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˜˜˜˜˜˜What defines us is how well we rise after falling [Demyan]
maybe life should be about more than just surviving


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28/02/2016 Glacy 632 Jessica Parker Kennedy bazzart esclave de Roan en fuite ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée 99


Sujet: What defines us is how well we rise after falling [Demyan]
Mar 11 Juil - 20:53


Deux jours. Cela faisait deux jours que tout avait changé. Deux jours que j'avais tenté de fuir de cette cité maudite. Une cité dont je n'avais pas réussi à m'échapper. Elle m'avait rattrapé avant que j'en franchisse les portes. Tant d'espoir réduit à néant. J'avais été incapable d'arriver jusqu'à là, d'atteindre cet objectif. Si j'avais cru qu'en me mêlant à la foule de passants, de marchands et en soudoyant les gardes, j'arriverai à mes fins, je m'étais trompée. Je m'étais trompée en croyant que personne ne remarquerait pas un esclave. J'avais tenté de la soudoyer aussi. Je lui avais proposé mon corps en échange, dans l'espoir qu'elle ferme les yeux. Une erreur de plus. La supplier n'avait rien changé à mon destin. Comme si la jeune femme à la chevelure flamboyante était insensible à mes charmes. Telle une vipère à la langue acérée, elle n'avait rien entendu, elle n'avait pas succombé. Elle n'avait pas succombé à mon charme, ni à mes supplications. Comme si les plaintes d'une esclave ou ses gémissements pouvaient changer la donne, comme si mes gémissements pouvaient infléchir une mercenaire. Cela n'avait pas été le cas. Faible. J'avais échoué.

Et j'avais changé de mains. Car si elle aurait pu me tuer, elle ne l'avait toutefois pas fait. Comme si elle avait miséricordieuse cette fois-ci alors qu'elle me laissait la vie sauve. Une vie dont je ne voulais pas. Il n'y avait aucun plaisir à être vivant mais enchaîné. Enchaîné je l'étais comme chacun des esclaves qui se trouvaient dans la cité. Obligés de vivre à genoux. Incapables de vivre debout de nous tenir debout. Nous étions des esclaves, passant de mains en mains. Nous étions des objets entre leurs mains. Et de mains en mains j'avais l'habitude de passer au sein du bordel. Passant bel et bien de mains en mains alors qu'à chacun je vendais mon corps. Des caresses sur ma peau. Le dégoût dans mes veines que je tentais de masquer. Un endroit que j'avais voulu fuir, que j'avais réussi à fuir pour là où j'en étais à ce point. Un endroit où j'avais passé des années, dont je connaissais chacun des recoins depuis le jour où j'avais tenté de tuer Basile. Les souvenirs de ce qu'il m'avait fait qui remontaient à la surface avant que je ne les chasse comme je le faisais chaque jour.

Mais à cet instant je n'étais plus au bordel, ni à l'atelier. Loin de cela, je me trouvais au sein du marché, vêtue d'une robe bien plus convenable que celle que j'avais porté au bordel. Une robe que j'avais cousu moi-même. J'avais toujours cousu la plupart de mes robes de mes propres mains, ce qui était toujours le cas. Des robes que j'avais appris à coudre et réparer bien auparavant, tout comme lorsque j'étais une fillette, j'en étais venue à recoudre la robe d'Erika. Erika qui avait disparu de la circulation alors que si le jour où j'avais tenté de tuer mon maître, j'étais devenue un fantôme, elle en avait fait de même. Je n'avais jamais compris comment, même maintenant à vrai dire je ne réussissais pas à comprendre mais il ne restait pas moins qu'aucun de mes contacts ne m'avait permis de découvrir la vérité. Les personnes que j'avais rencontré, que j'avais soudoyé avec qui j'avais tissé des liens n'avaient servi à rien. Je ne l'avais pas retrouvée. Je n'avais pas non plus réussi à m'échapper de la cité. J'étais au même point toujours prisonnière. La seule différence est que j'avais changé d'endroit et de maître.

Me trouvant désormais entre les mains de Roan. Dangereusement beau et tout aussi ténébreux. Un mercenaire. Personne ne voulait se retrouver dans les filets d'un mercenaire. Personne. Et encore moins un esclave, mais c'était désormais le cas. Un aura de puissance semblant se dégager de lui. Un homme qui ne semblait pourtant pas s'intéresser à moi. Ce dont je doutais que cela soit une bonne chose. Il n'avait posé qu'un bref regard sur moi, donnant des ordres avant de disparaître aussitôt. Irritant. Déstabilisée alors que si les regards s'étaient toujours portés sur ma silhouette au bordel, j'avais été littéralement perturbée par ce détail. Perturbée. Et autant perturbée à cette idée que cela puisse me paraître agaçant qu'il ne m'ait jeté aucun regard.

Si perdue dans mes pensées que je ne le vis pas. J'étais là pour remplir cette commande, pour trouver ce qu'il recherchait. Et je ne l'avais pas vu. Je n'avais pas vu le marchand d'esclave qui était là. Trop perdu dans mes pensées. Si seulement j'avais regardé en l'air. Ce n'était pas comme si je ne faisais pas attention, au contraire, j'étais sans arrêt sur mes gardes d'habitude. Toujours à me faufiler dans la foule. La priorité de rester discrète alors que passer devant un des nombreux étalages où était vendu des esclaves était autant risqué. Il n'était que risqué de se trouver là-bas ou d'offenser la moindre personne. Le risque étant là de se faire châtier pour. J'étais une esclave. Je n'avais aucun droit. Eux, ils avaient tous les droits. Relevant soudainement la tête pour croiser le regard de l'homme que j'avais bousculé. Un marchand au visage hirsute, un fouet accroché à sa hanche. « Moba. » Une excuse prononcée rapidement. La nécessité de s'excuser. Me reculant en baissant un peu plus la tête en signe de soumission. Tentant de m'éloigner rapidement alors qu'aucun mal n'avait était fait. Je doutais que cela fonctionne. Cela ne fonctionna pas, pas cette fois. Ses doigts qui se refermaient sur mon poignet, me ramenant dans sa direction. « Pardon ? Tu es désolée ?! » Des éclats de voix. Les premiers regards qui se posaient sur notre duo. Grimaçant. « Tu crois que tu peux me voler et tu es désolée ?! » Mes yeux qui manquaient de s'écarquiller un peu plus alors que je comprenais que la situation m'échappait. « « Tu sais quel châtiment attend les voleurs, plan ?!  » « Tu ne peux pas me toucher...  » J'appartenais à Roan. Il ne pouvait pas me toucher. Un mantra que je tentais soudainement de me répéter. Les battements de mon coeur qui s'accélérait alors que le fouet claquait dans l'air et que les badauds formaient un cercle autour. Pour eux, juste un spectacle. Pour moi, c'était loin d'être le cas.

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29/01/2017 Ipiutiminelle 63 Bradley James © Avatar Mari-Jane Ambassadeur {Diplomate-Négociateur} du peuple Rahjak ; Maniement des armes : boomerang ; Notions en Botanique 20
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Sujet: Re: What defines us is how well we rise after falling [Demyan]
Sam 22 Juil - 22:29



What defines us is
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On est fou quand on a dix-sept ans, fou, avide de liberté, d'un peu de temps pour soi... Je n'étais pas censé faire ce que je voulais, je n'étais pas censé vivre ma vie selon mon bon vouloir. Trop tôt j'avais dû tenir un rang, un masque... Combien de fois ne m'avait-on pas asséné que j'étais prince et que je devais agir comme tel ? Combien de fois n'avait-on pas tenté de me faire marcher au pas ?
Lorsque j'avais choisi ma voie personne n'avait compris, on m'avait dit que c'était une lubie d'enfant et non une décision d'adulte et puis on m'avait propulsé en maître de cérémonie. Puisque j'aimais tant le peuple, je n'avais qu'a lui parler et parader... C'était presque ainsi que mon père m'avait ' promu'. Est-ce que je regrettai ? Pas vraiment mais tout ce protocole m'étouffait... et ces gardes qui me suivaient comme des petits chiens commençaient sérieusement à me courir... Je voulais juste respirer, être moi-même, était-ce trop demandé ?

Une fois encore j'avais fait le mur, quitté ces murs que j'adorai autant que je les détestais. La ville, la vraie vie... Recouvert d'une cape passe partout, je déambulai dans les rues comme si j'avais parfaitement le droit d'être là, comme si personne n'était à ma recherche parce que je ne jouais pas au gentil petit prince dans son palais doré. Ici pas de courtisans, pas de faux semblants, juste des gens normaux menant une vie normale. J'aurai voulu que Noah et Shell soient là... mais je n'avais pas su les trouver avant de partir, j'avais dû saisir l'opportunité. Un chariot qui s'éloignait... Je m'y étais caché et... j'avais fait le bon choix au bon moment.

Je détournais le regard devant le marché aux esclaves, je n'étais pas partisans comme mon frère ou père de ce genre de pratiques mais je devais me taire. Je ne voulais pas voir leurs regards accusateurs posés sur moi ni voir leurs mines défaites. Oui... Je ne voulais pas voir parce que je ne pouvais rien faire. Je n'avais pas assez de poids que pour changer les lois. Père ne m'aurait pas écouté et Isaac... il était pour, lui. Pourquoi aurait-il parlé en faveur de l'abolition de l'esclavage à père ?

Des éclats de voix, comme la plupart des badauds, je me tournais vers l’esclandre qui avait lieu. Le monde était ainsi fait, la curiosité même si rarement avouée était pourtant tellement présente dans les gens. La nature humaine était ainsi faite que tout le monde voulait parler sur tout le monde et se repaître de la douleur et de la souffrance des autres. Ils voulaient tous profiter du spectacle, déjà sur les visages je voyais naître des sourires narquois.

Une jeune femme grimaçait sous la poigne forte d'un homme que je reconnus de suite comme un vendeur d'esclaves, il en avait l'allure, il en avait l'attitude et vu sa position cela ne faisait pour moi aucun doute. Je ne le connaissais pas personnellement cela dit mais de suite je sentis envers lui une profonde antipathie, je n'aimais pas qu'on brutalise ainsi quelqu'un. Il parlait fort l'homme, très fort... jamais je n'aurai pu manquer l'un de ses mots. Il disait cette femme voleuse, et elle semblait si paniquée. L'était-elle vraiment ? Dans cette cité le moindre vol était puni, si elle ne perdait pas la main, elle perdrait son statut. Je baissais les yeux et vis sa cheville. Un mot, un seul... esclave. Elle n'avait aucun droit, elle était perdue. Il fit claquer son fouet dans l'air, de plus en plus de gens commençaient à faire un cercle autour de la scène et moi... j'étais juste comme eux. Je me dégoûtais.

Je savais que je n'avais qu'un mot à dire pour que tout cela cesse. Me présenter, me faire reconnaître et elle serait libre mais... Devais-je protéger une voleuse ? L'était-elle vraiment ou était-ce juste un prétexte de cet homme pour exercer son autorité ? Je savais que si courait le bruit que le prince était ici, je devrai rentrer menu militari au palais... Le choix était cornélien. Voulais-je vraiment me mettre en lumière pour la protéger ? Elle, une parfaite inconnue ? Et pourquoi diable disait-elle qu'il ne pouvait la toucher ? Je cherchais à comprendre...

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Sujet: Re: What defines us is how well we rise after falling [Demyan]
Dim 23 Juil - 21:31


Les badauds commençaient à s'attrouper petit à petit tout autour. La foule se pressant pour se régaler du spectacle. Il y avait des marchands d'esclaves qui avaient quittés leur stand sachant que les esclaves qu'ils comptaient vendre ne bougeraient pas d'un pouce de peur des représailles. Il y avait des mercenaires jugés sur leurs chevaux qui semblaient venir dans cette direction, attirés par l'odeur du sang ou de la potentielle violence qui pouvait être dégénérée. Il y avait de simples passants, mais aussi des marchands, parfois même des enfants intrigués par le spectacle, curieux de voir ce qui allait se passer. Les seuls qui pressaient les pas étaient les autres esclaves. Certains souhaitaient sans doute s'arrêter par pure solidarité, mais l'on savait tous que dans ces conditions il valait mieux continuer d'avancer. Il valait mieux baisser la tête et se faire oublier.

Or, je n'étais pas en train de me faire oublier bien au contraire alors que toute l'attention se dirigeait vers moi et l'homme qui tenait dans sa main un fouet. Un homme qui avait trouvé le plus petit motif pour attirer l'attention sur lui, pour faire de mon simple geste un spectacle. Il voulait montrer qui avait le pouvoir, voulait montrer qu'ici il commandait. J'étais un esclave, je n'avais pas un mot à dire et pourtant en m'élevant seulement face à lui, en ouvrant la bouche pour lui faire face, j'avais dans un sens aggraver les choses. Ce qui ne comptait pas à cet instant alors que l'on ne pouvait tout simplement pas raisonner avec un homme comme lui. Il ne servait à rien de tenter de raisonner avec lui car aucune excuse ne fonctionnerait. Un jeu comme déjà perdu d'avance et pourtant les lois s'appliquaient autant à moi qu'à lui. Ne comptant pas m'incliner alors que les peu de droits que nous avions, je les connaissais, comptant sortir d'ici la tête haute alors qu'après tout je m'étais excusée. Mais s'excuser n'était pas assez. Certaine qu'il attendait ce moment depuis longtemps et que je lui avais donné l'occasion rêvé en le bousculant sans le vouloir. Lui n'hésitant pas à m'accuser de voler, ce qui n'était pas le cas. Je ne l'avais pas voler mais pour autant je doutais que ma parole fasse loi face à la sienne. Il était celui qui était en position de force. Et les possibilités que mes propos réussissent à faire loi étaient moindres alors que la parole d'un esclave ne valait tout simplement rien. La question ne se posait même pas à vrai dire pour eux alors que souvent nous n'étions considérés que comme des objets. La plupart des personnes, dans ce genre de situation, décidant de rester là à ne rien faire. Passifs ils étaient tout comme les membres de la royauté qui ne faisait rien si ce n'était perpétuer l'esclavagisme.

Je levai les yeux vers la foule. Leurs regards impassibles. Relevant un peu plus haut la tête alors que mes cheveux bruns retombaient sur mes épaules. Autant que je savais que ma sentence était sans doute fixée pour eux, il n'en restait pas moins que je ne comptais pas affronter cet instant en position de faiblesse, en leur donnant un triste spectacle. Une petite flamme qui s'allumait dans mon regard alors que cette même détermination s'emparait de moi. Une pointe de fierté ou d'arrogance que je conservais. Cette étincelle qui me poussait à tenter le coup bien que certains m'auraient sans doute décrit comme ayant des pulsions suicidaires. Qu'importait. Je savais la vérité et je connaissais les lois. Un point que j'espérai serait suffisant alors que je m'apprêtais à oser affronter la foule et prendre la parole. Prête à défier les règles du silence associées à notre caste.

Le défiant du regard alors que ses doigts enserraient un peu plus ma poigne, une marque rouge qui y serait certainement laissée. Pas moins certaine que si Roan était au courant, la vie de ce marchand ne vaudrait plus rien. « Tu ne peux pas me toucher. Je suis l'esclave de Roan, mercenaire de la cité. Et tu sais tout autant que toute personne ici que si tu me touches, tu subiras son châtiment. » Un débit de paroles rapides alors que je m'efforçai de ne pas trembler, que je reprenais ma parole sur ma lancée. « Si je t'ai bousculé, je m'en suis excusée mais je ne suis pas voleuse. Coupable d'être une esclave autant que tu l'es d'être un menteur. » Et soudain le claquement de fouet dans l'air. Serrant les dents alors que je relevai la tête tandis qu'il s'approchait un peu plus. M'adressant tant à lui qu'à la foule. « J'espère que le dieu du soleil te pardonnera pour cela, autant qu'il vous pardonnera à vous tous de rester là à contempler ce spectacle comme des vipères attendant leur part. »


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Sujet: Re: What defines us is how well we rise after falling [Demyan]
Dim 13 Aoû - 16:43



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Il commençait à y avoir beaucoup de monde qui s'attroupaient pour assister à la scène mais personne ne semblait vouloir intervenir. Qui de toute manière aurait parlé pour une esclave si ce n'est son maître ? Personne dans cette ville n'estimait assez un esclave que pour prendre sa défense sans raison. Notre peuple pouvait faire front ensemble devant l'adversité, mais personne ici ne parlerait pour un petit, pour quelqu'un qui n'avait pas la force de s'en sortir seul. C'était ainsi. La loi du plus fort était trop bien ancrée dans les gènes de mon peuple. C'est sans doute en partie pour cela que mon père estimait que je ne rendais pas assez fier à vouloir parler plutôt que de me battre, à vouloir être une sorte de diplomate quant tout ici était régi par d'autres lois. Qu'aurait-il pensé si je n'avais fait qu'évoquer l'abolition de l'esclavage ? Il m'aurait ri au nez, encore une fois.

Elle semblait faire la fière cette jeune femme alors qu'elle était de toute évidence en position de faiblesse. Plutôt que de courber l'échine et baisser la tête, je la vis la relever et tenter de toiser cet homme qui la méprisait. Elle avait certainement de l'aplomb car plutôt que de la supplier de lui pardonner et de se rouler à ses pieds, elle tenta de le mettre en garde, de se défendre avec le peu d'armes qu'elle possédait pour elle, elle était l'esclave de quelqu'un, et selon nos lois, c'était à son maître de répondre de ses actes, et de la punir. Seul quelqu'un de la royauté pouvait passer au dessus de ça. Menteur... Je sus au moment où elle prononçait ce mot qu'elle faisait une erreur tout comme elle sans doute. Si ses premières paroles auraient pu la sauver, cette dernière venait de la condamner. Insulter un citoyen, attenter à son intégrité, il était certain que ce marchand ne laisserait pas passer cela et elle devait certainement s'en être rendue compte. Sa possession aurait pu l'épargner, aurait dû l'épargner mais sa langue trop bien pendue venait de la perdre. Du moins si je restais dans l'ombre, si je me taisais.

Il fit claquer son fouet dans l'air comme un avertissement terrible. Il aimait se donner en spectacle cet homme et il me répugnait. Tout dans son attitude était arrogance et méchanceté. Je n'étais même pas certain que cette pauvre créature l'avait réellement poussé, peut-être s'était-il tout simplement mis lui-même sur son chemin pour qu'elle ne puisse faire autrement que de le percuter. Il me semblait bien être ce genre d'individu qui faisait tout pour avoir une raison d'accomplir ses envies. L'archétype même de l'être exécrable. Seulement au regard de nos lois, il n'était pas spécifiquement en tort, rien ne pouvait vraiment lui être reproché.

Je fis un pas en avant, baissant ma capuche. J'entendis une exclamation derrière moi, on devait m'avoir reconnu. Oh certainement pas tous... Mais en tout cas quelque uns et bientôt comme une traînée de poudre ma présence serait connue ici.

« T'a entendu la Dame ? Elle s'est excusée, laisse-là »

Il était évident pour moi que tout ceci n'était que comédie et qu'elle n'avait rien volé. Je savais aussi que nul ici ne parlerait pour elle et que si je ne le faisais pas, elle serait fouettée en place public. J'aurai pu laisser faire, j'aurai pu fermer les yeux comme tout ces gens mais je n'étais pas ainsi... C'était sans doute pour cela que je voulais devenir un véritable ambassadeur pour mon peuple et ne pas en avoir que le nom. Pour l'heure j'étais plus un maître de cérémonie qui parlait au peuple qu'un vrai représentant, mais je savais qu'un jour j'aurai assez de poids pour faire changer les choses. Pour l'heure, ceci n'était qu'un petit pas, je m'affirmais. Certains pourraient sans doute penser que j'avais tord d'intervenir pour une esclave, d'autres que ça pourrait éviter un bain de sang entre cet homme et le maître de cette femme, et que j'avais bien agi. D'autres encore pouvaient me reprocher d'avoir manqué une occasion d'avoir deux spectacles dans la même journée : la punition de l'esclave, et l'affrontement d'un marchand et d'un mercenaire pour l'honneur. Enfin... ce qui était fait était fait désormais. L'avenir était en marche et plus personne ne pourrait l'arrêter. Ce marchand savait-il seulement qui j'étais ? J'allais sans doute bientôt le savoir. S'il avait de la chance, peut-être que quelqu'un irait lui murmurer qui j'étais à son oreille, s'il l'ignorait.

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Sujet: Re: What defines us is how well we rise after falling [Demyan]
Dim 13 Aoû - 20:47


Sans doute était-ce de la folie de ma part de tenter autant le diable. Cela l'était certainement alors que je ne tentais pas seulement le diable mais le marchant d'esclaves un peu plus. Mais ce n'était pas comme si je pouvais m'en empêcher. Je savais que je jouais avec ma chance, que je jouais avec le feu. Je jouais depuis le début dans une partie où je n'avais pas les pièces maîtresses, où j'étais en position de faiblesse. Mais justement cela avait toujours été ainsi depuis le début, et cela le serait sans doute encore dans les siècles à venir. Je savais que chaque mot que je prononçais pouvait être autant une équivalence à un nouveau coup de fouet mais ce feu qui habitait mon coeur m'empêchait de me taire. Peut-être que j'aurai dû pourtant. Je n'étais qu'une esclave et face à un être supérieur que moi, je n'avais pas mon mot à dire. Mais le problème était justement là alors que si pour eux nous n'étions des objets que nous pouvions vendre, échanger et louer, pour moi cela n'était pas le cas. Trop de fierté, de respect envers les autres. Mais autant de haine, de colère et de dégoût. Un feu qui ne pouvait arrêter de brûler. Des braises qui se rallumaient toujours sans pouvoir s'éteindre totalement. Si autant chaque jour j'étais brisée et je m'efforçais de recoller les morceaux, il n'en restait pas moins que ce spectacle auquel j'assistais chaque jour me donnait un peu plus envie de crier. Crier comme je le faisais maintenant alors que tout mon dégoût pour eux ressortait. Dégoûtée alors qu'ils n'en n'avaient rien à faire, préférant juste tourner les talons et passer leurs chemins. Un spectacle que certains voyaient tous les jours alors qu'il y avait toujours des scènes. Certains en payaient le prix en tentant de s'enfuir et désormais c'était leurs têtes qui étaient plantées sur un piquet. Mais autant que je pouvais fermer les yeux et crier en silence, il y avait juste parfois des moments où la ligne était franchie comme à cet instant. Des injustices trop grandes et que cet envie de crier un peu plus pour les faire entendre ces mots. Mais c'était comme si je parlais à des sourds alors qu'au-delà du fait que j'étais une esclave, que mon opinion ne comptait pas, ils ne feraient rien. Autant que je pouvais espérer les impacter, j'étais autant consciente que certains badauds étaient uniquement là pour cela. Et dire que le plus souvent, je tentais de leur trouver des excuses. Ce qui était ridicule je le savais, consciente qu'il était totalement ridicule que je tente de les excuser. Ils venaient là pour cela, ils venaient jusqu'ici, attirés par le goût du sang et par les bruits environnants. Certains venaient alors que de là, malgré les échos de la foule, les murmures, les bruits de passage, je pouvais entendre le tintement de l'or. Une scène comme celle-ci même d'une importance risible pouvait revêtir soudainement d'un spectacle pour des citoyens alors qu'autant que les paris s'enchaînaient, ils ne venaient que là pour cela pour certains dans l'espoir de voir les coups de fouet se déchaînaient. D'autres badauds plus discrets tentaient de quitter la foule, s'éloignant,  soudainement pressé. Préférant se taire que d'intervenir alors que chacun courbait l'échine pour ne pas être au centre de l'attention. Chacun devant apprendre à se débrouiller seule. Et seule, je l'étais à cet instant. Plus en colère que désespérée alors que je savaisqu'il n'y avait aucune chance que je puisse échapper à mon destin. Les cartes étaient jouées, autant que je pouvais espérer un miracle que je doutais d'arriver, je ne pourrai sans doute pas imaginer échapper à ce qui allait se passer. Pas alors que cet homme était un menteur semblait déjà avoir conquis le coeur de la foule. Après tout qui croirait un esclave ?

La foule qui s'écartait subitement alors qu'un jeune homme aux cheveux blonds abaissait sa capuche, dévoilant son visage. Un visage que je reconnus aussitôt. Celui de l'ambassadeur de la famille royale, un descendant même. Un homme qui ne connaissait rien de ma vie mais pour qui j'avais cousu des étoffes alors qu'en tant qu'esclave de Basile, enfant, j'avais cousu pour des princesses et princes. Un destin qui avait toutefois pris fin le jour où j'avais tenté de tuer mon maître d'un coup de ciseau. Cela ne s'était pas bien terminé toutefois alors que non seulement j'avais raté mon coup avant que l'homme ne me vole si ce n'était mon innocence, ma virginité mais m'avait vendu au bordel. Des souvenirs que je chassais de mon esprit tout aussitôt. « T'a entendu la Dame ? Elle s'est excusée, laisse-là » « Qui penses-tu être pour me donner des ordres ?! » Non il n'avait aucune idée de ce qui l'attendait. Toutefois avant que je n'ai pu prononcer un seul mot ou adresser une prière au dieu du soleil, son fouet s'abattit sur mon dos, me faisant pousser un gémissement de douleur. Serrant les dents. N'ayant rien vu venir. La brûlure du fouet que je pouvais encore ressentir alors que mes poings se resserraient, et que soudainement un sourire peut-être emprunt d'un grain de folie se dessinait sur mon visage. « Et maintenant qu'allez-vous faire votre altesse ? Allez-vous appliquer les lois de cette cité ou allez-vous le laisser courber l'échine et vous baiser les pieds ? » Un affront peut-être autant. Et peut-être qu'une nouvelle fois j'aurai pu retenir ma langue, mais je n'avais pas pu m'en empêché alors que s'il était là, je n'étais pas pour autant certaine qu'il prenne ma défense bien que ses mots m'avaient peut-être autant condamnée. Une pièce jetée.

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Sujet: Re: What defines us is how well we rise after falling [Demyan]
Lun 11 Sep - 16:52



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Visiblement non cet homme n'avait aucune idée de qui je pouvais être et pourtant je ne m'étais pas grimé. Ma capuche baissée, il n'aurait dû n'avoir aucun mal à me reconnaître sauf s'il ne m'avait jamais vu. N'avait-il jamais assisté à un discours donné par mon père ou par moi sur le grand balcon royal ? C'était presque impensable, presque... car même si je n'avais pas encore beaucoup paradé dans la lumière, j'avais souvent été en retrait quand d'autres de ma famille parlaient.
Soit cet homme avait bien trop voyagé, soit il se fichait de la royauté de nos lieux et donc des règles de notre société. Ne venant ainsi que pour prendre et non pas pour donner ou pour vivre. J'aurai pu me faire carnassié avec le sourire qui allait de pair mais je me contentai de faire mon sourire de façade, celui à toute épreuve que je cultivais jour après jour. Un de ces sourires qui n’atteignent pas les yeux mais qui contente la masse des courtisans. Un sourire qu'on aurait presque pu penser un peu arrogant en cet instant précis.

« Plus que qui tu ne seras jamais »

Devais-je ajouter mon rang ? Mon nom ? Ils étaient tant maintenant à s'être écarté et déjà les rumeurs de la foule à mes oreilles faisaient échos de mon nom. Combien de temps me restait-il avant que le palais soit au courant de mon escapade sans escorte ? Combien de temps avant qu'on me juge encore pour ne pas avoir gardé ma place et mon rang et ne pas avoir fait fi du sort d'une simple esclave ? Pourtant il y avait des règles chez nous et à ce que j'avais compris cet homme n'avait pas l'intention d'en respecter l'une d'entre elle. Devais-je le prendre pour exemple ? Devais-je vraiment faire cela moi qui me targuait de ne pas vouloir de toutes ces responsabilités qu'on chargeait jour après jour sur mes épaules ? Devais-je vraiment être comme mon frère et ma cousine ?

Le fouet me prit par surprise. Bravant qui je pouvais être, bravant nos lois, le marchant avait agi. Qu'il pensait ou non être dans son bon droit, il aurait dû vérifier à qui il refusait de montrer du respect. Par cet acte il m'obligeait car devant tous je ne pouvais ployer l'échine au risque de paraître pour un faible aux yeux de mon peuple et de perdre le peu de valeur que certains me donnaient actuellement. J'aurai pu tenter de régler cela d'une manière plus gentille mais par son acte il avait tout changé, j'étais coincé tant par ma faute que par la sienne.

« Tu n'aurais pas dû faire ça »

Il s'esclaffait, prenait la foule pour témoin et parlait fort. Le pauvre... Il s'enfonçait. Bien peu maintenant soutenait encore son regard, tous tentaient un peu de regarder ailleurs avant de se reconcentrer sur le spectacle qui prenait vie devant leurs yeux. Je crois qu'ici certains auraient même pu payer pour avoir ce genre d'animation. Mon peuple pouvait parfois avoir le goût du sang et des jeux.

Altesse... c'est la petite esclave qui osa lâcher le mot à son bourreau et je vis presque la connexion entre ses neurones se faire alors qu'il fixait désormais mon visage avec ses yeux exorbités en murmurant une bonne centaine d'excuses. C'était bien essayé, vraiment, mais plus vraiment opportun et j'étais certain qu'il le savait. La sueur coulait de plus en plus le long de ses tempes et il m'apparaissait manquer d'air. Pauvre, pauvre petit... Cette esclave ne m'aidait pas non plus avec son insolence. Cette contrée devenait vraiment folle...

« Il est évident que ces excuses viennent bien trop tard. A ce que j'ai compris, tu as un maître, esclave ? Quel est ton nom et quel est le sien ? »

Je ne lui demandais pas de se relever de peur qu'elle ne le puisse pas et qu'on l'accuse ensuite de ne pas respecter mes ordres. A elle de se lever pour affronter mon regard ou de rester prostrée au sol i elle le préférait mais au vu de son caractère, j'en doutais. Elle semblait faire fi de son statut ici et je me demandais si cela faisait longtemps qu'elle n'était plus une femme libre. En tout cas elle savait qui j'étais mais à n'en pas douter elle ne devait pas vraiment me porter dans son cœur. Pourtant ce n'était pas moi qui avait fait d'elle ce qu'elle était, cela j'en étais certain. Etait-ce mon frère ? Ou me reprochait-elle tout simplement le fait même de l'existence de sa condition ? Je n'y étais pour rien... mais il était vrai que je faisais partie de la famille qui maintenait tout notre système en place. Que je veuille le changer ne signifierait sans doute rien pour elle, surtout que ce fait n'était pas connu du peuple. Je n'avais encore que si peu d'importance aujourd'hui...et à vrai dire je n'étais pas certain de vouloir changer cela un jour. Je ne voulais pas devenir roi.

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28/02/2016 Glacy 632 Jessica Parker Kennedy bazzart esclave de Roan en fuite ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée 99


Sujet: Re: What defines us is how well we rise after falling [Demyan]
Lun 11 Sep - 19:05


« « Plus que qui tu ne seras jamais » Un sourire se dessina sur son visage. Un sourire qui aurait presque être pris pour un sourire arrogant. Du moins c'était ainsi que son sourire allait être perçu. Un homme dont je connaissais le visage mais  que le maître esclave ne connaissait pas. Un homme que je ne pouvais m'empêché de haïr autant qu'il était peut être la seule chance que j'avais pour m'en sortir. Une porte de sortie. Ironique alors que le dieu du soleil avait mis sur mon chemin l'ambassadeur de la famille royale. Un homme dont j'avais l'impression ne connaissait rien en mon monde. A vrai dire j'étais certain qu'il n'en savait rien alors qu'il ne s'était jamais sali les mains, alors qu'il n'avait jamais travaillé, ni vendu son corps pour espérer avoir de l'argent. Il ne savait rien de l'horreur. Il ne savait rien de l'enfer. Il était né dans un palais où tout lui avait été donné, où il avait été traité comme un dieu dès le début. Certes il n'avait jamais demandé à avoir ce titre de naissance mais il n'en restait pas moins que son attitude le trahissait. J'aurai presque pu avoir de la sympathie pour lui s'il n'avait pas réagi ainsi, s'il n'avait pas eu ce petit sourire satisfaisant. Pauvre de lui qui ne savait rien de ce monde. Il n'avait côtoyé que membres de la royauté et des personnes que trop avides à se répandre en courbette pour bénéficier de ses saveurs. Et s'il avait été à l'extérieur, s'il avait pris le temps de se mêler à la population, il était certain qu'il n'avait jamais vu la véritable misère. Non cet home ne connaissait rien aux maîtres esclaves alors qu'il croyait que sa petite phrase suffirait. Mais ce maître n'avait rien à faire de lui alors qu'à cet instant il n'était pas un roi juste un homme à l'apparence arrogante qui avait commis une erreur en s'attachant à mon pas.

Le fouet qui claquait. Incapable d'échapper à sa morsure. Une marque laissée sur ma peau. « Tu n'aurais pas dû faire ça » SA voix qui retentissait, la sienne alors que ses mots se répercutaient au sein de mon esprit. Et à vrai dire, je ne pouvais que manquer de m'esclaffer de rire face à ses mots. Non bien sûr que non il n'aurait pas du faire cela alors que j'appartenais à un autre, mais la notion de justice et d'équité avaient un tout autre sens dans la cité du feu. Comme s'il aurait cru que le maître l'aurait écouté et se serait courbé devant lui. Comme s'il avait cru que le maître esclave qui se trouvait à mes côtés connaissait son visage. Des visages que la population ne connaissait que vaguement alors qu'ils sortaient peu si ce n'était pour les célébrités. Certains visages plus connus que d'autres mais dans l'ensemble les membres de la royauté n'étaient rien dans le coeur du peuple. Consciente que je ne connaissais que son visage que parce que j'avais eu l'occasion de me rendre au palais pour livrer une commande. Des visages et une richesse qui m'avaient marqué autant que j'avais su à l'instant où j'étais arrivé là-bas que je n'appartenais pas à leur caste. Définitivement. Et pourtant alors que je serrai les poings, je ne pouvais m'empêcher de relever la tête vers lui. Mon regard qui flamboyait alors qu'autant que possible je savais qu'il y avait des chances que la partie était gagnée pour le moment. N'en venant qu'à utiliser son titre alors que le regard du maître esclave changeait, qu'il se mettait à comprendre pourquoi tout le monde s'était écarté sur le passage de l'homme. Un maître esclave qui se mettait soudainement à se répandre en excuses alors qu'il comprenait que cela signifiait, que sa vie était peut être en jeu. Pouvant voir les gouttes de sueur coulaient le long de sa peau alors que mon regard était posé sur lui. Et si mon visage ne trahissait aucune émotion, il n'en restait pas moins que mon coeur faisait des bonds à l'idée qu'il puisse être puni pour ce qu'il avait fait. Ce qu'il méritait alors que je n'avais commis aucun crime si ce n'était celui de l'avoir bousculé. Ce qui avait été suffisant pour provoquer toute cette scène. « Il est évident que ces excuses viennent bien trop tard. A ce que j'ai compris, tu as un maître, esclave ? Quel est ton nom et quel est le sien ? » Ses paroles qui m'étaient adressées alors que prudemment je me relevais, pouvant encore sortir la morsure du fouet contre ma peau. Repoussant une mèche de mes cheveux bruns en arrière avant d'en venir à lui répondre, la tête haute. Parce qu'autant que je pouvais souffrir, je tentais toujours de garder la tête haut. L'un des seuls moyens pour ne pas sombrer et se noyer face aux coups portés. « Mon nom est Ezra Aerys votre altesse. Mon maître est Roan Ezriel, il est un des mercenaires de la cité. » Les chuchotements qui se répandaient dans la foule aussitôt alors que le nom de Roan était connu. Un mercenaire qui n'était pas seulement connu pour sa férocité, sa brutalité et son adresse aux combats. Un homme qui refusait qu'on pose une main sur sa possession. Reprenant toutefois la parole pour lui donner quelques explications suffisantes qui lui permettrait de comprendre comment je m'étais retrouvée dans cette situation. « Mon maître m'avait envoyé rapporter des étoffes et des produits du marché. J'ai commis l'erreur de bousculer cette personne auprès de laquelle je n'ai tardé à me répandre en excuse. Mais j'imagine que parce que je suis un esclave il était plus facile de m'accuser de vol. » Un constat alors que c'était la vérité, que c'était une situation dont ils profitaient. Pour eux nous étions des objets, des moins que rien condamnés en silence, dommage pour lui que son altesse s'était daignée à se joindre à nous. Enfin j'espérai qu'il rende un décision juste et fasse ce qu'il fallait pour une fois.
 

What defines us is how well we rise after falling [Demyan]

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