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˜˜˜˜˜˜“ we always need help when it's love ” (Ciaphas + Hecate)
maybe life should be about more than just surviving


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11/03/2017 ELOW ; 196 MATHIAS LAURIDSEN ELOW ; CRÉATEUR D'ARCS ET DE FLÈCHES, HOMME DE MAIN ET DE FOI DÉVOUÉ. FAUX IDIOT AUX PENSÉES PRONONCÉS. 71
— hand gon wamplei —


Sujet: “ we always need help when it's love ” (Ciaphas + Hecate)
Dim 23 Juil - 13:06




we always need help
when it's love.
20 AVRIL 2117

Il y a des visages que Ćiro est incapable d'oublier. Des visages qui le hantent. Lui qui n'était pas familier avec les rêves, s'était surpris à croiser Hécate dans ses pensées profondes. Elle marchait au bord de la plage, alors que le vent faisait voler ses longs cheveux dorés. Elle avançait en douceur tout en plongeant parfois ses yeux dans ceux de Ćiro. Il n'y avait rien, aucun son en dehors de celui des vagues. Il n'y avait personne, en dehors d'eux. Pendant un long moment, il observa la jeune femme se balader le long des vagues sans que cette vision de change. Puis soudain, il fit un pas en avant. Ses pieds rencontrèrent le sable chaud comme s'il n'y avait rien de plus réel. Et alors qu'il avança, elle recula. Elle entra dans l'eau, riant de bon cœur, s'éloignant. Frustré par cette distance, il se mit à courir pour voir Hécate disparaitre sous l'eau. Entièrement. Cette vision transforma l'ambiance de son rêve dans sa totalité. Le soleil s'effaça et les nuages l'encerclèrent. Tout d’un coup, les vagues sont plus imposantes, un orage se fait entendre. L’univers paisible bascule vers le chaos. Il cherche Hécate des yeux, mais impossible de la trouver. Jusqu’à ce qu’il entende son nom, hurlait par une voix qui n’est pas celui de la jeune femme. Jusqu’à ce qu’il aperçoit une main sortant de l’eau. Elle a besoin d’aide, il le sait. Mais c’est trop tard. Elle est trop loin. Sentant le rythme de son cœur furieusement accéléré, Ćiro se réveilla. La lune était encore là-haut et le silence berçait son habitation. Il n’était pas dehors, il n’était pas sur cette plage. Il était chez lui, allongé, en sueur. Pétrifié. Ses yeux avaient beau être ouvert, il ne pouvait plus bouger, comme si son corps refusait. Il doit attendre, respirer, reprendre le contrôle sur son esprit. Fixant les étoiles, il parvient à se relever. Il dort souvent dehors, surtout avec un temps pareil. Il essaye de ne plus penser à rien, mais son cœur continue à battre furieusement.

Et son rêve restera encré dans son esprit toute la journée. Impossible de fermer les yeux, de se reposer. Il se lance dans le travail, il suit les ordres de sa mère et finalement cherche à s'épuiser pour ne plus penser à cette désagréable expérience. Il ne s'attend pas à ce que les cieux lui envoient quelque chose, mais lorsqu'il remarque Ciaphas non loin du village, fidèle à lui-même, il se dit que c'est parfait. Voilà quelqu'un à qui il peut parler. Il y a dans sa démarche et sa carrure quelques choses qui échappent complètement à Ćiro. Il s'impose. Et l'aura qui l'entoure est impressionnante. Cela n'empêche pas Ćiro de courir pour le rattraper, malgré le transport de quelques aliments – quelques poissons et autres fruits et légumes un peu imposants. Son sac en toile va sans doute lui tuer l'épaule un jour, mais ça, c'est un détail.

J'ai bien cru que je n'allais pas y arriver ! Dit-il alors qu'il coupa le chemin de son ami – pouvait-il dire que c'était un ami ? Bonne question ! – reprenant par ailleurs son souffle. Ciaphas ! Voilà quelque jours que je n'ai pas vu et je t'avoue que… Je t'avoue que j'ai vraiment besoin de toi, c'est vraiment urgent. Il veut trop en dire, trop rapidement, mais il doit bien respirer le petit. Tu sais, c'est au sujet de la fille. Il espère qu'il se souvient de leur dernière conversation, qui remonte quand même. Il avait vaguement suggéré quelques conseils pour que Ćiro réussit l'exploit de conquérir le cœur de la belle Hécate. Il se rapproche pour murmurer, comme s'il avait peur que quelqu'un l'entende. J'ai rêvé d'elle, tu sais.



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09/08/2016 Chiimaira / Adrien 242 chris john millington ava: champagne mami; sign: myself Timonier du Revenge 49
Chroniqueur d’Écumeuses Aventures


Sujet: Re: “ we always need help when it's love ” (Ciaphas + Hecate)
Mer 2 Aoû - 18:09

We Always Need Help When It’s Love.

Dès lors que nous avions eu vent de notre destination, l’équipage avait connu un net regain de motivation et le Revenge avait glissé sur les vagues à une vitesse folle. Le bois de la coque avait épousé les vagues sans faire d’embruns, comme si le navire lui-même dictait à l’océan de le mener rapidement à bon port. Jamais encore nous n’avions fait montre de tant d’enthousiasme, et jamais encore le vaisseau pirate n’avait été aussi finement manoeuvré en dehors de nos abordages. Il transcendait de ce simple ouvrage une fierté limpide ; c’était à la fois notre fierté à accomplir notre devoir de marins expérimentés, notre fierté à éprouver une telle vélocité, ainsi que notre fierté à s’aventurer en ces mers que nous n’avions jamais explorées. La gaieté des uns et des autres était contagieuse, aussi je me retrouvais moi-même le visage fendu d’un large sourire, le coeur léger à l’idée d’accoster sur l’île Kovarii, ou, comme nous l’avions plus justement renommée, l’île de la Tentation*. A ce nom, l’ivresse nous avait gagnée.
De ce territoire sauvage, nous n’en connaissions que les légendes. L’on narrait qu’une jungle sauvage abritait là-bas une société matriarcale, composée majoritairement de femmes farouches qui décidaient de leur propre sort loin de tout joug masculin. Il arrivait parfois qu’une de ces femmes quitte son île pour notre continent afin de choisir un mâle pour procréer, et ce dans le but d’obtenir une descendante. Les histoires décrivaient souvent des femmes à la beauté étincelante, énergiques. Dans les contes les plus fous, on les disait animées par un feu divin, créées dans l’essence même des Déesses. Pour nous, cela sonnait surtout comme un endroit où nous n’aurions qu’à tendre les doigts pour obtenir les faveurs de ces dames célibataires. Mûs par ces des désirs primaires, nos yeux s’étaient fait brillants. Pour notre défense, nous avions quitté la terre ferme depuis trop longtemps, et nombreux se languissaient du réconfort que savait prodiguer les femmes.

Tous les avertissements et réprimandes du capitaine n’aurait su venir endiguer notre exaltation, pas même les regards noirs de colère de Sonja lorsqu’elle saisissait quelque conversation dénuée de pudeur au sujet de ces habitantes.
C’est dans cet état d’esprit que nous nous étions finalement ancrés dans les eaux amazones pour la première fois quelques jours plus tôt. Les légendes avaient vite laissées place à la réalité et avait peu à peu rongés nos desseins. Ces femmes émettait la plus grande réserve à dialoguer avec nous, nous traitaient pour la plupart comme des chiots bruyants. Regards courroucés, moqueries. Moi-même j’avais été rabroué plusieurs fois. La plupart d’entre nous avait abandonnés et affichaient désormais une mine sombre, touchés dans leur orgueil par l’accueil de nos hôtes. Mais moi je ne désespérais pas de parvenir à mes fins. Au contraire, ces femmes avaient fini par représenter à mes yeux le plus grand défi.

Une voix fluette me tira de mes combines et je relevais la tête. J’étais aux abords du village, une lourde caisse entre les bras, encore à me trimballer la marchandise. Essoufflé, et voyant dans l’interpellation une opportunité de me reposer, je déposais la charge à mes pieds. « - Hé ! Salut l’ami! je lui répondis d’un grand sourire mutin, puis lui claquais le dos d’une tape amicale. Quel bon vent t’amène ? » C’était Ćiro, un des rares hommes de la tribu. Un gars de mon âge - bien qu’il me semble de dix ans plus jeune - qui s’était pris d’affection pour moi. « - Oh! La fille ! Je vois. » Je lui décochais un clin d’oeil plein de malice. Je me souvenais effectivement. D’un coup de menton, je lui désignais la caisse. « - Voilà ce qu’on va faire. Tu m’portes ça jusqu’au village, et après je te donne un coup de main. Un donné pour un rendu, c’est c’que j’appelle un marché équitable, pas vrai ?! Et pis, ça te donnera l’occasion de muscler tout ça. » Joignant le geste à la parole, j’éprouvais de ma poigne ses biceps inexistants et partit dans un grand rire. « - Tu m’raconteras ton rêve en chemin, ça nous fera gagner du temps. Allez ! Au boulot moussaillon ! » Je pris une mine faussement sévère puis lui sourit.
A mes yeux, c’était encore un gamin.


* pardonnez la référence vaseuse. C’était trop… tentant

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11/03/2017 ELOW ; 196 MATHIAS LAURIDSEN ELOW ; CRÉATEUR D'ARCS ET DE FLÈCHES, HOMME DE MAIN ET DE FOI DÉVOUÉ. FAUX IDIOT AUX PENSÉES PRONONCÉS. 71
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Sujet: Re: “ we always need help when it's love ” (Ciaphas + Hecate)
Jeu 14 Sep - 20:34




we always need help
when it's love.
20 AVRIL 2117

Ćiro n'accordait pas d'importance à beaucoup de choses dans la vie. Il n'était le héros de rien, l'aventurier de rien. Sa vie était simplifiée au maximum. Son rythme aussi. Il n'y avait pas de place pour les imprévus, pourquoi il y en aurait ? Il savait quelle était sa place et s'attaquer seulement aux choses qu'il pouvait gérer. Mais depuis qu'il avait rencontré Ciaphas, un nouveau projet lui trottait dans la tête. Il savait que ces sentiments pour les femmes qui l'entouraient étaient sincères, mais ce qu'il ressentait pour Hécate était plus poussé. Plus profond, sans doute. Ćiro ne savait pas comment s'exprimer, ni même comment complètement comprendre toutes ces choses qui se passaient en lui. Ces doutes, ces regards, ces palpitations quand il se sentait bien trop proche d'elle. Attirance, ou sentiment réel ? Comment pouvait-il faire la différence ? Il avait parfois l'impression de ne pas assez savoir de choses sur la vie, d'avoir raté des étapes importantes. D'être coincé dans un coin confortable qu'il n'a jamais osé quitter. Il était bien, simple archer sans complication, qui passait son temps à servir plus qu'à penser. Il avait beau être très attentif sur ce qui l'entourait, parfois les plus logiques des choses lui échappaient. Des questions fondamentales finissaient souvent par faire leurs apparitions et Ćiro ne savait jamais vers qui se tourner. Il n'était pas forcément en position de demander quoi que ce soit et il refusait de se dévoiler ainsi. Sauf peut-être avec quelqu'un…

Ciaphas pouvait sans doute l'éclairer un peu mieux. Cet homme venu d'ailleurs conservait sans doute en lui des réponses intéressantes. Sac en toile sur l'épaule, il court et fait de son mieux pour rattraper son ami – plutôt une toute nouvelle connaissance, mais pour l'instant ça n'avait pas d'importance. Il était simplement heureux de pouvoir parler à quelqu'un. Si son père avait été là, les choses auraient été différentes. Le jeune Kovarii le savait. Sa présence lui manquait parfois et il se rendait souvent au cimetière caché des hommes, comme si cet endroit lui apportait un peu de réconfort.

Sa tête bougea de manière rapide : oui, oui, la fille. Il ne comprit pas trop le clin d'œil – était un moyen de communiquer propre à ceux du continent ? Ou peut-être un moyen de dire qu'il comprenait et qu'il se souvenait. Devait-il donc cligner de l'œil à son tour ? Aucune idée. En attendant, il tâchait surtout de respirer pour pouvoir en dire plus.

Oh mais bien sûr ! Bien sûr ! Tout à fait équitable ! Il réajusta son sac puis se pencha avant de relever le visage. J’ai vraiment besoin de me muscler, hein ? Il n’était pas si maigre que ça, mais quand même… Il n’était pas non plus très bien bâti. Peut-être qu’un peu d’entrainement lui ferait du bien, sauf qu’ici c’était le genre de choses réservaient aux guerrières. Il tenta tout de même d’aider, même si la caisse était bien trop lourde pour lui. C’est quoi un moussaillon ?

Alors, oui, le rêve… ah, ce rêve. Il tâcha de regarder où il mettait les pieds et de tenir la caisse du mieux possible. La fille, Hécate, tu sais, elle marchait au bord de l’eau. Elle est tellement belle, même dans mes rêves ! En même temps, pourquoi serait-elle différente de la réalité dans mes songes, ça serait ridicule. On était tous les deux, sur la plage et c’était calme. Il semblait réfléchir aux mots qu’il devait choisir. Puis à chaque fois que j’avance, elle recule. J’avance, elle recule, j’avance, elle recule encore ! Il souffle. C’était vraiment fatigant.



 

“ we always need help when it's love ” (Ciaphas + Hecate)

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