réussit l'exploit de conquérir le cœur de la belle Hécate. Il se rapproche pour murmurer, comme s'il avait peur que quelqu'un l'entende. J'ai rêvé d'elle, tu sais.



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09/08/2016 Chiimaira / Adrien 226 chris john millington avengedinchains Timonier du Revenge 104
Chroniqueur d’Écumeuses Aventures


Sujet: Re: “ we always need help when it's love ” (Ciaphas + Hecate)
Mer 2 Aoû - 18:09

We Always Need Help When It’s Love.

Dès lors que nous avions eu vent de notre destination, l’équipage avait connu un net regain de motivation et le Revenge avait glissé sur les vagues à une vitesse folle. Le bois de la coque avait épousé les vagues sans faire d’embruns, comme si le navire lui-même dictait à l’océan de le mener rapidement à bon port. Jamais encore nous n’avions fait montre de tant d’enthousiasme, et jamais encore le vaisseau pirate n’avait été aussi finement manoeuvré en dehors de nos abordages. Il transcendait de ce simple ouvrage une fierté limpide ; c’était à la fois notre fierté à accomplir notre devoir de marins expérimentés, notre fierté à éprouver une telle vélocité, ainsi que notre fierté à s’aventurer en ces mers que nous n’avions jamais explorées. La gaieté des uns et des autres était contagieuse, aussi je me retrouvais moi-même le visage fendu d’un large sourire, le coeur léger à l’idée d’accoster sur l’île Kovarii, ou, comme nous l’avions plus justement renommée, l’île de la Tentation*. A ce nom, l’ivresse nous avait gagnée.
De ce territoire sauvage, nous n’en connaissions que les légendes. L’on narrait qu’une jungle sauvage abritait là-bas une société matriarcale, composée majoritairement de femmes farouches qui décidaient de leur propre sort loin de tout joug masculin. Il arrivait parfois qu’une de ces femmes quitte son île pour notre continent afin de choisir un mâle pour procréer, et ce dans le but d’obtenir une descendante. Les histoires décrivaient souvent des femmes à la beauté étincelante, énergiques. Dans les contes les plus fous, on les disait animées par un feu divin, créées dans l’essence même des Déesses. Pour nous, cela sonnait surtout comme un endroit où nous n’aurions qu’à tendre les doigts pour obtenir les faveurs de ces dames célibataires. Mûs par ces des désirs primaires, nos yeux s’étaient fait brillants. Pour notre défense, nous avions quitté la terre ferme depuis trop longtemps, et nombreux se languissaient du réconfort que savait prodiguer les femmes.

Tous les avertissements et réprimandes du capitaine n’aurait su venir endiguer notre exaltation, pas même les regards noirs de colère de Sonja lorsqu’elle saisissait quelque conversation dénuée de pudeur au sujet de ces habitantes.
C’est dans cet état d’esprit que nous nous étions finalement ancrés dans les eaux amazones pour la première fois quelques jours plus tôt. Les légendes avaient vite laissées place à la réalité et avait peu à peu rongés nos desseins. Ces femmes émettait la plus grande réserve à dialoguer avec nous, nous traitaient pour la plupart comme des chiots bruyants. Regards courroucés, moqueries. Moi-même j’avais été rabroué plusieurs fois. La plupart d’entre nous avait abandonnés et affichaient désormais une mine sombre, touchés dans leur orgueil par l’accueil de nos hôtes. Mais moi je ne désespérais pas de parvenir à mes fins. Au contraire, ces femmes avaient fini par représenter à mes yeux le plus grand défi.

Une voix fluette me tira de mes combines et je relevais la tête. J’étais aux abords du village, une lourde caisse entre les bras, encore à me trimballer la marchandise. Essoufflé, et voyant dans l’interpellation une opportunité de me reposer, je déposais la charge à mes pieds. « - Hé ! Salut l’ami! je lui répondis d’un grand sourire mutin, puis lui claquais le dos d’une tape amicale. Quel bon vent t’amène ? » C’était Ćiro, un des rares hommes de la tribu. Un gars de mon âge - bien qu’il me semble de dix ans plus jeune - qui s’était pris d’affection pour moi. « - Oh! La fille ! Je vois. » Je lui décochais un clin d’oeil plein de malice. Je me souvenais effectivement. D’un coup de menton, je lui désignais la caisse. « - Voilà ce qu’on va faire. Tu m’portes ça jusqu’au village, et après je te donne un coup de main. Un donné pour un rendu, c’est c’que j’appelle un marché équitable, pas vrai ?! Et pis, ça te donnera l’occasion de muscler tout ça. » Joignant le geste à la parole, j’éprouvais de ma poigne ses biceps inexistants et partit dans un grand rire. « - Tu m’raconteras ton rêve en chemin, ça nous fera gagner du temps. Allez ! Au boulot moussaillon ! » Je pris une mine faussement sévère puis lui sourit.
A mes yeux, c’était encore un gamin.


* pardonnez la référence vaseuse. C’était trop… tentant je vois tout je sais
 

“ we always need help when it's love ” (Ciaphas + Hecate)

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