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˜˜˜˜˜˜From thought to words, from words to actions (rebels)
maybe life should be about more than just surviving

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07/09/2016 Nexus 241 Tom Mison Nexus Maniement des armes | orateur 10


Sujet: Re: From thought to words, from words to actions (rebels)
Lun 11 Sep - 12:30

Il était temps de faire son entrée dans la cour des grands, de changer les mœurs et de purifier les esprits corrompus. Une nouvelle ère est en marche, Gustave y croit férocement. N'était-ce pas là tout ce qu'il avait toujours voulu ? Une communauté soudée, capable de savourer cette nouvelle vie qui leur était offerte, repartir de zéro pour construire un monde meilleur ? Oui, mais malheureusement Gustave était un idéaliste et les choses ne se passaient jamais comme il l'espérait. Dans le silence, il suit Devos dans un bunker perdu au milieu de nulle part et soigneusement caché aux yeux de tous.

« Quel lieu euh... confortable. »

Minaude l'odysséen avec un cynisme évident en frottant ses mains sur sa veste sombre alors qu'il est forcé de se baisser pour éviter d'avoir à heurter le plafond trop bas. Lui, du haut de son mètre quatre-vingt-quinze avait bien du mal à se faufiler dans ce lieu escarpé. Il ne faut pas bien longtemps au duo pour atteindre la première salle où les éclats de voix soulèvent l'intérêt mais surtout la suspicion. Aucune douceur, juste la colère, les accusations. Ces gens ont la haine au bord des lèvres. Pourquoi ? L'arrivée de Devos semble couper net toute tentative de communication. Il s'est passé quelque chose, sans doute d'assez grave, pour pousser ladite rébellion à se détruire de l'intérieur. Caché dans l'ombre de son comparse, Gustave pince les lèvres, mains croisées dans le dos et lève les yeux vers le plafond crasseux du bunker. Mauvais timing, comme toujours.

« La trahison peut être le fait d'une intelligence supérieure, entièrement affranchie des idéologies civiques. »

Tonne haut et fort Gustave pour signaler sa présence avant de faire un pas sur le côté, se dévoilant avec l'ombre d'un sourire pincé. Son regard se pose sur la petite assemblée, dévisageant chaque faciès qui la compose avant que sa voix ne s'élève, douce et paternel.

« Les paroles sages de Paul Léautaud, un homme qui avait fait fient du jugement d'autrui pour glisser sur le papier des paroles sensées, véridique et ourlé d'une franchise piquante à souhait... Ce n'est pas pour plaire à tout le monde mais c'est parfois nécessaire.»

Il connaît certains des visages minés qui lui font face. Il y a la colère, le désarroi, l’inquiétude. Tout un maelström d'émotions qui ronge chacun des êtres présent dans la petite pièce dont l'ambiance est alourdie par les mensonges, les non-dits et la colère viscérale qui a soudainement éclaté lorsqu'un abcès s'est crevé. Devos, à ses côtés, semble être à l'origine du tourment oppressant subit par la rébellion. L'odysséen finit par pivoter sur lui-même, dardant ses yeux et perçant sur la silhouette de Murphy tendu comme une corde d'arc. Il s'approche lentement de son amie, la gratifie d'un sourit sincère et tendre avant de s'incliner respectueusement, comme à son habitude. Le dandy reste ce qu'il est, se fichant des regards que l'on puisse porter sur lui, tout comme les jugements alors qu'il se redresse, murmurant à son amie qui l'avait convié à rejoindre le groupuscule à deux doigts de l'explosion.

« Murphy, ma douce amie... Tu aurais dû me dire qu'en venant ici, j'aurais bien plus de travail que je ne l'imaginais. Seigneur... L'ambiance est-elle toujours aussi... explosive, ici ? »


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14/11/2015 Isa & I 3136 Katie Melua Kyran adorable & Avengedinchains & Lux aeterna Mécanique & Nanotechnologie 38
ψ Cat on a Hot Tin Roof ψ


Sujet: Re: From thought to words, from words to actions (rebels)
Mar 12 Sep - 19:13



Murph & Ten & Chris & Isa & Devos & Gus @BloodBath #éléphantdanslapièce Guest : Antares


En bonne mécanicienne Tennessee reconnaîtrait entre mille un moteur qui s'emballait. Voilà à quoi elle remettait Murphy en cet instant sans lui accorder aucun irrespect. Dans tous les cas, valait mieux laisser se calmer la bête plus que d'y perdre une main ou des plumes. Que pourrait-elle ajouter de plus la bouclée, alors que Chris jetait de l'huile sur le feu attisant la colère de la garde. Elle craignait néanmoins de se faire éventuellement heurter par un geste inconsidéré et brutal de l'une ou de l'autre. Et bien qu'elle souhaita se protéger son but suprême n'aboutissait pas à blesser un des rebelles. Même si pour le moment ils marchaient vers la bonne voie. Elle saisit donc le vieux chandelier dans lequel brillait une bougie afin d'éloigner les deux querelleurs comme on effrayait un animal sauvage en lui opposant des flammes. Certes son bout de chandelle ne possédait pas grand-chose d'effrayant mais ça ferait l'affaire pour le moment. Et surtout ça l'occupait puisqu’elle n'ignorait pas que son amie - Le demeurerait-elle encore après tout cela ? - ne prétendrait pas écouter une seule parole qui sortirait de sa bouche. A moins de la retourner contre elle. Tel en ce moment, avec cette anecdote du poignard - imaginaire - qui s'enfonçait dans le dos de Murphy. La bouclée trop terre à terre ne put s'empêcher de vérifier celui-ci d'un rapide coup d'œil sur les omoplates de la garde  « Sans poignard c'est surtout impossible  » Rétorqua sa logique malgré elle. Non qu'elle ne fut contraire à accomplir un exploit, mais celui-là elle ne le revendiquerait pas.

Avec la lueur qui l'éclairait, Tennessee s'exposait encore plus quand la garde brune la désignait dans toute son indignité de traîtresse. Nerveuse de nature ses jambes balançaient dangereusement dans le vide, et cependant Antarès s'amusa à y faire quelques passages comme s'il s'agissait d'un jeu d'obstacle. En attendant la mécanicienne se retrouvait exactement dans des circonstances qu'elle côtoyait régulièrement sans jamais intervenir. Les disputes de plus en plus fréquentes entre les deux autres rebelles présents, sauf que cette fois-ci la bouclée en incarnait le déclencheur. Elle estimait, de son point de vue, ces échauffourées régulières responsables de sa décision prise à propos de Devos. Lui conseiller de ne rien dire, car si déjà chacun se prenait le chou pour des peccadilles - Selon Tennessee -, Qu'en serait-il envers l'acte du génie ? « Oui il y a des occasions ou il est préférable de se taire » Affirma-t-elle. Toute vérité ne se dévoilait pas comme le messie descendu du ciel, la preuve en cet instant. Et Tennessee ne regrettait pas un instant son choix, seulement son incapacité à tenir sa langue pour dissimuler des faits aux autres. Pourtant une tourmente régnait dans sa tête, son ventre qui lui soulevait le cœur, et plus la bouclée notait le désespoir de Murphy, plus son cerveau menaçait d'exploser. Finalement, et Tennessee lui en fut reconnaissante, ce fut Chris qui expliqua le problème à Isaïah. Contre toute attente il se montrait beaucoup plus indulgent que d'habitude.

Malheureusement, quand la mécanicienne jugea qu'à la fin des explications du Leader elle se devait de fournir les derniers détails importants, sa collègue de travail en profita pour leur exposer sa propre vision. Plutôt calme par rapport à la jeune femme parfois légèrement hystérique qu'elle fréquentait sans que ça exaspéra outre mesure. Puisque Isaïah possédait le mérite de dire ce qu'elle pensait sans fioritures. Comme aujourd'hui, mais beaucoup plus posément, sans doute pour faire balance à toute l'énergie rageuse dont Murphy électrifiait l'intérieur du bunker. Au point que la bouclée s'attendait à voir exploser des étincelles dans tous les sens. Cela remuait les tripes de Tennessee d'entendre chaque fois accuser Devos sur des éléments dont elle seule portait la responsabilité. Par un mauvais hasard, chaque tentative de compléter le puzzle que les individus présents assemblaient se voyait interrompu par des entrées successives. Eurêka, enfin Devos à qui il ne fallut pas une seconde pour décanter ce qui se tramait dans ce clair-obscur. La lumière vacillante du bougeoir leur permit de croiser leur regard. Il comprenait. Elle s'excusait. Si jamais on devait revenir dessus, ça se déroulerait autre part, pour le moment il devait affronter les autres. Et il ne se rebiffa pas, car depuis son aveu à la Bouclée sa première idée se résumait à avouer ses manœuvres. Une ombre passa alors devant lui à laquelle elle ne prêta pas attention au départ. Le nouveau rebelle enrôlé par Murphy ... Ah oui elle n'y pensait plus du tout !

Autant dire qu'elle le découvrait puisque à part son petit cercle elle ne s'intéressait pas vraiment beaucoup aux autres, du moins à leur personne, mais plutôt à leur condition. Grand, charismatique, du moins pour ce qu'elle en apercevait dans cette pièce éclairée par des chandelles. Il s'exprimait de manière cultivée, par expressions imagées qu'il fallait probablement décortiquées pour en dégager le sens profond. Elle sauta alors sur le sol s'avançant vers lui « Bienvenue parmi nous ... Gustave » Pour le nom elle repasserait, un peu de politesse - bien que ce ne fut pas son fort - avant la tempête ça ne se refusait pas. Elle lui passa ensuite sa bougie, le temps qu'il s'habitue au sombre éclairage du lieu « Faudrait pas que la flamme qui vous habite s'éteigne par cette entrée en matière plutôt brutale » Termina-t-elle en s'enfuyant prêt du jeune chien pour lui voler une caresse. Qui sait si après cela Murphy lui permettrait encore de le fréquenter ? Puis elle se dirigea vers Devos pour faire bouclier devant lui de sa frêle personne, se saisissant du court silence pour se manifester « Isaiah avant de présumer que j'étais d'accord, il faudrait m'avoir entendu, ensuite je ne savais rien avant qu'il ne me le confesse, et après il a toujours voulu venir vous le dire, c'est moi qui lui ait conseillé que non ... Surtout parce qu'il m'a assuré qu'il n'y aurait aucune conséquence fâcheuse pour nous... »

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06/12/2015 Lux Aeterna 29079 Sophia Bush Avengedinchains (vava) ; Oreste (image profil); Lux Aeterna (sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 58


Sujet: Re: From thought to words, from words to actions (rebels)
Mer 13 Sep - 22:26



❝ From thought to words, from words to actions ❞
Murphy Cavendish & rebelles Odysséens
(11 juillet 2117)


Il commençait à y avoir beaucoup trop de données pour Murphy. Que Chris la considère comme une gamine si ça lui chantait, elle n'en avait plus rien à faire. L'opinion qu'il pouvait avoir d'elle avait à ses yeux autant d'importance qu'un renard à quatre yeux qu'elle aurait pu croiser au détour de la forêt : elle n'en avait plus rien à faire. Elle avait eu beaucoup à emmagasiner en quelques minutes, beaucoup trop. Elle ne pouvait pas y ajouter une charge qui ne devrait plus, de toute façon, avoir aucun impact. Elle lui accorda à peine d'attention, l'écoutant d'une oreille alors qu'il semblait buter sur tous ses arguments. Il parlait de division alors qu'il soutenait celui qui les divisait, et Murphy était fatiguée de s'égosiller à essayer de le lui faire comprendre. Il semblait trop borné pour admettre que ses excuses ne suffiraient pas à réparer une rébellion qui se détricotait à une vitesse affolante. Il avait déconné, mais Devos avait encore plus merdé en décidant qu'il était plus intelligent qu'eux tous et que son idée ne méritait ni d'être partagée, ni d'être débattue. Si Chris voulait repartir de là sans en discuter, alors ce serait sans elle. On ne pouvait pas faire table rase d'erreurs parce qu'elles ne nous arrangeaient pas. C'était reconstruire quelque chose sur des fondations plus que branlantes, c'était accepter que chacun prenne ses décisions dans son coin et mette en péril le mouvement entier, c'était abandonner tous les principes sur lesquels était censé reposer la rébellion. Cette rébellion individualiste, désordonnée et chaotique n'avait pas de place dans sa vie. Elle ne voulait pas se battre pour la montée au pouvoir d'un groupe auquel elle croyait moins que le Conseil lui-même. A croire que leurs idées les aveuglaient au point d'oublier les valeurs qu'ils souhaitaient vraiment défendre. Pour diriger les siens et pour la diriger elle, elle ne voulait pas de meneurs égoïstes et égocentrés au point d'en oublier l'opinion des autres. Le Conseil avait ses défauts, mais il était arrivé là parce qu'il avait été élu. Il hésitait, tâtonnait, mais écoutait ses hommes; preuve en était, leur déménagement récent.

Cette fois-ci, donc, elle demeura silencieuse face aux répliques de Chris. L'un devait bien être sensé pour les deux. Il était incapable de reconnaître les failles dans le plan de Devos, et elle paraissait incapable de lui faire entendre raison. La discussion était rompue. Elle avait lancé quelques regards noirs à Tennessee, qui ne semblait toujours pas réaliser à quelle point elle avait pu la blesser. C'était une pragmatique, Tennessee, une réaliste, une concrète, mais comment pouvait-elle être aveugle à ce point là ? Comment pouvait-elle ne pas voir l'impact que son mensonge pouvait avoir sur leur amitié, en plus de la rébellion ? D'entendre la voix d'Isaiah prendre la suite des discours de Chris la fit lever le nez de son chien une seconde. La brunette résumait parfaitement bien la situation et, sans un mot, la patrouilleuse acquiesça, dépitée et de haussements de sourcils furtifs, chacune des constatations de Stowaway. « Ah, merci ! » Elle avait levé un bras satisfait dans l'air, rassurée de ne pas être la seule à relever les failles de ce plan que tous les autres semblaient supporter sans ciller.

Son regard fut attiré du côté des escaliers, là où une silhouette venait d'apparaître. « Oh, mais c'est trop aimable de ta part de nous laisser nous exprimer, cette fois » ironisa-t-elle avec un petit ricanement jaune. Elle allait l'étriper. Comment osait-il garder cette stature inébranlable alors qu'il était démasqué ? Comment pouvait-il être convaincu à ce point du bien fondé de son geste ? Elle avait toujours estimé Devos, mais quelque chose en lui l'inquiétait brusquement. Il avait plongé la tête la première et semblait incapable de remords. Jamais il ne reconnaîtrait son erreur, et ce ne serait même pas par fierté; ce serait simplement parce qu'il ne réfléchirait jamais à ce qu'il avait réveillé au sein du mouvement. Gustave apparût un instant plus tard dans l'ombre de Devos et elle mourut d'envie de courir vers lui pour pleurer de rage dans ses bras, mais il la fit taire en un instant. « Une intelligence supérieure ? » Elle avait sifflé de manière à peine audible entre ses dents, se prenant de plein fouet la remarque de Gustave. Venait-il tous de les traiter de débiles, ou se contentait-il d'approuver le choix de Devos comme tous les autres ? Elle se força à reprendre une respiration régulière en fixant Antarès mais même lui n'avait plus guère le pouvoir de la calmer. Gustave était-il seulement au courant de cette vérité qui venait d'éclater ? Elle préférait lui donner le bénéfice du doute et leva le nez vers lui lorsque ses pieds s'imposèrent dans son champ de vision. « Non, seulement quand Devos considère que l'opinion des autres vaut pas autant que la sienne » répliqua-t-elle sèchement à un Gustave encore calme -l'une des seules personnes présentes encore objectives à cette situation.

Son cœur se serra lorsqu'Antarès échappa à son affection, vif et rapide, pour chercher l'attention de Tennessee. Elle avait la très désagréable sensation de se débattre contre un raz-de-marée qu'elle n'aurait bientôt plus que la force de regarder envahir, inonder et noyer tout ce qu'ils avaient construit. Murphy n'était pas défaitiste ou pessimiste, elle était réaliste. Si ce n'était Isaiah, personne n'était prêt à remettre en question la façon de faire de Devos. « Stowaway avait pas vu faux, pourtant. Si t'as encouragé le silence de Devos, j'espère que t'étais au moins d'accord avec toi-même. » Un sourire moqueur se dessina sur ses lèvres pendant une micro-seconde alors qu'elle jetait un regard glacé à Tennessee. « Donc, juste pour être clairs, on est que deux à se dire que c'est pas normal qu'un seul mec décide pour tout le reste du groupe ? » Elle secoua la tête et se releva avant de s'adosser au mur, les mains dans le dos, cherchant la fraîcheur du béton, jetant un regard panoramique à tous ceux qui habillaient la pièce lugubre. « J'espère que personne d'autre va venir, mais on va éclaircir les choses pour tout le monde. On avait bien une taupe et c'était un des leaders. Vous pouvez le reconnaître parce qu'il se sent offensé par le fait qu'on commente sa décision. » Elle tendit le bras pour désigner Devos, lui lança un sourire sarcastique et chercha du regard le soutien de Marlene, puis de Gustave et d'Isaiah. « On peut pas contourner les règles juste parce que cette fois-là, elles nous arrangent pas. Les règles existent pour une raison, Devos. Moi je fais pas confiance à des gens qui sont pas foutus de communiquer. » Entre deux phrases, elle respirait fort, un peu trop fort. Elle fulminait, s'efforçait de ne plus rien laisser paraître parce qu'elle savait la perte de temps et d'énergie que ce serait. Elle ne croyait plus en eux, autant qu'elle se préserve. « Et ça je pensais qu'on serait plus nombreux à le penser. » Elle jeta un bref regard à Chris, qu'elle ne comprenait décidément plus du tout. Peut-être qu'après tout, ils cherchaient, tous les deux, le pouvoir... à n'importe quel prix, même celui de la démocratie.

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01/11/2015 Glacy 1270 Brett Dalton Avengedichains (avatar) ancien militaire - maniement des armes - statège 502
Soldat rebelle


Sujet: Re: From thought to words, from words to actions (rebels)
Sam 16 Sep - 10:59


Une question d'éthique et morale. Isaïah qui faisait part de ses doutes et d'un côté je pouvais que la comprendre qu'elle puisse douter de l'issue de notre mouvement. M'étant tu pour écouter ce qui était dit alors que je ne cessais de réfléchir, pouvant comprendre qu'elle ne cautionne pas le silence de Devos. Non pas que je le cautionnais réellement non plus mais il était certain que je préférai que ce soit Devos qu'un autre. En fait, non, il n'y avait pas de préférence, mais une part de moi était un peu soulagé qu'il n'ait voulu qu'agir que pour notre bien autant que je pouvais comprendre leur colère. Presque étonné autant qu'Isaïah de la voir rester si calme.

Et soudain le sujet de notre conversation, du coeur du problème apparaissait. Devos qui se joignait au mouvement à son tour. Mon attention qui se reportait sur lui alors qu'il était là, savait clairement de quoi retournait la situation. Il savait qu'on savait. L'étudiant alors que son regard se posait sur Murphy, qui se doutait devait être sa plus grande adversaire à cet instant. Devos qui ne regrettait rien. J'étais certain qu'il ne regrettait aucune de ses actions alors que l'homme avait préféré garder le secret pour tenter de faire avancer le mouvement. Si une part de moi était déçue, l'autre savait que c'était du génie. Non pas que je pouvais réellement lui en vouloir. A mes yeux il avait fait ce qu'il fallait alors que nous étions toujours là. Et si certes, il était mieux de dévoiler la vérité, parfois se taire valait mieux. Ne trouvant pas de réels motifs pour lui en vouloir alors que j'avais été absent pendant une grande période, que je les avais les laissés. Ne trouvant pas que c'était pas mon droit de le critiquer alors que s'il nous avait trahi, je les avais autant trahi. Et déjà l'évidence silencieuse que je le soutiendrai.

Gustave qui surgissait à son tour dans le bunker. Un autre élément. L'image de leaders qui se déchiquetait entre eux. Un homme à qui je n'avais jamais réellement fait confiance autant que je savais qu'il était un philosophe, qu'il était du genre à vouloir calmer les parties. Un homme qui remarquait lui aussi l'ambiance explosive qui régnait dans le bunker. « A vrai dire c'est notre première réunion. » Un ton presque sarcastique autant que je détestais la situation se dégradait. M'adossant contre un mur alors que je prenais le temps de réfléchir à la situation tandis qu'ils continuaient de se disputer. Le temps qui continuait de filer. Murphy qui me jetait un regard alors que je savais qu'elle aurait cru que je la soutiendrait que j'aurai estimé qu'il était plus important de communiquer. Poussant un soupir. « Je ne cautionne pas l'idée du silence, et c'est certain que j'aurai autant préféré que tu nous en parles Devos, mais je suis pas le mieux placé pour te critiquer. » Lui jetant un regard alors qu'il était certain que j'aurai préféré qu'il m'en parle la dernière fois alors que nous avions eu une conversation sur cette taupe, mais même au-delà de cela, il restait quelqu'un en qui j'avais confiance.  

A vrai dire, on avait besoin de personne pour se détruire. Le conseil devait se frotter les mains. « Tout ce que je vois c'est qu'on s'auto-détruit. On a pas trente heures devant nous, quelqu'un va forcément se rendre compte qu'on est tous absent et se poser des questions. On a fait cette réunion pour faire des plans concrets et là on est toujours au stade 0. On est pas plus avancé, on a juste reculé en arrière parce qu'on se dispute. Certes, selon les définitions Devos nous a trahi, mais alors je suis pas mieux que lui parce que j'étais ailleurs pendant un bout de temps. On a pas de plan concret encore, je pensais qu'on pourrait avancer, qu'on pourrait oui ou non se décider si on va voir le Conseil et leur poser un ultimatum, surgir enfin dans l'ombre et faire quelque chose de concret mais cela a pas l'air d'être encore le cas. C'est vrai, Murphy a raison, on pourra pas avancer si on communique pas. » Lui jetant un regard. « Et je dis pas qu'il faut qu'on oublie ce qui s'est passé. C'est ce qui fait ce qu'on est, pourquoi on avance ou pourquoi on veut s'améliorer... » L'image de Robb qui se dessinait un instant dans mon esprit avant que je ne continue. « ... mais si on veut réellement faire quelque chose de concret et communiquer, autant qu'on se mette tous au point maintenant. Ce qui ont quelque chose à dire ou qui veulent s'expliquer sur leurs actions, ou critiquer le fond à tour de rôle et au passage tant qu'à avancer donner leurs avis pour faire avancer le mouvement. » Quitte à faire une pierre deux coups. N'ayant aucune idée s'ils allaient accepter l'idée ou si la situation allait dégénérer encore plus mais au point où nous étions, on avait rien à perdre. « Je pense que si le conseil nous verrait, il rigolerait. Sans offense Marlène, mais on s'autodétruit. Je cautionne pas ce que tu as fait Devos alors que je t'ai posé la question, mais je t'en veux pas pour autant. Tout ce qui m'intéresse c'est de savoir ce qu'on va faire pour faire avancer le mouvement et améliorer les choses. Les gens parlent, pas tout le monde est content des décisions du conseil. Et nous on veut proposer une autre voie alors pourquoi ne pas leur dire concrètement, pourquoi ne pas faire face au conseil vraiment ? »

 

From thought to words, from words to actions (rebels)

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