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˜˜˜˜˜˜Ai laik non. [Juliette]
maybe life should be about more than just surviving


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28/02/2016 Glacy 632 Jessica Parker Kennedy bazzart esclave de Roan en fuite ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée 99


Sujet: Ai laik non. [Juliette]
Mer 5 Juil - 18:08


Ma main qui glissait le long du poitrail d'Argo. Mon regard qui glissait entre les arbres. Je jetais un coup d'oeil autour. La méfiance était revenue. J'avais quitté l'homme descendu du ciel il y a peu. Pour autant cela ne voulait pas dire que j'étais seule. Cela ne voulait pas dire qu'il n'allait pas parler. Autant que ma curiosité l'avait emportée, m'ayant poussée à faire un pas vers cet inconnu, j'étais désormais méfiance. Méfiante pas particulièrement envers son peuple en lui-même mais méfiante à l'idée qu'il parte. Cela ne faisait aucun doute qu'il n'en viendrait qu'à chanter si les mercenaires arrivaient. Il chanterait, crierait s'il le voulait. Personne ne connaissait la douceur aux côtés des mercenaires. Seul le sang pouvait couler. Seul la musique de la torture pouvait se faire entendre. C'était la vérité. J'avais vu cette vérité. J'avais vu ce que les mercenaires faisaient. Et pourtant j'étais tombée amoureuse d'un. Ou plutôt d'une. Dangereux de tomber amoureux de la vipère ou du scorpion. Ce que j'avais fait. Peut-être une erreur. Je ne pouvais plus le dire maintenant. Je ne pouvais plus dire si j'avais fait une erreur ou pas. Tout ce que je savais était que je ne pouvais pas me permettre d'éprouver des regrets. J'étais libre. C'était ce qui comptait. Si je cédais alors je pouvais autant me tuer avant. Je savais ce qui m'attendait. Je savais que les mercenaires étaient là, qu'ils me traqueraient. Je savais qu'ils viendraient pour moi. Ou du moins deux d'entre eux viendraient : Shanareth et Roan. C'était certain. Mais je ne comptais pas mourir. Je comptais bel et bien vivre. Et je vivais désormais. Ce n'était plus juste une question de survie alors que je pouvais sentir l'ombre du vent dans mes cheveux, je pouvais sentir le souffle de la liberté. Mais au-delà de cela, je ne pouvais qu'être méfiante. J'avais quitté l'ombre d'un étranger et désormais la méfiance était revenue. Méfiante à l'idée qu'il puisse parler. Le doute existait autant que le risque qu'ils me retrouvent existaient. Ne pouvant que me demander si je n'avais pas gaspiller d'heures en trop en m'arrêtant pour lui faire la conversation. La curiosité l'avait emportée. Elle l'avait emportée alors que j'avais entendu des histoires mais je ne les avais jamais vu de mes propres yeux. Sans doute aurais-je dû faire comme je l'avais promis à Varghause, lui contant que je ne comptais pas m'arrêter en cours de route. Mon objectif était toujours le même : mettre le plus de distance possible entre moi et la cité. Mais pour autant, non, je me rendais compte que je n'arrivais pas à regretter de m'être arrêtée. Après tout s'ils devaient me rattraper, ils le feraient. Si le dieu soleil le voulait alors je ne pourrai pas l'empêcher. Au lieu de cela, j'en venais finalement à respirer.

Mon regard qui se posait sur les différents arbres. Des arbres qui m'étaient inconnus. Une nature qui m'était inconnue. Je n'avais jamais connue autant de verdure. Je n'avais jamais pensé qu'il puisse exister une telle couleur. A vrai dire j'avais toujours connu la chaleur du soleil. Je n'avais vu que pendant trop longtemps les grains de sable qui composaient le désert. Pour autant, autant que je ne pouvais détacher mon regard de ce spectacle envoûtant constituait par la forêt, je ne pouvais que rêver du désert. Un rêve qui ne se réaliserait pas alors que je ne retournerai pas là-bas. Jamais.

Chassant les images sombres qui s'annonçaient alors que mon regard se posait soudainement sur les végétaux devant moi. Des arbres que je crus reconnaître. Sifflant doucement mais longtemps. Un simple ordre alors qu'Argo en venait à s'arrêter. Un lien s'était tissé entre nous. Descendant souplement non sans poser ma main sur son poitrail juste après, le caressant brièvement. Jetant de nouveau un regard autour, l'oreille tendue à la recherche d'un bruit suspect ou d'une silhouette inconnue. Ne voyant personne je m'approchais un peu plus avant de m'accroupir. J'avais regardé ce qui m'avait été donné et je ne pouvais qu'avoir l'impression que ces végétaux étaient familiers, que Varghause la guérisseuse naori en avait utilisé. En arrachant une touffe avant d'en renifler la senteur. Pas certaine qu'il s'agissait de cela. Hésitante à en mâcher un morceau. Arrachant une feuille avant de l'approcher de ma bouche. Quand soudain le craquement d'une branche. Un poignard dans ma main. Un mercenaire n'aurait pas commis cette erreur mais je n'étais sûre de rien. L'adrénaline qui affluait dans mes veines alors que je m'apprêtais à faire face à cette menace. N'en venant qu'à me retourner subitement pour découvrir une jeune femme. Des cheveux blonds. Un visage de porcelaine. « Chon yu bilaik ? Lukot ? Baga ? »

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30/06/2017 Jessou 181 Amanda Seyfried cranberry Herboriste/médecin 14


Sujet: Re: Ai laik non. [Juliette]
Mer 5 Juil - 20:29



Et voilà... Le grand jour était arrivé... Celui que Juliette repoussait plus ou moins, celui qu'elle appréhendait un peu. Aujourd'hui elle prit la décision de sortir du camp, d'aller un peu plus loin dans la forêt et d'affronter l'une de ses angoisses.

Depuis qu'elle était ici Juliette ne sortait presque jamais du camp, elle ne voulait pas prendre de risque, la guerre, les meurtres, les enlèvements, tout cela était bien trop présent dans son esprit pour qu'elle arrive à passer au-dessus. De plus, si elle venait à mourir, à être enlevé, ce serait dramatique pour le camp. En effet Juliette était médecin sur le camp, herboriste en devenir, elle était en train d'apprendre, elle connaissait déjà pas mal de plante mais malheureusement la plupart sont de celles que l'on trouvait sur Terre avant... Et donc toutes les plantes qu'il y avait maintenant sur Terre étaient pour la plupart inconnue.

Le meilleur moyen pour connaitre toutes ces plantes, était donc d'aller sur le terrain, de regarder, de sentir, de comparer. Juliette avait trouvé un livre à l'infirmerie, enfin... un genre de livre fait main par un autre médecin avec des plantes et leurs utilités. Juliette l'avait pris avec elle afin de se faire un genre d'examen. Et au passage elle prendrait un peu de réserve de certaines plantes qui manquaient au campement.

C'était une bonne idée dans l'ensemble. Les temps étaient plutôt calmes depuis une ou deux semaines, Juliette espérait qu'aujourd'hui ne serait pas LE jour où il ne fallait surtout pas sortir. Juliette marchât une bonne heure, en regardant les plantes, en mettant quelques feuilles, quelques fleurs dans un sac qu'elle avait pris avec elle. Au bout d'un moment elle leva la tête et vit une femme. Elle hésitât, aller vers cette femme ou faire demi tour assez rapidement et se sauver. Juliette bougeât sans avancer, sans reculer et cela fit craquer une branche sous son pied. Juliette ce mordit la lèvre

*et merde...*

La femme se retournât, elle devait avoir à peu près son âge, elle était très mince, surement sous alimenter. Juliette ne bougeait pas, elle la regarda et puis la femme lui adressa la parole. Juliette ne comprenait rien, elle ne parlait rien d'autre que sa langue maternelle...

"Je ne comprends pas... Je ne parle pas ta langue..."

Juliette avançât sa main en ajoutant

"Je ne te veux aucun mal"

Elle n'était pas vraiment sûre que la jeune femme allait comprendre ce qu'elle disait... Certains Terriens parlaient la langue de leur tribu, mais aussi la langue des enfants du ciel, elle espérait que ce serait le cas pour cette personne.

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28/02/2016 Glacy 632 Jessica Parker Kennedy bazzart esclave de Roan en fuite ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée 99


Sujet: Re: Ai laik non. [Juliette]
Jeu 6 Juil - 18:54


Mon regard qui se posait sur cette inconnue. Elle était blonde. Sa peau rosâtre qui tirait sur l'écru. On aurait dit une poupée. Pas une poupée constituée de chiffon comme celle que j'avais constitué à Maia bien des années auparavant alors que j'étais une petite fille pour la rassurer dans l'ombre. Non on aurait dit une poupée bien plus précieuse, une poupée en porcelaine au teint ivoire. Elle ressemblait à un autre. Elle était venue du ciel elle aussi. Mon regard qui se faisait scrutateur alors que je détaillai chacun de ces gestes. Elle m'observait elle aussi, la curiosité l'emportant comme elle le faisait toujours. Et je l'observais à mon tour, sans lâcher toutefois le poignard qui se trouvait dans ma main droite. Argo juste derrière moi avait relever la tête, regardant l'étrangère. Je sifflai doucement pour lui demander de rester là.

Elle ressemblait à celui que j'avais croisé plutôt. Une brève rencontre avec un homme du ciel qui n'avait pas suffit à satisfaire ma curiosité. Je n'avais pas compris ses mots, à lui. Leur langue était différente. Si le dialecte terrien était le même, le leur était différent alors que les phrases semblaient toujours plus longues. Des intonations plus douces mais plus irrégulière. Comme si le son de leur voix tentait de nous captiver, de nous hypnotiser alors que le nôtre était plus brut. Ou du moins c'était l'impression que j'avais. Chaque mot pouvant être dans la bouche des rahjaks comme une menace. Une facilité que les maîtres et mercenaires semblaient avoir. Et autant que j'avais appris à me taire, il ne restait pas moins qu'à cet instant je ne pouvais qu'être méfiante. Méfiante, je l'étais face à cette étrangère. Si l'autre homme ne m'avait fait aucun mal, il ne restait pas moins que je n'avais aucune certitude. Si elle devait faire face à des mercenaires, son visage perdrait sa couleur et elle chanterait elle aussi. La méfiance là. La peur qu'ils me rattrapent aussi. La peur elle était toujours là bien que par instant je réussissais à la tenir à l'écart. La volonté de la tenir à l'écart pour profiter de la vie.

Après tout, nos corps étaient déjà sujets de la peur bien des années auparavant, tout au long de nos vies quand nous étions dans la cité rahjak. Nous y étions toujours. C'était comme s'ils avaient souhaité laisser leur empreinte sur notre peau. Nous étions marqués. Nous étions marqués dans nos âmes, dans notre corps, dans notre peau. Les souvenirs me rappelaient ce qu'il en était. La marque de la honte. Elle était tatouée au fer rouge sur ma peau. Tatouée au fer rouge au niveau de ma nuque. Un cercle rouge à peine plus gros qu'un pouce. Un rappel de ma condition. Esclave j'étais. Un tatouage dont j'avais l'habitude de dessiner les contours, petite. Un tatouage qui était toujours là même alors que j'avais fui ma cité, et qui serait encore là quand je serai redevenue poussière. Mais ce n'était pas la seule marque que je possédais alors que sur ma voûté plantaire était dessinée trois autres marques. La première quand j'avais été vendue à Basile et étais devenue une couturière dans son atelier, une esclave domestique. Une marque que j'avais gardé jusqu'à ce que je tente de le tuer. Enfin, cette marque-ci je l'avais toujours. Une nouvelle était juste venue s'ajouter quand il m'avait fait basculé de ses mains dans celles d'un autre marchand d'esclave qui me vendra à l'un des bordels de la cité d'esclave. Mais le crime avait déjà été commis et là-bas ne serait qu'une répétition de ce que j'avais subi. Une troisième était venue s'ajouter alors que j'avais tenté de fuir et qu'Astrid m'avait revendue à Roan. La mercenaire rousse m'ayant trouvé avant même que je ne parvienne jusqu'aux portes de la cité. Et si au bout de cinq marques, un esclave rejoignait les mines de sel, il n'en restait pas moins que cela ne serait pas ma destinée. Seule la mort m'attendait.

Alors la méfiance était belle et bien là tandis que je la considérai. La détaillant alors qu'elle prenait la parole. « Je ne comprends pas... Je ne parle pas ta langue... » Des mots étrangers aux intonations douteuses. Seul le ton de sa voix pouvait me laisser penser qu'elle n'était pas une ennemie. Seul son comportement pouvait me laisser estimer qu'elle était avant tout curieuse. « Chon yu bilaik ? Laik yu kom Skaikru » Désignant le ciel. Comme une impasse. Elle ne comprenait pas ce que je disais. Et j'étais dans l'exact même cas. « Je ne te veux aucun mal. » Sa main qui se tendait vers moi alors que je l'examinais avec une certaine méfiance. L'autre homme venu du ciel ne s'était pas montré agressif, elle ne semblait pas l'être non plus mais je ne pouvais m'empêcher d'être prudente. Mon regard qui passait sur les arbres à la recherche d'un élément inconnu avant de revenir se poser sur elle. Hésitante. Et pourtant ce même désir de sauter. Recommencer à zéro. « Heya. Ai laik Ezra kom Sangedakru. Chon yu bilaik ? »

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30/06/2017 Jessou 181 Amanda Seyfried cranberry Herboriste/médecin 14


Sujet: Re: Ai laik non. [Juliette]
Sam 8 Juil - 16:12

Il eu un moment de "flottement" aucune des deux ne bougeaient, chacune analysait l'autre, analysait la situation. Juliette prit le temps de détailler la jeune femme, elle était très belle, mais elle était tellement maigre. Elle devait avoir vécu par mal d'épreuve. La jeune femme était aussi brune que Juliette était blonde, elles faisaient vraiment le contraste l'une de l'autre.

Ce qui rassura cependant Juliette c'était qu'elle n'avait pas l'air méchante, elle était plutôt surprise de trouver Juliette ici et elle avait plutôt l'air méfiante, comme l'était Juliette elle-même. Et le fait qu'elle n'aie pas attaqué Juliette aussitôt qu'elle eue ouvert la bouche la rassura un peu. Elle n'était pas là pour tuer quelqu'un. Juliette ce détendit un peu, le seul point négatif de la situation (outre le fait d'être dans une forêt avec une étrangère armée) c'était surement cette barrière de la langue... Comment allaient-elles se comprendre?

Juliette était ravie de voir et surtout d'entendre, que même si elles ne se comprenaient pas, elles essayaient de communiquer. Évidemment si l'une des deux avaient connu la langue de l'autre cela aurait été bien plus simple, mais la vie sur Terre était ainsi. Pleins de tribus, pleins de langues différentes...

Dans la première phrase de la jeune femme qui sonnait comme une question, Juliette remarqua qu'elle fit des gestes pour ce faire comprendre, elle montra le ciel, elle devait surement demander à Juliette si elle était une enfant du ciel, en plus même si Juliette ne parlait aucune autres langues, il y avait quand même certains termes qu'elle connaissait parce qu'elle les avait entendus sur le camp, comme "Skaikru" qui, si elle ne se trompait pas, signifiait "peuple du ciel" donc elle et son peuple.

"Si!! Je suis une Skaikru" En répondant elle se montra, pour bien affirmer qu'en effet elle l'était!

La jeune femme enchaîna sur une autre phrase, mais pour le coup Juliette ne comprit pas le sens, les mots n'avaient pratiquement aucun sens pour elle, même si certain morceau lui rappelait d'autre mot... Juliette se dit que peut être il faudrait déjà qu'elles apprennent le prénom l'une de l'autre. Elle était curieuse d'essayer de parler à cette femme, sa peur de l'inconnu disparu presque même si elle remarqua que la demoiselle regardait quand même un peu partout!

Juliette pendant de nouveau le doigt vers elle même et lui dit

"Je suis Juliette, Juliette du peuple du ciel. Et toi?"

En lui disant et toi, elle la montra du doigt, il n'y avait plus qu'à essayer de développer le langage corporel pour essayer de se comprendre.

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28/02/2016 Glacy 632 Jessica Parker Kennedy bazzart esclave de Roan en fuite ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée 99


Sujet: Re: Ai laik non. [Juliette]
Lun 10 Juil - 18:32


« Si!! Je suis une Skaikru. » Une confirmation à ce que je pensais. Un teint trop porcelaine, trop rose qui ne dévoilait que trop ses origines. Une génétique différente de la notre. Une peau trop pâle qui rougissait sous l'impact des coups de soleil. Au contraire de notre peau, tannée par le soleil. Nous étions de là-bas, du désert. Un peuple qui était sans doute le plus apte à s'habituer à l'ardeur des températures bien qu'autant je n'avais jamais connu la neige. Je n'avais connu pendant quasiment toute ma vie que la chaleur des grains de sable sous mes pieds et entrevu la luminosité du soleil. Le dieu du soleil que je continuais de vénérer même loin de là, même alors que j'avais fui.

Et je savais qu'en la regardant qu'au-delà de cela cette fille ne connaissait rien à la cité du dieu soleil, ne devait quasiment rien connaître à nos peuples. Des peuples dont j'avais entendu parler bien que comme chacun des membres de la cité je ne les connaissais pas particulièrement. Une évidence. Notre peuple était un peuple trop fier, trop méfiant qui se mêlait peu aux autres. Il y avait peu de contact bien que tout comme autre être humain nous étions dépendants d'autres. Dépendants d'autres pour le commerce bien que je ne pouvais que me douter que s'il était possible d'éviter ces échanges, cela serait fait. Ce qui n'était pas encore le cas. Pour le moment. Et si je ne savais rien de la politique, bien que j'avais appris comme tous qui il fallait respecter, il n'en restait pas moins que je continuer de penser que notre peuple était trop belliqueux, avait trop le sang chaud pour pouvoir se mêler dans une parfaite cohésion avec les autres. Il y avait trop de tensions. Sans doute pour cela que nous ne nous mêlions pas aux autres, que nous connaissons si peu certains peuples. Mais autant que possible, j'étais comme tous les autres. Car si j'étais une esclave, je restais méfiante envers les autres bien qu'autant j'étais aussi curieuse. Curieuse d'en savoir plus sur les autres, curieuse de savoir ce qu'ils faisaient, ce qu'était leurs coutumes. Une curiosité que la jeune femme semblait ressentir aussi.

Une curiosité qui me poussait à vouloir en savoir plus bien que je ne comprenais rien à ce qu'elle disait. Ou du moins j'avais des difficultés à comprendre ce qu'elle disait. Des difficultés qui pouvaient être surmontées grâce à des gestes, grâce à des mimes ou des mots.  « Je suis Juliette, Juliette du peuple du ciel. Et toi ? »  Juliette. Son prénom. Le peuple du ciel. Des mots que je ne pouvais qu'assimiler à celui que j'avais prononcer. La même signification semblait-il. Et au-delà elle me désigna du doigt alors que ses mots résonnaient comme une interrogation venant de sa part. « Heya Ju.. Juliette. » Faisant résonner son prénom dans l'air, tentant d'en mémoriser la consonance, de m'habituer à son ton. « Juliette kom skaikru. Peuple du ciel. » Désignant à mon tour le ciel pour qu'elle puisse tenter tout autant d'assimiler les mots qu'elle entendait alors que comme un enfant j'en venais à répéter, observer pour reproduire les mêmes gestes et parole.  « Ai laik Ezra kom Sangedakru. Ezra. » Et tout comme elle je me montrais du doigt. Répétant des gestes que j'avais déjà reproduit avec celui que j'avais croisé auparavant pour qu'elle comprenne ce que je voulais dire. Je ne cessai de la regarder alors que je l'examinais. La curiosité prenant le pas sur la méfiance.

Une méfiance qui était toujours pas moins là alors que le poignard que je tenais n'avait pas quitté ma main, mes doigts tenant le manche encore farouchement. Je n'avais pas assez confiance. La crainte qu'elle me trahisse, la crainte de trop en dire. Et en parallèle ce même désir d'en savoir plus sur elle.  « Chomouda laik yu hir ? » Une question que je doutais qu'elle puisse comprendre alors que j'en venais à désigner les alentours. Faisant un pas dans sa direction, le poignard dans la main, bien en évidence alors qu'autant qu'elle j'étais une menace. « Chomouda laik yu hir Juliette kom skaikru ? » Et je ne tardais à reprendre la parole alors que mon débit de mots se faisait plus rapide tandis que je m'approchais un peu plus. « Weron laik skaikru ? » Elle n'était peut-être pas méchante mais cela ne changeait rien que j'avais besoin de savoir, méfiante à l'idée que les siens puissent arriver, n'en venant qu'à me demander ce qu'elle faisait si loin de son campement. La désignant elle puis la forêt alors que j'avais autant le désir de comprendre, d'apaiser ces doutes qui prenaient le dessus. Un sentiment d'incertitude, de flou que je ne pouvais pas apprécier. Ne pouvant que partager que si je savais mais rien n'était sûr qu'elle comprenne alors que tout qu'autant qu'elle je m'exprimais dans un autre langage. Néanmoins je ne pouvais que me douter qu'elle comprenait la menace alors que bien qu'amaigrie par la traversée je m'avançais vers elle sans faillir. J'avais tenté de tuer des hommes qui pouvaient me tuer d'un claquement de doigts. Elle ne me faisait pas peur, pas autant que celle qui existait qu'ils me rattrapent. Ce que je ne pouvais me permettre de laisser arriver alors que j'en venais à lui faire face.
 

Ai laik non. [Juliette]

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