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˜˜˜˜˜˜From thought to words, from words to actions (rebels)
maybe life should be about more than just surviving

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06/12/2015 Lux Aeterna 29079 Sophia Bush Avengedinchains (vava) ; Oreste (image profil); Lux Aeterna (sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 58


Sujet: From thought to words, from words to actions (rebels)
Mer 12 Juil - 20:31



❝ From thought to words, from words to actions ❞
Murphy Cavendish & rebelles Odysséens
(11 juillet 2117)


La trappe s'était avérée cacher de bien beaux secrets que la petite délégation de rebelles s'était empressée de rapporter à leurs collègues. En quelques mois à peine et au rythme des allées et venues entre leur premier camp et ce qui allait devenir leur village, ils avaient progressivement aménagé l'endroit à leur convenance. Les présentations restaient à faire pour beaucoup de rebelles mais le lieu avait peu à peu pris l'allure qu'ils espéraient. Les réunions ici étaient organisées avec une infinité de précautions qui s'ajoutaient au point de devenir agaçantes pour chacun, mais tous savaient qu'elles étaient nécessaires. Ils avaient gardé la trappe aussi cachée sur la végétation le leur permettait et ils ne s'autorisaient à venir que seul ou en duo pour éviter d'attirer l'attention. Quitte à prévoir une demi-journée pour permettre à chacun d'arriver au compte-goutte, ils savaient ces prudences aussi raisonnables qu'importantes. Ce jour de canicule avait été décrété, depuis quelques temps déjà, comme celui qui verrait leur bunker accueillir le plus grand nombre d'entre eux jusqu'à présent. Ils ne se contenteraient plus de venir par deux ou trois pour tenter de doucement aménager les lieux. Tennessee et Murphy devaient arriver les premières, une fois le soleil levé, et les autres devaient les rejoindre progressivement en même temps que les gardes étaient relevées et que les activités commençaient sur le camp. Penchée au-dessus d'un amas de pierres dans la demi-maison qu'elle avait décrétée sienne, la patrouilleuse avait discrètement glissé quelques morceaux de viande séchée économisés sur des semaines et cachés dans les ruines pour éviter d'attirer l'attention. Elle avait rejoint son amie dans la broussaille devant leur maison et, tous les trois, avec Antarès, ils s'étaient dirigés vers la limite du campement en prétextant une sortie des plus banales. Antarès avait besoin d'être promené, Tennessee avait besoin de matériel pour remettre sa maison dans un état potable, Murphy avait besoin de s'entraîner à l'arc; peu importait l'excuse que ceux qui les croisaient décidaient de croire, ils n'avaient que l'embarras du choix. Il n'était pas rare de voir les deux brunes collées l'une à l'autre depuis quelques temps déjà, et le duo ne surprenait plus personne. Le deuil, lorsqu'il était commun, avait au moins le mérite de rapprocher ceux qui le subissaient. Lorsqu'il s'agissait de Chris, Murphy ne savait plus réellement que penser; mais son cœur s'était progressivement ouvert à l'amitié que lui offrait Tennessee et pour elle, elle n'avait plus aucun doute. Il ne s'agissait plus désormais seulement de cette rébellion qu'ils menaient à quatre. Les mois et les aventures avaient rapproché les deux brunes en un temps que Murphy considérerait presque comme record si d'autres liens n'étaient pas venus briser ses certitudes plus récemment encore.

Les deux jeunes femmes s'arrêtèrent devant un arbre dans lequel avait été creusé une encoche discrète -suffisamment discrète pour n'être repérée que de ceux qui en connaissaient l'existence. La trappe se cachait à une dizaine de mètres de là, mais Antarès avait décidé que ce serait auprès de cet arbre et d'aucun autre qu'il marquerait son territoire. Encore épuisée de sa nuit trop courte, Murphy se frotta le visage et jeta un regard endormi à son amie. « Elle avance comment, ta moitié de maison ? Moi je pense que je suis pas prête de pouvoir dormir dans la mienne en hiver... » Elle y profitait de la fraîcheur de la nuit en ce moment, mais elle savait que ce serait le seul avantage qu'elle pouvait tirer de l'état exécrable dans lequel se trouvait le bâtiment. Elle avait installé un coin de vie au rez-de-chaussée, à un endroit encore abrité par un plafond dont elle s'était assurée qu'il tenait encore, et devait avouer que son rythme de travail pour s'assurer un nouveau foyer n'était pas des meilleurs. Elle s'était d'abord fait un point d'honneur à bricoler une porte solide sur laquelle elle avait placé un verrou qui lui permettait de sécuriser les lieux et ce qu'elle pourrait y cacher -notamment ce qui pouvait y être de passage avant de rejoindre le bunker, comme c'était le cas de la viande qu'elle avait maintenant glissée dans sa besace. Elle enviait Tennessee pour ses talents de bricoleuse mais était ravie de pouvoir partager une maison avec elle. Elles tombaient parfois nez à nez, seulement séparées par une paroi en partie effondrée entre leurs deux moitiés de bâtiment, et Murphy n'imaginait ce genre de scénarios qu'avec elle. Les deux femmes savaient qu'elle dépendraient du dortoir pendant un long moment encore, mais la fraîcheur de l'été leur donnait l'illusion d'une indépendance nouvelle.

Antarès finit par s'asseoir sagement face à elles deux, les fixant tour à tour comme pour leur indiquer qu'il avait fini sa petite affaire. Murphy jeta un coup d'oeil vif et alerte alentour pour s'assurer qu'ils étaient bien seuls, inquiète comme elle l'était chaque fois qu'elle s'approchait de leur trappe secrète. « Je crois que c'est bon », signifia-t-elle dans un jeu de lèvres silencieux à l'attention de son amie bouclée. Précautionneusement, sans cesser de guetter nerveusement les environs, la patrouilleuse brisa la dizaine de mètres qui les séparait encore de la trappe et s'accroupit à un emplacement parfaitement calculé. Un dernier tour d'horizon; elle écoutait le silence de la forêt et croisa brièvement le regard de Tennessee qui faisait de même et la rassura. Elle écarta les branchages qu'ils ne cessaient de rabattre au-dessus de la trappe, ouvrit doucement cette dernière et glissa sous terre. En quelques mètres, la température y serait déjà bien plus clémente.

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14/11/2015 Isa & I 3137 Katie Melua Kyran adorable & Avengedinchains & Lux aeterna Mécanique & Nanotechnologie 42
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Sujet: Re: From thought to words, from words to actions (rebels)
Lun 17 Juil - 21:06


Murphy & Tennessee  @Otherswillcome #éléphantdanslapièce Guest : Antares


L’utilité de pouvoir dormir dans un lieu plus isolé restait quand même, qu'on ne réveillait pas la moitié du dortoir en voulant sortir. Surtout si on se retrouvait accompagné d'un compagnon à quatre pattes qui ne comprenait pas forcément toujours la discrétion. Les deux jeunes femmes, pour des raisons personnelles à chacune, préféraient passer leur été à la belle étoile pour retaper une ruine. Qu'elles espéraient habitable pour l'hiver d'après. Parce que fallait pas rêver, pour celui qui s’annonçait, elles auraient à peine déblayés tous les débris et renforcés les fondations. Ensemble elles décidèrent d'unirent leur force en s'appropriant ce qui semblait avoir été une grande maison familiale. Elles la délimitèrent en deux parts égales parce que oui chacun désirait son intimité. Sinon Tennessee serait restée dans la populace du dortoir. Malheureusement elles ne pouvaient pas y consacrer autant de temps qu'elles le désiraient. La communauté avant, les tâches de tous les jours restaient prioritaires pour bien s'installer et construire une petite colonie qui, Tennessee le souhaitait, deviendrait bien sympathique. Mais il faudrait beaucoup améliorer la sécurisé, et elle amènerait ses idées et ses talents de mécanicienne et de bricoleuse. Cependant elle ne rechignait pas à apporter de l'aide à son amie car cette entreprise se révélait malgré tout très compliquée ! Cependant pour Antarès qui serait libre d'aller et de venir entre leur deux "maisons" on ne pouvait rêver mieux !

Accroupie la bouclée chipotait, semblant trier des herbes non loin de la trappe qui se trouvait à quelques mètres. Juste au cas où... Pour se montrer plus prudents. Et puis les traîtres, les espions ou les taupes ne se dissimulent jamais là où on penserait qu'ils se cachent. Tennessee venait de l'apprendre quelques temps auparavant à sa grande surprise.  « Ah Murphy il y a encore beaucoup trop de débris à l'intérieur, j'aurais besoin de tes bras un de ces jours pour faire un nettoyage définitif. D'ailleurs faudrait créer un endroit où on jette tout ce qui devient encombrant ou inutilisable pour garder propre notre petite portion de village encore en ruine » La mécanicienne n'osait appeler ça une ville, ça ne ressemblait pas du tout aux photos ou aux images qu’elle regardait envieuse, quand elle vivait encore dans l'espace. Elle avança son bras pour câliner Antarès qui les observait avec curiosité. Son regard intelligent participait à la conversation autant que les mots échangés par les jeunes femmes  « Mais je serais pas prête pour l'hiver. Il faudrait qu'on répare ces vitres, et je crois pas vraiment qu'on puisse récupérer quelque choses d'utilisable sur la carcasse de  l'Odyssée. Du coup je me demande si on pourrait trouver un verrier chez les terriens ? Enfin pas chez les Naoris vu qu'ils vivent dans les arbres. Mais tu sais leur marché/troc tu ne crois pas qu'on pourrait se renseigner ? » Déjà ça puis un système de chauffage viable comme une cheminée oui, mais du coup pour il faudrait récolter une grosse réserve de bois.

« C'est quand même pratique pour nous de se trouver un peu à l'écart on peut s'y rendre les premières sans attirer l'attention  » Pour le moment, tant que la garde autour de leur nouveau lieu de résidence montrait encore des ratées. Et puis, pour l'instant - et encore longtemps - elles possédaient la meilleure des excuses avec leur travail de rénovation pour voyager à gauche et à droite.  « Oui je suis d'accord avec toi c'est bon pour moi aussi  » Elle suivit le plus silencieusement possible Murphy, non sans jeter un dernier regard derrière elle, puis sur les côtés pour s'apercevoir que sa camarade se trouvait déjà sous terre. Aussitôt elle s'y engouffra en prenant bien soin de refermer l'ouverture au-dessus d'elle. Bien qu'elle n'apprécia plus tellement d'être enfermée depuis le crash de L'Odyssée, la fraîcheur agréable de l'endroit restait un argument imparable pour qu'elle oublia ce "petit" détail. Le changement de luminosité la surprenait toujours un peu, au bout de quelques minutes les yeux s'habituaient pour distinguer les objets et meubles déjà installés dans les pièces. En fouillant les premières fois elle retrouva des bougies qu'elle rangea bien précieusement dans une boite. « Nous serons tous là aujourd'hui, nous allons inaugurer officiellement notre lieu secret c'est ça ?  » Et probablement évoquer les affaires les plus urgentes. A moins que chacun n'exprima ses doléances. Elle déposa deux chandeliers sur une table avant faire prendre vie aux bougies qui éclairèrent de façon bien plus satisfaisante l'endroit selon Tennessee.

« On ne devra pas oublier de les éteindre, nous n'avons pas une quantité impressionnante, et il faudra que j'apprenne à en confectionner, j'ai cru lire qu'on utilisait de la cire d'abeille ?  » Elle se trompait peut-être la bouclée, mais si elle tombait juste, se mettre à l'apiculture  ne pourrait qu'améliorer leur quotidien. Mais qui oserait s'y lancer ? Pas elle, parce que tous ces machins volants ne lui inspiraient rien qui vaille de bon. Antarès promenait, sa truffe traînant un peu partout en quête d'un trésor qui finirait dans son estomac. De sa poche magique la bouclée extirpa un pomme apparemment intarissable, qu'elle lança en direction du jeune chien tout en l'appelant. Bien sûr habile comme il l'était, il la capta au vol pour la dévorer aussi vite. Tennessee prit place sur une chaise un peu distraite en attendant la venue des autres. Encore ensommeillée, ses idées se répercutaient les unes sur les autres et elle exprima tout haut ce qu'elle pensait tout bas « Finalement Devos à eut raison, il a bien agit et on ne devra plus se préoccuper de la taupe » *Merde* Pourvu que personne - Murphy car Antarès ferait certainement semblant de ne pas avoir entendu - ne prit attention à cette phrase très laconique. Les mensonges, les secrets ça ne collaient pas avec la mécanicienne. Elle  se concentrait déjà bien assez pour ne pas citer la rébellion dans ses propos. L'air de rien elle se mit à jouer avec Antarès.

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06/12/2015 Lux Aeterna 29079 Sophia Bush Avengedinchains (vava) ; Oreste (image profil); Lux Aeterna (sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 58


Sujet: Re: From thought to words, from words to actions (rebels)
Mar 25 Juil - 3:19



❝ From thought to words, from words to actions ❞
Murphy Cavendish & rebelles Odysséens
(11 juillet 2117)


Comme tous ceux qui s'essayaient à cet exercice, Murphy n'arrivait pas à passer autant de temps à la remise sur pied de son foyer personnel qu'elle l'aurait aimé. C'était le jeu depuis le début et elle savait qu'un tel luxe ne viendrait pas sans prix et sans efforts; pour autant, devoir laisser son travail en plan pour prendre une garde ou une patrouille l'horripilait. Elle savait être patiente lorsqu'elle appréhendait un projet dans sa globalité, mais lorsqu'elle avait la tête dans le guidon, elle aimait terminer ce qu'elle avait commencé à entreprendre. A chaque fois qu'elle s'accordait un peu de temps dans les décombres de la maison qu'elle et Tennessee avaient redécoupée pour la partager, les responsabilités coupaient court à son élan et il lui fallait ensuite trois fois plus de temps pour reprendre là où elle s'était arrêtée. De n'avoir que quelques créneaux à mettre bout à bout pour espérer terminer un chantier après l'autre était un incroyable perte de temps, mais elle savait aussi que c'était la seule façon pour elle, pour elles d'ailleurs, mais aussi pour eux, de se construire une vie par eux-mêmes ici. Ces maisons qui s'offraient presque à perte de vue sur leur nouveau camp représentaient la promesse d'une indépendance nouvelle. Murphy peinait encore à s'imaginer maîtresse de son propre toit, et peut-être que le temps qu'il lui faudrait à le reconstruire ne serait pas de trop pour appréhender cette liberté à venir. Même si elle pouvait y goûter depuis que les nuits d'été le lui permettaient, elle se savait condamnée, pour l'instant du moins, à devoir reprendre le chemin des dortoirs lorsque les températures reprendraient de leur cruauté glaciale.

Elle avait déjà commencé à faire de sa moitié de maison un petit foyer, pourtant. Il y avait un coin où elle aimait s'asseoir, près de la trappe qu'elles avaient installée avec Tennessee pour qu'Antarès puisse gambader d'une moitié à l'autre de la maison qu'elles partageaient. Il y avait un coin en désordre où elle cachait ce qui pourrait être sensible, à commencer par ce qu'elle gardait pour le bunker. Elle posait toujours son arc et son sac au même endroit, non loin de la porte d'entrée, et dormait au fond, sous un plafond sécurisé et près d'un trou rectangulaire dans le mur qui avait autrefois du abriter une vitre. Elle se sentait en sécurité, là. Elle pouvait regarder ses étoiles en fermant les yeux et ses narines se délectaient du parfum du petrichor lorsque les pluies tombaient sans avoir à se soucier d'être trempée. C'est là qu'elle laissait la fourrure qu'Elias lui avait donnée l'été précédent; elle en avait recouvert une couche de végétaux secs qui lui procuraient le confort dont elle avait besoin. « Le Conseil aura sûrement une idée d'un lieu pour stocker tout ce qui nous sert plus », répondit-elle à travers la trappe à son amie, « et je t'aiderai si tu m'aides à rebâtir mon mur du côté est... » Elle se pencha devant la trappe pour observer la réaction de son amie, taquine. Elle savait le marché totalement déséquilibré, mais elle comptait bien profiter de la débrouillardise et des compétences de son amie au maximum. Pour tout ce qui était lié à la reconstruction de leur maison, elle lui faisait plus confiance qu'elle ne se faisait confiance à elle-même. Elle était plus habile de ses doigts pour ces choses-là, plus vive d'esprit, aussi. Pour Murphy, tout était potentiellement sujet à énigme ou à problèmes. Elle y arrivait finalement toujours, mais son esprit sinuait pendant des lustres alors que celui de Tennessee trouvait toujours l'issue en un aller direct et sans détours. Lorsqu'elle savait que sa brunette travaillait sur sa moitié de maison en même temps qu'elle, elle avait l'esprit plus léger; elle savait qu'elle n'aurait qu'à hurler son prénom et que sa voix porterait à la fois à travers la petite trappe d'Antarès et par-dessus et au-travers des murs encore bien dégarnis. Tennessee lui prodiguait parfois quelques conseils sans qu'aucune d'elle ne prenne la peine de se déplacer, comme s'il s'agissait pour la mécanicienne de réponses les plus simples du monde. Murphy la jalousait presque autant qu'elle l'admirait, mais par-dessus, elle était fière d'elle. Pour l'une des premières fois depuis qu'elles se côtoyaient et avec sa capacité à créer de nouvelles armes pour la rébellion, elle arrivait à comprendre ce à quoi elle était si adroite dans son métier et ses missions au sein du campement. Elle en était témoin. « Oh, j'y pensais pas, mais t'as raison ! On devrait se renseigner. Ça permettrait d'hermétiser déjà une partie des murs. » Elle jeta un coup d'oeil à la fenêtre du fond, auprès de laquelle elle dormait, puis au peu de plafond qui restait. On pouvait deviner les restes d'un second étage et, si on cherchait bien au rez-de-chaussée, l'endroit d'où démarrait autrefois un escalier. « C'est la charpente qui m'inquiète le plus. Mais c'est pas un travail à faire seul. » Surtout lorsque l'on s'appelle Murphy et qu'on a peur à un mètre du sol. Mais de toute façon, la simple perspective des travaux à faire ici suffisait à lui donner le vertige. Il y avait tant à penser : retrouver quatre murs, un toit, mais aussi arriver à s'isoler du froid et à chauffer l'intérieur en évitant le plus de pertes possible, s'assurer de la sécurité des structures anciennes ou rajoutées. Elles priorisaient le rez-de-chassée comme l'évidence que cette décision représentait, mais une fois cette première étape achevée, elles savaient qu'elles auraient encore un deuxième round à jouer. Pour l'instant, elles reconstruisaient les murs autant qu'elle le pouvaient et avec des pierres récupérées dans les maisons environnantes et trop saccagées pour être reconstruites, et dans les ruines extérieures au campement. C'était un travail de fourmi. Le moindre chargement pesait des tonnes et elles n'étaient jamais trop de deux pour un pareil exercice. Dès qu'un nouveau projet se terminait, une dizaine d'autres s'imposaient à elle. Il semblait que le labeur était sans fin, et pourtant, elles n'en démordaient pas; ça prendrait le temps qu'il faudrait, de longs mois, des années peut-être, mais elles partageraient une maison qui leur offrirait aussi bien protection qu'intimité. C'était ça, le début d'une nouvelle vie; la création d'un foyer bien à elles, et c'était la possibilité que leur offraient ces ruines que les leurs avaient investies.

Mais ce n'était pas là leur seul projet commun. Elles n'oubliaient pas la rébellion. Murphy était redevable au Conseil d'avoir enfin osé prendre une décision qui aurait pu faire polémique. Elle ne pouvait s'empêcher de douter d'éventuelles fuites parmi les rangs rebelles, mais le temps semblait donner tort aux plus suspicieux d'entre eux. Leurs tests avaient échoué; ainsi donc, ce n'était aucun des leurs qui semblait responsable d'un tel revirement de situation. Le Conseil n'était pas stupide; il avait probablement eu l'idée de trouver un nouveau foyer pour les survivants en même temps que les rebelles et que la moitié du campement. Pourtant, le doute s'était immiscé en elle et l'angoissait encore parfois. Elle avait du mal à accepter l'idée que l'un d'eux puisse mettre en péril leurs idées, projets et revendications. C'était tout bonnement impossible, se disait-elle parfois, alors qu'il lui arrivait encore de se réveiller en pleine nuit, trempée de sueur, en se disant qu'elle serait probablement incapable de voir si l'un d'eux jouait un double jeu. Lors de ces terreurs nocturnes, Murphy en venait à supplier le ciel et toutes les étoiles qu'il abritait de lui laisser la vie sauve. Elle voulait vivre, encore, et et voulait que les siens vivent. Elle avait vécu la violence des Odysséens au premier rang lors des retrouvailles avec les Cents. Elle savait que leurs idées pouvaient parfois les rendre sans pitié, et elle savait aussi que ce n'était plus forcément le Conseil qui décidait de ce qui était le mieux pour eux. C'était à double tranchant. Le Conseil était assez malin pour réaliser que rejeter une trentaine d'entre eux sous prétexte de leurs idées reviendrait à perdre autant de paires de mains; mais il pouvait être aussi stupide pour décider qu'il était important de montrer l'exemple et d'éliminer ceux qui allaient un peu trop loin. Le problème de Murphy lorsqu'il s'agissait du Conseil était qu'elle n'y comprenait guère plus grand chose. Eux-mêmes semblaient souvent perdus, dépassés par la situation, mais ils étaient encore capables d'éclairs de génie comme celui qu'avait représenté leur déménagement. Quelle pourrait être leur politique s'ils étaient amenés à découvrir que la rébellion n'était pas vraiment morte et que, pire, elle se reconstruisait peu à peu ? Et puis, il y avait Chris, Chris qui lui posait maintenant peut-être même plus de problèmes encore que le Conseil lui-même. Parce qu'il était devenu un danger pour eux tous avec son indécision constante, Murphy n'arrivait plus à savoir s'il était réellement digne de confiance. Elle savait qu'il ne trahirait jamais volontairement ses rebelles, mais elle n'était plus certaine qu'il soit réellement maître de ses actes et de ses paroles depuis quelques temps. Elle voulait croire que ce n'était qu'une passade, mais la passade durait déjà depuis de trop longs mois. Peut-être qu'avec leur bunker, il allait finir par réaliser à quel point les choses étaient sérieuses. Murphy sourit en réponse à Tennessee. Elle avait raison; leur situation leur permettait de s'éclipser assez facilement sans qu'on leur pose mille questions, mais la patrouilleuse avait toujours eu l'habitude de vadrouiller depuis qu'ils étaient étaient sur Terre. Les gardes étaient habitués à la voir entrer et sortir même en dehors de ses patrouilles. Qu'elle soit accompagnée de Tennessee aurait pu rendre les choses suspectes si c'était à répétition, mais elles avaient effectivement l'argument de leur maison à dégainer si on leur cherchait des noises. Et un Antarès à promener et à laisser chasser. « J'espère que personne se fera griller. Maintenant ou jamais » s'inquiétait-elle déjà. La peur leur empêcherait probablement la moindre maladresse pendant quelques temps, mais la force de l'habitude pourrait avoir raison de leur discrétion un jour ou l'autre.

Quelques instants plus tard, elle était plongée dans l'obscurité du bunker. Elle n'avait pas encore tous ses repères ici. Ils étaient tous venus aider à mettre le lieu en place et s'étaient réparti les tâches, mais personne n'avait vraiment eu le privilège de s'habituer aux lieux. Pas encore. « Tous, je sais pas... » Elle devinait la silhouette de son amie dans l'obscurité et crut comprendre qu'elle s'occupait de faire naître la lumière là où elle n'existait pas encore. « On a pas eu de réponses quand on a lancé l'invitation. » Des messes basses entre eux, comme ils avaient toujours communiqué, pour annoncer que la première réunion dans le bunker aurait lieu cet après-midi. Si la moitié d'entre eux était disponible, ce serait déjà une bonne chose. Si parmi cette moitié, un tiers arrivait à expliquer son absence du camp, ce serait excellent. Ils n'arriveraient probablement jamais à tous se réunir ici. Le bunker faciliterait les échanges mais n'expliquerait jamais la disparition de trente personnes du campement en même temps. « Je sais pas trop », dut admettre la brune en regardant danser les flammes, dont les lueurs se reflétaient de l'autre côté sur le visage de son amie. « Dans le doute faudra les économiser, ouais. Peut-être qu'au troc... » Elle ne finit pas sa phrase, se demandant si on leur donnerait la formule magique en échange d'un de leurs trésors ou s'il faudrait monétiser chaque bougie.

Le rire de Murphy éclata dans l'espace exigu lorsque Tennessee lança une de ses éternelles pommes à Antarès. « Mais t'es un pommier ma parole, t'en as toujours sur toi ! » Elle s'esclaffait en regardant l'animal dévorer le fruit comme s'il n'avait pas mangé depuis trois jours. Son rire se dissolut doucement dans un soupir qui se fondit au silence lorsque Tennessee reprit la parole. Son regard quitta le chien pour rejoindre le visage de la bouclée, qui venait de s'asseoir. Son sourire était crispé, ses sourcils froncés. « Attends... quoi ? » demanda-t-elle dans un souffle presque calme. Ses idées fusaient dans son esprit. Elle avait peur d'avoir compris les choses de travers, et en même temps c'était tout ce qu'elle espérait, avoir compris les choses de travers. « Attends, quoi ? » répéta-t-elle d'un ton qui venait de grimper. Elle était subitement nerveuse parce qu'elle était persuadée que Tennessee fuyait son regard, maintenant. « Devos a eu raison de quoi ? C'est quoi son lien avec la taupe ? » Elle s'approcha brusquement de son amie et se pencha au-dessus d'elle pour la secouer par les épaules. « Dis-moi que j'ai mal compris » la supplia-t-elle presque, entre désespoir et inquiétude. Elle était donc réellement incapable de voir que l'un d'eux menait un double jeu. Et encore plus bête d'apprendre qu'il s'était agi, tout ce temps, de l'une des têtes de la rébellion, à laquelle elle aurait confié sa propre vie.

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Sujet: Re: From thought to words, from words to actions (rebels)
Lun 31 Juil - 1:04


Murphy & Tennessee  @Otherswillcome #éléphantdanslapièce Guest : Antares


Si on avait raconté à Tennessee qu'un jour elle bavarderait avec Murphy dans une maison, ou plutôt ruine, commune à travers un mur qui délimitait à chacune leur territoire, la bouclée aurait ri à gorge déployée. Oh la mécanicienne connaissait l'existence de Murphy depuis toujours, du moins depuis qu'elle était rentrée dans la vie de Faust. Parce que la blonde disparue s'apparentait à ce qu'elle possédait de plus prêt à un ami d'enfance. Du moins une amitié qui avait perdurée au-delà de tout. Oui il y avait aussi Zachary mais elle le voyait de moins en moins souvent, et un jour, elle s'en persuadait, il se ferait dévorer dans son sommeil par un animal sauvage qu dénicherait le dormeur. De plus il semblait ne pas désirer les suivre dans les ruines alors pour le revoir elle devait retourner à la carcasse. Il y avait Elijah aussi mais à une époque il y avait eu des mots, un hic, des troubles, de l'eau dans le gaz et ils n'en reparlèrent jamais. Un jour sans doute ils s'accrocheraient à nouveau en bien ou en mal mais pour le moment bien qu'elle ne l'intégrait pas dans son cercle. Elle ne le rejetait pas non plus dans toute lafoule des anodins. Bref, Tennessee connaissait l'importance de la garde dans la vie de l'ex leadeuse rebelle, et ne s'en était jamais formalisé. Bien qu'elle ressenti à l'époque une malaise de la part de la brune quand elle se trouvait - rarement - en sa présence.

Quelque chose comme de l'animosité, mais ça ne l'atteignait pas vraiment la bouclée, elle vivait dans son monde, elle acceptait absolument le fait de déplaire à la plupart des gens. Probablement que tout serait encore similaire s'il n'y avait eu ce crash. Le départ de Faust, sa longue absence, ce retour qui ne déroulait pas. Alors cette recherche à deux qui les rapprocha tout doucement, puis l'engagement de Murphy dans la rébellion, appuyée par la mécanicienne en tant que leadeuse. Les longues randonnées qui les menèrent vers ce terrien qu'elle affrontèrent et mirent à terre toutes les deux pour récupérer un vêtement ensanglanté de leur amie. L'apparition d'Antarès qui apprivoisait Tennessee de la plus belle des façons. Des tas de petits détails qui poussèrent doucement mais surement la garde dans le cercle intime de Tennessee. Au point que maintenant elles se causaient à travers un trou de leur future maison mitoyenne. Qui ne serait habitable que dans très très très longtemps, et s'avancer sur une année pouvait être jugé même beaucoup trop optimiste. Mais rien de rebutait les deux courageuses. Qui pour des raisons différentes qui se complétaient ne désiraient pas traîner trop longtemps dans la promiscuité des dortoirs partagés. Même si pour le moment ça restait, il fallait le reconnaître l'option la plus sécuritaire. Mais elles n'y auraient recourt que pendant l'hiver.

Ou quand la froidure triompherait de leur résistance. Méthodique, la bouclée vérifia d'abord la solidité des fondations. Rien ne pouvait expliquer comment ou pourquoi certaines maisons résistaient mieux que d'autres. La qualité du matériel utilisé ? La chance ? Divers paramètres dont elle ignorait tout entraient certainement en ligne de compte. Toutes les deux se mirent d'accord pour cette solution parce qu'elles pourraient assurer les arrières de l'autre, mais plus officieusement parce qu'elles s'appréciaient de plus en plus - sans malgré tout vouloir complètement aménager ensemble -, et pour que Tennessee ne soit pas trop séparer de l'amour de sa vie : Antarès. Régulièrement des petits tas s'accumulaient au dehors qu'elle finissait par évacuer sur une brouette de fortune bancale qu'elle remit en état quand elle en fit la découverte. Cette dernière se rangeait dans une remise ou chacune gardait la possibilité de l'emprunter si nécessité. La bouclée parsemait ces débris dans une ou deux vieilles ruines plus éloignées mais aussi effondrées qui un jour devraient être rasées. Pour le moment cela lui semblait la solution la plus adaptée. Et de plus elle en profitait souvent pour fouiller afin de voir si elle ne récupérerait rien d'utile pour leur abri tout d'abord, les rebelles ensuite et finalement pour tous les odysséens. Car elle n'oubliait pas la leçon de Tristam qui lui recommandait toujours le bien de tous.

« Et si ce n'est pas le conseil ce sera nous ! » Répondit l'Odysséenne songeuse à la garde de son coté du mur. Elle venait d'entreprendre de balayer cette pièce, enfin débarrasser de toutes les crasses qui l'encombraient quand elle la découvrit. La bouclée pourrait donc s'attaquer aux autres, et tenter de se fabriquer un balaie ou un truc qui y ressemblerait « Oh Murphy mais il suffit que tu le demandes quand tu en auras besoin, ça me fera toujours plaisir de te venir en aide ... » Lui objecta la mécanicienne en passant le seuil de ce qui trouvait être l'entrée de chez elle. Tennessee jouait un peu avec la porte car elle trouvait qu'elle grinçait trop fortement, et ce bruit la dérangeait particulièrement. Elle chercherait à se procurer de l'huile mais rien ne prouvait que ça arrangerait quoi que ce soit après tant d'années. Probablement devrait-elle remplacer cette chose sans nom à ses yeux. « Mais je serais toujours ravie de recevoir ton aide par ici quand tu pourrais m'en donner » Car il ne fallait pas rêver non plus, Murphy restait très prise par son rôle de garde, ainsi que ses recherches à propos de faust qu'elle n'abandonnait pas. Et auxquelles se joignait parfois la bouclée pour ne pas toujours la laisser divaguée seule avec ce chagrin qu'elle devinait toujours intarissable. Et ce malgré les restes d'un camp découvert par cette dernière. Quant à elle Tennessee appréciait énormément les coups de mains que son amie lui donnait, n'établissant absolument pas une balance dans sa caboche, sur qui eut apporté plus à l'autre.

La Bouclée eut tout donné sans compter tout simplement. « J’ai cru entendre qu'il était prévu qu'une visite se fasse jusque-là très bientôt, alors je tâcherais de savoir parce que finalement ça pourra servir à tous dans un futur proche » Et surtout là où ils dormiraient cet hiver car bien que ce fut l'endroit le mieux préserver, il restait malgré tout pas mal de trous provocant des courants d'air à combler. Et s'ils semblaient bénins en cette saison ils deviendraient mortels pendant la période de grand froid. Certes un rassemblement d'humains élevait la température d'une pièce mais contre le gel ça ne servait pas à grand-chose. De plus faire du feu à l'intérieur, sans réelle cheminée disponible risquait vraiment de se révéler toxique. Ou peut-être que la bouclée pensait trop loin tout en se compliquant les choses. Elle haussa les épaules persuadée que non. Ah oui la charpente. Une misère et pourtant une des plus résistantes des environs. De son côté par contre le plancher avait résisté mas le grenier tombait en morceaux et il faudrait certainement tout refaire. « Oui ça ne fait pas vraiment parti de mes compétence, ni des tiennes, je me demande Murphy si on n’irait pas s'adresser chez les jeunes, eux je pense qu'ils doivent en savoir plus et sinon ils pourraient toujours nous dire qui pourrait ou voudrait nous aider » Au pire elle s'adresserait une fois de plus à Gen. Son remède à tout !

----We Never Gonna Be The Same----

Et maintenant les voilà toutes les deux, enfermées dans le bunker à bavarder de tout et de rien en compagnie de leur adorable compagnon à quatre pattes. Alors que la mécanicienne se chargeait d'allumer par ses bougies sacrées . Celle-ci ne se sentait plus très à l'aise dans un lieu fermé comme celui dans lequel elle vécut ses trente et une premières années. Toutes balayées par le souffle de la nouveauté que lui procurait la terre, la faune, la flore, les terriens ... La vie. A la différence qu'ici elle possédait la possibilité de s'esquiver à tout moment sinon elle eut tout bonnement refusé d'y pénétrer. « Bah tu sais si on se faisait griller on pourrait toujours prétendre qu'on vient juste de le découvrir » Proposa la bouclée qui revenait sur une remarque que Murphy avait faite avant de se glisser dans les lieux. « On a beau prendre toutes les précautions on ne peut jamais tout prévoir. Donc ce serait judicieux de d'évoquer nos possibilités dans un cas où ça arriverait et que chacun puisse avoir ses instructions » Pour ne pas se retrouver avec un prisonnier sur les bras dont ils ne sauraient que faire, et surtout pas garder indéfiniment dans l'endroit. « Oh... » Fit laconiquement la Brune mécanicienne quant à la précision de la leadeuse « Du coup on ne sait pas dire quand on sera ou non au complet ? Ni quand la dernière personne sera arrivée ... Pas très pratique  » Déjà elle espérait que ça ne gâcherait pas inutilement l'éclairage. Ensuite elle se voyait mal rester ici toute une journée sans bouger sous prétexte qu'on ignorait si un dernier rebelle se pointerait ou non.

Enfin Il y aurait certainement un point de non-retour ou ils se décideraient à commencer. D'autant qu'il restait plus que possible que certains préfèrent aussi rester prudents si ils croissaient du monde en arrivant dans le secteur. Pour en revenir à la cire d'abeille sa camarade ne sut pas la renseigner, elle se inspecterait donc de son côté pour trouver une solution afin de ne se pas se trouver à court de lumière trop vite ! Si jamais on venait à devoir consigner des notes ou signer des documents, il ne fallait pas gâcher le peu de papier qu'il leur restait à cause de trop d'obscurité. Mêmes si les yeux s'habituaient ça ne permettait pas une vision exemplaire. « Ah oui le troc, dis donc ça va nous en faire des choses à chercher ou des solutions à découvrir . Faudrait presque s'assigner chacune une chose » Mais la proposition se perdit dans le rire de Murphy qui la comparait à un pommier. Un sourire espiègle apparu aussitôt sur les lèvres de la mécanicienne, puis elle étendit les bras vers le plafond en se penchant de droite puis de gauche. Un comportement que la bouclée ne montrait jamais. Cependant la comparaison de la garde l'amusait beaucoup, et la bouclée continua dans la même lignée « Ah bien oui regardez comme mes branches sont longues et comme ma cime va loin dans le ciel, je suis un super pommier qui transporte ses fruits à l'infini rien que pour le plaisir de Mister Major son seigneur ! » Un petit intermède inhabituel de la part de la bouclée avant qu'elle ne retourne auprès de son compagnon préféré. Et à l'aise ne laisse échapper des informations qui n'eussent jamais dû atterrir dans les oreilles de Murphy.

Depuis toute petite la mécanicienne n'utilisait pas de filtres, elle disait les choses telles qu'elle les pensait directement. Elle ne voyait pas non plus l'intérêt de tourner autour du pot ou de mentir. Et ce même si ça lui amenât beaucoup d'inimitié des autres. Plus vieille cependant on l'obligea à aller consulter un psychologue, sous la menace de ne plus la laisser travailler, si elle ne prenait pas un peu des pincettes sur sa manière de s'exprimer. Elle fit des "efforts" parce qu'elle marchait sous la menace mais à contre cœur. De plus sa nature première revenait régulièrement frapper à la porte au grand dam de ses victimes. Puis avec la rébellion elle apprit à tenir un secret. Un. Et tout ce que ça englobait, ceux qui appartenaient au mouvement, les opérations, leur QG, les réunions secrètes. Ça faisait partie d'un tout. Ça lui demandait beaucoup de concentration pour ne pas faire de fausse manœuvre. Alors deux. Un instant avant d'entendre l'interrogation de la garde elle se crut à l'abri. Cependant elle restait silencieuse, soupesant le pour et le contre, imaginant qu'en se taisant son amie n'insisterait pas. Avec un peu de chance quelqu'un arriverait et ce serait vite oublié. Mais non sa camarade revenait à la charge. Et la connaissant Tennessee s'attendait à ce que l'obstination de cette dernière s'agrippa à ces stupides mots échappés de sa bouche trop bavarde. Bon Ten ne pouvait rester muette plus longtemps sans devenir insultante, alors elle se retourne vers Murphy à qui elle tournait le dos et demanda  « quoi ? » Feinte vraiment futile qui ne durerait que les secondes ou elle le prononcerait. Sa vis à vis ne se laisserait pas leurrer par une si piètre réplique.

D'ailleurs maintenant la garde lui précisait plus exactement ce qu'elle désirait que la mécanicienne lui décortique. Le lien avec l'espion. Elle hésita quelques instants entre choisir de s'excuser d'un éventuel esprit confus qui lui aurait fait déclarer des âneries. En liant des faits et des personnes qui visiblement ne disposaient de rien en commun. Mais elle s'emmêlerait et jamais Murphy ne le croirait. La confiance se romprait à jamais. Ce qui se produirait d'ici quelque secondes, elle n'en doutait pas alors qu'elle tenait à souligner que « Je tiens à dire que Devos voulait tout dire mais que c'est moi qui lui ait suggéré qu'il serait préférable que non » Ça ne donnait pas la clef du mystère à la jeune femme se tenant en face d'elle, mais lui suggérait plus que clairement la suite à venir. La bouclée lui indiqua une chaise, non qu'elle prévoyait de réciter un long discours mais surtout anticipait l'impact sur la rebelle. « Si tu veux t'assoir ?  » Mais non, Murphy insistait, désirait certainement de tout son cœur que son ouïe l'eut trompé. Le cœur bouillant mais d'une apparence soudainement beaucoup trop calme la mécanicienne secoua la tête. Non. « Non tu ne t’es pas trompée mais il faut que tu saches que ça n'empêche pas qu'il puisse tout à fait y avoir d'autres taupes, mais que celle-là n'en était pas vraiment une... Ou avec des bonnes intentions  » Qui croyait-elle duper la bouclée, elle qui ne cessait de citer que ... « ... Oui je sais l'enfer est pavé de bonnes intentions mais dans notre cas bien l'enfer c'est le nouveau campement  »

Non Tennessee n'employait aucune technique pour inciter sa comparse à embrasser la vision positive de la manœuvre du génie. Bien que ça s'en avérait avoir la mine. Non elle voulait qu'on apprécie le dur labeur accompli de manière souterraine, de la part de leur quatrième leader. Leur atout. Son ami. Le leur à tous. Mais les discours ça ne lui réussissaient pas à la bouclée. Rapidement elle se rebutait sur les constructions de phrases ingénieuses, pour ruer à travers les brancards. Ici elle manœuvrait entre les écueils avec d'immenses difficultés, mais elle s'accrochait puisque responsable de cette future débâcle. « En réalité il ne nous a pas trahit, il a juste fait en sorte d'accélérer les choses pour que ça bouge, parce qu'il estimait que nous stagnions trop et tu vois ... Finalement quand on pensait qu'on nous espionnait et qu'on nous avait piqué nos idées et bien c'est faux, alors on devrait s'en réjouir tu ne penses pas ?  » Ça elle n'imaginait pas une seconde que Murphy acquiescerait à cette perche tendue, tout simplement parce que là, toute de suite elle apprenait l'info de manière très abrupte ... « Non ? »

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06/12/2015 Lux Aeterna 29079 Sophia Bush Avengedinchains (vava) ; Oreste (image profil); Lux Aeterna (sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 58


Sujet: Re: From thought to words, from words to actions (rebels)
Mer 2 Aoû - 0:22



❝ From thought to words, from words to actions ❞
Murphy Cavendish & rebelles Odysséens
(11 juillet 2117)


Dire que Murphy avait fait son deuil de Faust était largement exagéré. Elle avait commencé à entamer le processus du deuil, à accepter qu'elle ne trouverait sans doute rien de plus que ce que la blonde avait laissé non loin du village Naori. L'ancien camp avait violemment fait resurgir un espoir qu'elle avait espéré étouffé par le poids des mois écoulés, et il lui avait fallu retomber dans un quotidien sans son amie pour refuser cette marche arrière empruntée au détour d'un abri fabriqué par les doigts de sa soeur de cœur. Elle se refusait à laisser cette expérience lui faire revivre tout l'enfer qu'elle avait traversé depuis un an. Elle ne pouvait pas y croire, elle ne pouvait plus y croire. Mais l'anneau de Faust avait trouvé place à son annulaire, puis à son cou, aux côtés de celui de sa mère et de tout ce que cette simple chaîne portait aujourd'hui, le poids des séparations forcées et des adieux manqués. Elle portait contre son cœur les deux femmes de sa vie qui lui rappelaient, jour après jour, qu'elles ne partiraient jamais complètement et que resteraient à ses côtés, et probablement jusqu'à la fin de ses jours, deux fantômes dont les âmes lui appartenaient autant qu'elles appartenaient aux étoiles. Deux silhouettes invisibles et bienveillantes seraient toujours debout à l'observer, dans les pires comme les meilleurs moments, et c'était tout ce qui lui permettait d'avancer, doucement, vers un avenir sans elles. Isdès n'avait pas compris tout ce que cette chaîne d'argent pouvait éveiller en elle, la plus grande détresse comme l'exaltation la plus authentique. Ou peut-être, justement, avait-il essayé de comprendre ? Par un simple geste, il y avait aussi apposé sa marque sur le bijou, et celui-ci s'alourdissait de plus de symbolique encore. Lorsque les êtres aimés n'étaient plus à ses côtés, c'était tout ce qui lui restait. Ou plus tout à fait.

Si Murphy avait décidé de partager une maison avec Tennessee, ce n'était pas seulement par commodité. Même si les deux brunes se gardaient bien de partager ce qui avait pu les guider jusqu'à cette décision, elles savaient ce qu'il en était. La patrouilleuse se gardait bien de mettre des mots sur ces sentiments qui s'étaient développé au fil des mois, mais elle les vivait pleinement. Elle s'interdisait de suranalyser quoi que ce soit ou de relever le fait qu'il avait fallu la disparition de leur amie commune pour qu'elles se trouvent. Elle acceptait cette amitié pour tout ce qu'elle lui apportait de doux et de réconfortant. Jamais Tennessee ne comblerait le vide laissé par leur blonde, mais c'était bel et bien parce qu'elle n'avait rien à voir avec elle et qu'elle s'était crée sa propre place dans le cœur de la garde. Murphy n'attendait pas qu'elle remplace Faust un seul instant, comme elle n'espérait pas une seule seconde combler le vide qu'elle avait laissé dans la vie de Tennessee. Leur amitié n'était pas un substitut. Elle était presque timide et confuse, mais plus le temps passait, plus elle semblait capable de se renforcer encore davantage. Tennessee s'était progressivement dévoilée à elle au fil des mois, et sans s'en rendre compte, Murphy en avait fait de même. Elles étaient passées, malgré elles, d'inconnues à une relation beaucoup plus forte même si indescriptible et même si pudique, car profondément naturelle. Lorsque l'occasion lui en avait été donnée, la brune s'était surprise à être prête à donner sa vie si ce sacrifice pouvait sauver celle de son amie. Ce n'était pas de l'altruisme comme elle pourrait en être capable avec n'importe quel autre Odysséen. Ce n'était pas lié à son rôle de garde ou de patrouilleuse ou ses responsabilités de lieutenant. Ça n'avait rien à voir avec tout le meilleur qu'elle souhaitait aux siens et le désir qu'elle avait de les voir vivre face à cet environnement hostile qu'était la Terre. C'était juste comme ça, c'était parce que c'était Tennessee et que cette idée du sacrifice était devenue naturelle, un réflexe pour lequel elle n'aurait pas à se poser la moindre question. Si le Terrien qu'elles avaient croisé quelques mois plus tôt s'était montré plus alerte au combat, Murphy n'aurait pas hésité une seule seconde. C'était là sans doute l'une des preuves les plus intimes de l'amour que Murphy pouvait porter à autrui : considérer que sa vie valait moins que celle de l'être que son cœur avait choisi. Il y avait des erreurs qui ne pouvaient pas être réparées et des regrets qui ne pouvaient pas être comblés; sa mère, pour autant qu'elle sache, gisait toujours dans les profondeurs de l'océan, et Faust, quant à elle, devait être morte quelque part sur ces terres, au fond d'une rivière rivière ou dans les reliefs d'une montagne. Certaines choses ne pouvaient pas être changées, mais celles-là avaient appris à Murphy le sacrifice, le vrai sacrifice, le désir de prioriser autrui jusqu'à la fin, l'amour à en crever.

En se retrouvant dans le bunker en tête à tête avec Tennessee, elle savait qu'elle gagnait là un peu de répit. Même si celle-ci avait été ébranlée, elle avait confiance en la rébellion et en leurs membres, mais elle savait aussi que plus ils étaient nombreux dans la même pièce, plus les discordes étaient susceptible d'émerger. Certains n'avaient pas oublié la chasse au traître et n'arrivaient pas à passer à autre chose; d'autres,maintenant que les faits semblaient abonder dans leur sens et que la moindre preuve tangible restait introuvable, se targuaient d'avoir eu raison tout du long. Murphy savait que les rebelles étaient au moins partiellement choisis pour leur capacité à faire la part des choses, mais elle redoutait d'avance qu'ils n'arrivent, tous ensemble, qu'à tourner en rond. Avec la mise en place de ce bunker secret, leurs communications étaient sur le point de changer drastiquement, et cette première réunion était la première phase de test. C'était peut-être aussi la première occasion qu'ils avaient, eux, nouveaux leaders, de prouver leurs valeurs aux yeux de tous. Si ça s'avérait nécessaire et qu'ils devaient recadrer les choses, ils devraient savoir se montrer fermes et impartiaux. Et lorsqu'ils s'agissaient d'eux quatre, Murphy n'était plus sûre de grand chose; sa foi en eux n'avait de cesse de s'effriter depuis que Chris fléchissait. Devos voulait lui laisser le temps de renaître de ses cendres et c'était un autre point de désaccord parmi eux. Leur structure devenait bancale aux yeux de la patrouilleuse, et peut-être aussi que cette réunion n'aurait pour effet que de les faire imploser devant ceux qui auraient réussi à être de la partie. « Tout le monde sait dans quelle tranche horaire on doit se retrouver... de toute façon, ceux qui sont pas là devront rattraper, ce sera pareil pour ceux qui arriveront plus tard. » Mais Tennessee avait relevé un autre écueil; toute leur organisation mériterait à être revue. Ils ne pourraient probablement guère être plus de sept ou huit un peu plus tard, mais les calculs de Murphy dépendaient de sa propre logique et de sa façon de percevoir les choses. Après tout, ils pouvaient tout aussi bien se retrouver à deux ou à vingt. Dans tous les cas, elle espérait que rien ne viendrait les mettre en danger et que tous auraient fait preuve de bon sens. Il ne s'agissait pas de quitter son poste en prétextant quelque chose d'important sans arriver à le justifier. Les informations avaient circulé dans le groupe par le bouche-à-oreilles jusque-là, et il n'y avait aucune raison de penser que le bunker les empêcherait d'utiliser de cette technique qui n'en perdait aucunement de son intérêt ou de sa praticité pour autant. « La première règle », fit-elle remarquer avec un sourire qui dénotait avec sa déclaration, « c'est que si on tombe, on tombe tout seul. Après, c'est du bon sens, chacun sauve sa peau comme il peut. J'aime bien ton excuse, je te l'emprunterai peut-être si on me prend ici. » Elle conclut dans un sourire reconnaissant. Elle espérait que personne n'arriverait jamais à de tels extrêmes que d'avoir à choisir entre sa propre survie et celle de la rébellion.

Mais il fallait le reconnaître, avoir un bunker bien à eux avait quelque chose de rassurant, comme s'ils reconnaissaient eux-mêmes que le mouvement était assez important et officiel pour avoir son propre nid. Ils savaient que c'était là un refuge s'ils en avaient besoin; chacun apportait des vivres dès qu'il le pouvait. Murphy sortit de son sac la viande séchée emballée avec application et la déposa dans une boîte hermétique qui en contenait déjà un peu. Elle vérifia au passage qu'aucun met déjà proposé ici n'avait tourné; il ne s'agissait pas de s'intoxiquer en se rassasiant, et ils n'avaient pas forcément d'autre choix que d'apporter des mets périssables même si conservés de la meilleure façon possible. « On aura de quoi faire, c'est sûr », acquiesça elle en replaçant correctement la nourriture, la plus ancienne sur le devant des étagères et la plus durable derrière. « Je sais pas encore si j'irai, moi. J'ai rien à troquer. J'essaierai de poser des questions aux Terriens que je connais. » A Oona ou Tamara elle pourrait poser toutes les questions qui lui venaient à l'esprit. Les deux femmes étaient capables d'une bienveillance qui avait attiré toute la confiance de la brune. Si elles n'avaient pas de réponses à lui donner, il serait toujours temps de se tourner vers d'autres personnes. Amusée par le jeu d'imitation de Tennessee, Murphy s'esclaffa un instant, les bras croisés, la mine moqueuse. « Et moi, alors ? J'ai pas le droit à une pomme ? » Elle se rapprocha de son amie, un sourire taquin aux lèvres, et tira sur une de ses boucles en prétextant chercher un fruit. Ces intermèdes faisaient partie de leur jardin secret, de ce qu'elles avaient cultivé ensemble et de tout ce qui les liait aujourd'hui. Murphy ne les aurait échangés pour rien au monde. « C'est tout pour Major, de toute façon... » Elle leva vers son amie un regard triste accompagné d'une moue assortie et un brin enfantine.

Mais le choc fut violent. Murphy ne voulait pas y croire. Ses oreilles s'étaient mises subitement à bourdonner, comme si elles voulaient se protéger instinctivement de la vérité qui s'apprêtait à éclater. Elle comptait encore sur le doute, mais le silence, que Tennessee choisit en première intention, répondait plus que n'importe quelle justification. Mais elle avait besoin de l'entendre, Murphy, qu'on rende concrète ces trahisons inattendues. Que la bouclée lui demande de répéter ne la fit que froncer davantage des sourcils et son sang commençait déjà à bouillir. Elle ne savait pas pourquoi elle avait besoin d'attendre une confirmation. Elle pouvait lire partout dans les gestes et expressions de son amie qu'une vérité lui avait échappé sans qu'elle l'ait décidé elle-même. Mais elle tenta de se justifier, malgré tout, et la patrouilleuse ne put s'empêcher un mouvement de recul, sonnée. Non, elle ne voulait pas s'asseoir. Elle se sentait bête, dupée. Par Devos, bien entendu, mais peut-être même encore plus par Tennessee. Depuis quand savait-elle ? Pourquoi avait-elle préféré garder ce secret ? Qui d'autre était au courant ? Elle était la dernière des idiotes, encore plus naïve que ce qu'elle pensait. Oublié le pommier. Se dressait devant elle une nouvelle inconnue. Et Murphy ne trouvait pas les mots. Elle restait bête, un peu en retrait, les mains tremblantes jusqu'à décider de les coller à ses hanches pour se donner de la contenance. « Je suis la seule débile pas au courant ? Vous me prenez pour qui ? Une conne ou une connasse ? » Le ton montait déjà alors qu'elle se mettait à se frotter le visage en observant les parois de béton sur lesquelles se reflétaient la lumière chaude des bougies. « Ouais, les bonnes intentions c'est bien beau hein, mais si même au sein d'une rébellion -et pire, au sein d'un groupe de quatre leaders- on est pas foutus de communiquer, c'est pas la peine d'essayer de contrer le Conseil ! On est des gamins dans un bac à sable là ! » Elle retourna s'adosser dans un coin un peu à l'ombre près des étagères et enfouit sa main dans son visage. « Jsais même pas à quoi ça sert de rester là. Personne est d'accord avec personne et au lieu de discuter on fait les choses dans le dos des autres. Jvois pas à quel moment on a cru qu'on arriverait à quelque chose. » Elle haussa les épaules, chercha Antarès du regard et l'attrapa pour le serrer contre elle, déjà prête à remonter à la surface et à laisser les rebelles faire face à ce merdier tout seuls. « Et arrête de jouer avec la sémantique », lâcha-t-elle en s'arrêtant une seconde à côté de sa chaise, aigrie, lui lançant un regard noir, les lèvres retroussées par la fureur et le dédain. Antarès remuait entre ses bras et elle pouvait encore sentir le jus de la pomme qu'il venait de dévorer. « T'appelles ça comme tu veux, moi j'appelle ça trahir. Je sais pas ce que ça veut dire de ce que vous pensez de moi et j'ai pas envie de le savoir. » Non, elle ne voulait pas savoir pourquoi on lui avait caché quelque chose d'aussi important. A sa réaction lorsqu'elle avait laissé fuiter l'information, Tennessee n'avait très probablement jamais eu l'intention de la lui partager. Qu'est-ce que ça pouvait dire sur la confiance qu'elle avait en elle ? Sur ce qu'elle pensait d'elle en tant que personne et en tant que leader rebelle ? Elle redoutait les réponses à ces questions parce qu'elle les connaissait déjà. Elle avait eu faux sur toute la ligne. Il existait encore un mur entre elle, et elle venait de se le prendre en pleine face. « Même à quatre, on est pas foutus de faire les choses correctement. Bientôt Chris balancera deux trois infos sur la rébellion à un mec qui passe devant lui parce qu'il l'a regardé de travers et Devos ira balancer l'existence de la rébellion au Conseil parce qu'"il pensait que c'était le mieux à faire". Je croyais qu'on avait le choix et qu'on discutait, ici. Vous avez oublié le but et les règles du projet. On fait les choses bien, ou on les fait pas. Là j'ai plus envie de les faire. » Elle serra un peu plus son chien contre elle et tourna le dos à Tennessee pour poser le pied sur le premier échelon de métal. Une lumière intense attira son regard vers le haut de l'accès et elle ne put que constater que la trappe s'ouvrait sur le soleil aveuglant de cette journée d'été. « Su-per ! » explosa-t-elle, plus qu'horripilée, en reposant le pied sur le sol de béton et lâchant Antarès qui courut retrouver le reste de pomme laissé un peu plus loin. C'était trop tard, maintenant, il n'y avait plus d'échappatoire possible.

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01/11/2015 Glacy 1287 Brett Dalton Murphy (avatar) ancien militaire - maniement des armes - statège 571
Soldat rebelle


Sujet: Re: From thought to words, from words to actions (rebels)
Mer 2 Aoû - 8:02


Ma main qui se refermait sur la poignée de la trappe. Mon regard qui furetait à droite ou à gauche pour voir si j'avais été suivi. Mais je savais que cela n'avait pas été le cas. Suffisamment attentionné pour noyer le poisson dans l'eau. Je savais que Tennessee et Murphy étaient déjà parties ensembles rejoindre le bunker. Je les avais vu de dos s'éloigner du campement alors que je me trouvais toujours à l'intérieur. Partir à deux était souvent une propice excuse alors que l'autre pouvait toujours fournir un alibi. Mais si j'étais seul, j'avais quand même réussi à trouver un échappatoire et je me trouvais désormais devant la trappe qui masquait l'entrée au bunker. Prêt à me jeter dans le gouffre du loup. Non pas que j'appréhendais cette réunion, ne pouvant plutôt que me dire comment elle allait se terminer. Je savais qu'il n'y avait aucune certitude. Conscient que j'avais mes torts, que j'étais autant coupable peut-être même plus que d'autres et si j'avais parlé à Devos, il n'en restait pas moins que je comptais m'adresser aussi aux deux personnes présentes sous terre pour m'excuser. Comptant bel et bien repartir sur des bonnes bases alors que je savais que les anciens leaders du mouvement auraient été plus qu'horripilés de nous voir ainsi. Repartir. Rebondir. Ce que l'on faisait toujours, ce que je comptais que cela se produise aujourd'hui.

La lampe de ma torche qui éclairait devant moi, discernant furtivement le visage de Murphy qui tenait contre elle Antarès. Une question qui s'imposait dans mon esprit alors que je me demandais pourquoi elle se dirigeait vers l'échelle, doutant qu'Antarès nécessite de faire ses besoins maintenant. Et une explosion de joie de sa part. Encore en colère. Manquant d'esquisser une grimace qu'elle n'aurait pas vu alors que comme si de rien n'était je descendais un peu plus bas sous terre, refermant la trappe derrière moi. Si elle voulait se disputer et crier, je préférai autant que ce sois sous terre et non entre-deux là où tout le monde pouvait nous trouver, bien qu'il avait peu de risques qu'il nous trouve. « Bien le bonjour à toi aussi Murphy. » Une petite note sarcastique dans ma voix alors que je la regardais, ne pouvant que constater que son visage révélait toute sa fureur et un trop-plein d'émotions. Reprenant d'un ton moins moqueur plus calmement. « Pourquoi étais-tu en train de monter à l'échelle comme si tu voulais partir du bunker ? » Doutant de sa réponse alors que je me retournais vers Tennessee sans encore la regarder réellement alors que mon regard était toujours posé sur Murphy. « Ten, pourquoi veut-elle partir ? » Ne lui posant cette question comme si j'étais un enfant qui avait besoin d'être rassuré mais parce que je savais que la jeune femme me répondrait autant directement que le ferait Murphy. Posant mon regard sur la jolie brune que pour son visage dévastée. Ce mauvais pressentiment là. Me déplaçant trop rapidement alors que la seconde d'après mes mains étaient posées sur les épaules de Murphy, mon regard plongé dans le sien. La nécessité d'avoir des réponses plus rapidement. « Dis-moi que tu ne veux pas partir, Murphy ?! Tu ne peux pas partir ! » Toujours ces mêmes scénarios qui s'enchaînaient alors que pour une fois j'étais incapable de prendre deux pas de reculs pour examiner la situation. Quoique cela faisait longtemps que j'avais laissé tombé toutes traces d'objectivités venant de ma part. « Tu ne veux pas partir hein ?! Enfin techniquement tu le peux mais dis-moi que c'est pas ça. Je sais que tu te mets toujours en colère pour rien mais... Enfin, je sais que j'ai été hors du jeu un moment, mais on est là maintenant ! Et c'est pas ce qu'ils auront voulu ! » L'assiette qui penche à droite. Me reculant d'un pas alors que ce fut pour me mettre devant l'échelle qui permettait d'accéder en haut du bunker que je reprenais la parole, tentant de motiver les troupes ou d'éviter que les failles s'agrandissent plus qu'elles ne l'avaient déjà fait.

« Je veux dire, ce n'est pas ce que Faust, mon père ou la mère de Faust ou tous les autres leaders du mouvement rebelle auraient voulu. Si ils étaient là, je pense qu'ils seraient déçus de nous voir nous dévorer entre eux comme si on était des corbeaux en train de se disputer un morceau de charogne. On devrait les rendre fier. Mais cela on peut le faire que si on arrête de se disputer, on arrête les secrets et les regards en coin. Et j'assume mes torts, je sais que j'ai merdé après la mort de Robb. J'ai merdé littéralement, au sens propre et figuré parce que je trouvais pas un moyen de garder la tête hors de l'eau. Je me suis déjà excusé auprès de Devos mais pas auprès de vous formellement. Alors je le fais là parce que je veux pas que vous disputez à cause de moi ou que vous réalisez l'un des scénarios qui se dessine dans ma tête. Je vaux pas la peine pour qu'on se dispute, qu'on parte, qu'on se suicide, ou se sacrifie à cause de moi... Ok, je vous ai voulu ici, j'ai voulu que vous soyez de la partie, mais je l'ai pas fait à la base pour que vous soyez là pour moi, je l'ai fait parce que je me suis dit que chacun d'entre vous vous voulez que les choses changent. Devos est pas là, mais il sait ce que je pense à ce propos. Mais c'est pas ce qui compte, ce que je veux dire, c'est que je suis vraiment de nouveau là. Et on peut toujours le faire. On a pas à se déchirer comme des corbeaux se disputant un bout de viande. Je veux dire, on le fait pas pour nous mais pour eux. Alors on peut se décider d'agir et de ramasser les morceaux. On peut décider de s'adresser aux autres rebelles en tant qu'une équipe tout comme je voulais qu'on le soit au début ou alors on peut se déchirer. Ce que je préférerai pas. Mais si on a le même but, si on est d'accord sur un point que le conseil doit sortir du jeu, que le système doit changer alors on peut y arriver... Je veux dire on est pas là pour rien, on est pas là pour nous ou pour des raisons égoïstes, on est là pour changer les choses. Je suis trop investi là-dedans, j'ai été déjà trop loin pour le mouvement...»

Ma voix qui dérapa. Ne pouvant que penser à Ailina. Ailina que j'avais trahi en la condamnant à être enfermée, enfermant mon premier amour parce que j'avais fait passé le mouvement en premier. Pensant à mon père qui avait tenté de me protéger, de me tenir à l'écart alors que je m'y étais jeté la terre la première parce que je le voulais. Pensant à Faust, à Rhys, à tous ceux avec qui j'étais en froid alors que j'avais à côté continué inlassablement de faire ce qu'il fallait pour le mouvement. Trop loin pour reculer. Mon regard qui se voilait avant que je ne reprenne la parole d'une voix qui se voulait moins brisée, qui s'affirmait alors que je pensais chacun des mots que j'avais dit. « J'ai déjà été déjà trop loin pour le mouvement pour reculer ou fuir. Et je sais que tu es investi Murphy, pas seulement dans tes idées mais dans tes actions tout comme tu l'es Ten. Je m'enfous de ce que pense les gens, si on est pour eux des fous ou des génies, je suis pas là pour savoir cela. Je suis là parce que je veux faire changer les choses, et je sais qu'on peut le faire. Ensembles. Mon père il m'a dit un jour qu'il ne fallait jamais regarder en arrière, que nos erreurs devenaient des fantômes du passé mais que si on laissait prise aux démons alors on échouait. On a échoué. On va échoué encore. Ce n'est pas un problème. Mais si on échoue et je suis sûr que cela arrivera encore parce qu'on n'est pas parfait, alors on échouera encore ensembles. Parce que quand on est ensembles, on est plus forts. Je me mettrai pas à genoux pour vous supplier, certes je le pourrai faire mais après si Isaïah débarquerait et me surprendrait comme ça, j'en entendrai parler jusqu'à ma tombe, non au-delà de cela, je ne veux pas vous supplier. Je ne vous supplierai pas pour me faire pardonner, ni pour quoi que ce soit parce que c'est votre choix. Je n'ai pas à influencé à votre choix, autant que je sais que ce discours qui a sans doute ni queue ni tête ne rattrapera pas mon comportement, mais c'est un début j'espère. Vraiment, je vous demande pas de me pardonner ou de pardonner à n'importe qui qui aurait fait une erreur. Mais je veux sachez que tout ce que j'ai dit je le pense sincèrement et je voudrai vraiment qu'on avance enfin... parce que sans nous, ils seront tous des moutons qui vont être perdus sans leur berger... Alors, d'accord, peut-être que Murphy tu n'es pas en colère même si on dirait que si, peut-être que j'ai pas vu ton visage se crisper comme jamais et que Ten parait pas si dévastée. J'en sais rien de ce que vous pensez, je peux que supposez. Mais qu'importe vos raisons ou ce que vous voulez faire, le faîtes pas, ce serait une erreur. Et j'ai commis trop d'erreurs pour que vous vous en commettez aussi... On peut survivre à n'importe quoi ensembles, je veux dire on a survécut à la chute du ciel, ça c'est rien à proportion. »

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14/11/2015 Isa & I 3137 Katie Melua Kyran adorable & Avengedinchains & Lux aeterna Mécanique & Nanotechnologie 42
ψ Cat on a Hot Tin Roof ψ


Sujet: Re: From thought to words, from words to actions (rebels)
Dim 6 Aoû - 18:41


Murphy & Tennessee & Chris  @Otherswillcome #éléphantdanslapièce Guest : Antares


Une autre pomme ? Oui elle en gardait une bien rouge au fond de sa poche Tennessee. Elle la saisit pour l’a placer prêt de la clarté que dégageait la bougie, afin que Murphy puisse admirer qu'il s'agissait d'un fruit de bonne qualité. Puis elle lui la lança à travers la pièce, tout ça avec un large sourire. Devait-elle ajouter obligatoirement que oui, son amie aurait le droit à tous les fruits qu'elle désirait  « Mais si je dois faire la cueillette pour vous deux il me faudra des poches magiques surtout si tu dévores autant qu'Antarès » Lui déclara Tennessee taquine, dont l'humeur semblait plutôt joyeuse malgré le fait de se retrouver sous terre. Et avant que de posséder un verger personnel il lui faudrait se démener quelques années.  « Malheureusement fallait chercher dans les branches un peu plus basses. J'ai récolté toutes celles qui se trouvaient en hauteur  » 0]]Continua la mécanicienne sur leur lancée arbres-que ! Un peu de fantaisie amenait la bonne humeur, elle l'apprenait au jour le jour la bouclée, mais ne le pratiquait pas avec tout le monde. Sachant que son étrange humour échappait à la plupart des gens. Ensuite la mécanicienne pensait s'étendre sur le troc à faire au sein des tribus mais malheureusement le ton changea légèrement ... Beaucoup… Trop ... Murphy ne permis pas à cette phrase anodine de mourir en silence. Non elle exigeait des précisions. Et bien qu'elle se sentie rétive à s'exécuter, Tennessee se résolue à les lui fournir au goutte à goutte ...[/i]

Et le silence s'établit, un peu comme s'il cherchait à forger un hôtel à sa gloire alors que les deux jeunes femmes s'affrontaient sans qu'un mot ne fut encore prononcé de la part de Murphy. La bouclée se rappela alors cette expression que son père aimait utiliser *Un ange passe*, dans de tels moments. Cela l'agaçait alors prodigieusement car elle détestait toutes ces expressions qui ne signifiaient pas grand-chose, qu'elle jugeait vide de toute logique. Pourtant en cet instant si l'existence d'un ange se fut avéré réel, Tennessee eut espéré son intervention pour une fois dans sa vie. Malheureusement il ne fit pas acte de présence, alors que son amie commençait à réagir. Une peine de cœur elle ignorait totalement ce que ça pouvait être, pourtant elle eut bien juré que ça devait ressembler à ce déchirement qu'elle ressentait dans son ventre. Non pas exactement comme Tristam. Différent. Avec lui jamais il n'y aurait de retour, avec Murphy, la bouclée se dit que ça en prenait le chemin mais elle possédait toujours le droit à la parole. Cependant elle préféra la laisser s'exprimer avant que de déclarer d'autre mots qui risquaient de se faire interpréter de la mauvaise façon. La mécanicienne fonçait directement quand elle souhaitait dire ce qui cheminait dans sa tête, mais cette fois-ci, elle estimait devoir un peu plus peser sa parole que d'habitude. Car face à elle s'agitait une personne qu'elle estimait profondément. Le fait d'avoir pu la blesser à ce point laissait poindre un léger doute quant à ses choix. Car jamais elle n'envisagea un tel dénouement suite à la décision prise avec Devos.

« Jouer avec la sémantique ? » Interrogea Tennessee légèrement perturbée face à l'accusation de la garde brune, elle ne visualisait pas vraiment de quoi elle l'accusait là, il lui paraissait pourtant qu'elle se "défendait" de la manière la plus claire possible. « Oh mais personne d'autre ne le sait Murphy tu es la première .... »  Ajouta Tennessee afin de la rassurer, pas trop certaine que ça arrangerait son cas. Alors qu'elle désirait continuer dans le but d'apaiser son amie, elle put ouïr la trappe s'ouvrir. Aussitôt elle se rapprocha pour voir qui arrivait tout en interrompant son argumentation. Chris descendait les escaliers muni d'une torche, quand il la dirigea vers elles cela amplifia l'éclairage des bougies, et probablement l'étrange expression de chacune. En quelque sorte il tombait mal, un peu plus de temps eut été nécessaire à la bouclée pour développer le problème qu'elle venait d'exposer à la garde. Antarès quant à lui restait étonnamment tranquille face à la réaction de sa maîtresse que venait de manquer le leader. Un sentiment de malaise se répandit presque perceptible, si bien que l'homme leur posa plusieurs questions, inquiet. Alors que Tennessee s'apprêtait à lui satisfaire sa curiosité, il reprit la parole s'élançant dans un discours qui désarçonna légèrement la jeune femme. Son regard interrogatif se dirigea vers l'autre brune  interrogatif * Il se passe quoi exactement là ?* Pourquoi imaginait-il soudain que l'on puisse vouloir quitter la rébellion alors qu'on venait ici justement pour en discuter.

Tennessee secoua la tête alors que ce dernier parlait, puis se dirigea vers l'autre jeune femme lui murmurant à l'oreille  « Je voulais trahir personne, seulement protégé Devos surtout qu'il m'avait promis que personne n'en souffrirait et qu'on n'aurait pas de retombées » Avant de revenir sur ses pas pour fixer le brun légèrement confuse. Pouvait-on raisonnablement lui parler de l'incident alors que visiblement des petits malins venaient de lui jouer un tour en le forçant à consommer des produits pas très légaux ? Finalement il se dirigea vers Murphy et s'empara de ses épaules tout en continuant son ... Monologue ? Car elle se voyait difficilement pour l'instant y glisser les réponses aux questions posées du départ. Dans le dos de ce dernier elle posa le doigt sur sa bouche pour faire comprendre à Murphy de la lui laisser la parole à elle, quand il finirait par se taire. Certainement épuisé par cette substance qu'il venait d'ingérer. Et quand finalement ce fut le cas elle s'adressa tout d'abord à Murphy avant que leur chef rebelle ne reprenne ses sens« On fera les choses bien Murphy je te promets je te garderais plus jamais dans le secret ... Et Chris ... » Tennessee se permettait de l'appeler par son prénom, après tout ils partageaient la tête d'un groupe ensemble. Désormais ils pouvaient dire que bien qu'ils ne fussent pas les meilleurs amis du monde,étrangers ils ne le demeuraient plus non plus. « Chris retourne toi et dis mois si tu as consommé une herbe terrienne un peu suspecte pour faire un tel discours ? Qu'est-ce qu'il t'arrive exactement tu t'es perdu en route ? »

La mécanicienne elle ne se désirait pas insultante, loin de là, elle tâchait de comprendre cette étrange entrée en manière. Elle ne captait pas vraiment ou il se dirigeait avec cette bizarre confession mais elle reprit la parole rapidement « Chris faut que tu saches que si on devait se battre pour toi, on se battrait pour toi, comme quand tu es revenu si mal et que tu avais besoin d'espace. Mais là tout de suite je ne pense pas que quiconque veuille quitter le mouvement à cause de toi ! Déjà j'y suis rentré à cause de Tristam ... Que tu ne connais probablement pas, mais il est celui qui m'a amené vers le mouvement et Faust m'y à fait rentrer. Je te connaissais pas alors du coup ma présence ici au départ n'a rien à voir avec toi, et même s'il arrive que je ne valide pas forcément tes idée je ne le quitterais pas à cause de toi donc tu peux être rassuré sur ce point ... Je pense que tous ont leur propre raison d'être ici et que ça tourne autour d'une situation pas d'une personne, toi, moi, Murphy, Devos ... d'autres encore. Sans vouloir te vexer ... Ne sois pas larmoyant, reprends toi, personne n'a l'intention de partir ... A moins qu'on me jette dehors » Cette dernière assertion appuyée par des prunelles foncées dirigées vers Murphy. Maintenant il demeurait l'interrogation première de l'homme quand il mit les pieds dans le bunker  « En réalité Murphy et moi ... On est un peu en pétard parce que je lui ai révélé une chose qu'elle a beaucoup de mal à avaler maintenant ... »

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06/12/2015 Lux Aeterna 29079 Sophia Bush Avengedinchains (vava) ; Oreste (image profil); Lux Aeterna (sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 58


Sujet: Re: From thought to words, from words to actions (rebels)
Mer 9 Aoû - 1:19



❝ From thought to words, from words to actions ❞
Murphy Cavendish & rebelles Odysséens
(11 juillet 2117)


Quelques secondes d'hésitation ne furent pas suffisantes pour l'aider à encaisser la nouvelle. Peut-être qu'en d'autres circonstances, rien n'aurait été pareil; peut-être qu'elle aurait été capable d'accepter cette dure réalité sans exploser, de comprendre les motivations qui avaient été celles de Devos et que Tennessee tentait de lui expliquer. Mais la vérité était toute autre, et ce fut la goutte d'eau de trop, le catalyseur qui fit voler en éclats tout son monde. Elle réalisa soudainement que la rébellion avait été en déperdition depuis longtemps déjà, que le bunker n'avait été qu'un nuage de fumée, un rideau qui les avait confortés dans la stupide inexistence de leur mouvement et le ridicule qui était le leur à continuer à espérer pouvoir changer quoi que ce soit. Quatre leaders incapables de s'entendre et de communiquer, incapables de s'expliquer, de se concerter et de se faire confiance; des membres qui se suspectaient plus que de raison et pourtant à raison, puisque le traître se trouvait finalement là où on l'attendait le moins. Mais la rébellion qui s'effritait sous son regard n'était même pas le pire. Elle se sentait bête, Murphy. Elle se sentait trahie par ceux qu'elle avait mis sur un piédestal à tort. Leurs intentions et leur confiance à tous étaient aussi naïves qu'infondées, et la vérité venait d'éclater comme l'un des orages les plus violents qu'elle avait jamais connus. Il lui fallut de longues secondes avant de trouver les mots, et même lorsque certains vinrent à son esprit et s'élevèrent violemment dans le silence du bunker, Murphy savait qu'ils ne reflétaient pas encore tout à fait son état d'esprit. Tennessee l'avait blessée, peut-être même plus que Devos. Justement parce qu'elles avaient été connectées par un mystère qui continuait à les ronger encore aujourd'hui, elle avait cru naïvement qu'elles deux dépassaient tous ces secrets et ces non-dits. « La première, laisse-moi rire... » ricana-t-elle de cette façon caustique que la colère savait toujours éveiller chez elle. « C'est trop d'honneur d'être au moins la troisième à l'apprendre, et par accident ! »

Mais elle n'était pas au bout de ses peines. Il avait suffi qu'elle pose le pied sur un échelon pour que la trappe au-dessus de sa tête s'ouvre sur une lumière artificielle qui tranchait avec le sombre d'une silhouette. Et puisqu'elle restait une once de fierté en elle, elle ne souhaitait pas mettre en péril la catastrophe que représentait pourtant la rébellion à ses yeux. De qui qu'il s'agisse, elle n'aurait qu'à se taire. Oui, se taire, elle savait bien le faire, ça, n'est-ce pas ? Elle grogna et retourna se cacher dans un coin sombre du bunker, commença à ruminer ses propres idées, les mâchoires serrées à s'en faire péter le crâne et à recouvrir les murs en béton de sa cervelle en surchauffe, et c'est en reconnaissant la voix qui raisonna dans la pièce qu'elle réalisa que si, la situation pouvait s'empirer. Elle devait pourtant finir par l'avoir compris; tout est toujours susceptible d'empirer, même quand vous vous croyez déjà au fond du trou. « Ah mais... peut-être parce que je voulais partir, non ? » répondit-elle, tous sourcils haussés en lui jetant un regard condescendant, désignant d'un bras tendu le sol au-dessus d'eux. « Mais lâche-moi, putain, me touche pas » pesta-t-elle en se faufilant hors de sa prise. Mais ce n'était que le début de son numéro, et elle n'était pas au bout de ses peines. Elle ricana à l'argument que lui souffla Tennessee pendant que Chris continuait de parler. Elle le fixait lui, le regard vide, et haussa les épaules en écoutant d'une oreille ce que venait de lui dire la mécanicienne. « Qu'est-ce qu'il en savait, lui, de ce que ça allait donner ? Oh, j'oublie, il sait tout mieux que tout le monde » siffla-t-elle entre ses deux avec un sarcasme à en crever le plafond. Le regard qu'elle posa sur une Tennessee qui s'éloignait à nouveau d'elle était noir et il ne s'adoucit pas lorsqu'il retrouva Chris en plein discours. « Je me mets toujours en colère pour rien ? C'est ça ce que tu penses de moi ? Si c'est le moment des grandes vérités, j'en aurais bien quelques unes à te donner, moi ! » Elle le regarda avec dédain mais ses prunelles finirent encore par préférer fixer le mur à côté d'elle. Elle l'aurait écharpé s'ils n'étaient pas ici et susceptibles d'être surpris par d'autres rebelles. C'était ça, sa façon d'essayer d'arranger les choses ? Insulter les gens, leur donner le fond de sa pensée et leur révéler tout le mal qu'il pensait d'eux ? Elle avait dépassé la simple vexation; elle prenait bonne note de ces vérités qui éclataient et les garderait dans un coin de son esprit. C'était trop facile de s'excuser après coup; ces choses-là ne s'oubliaient pas sous prétexte qu'elles avaient été révélées par accident. Chris semblait monté sur ressorts; mais encore, elle n'avait rien vu. Murphy, pourtant, n'écouta que quelques phrases et perdit le fil du monologue. Il parlait beaucoup trop, des fois, et il avait vraiment choisi sa tirade pour se poser comme sauveur d'un mouvement dont il ne connaissait plus rien. Ou peut-être était-elle la seule à être complètement perdue ? Quel ridicule. D'autres rebelles allaient débarquer pour les trouver en pleine reconsidération des choses. Ils allaient perdre en quelques instants, regards ou mots, le peu de crédibilité qui aurait pu survivre à tant d'amateurisme. Antarès avait fini par la retrouver à ses pieds et elle s'accroupit à ses côtés pour le caresser nerveusement entre les oreilles en écoutant d'une oreille distraite tout ce que racontait le garde. Elle se força à abandonner le fil à plusieurs reprises, prête à s'emporter et à lui donner le fond de sa pensée. Elle leva le nez plusieurs fois, ses traits exprimant malgré elle tout ce qu'elle taisait au nom d'un respect qu'elle n'était même plus sûre d'avoir pour Chris. Elle croisa le regard de Tennessee derrière lui et comprit le message. De toute façon, elle en avait marre de s'épuiser à ces bêtises. En quinze secondes, elle pouvait avoir quitté ce bunker et prendre la direction de sa demi-maison partagée avec l'amie la plus infidèle de tous les temps. Elle laissa donc la parole à Tennessee, qui tenta une ultime fois de la rassurer en lui promettant de ne plus lui garder aucun secret à l'avenir. Désemparée, Murphy ne trouva pas ses mots assez vite et la mécanicienne continua aussitôt en s'adressant à Chris. Ses mots estompèrent un peu sa rage pendant l'espace de quelques instants. Force était d'admettre qu'elle savait les trouver pour elles deux. « T'inquiète pas, Chris, je compte vraiment pas me sacrifier pour toi » le railla-t-elle en tout premier lieu avant de donner une dernière caresse affectueuse à Antarès et de se relever. « Et j'ai jamais été là pour tes beaux yeux non plus, arrête de te prendre pour le centre du monde. C'est beau de te repointer alors que toute la rébellion s'écroule ! » Posant une main sur sa hanche, elle jeta un coup d'oeil glacé à Tennessee. Elle l'avait entendue, mais quelques promesses ne lui suffiraient pas. Elle était blessée dans son ego et dans son cœur. Tennessee venait de se montrer capable de ce qu'elle n'avait jamais osé s'imaginer. Il lui avait semblé que leur lien était plus fort que ça, et que s'il y avait une personne à laquelle elle aurait pu faire confiance ici, c'était bien elle. La douche avait été froide lorsqu'elle avait compris que la réciproque n'était pas vraie. Il lui faudrait se réadapter, revoir l'affection qu'elle avait distribuée à tour de bras. Toutes les bases qu'elle s'était reconstruites au fil des longs mois passés ici étaient gangrenées. Il fallait traiter le mal, maintenant, aussi douloureux que ça puisse être. « Tu comptes là-dessus, hein, sur le fait que je finisse par la fermer et accepter ça comme la conne que tu penses que jsuis. Vous deux, là, avec vos discours et vos promesses, vous valez pas mieux l'un que l'autre. Et Chris, s'il-te-plaît... » Horripilée, elle lui lança un regard fatigué, prête, déjà, à abdiquer. « ...Arrête de te prendre pour le sauveur de l'humanité. Ni toi ni personne ici va changer la face du monde. Je suis pas là parce que je me pense supérieure à tous les autres. Les gens, dehors, même le Conseil, ils sont pas stupides, alors on va faire comme si tu les avais pas comparés à des moutons sans cervelles. C'est les mots de quelqu'un que j'aimerais pas voir prendre le pouvoir. » C'était une brèche de plus dans cette rébellion qui volait peu à peu en éclats; une raison de plus pour elle de tout abandonner ici. Tennessee ne la jugeait pas digne de confiance, Chris ne supportait plus la personne qu'elle était et considérait que tous ceux qui n'étaient pas rebelles étaient crétins, Devos prenait des décisions pour eux tous sans prendre la peine de les concerter ou de leur en toucher un mot. Elle pouvait sentir son sang bouillir dans ses veines et chaque micro-vaisseau qui irriguait sa peau claire. C'était plus simple quand Chris partait dans de grands discours; elle pouvait se contenter de fermer les écoutilles lorsqu'elle se sentait approcher le point de non-retour. Maintenant, c'était trop tard. On lui avait donné la parole, et si Chris pensait qu'elle s'énervait pour rien, elle allait lui donner tort et toutes les raisons qui la mettaient dans un tel état. « Alors c'est bien, aujourd'hui on va faire quoi, hein ? Continuer à prétendre que tout va bien devant les autres alors que personne se fait confiance ? Brasser du vent, faire croire qu'on fait avancer les choses ? Ajouter de la déco au bunker en faisant passer ça pour quelque chose d'important ? Chris, tu vas peut-être animer un atelier d'insultes à destination du Conseil et des non-rebelles ? Ten, je te laisse faire de beaux discours sur l'amitié. T'as l'air de t'y connaître plus que moi en la matière. Je peux te prêter un poignard si tu veux faire des travaux pratiques sur le plantage de couteaux dans le dos. » Elle souriait d'un de ces sourires froids et ironiques, haussa un sourcil interrogatif en désignant la lame à sa cuisse. « Et Devos va arriver et vous conforter tous les deux dans vos conneries. Chris, oh pauvre Chris traumatisé par la mort de son ami, il faut pas le brusquer... et puis Tennessee, la grande Tennessee digne de confiance à qui on partage ses secrets et ses idées prodigieuses ! Si on m'écoute pas ou qu'on veut même pas me donner la parole, je vois même pas pourquoi tu veux me donner l'impression que j'ai une utilité ici, Chris. Tu te fous le doigt dans l’œil jusqu'au cul en pensant que je vais croire à ces conneries. Vous m'avez trop gâtée en la matière pour que je sois incapable de les reconnaître. » Elle s'adossa finalement à nouveau au mur de béton et se laissa tomber fesses à terre. Antarès vint poser sa tête sur ses cuisses et le regard clair qu'il posait sur elle l'apaisa un instant. « Arrêtez avec vos promesses insipides. Moi je crois que les faits, et laissez-moi vous dire que les faits sont vraiment pas glorieux. »

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01/11/2015 Glacy 1287 Brett Dalton Murphy (avatar) ancien militaire - maniement des armes - statège 571
Soldat rebelle


Sujet: Re: From thought to words, from words to actions (rebels)
Mer 9 Aoû - 15:05


La tentative de non pas forcément réparer les choses mais de réparer mes torts. Mais peut-être que oui elle était autant là cette idée de vouloir éviter que cela dérape, que les conséquences soient trop importantes et que le fossé soit trop grand. Mon regard qui se posait sur Ten, manquant pas moins de sourire alors qu'elle me demandait si j'avais consommé des substances illégales autant que des signaux d'alerte s'assumaient un peu partout. « J'ai rien consommé Ten, ne t'inquiète pas. Je voulais juste être sincère et tenter de réparer mes erreurs. » La vérité alors que je tenais vraiment à m'excuser, ne comptant pas apparaître comme une fleur. N'en venant pas moins à reprendre la parole d'un ton plus sérieux en ne la quittant pas du regard. « Par contre j'aimerai bien savoir de quel secret tu parles. » Une question qui resta sous le tapis alors que j'hochais pas moins la tête que j'avais compris ce qu'elle voulait dire. « Murphy a l'air de vouloir partir, elle... Quel est le secret Ten ? »

Une question qui ne tarda à être noyée sous la tirade de Murphy. Murphy qui laissait libre court à sa colère, faisant apparaître une version bien moins glorieuse qu'elle alors qu'elle s'énervait un peu plus. Non, je n'avais pas de réellement d'affinités pour cette version ci de sa part. Comme si elle avait été vaincue par les années, par les petits détails alors qu'autant qu'elle se mettait en colère, elle paraissait un peu plus courbée par le poids des années. Restant juste là à la regarder alors qu'elle s'agitait. Conscient que parler serait comme rajouter de la braise pour que les flammes s'élèvent un peu plus haut. Une version moins glorieuse de Murphy que j'avais autant aperçu avec Isaïah bien qu'heureusement cette version-ci de la jolie brune semblait être très loin. Ma relation avec la mécanicienne s'étant améliorée à l'opposée de celle avec Murphy qui s'était dégradée tant avec moi qu'avec Ten qu'avec Devos. Difficile d'imaginer quelle personne sur terre elle n'était pas en pétard contre. Légèrement triste pour elle même. Bien que tout autant elle continuait de franchir des lignes qu'elle n'aurait pas dû franchir, s'écartant des sentiers balisées avant de retomber contre le sol épuisé. Il n'existait pas trente-six solutions pour réagir. S'énerver à son tour ne servirait à rien je le savais, cela ne lui donnerait que d'autres cartouches de plus. Jouer à l'indifférent et prétendre qu'il ne s'était rien passé si ce n'était de sourire ne seraient pas non plus une solution. En réalité il n'y avait peut être pas de bonne solution hormis celle de la laisser se calmer. La nuance était que le temps continuait de courir et que d'autres membres allaient arriver. Tout cela pour découvrir un mouvement éclaté avec des leaders aussi dysfonctionnels les uns que les autres. Ce que je ne voulais pas.

M'approchant d'elle alors qu'elle s'était posée contre le sol. Prenant la parole d'un ton calme qui transgressait avec le sien, opposé. « Tu prétends qu'on te plante des poignards dans le dos. Je ne savais même pas de quoi tu parles. Oui peut-être que tu as raison que je me repointe que là. Mais la différence, c'est que je suis là, que je veux faire avancer le rébellion réellement alors que toi en ce moment tu es la seule à bouder dans ton coin et à être aigrie contre tout le monde. Parce que autant que t'es là à t'énerver, à croire qu'on a fait ci et ça, on a des réels plans. Plans dont t'étais censée être inclus. Tu veux nous détester, nous insulter. Bien, va-y ! mais tu le feras dehors ! » Mon regard plongé dans le sien alors que je reprenais la parole. « C'est simple Murphy. Tu te calmes ou tu sors ! » Un ton sans appel. Des sautes d'humeurs de sa part qui me passaient au-dessus de la tête. Si elle voulait jouer à qui était la plus stupide on pouvait être deux alors que je pouvais autant jouer sur le fait qu'elle n'était qu'arrivée après, qu'en soit elle devait m'obéir. Ce que je n'aurai jamais prétendre à vouloir alors que je comptais à ce qu'on soit tous sur un même piédestal, mais elle venait de dépasser les bornes. Ne comptant pas la laisser tout détruire alors qu'à cet instant elle était la seule à agir de la sorte à cet instant. On avait tous nos torts mais elle était la seule à réagir ainsi, et si je pouvais comprendre qu'elle était blessée, il n'en restait pas moins que le temps continuant de filer. Ne comptant pas la laisser insulter Ten. Il y avait des limites à ma patience. Et elle venait de les dépasser. Un ultimatum que je lui posais. M'écartant d'elle alors que mon regard croisé celui de Ten. L'impression d'être désolé autant que j'espérai que la jolie brune serait prompte à réagir. Reposant mon regard sur Murphy l'espace d'une seconde avant d'arriver près de la table. « Tu sais, ils vont arriver. Tout le monde va arriver et je peux que me demander ce que tu vas faire. Tu sembles en avoir marre des secrets, de nous mais que vas-tu faire face à eux ? Est-ce que tu vas leur crier dessus alors qu'ils t'ont rien demandé, est-ce que tu vas tout leur balancer ?... ce qui serait peut être une solution mais pas à long terme ou est-ce que tu vas agir comme tu l'as toujours fait ? » En étant quelqu'un de meilleur. Et autant que mon attention était concentré sur Murphy en grande partie, il n'en restait pas moins dans un sens que c'était sans doute le plus beau compliment que je pouvais faire à Ten alors que justement je ne m'inquiétais pas à son propos, n'ayant pas à me demander si je devrais prendre des pincettes ou pas aujourd'hui. Si elle était une ombre, il n'en restait pas moins qu'elle avait sa place ici, étant sans doute une bien meilleure personne que nous. « Tu dis que je m'y connais pas en la matière. Peut-être. Mais j'en connais deux qui s'y connaissent et qui sont en cet instant les seuls à avoir agi avec toute leur tête. Ils agissent eux. C'est ce que je veux faire aussi. Et s'il faut un jour que je ne sois plus un leader et qu'ils le sont, j'aurai aucun problème avec l'idée parce que je sais que le mouvement est entre de bonnes mains. Autant que je savais que j'avais rien à craindre après la mort de Robb parce que le mouvement était entre vos bonnes mains à vous tous.  J'ai confiance en chaque personne dans cette pièce.  Alors je l'ai dit franchement et je le répète nous déchirer des morceaux de viande, cela ne vas pas nous aider parce que c'est pas nous qui comptons c'est ceux pour qui on se bat, ce pour quoi on se bat qui compte. Le reste cela n'a pas d'importance. »

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25/10/2015 Sara/Isis 550 Phoebe Tonkin niagara mécanicienne/ informaticienne 0


Sujet: Re: From thought to words, from words to actions (rebels)
Mer 9 Aoû - 15:31



From thought to words, from words to action


Les rebelles & Isaïah Stowaway
C’était ma première vraie réunion officielle, avec tous les autres depuis que j’avais intégré le mouvement rebelle et je devais bien avouer que j’étais stressée. Déjà, parce que je craignais de ne pas retrouver le bunker. Tennessee me l’avait montré plusieurs fois, sous couvert de balades anodines entre amies, mais je n’étais clairement pas certaine d’avoir retenu l’itinéraire. J’aurais dû y aller avec elle, ou peut-être voir avec Chris ou Devos si je pouvais les suivre Ca aurait été, en tout cas, clairement plus discret que ce que je risquais de faire si j’y allais seule. Et je me voyais mal demander à Murphy - nos rapports étant toujours particulièrement tendus - ou à Marlène - en qui je n’avais aucune confiance compte tenu de son appartenance au Conseil - de m’accompagner. Cela aurait semblé louche vu que je les évitais toutes les deux. Et pourtant, c’était bien avec Marlène que j’allais finir le trajet. Parce que, comme d’habitude, je m’étais perdue et j’avais fini, par hasard, par tomber sur elle. Dieu que je pouvais détester mon sens de l’orientation aussi pourri. Ce fut en silence que je la suivis jusqu’à notre destination – devant laquelle j’étais passée au moins cinq fois sans la voir - et je me maudis intérieurement de ne pas m’être rendue compte plus tôt que c’était là. Je n’étais, mais alors vraiment pas douée. Ca, c’était clairement le moins que l’on pouvait en dire.

Je descendis les échelons en m’agrippant de mon mieux pour ne pas glisser et dégringoler, alors qu’au fur et à mesure de la descente des éclats de voix me parvenaient de plus en plus fort. Arrivée en bas, j’observais les trois protagonistes déjà présents, Tennessee, Murphy et Chris. Visiblement, il y avait de l’orage dans l’air et j’en vins à me demander de quel côté la foudre allait bien finir par tomber. « C’est dommage que l’endroit soit aussi bien insonorisé… J’aurais pu me repérer à vos voix, sans quoi… » dis-je. Mes propos tombaient, bien entendu, comme un cheveu sur la soupe, mais ce n’était pas grave. Je débarquais avec mes gros sabots pour changer. « Marlène est juste derrière moi. C’est quoi le problème, au juste ? » ajoutai-je en les regardant à nouveau chacun leur tour avant de finir par laisser mon regard posé sur Chris : « T’as fait quoi encore comme connerie, toi ? » Parce que pour moi, clairement, s’il y avait un fautif à une telle électricité dans l’air, c’était forcément lui le responsable. Il était tellement doué pour énerver tout le monde !

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14/11/2015 Isa & I 3137 Katie Melua Kyran adorable & Avengedinchains & Lux aeterna Mécanique & Nanotechnologie 42
ψ Cat on a Hot Tin Roof ψ


Sujet: Re: From thought to words, from words to actions (rebels)
Mar 22 Aoû - 14:46


Murphy & Tennessee & Chris & Isaïah @Otherswillcome #éléphantdanslapièce Guest : Antares


Soulagée. Voilà le mot qui convenait pour décrire le fait qu'elle ne doive plus garder par devers elle la confession de Devos. Malheureusement ça ne produisait forcément pas le même effet sur Murphy, et une fois que Chris comprendrait que le problème ne venait pas de lui, il déchanterait sans doute lui aussi. Pour le moment une étrange cacophonie s'installait dans le Bunker, à laquelle ne se mêlait pas Antarès, qui lui paraissait légèrement perdu et troublé. Sans doute ressentait-il les affres de la déception et de la colère que sa maîtresse traversait en cet instant. Tennessee, elle, n'abordait jamais les gens ou les événements de la même manière que les autres, habituée aux propos agressifs ou désobligeants à son sujet, ça ne la déstabilisait que rarement. Mais la réaction de Murphy, certes prévisible, lui retournait un peu les tripes, surtout parce que ce trouble demeurait provoqué par elle, la mécanicienne. Elle tenta quelques explications mais elles se heurtèrent très vite à un mur. Une fureur sombre envahissait la pièce, et elle ne ne passerait rien à personne. Cependant l'esprit cartésien de la bouclée refusait de se mettre en berne et il tiqua quand la garde se décrit comme la troisième à se retrouver dans la confidence. Dans une bande dessinée un grand point d'interrogation serait apparu au-dessus de la chevelure de Tennessee. Murphy avait-elle bien suivit ses cours de math ? Elle se laissa accaparée par ce mystère avant de revenir aux échanges qui sautaient pareils à une balle magique de l'un à l'autre.

Chris lui demandait de clarifier les paroles, assurément obscures pour lui, que ses oreilles captèrent à son arrivée. Et maintenant que le pot aux roses s'était échappé, grâce aux lèvres étourdies de Tennessee, contrairement à la garde, elle supposait qu'étendre ce savoir à tous devenait la meilleure des solutions. La mécanicienne s'apprêtait à le faire quand elle  se senti dans l'obligation de souligner une ou deux vérités que son amie détournait. Loin d'elle le désir de la contrarier, surtout en ce moment ou sa frustration montait semblable à un gâteau qui prend de l'ampleur dans la chaleur bienfaitrice d'un four. Sauf que ceux qui provoquaient ces réactions ne s'assimilaient à rien de positif pour elle. « Non mais tu sais très bien que je suis nulle pour les discours Murphy, on me demandera jamais d'en faire alors des grands ... Je suis désolée, tu dois confondre je vois pas de quoi tu parles » Quant aux promesses ça ne lui rappelait rien non plus, mais plausiblement ça se reportait à un pacte tacite, établi en silence. Lors de leurs recherches à l'extérieur pour retrouver leur amie disparue, quand elles affrontèrent ensemble, le chagrin, l'absence, le vide ou même ce terrien enragé. La bouclée ne comprenait pas toujours les emballements des gens. Mais ici pour mieux appréhender la violence des mots de Murphy, elle transposait sa propre expérience lors des aveux de Devos à ce que vivait son amie face à cette découverte. Pigeant que la fraîcheur de la nouvelle ne permettrait aucun appel au calme, elle écouta un moment les arguments de la garde sans intercéder en allant s’asseoir sur la table, les jambes se balançant dans le vide, trop nerveuse pour demeurer immobile bien longtemps.

« Déjà je suis de taille moyenne, le plus grand parmi nous c'est Devos, et ensuite non j'ai déjà une lame sur moi et elle me sert à autre chose » Commença-t-elle très sérieusement reprenant la parole après que chacun se fut épancher. Déjà la subtilité en temps normal lui échappait souvent, aussi pratiquait-elle beaucoup d'efforts dans la vie quotidienne pour déchiffrer les interprétations et le second degré. Mais aujourd'hui cette tentative-là se voyait remiser dans le grenier. Tant qu’à porter des accusations autant rester dans le vrai non ? « Alors je suis bien contente d'apprendre que tu es sobre Chris, simplement plus sensible que d'habitude » Elle n'interviendrait pas sur les problèmes que partageaient ces deux-là. Déjà ça ne la regardait pas, de plus ça l'intéressait en aucun cas et pour finir elle considérait tout le monde libre de ses choix. « En fait Chris ce dont on parlait n'est pas vraiment un mystère plutôt un secret, quelque chose que Devos m'a révélé lorsque nous sommes allés examiner un site à l'extérieur » Maintenant que l'info avait bêtement filtrée, autant la résumer succinctement dans sa totalité, car malencontreusement Murphy n'en possédait que des pièces morcelées. « Je lui exposais nos soupçons a propos de la taupe, et de la paranoïa que cela faisait naître entre nous. Et combien je l'avais défendu alors il m'a avoué que c'était lui, qu'il avait voulu faire avancer les choses pour qu'on déménage, parce qu'il trouvait que ça ne bougeait pas assez, mais qu'il ... »

la trappe venait de s'ouvrir, ce qui interrompit l'éclaircissement que prodiguait Tennessee au brun - et à la garde par la même occasion -, laissant le passage à Isaiah et Marlene. La bouclée hésitait à reprendre dès le début son compte rendu, ou à continuer quitte à ce que les deux arrivantes lui demandent des détails plus concis. La mécanicienne connaissait Isaiah depuis pas mal de temps. Elles se fréquentaient régulièrement dans l'odyssée ayant un travail similaire et s'entendaient plutôt bien, mais depuis le crash elles se croisaient beaucoup moins. D'ailleurs Tennessee fut légèrement surprise quand on lui annonça l'intégration de cette dernière dans la rébellion, elle n'eut jamais songé que celle-ci fusse un chouia intéressée par leurs idées. Quant à Marlène malgré les révélations de Devos, la bouclée ne cessait pas de garder quelques soupçons à son égard, puisque l'élimination d'une menace imaginaire n'excluait pas l'existence d'une autre. Aussi la bouclée choisit de tout d'abord les laisser s'intégrer à la température ambiante. « En effet ce serait pratique Isa, mais le but c'est justement qu'on ne nous repère pas sinon à quoi servirait que ce soit secret ?  » Cependant l'intérêt de la nouvelle venue se concentrait sur Chris qu'elle rendait responsable de l'atmosphère pesante qui régnait parmi eux.

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06/12/2015 Lux Aeterna 29079 Sophia Bush Avengedinchains (vava) ; Oreste (image profil); Lux Aeterna (sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 58


Sujet: Re: From thought to words, from words to actions (rebels)
Lun 28 Aoû - 0:34



❝ From thought to words, from words to actions ❞
Murphy Cavendish & rebelles Odysséens
(11 juillet 2117)


A ce moment précis, elle aurait pu les tuer. Elle était enfermée avec deux des personnes en lesquelles elle croyait  à présentle moins, et elle n'avait plus aucun échappatoire possible. Parce qu'elle n'était pas bête et que même si elle s'en sentait maintenant incroyablement éloignée, elle ne voulait pas mettre le mouvement rebelle en danger. Elle gardait en tête ce qu'ils semblaient tous avoir oublié, la solidarité et le partage qui étaient supposés tous les unir. Faire bonne figure avant de trouver une solution à long terme, voilà le seul moteur qui faisait encore vivre le peu de bienveillance qui lui restait. Mais Chris ne semblait pas l'entendre de cette oreille et lui donnait du fil à retordre à chaque fois qu'il prenait la parole. Murphy voyait rouge, et si ça avait été possible, son crâne aurait explosé sous la pression qu'elle infligeait à sa mâchoire. « Arrête de m'infantiliser, Chris... » vociférait-elle entre ses dents, rouge de colère. « Je reçois aucun ordre d'un gamin qui se pointe après six mois d'absence et prétend que tout lui est du et qu'il est le sauveur que l'humanité attendait. » Elle espérait secrètement qu'il ne s'agisse que de maladresse de la part du rebelle, mais même la maladresse, elle n'était plus prête à la lui passer. « Tout leur balancer ça serait la meilleure chose à faire, puisque personne ici a l'air foutu de dire ce qu'il pense ! Je suis même pas désolée d'ouvrir ma gueule, parce que peut-être que c'est ce qui nous sauvera tous ! » L'honnêteté pouvait être blessante, incisive et tranchante, mais elle était le dernier recours qui lui restait. « Agir comme je l'ai toujours fait ? » Son regard était perçant et vindicatif, empreint de défi. « En tout cas toi t'agis comme tu l'as toujours fait, à croire que parce que t'es là tout ira mieux, et à préférer éviter les problèmes que de les affronter ! Tu sais au moins ce qui se passe ici ? Tu sais ce qu'elle a pas jugé digne de nous dire ? » Elle désigna Tennessee d'un mouvement rageur du bras, lui lançant au passage un regard noir. « Je crois que j'ai beaucoup plus réfléchi à la rébellion que toi depuis un moment, alors arrête de me parler comme si j'étais la dernière des connes. T'as aucun argument si ce n'est que tu me détestes, et même si je compte m'en rappeler, il est pas digne d'intérêt ici. » Sa voix était sifflante et elle n'hurlait plus depuis quelques temps. C'était presque des murmures, empreints de haine et de toute la considération qu'elle n'avait plus pour lui. Elle ne supportait plus la manière qu'il avait de se prendre pour plus intelligent ou réfléchi que tout le monde, et le fait qu'il ne soit pas au courant de ce qui se passait dans le mouvement qu'il était censé diriger la faisait doucement rire. Elle ne comptait pas oublier les quelques mots qu'il avait judicieusement choisis, ceux qui auraient pu la faire se revoir enfant, engueulée par sa mère pour une bêtise banale. De Chris, elle ne les acceptait pas et ne les accepterait jamais, et s'il avait cru un instant pouvoir l'atteindre de cette façon, alors c'était qu'il la connaissait encore moins que ce qu'elle avait pu penser. Aucun retour en arrière n'était plus envisageable ; il avait dépassé les limites. Quelque chose venait de se briser définitivement. « Deux qui ont agi ? De quoi tu parles ? » La question était interloquée car elle ne comprenait pas de ce dont il pouvait parler. Il ne savait pas pour Devos, et c'était d'ailleurs ce qu'elle lui reprochait, mais le fait était le suivant : il ne savait pas qu'il était ceux d'entre eux tous à les avoir trahis, et que Tennessee l'avait couvert jusqu'à dévoiler son rôle par accident. Et si Murphy aurait pu partir dans un tas d'insultes qu'elle n'aurait jamais regrettées, Tennnessee reprit la parole, sans doute sans le savoir, à un moment qui la coupa à temps. Sous l’œil médusé de la brune, celle qui avait été son amie semblait rester de marbre au drame qui se tramait sous ses yeux. C'était peut-être ce qui la rassurait plus en cet instant précis, le calme, parce que c'était précisément ce qui lui manquait et ce qui manquait à Chris. La mécanicienne répondait avec sang-froid et pragmatisme et le simple fait qu'elle ne surenchérissait pas comme Chris le faisait apaisa un peu toute la colère qu'elle ressentait à son égard. « Je sais, tu préfères te taire. » Sa remarque, pour autant, fut sèche et sans appel. Sa Tennessee lui manquait déjà parce qu'elle avait l'impression que Devos la lui avait arrachée des bras en lui confiant son secret. Maintenant, ils étaient quatre à se déchirer et Murphy n'avait plus seulement perdu Chris, elle avait aussi perdu Tennessee. « Tu te débrouilles plutôt bien pour poignarder les gens dans leur dos sans couteau. C'est une prouesse, même. » Mais elle était épuisée, Murphy, et elle se frotta la tempe du bout des doigts, prête à abdiquer et à laisser Chris s'emporter comme bon lui semblait. Car à ce stade, peu importait ce qu'il pourrait rajouter; il était déjà trop tard et elle n'avait plus de raison de se défendre ou quoi que ce soit à sauver. Il lui avait fait part du fond de ses pensées et elle avait réceptionné ses idées. Elle s'emmura dans son silence qui ne laissa pas son regard de marbre pour autant. Il criait encore tout ce qu'elle pensait d'eux, ce qu'elle pensait de la trahison de Tennessee et de la condescendance de Chris. Elle n'avait pas besoin de lui pour savoir qu'il serait bon de faire bonne figure auprès des rebelles, mais il n'aurait pas du avoir besoin d'elle pour comprendre la situation dans laquelle ils étaient tous à présent.

C'est Tennessee qui, la plus calme des trois, se tenta à expliquer quelle était cette vérité qui avait fait exploser Murphy. Elle n'eut pas le temps d'aller jusqu'au bout de ses idées; la trappe venait de s'ouvrir à quelques mètres au-dessus du plafond, laissant la lumière du jour s'engouffrer un instant dans le bunker éclairé à la bougie. Elle jeta un regard noir à Isaiah qui débarquait comme une fleur mais ne put empêcher une sensation d'affection étrange de l'envahir lorsqu'elle soupçonna en premier lieu Chris d'être responsable de l'atmosphère pesante dans laquelle ils baignaient. Elle écouta d'une oreille Tennessee argumenter de l'efficacité de leur bunker mais celui-ci semblait être le dernier de ses tracas, maintenant. A quoi pouvait servir un QG s'il n'y avait plus de groupe à réunir, si la cause qu'ils souhaitaient défendre n'était plus suffisante pour les garder soudés ? « Allez, dis leur à tous, maintenant », lâcha Murphy en direction de Tennessee avant de reporter son attention sur Antarès. « Si vous voulez donner une chance à ce... mouvement de réussir, commencez par dire les choses. Marlene y a jamais été pour rien. » Son regard vogua entre Isaiah et Tennessee, ignorant volontairement Chris, à qui elle ne comptait plus avoir à faire. « Tu vas pas être déçue du voyage, Stowaway » lança-t-elle dans un soupir ironique. Étrangement, Isaiah, totalement extérieure à ce merdier, s'imposait maintenant comme sa meilleure alliée -ou en tout, son ennemie la moins pire. « J'ai hâte que Devos arrive. J'espère vraiiiment qu'il va venir, d'ailleurs. » Son sourcil s'était arqué, un brin sadique, alors qu'elle fixait à nouveau son chien, comme si elle s'adressait à lui. Mais la bête avait compris que ce n'était pas à elle que l'on voulait du mal, et elle continuait à apprécier les papouilles affectueuses de sa maîtresse.

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01/11/2015 Glacy 1287 Brett Dalton Murphy (avatar) ancien militaire - maniement des armes - statège 571
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Sujet: Re: From thought to words, from words to actions (rebels)
Lun 28 Aoû - 19:10


« Si tu arrêtais de te comporter comme un enfant j'aurai pas besoin de t'infantiliser ! » Une guerre des couteaux qui ne menait à rien, qui m'énervait plus qu'autre chose. Une réunion que j'avais tout prévu sauf qu'elle se passerait ainsi alors que j'espérai enfin qu'on pourrait faire des plans concrets et avancer. C'était pourquoi on avait créé le mouvement à la base. « C'est le truc Murphy, je prétends pas être le sauveur de l'humanité, je veux juste me battre pour les idées du mouvement. Je veux juste faire ce qu'il faut. Et ça, nous diviser et tout cela nous mène à nulle part ! Alors tu peux me détester mais en vrai j'en ai rien à faire à cet instant, je suis pas là pour cela. » Une violence qui n'était peut-être pas nécessaire. A vrai dire je regrettais le temps d'avant où nous nous entendons, où chacune de nos conversations n'avait pas à partir en cacahuète comme elle le faisait maintenant. Je détestais nous voir ainsi, je détestais voir le fossé s'agrandir alors que nous nous crions dessus comme des poupées de chiffon. « Qui affronte pas les problèmes ? Je sais même pas de quoi tu parles, je suis venu ici pour m'excuser, pour qu'on puisse faire des plans concrets pour le mouvement et toi tout ce que tu fais c'est me crier dessus ! Comment tu veux qu'on avance ou qu'on comprenne quoique ce soit ?! En plus j'ai jamais dit que je te détestais ! Crois-moi si je te détestais, je tenterai pas de recoller les morceaux depuis quelques mois autant maladroit que cela soit ! Mais ça, cela me bouffe de voir ça, de voir comme ça ! Je veux pas te donner des ordres, mais excuse-moi de penser qu'ils ont plus de tête que nous à se comporter comme des adultes alors qu'on se chamaille comme des enfants ! » Pourquoi c'était si difficile d'avancer ? Une question que je me posais.

Ecoutant pas moins Ten alors qu'elle commençait à donner des explications, à mentionner un secret. Un secret. Le mot tournait et tournait dans mon esprit alors que je ne pouvais que me demander de quel secret elle parlait, de quel secret il s'agissait. Un secret suffisament important pour que tout soit mis en péril. Un secret qui avait conduit à ce que ce cyclone se déclenche, prêt à tout ravager sur un passage. Manquant de m'étouffer alors qu'autant que j'avais mis tout mon coeur pour faire le point avec Devos, pour savoir ce qui s'était passé, il semblerait que le plus important n'avait pas été dit. Un secret que ni moi, ni Murphy connaissions sauf qu'il semblerait qu'elle croyait que si. Une erreur. Mes sourcils qui se fronçaient alors qu'elle mentionnait le prénom de Devos. Ne pouvant que me demander dans quel pétrin il s'était mis. Il était censé être le génie, pas celui qui gardait des secrets. N'étant pas arrivé au bout de mes peines alors que les révélations continuaient de s'enchaîner. Ma bouche qui s'écarquillait légèrement alors qu'elle annonçait de but en blanc qu'il n'y avait pas de taupe si ce n'était Devos qui avait voulu faire avancer le mouvement. « Oh ! »

Un simple mot qui se perdait dans l'écho qui se produisit dans le bunker. La trappe qui s'entrouvait alors que la silhouette reconnaissable d'Isaïah était désormais visible. Isa qui arrivait comme une fleur pour remarquer la tension palpable et me soupçonner aussitôt d'être la cause de ce bazar. Ce qui n'était pas le cas pour une fois, ou peut-être pas totalement alors que nous étions tous responsables. Ne pouvant m'empêcher de lever les yeux au ciel. N'ayant pas le temps de lancer une pique à la jolie brune alors que nos chamailleries de moindre importance à cet instant, auraient repris sans doute au quart de tour que Murphy n'en venait qu'à prendre la parole. Un ton dramatique presque théâtral à mes yeux. Mais n'était-ce pas ce que c'était au final une grande comédie. Un spectacle qui au-delà de cela nous faisait perdre du temps selon mon avis. Ne pensant pas que le combat devait se dérouler entre nous mais dehors pour faire avancer les choses, pour faire avancer le mouvement. Tout autant qu'il serait sans doute bien plus simple de mettre les pieds dans la table et d'annoncer la vérité. Non pas que j'étais contre, non pas non plus que j'avais un jour pensait que Marlène avait quoique ce soit à faire dans l'histoire. « C'est simple Isa, il n'y avait pas de taupe seulement Devos qui tentait de faire avancer le mouvement. Ten connaissait son secret et il a été révélé là. En soit je comprends toujours pas pourquoi on perd son temps pour cela. Il ne nous a pas trahi, il a juste fait bouger les choses. De mon avis, il est un génie et je lui dirai sans doute merci en face. Parce que perso, je suis là grâce à lui. Et d'accord, il a peut être brisé certaines règles mais au moins maintenant les choses bougent, les gens continuent de parler et tous autant qu'ils sont, ils veulent que cela change. » La vérité alors qu'en soit à mes yeux ne comptait pas les moyens qu'on employait pour arriver au but tant qu'on y arrivait. J'étais là grâce à Devos, il m'avait remis sur pied et je savais que j'étais juste incapable de cracher sur lui à cet instant. Préférant prendre sa défense de loin. Un homme qui certes pouvait donner le sentiment d'être un traitre mais qui n'avait pas moins fait ce qu'il fallait. Le temps continuait de filer et le mouvement était de nouveau sur l'eau. « Je continue de penser qu'on a pas le temps pour ces chamailleries. Il a fait ce qu'il a fait, point. On peut toujours avancer en partant de là. On peut proposer un ultimatum au conseil, voir comment les gens réagissent. Cela ne fait aucun doute qu'ils prendront notre partie et que cela pourra enfin bouger réellement, que le mouvement existera enfin vraiment. Je veux dire, on perd du temps à se cacher dans l'ombre. Mon père, la mère de Faust, ils ont tous attendu et cela leur a servi à rien. On peut agir maintenant, pourquoi se poser des questions inutiles et se disputer pour des morceaux de viande ? » Des questions que je leur posais alors que je continuais de penser qu'il fallait agir. Ayant passé le contre-coup de cette révélation alors que j'étais plus que certain que désormais grâce à Devos, on pouvait réellement agir et faire quelque chose de bien. Trop impliqué pour revenir en arrière.

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25/10/2015 Sara/Isis 550 Phoebe Tonkin niagara mécanicienne/ informaticienne 0


Sujet: Re: From thought to words, from words to actions (rebels)
Sam 2 Sep - 21:41



From thought to words, from words to action


Les rebelles & Isaïah Stowaway
Mais dans quelle galère m’étais-je fourrée en acceptant la proposition de Devos d’intégrer les Rebelles ? Je savais que Chris en faisait partie. Mes relations avec lui étaient déjà assez électriques comme ça, mais la présence de Murphy n’arrangeait pas les choses. Heureusement, il y avait Tennessee, même si ces derniers temps je n’avais pratiquement pas pu parler à celle qui était pourtant à mes yeux ma meilleure amie. C’était, en tout cas, ma plus proche amie avec Hope. Hope que je n’avais pas vue depuis ce qu’il me semblait être des siècles, tout comme Ailina. C’est quoi cette ambiance ? me demandai-je alors que je plaisantais sur ma difficulté à trouver le bunker, ce à quoi Tennessee répondit que c’était justement le but. Je savais que mon amie n’avait pas forcément beaucoup d’humour, mais là… J’écarquillai des yeux surpris alors qu’elle se murait dans le silence.

Autant rentrer dans le vif du sujet, du coup… Je poussai un soupir alors que je me demandais si je n’aurais pas mieux fait de me casser une jambe plutôt que de venir assister à cette réunion. Enfin… Réunion, ou règlement de compte ? Je me posais la question. Pourtant, loin de chercher à apaiser la tension, j’étais fidèle à mes habitudes et accusais Chris d’être à l’origine de tout ce bazar. Parce que pour moi, si tension il y avait entre le jeune homme et les deux femmes ici présentes, cela venait forcément de lui. Il devait encore avoir dit ou fait une connerie. Je ne m’attendais absolument pas à ce qui allait me tomber sur le coin de la figure. Murphy s’adressa plutôt sèchement à Tennessee et mon regard alla de l’une à l’autre, comme si j’assistais à une partie de tennis. Je compris cependant rapidement que Murphy faisait allusion à la fameuse taupe qu’ils cherchaient. Je ne m’étais, jusqu’à présent, pas réellement mêlée de ce qu’il se passait au sein du mouvement. Sans doute avais-je eu tort. Mais quand j’avais su que Marlène en faisait partie, alors qu’elle était membre du Conseil… Honnêtement, j’avais songé à faire machine arrière. Je ne pouvais pas travailler avec quelqu’un en qui je n’avais pas confiance. Mais là… Murphy laissait sous-entendre quoi, au juste, en regardant Tennessee comme ça ? Se pouvait-il que ? Je portai la main à ma bouche pour étouffer un cri de stupeur alors que j’en venais à me demander si mon amie n’était pas une traitresse à la cause, si comme le disait Murphy, ce n’était pas Marlène. Et pourquoi Murphy évoquait-elle Devos ? Etait-il au courant ? Avait-il couvert Ten ? J’écarquillai des yeux horrifiés que je posais sur celle que je pensais être mon amie jusqu’à cet instant, incapable de prononcer le moindre son.

Sur ce coup, j’avais totalement oublié la présence du seul homme dans la pièce qui avait pourtant tendance à chercher à montrer qu’il était celui qui pissait le plus loin, même en présence de femmes. A croire qu’il se sentait menacé et était toujours obligé de faire étalage de sa testostérone. Ce fut, pourtant, lui qui m’expliqua la situation, d’un ton relativement calme.

Plus il parlait, et plus j’avais l’impression d’être dans le brouillard, maintenue dans l’ignorance, ou carrément pas à ma place dans un groupe où la confiance semblait ne pas avoir droit de citer. Je tournai la tête vers Tennessee alors que Chris expliquait que la taupe n’en était visiblement pas une véritable, puisque c’était Devos et que Tennessee le savait et n’avait rien dit à personne jusque là. Chhris semblait, d’ailleurs, penser que Devos avait eu raison d’agir tel qu’il l’avait fait. Pour ma part, j’étais de plus en plus larguée, mais je commençais à comprendre la réaction de Murphy qui pouvait s’avérer aussi sanguine que moi quand on la poussait à bout. Je comprenais qu’elle se sente trahie. Moi aussi, même si je n’étais pas dans la même position qu’elle au sein du mouvement. Moi, je n’étais qu’un membre de base, fraichement intégré. Un membre qui se demandait à quoi il pouvait bien servir, si les têtes du mouvement n’en faisaient qu’à leur tête comme s’ils étaient seuls au monde.

Je voulus ouvrir la bouche pour essayer de dire quelque chose, mais Chris reprit la parole, proposant d’avancer et d’arrêter les chamailleries, proposant de poser un ultimatum au Conseil. Je levai la main pour l’interrompre, mais il acheva ce qu’il avait à dire avant que je ne puisse prendre la parole à mon tour. « Euh… Attends… J’ai pas tout compris là… Je suis peut-être débile mais… Laisse-moi récapituler…
1/ Devos agit dans votre dos en racontant je sais pas quoi, je sais pas comment au Conseil ce qui a pour effet de nous faire déménager. Ce qui était ce que nous cherchions à faire depuis longtemps.
2/ Seule Tennessee était au courant.
3/ Pour toi Chris, pour toi Ten, et visiblement aussi pour Devos, c’est tout à fait normal…
Je suis désolée mais sur ce coup, je suis d’accord avec Murphy… Devos et Ten ne pensaient peut-être pas à mal, mais vous auriez dû en parler ensemble… Je viens de rejoindre le mouvement, grâce à Devos et toi, Chris, mais… Quand je vois ça, je me demande dans quoi j’ai fourré les pieds… Si vous n’êtes déjà pas capable de fonctionner à quatre, à quoi ça sert qu’on soit plus ? Depuis que vous m’avez recrutée, il est question d’une taupe qui fournit des informations au Conseil… Franchement, j’apprécie énormément Devos, mais… Mais merde quoi ! Il a peut-être agi pour le bien de tous, mais pourquoi l’avoir fait dans votre dos ? Je suis pas certaine qu’on devrait continuer à prendre des décisions dans le dos des autres… Ni qu’on devrait passer sur ce qu’il a fait sans qu’il se soit expliqué sur le pourquoi du comment. »
Ouah ! Je n’en revenais pas moi-même d’être parvenue à rester aussi calme. Sans doute étais-je davantage en état de choc que je ne le pensais…

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20/12/2016 ELOW ; 461 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 60
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Sujet: Re: From thought to words, from words to actions (rebels)
Dim 10 Sep - 17:09




from thought to words,
from words to actions.
11 juillet 2117

Ni qu’on devrait passer sur ce qu’il a fait sans qu’il se soit expliqué sur le pourquoi du comment.

Ce sont les seuls mots que Devos capta lorsqu'il descendit les escaliers, accompagné de Gus. Rien d'autre. Les paroles d'Isaïah l'avaient frappé net, comme un couteau qui ne manque pas sa cible. Il n'avait strictement aucune idée de ce qui se passait, mais il sentait au plus profond de lui-même qu'un pas de plus et il s'engouffrerait dans le centre d'un volcan en pleine éruption. Un pas de plus et tout allait exploser sans qu'il ne puisse contrôler quoi que ce soit. D'un automatisme étrange, il serre les poings et ne partage aucun regard avec son collègue rebelle alors qu'il se prépare mentalement à affronter les siens. Il ne les voit pas encore et pourtant, il imagine parfaitement et sans mal leurs regards. Leurs expressions. En quelques secondes, il avait complètement analysé la situation en se basant simplement sur les propos prononcés par la mécanicienne. Ce ‘il' le désignait, lui, coupable sans l'être d'avoir agi sans prévenir qui que ce soit. Ce ‘il' ne pouvait que le designer, lui. Parce que Devos sait qu'aucun secret ne l'est vraiment. Il avait convenu avec Tennessee de garder le silence, mais personne n'échappait aux conséquences. Un mensonge finit toujours par être découvert, même lorsqu'il est plus qu'un simple mensonge. Le ton que la jeune femme employée prévenait Devos sur l'ambiance générale qui régnait dans le bunker. Le doute. Fort et puissant, incontrôlable. Ils se disputent sans doute à cause de cette taupe pourtant inexistante. Voilà des semaines que Devos a la sensation qu'il a raté quelque chose. Son manque d'empathie n'avait pas prévu que la paranoïa traînerait aussi longtemps parmi les rebelles. Au moment où ils devraient être le plus soudés, ils se divisaient. La seule chose qu'il ignorait, c'était combien de personnes était présente. Tous ? La moitié ? Que deux ? Il était pourtant là légèrement en retard - le temps de dévier son chemin et de s'assurer qu'aucune âme vagabonde ne suit son ombre géante - alors il se doutait que les principaux rebelles seraient présents.

Il se dévoila.

Son regard glissa, notant mentalement le nom de ceux dont il apercevait la silhouette. Il a surtout le temps de croiser le regard de Tennessee pour comprendre que son instinct avait visé juste. Devos avait parfois la sensation qu'ils pouvaient se regarder et discuter mentalement sans prononcer le moindre mot. C'est comme si en un regard, elle avouait. Ils savaient. Il n'a pas besoin de demander ce qui se passe, il sait. Tout comme il n'en veut pas à la jeune femme d'en avoir parlé. Il aurait fini par le faire si la situation le demander et peut-être bien que la situation, là tout de suite, nécessitait de Devos qu'il admette. Et l'informaticien était prêt à le faire.

Vous arrêtez pas, continuer. Il n'était pas du tout dans la provocation, il le faisait inconsciemment. Son regard jonglait entre chacun d'eux. Il savait très bien ce qui se passait, la manière dont la confiance du groupe entier venait sans doute de se fracasser. Non, en réalité, les morceaux de cette confiance étaient là, sous ses yeux, divisés. Maintenant que je suis là, j'imagine que les mots vous brûlent. Son regard se posa surtout sur Murphy. Son instinct lui disait qu'elle était à deux doigts de lui sauter dessus, de le secouer.

Quoi qu'ils en pensent tous, Devos ne s'excusera pas pour ses actions. Il savait ce qu'il devait faire, il savait comment il devait le faire. Cependant, cette histoire de taupe avait soulevé des soupçons inutiles et ça, Devos pensait y avoir mis un terme avec un piège. Ce piège qui n'avait abouti à rien, aurait dû satisfaire tout le monde. Preuve ultime que personne n'était en train de les trahir. Il avait échoué. Ce n'est pas grave. Une partie de lui savait qu'il n'échapperait pas à ce moment et ce moment, il devait l'affronter malgré l'étrange douleur qu'il ressentait au fond de lui.

 

From thought to words, from words to actions (rebels)

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