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˜˜˜˜˜˜What defines us is how well we rise after falling [Demyan]
maybe life should be about more than just surviving


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28/02/2016 Glacy 540 Jessica Parker Kennedy bazzart esclave de Roan en fuite ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée 423


Sujet: What defines us is how well we rise after falling [Demyan]
Mar 11 Juil - 20:53


Deux jours. Cela faisait deux jours que tout avait changé. Deux jours que j'avais tenté de fuir de cette cité maudite. Une cité dont je n'avais pas réussi à m'échapper. Elle m'avait rattrapé avant que j'en franchisse les portes. Tant d'espoir réduit à néant. J'avais été incapable d'arriver jusqu'à là, d'atteindre cet objectif. Si j'avais cru qu'en me mêlant à la foule de passants, de marchands et en soudoyant les gardes, j'arriverai à mes fins, je m'étais trompée. Je m'étais trompée en croyant que personne ne remarquerait pas un esclave. J'avais tenté de la soudoyer aussi. Je lui avais proposé mon corps en échange, dans l'espoir qu'elle ferme les yeux. Une erreur de plus. La supplier n'avait rien changé à mon destin. Comme si la jeune femme à la chevelure flamboyante était insensible à mes charmes. Telle une vipère à la langue acérée, elle n'avait rien entendu, elle n'avait pas succombé. Elle n'avait pas succombé à mon charme, ni à mes supplications. Comme si les plaintes d'une esclave ou ses gémissements pouvaient changer la donne, comme si mes gémissements pouvaient infléchir une mercenaire. Cela n'avait pas été le cas. Faible. J'avais échoué.

Et j'avais changé de mains. Car si elle aurait pu me tuer, elle ne l'avait toutefois pas fait. Comme si elle avait miséricordieuse cette fois-ci alors qu'elle me laissait la vie sauve. Une vie dont je ne voulais pas. Il n'y avait aucun plaisir à être vivant mais enchaîné. Enchaîné je l'étais comme chacun des esclaves qui se trouvaient dans la cité. Obligés de vivre à genoux. Incapables de vivre debout de nous tenir debout. Nous étions des esclaves, passant de mains en mains. Nous étions des objets entre leurs mains. Et de mains en mains j'avais l'habitude de passer au sein du bordel. Passant bel et bien de mains en mains alors qu'à chacun je vendais mon corps. Des caresses sur ma peau. Le dégoût dans mes veines que je tentais de masquer. Un endroit que j'avais voulu fuir, que j'avais réussi à fuir pour là où j'en étais à ce point. Un endroit où j'avais passé des années, dont je connaissais chacun des recoins depuis le jour où j'avais tenté de tuer Basile. Les souvenirs de ce qu'il m'avait fait qui remontaient à la surface avant que je ne les chasse comme je le faisais chaque jour.

Mais à cet instant je n'étais plus au bordel, ni à l'atelier. Loin de cela, je me trouvais au sein du marché, vêtue d'une robe bien plus convenable que celle que j'avais porté au bordel. Une robe que j'avais cousu moi-même. J'avais toujours cousu la plupart de mes robes de mes propres mains, ce qui était toujours le cas. Des robes que j'avais appris à coudre et réparer bien auparavant, tout comme lorsque j'étais une fillette, j'en étais venue à recoudre la robe d'Erika. Erika qui avait disparu de la circulation alors que si le jour où j'avais tenté de tuer mon maître, j'étais devenue un fantôme, elle en avait fait de même. Je n'avais jamais compris comment, même maintenant à vrai dire je ne réussissais pas à comprendre mais il ne restait pas moins qu'aucun de mes contacts ne m'avait permis de découvrir la vérité. Les personnes que j'avais rencontré, que j'avais soudoyé avec qui j'avais tissé des liens n'avaient servi à rien. Je ne l'avais pas retrouvée. Je n'avais pas non plus réussi à m'échapper de la cité. J'étais au même point toujours prisonnière. La seule différence est que j'avais changé d'endroit et de maître.

Me trouvant désormais entre les mains de Roan. Dangereusement beau et tout aussi ténébreux. Un mercenaire. Personne ne voulait se retrouver dans les filets d'un mercenaire. Personne. Et encore moins un esclave, mais c'était désormais le cas. Un aura de puissance semblant se dégager de lui. Un homme qui ne semblait pourtant pas s'intéresser à moi. Ce dont je doutais que cela soit une bonne chose. Il n'avait posé qu'un bref regard sur moi, donnant des ordres avant de disparaître aussitôt. Irritant. Déstabilisée alors que si les regards s'étaient toujours portés sur ma silhouette au bordel, j'avais été littéralement perturbée par ce détail. Perturbée. Et autant perturbée à cette idée que cela puisse me paraître agaçant qu'il ne m'ait jeté aucun regard.

Si perdue dans mes pensées que je ne le vis pas. J'étais là pour remplir cette commande, pour trouver ce qu'il recherchait. Et je ne l'avais pas vu. Je n'avais pas vu le marchand d'esclave qui était là. Trop perdu dans mes pensées. Si seulement j'avais regardé en l'air. Ce n'était pas comme si je ne faisais pas attention, au contraire, j'étais sans arrêt sur mes gardes d'habitude. Toujours à me faufiler dans la foule. La priorité de rester discrète alors que passer devant un des nombreux étalages où était vendu des esclaves était autant risqué. Il n'était que risqué de se trouver là-bas ou d'offenser la moindre personne. Le risque étant là de se faire châtier pour. J'étais une esclave. Je n'avais aucun droit. Eux, ils avaient tous les droits. Relevant soudainement la tête pour croiser le regard de l'homme que j'avais bousculé. Un marchand au visage hirsute, un fouet accroché à sa hanche. « Moba. » Une excuse prononcée rapidement. La nécessité de s'excuser. Me reculant en baissant un peu plus la tête en signe de soumission. Tentant de m'éloigner rapidement alors qu'aucun mal n'avait était fait. Je doutais que cela fonctionne. Cela ne fonctionna pas, pas cette fois. Ses doigts qui se refermaient sur mon poignet, me ramenant dans sa direction. « Pardon ? Tu es désolée ?! » Des éclats de voix. Les premiers regards qui se posaient sur notre duo. Grimaçant. « Tu crois que tu peux me voler et tu es désolée ?! » Mes yeux qui manquaient de s'écarquiller un peu plus alors que je comprenais que la situation m'échappait. « « Tu sais quel châtiment attend les voleurs, plan ?!  » « Tu ne peux pas me toucher...  » J'appartenais à Roan. Il ne pouvait pas me toucher. Un mantra que je tentais soudainement de me répéter. Les battements de mon coeur qui s'accélérait alors que le fouet claquait dans l'air et que les badauds formaient un cercle autour. Pour eux, juste un spectacle. Pour moi, c'était loin d'être le cas.
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29/01/2017 Ipiutiminelle 58 Bradley James © Avatar Mari-Jane Ambassadeur {Diplomate-Négociateur} du peuple Rahjak ; Maniement des armes : boomerang ; Notions en Botanique 22
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✹ même quand il ne brille pas ✹


Sujet: Re: What defines us is how well we rise after falling [Demyan]
Hier à 22:29



What defines us is
how well we rise after falling


On est fou quand on a dix-sept ans, fou, avide de liberté, d'un peu de temps pour soi... Je n'étais pas censé faire ce que je voulais, je n'étais pas censé vivre ma vie selon mon bon vouloir. Trop tôt j'avais dû tenir un rang, un masque... Combien de fois ne m'avait-on pas asséné que j'étais prince et que je devais agir comme tel ? Combien de fois n'avait-on pas tenté de me faire marcher au pas ?
Lorsque j'avais choisi ma voie personne n'avait compris, on m'avait dit que c'était une lubie d'enfant et non une décision d'adulte et puis on m'avait propulsé en maître de cérémonie. Puisque j'aimais tant le peuple, je n'avais qu'a lui parler et parader... C'était presque ainsi que mon père m'avait ' promu'. Est-ce que je regrettai ? Pas vraiment mais tout ce protocole m'étouffait... et ces gardes qui me suivaient comme des petits chiens commençaient sérieusement à me courir... Je voulais juste respirer, être moi-même, était-ce trop demandé ?

Une fois encore j'avais fait le mur, quitté ces murs que j'adorai autant que je les détestais. La ville, la vraie vie... Recouvert d'une cape passe partout, je déambulai dans les rues comme si j'avais parfaitement le droit d'être là, comme si personne n'était à ma recherche parce que je ne jouais pas au gentil petit prince dans son palais doré. Ici pas de courtisans, pas de faux semblants, juste des gens normaux menant une vie normale. J'aurai voulu que Noah et Shell soient là... mais je n'avais pas su les trouver avant de partir, j'avais dû saisir l'opportunité. Un chariot qui s'éloignait... Je m'y étais caché et... j'avais fait le bon choix au bon moment.

Je détournais le regard devant le marché aux esclaves, je n'étais pas partisans comme mon frère ou père de ce genre de pratiques mais je devais me taire. Je ne voulais pas voir leurs regards accusateurs posés sur moi ni voir leurs mines défaites. Oui... Je ne voulais pas voir parce que je ne pouvais rien faire. Je n'avais pas assez de poids que pour changer les lois. Père ne m'aurait pas écouté et Isaac... il était pour, lui. Pourquoi aurait-il parlé en faveur de l'abolition de l'esclavage à père ?

Des éclats de voix, comme la plupart des badauds, je me tournais vers l’esclandre qui avait lieu. Le monde était ainsi fait, la curiosité même si rarement avouée était pourtant tellement présente dans les gens. La nature humaine était ainsi faite que tout le monde voulait parler sur tout le monde et se repaître de la douleur et de la souffrance des autres. Ils voulaient tous profiter du spectacle, déjà sur les visages je voyais naître des sourires narquois.

Une jeune femme grimaçait sous la poigne forte d'un homme que je reconnus de suite comme un vendeur d'esclaves, il en avait l'allure, il en avait l'attitude et vu sa position cela ne faisait pour moi aucun doute. Je ne le connaissais pas personnellement cela dit mais de suite je sentis envers lui une profonde antipathie, je n'aimais pas qu'on brutalise ainsi quelqu'un. Il parlait fort l'homme, très fort... jamais je n'aurai pu manquer l'un de ses mots. Il disait cette femme voleuse, et elle semblait si paniquée. L'était-elle vraiment ? Dans cette cité le moindre vol était puni, si elle ne perdait pas la main, elle perdrait son statut. Je baissais les yeux et vis sa cheville. Un mot, un seul... esclave. Elle n'avait aucun droit, elle était perdue. Il fit claquer son fouet dans l'air, de plus en plus de gens commençaient à faire un cercle autour de la scène et moi... j'étais juste comme eux. Je me dégoûtais.

Je savais que je n'avais qu'un mot à dire pour que tout cela cesse. Me présenter, me faire reconnaître et elle serait libre mais... Devais-je protéger une voleuse ? L'était-elle vraiment ou était-ce juste un prétexte de cet homme pour exercer son autorité ? Je savais que si courait le bruit que le prince était ici, je devrai rentrer menu militari au palais... Le choix était cornélien. Voulais-je vraiment me mettre en lumière pour la protéger ? Elle, une parfaite inconnue ? Et pourquoi diable disait-elle qu'il ne pouvait la toucher ? Je cherchais à comprendre...

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