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˜˜˜˜˜˜From thought to words, from words to actions (rebels)
maybe life should be about more than just surviving

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07/09/2016 Nexus 244 Tom Mison Nexus Maniement des armes | orateur 30


Sujet: Re: From thought to words, from words to actions (rebels)
Lun 11 Sep - 12:30

Il était temps de faire son entrée dans la cour des grands, de changer les mœurs et de purifier les esprits corrompus. Une nouvelle ère est en marche, Gustave y croit férocement. N'était-ce pas là tout ce qu'il avait toujours voulu ? Une communauté soudée, capable de savourer cette nouvelle vie qui leur était offerte, repartir de zéro pour construire un monde meilleur ? Oui, mais malheureusement Gustave était un idéaliste et les choses ne se passaient jamais comme il l'espérait. Dans le silence, il suit Devos dans un bunker perdu au milieu de nulle part et soigneusement caché aux yeux de tous.

« Quel lieu euh... confortable. »

Minaude l'odysséen avec un cynisme évident en frottant ses mains sur sa veste sombre alors qu'il est forcé de se baisser pour éviter d'avoir à heurter le plafond trop bas. Lui, du haut de son mètre quatre-vingt-quinze avait bien du mal à se faufiler dans ce lieu escarpé. Il ne faut pas bien longtemps au duo pour atteindre la première salle où les éclats de voix soulèvent l'intérêt mais surtout la suspicion. Aucune douceur, juste la colère, les accusations. Ces gens ont la haine au bord des lèvres. Pourquoi ? L'arrivée de Devos semble couper net toute tentative de communication. Il s'est passé quelque chose, sans doute d'assez grave, pour pousser ladite rébellion à se détruire de l'intérieur. Caché dans l'ombre de son comparse, Gustave pince les lèvres, mains croisées dans le dos et lève les yeux vers le plafond crasseux du bunker. Mauvais timing, comme toujours.

« La trahison peut être le fait d'une intelligence supérieure, entièrement affranchie des idéologies civiques. »

Tonne haut et fort Gustave pour signaler sa présence avant de faire un pas sur le côté, se dévoilant avec l'ombre d'un sourire pincé. Son regard se pose sur la petite assemblée, dévisageant chaque faciès qui la compose avant que sa voix ne s'élève, douce et paternel.

« Les paroles sages de Paul Léautaud, un homme qui avait fait fient du jugement d'autrui pour glisser sur le papier des paroles sensées, véridique et ourlé d'une franchise piquante à souhait... Ce n'est pas pour plaire à tout le monde mais c'est parfois nécessaire.»

Il connaît certains des visages minés qui lui font face. Il y a la colère, le désarroi, l’inquiétude. Tout un maelström d'émotions qui ronge chacun des êtres présent dans la petite pièce dont l'ambiance est alourdie par les mensonges, les non-dits et la colère viscérale qui a soudainement éclaté lorsqu'un abcès s'est crevé. Devos, à ses côtés, semble être à l'origine du tourment oppressant subit par la rébellion. L'odysséen finit par pivoter sur lui-même, dardant ses yeux et perçant sur la silhouette de Murphy tendu comme une corde d'arc. Il s'approche lentement de son amie, la gratifie d'un sourit sincère et tendre avant de s'incliner respectueusement, comme à son habitude. Le dandy reste ce qu'il est, se fichant des regards que l'on puisse porter sur lui, tout comme les jugements alors qu'il se redresse, murmurant à son amie qui l'avait convié à rejoindre le groupuscule à deux doigts de l'explosion.

« Murphy, ma douce amie... Tu aurais dû me dire qu'en venant ici, j'aurais bien plus de travail que je ne l'imaginais. Seigneur... L'ambiance est-elle toujours aussi... explosive, ici ? »


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14/11/2015 Isa & I 3229 Katie Melua Kyran adorable & Avengedinchains & Lux aeterna Mécanique & Nanotechnologie 291
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Sujet: Re: From thought to words, from words to actions (rebels)
Mar 12 Sep - 19:13

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Murph & Ten & Chris & Isa & Devos & Gus @BloodBath #éléphantdanslapièce Guest : Antares


En bonne mécanicienne Tennessee reconnaîtrait entre mille un moteur qui s'emballait. Voilà à quoi elle remettait Murphy en cet instant sans lui accorder aucun irrespect. Dans tous les cas, valait mieux laisser se calmer la bête plus que d'y perdre une main ou des plumes. Que pourrait-elle ajouter de plus la bouclée, alors que Chris jetait de l'huile sur le feu attisant la colère de la garde. Elle craignait néanmoins de se faire éventuellement heurter par un geste inconsidéré et brutal de l'une ou de l'autre. Et bien qu'elle souhaita se protéger son but suprême n'aboutissait pas à blesser un des rebelles. Même si pour le moment ils marchaient vers la bonne voie. Elle saisit donc le vieux chandelier dans lequel brillait une bougie afin d'éloigner les deux querelleurs comme on effrayait un animal sauvage en lui opposant des flammes. Certes son bout de chandelle ne possédait pas grand-chose d'effrayant mais ça ferait l'affaire pour le moment. Et surtout ça l'occupait puisqu’elle n'ignorait pas que son amie - Le demeurerait-elle encore après tout cela ? - ne prétendrait pas écouter une seule parole qui sortirait de sa bouche. A moins de la retourner contre elle. Tel en ce moment, avec cette anecdote du poignard - imaginaire - qui s'enfonçait dans le dos de Murphy. La bouclée trop terre à terre ne put s'empêcher de vérifier celui-ci d'un rapide coup d'œil sur les omoplates de la garde  « Sans poignard c'est surtout impossible  » Rétorqua sa logique malgré elle. Non qu'elle ne fut contraire à accomplir un exploit, mais celui-là elle ne le revendiquerait pas.

Avec la lueur qui l'éclairait, Tennessee s'exposait encore plus quand la garde brune la désignait dans toute son indignité de traîtresse. Nerveuse de nature ses jambes balançaient dangereusement dans le vide, et cependant Antarès s'amusa à y faire quelques passages comme s'il s'agissait d'un jeu d'obstacle. En attendant la mécanicienne se retrouvait exactement dans des circonstances qu'elle côtoyait régulièrement sans jamais intervenir. Les disputes de plus en plus fréquentes entre les deux autres rebelles présents, sauf que cette fois-ci la bouclée en incarnait le déclencheur. Elle estimait, de son point de vue, ces échauffourées régulières responsables de sa décision prise à propos de Devos. Lui conseiller de ne rien dire, car si déjà chacun se prenait le chou pour des peccadilles - Selon Tennessee -, Qu'en serait-il envers l'acte du génie ? « Oui il y a des occasions ou il est préférable de se taire » Affirma-t-elle. Toute vérité ne se dévoilait pas comme le messie descendu du ciel, la preuve en cet instant. Et Tennessee ne regrettait pas un instant son choix, seulement son incapacité à tenir sa langue pour dissimuler des faits aux autres. Pourtant une tourmente régnait dans sa tête, son ventre qui lui soulevait le cœur, et plus la bouclée notait le désespoir de Murphy, plus son cerveau menaçait d'exploser. Finalement, et Tennessee lui en fut reconnaissante, ce fut Chris qui expliqua le problème à Isaïah. Contre toute attente il se montrait beaucoup plus indulgent que d'habitude.

Malheureusement, quand la mécanicienne jugea qu'à la fin des explications du Leader elle se devait de fournir les derniers détails importants, sa collègue de travail en profita pour leur exposer sa propre vision. Plutôt calme par rapport à la jeune femme parfois légèrement hystérique qu'elle fréquentait sans que ça exaspéra outre mesure. Puisque Isaïah possédait le mérite de dire ce qu'elle pensait sans fioritures. Comme aujourd'hui, mais beaucoup plus posément, sans doute pour faire balance à toute l'énergie rageuse dont Murphy électrifiait l'intérieur du bunker. Au point que la bouclée s'attendait à voir exploser des étincelles dans tous les sens. Cela remuait les tripes de Tennessee d'entendre chaque fois accuser Devos sur des éléments dont elle seule portait la responsabilité. Par un mauvais hasard, chaque tentative de compléter le puzzle que les individus présents assemblaient se voyait interrompu par des entrées successives. Eurêka, enfin Devos à qui il ne fallut pas une seconde pour décanter ce qui se tramait dans ce clair-obscur. La lumière vacillante du bougeoir leur permit de croiser leur regard. Il comprenait. Elle s'excusait. Si jamais on devait revenir dessus, ça se déroulerait autre part, pour le moment il devait affronter les autres. Et il ne se rebiffa pas, car depuis son aveu à la Bouclée sa première idée se résumait à avouer ses manœuvres. Une ombre passa alors devant lui à laquelle elle ne prêta pas attention au départ. Le nouveau rebelle enrôlé par Murphy ... Ah oui elle n'y pensait plus du tout !

Autant dire qu'elle le découvrait puisque à part son petit cercle elle ne s'intéressait pas vraiment beaucoup aux autres, du moins à leur personne, mais plutôt à leur condition. Grand, charismatique, du moins pour ce qu'elle en apercevait dans cette pièce éclairée par des chandelles. Il s'exprimait de manière cultivée, par expressions imagées qu'il fallait probablement décortiquées pour en dégager le sens profond. Elle sauta alors sur le sol s'avançant vers lui « Bienvenue parmi nous ... Gustave » Pour le nom elle repasserait, un peu de politesse - bien que ce ne fut pas son fort - avant la tempête ça ne se refusait pas. Elle lui passa ensuite sa bougie, le temps qu'il s'habitue au sombre éclairage du lieu « Faudrait pas que la flamme qui vous habite s'éteigne par cette entrée en matière plutôt brutale » Termina-t-elle en s'enfuyant prêt du jeune chien pour lui voler une caresse. Qui sait si après cela Murphy lui permettrait encore de le fréquenter ? Puis elle se dirigea vers Devos pour faire bouclier devant lui de sa frêle personne, se saisissant du court silence pour se manifester « Isaiah avant de présumer que j'étais d'accord, il faudrait m'avoir entendu, ensuite je ne savais rien avant qu'il ne me le confesse, et après il a toujours voulu venir vous le dire, c'est moi qui lui ait conseillé que non ... Surtout parce qu'il m'a assuré qu'il n'y aurait aucune conséquence fâcheuse pour nous... »

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06/12/2015 Lux Aeterna 30166 Sophia Bush Avengedinchains (vava) ; Oreste (image profil); Lux Aeterna (sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 429


Sujet: Re: From thought to words, from words to actions (rebels)
Mer 13 Sep - 22:26

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❝ From thought to words, from words to actions ❞
Murphy Cavendish & rebelles Odysséens
(11 juillet 2117)


Il commençait à y avoir beaucoup trop de données pour Murphy. Que Chris la considère comme une gamine si ça lui chantait, elle n'en avait plus rien à faire. L'opinion qu'il pouvait avoir d'elle avait à ses yeux autant d'importance qu'un renard à quatre yeux qu'elle aurait pu croiser au détour de la forêt : elle n'en avait plus rien à faire. Elle avait eu beaucoup à emmagasiner en quelques minutes, beaucoup trop. Elle ne pouvait pas y ajouter une charge qui ne devrait plus, de toute façon, avoir aucun impact. Elle lui accorda à peine d'attention, l'écoutant d'une oreille alors qu'il semblait buter sur tous ses arguments. Il parlait de division alors qu'il soutenait celui qui les divisait, et Murphy était fatiguée de s'égosiller à essayer de le lui faire comprendre. Il semblait trop borné pour admettre que ses excuses ne suffiraient pas à réparer une rébellion qui se détricotait à une vitesse affolante. Il avait déconné, mais Devos avait encore plus merdé en décidant qu'il était plus intelligent qu'eux tous et que son idée ne méritait ni d'être partagée, ni d'être débattue. Si Chris voulait repartir de là sans en discuter, alors ce serait sans elle. On ne pouvait pas faire table rase d'erreurs parce qu'elles ne nous arrangeaient pas. C'était reconstruire quelque chose sur des fondations plus que branlantes, c'était accepter que chacun prenne ses décisions dans son coin et mette en péril le mouvement entier, c'était abandonner tous les principes sur lesquels était censé reposer la rébellion. Cette rébellion individualiste, désordonnée et chaotique n'avait pas de place dans sa vie. Elle ne voulait pas se battre pour la montée au pouvoir d'un groupe auquel elle croyait moins que le Conseil lui-même. A croire que leurs idées les aveuglaient au point d'oublier les valeurs qu'ils souhaitaient vraiment défendre. Pour diriger les siens et pour la diriger elle, elle ne voulait pas de meneurs égoïstes et égocentrés au point d'en oublier l'opinion des autres. Le Conseil avait ses défauts, mais il était arrivé là parce qu'il avait été élu. Il hésitait, tâtonnait, mais écoutait ses hommes; preuve en était, leur déménagement récent.

Cette fois-ci, donc, elle demeura silencieuse face aux répliques de Chris. L'un devait bien être sensé pour les deux. Il était incapable de reconnaître les failles dans le plan de Devos, et elle paraissait incapable de lui faire entendre raison. La discussion était rompue. Elle avait lancé quelques regards noirs à Tennessee, qui ne semblait toujours pas réaliser à quelle point elle avait pu la blesser. C'était une pragmatique, Tennessee, une réaliste, une concrète, mais comment pouvait-elle être aveugle à ce point là ? Comment pouvait-elle ne pas voir l'impact que son mensonge pouvait avoir sur leur amitié, en plus de la rébellion ? D'entendre la voix d'Isaiah prendre la suite des discours de Chris la fit lever le nez de son chien une seconde. La brunette résumait parfaitement bien la situation et, sans un mot, la patrouilleuse acquiesça, dépitée et de haussements de sourcils furtifs, chacune des constatations de Stowaway. « Ah, merci ! » Elle avait levé un bras satisfait dans l'air, rassurée de ne pas être la seule à relever les failles de ce plan que tous les autres semblaient supporter sans ciller.

Son regard fut attiré du côté des escaliers, là où une silhouette venait d'apparaître. « Oh, mais c'est trop aimable de ta part de nous laisser nous exprimer, cette fois » ironisa-t-elle avec un petit ricanement jaune. Elle allait l'étriper. Comment osait-il garder cette stature inébranlable alors qu'il était démasqué ? Comment pouvait-il être convaincu à ce point du bien fondé de son geste ? Elle avait toujours estimé Devos, mais quelque chose en lui l'inquiétait brusquement. Il avait plongé la tête la première et semblait incapable de remords. Jamais il ne reconnaîtrait son erreur, et ce ne serait même pas par fierté; ce serait simplement parce qu'il ne réfléchirait jamais à ce qu'il avait réveillé au sein du mouvement. Gustave apparût un instant plus tard dans l'ombre de Devos et elle mourut d'envie de courir vers lui pour pleurer de rage dans ses bras, mais il la fit taire en un instant. « Une intelligence supérieure ? » Elle avait sifflé de manière à peine audible entre ses dents, se prenant de plein fouet la remarque de Gustave. Venait-il tous de les traiter de débiles, ou se contentait-il d'approuver le choix de Devos comme tous les autres ? Elle se força à reprendre une respiration régulière en fixant Antarès mais même lui n'avait plus guère le pouvoir de la calmer. Gustave était-il seulement au courant de cette vérité qui venait d'éclater ? Elle préférait lui donner le bénéfice du doute et leva le nez vers lui lorsque ses pieds s'imposèrent dans son champ de vision. « Non, seulement quand Devos considère que l'opinion des autres vaut pas autant que la sienne » répliqua-t-elle sèchement à un Gustave encore calme -l'une des seules personnes présentes encore objectives à cette situation.

Son cœur se serra lorsqu'Antarès échappa à son affection, vif et rapide, pour chercher l'attention de Tennessee. Elle avait la très désagréable sensation de se débattre contre un raz-de-marée qu'elle n'aurait bientôt plus que la force de regarder envahir, inonder et noyer tout ce qu'ils avaient construit. Murphy n'était pas défaitiste ou pessimiste, elle était réaliste. Si ce n'était Isaiah, personne n'était prêt à remettre en question la façon de faire de Devos. « Stowaway avait pas vu faux, pourtant. Si t'as encouragé le silence de Devos, j'espère que t'étais au moins d'accord avec toi-même. » Un sourire moqueur se dessina sur ses lèvres pendant une micro-seconde alors qu'elle jetait un regard glacé à Tennessee. « Donc, juste pour être clairs, on est que deux à se dire que c'est pas normal qu'un seul mec décide pour tout le reste du groupe ? » Elle secoua la tête et se releva avant de s'adosser au mur, les mains dans le dos, cherchant la fraîcheur du béton, jetant un regard panoramique à tous ceux qui habillaient la pièce lugubre. « J'espère que personne d'autre va venir, mais on va éclaircir les choses pour tout le monde. On avait bien une taupe et c'était un des leaders. Vous pouvez le reconnaître parce qu'il se sent offensé par le fait qu'on commente sa décision. » Elle tendit le bras pour désigner Devos, lui lança un sourire sarcastique et chercha du regard le soutien de Marlene, puis de Gustave et d'Isaiah. « On peut pas contourner les règles juste parce que cette fois-là, elles nous arrangent pas. Les règles existent pour une raison, Devos. Moi je fais pas confiance à des gens qui sont pas foutus de communiquer. » Entre deux phrases, elle respirait fort, un peu trop fort. Elle fulminait, s'efforçait de ne plus rien laisser paraître parce qu'elle savait la perte de temps et d'énergie que ce serait. Elle ne croyait plus en eux, autant qu'elle se préserve. « Et ça je pensais qu'on serait plus nombreux à le penser. » Elle jeta un bref regard à Chris, qu'elle ne comprenait décidément plus du tout. Peut-être qu'après tout, ils cherchaient, tous les deux, le pouvoir... à n'importe quel prix, même celui de la démocratie.

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01/11/2015 Glacy 1420 Brett Dalton luxaeterna (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 1234
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Sujet: Re: From thought to words, from words to actions (rebels)
Sam 16 Sep - 10:59


Une question d'éthique et morale. Isaïah qui faisait part de ses doutes et d'un côté je pouvais que la comprendre qu'elle puisse douter de l'issue de notre mouvement. M'étant tu pour écouter ce qui était dit alors que je ne cessais de réfléchir, pouvant comprendre qu'elle ne cautionne pas le silence de Devos. Non pas que je le cautionnais réellement non plus mais il était certain que je préférai que ce soit Devos qu'un autre. En fait, non, il n'y avait pas de préférence, mais une part de moi était un peu soulagé qu'il n'ait voulu qu'agir que pour notre bien autant que je pouvais comprendre leur colère. Presque étonné autant qu'Isaïah de la voir rester si calme.

Et soudain le sujet de notre conversation, du coeur du problème apparaissait. Devos qui se joignait au mouvement à son tour. Mon attention qui se reportait sur lui alors qu'il était là, savait clairement de quoi retournait la situation. Il savait qu'on savait. L'étudiant alors que son regard se posait sur Murphy, qui se doutait devait être sa plus grande adversaire à cet instant. Devos qui ne regrettait rien. J'étais certain qu'il ne regrettait aucune de ses actions alors que l'homme avait préféré garder le secret pour tenter de faire avancer le mouvement. Si une part de moi était déçue, l'autre savait que c'était du génie. Non pas que je pouvais réellement lui en vouloir. A mes yeux il avait fait ce qu'il fallait alors que nous étions toujours là. Et si certes, il était mieux de dévoiler la vérité, parfois se taire valait mieux. Ne trouvant pas de réels motifs pour lui en vouloir alors que j'avais été absent pendant une grande période, que je les avais les laissés. Ne trouvant pas que c'était pas mon droit de le critiquer alors que s'il nous avait trahi, je les avais autant trahi. Et déjà l'évidence silencieuse que je le soutiendrai.

Gustave qui surgissait à son tour dans le bunker. Un autre élément. L'image de leaders qui se déchiquetait entre eux. Un homme à qui je n'avais jamais réellement fait confiance autant que je savais qu'il était un philosophe, qu'il était du genre à vouloir calmer les parties. Un homme qui remarquait lui aussi l'ambiance explosive qui régnait dans le bunker. « A vrai dire c'est notre première réunion. » Un ton presque sarcastique autant que je détestais la situation se dégradait. M'adossant contre un mur alors que je prenais le temps de réfléchir à la situation tandis qu'ils continuaient de se disputer. Le temps qui continuait de filer. Murphy qui me jetait un regard alors que je savais qu'elle aurait cru que je la soutiendrait que j'aurai estimé qu'il était plus important de communiquer. Poussant un soupir. « Je ne cautionne pas l'idée du silence, et c'est certain que j'aurai autant préféré que tu nous en parles Devos, mais je suis pas le mieux placé pour te critiquer. » Lui jetant un regard alors qu'il était certain que j'aurai préféré qu'il m'en parle la dernière fois alors que nous avions eu une conversation sur cette taupe, mais même au-delà de cela, il restait quelqu'un en qui j'avais confiance.  

A vrai dire, on avait besoin de personne pour se détruire. Le conseil devait se frotter les mains. « Tout ce que je vois c'est qu'on s'auto-détruit. On a pas trente heures devant nous, quelqu'un va forcément se rendre compte qu'on est tous absent et se poser des questions. On a fait cette réunion pour faire des plans concrets et là on est toujours au stade 0. On est pas plus avancé, on a juste reculé en arrière parce qu'on se dispute. Certes, selon les définitions Devos nous a trahi, mais alors je suis pas mieux que lui parce que j'étais ailleurs pendant un bout de temps. On a pas de plan concret encore, je pensais qu'on pourrait avancer, qu'on pourrait oui ou non se décider si on va voir le Conseil et leur poser un ultimatum, surgir enfin dans l'ombre et faire quelque chose de concret mais cela a pas l'air d'être encore le cas. C'est vrai, Murphy a raison, on pourra pas avancer si on communique pas. » Lui jetant un regard. « Et je dis pas qu'il faut qu'on oublie ce qui s'est passé. C'est ce qui fait ce qu'on est, pourquoi on avance ou pourquoi on veut s'améliorer... » L'image de Robb qui se dessinait un instant dans mon esprit avant que je ne continue. « ... mais si on veut réellement faire quelque chose de concret et communiquer, autant qu'on se mette tous au point maintenant. Ce qui ont quelque chose à dire ou qui veulent s'expliquer sur leurs actions, ou critiquer le fond à tour de rôle et au passage tant qu'à avancer donner leurs avis pour faire avancer le mouvement. » Quitte à faire une pierre deux coups. N'ayant aucune idée s'ils allaient accepter l'idée ou si la situation allait dégénérer encore plus mais au point où nous étions, on avait rien à perdre. « Je pense que si le conseil nous verrait, il rigolerait. Sans offense Marlène, mais on s'autodétruit. Je cautionne pas ce que tu as fait Devos alors que je t'ai posé la question, mais je t'en veux pas pour autant. Tout ce qui m'intéresse c'est de savoir ce qu'on va faire pour faire avancer le mouvement et améliorer les choses. Les gens parlent, pas tout le monde est content des décisions du conseil. Et nous on veut proposer une autre voie alors pourquoi ne pas leur dire concrètement, pourquoi ne pas faire face au conseil vraiment ? »


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Sujet: Re: From thought to words, from words to actions (rebels)
Mar 3 Oct - 23:26



From thought to words, from words to action


Les rebelles & Isaïah Stowaway
Incapables de travailler ensemble. Je les regardais, tous autant qu’ils étaient. Devos, qui venait d’arriver avec Gustave, et qui avait compris de quoi on parlait, Tennessee - l’une de mes amies - et Murphy qui s’entredéchiraient parce que Tennessee avait couvert Devos, et Chris qui tentait d’arranger les choses. Et moi, au milieu de tout ça. Moi qui peinais à trouver ma place depuis des mois aussi bien au sein du campement qu’au sein des Rebelles. Chris, comme Devos, m’avait assuré que j’avais ma place au sein du mouvement. Mais laquelle ? Ils étaient là à se déchirer pour une action de Devos. Je comprenais le ressentiment de Murphy à son encontre, tout comme je comprenais que Chris veuille le défendre. A moi aussi, Devos était mon ami. Avant. Là, je ne savais quoi en penser. Ce que je savais en tout cas, c’était qu’il n’y avait pas de Rebellion s’il n’y avait pas de confiance entre les membres du mouvement. Et clairement, il y avait dissension entre eux. Je n’ai pas ma place là dedans… songeai-je en secouant la tête. « Vous savez quoi ? Vous me gavez, tous. Vous êtes déjà pas capables de bosser à quatre et vous voulez embringuer d’autres personnes là dedans à commencer par Marlène, Gustave et moi ? Mais sérieux ! Vous voulez quoi ? Qu’on se plante sur toute la ligne ? Qu’on soit éjectés du campement et qu’on crève ? Certes, c’est mieux que d’être éjectés dans l’espace. Mais Franchement ? » Je me tournai vers Chris et vers Devos : « Je regrette que vous m’ayez entrainée là-dedans. Votre idée est bonne. Mais… Merde quoi ! Apprenez déjà à bosser ensemble. En attendant, j’ai rien à faire ici. »

Faisais-je une connerie ? Sans doute. Mais pour l’heure, je ne pouvais pas rester, ce n’était pas possible. J’espérais pouvoir un jour trouver ma place parmi eux. Mais je me connaissais. Je savais que, si je restais plus longtemps, j’allais péter un câble comme l’avait fait Murphy, et cette dernière avait plus de légitimité que moi pour ça. « Pardon. » dis-je en bousculant l’ainé du groupe pour partir. Et dire que j’avais eu un mal fou à arriver jusque là… Il ne restait plus qu’à espérer que je retrouverais mon chemin plus facilement qu’à l’aller…


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20/12/2016 ELOW ; 586 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 332
— Chi cerca, trova —


Sujet: Re: From thought to words, from words to actions (rebels)
Lun 16 Oct - 19:40



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from thought to words,
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11 juillet 2117

C’était exactement ce que Devos aurait aimé éviter. Ce rassemblement dans le doute et la trahison. Ces regards perçant, à l'affût d’un coupable, d’une âme sur lequel imposé la douleur et la perte totale de confiance. Cette âme, c’était la sienne. Aussi enflammée que froide, l’âme d’un solitaire dont les émotions les plus vives l'échappaient parfois. Silencieux et observateur, Devos se demandait ce qui allait lui tomber dessus. Il est toujours prêt à répondre de ses actes, il ne doute pas, lui. Ni de ce qu’il a accompli, ni des personnes présentes. Si seulement ils pouvaient voir le monde avec son esprit, alors peut-être réaliseront-ils qu’il n’y avait, dans ce qu’il avait fait, aucun mal désiré. Aucune mauvaise volonté. Il était avant tout un rebelle, comme si cette fonction était inscrite dans son sang. Et quand Devos trouvait un but, nul ne pouvait vraiment l’empêcher de l’atteindre.

Son regard était posé sur Murphy. Clairement, elle ne réaliserait jamais la manière dont il fonctionnait. Après tout ce temps, il y avait toujours un gouffre profond qui entourait Devos et rare étaient les personnes à avoir atteint un pont vers son être véritable. Comme souvent, l’informaticien ne répondait pas. Il laissa les autres combler les vides et s’exprimer. Il n’aimait pas gaspiller les mots et la plupart l’avaient compris. Surtout, dans une situation pareille, il avait la sensation que répondre à chaque question ne servirait à rien. Et cette sensation augmentait quand il y avait dans son entourage des paroliers aussi féroces que Murphy et Chris. Toujours silencieux, il lança un regard navré et pourtant plein de compréhension à la jeune Isaiah qui décida de laisser tomber. C’est alors qu’elle s’éloigna qu’il décida de reprendre la parole.

C’est votre spécialité, ça. Vous égarez. Balancez une centaine d’informations à la minute sans laisser le temps à ceux qui vous entourent d’assimiler ce qui se passe. Il se détourne de l’ombre de la mécanicienne pour les rebelles présents. Il croise les bras, signe de réflexion et de position. Si vous voulez que je vous étale les faits et le pourquoi de mes actions, il n’y a pas de problème. Mais si je ai pas passé ces derniers mois à faire bouger les choses ce n’est pas pour que vous vous mettiez de nouveau à bloquer complètement là où nous avons enfin la possibilité d’agir et d’avancer. Il marque une pause, glissant son regard sur chacun d’eux. Oui, Tennessee était au courant, bien après les faits, mais elle l’a su avant vous et simplement parce que je ne suis pas une taupe. Je n’ai pas agi pour moi, ou pour le conseil, j’ai agi pour la rébellion qui dépasse largement nos propres personnes. J’ai fait ce qui devait être fait à un moment où aucun de vous ne pouvez accomplir quoi que ce soit. Et je l’ai fait en prenant toutes les précautions possibles pour que les rebelles ne se noient plus dans l’absence et l’inaction. D’un ton plus grave, il ajoute : Mais vous tous, maintenant que vous savez que je suis responsable, moi et uniquement moi, vous ne voyez que la trahison. Regardez plutôt ou nous en sommes, aujourd’hui ! Regardez plutôt comment les choses ont évolué ! Pourquoi est-ce que vous perdez votre temps ? Je suis dévoué à cette cause autant que vous l’êtes et en aucun cas ma manœuvre ne mettait en péril ce que nous avions accompli. Est-ce si difficile de passer outre ce qui ne peut être changé ?

Il avait indiqué la marche à suivre, voilà tout. Le conseil avait la même idée, pure coïncidence. Marlène pouvait le confirmer. Mais personne n'était prêt à agir et Devos avait murmuré les paroles nécessaires pour que le conseil se décide. Pour qu’ils bougent. Il passait tout son temps dans le campement, à écouter et observer, à travailler et aider. Personne ne pouvait vraiment l’apprécier, mais personne ne pouvait nier qu’il agisse toujours avec une réflexion profonde et calculée. Le déménagement était un tournant décisif. Si le conseil avait décidé de ne pas bouger, les rebelles auraient pu mettre en place des actions pour faire émerger l’idée auprès des survivants. Pour rallier des âmes à la cause et s’installer dans un lieu de leurs choix. Mais la manoeuvre aurait été plus compliqué et aurait sans doute divisé largement les anciens habitants de l’Arche. Mais, si le conseil avait mis en place le déménagement - ce qui fut le cas - la mise en place aurait été plus actifs et rapides. Les doutes se seraient volatilisés avec douceurs et les décisions prises avec considérations. Le conseil pouvait être utilisé, voilà ce que Devos en avait conclu. Certes, ils doivent être renversés et il y a encore beaucoup à faire - nombreux sont ceux qui ne les approuvent pas et souhaite un autre système - mais cela ne voulait pas dire qu’ils étaient inutiles. Devos l’avait compris et cela aurait été trop long de le faire comprendre à d’autres. Surtout que le mouvement est, pour beaucoup, inexistant. Perdu depuis leurs venues sur terre. Ce qui offrait aux rebelles une chose parfaite pour l’avenir : l’élément de surprise.


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14/11/2015 Isa & I 3229 Katie Melua Kyran adorable & Avengedinchains & Lux aeterna Mécanique & Nanotechnologie 291
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Sujet: Re: From thought to words, from words to actions (rebels)
Sam 21 Oct - 21:07

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Murph & Ten & Chris & Isa & Devos & Gus @BloodBath #éléphantdanslapièce Guest : Antares


Une marée émotionnelle envahissait la pièce se heurtant contre les murs pour envoyer des échos étourdissants aussi silencieux que dévastateurs. Face à ce flux Tennessee se retrouvait impuissante, au pays d'une vie ordinaire pour tout être normalement constitué, mais complètement abstraite pour la mécanicienne. Oui l'intérieur de ses boyaux se décortiquait comme un puzzle sous les à-coups de l'émoi qui ressortaient des paroles de Murphy, résonnant comme des cris à moitié étouffés aux oreilles de L'Odysséenne. Elle retrouvait sa tête mise au billot par celle à qui elle accordait toute sa confiance, tout autant qu'à Devos. Face à la révélation de ce dernier quelques temps plutôt, elle se vit dans l'incapacité de ne pas le soutenir, d'autant plus qu'il lui assura que rien ne fâcheux ne tomberait sur leur tête. Eviter  de le voir lapider par des langues acérées devenant alors sa priorité, bien qu'elle connut sa propre incapacité à la dissimulation prolongée. Parler sans filtre voilà sa spécialité, et cette information s'y glissa sans qu'elle y prenne garde pour terminer comme une mine dans un champ réputé plus que tranquille. BOOM. Une fois la bête lâchée elle ne concevait aucune manière de la faire revenir dans une cage aussi ouverte que la boîte de pandore. Debout à coté de Devos elle s'enveloppait de la fierté qui tenaillait sa poitrine, refusant de baiser les yeux face à ses accusations alors que son âme se fractionnait à la vue de l'immense déception de la garde à son sujet. Et Chris parlait mais la bouclée n'écoutait pas ... Ou plus.

Isaiah. A Peine intégrée qu'elle désirait les abandonner. A la première contrariété. De taille OK. Malgré tout si elle les lâchait aussi vite pourquoi n'irait-elle par les dénoncer ou verser sur venin sur leur dos à d'autres ? Pourquoi chacun ne parvenait pas à exposer ses déceptions calmement, pour que tous puissent en discuter avec un esprit clair et sensé ? Pourquoi dramatiser à ce point quand aucun cadavre n'ornait le sol du bunker ? Quand tous continuaient à marcher en liberté parmi les autres ? Elle esquissa un pas vers Murphy alors qu'Isaiah la bousculait pour sortir laissant la trappe grande ouverte. Invitant ainsi n'importe quel individu à venir y faire une visite. Alors la bouclée se tourna afin de partir à sa poursuite quand son attention fut happée par un mouvement non loin d'elle. Gustave, un petit bleu parmi eux, souhaitait s'exprimer, curieuse elle s'immobilisa pour entendre ses arguments mais il fut coupé par la voix particulièrement calme de l'accusé - Devos - leur donnant sa version de l'événement. Au fond lui seul leur accorderait la plus juste des visions du méfait autour duquel ils se déchiraient tous. Alors qu’ils eussent du - selon elle - faire preuve de compréhension et d'écoute. Elle n'ajouterait rien de plus intéressant que lui alors elle se décida à grimper l'échelle pour rejoindre sa camarade mécanicienne, qu'elle espérait voir piétiner dehors pour tenter de la faire revenir. Sinon elle partirait à sa recherche, car elle ne pouvait décemment pas, la connaissant, l'abandonner dans un tel état.

Pas besoin d'avertir, pourquoi faire ? Ils déduiraient tous aisément qu'elle poursuivrait Isaiah tout en se chargeant de refermer la trappe. Rapidement elle grimpa l'échelle pour se retrouver aveuglée par un soleil mordant. la clarté de la bougie dans l'abri ayant habitué son regard à plus d'obscurité. Immobile, la main sur le front pour protéger ses yeux, Tennessee prit patience pour se réadapter à la lumière du jour. Elle put néanmoins remarquer assez rapidement que la fuyarde ne se trouvait plus sur les lieux. Bien entendu, il faudrait partir à sa recherche, elle se retourna pour fermer l'entrée de leur endroit secret quand un bruit parvint à ses oreilles. On la rejoignait, qui donc ? Un autre abandon ? Ah non une truffe blanche eut tôt fait de venir léchouiller son visage l'obligeant à s'écarter pour qu'Antarès puisse poser ses pattes sur la terre ferme « Toi aussi tu étouffes là-dedans ? Tu veux venir à la recherche d'Isaiah avec moi ?  » Visiblement cette perspective ne l'enchantait pas non plus, car il ramassa un bout de bois puis commença à tourner autour de la jeune femme pour l'inciter au jeu. Le jeune chien brillait quant à saisir le moment le plus inopportun pour cette activité. Mais la mécanicienne ne lui refusait jamais rien, et présentait qu'il désirait se libérer du climat négatif régnant dans leur fortin. Tennessee récupéra donc la branche morte  pour la lancer au loin alors qu'une autre silhouette émergeait de leur Quartier Général ...

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06/12/2015 Lux Aeterna 30166 Sophia Bush Avengedinchains (vava) ; Oreste (image profil); Lux Aeterna (sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 429


Sujet: Re: From thought to words, from words to actions (rebels)
Sam 21 Oct - 23:23

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❝ From thought to words, from words to actions ❞
Murphy Cavendish & rebelles Odysséens
(11 juillet 2117)


Murphy ne se serait jamais cru quelqu'un de naïf, mais par la force des choses, c'était quelque chose qu'elle commençait à considérer, le fait d'être naïve. Elle avait cru que le ciment de la rébellion c'était, au même titre que leurs convictions, la confiance. Mais sans la confiance, quelle direction pouvaient prendre leurs convictions ? Leurs actions ? Sans la confiance, ils n'étaient qu'un mouvement grossier et maladroit de plus, des gens un peu fous qui espéraient le meilleur sans être capables de se l'offrir à eux-mêmes. Et personne ne semblait enclin à comprendre ça. Elle parlait dans le vide, hurlait dans le vide. Autant faire face à un mur. On ne l'écoutait pas, on répondait à côté, on continuait dans la même direction. Alors elle se tût, Murphy, laissa son regard courir dans le vague, espérait que ses pensées trouveraient une directement meilleure que celle qu'elles avaient prises depuis que le secret avait éclaté. Mais au lieu de ça, il subsistait cette rancoeur extrême, qui prenait toute la place lorsque le reste s'effaçait. Si elle n'avait pas fait preuve de maladresse, Tennessee ne lui aurait jamais avoué le jeu auquel Devos jouait dans leur dos. Si elle n'était pas maladroite, Murphy aurait pu rester dans le mensonge encore longtemps, aurait continué à croire en leur amitié sans y déceler la moindre faille, aurait continué à croire en la rébellion sans y voir les erreurs. Ce n'était pas sa logique qui était la plus blessée, c'était son ego. Tous semblaient destinés à lui tourner le dos à un moment ou à un autre.

Chris parlait, mais elle ne l'écoutait plus vraiment. Il admettait l'erreur de Devos mais l’encensait presque. Si c'était si facile pour lui de passer à autre chose, comment avait-il pu rester bloqué si longtemps sur un deuil ? Le cynisme manqua de la faire sourire au milieu de cette scène déplorable. « Si "se mettre au point", pour toi, c'est faire comme si de rien n'était, alors fais-le sans moi. Je veux pas cautionner une façon de faire aussi lamentable. » Et puisqu'il ne l'écoutait pas, c'était tout ce qu'elle aurait à lui répondre de plus. C'était plus épuisant encore de retenir ses mots que de les cracher au visage de leurs destinataires, mais puisque tous semblaient trop bornés pour l'écouter, alors elle ne leur ferait plus le plaisir de leur donner matière à répondre, et qui plus est, à répondre à côté. Le Conseil rigolerait donc s'il les voyait ? La voilà, la meilleure. Le Conseil ne savait même pas qu'ils existaient. Le Conseil n'en aurait strictement rien à faire d'une menace dont ils n'avaient pas conscience et qui s'écroulait sous leur nez. Le Conseil avait la sagesse qu'eux n'avait jamais eue. Ils savaient s'entendre, communiquer. Le Conseil s'était construit proprement, avait été élu, discutait chaque décision avant de faire un choix. Les rebelles semblaient être enclins à laisser un seul de leurs éléments dicter leur conduite. Ils semblaient disposés à oublier une erreur qui aurait tous pu les mettre en péril, s'en offusquaient à peine pour le geste. Murphy ne voulait pas faire partie d'un groupe pareil. A quel moment s'étaient-ils tous perdus ? A quel moment avaient-ils arrêté de se comprendre ? Quand Chris les avait délaissés ? Ou bien peut-être que la rébellion avait toujours été bercée de cette illusion de confiance.

C'est Isaiah, qui, pourtant, prit la décision la plus extrême. A peine arrivée, déjà repartie. Murphy la regarda quitter les lieux d'un œil morne, admirant sa détermination plus qu'elle n'aurait osé l'admettre. C'était ce à quoi elle était réduite dans une telle situation ? Admirer Isaiah, celle dont elle avait nié l'appartenance à la rébellion ? Elle-même n'avait pas les couilles de tout abandonner sur un coup de tête, et pourtant ce n'était pas l'envie qui lui en manquait. Elle se demandait ce qui la retenait. Elle ne voyait plus aucun avenir au mouvement, mais elle n'arrivait pas à accepter l'idée de tous les laisser en plan. Sans doute parce que malgré tout, elle tenait encore un peu à eux. Ou peut-être était-ce de la pure auto-préservation, peut-être qu'elle pensait à elle et à la vengeance qu'ils pourraient prendre sur un ancien leader qui leur aurait fait faux bond. Ou c'était l'esprit de Faust, qui résidait en ces liens autant que chacune de leurs convictions, qui la retenait ici. Parce que c'était tout ce qui lui restait d'elle. Devos reprit la parole sans s'émouvoir de la disparition d'Isaiah. Même ça n'était pas capable de le faire réagir, le sans-cœur. « Mais t'es débile ou quoi ? Tu le vois toujours pas le problème ? C'est que tu parles "au nom de la rébellion" », ne put-elle contenir, agitant furieusement des doigts pour mimer les guillemets, « alors que t'as demandé l'avis d'aucun d'entre nous. Ça, c'est un acte égoïste et malsain. Et dangereux ! C'est l'acte d'un taré qui considère que sa décision est trop bonne pour être discutée ! Même le Conseil fait les choses plus proprement. » Elle jeta un regard à Marlene, comme pour s'excuser de l'inclure malgré elle là-dedans. Elle restait calme, la conseillère, cherchait les mots. Comme un Gustave silencieux et observateur. « Et arrêtez de croire que c'est grâce à vous qu'on a bougé. Bouger, ça a toujours été une option pour tout le monde, y compris pour le Conseil. »

Son regard fut brusquement attiré par Tennessee, qui s'agitait, et prit finalement la suite d'Isaiah. Murphy leva les yeux au ciel. Elle fuyait le conflit, c'est ça ? Ne supportait pas les reproches qu'on pouvait lui faire ? « Vous savez quoi ? » Sa voix était devenue calme et grave. Antarès avait filé derrière la mécanicienne, et elle n'avait plus rien à faire ici. « Le jour où vous reviendrez à la raison, vous savez où me trouver. En attendant, allez vous faire foutre. » Elle se décolla de son mur et ne leur offrit pas un regard de plus, filant vers la source de lumière qui se détachait encore sur l'obscurité sous-terraine. Elle accorda quelques secondes à ses iris pour s'adapter au ciel éclatant et trouva Tennessee et Antarès, prêts à jouer comme ils l'avaient toujours fait. Mais cette fois, Murphy ne l'acceptait pas. Elle s'avança, déterminée, vers son chien, et l'attrapa pour le serrer contre elle. Un seul regard à Tennessee, remplit de haine et d'incompréhension, et son attention fut attirée par une silhouette qui quittait le bunker. Marlene. « Murphy... » La patrouilleuse serra un peu plus Antarès, comme s'il était son seul allié, sa bouée de sauvetage face au naufrage de la rébellion. Tremblante, peinée, Murphy se retourna et laissa les deux femmes où elles étaient. Qu'ils aillent tous se faire foutre.



Murphy out !

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01/11/2015 Glacy 1420 Brett Dalton luxaeterna (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 1234
- Whatever it takes -


Sujet: Re: From thought to words, from words to actions (rebels)
Dim 22 Oct - 16:34


Un mouvement qui s'écroulait, qui partait dans toutes les directions à vrai dire. Ne pouvant qu'assister impuissant au départ d'Isaïah. Isaïah qui se décidait soudainement de partir non pas juste de la pièce mais entièrement du mouvement. L'éclat de mon regard qui changeait alors que tout s'écroulait. Point par point. Une décision soudainement précise. Un choix sur lequel il n'était pas possible de revenir en arrière. Un choix sur laquelle elle ne reviendrait pas visiblement. Je l'avais toujours connu impulsive, et j'avais vraiment cru que c'était la bonne solution pour elle de s'investir dans le mouvement mais à cet instant comme elle le disait cela ne semblait pas l'avoir été. Isaïah qui ne croyait visiblement pas au mouvement, ne comprenant pas comme nous pouvions en être arrivés là alors qu'il n'y avait aucune communication, aucun plan concret. Il n'y avait rien si ce n'était du vide. Ou du moins c'était l'impression désormais que j'avais alors que l'un après tout les pensées se faisaient plus lourdes et l'impression existentielle que cela ne marcherait pas là était là. Chacun qui se décourageait alors qu'autant que je proposais de plans concrets, cela ne semblait pas être non plus la solution. Impuissant alors que je voyais Tennessee suivre sans un mot Isaïah, s'élançant derrière la jolie brune. Un nouveau départ ou juste le désir de la jeune femme de rattraper Isaïah. Une nouvelle question qui se posait dont je n'étais pas certain de connaître la réponse. Le doute là, bel et bien présent. Le départ d'Isaïah suivi de Tennessee suivi d'un autre, celui de Murphy. Murphy qui ne tardait à s'élancer en direction de la sortie du bunker comme si elle avait déjà pris sa décision, comme si elle avait déjà fait une croix sur le mouvement. Partant les uns après les autres. Un éclat de colère et soudain les objets qui se retrouvaient sur la table la plus proche qui volaient dans les airs, projetés par terre.« PUTAIN !! » Un éclat de colère. En colère à l'idée de voir que tout ceci avait peut être été inutile. Il n'y avait eu aucune avancée si ce n'était un retour en arrière, un recul soudain et une faille qui s'était agrandie. Non, on avait pas besoin du conseil si ce n'était de nous-mêmes pour nous détruire. Et si je savais que Devos avait cru bien faire, que je ne lui en voulais pas, il n'en restait pas moins qu'à cet instant je restais en colère. Pas tant contre lui que contre moi-même. Venu avec tant d'intention que je n'avais pu qu'assister impuissant à cet échec qui était total. Passant une main sur mon visage. La difficulté de reprendre le contrôle alors qu'en effet la situation était hors de contrôle, ayant juste échapper de nos mains. Ne pouvant que comprendre le désir d'Isaïah de partir alors que nous-mêmes leaders n'étions pas tenu de réussir, de communiquer, de venir avec un plan concret ou de faire quoique ce soit. Pas tant en colère que me sentant honteux. Le goût amer de la culpabilité que je ne pouvais que ressentir face à ce soudain tournant qu'avait pris le mouvement rebelle. Un mouvement rebelle qui ne ressemblait à rien, qui était encore pire qu'à un stade précédent. Ce sentiment de honte là, conscient que si Faust ou même mon père auraient été là, ils n'auraient jamais permis cela autant qu'ils auraient eu honte de voir ce gâchis. Du moins c'était ce que je tendais à croire. Et pourtant même là je ne réussissais pas à me dire que tout pouvait être fini. Mon regard qui se reposait finalement sur Devos. « On doit arranger cela. » Pas tant un ordre qu'une résolution, alors qu'en effet je me refusais à l'idée d'imaginer que le mouvement était mort ou de perdre qui que ce soit. Bien qu'à vrai dire la réalité nous avait déjà rattrapé alors qu'Isaïah était partie. Tout comme Tennessee. Tout comme Murphy. Tout comme Marlène. Les uns tous partis les uns après l'autre. Et une porte claquée. Une réunion qui était tout sauf un succès, c'était certain.


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20/12/2016 ELOW ; 586 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 332
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Sujet: Re: From thought to words, from words to actions (rebels)
Mer 25 Oct - 19:27



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from thought to words,
from words to actions.
11 juillet 2117

Il n’y a rien à faire. Il le sent. Les relations sont toujours si compliqué, si profonde en émotions instables. Elles tournent autour de lui sans qu’il ne puisse rien saisir. Devos ne sait pas comment interpréter les signes. Comment comprendre un regard ou un sourire. C’est des choses qu’on ne lui a pas apprises. C’est des choses qui le dépassent et qui lui paraissent bien inutiles. Pourquoi ne pas utiliser le langage ? Pourquoi rester coincé dans un système de communication libre à l’interprétation. Libre a la confusion. Pourtant, une mère comme la sienne, cela paraissait souvent étrange de savoir que Devos était si solitaire et peu sociable. Elle était son opposé, si souriante, si aimable, si pleine d’énergie. Elle semblait maîtrisait parfaitement l’art de la communauté. Quoi dire et quand le dire. Vers qui se tournait, vers qui rire ou pleurer. Devos s’était souvent demandé comment il avait pu être son fils, car il ne voyait jamais en elle la moindre ressemblance. Ni dans ses traits, ni dans son caractère. Un gouffre se trouvait en son être à la moindre mention de celle qui l’avait apporté à ce monde tant il ne la connaissait pas, tant il n’avait jamais su pourquoi cette distance avait toujours existé en eux. Peut-être que c’était ça, son problème. Une mère qui l’ignorait au final, qui ne lui apprenait rien. Qui le laissait dans son monde, qui ne le poussait pas à mieux apprendre l’art de la vie elle-même. Après toutes ces années, il en était réduit à laisser tomber. Il n'essayait plus de comprendre les tics des uns et des autres. Il s’en fichait. Automatiquement, il négligeait ce qui pourrait être pourtant si facile de compréhension. Il en avait strictement rien à cirer. Vraiment.

Alors ça le mène à faire des choses seul. À faire des choses sans se soucier des autres. Sans demander leurs avis, mais en les prenant en compte à sa manière. Murphy ne le voyait peut-être pas et pourtant, c’était le cas. Ils les avaient observés, un à un, tous. Ce qu’ils faisaient, leurs priorités, leurs quotidiens. Comment demander un avis à ce moment où chacun est dans son coin ? Chacun à ses propres missions privées, ses propres besoins. Combien de temps auraient-ils perdu à essayer de parler aux membres les plus importantes de la rébellion ? Pire, cela aurait pu les mettre en danger, alors que seul il restait l’unique responsable si contrecoup il y avait.

Devos avait conscience de cette odeur de trahison qui se dégageait. Tennessee lui en avait donné un aperçu lorsqu’il lui avait avoué qu’il n’y avait pas de taupe. Il se doutait que les réactions des autres ne seraient pas similaire et accepter ce qu’on lui reprochait… et ce qu’on lui reprochait, c’était simplement de ne pas avoir pris le temps d’en parler avant de se lancer. Simplement, parce qu’aux yeux de Devos c’était trop tard. C’était même ridicule de partir dans un tel extrême. Il s’excusait et prenait sur lui le fait de ne plus agir de la sorte - mais il avait justement agis pour que les rebelles puissent de nouveau se réunir et avancer, ce qui impliquait qu’il n’y avait pas de raison qu’il recommence. Il n’était pas contre prendre désormais un moment pour assimiler la situation et laisser les autres respirer, accepter puis avancer. Mais Murphy semblait avait perdu, en un instant, toute foi en cette cause qui était la leur. Elle pouvait l’insulter - une habitude pour lui - mais elle ne semblait pas voir la situation des yeux de l’informaticien.

Elle n’essayait même pas. De la même manière qu’il avait l’impression qu’elle ne le connaissait pas du tout. Après tout ce temps, elle n’avait pas compris qui il était et ce dont il était capable. Pire, elle n’avait pas vu sa loyauté qui était vive en lui et ça c’était blessant. Vraiment blessant. Il regrettait soudain amèrement Faust et à ce moment précis, il ressenti quelque chose qui se rapproche de la tristesse. Profonde, silencieuse et vivante. La tristesse sincère. D’une part parce que ce groupe se déchirait, mais son esprit se voyait déjà arranger ce problème et d’une autre parce que Murphy était un noyau de ce groupe, un noyau fort et trop émotif qui donnait la sensation d’avoir explosé.

Il laissa chacun d’eux partir, un à un, sans ajouter mot. Il ne restait plus que Chris. Chris, similaire à Murphy, qui face à ce blanc en profite pour exploser à son tour. Rien de surprenant pour Devos qui décroise les bras et se gratte le front. Il doit trouver une solution.

On doit arranger ça, répète-t-il, convaincu. Dans son regard, il y avait toujours de l’espoir. L’idée que rien n’était perdu. Qu’ils avaient encore des cartes en mains, que tout était encore possible. Il soupire alors puis s’approche de Chris. Je suis désolé. Il savait que c’était ce qui devait être dit. Bien qu’il ne regrettait pas ses actions, il regrettait cette situation. Et pour ça, il en était désolé.


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20/12/2016 ELOW ; 586 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 332
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Sujet: Re: From thought to words, from words to actions (rebels)
Mer 25 Oct - 19:28

FIN DU SUJET.
 

From thought to words, from words to actions (rebels)

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