Partagez | 
 

˜˜˜˜˜˜“ we always need help when it's love ” (Ciaphas + Hecate)
maybe life should be about more than just surviving


avatar
11/03/2017 ELOW ; 300 MATHIAS LAURIDSEN ELOW ; CRÉATEUR D'ARCS ET DE FLÈCHES, HOMME DE MAIN ET DE FOI DÉVOUÉ. FAUX IDIOT AUX PENSÉES PRONONCÉS. 71
— hand gon wamplei —


Sujet: “ we always need help when it's love ” (Ciaphas + Hecate)
Dim 23 Juil - 13:06




we always need help
when it's love.
20 AVRIL 2117

Il y a des visages que Ćiro est incapable d'oublier. Des visages qui le hantent. Lui qui n'était pas familier avec les rêves, s'était surpris à croiser Hécate dans ses pensées profondes. Elle marchait au bord de la plage, alors que le vent faisait voler ses longs cheveux dorés. Elle avançait en douceur tout en plongeant parfois ses yeux dans ceux de Ćiro. Il n'y avait rien, aucun son en dehors de celui des vagues. Il n'y avait personne, en dehors d'eux. Pendant un long moment, il observa la jeune femme se balader le long des vagues sans que cette vision de change. Puis soudain, il fit un pas en avant. Ses pieds rencontrèrent le sable chaud comme s'il n'y avait rien de plus réel. Et alors qu'il avança, elle recula. Elle entra dans l'eau, riant de bon cœur, s'éloignant. Frustré par cette distance, il se mit à courir pour voir Hécate disparaitre sous l'eau. Entièrement. Cette vision transforma l'ambiance de son rêve dans sa totalité. Le soleil s'effaça et les nuages l'encerclèrent. Tout d’un coup, les vagues sont plus imposantes, un orage se fait entendre. L’univers paisible bascule vers le chaos. Il cherche Hécate des yeux, mais impossible de la trouver. Jusqu’à ce qu’il entende son nom, hurlait par une voix qui n’est pas celui de la jeune femme. Jusqu’à ce qu’il aperçoit une main sortant de l’eau. Elle a besoin d’aide, il le sait. Mais c’est trop tard. Elle est trop loin. Sentant le rythme de son cœur furieusement accéléré, Ćiro se réveilla. La lune était encore là-haut et le silence berçait son habitation. Il n’était pas dehors, il n’était pas sur cette plage. Il était chez lui, allongé, en sueur. Pétrifié. Ses yeux avaient beau être ouvert, il ne pouvait plus bouger, comme si son corps refusait. Il doit attendre, respirer, reprendre le contrôle sur son esprit. Fixant les étoiles, il parvient à se relever. Il dort souvent dehors, surtout avec un temps pareil. Il essaye de ne plus penser à rien, mais son cœur continue à battre furieusement.

Et son rêve restera encré dans son esprit toute la journée. Impossible de fermer les yeux, de se reposer. Il se lance dans le travail, il suit les ordres de sa mère et finalement cherche à s'épuiser pour ne plus penser à cette désagréable expérience. Il ne s'attend pas à ce que les cieux lui envoient quelque chose, mais lorsqu'il remarque Ciaphas non loin du village, fidèle à lui-même, il se dit que c'est parfait. Voilà quelqu'un à qui il peut parler. Il y a dans sa démarche et sa carrure quelques choses qui échappent complètement à Ćiro. Il s'impose. Et l'aura qui l'entoure est impressionnante. Cela n'empêche pas Ćiro de courir pour le rattraper, malgré le transport de quelques aliments – quelques poissons et autres fruits et légumes un peu imposants. Son sac en toile va sans doute lui tuer l'épaule un jour, mais ça, c'est un détail.

J'ai bien cru que je n'allais pas y arriver ! Dit-il alors qu'il coupa le chemin de son ami – pouvait-il dire que c'était un ami ? Bonne question ! – reprenant par ailleurs son souffle. Ciaphas ! Voilà quelque jours que je n'ai pas vu et je t'avoue que… Je t'avoue que j'ai vraiment besoin de toi, c'est vraiment urgent. Il veut trop en dire, trop rapidement, mais il doit bien respirer le petit. Tu sais, c'est au sujet de la fille. Il espère qu'il se souvient de leur dernière conversation, qui remonte quand même. Il avait vaguement suggéré quelques conseils pour que Ćiro réussit l'exploit de conquérir le cœur de la belle Hécate. Il se rapproche pour murmurer, comme s'il avait peur que quelqu'un l'entende. J'ai rêvé d'elle, tu sais.



avatar
09/08/2016 Chiimaira / Adrien 266 chris john millington ava: champagne mami; sign: myself Timonier du Revenge 27
Chroniqueur d’Écumeuses Aventures


Sujet: Re: “ we always need help when it's love ” (Ciaphas + Hecate)
Mer 2 Aoû - 18:09

We Always Need Help When It’s Love.

Dès lors que nous avions eu vent de notre destination, l’équipage avait connu un net regain de motivation et le Revenge avait glissé sur les vagues à une vitesse folle. Le bois de la coque avait épousé les vagues sans faire d’embruns, comme si le navire lui-même dictait à l’océan de le mener rapidement à bon port. Jamais encore nous n’avions fait montre de tant d’enthousiasme, et jamais encore le vaisseau pirate n’avait été aussi finement manoeuvré en dehors de nos abordages. Il transcendait de ce simple ouvrage une fierté limpide ; c’était à la fois notre fierté à accomplir notre devoir de marins expérimentés, notre fierté à éprouver une telle vélocité, ainsi que notre fierté à s’aventurer en ces mers que nous n’avions jamais explorées. La gaieté des uns et des autres était contagieuse, aussi je me retrouvais moi-même le visage fendu d’un large sourire, le coeur léger à l’idée d’accoster sur l’île Kovarii, ou, comme nous l’avions plus justement renommée, l’île de la Tentation*. A ce nom, l’ivresse nous avait gagnée.
De ce territoire sauvage, nous n’en connaissions que les légendes. L’on narrait qu’une jungle sauvage abritait là-bas une société matriarcale, composée majoritairement de femmes farouches qui décidaient de leur propre sort loin de tout joug masculin. Il arrivait parfois qu’une de ces femmes quitte son île pour notre continent afin de choisir un mâle pour procréer, et ce dans le but d’obtenir une descendante. Les histoires décrivaient souvent des femmes à la beauté étincelante, énergiques. Dans les contes les plus fous, on les disait animées par un feu divin, créées dans l’essence même des Déesses. Pour nous, cela sonnait surtout comme un endroit où nous n’aurions qu’à tendre les doigts pour obtenir les faveurs de ces dames célibataires. Mûs par ces des désirs primaires, nos yeux s’étaient fait brillants. Pour notre défense, nous avions quitté la terre ferme depuis trop longtemps, et nombreux se languissaient du réconfort que savait prodiguer les femmes.

Tous les avertissements et réprimandes du capitaine n’aurait su venir endiguer notre exaltation, pas même les regards noirs de colère de Sonja lorsqu’elle saisissait quelque conversation dénuée de pudeur au sujet de ces habitantes.
C’est dans cet état d’esprit que nous nous étions finalement ancrés dans les eaux amazones pour la première fois quelques jours plus tôt. Les légendes avaient vite laissées place à la réalité et avait peu à peu rongés nos desseins. Ces femmes émettait la plus grande réserve à dialoguer avec nous, nous traitaient pour la plupart comme des chiots bruyants. Regards courroucés, moqueries. Moi-même j’avais été rabroué plusieurs fois. La plupart d’entre nous avait abandonnés et affichaient désormais une mine sombre, touchés dans leur orgueil par l’accueil de nos hôtes. Mais moi je ne désespérais pas de parvenir à mes fins. Au contraire, ces femmes avaient fini par représenter à mes yeux le plus grand défi.

Une voix fluette me tira de mes combines et je relevais la tête. J’étais aux abords du village, une lourde caisse entre les bras, encore à me trimballer la marchandise. Essoufflé, et voyant dans l’interpellation une opportunité de me reposer, je déposais la charge à mes pieds. « - Hé ! Salut l’ami! je lui répondis d’un grand sourire mutin, puis lui claquais le dos d’une tape amicale. Quel bon vent t’amène ? » C’était Ćiro, un des rares hommes de la tribu. Un gars de mon âge - bien qu’il me semble de dix ans plus jeune - qui s’était pris d’affection pour moi. « - Oh! La fille ! Je vois. » Je lui décochais un clin d’oeil plein de malice. Je me souvenais effectivement. D’un coup de menton, je lui désignais la caisse. « - Voilà ce qu’on va faire. Tu m’portes ça jusqu’au village, et après je te donne un coup de main. Un donné pour un rendu, c’est c’que j’appelle un marché équitable, pas vrai ?! Et pis, ça te donnera l’occasion de muscler tout ça. » Joignant le geste à la parole, j’éprouvais de ma poigne ses biceps inexistants et partit dans un grand rire. « - Tu m’raconteras ton rêve en chemin, ça nous fera gagner du temps. Allez ! Au boulot moussaillon ! » Je pris une mine faussement sévère puis lui sourit.
A mes yeux, c’était encore un gamin.


* pardonnez la référence vaseuse. C’était trop… tentant

avatar
11/03/2017 ELOW ; 300 MATHIAS LAURIDSEN ELOW ; CRÉATEUR D'ARCS ET DE FLÈCHES, HOMME DE MAIN ET DE FOI DÉVOUÉ. FAUX IDIOT AUX PENSÉES PRONONCÉS. 71
— hand gon wamplei —


Sujet: Re: “ we always need help when it's love ” (Ciaphas + Hecate)
Jeu 14 Sep - 20:34




we always need help
when it's love.
20 AVRIL 2117

Ćiro n'accordait pas d'importance à beaucoup de choses dans la vie. Il n'était le héros de rien, l'aventurier de rien. Sa vie était simplifiée au maximum. Son rythme aussi. Il n'y avait pas de place pour les imprévus, pourquoi il y en aurait ? Il savait quelle était sa place et s'attaquer seulement aux choses qu'il pouvait gérer. Mais depuis qu'il avait rencontré Ciaphas, un nouveau projet lui trottait dans la tête. Il savait que ces sentiments pour les femmes qui l'entouraient étaient sincères, mais ce qu'il ressentait pour Hécate était plus poussé. Plus profond, sans doute. Ćiro ne savait pas comment s'exprimer, ni même comment complètement comprendre toutes ces choses qui se passaient en lui. Ces doutes, ces regards, ces palpitations quand il se sentait bien trop proche d'elle. Attirance, ou sentiment réel ? Comment pouvait-il faire la différence ? Il avait parfois l'impression de ne pas assez savoir de choses sur la vie, d'avoir raté des étapes importantes. D'être coincé dans un coin confortable qu'il n'a jamais osé quitter. Il était bien, simple archer sans complication, qui passait son temps à servir plus qu'à penser. Il avait beau être très attentif sur ce qui l'entourait, parfois les plus logiques des choses lui échappaient. Des questions fondamentales finissaient souvent par faire leurs apparitions et Ćiro ne savait jamais vers qui se tourner. Il n'était pas forcément en position de demander quoi que ce soit et il refusait de se dévoiler ainsi. Sauf peut-être avec quelqu'un…

Ciaphas pouvait sans doute l'éclairer un peu mieux. Cet homme venu d'ailleurs conservait sans doute en lui des réponses intéressantes. Sac en toile sur l'épaule, il court et fait de son mieux pour rattraper son ami – plutôt une toute nouvelle connaissance, mais pour l'instant ça n'avait pas d'importance. Il était simplement heureux de pouvoir parler à quelqu'un. Si son père avait été là, les choses auraient été différentes. Le jeune Kovarii le savait. Sa présence lui manquait parfois et il se rendait souvent au cimetière caché des hommes, comme si cet endroit lui apportait un peu de réconfort.

Sa tête bougea de manière rapide : oui, oui, la fille. Il ne comprit pas trop le clin d'œil – était un moyen de communiquer propre à ceux du continent ? Ou peut-être un moyen de dire qu'il comprenait et qu'il se souvenait. Devait-il donc cligner de l'œil à son tour ? Aucune idée. En attendant, il tâchait surtout de respirer pour pouvoir en dire plus.

Oh mais bien sûr ! Bien sûr ! Tout à fait équitable ! Il réajusta son sac puis se pencha avant de relever le visage. J’ai vraiment besoin de me muscler, hein ? Il n’était pas si maigre que ça, mais quand même… Il n’était pas non plus très bien bâti. Peut-être qu’un peu d’entrainement lui ferait du bien, sauf qu’ici c’était le genre de choses réservaient aux guerrières. Il tenta tout de même d’aider, même si la caisse était bien trop lourde pour lui. C’est quoi un moussaillon ?

Alors, oui, le rêve… ah, ce rêve. Il tâcha de regarder où il mettait les pieds et de tenir la caisse du mieux possible. La fille, Hécate, tu sais, elle marchait au bord de l’eau. Elle est tellement belle, même dans mes rêves ! En même temps, pourquoi serait-elle différente de la réalité dans mes songes, ça serait ridicule. On était tous les deux, sur la plage et c’était calme. Il semblait réfléchir aux mots qu’il devait choisir. Puis à chaque fois que j’avance, elle recule. J’avance, elle recule, j’avance, elle recule encore ! Il souffle. C’était vraiment fatigant.




avatar
09/08/2016 Chiimaira / Adrien 266 chris john millington ava: champagne mami; sign: myself Timonier du Revenge 27
Chroniqueur d’Écumeuses Aventures


Sujet: Re: “ we always need help when it's love ” (Ciaphas + Hecate)
Ven 27 Oct - 16:39

We Always Need Help When It’s Love.


Ćiro était comme un homme coincé dans la peau d’un enfant. Chétif, les bras longs et fins, des doigts délicats, des lèvres carmin et un visage d’une douceur à en faire pâlir certaines vilaines rombières de mon village natal; pour peu qu’il se laisse pousser les cheveux, on se serait mépris sur la nature du bonhomme. J’en connaissais même sur le navire à qui un tête à tête avec le drôle n’aurait pas déplu. Moi, tout au plus, ça m’intriguait. Des lascars, j’en avais connu des tas, mais des comme lui, jamais. Faut dire qu’avec son physique effilé, il aurait pas tenu deux jours sur un navire, et moi, les navire, j’y avais passé la majeure partie de ma vie.  
De surcroît, Ćiro agissait en société d’une façon tout à fait singulière pour moi. Par certains côtés, il me rappelait souvent ma soeur. D’une part, cela en disait long sur sa personnalité ; de l’autre, je m’étais fait par ce biais un aperçu un peu plus clair de la force de tempérament des Kovariis, ainsi que de la place accordée à l’homme dans la tribu. Aux regards révérencieux qu’il leur réservait, je me souvenais les courbettes du peuple rahjak face à sa noblesse tyrannique.

Le babillage du bonhomme me rappelèrent à l’instant présent. J’haussais un sourcil interrogateur. Quel genre de loustic était-il pour ne pas savoir ce qu’était un moussaillon ? Ces bonnes femmes ne lui avaient-elle appris qu’à faire la cueillette ? Heureusement que j’étais de passage pour lui refaire son éducation ! « - Keuwa ? T’sais pas c’que c’est qu’un moussaillon ?! Bon. Un moussaillon, c’est un jeunot tu vois. Un p’tit gars qui répond à l’appel de l’océan pour la première fois, et qui s’est trouvé un navire. Alors nous, les marins, on lui confie les tâches les plus ingrates sur l’batiment, histoire de lui apprendre l’métier comme y faut. Et si on voit qu’y a du potentiel, on l’fait monter en grade. » Je lui coulais un regard en biais. « - Toi, t’es un peu pareil. T’as du potentiel, garçon, mais faut qu’on t’apprenne à l’exploiter ! … Donc ? Ton rêve ? »

Je l’écoutais me raconter son obsession pour la fille tout en surveillant la caisse - si jamais il venait à flancher, on me tiendrait pour responsable, et je ne souhaitais offrir aucun prétexte à Dante pour me lyncher -.
La gonzesse s’appelait Hécate et tous deux se connaissaient depuis un moment. De ce que je savais et comprenais, Ćiro lui offrait ses services d’artisan et lui confectionnait des arcs pour la chasse. Une franche amitié s’était tissée entre eux, mais les gars comme moi savent bien qu’on est pas capable de faire copain-copine avec le beau sexe. Un beau jour, vos hormones se réveillent, vos sens s’embrasent, et vous pourrez tenter de lutter au nom de l’amitié autant que vous le voudrez, votre imaginaire se chargera d’en demander plus.

« - Haha, sacré Ćiro, tu cherches à la coincer, c’est ça !? Petit coquin ! » J’étais pas du genre à rêver des masses, alors me casser les roubignoles à tenter d’interpréter… très peu pour moi ! « - En tout cas bonhomme, c’est pas en rêvassant de ta donzelle que tu vas la faire vibrer d’émoi ! Va falloir agir, y faire du rentr’dedans comme on dit ! Vas-y, pose ça là. Et après, j’t’enseigne ces choses là. T’as d’la chance, j’suis expert en la matière si j’ose dire.  » Je lui adressais un clin d’oeil filou. C’est que j’en avais coincé de la ribaude sur les ports du continent ! Varghause s’imposa brièvement à mon esprit, et j’eus un frisson. J’en avais serré une de trop. Mais mon seul regret, c’était Jalan. Inconsciemment, mes doigts vinrent toucher la photo nichée dans ma poche intérieure. Je frissonnais.
Ćiro était essouflé, mais heureusement pour lui, nous étions arrivé au point de déchargement. Autour de nous, les gars se relayaient pour décharger le navire, et au loin, l’on devinait le regard sévère de Sonja qui veillait à ce que personne ne lambine. Moi, j’avais le droit à quelque traitement de faveur. J’indiquais de mon bras tendu au Kovarii où poser la cargaison, puis je toquais du poing sur son torse avec un sourire mutin.
« - Fais moi confiance. On va faire de toi un homme! un vrai!  »

avatar
11/03/2017 ELOW ; 300 MATHIAS LAURIDSEN ELOW ; CRÉATEUR D'ARCS ET DE FLÈCHES, HOMME DE MAIN ET DE FOI DÉVOUÉ. FAUX IDIOT AUX PENSÉES PRONONCÉS. 71
— hand gon wamplei —


Sujet: Re: “ we always need help when it's love ” (Ciaphas + Hecate)
Lun 30 Oct - 15:14




we always need help
when it's love.
20 AVRIL 2117

Il s’était toujours tenu à l’écart des étrangers, comme effrayé. Plus jeune, il n’avait jamais prononcé le moindre mot en face de ceux qui venaient sur l’île pour troquer ou acheter. Mais en grandissant et en développer son propre commerce, il avait dû faire face aux autres. Les égarés, c’est ainsi qu’il les nomme. Parce qu’ils n’ont pas grandi sous l’oeil protecteur de la déesse. Parce qu’ils ignorent beaucoup du respect qu’ils devraient avoir pour la femme, pour ce qu’elle apporte en ce monde. Si son destin était d’apporter lumière et réponses à ces égarés, alors pourquoi pas. Mais Ćiro avait besoin d’un signe. D’un vrai et grand signe pour quitter ce quotidien qu’il aimait tant. Créer des arcs et des flèches, s’était toute sa vie. Le seul moment où il trouvait un réel repos accompagné d’un sentiment de bonheur, c’était lorsqu’il était en face d’un morceau de bois qu’il devait affiner. Véritable passionné, il se sentait bien incapable de laisser tomber son atelier et sa famille pour le continent. Pourtant, si la déesse lui montrait une voie différente, alors il n’aurait pas le choix. Il suivrait ses directives sans broncher, espérant user de son temps libre pour continuer son travail même à l’autre bout du monde.

Étrangement, malgré sa volonté d’ouvrir les yeux à Ciaphas depuis le jour où il a croisé son chemin, c’était l’inconnu qui semblait lui apprendre des choses. Ćiro ne pensait pas devoir un jour écouter les conseils d’un autre, mais où était-le mal ? Ils étaient égarés, oui, mais pas mauvais. Ćiro voulait croire qu’il y avait aussi du bon là-bas, de l’autre côté. Voilà pourquoi il n’hésita pas une seule seconde à approcher Ciaphas et il hésita encore moins pour l’aider. Les relations devaient être honnête, simple et surtout conservées précieusement. Le garçon espérait que les liens qu’il créait ne disparaîtrait jamais.

Attentif, il tenta de traduire les mots inconnus pour lui. Il avait une façon bien particulière de parler, ce cher Ciaphas, mais Ćiro était prêt à relever le défi.

J’ai du potentiel ! C’est génial ça ! Puis il se reprit, prêt à raconter le rêve, le fameux rêve. Il cherche les bons mots sans trop en faire, tout en tâchant de mettre toute sa force dans la caisse qu’il aidait à transporter. Mais parler de la belle Hécate le déstabilise un peu. C’est peut-être pour ça qu’il s’adresse à ce cher Ciaphas. C’est un étranger qui n’ira sans doute pas rapporter ses paroles à d’autres.

Mais non, pas du tout, pourquoi voudrais-je la coincer… Il s’arrêta en même temps que son nouvel ami et puis l’écouta. Il était d’accord, rêver ce n’était rien, il fallait agir… mais comment ? Par chance, l’égarer en question était un expert et Ćiro se mit à sourire. Un vrai sourire, heureux et naïf. Voilà qui est intéressant ! Il était vraiment curieux de savoir ce qu’il pourrait lui apprendre.

Suivant les directives de Ciaphas, il posa la caisse en douceur. Il sentit la douleur dans ses jambes s’exprimait en grimaça légèrement. C’est ainsi qu’il remarqua les autres membres de l’équipage. Il y avait du mouvement, des gens tellement différents de lui. Curieux, son regard se perdit un instant. Jusqu’à ce que Ciaphas lui donne quelques coups sur le torse qui aurait pu le briser en deux par la surprise.

Mais je suis un homme ! Dit-il un peu boudeur. Un peu faible, mais un homme quand même. Mais tu sais, à la fin du rêve, c’était vraiment bizarre. Parfois, j’ai peur d’ouvrir les yeux, j’ai peur de les fermer… Son regard se perdit une seconde. Devait-il parler d’Alice, de sa voix qui l’appelait dans le fond de l’océan ? Il tenta de faire sortir cette pensée de son esprit et de se concentrer sur le principale. Oublis ! Dis-moi, que dois-je faire pour qu’Hécate m’apprécie ? Toi qui es expert, est-ce que c’est des rituels spécifiques ? Dois-je danser pour que son coeur m’accepte ? Ou alors me présenter d’une certaine façon… Il prit alors une certaine posture de manière à mettre son torse en avant, les mains sur les hanches et la tête haute avant de finalement froncer les sourcils. Je n'ai peut-être pas assez de poils sinon, il me faudrait une barbe peut-être ? Comme la tienne ? Il s'approcha alors, observant le visage de Ciaphas d'un peu trop prêt.



avatar
06/04/2017 Aenah / Marie 124 Mimi Elashiry nightblood Guerrière et chasseuse 0


Sujet: Re: “ we always need help when it's love ” (Ciaphas + Hecate)
Mer 1 Nov - 19:58

Les cheveux noués en une longue tresse à cause de la chaleur, Hécate sortait de la jungle un grand sourire aux lèvres. Du petits gibiers pendouillaient à sa ceinture. Elle n’était pas revenue de la chasse bredouille, loin de là et elle se dirigea vers le cabanon qu’elle partageait avec sa mère. Celle-ci voudrait peut-être récupéré les peaux de bêtes pour le cuir de leurs vêtements. Elle en profita ensuite pour se débarbouiller et réajuster le cuir noir de sa tenue de chasseresse. Elle nettoya son arc et compta le nombre de flèches opérationnels qui lui restaient. Elle avait intérêt de repasser une nouvelle commande à Ćiro sinon elle allait en manquer. La jeune femme voulait en profiter également pour le remercier de son travail. Depuis qu’elle utilisait son nouvel arc, elle ne ratait quasiment aucune cible. Il était encore mieux que son ancien et elle ne comptait pas tarir d’éloge sur le travail que Ćiro avait effectué. Cela ne l’étonnait pas, il était doué dans son domaine. Irremplaçable même. La jeune femme caressa les gravures que Ćiro avait pris soin de dessiner sur son arc et ne put s’empêcher de sourire. Elle avait hâte de le retrouver pour partager sa réussite à la chasse, en grande partie grâce à lui. Elle sortit donc de chez elle sans laisser le temps à sa mère de lui trouver une autre tâche et se dirigea vers le cabanon que Ćiro partageait avec sa mère et sa sœur. Il était le plus souvent assis près de celui-ci à travailler. Pourtant elle trouva porte close. Aujourd’hui, aucun Ćiro à l’horizon. Elle fit le tour et observa les alentours mais aucune trace de lui.

Hécate se doutait qu’il y avait peu de chance qu’il soit parti en jungle. Il était donc forcément au village. Elle partit à sa recherche, en profitant au passage pour dire bonjour aux enfants de Nylan. Elle gardait de temps en temps ces deux petites terreurs pour soulager leur mère, médecin. Elle croisa également d’autres Kovariis avec qui elle échangea quelques mots mais Ćiro demeurait introuvable. Tant pis, elle lui parlerait une autre fois. Alors qu’elle s’était décidée à rebrousser chemin, elle aperçut une grande silhouette assez fine à côté d’un grand un peu plus trapu. Ils semblaient discuter et Hécate s’approcha. Son intuition se confirma quand elle fut suffisamment près pour distinguer le visage de Ćiro. Ils semblaient en grande discussion. Elle ne connaissait pas l’homme avec qui il discutait mais il s’agissait sans doute d’un membre de l’équipage du bateau qui venait d’accoster sur l’île. Elle trouvait curieux de le voir discuter avec un étranger mais Hécate ne s’en formalisa pas. Elle s’approcha discrètement alors que celui-ci prenait une pose très étrange… Comme s’il imitait quelqu’un… Enfin c’est ce qu’elle supposait en le voyant se tenir ainsi, le buste en avant et les poing sur les hanches. Hécate ne put s’empêcher de rire discrètement de sa position presque grotesque. Elle n’entendit que les derniers mots de sa phrase alors qu’elle le vit s’approcher, le visage à quelques centimètres de l’étranger. Elle écarquilla les yeux alors qu’elle se trouvait proche d’eux. « Heu… Ćiro… » Elle regardait ce dernier et l’inconnu tour à tour cherchant à comprendre ce qu’il se passait. Elle ne savait pas vraiment ce qu’elle avait interrompu mais ils semblaient vraiment se connaitre. Elle se tourna alors vers l’inconnu, un sourire poli mais réservé sur les lèvres. Elle n’avait rien contre les étrangers mais elle était toujours méfiante quand ceux-ci évoluaient sur leur île. « Bonjour, je suis Hécate. Vous êtes un ami de Ćiro ? » Elle ne savait pas si le terme ami correspondait vu leur…proximité. Et on peut dire qu'elle espérait vraiment se méprendre sur la situation. Elle ne savait pas pourquoi mais imaginer Ćiro avoir ce genre de rapport avec une personne, que ce soit un homme ou une femme, ne lui plaisait pas.

avatar
09/08/2016 Chiimaira / Adrien 266 chris john millington ava: champagne mami; sign: myself Timonier du Revenge 27
Chroniqueur d’Écumeuses Aventures


Sujet: Re: “ we always need help when it's love ” (Ciaphas + Hecate)
Ven 8 Déc - 16:28

We Always Need Help When It’s Love.


Ca me fendait la poire que de jouer les mentors avec ce jeune loup, que de lui montrer comment faire ses crocs sur les donzelles. Ciaphas, maître aguicheur, entremetteur à mi-temps. Dans l’idée, le titre m’allait comme un gant. C’était en le voyant si tremblant, si troublant d’honnêteté, que je me rappelais l’émoi de mes primes conquêtes. Ah, mes premières approches, mes sourires naïfs et enjôleurs… Mes années première fois, mes années Nautilus, mes années mousse.
C’était plus fort que moi. Lorsque mon tout premier navire remontait jusqu’à ma conscience, j’étais saisi d’une nostalgie empruntée d’une grande tristesse. Mes premières passes d’armes avec le vieux Vaaldre, qui s’était chargé de me cribler de bleus à grands coups d’épée de bois. Ce vieux renard, je lui devais mon sens aigu de la feinte… Et puis Phil, son optimisme à toute épreuve, ses sourires désarmants à échauder toutes les vierges du port. J’avais longtemps tenté de l’imiter, sans toutefois parvenir à mimer la sincérité de son âme. Ou encore Delki, tête brûlée, toujours le premier à aller au devant du danger, bravant les tempêtes dans le cordage comme personne. Je le voyais encore me dire que c’était pas le refus d’une donzelle qui lui ferait peur quand il savait affronter le courroux de l’océan. Avec lui, j’avais appris à relativiser.
Ils avaient tous été mes professeurs, mes amis, mes frères. Je leur devais tout et je les avais trahi, salissant leur trépas chaque jour passé en tant que pirate sur ce navire de malheur. Maudite soit ma couardise.

J’avais été Ćiro un jour, jeune et crédule, incapable d’aborder les filles d’Eve. J’adressais à l’homme Kovarii un sourire indulgent. Il avait mon âge, mais toute son éducation était à faire, car quand bien même les matrones du coin lui auraient enseigné tout leur savoir, il est des choses que seul un homme peut apprendre à un autre. Avec tout l’équipage du Revenge amarré pour la semaine, il découvrirait sans doute un tout nouveau monde.
« - Mais oui mais oui, t’es un homme, un vrai, p’tit gars. Et j’vais t’montrer comment qu’on y fait avec les nénettes, parole de pirate! » J’éclatais de rire à le voir bomber le torse comme un jeune coq qui gonfle son attirail pour parader. Il lui manquait plus qu’une belle moustache ou une barbe bien taillée, et à ce sujet il se montrait perplexe et s’approchait de ma frimousse. S’approchait trop. J’exécutais un bref mouvement de recul sans me formaliser pour autant. « - T’en fais pas, va. On fera avec les moyens du bord. J’ai connu un gars, Meryl qui s’appelait. Ben, il lui manquait plus d’la moitié d’une jambe, et va savoir comment, mais ce coquin s’était encanaillé avec une ribaude bien comme y faut ! Alors tu vois, t’as pas d’inquiétudes à t’faire... » Comparer Ćiro à un unijambiste… Tu parles, grandiose comme idée pour rassurer le garçon !

Je finissais à peine ma remarque qu’une minette se pointait pour aborder le bonhomme. Plus par habitude que par une quelconque attention, je lui retournais un grand sourire. Hécate…. Oh ! Mais c’était la greluche de Ćiro ! Elle tombait à pic cette là !
« - Moi c’est Ciaphas ! Effectivement, je suis l’ami de Ćiro. » Je la lorgnais de haut en bas, qualifiant la marchandise. Joli morceau, à défaut d’être le plus viril Ćiro avait au moins bon goût. « - J’ai l’impression de déjà vous connaître… Ćiro m’a beaucoup parlé de vous.  Pas vrai ? » Je me retournais les yeux pétillants de malice vers le principal intéressé. Autant la jouer franc du collier d’emblée ; j’aimais pas perdre mon temps. Je lui tendais la paluche pour faire copain-copain, tandis que ma cervelle échaffaudait mille façons d’amener le freluquet à coucher son béguin par voie orale. C’était pa la séance de leçons de drague que j’avais prévue, mais soit.
Tant pis pour la théorie, il apprendrait plus vite avec la pratique.

avatar
11/03/2017 ELOW ; 300 MATHIAS LAURIDSEN ELOW ; CRÉATEUR D'ARCS ET DE FLÈCHES, HOMME DE MAIN ET DE FOI DÉVOUÉ. FAUX IDIOT AUX PENSÉES PRONONCÉS. 71
— hand gon wamplei —


Sujet: Re: “ we always need help when it's love ” (Ciaphas + Hecate)
Hier à 20:13




we always need help
when it's love.
20 AVRIL 2117

C’était comme si le mot “draguer” ne faisait pas partie de son vocabulaire. Ou le vocabulaire d’un kovarii lambda. Les femmes, elles pouvaient jouer de leurs charmes et attirer les hommes dans leurs pièges. Pas lui. En tant qu’homme, c’était une chose qui n’était pas réellement autorisée. Réellement, parce que rien de précis n’était écrit ou exigé de lui. Une bonne droite de sa mère lui avait suffi, plus jeune, pour réaliser qu’il ne pouvait être trop proche d’une femme. Trop physique avec elle… Ćiro le sentait donc au plus profond de lui. D’ailleurs, il ne se croyait pas capable de séduire qui que ce soit. Il ne se trouvait pas “beau”. Il ne se trouvait pas attirant pour un sou. Alors quand son coeur s'emballait pour Hécate, il se retenait et devenait plus maladroit que d’habitude. Ridicule à l’extrême. Il ne savait pas comment s’y prendre et ne savait même pas s’il devait s’autoriser à réfléchir de la sorte. En croisant le pirate, Ćiro n’avait donc pas résisté à lui demander des choses, des choses qu’il ne pouvait pas demander ici, sur l’île. Les autres hommes ne pourraient pas l’aider, c’était certains. Mais lui, si. L’ancien Calusa était devenu un atout précieux par le simple fait qu’il était un étranger. Le fait de ne pas comprendre et saisir les règles de cette île lui donnait la possibilité d’ouvrir les yeux à Ćiro sur ce qu’il ignorait. En plus de ça, il était tellement étrange pour Ćiro qu’il adorait déjà le peu de conversation qu’il avait eue avec lui. C’était un pirate, après tout ! C’était un homme fier à la langue prononcé.

Il parvenait aussi à rassurer Ćiro sur ce qu’il était. Il ne résista pas à sourire devant sa promesse. La parole d’un pirate, ça devait être quelque chose ! En attendant, il se demandait bien quoi faire pour approcher Hécate. Quoi faire pour être plus séducteur, justement.

Oh... Encanaillé ? Ça voulait sans doute dire qu’il avait réussi à plaire à une fille, ça. Enfin, Ćiro avait du mal à comprendre tout ce que Ciaphas lui disait, mais il tentait de traduire ça dans sa tête. Une ribaude, ça voulait sans doute dire une fille chez lui. Alors qu’il était sur le point de dire que lui aussi, il voulait encanailler une ribaude, la belle Hécate apparue comme par magie. Surpris, Ćiro sursaute. Qu’avait-elle entendu ? Peut-être que des stupidités ? Ah… Salut ! Il prend un peu de distance, comme pour permettre à la demoiselle de se faire une petite place dans le petit cercle qu’était celui de Ćiro et de Ciaphas. Mince…

Non, non, pas tant que ça, enfin, peut-être un peu. Chut. Se dit-il. Il sourit, un sourire qui exprime à quel point il est embarrassé… mais de quoi ? Peut-être parce qu’il avait peur qu’elle comprenne pourquoi il était avec Ciaphas, pourquoi il parlait avec lui. Peut-être voulait-il qu’elle comprenne un peu, aussi… Mais dans tous les cas, il n'était pas prêt. Pas prêt à l’aborder de la manière dont son ami pirate le faisait. Trop de classe. Il en était presque jaloux.

Tu… tu me cherchais ? Voilà, arrêtons tout de suite de délirer et concentrons-nous vers ce pour quoi la belle est ici. Et puis, elle le cherchait sans doute, à moi que le hasard ait bien fait les choses et ait décidé de la pousser dans ses bras… bon, non, quand même pas. La déesse devait sans doute trouver ça amusant qu’elle arrive à ce moment précis. Au moins, d’après ce que venait de lui dire Ciaphas, il n’avait pas besoin de barbe. Il pouvait même se débrouiller sans une jambe !


Contenu sponsorisé


Sujet: Re: “ we always need help when it's love ” (Ciaphas + Hecate)

 

“ we always need help when it's love ” (Ciaphas + Hecate)

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Fatal 4 Way - 20 juin 2010 (Résultats)
» Nuage de Minette-Coeur Mélée :2ème entrainement
» Relations entre Politique, CIA et le Sida
» Absolarion Love.
» Love me now or hate me forever!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Hundred :: memories are precious :: Zone de Flashback-