Partagez | 
 

˜˜˜˜˜˜Intrigue n°18 : Ha yun, ai lukot
maybe life should be about more than just surviving

Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant

Admin
avatar
28/05/2014 Partout et nulle part 1694 Nobody 155
Admin


Sujet: Intrigue n°18 : Ha yun, ai lukot
Dim 2 Juil - 11:41

Ha yun, ai lukot
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


GIVE ME YOUR MONEY



Les mots glissent sur le campement, se faufilent d'une oreille à l'autre et provoquent les murmures des gens. On parle de troc, d'échanges et d'aide. Ils le savent, les Naoris sont là pour donner un coup de main mais ils ne le négligent pas, le déménagement les a éloignés. Plus proches désormais du campement des plus jeunes, ils aimeraient profiter de certains de leurs avantages. S'ils ne peuvent se mêler à eux lorsqu'ils sont invités quelque part, ils osent croire qu'ils peuvent profiter de ce que dit le bruit du campement. Ils ont de l'aide des Natifs. Ils obtiennent objets, nourriture et assistance contre reliques et services. Eux aussi, ils en ont le droit ou ils estiment qu'ils le peuvent. Ils ne veulent pas abuser mais ils savent très bien qu'ils font partie du même monde, du même moule. Alors guerre ou pas guerre, ils veulent avoir un morceau de pain.

La guerre n'amène pas toujours l'amitié, et l'amitié ne vient pas toujours de la guerre alors l'espoir se profile au sein de certains coeurs. Ils veulent essayer. Se réunissant au sein du campement, ils réfléchissent à ce qu'ils peuvent faire, mettre en place pour les tenter. Certains prennent des babioles qui ont survécu au crash, des bricoles, ou même des morceaux du vaisseau qu'ils ont emporté. Ils veulent montrer patte blanche et attirer la sympathie. L'échange n'a jamais été officiel avec les Natifs, ils les craignent encore un peu. Mais ils ont envie de voir cette relation changer. Ils y croient. Et l'espoir fait vivre, n'est-ce pas ? Vivre, ils en ont envie. Ils en ont assez de cette survie qui les bouffe et les dévore, les empêchant de profiter de cette existence libre. Aujourd'hui, sans un mot au conseil, ils prennent le large. Direction cette cabane, dans la clairière.


En bref



• Vous l'avez compris, les Odysséens sont jaloux. Non pas du traité qui découle de la guerre mais bel et bien du système de troc dont ils ont eu vent grâce aux plus jeunes. Ils ont envie de pouvoir en profiter et estiment alors qu'ils ont le droit d'améliorer le train de vie qui est le leur.

• L'intrigue a lieu le 15 juillet 2117 et se déroule sur la même journée. IRL, elle se terminera à la fin de l'été.

• Ceci se veut une intrigue légère et libre, il n'y a donc pas de limite de mots (le résumé en spoiler c'est toujours mieux pour ceux qui vous lisent quand même) et pas d'ordre de passage, veillez simplement à avoir au moins deux personnes au-dessus de vous avant de reposter. Il n'y aura aucune intervention de Game Master, on vous fait confiance pour éviter les dramas et autres.

• Le titre "Ha yun, ai lukot" signifie "bonjour, mon ami".

et surtout, amusez-vous


avatar
01/11/2015 Glacy 1421 Brett Dalton luxaeterna (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 1244
- Whatever it takes -


Sujet: Re: Intrigue n°18 : Ha yun, ai lukot
Lun 3 Juil - 13:47

Un nouveau campement. Un nouveau départ. Une possibilité qui s'offrait alors que le changement s'était bel et bien réalisé. Il avait fallut du temps mais cet événement s'était produit. Envolé le campement qui existait près des marécages. Un campement dont il ne restait désormais plus que des vestiges. Le nouveau campement se trouvait bien loin de là, ayant pris forme près du campement des 100. Un campement qui s'est construit sur les vestiges d'une ancienne ville, près de l'ancien métro. Non pas que le nouveau campement ne paraissait pas génial alors qu'il avait cette petite étincelle qui mêlait ancienneté et charme. Non, ce n'était pas rien de vivre près d'anciennes ruines et il ne fallait qu'avouer que cela donner un petit côté mythique à ce nouveau campement. Un nouveau campement qui faisait l'approbation générale. Un nouveau campement d'apparence plus moderne, avec différents bâtiments, une véritable cuisine, lieu pour les soldats. Ce n'était pas rien. Et les avis n'étaient que le plus souvent favorables. Le conseil qui semblait remonter dans l'estime des odysséens autant que je voyais cela d'un mauvais oeil. Je ne voyais pas d'un mauvais oeil le nouveau campement mais le conseil. Autant que ces changements semblaient compliqués notre tâche alors qu'il paraissait plus difficile de cerner les opinions, de savoir si oui ou non il était utile aux yeux des autres de changer l'ordre des choses. Non pas que mon objectif avait changé. Mais autant que je me concentrais sur le mouvement rebelle, comme de nombreuses personnes, je me concentrais sur ce potentiel échange qui prendrait forme.

Le campement avait changé. Nous nous étions éloignés des naoris. Mais pour autant l'idée de faire du troc était toujours là. Du moins d'après ce que je pouvais entendre en tendant l'oreille, il était certain que nombreux étaient jaloux. Le désir d'instaurer un échange en dû et forme avec les natifs. Le désir d'obtenir plus. Toujours ce même désir qui germait dans le coeur des hommes. Non pas que l'idée était mauvaise alors qu'à mes yeux il semblait autant intéressant d'échanger des produits avec les natifs. Et pour autant, peut-être qu'au final un vent de rébellion avait aussi germé dans leurs esprits. Car autant que j'étais au courant, le conseil n'était pas au courant de leurs intentions, ou si peu.

Cependant, autant que j'en venais à laisser traîner mes oreilles, je jetais un coup d'oeil autour et autant que d'autres j'en venais à tenter de récupérer des babioles, des objets qui pourraient être échangés avec les natifs. Suivant le mouvement. Regardant ce que j'avais trouvé. Un livre de là-haut, un ouvrage qui avait survécu au crash avec des images. Et sur une page, des vers y sont gravés.


Rêve autant que tu peux,
Car un jour le ciel sera grisailleux,
Et oubliés seront les adieux,
Là où nul monde n'est merveilleux.


Non pas que je pouvais croire qu'ils comprendraient ce langage, mais les images, tout le monde les comprenait. Un livre ramassé. Quelques babioles collectées alors qu'autant en fouillant dans mes affaires, j'avais retrouvé celles de mon père. Dedans ce livre, une montre qui ne fonctionnait plus auquel je n'avais jamais touché et un pendentif qui avait dû appartenir à ma mère. Non pas que je me rappelais à quoi elle ressemblait. Non pas que ces objets avaient jamais eu une valeur sentimentale. Alors autant que possible il était plus simple, même facile de s'en débarrasser. La curiosité des natifs pouvant l'emporter. Mon regard qui se posait de nouveau sur les babioles alors que je me demandais pendant une brève seconde si je faisais le bon choix. J'aurai pu trouvé autre chose, tenter de ramener des morceaux de ferraille mais j'avais décidé de me débarrasser de ces objets là. Ce n'était pas pour rien. Et je ne doutais pas qu'ils seraient plus utiles à un autre qu'à moi.

Spoiler:
 

avatar
06/12/2015 Lux Aeterna 30181 Sophia Bush Avengedinchains (vava) ; Oreste (image profil); Lux Aeterna (sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 439


Sujet: Re: Intrigue n°18 : Ha yun, ai lukot
Lun 3 Juil - 18:48

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

❝ Ha yun, ai lukot ❞
Murphy Cavendish & Odysséens & Terriens
(15 juillet 2117)


Murphy était encore décontenancée par leur nouveau foyer. Elle avait beau l'avoir espéré, attendu et organisé, il lui fallait maintenant prendre de nouveaux repères. Ils n'étaient plus près de la mer et du phare au sein duquel elle avait trouvé refuge à plusieurs reprises. A l'ouest du village ne se cachaient plus les marécages qui avaient failli lui prendre la vie avec Faust peu après leur arrivée ici. Elle arrivait encore à peine à croire à ces maisons solides qu'ils avaient trouvées et réaménagées pour leurs propres besoins. Ils avaient retrouvé la spartialité des dortoirs communs mais Murphy, qui n'avait pas encore connu l'intimité d'un logement particulier, ne s'en formalisait guère. Ce déménagement venait avec de nombreuses autres promesses qu'un nouveau confort. Ils avaient gagné une proximité à la fois avec les jeunes et les tribus Terriennes du nord, là où ils avaient perdu celle avec les Naoris. Prétendre qu'elle n'avait rien ressenti en posant une dernière fois le regard sur leur Odyssée au piteux état serait mentir. Ils laissaient derrière eux une partie d'eux-mêmes et de leur identité, mais Murphy savait que c'était pour mieux continuer à avancer. Elle avait toujours rêvé d'un refuge nouveau ici, d'une réelle maison, d'un campement suffisamment confortable et désiré pour être appelé village. C'était maintenant chose faite, et si chacun devait encore trouver ses marques en ces nouveaux lieux, les projets fleurissaient à l'image du soleil qui se faisait de plus en plus avenant.

Les langues se déliaient et le déménagement semblait avait avivé chez les anciens Odysséens une nouvelle flamme. On parlait de troc, on vantait les mérites du Conseil qui semblait enfin reprendre les rennes, et les rebelles se mordaient les doigts en secret de cet éveil de reconnaissance que le Conseil avait l'air d'éveiller chez leurs semblables. Murphy essayait d'y avoir un tremplin nouveau, une occasion de prouver à tous que le Conseil ne pouvait se contenter d'une décision de temps en temps mais qu'ils avaient besoin de quelqu'un à leur tête qui n'aurait pas attendu un an et demi avant de se décider à leur offrir une nouvelle vie. Le troc semblait toujours hors de propos pour le Conseil alors que chaque Odysséen semblait en rêver secrètement. Ils étaient ici pour découvrir, apprendre, mais surtout pour vivre, et c'était là les meilleurs arguments dont disposait la rébellion. Peu importait ce qui se passait parmi eux, ils devaient à présent se concentrer sur ce qui animait les leurs, Odysséens conquis par le cadeau que venait de leur offrir le Conseil.

Lorsque l'on parlait de troc, Murphy voyait l'espoir des siens ravivés, plus éclatant que jamais il ne l'avait été depuis qu'il foulait le sol ici. Elle devait l'admettre, le Conseil avait réussi un sacré défi. Ils semblaient presque tous unifiés autour de cette cause et de cet espoir commun de vivre dans un confort dont ils étaient les seuls maîtres et décisionnaires. Elle voyait ces échanges d'un bon œil, comme un encouragement dont ils avaient tous besoin, mais ne pouvait s'empêcher de redouter le moment décisif de la rencontre. Ce n'était pas pour échanger, elle aussi, qu'elle s'était ajoutée à la troupe. C'était pour protéger, autant qu'elle le pouvait et en tant que patrouilleuse et lieutenant, ceux qui s'aventuraient là-haut avec la ferme intention de tirer le meilleur parti de ces nouveaux échanges qui n'étaient pas approuvés par le Conseil. Elle espérait le meilleur de cette rencontre car elle serait la preuve que ceux qui étaient à leur tête étaient loin d'être les visionnaires dont on avait besoin pour diriger. Mais il ne fallait pas être naïf et baisser la garde pour autant. C'est donc armée de ses deux poignards accrochés à ses cuisses et de son arc, qu'elle avait quitté leur nouveau village en pleine éclosion pour s'enfoncer dans la forêt jusqu'à cette fameuse clairière où la magie était censée opérer. Murphy fermait la marche, laissant au loin les figures qu'elle connaissait ou connaissait moins s'impatienter de la rencontre à venir. Antarès vadrouillait non loin de là, revenait trotter à côté d'elle sur une dizaine de mètres et s'enfonçait à nouveau dans la forêt. La chaleur en plein mois de juillet était déjà presque insoutenable, mais la forêt protégeait des rayons les plus affûtés du soleil. Elle redoutait déjà la clairière et son ciel dégagé, mais pas autant que les Terriens qu'ils s'apprêtaient à rencontrer. Une part d'elle nourrissait des espoirs secrets, une autre une curiosité enivrante, mais la méfiance, elle se le promettait, devait rester maîtresse de ses gestes. Elle n'avait rien à troquer parce que le peu de possessions qui étaient les siennes représentait tout à ses yeux. Elle frôla du bout des doigts la chaîne qu'elle portait à son cou, les deux anneaux qui y avaient trouvé refuge et le fermoir minéral réchauffé par la peau de sa nuque. Elle, elle n'avait besoin de rien de plus.

Elle encocha une flèche sur son arc lorsqu'elle comprit que le rythme de marche ralentissait et qu'ils arrivaient progressivement sur le lieu de rencontre. Ceux devant elle s'écartaient le long de la limite des arbres et bientôt elle arriva face à la clairière, sa flèche serrée entre ses doigts, posée contre la corde, l'arc posé contre elle pour affirmer ses intentions, seulement, de défense. Son regard inquisiteur volait sur le terrain et les personnes déjà présentes. Antarès arriva derrière elle et posa son postérieur à sa droite, curieux des nouvelles connaissances qu'il avait à se faire. Que la fête commence.

Spoiler:
 

Modo - Panic Station
avatar
24/03/2017 bbchat 574 Cillian Murphy Morrigan, signa Perséphone, gif profil Murphy Lux aeterna ♥ Psychologue blasé ne demandant qu'à être surpris, à nouveau emballé par cette voie qu'il a choisie. veilleur de nuit, stratège 146
Modo - Panic Station


Sujet: Re: Intrigue n°18 : Ha yun, ai lukot
Mar 4 Juil - 22:33



Il n’a rien pris, n’a pas l’intention d’échanger quoique ce soit avec les terriens. Ce qu’il veut, dès qu’il a su pour cette expédition qui ne donnera rien de bon, c’est observer et les voir galérer quand quelqu’un ira foutre la merde. Et c’est pas lui. Lui ne fera qu’observer en témoin extérieur de leurs manigances avec les terriens. Le troc ? Très peu pour lui. Il sait très bien que les Odysséens vont en prendre pour leur grade eux qui semblent tout savoir, eux qui ne savent rien. Les terriens ne sont pas idiots. Ils ont l’avantage, ce qui font vivre. Eux, les seconds débarqués, n’ont que des souvenirs du passé, des choses dont les natifs pourraient bien se passer comme il l’ont fait depuis des générations. Ils ont réussi à survivre sans et c’est ceci en tête qu’Elijah se demande à quoi ça rime tout ce cirque pour aller voir du natif, pour faire son curieux en espérant que ça change, que tout change alors que rien ne changera jamais. Les choses sont ce qu’elles sont. Ils sont les envahisseurs, ceux qui sont entrés dans l’atmosphère, sur leurs terres sans gêne alors s’ils veulent arranger les choses, c’est bien joli mais ce n’est joli que dans leurs têtes. Cela ne se passe pas comme ça, cela ne se passe jamais comme ils le prévoient.

Il arrive dans ce petit lieu de rencontre organisé et d’un coup Elijah espère que personne ne va se pointer, qu’ils seront là comme des idiots a avoir attendu longtemps dans l’espoir qu’une chose arrive alors qu’il sait pertinemment qu’elle n’arrivera pas. C’est son pessimisme qui monte d’un cran, de deux quand il voit Chris parmi les membres du groupe qui s'est formé dans l’attente que l’impossible arrive. Quand l’ancien garde est-là, ça part toujours en vrille. Il a la mémoire bonne, le Callaghan et la rancune sévère.

Le point positif dans toute cette histoire n’est pas qu’ils se sont rapprochés des Cent, ça à son avis c’est une grosse erreur mais bon il leur fallait bien un nouvel endroit pour tenter de commencer cette nouvelle vie synonyme de changement, mais qu’ils ont désormais un peu plus de place pour ne pas être entassés les uns sur les autres comme auparavant. Il y a de ça et la solidité de quelques murs qui leur permettent d’imaginer pouvoir vivre dans des petites maisonnettes d’ici quelques mois. Reconstruire n’est pour autant pas sa priorité. S’ils s’habituent à cette vie faite d’embuches, il y a d’autres choses à penser qu’une petite maison tranquille, les séparant de l'idée de groupe qu’ils ont réussi à former toutes ces années sur l’Odyssée. Ils ont beau dire tout ce qu’ils veulent, ce système dument élaboré leur a permis de survivre pendant toutes ces années. Alors oui maintenant ils leur faudrait peut-être vivre plutôt que survivre mais en attendant c’est grâce à cette survie qu’ils sont tous vivants à espérer qu’une sorte de contact s’élabore entre eux et les natifs. Elijah n’y croit pas un mot de tout ça, que de belles paroles. Il y a peut-être eu quelques exceptions auprès des Cents mais cela reste de l’exception et non du courant vu les tensions qui règnent là bas vis-à-vis des terriens et ce malgré leur traité. Peut-être se trompe t-il mais ce qu’il attend de ce troc ? Pas grand-chose en réalité, et peut-être rien, juste quelques informations chopées à la volée.

Spoiler:
 

avatar
01/11/2015 Glacy 1421 Brett Dalton luxaeterna (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 1244
- Whatever it takes -


Sujet: Re: Intrigue n°18 : Ha yun, ai lukot
Mer 5 Juil - 17:23


Relevant la tête. Le regard de quelqu'un posé sur moi. Un quelqu'un qui n'était pas quelqu'un alors qu'il s'agissait d'Elijah. Me tournant légèrement dans sa direction alors qu'il m'observait définitivement. Mes sourcils qui se plissaient légèrement alors que je l'étudiais avant de lui adresser un sourire. Un sourire sarcastique. Comme si rien n'avait rien changé ou plutôt comme si je faisais semblant que je n'étais jamais venu le voir. C'était ce que je faisais alors que dans un sens je faisais bel et bien semblant de n'être jamais venu le trouver. Tout cela parce que j'avais écouté le conseil de Chiraz. Certain que si la jeune femme ne m'avait pas conseillé d'aller parler à quelqu'un je n'y aurais pas été, ou du moins je n'aurai pas été le voir lui. Un détail qui me dérangeait. Car autant que la jolie blonde ressemblait à Ailina, il n'en restait pas moins que j'étais toujours méfiant. Méfiant à l'idée qu'Elijah annonce toute la vérité, même là devant les membres de l'odyssée qui étaient venus. Rien ne disait qu'il ne le ferait pas mais j'espérai que le secret professionnel le forcerait à se taire. Ou que du moins cette rencontre éviterait un tel drame.

Mon regard qui se posait ensuite sur Murphy. Elle était là en tant que soldat, une flèche encochée à son arc. Un arc qu'on aurait du aussi construire ensembles. Ou du moins c'était quelque chose que l'on s'était dit. Oubliées les belles paroles. Je doutais que cela arrive réellement. Glissant le pendentif, et la montre dans ma poche alors que mes doigts se repositionnaient sur les couteaux que j'avais toujours avec moi. La méfiance était là. Pour autant je ne sortis pas mes armes. Nous n'étions pas sûrs de ce que nous allions trouver ou s'ils allaient venir. Je savais que certains étaient méfiants. Ils pensaient que cela ne fonctionneraient pas. Certains étaient jaloux aussi. Certains étaient venus pour observer, se demandant sans doute ce qui allait se passer. D'autres étaient là uniquement pour sauver la peau des autres. C'était sans doute le cas de Murphy alors qu'elle n'avait rien dans les mains hormis son arc, sans doute le même cas d'Elijah. Et autant que je restais prudent, il n'en restait pas moins que je restais plutôt optimiste. Tentant d'être optimiste plutôt que pessimiste. Tantôt de croire que cette rencontre pouvait bel et bien lieu et qu'un échange pourrait bel et bien se produire entre les tribus. Curieux. Ils avaient à nous apporter et je pensais qu'en effet nous pouvions faire de même.

Arrivé près de la clairière alors que chacun commençait à se disperser je m'approchais de Murphy. M'approchant sans un bruit avant de poser doucement une main sur son épaule pour qu'elle ne sursaute pas brusquement. « Penses-tu qu'ils seront nombreux à venir ? » Je le pensais. Ou je l'espérai, ne pouvant que me demander qui viendrait à notre rencontre. « Tu n'es venue avec rien apparemment. Tu ne crois pas à cet échange, que nous pouvons nous apporter quelque chose ou tu n'as juste rien à échanger ? » Curieux de sa réponse. Si j'étais resté oreille tendue pour écouter les rumeurs, les avis de certains, il n'en restait pas moins que j'étais plus curieux de connaître certains avis que d'autres. Reprenant la parole, me parlant plus à moi-même qu'à elle.  « Je pense qu'ils viendront. La curiosité est maître. Mais je doute que ton arc soit apprécié, du moins pas s'il est tendu dans leur direction. Après tout, nous sommes tous voisins. » On pouvait tous douter mais sortir armes au poinf n'était pas forcément la solution. Non sans lui rappeler le fossé qui continuait de nous séparer alors qu'elle avait un arc, mais que je n'en n'avais pas. Ce qui ne comptait pas alors que j'avais pas moins l'intention de voir ce qui pouvait être offert. Faisant un pas en avant dans la clairière. Dans le fond, la curiosité l'emportait toujours. Autant que la possibilité de créer des contacts. Si la méfiance existait, il n'en restait pas moins qu'il était possible d'amadouer la nature, autant que je pensais qu'il était possible de créer des contacts. Ce qui était possible alors que j'avais réussi à vaincre la méfiance d'Alysha, la guerrière Calusa, et gagné la confiance d'Elouan, le berger. L'adrénaline que je pouvais sentir courir dans mes veines. Le désir de les voir apparaître, de voir la fête commençait réellement.

Spoiler:
 

Admin
avatar
25/03/2015 avengedinchains 890 Boyd Holbrook sign : ALAS herboriste avec notion de guérisseur 66
Admin


Sujet: Re: Intrigue n°18 : Ha yun, ai lukot
Jeu 6 Juil - 21:02

❝ Ha yun, ai lukot ❞
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Baelfire, le connard de service qui apprécie de montrer à qui veut l’entendre qu’il ne va pas arranger les choses. Pourquoi est-ce qu’il a décidé de se pointer dans le coin ? En réalité, il ne le sait pas lui-même et il n’a pas particulièrement envie de savoir. Le Terrien ne se sent pas à son aise et il est même persuadé que ce sera une catastrophe. De ce qu’il en sait, en général, ça se passe plutôt pas mal. Et puis bon, à force, il en connaît déjà plusieurs sur place. Il a déjà eu l’occasion de bavarder avec certains débarqués. Pas toujours très agréablement mais il n’a qu’à penser à certains d’entre eux pour se convaincre que ça pourrait être pire, c’est vrai. Y a Sierra qui a tenté de lui apprendre à lire – jusqu’à ce qu’il en ait marre et qu’il ne se pointe plus. Et puis bon, avant tout, il sait que y a Autumn qui pourrait se pointer. Elle n’ira pas en se disant que lui, il y sera, bien sûr. Ce n’est absolument pas son genre et ça ne risque pas de changer. Mais… Les choses sont comme elles sont. Il a voulu un peu de temps et il ne sait pas de combien il a besoin mais… Il fait comme il peut, s’il peut le dire comme ça. Posé sur son siège, un stupide rondin devant, il croise les mains dans sa nuque et grimace. Il n’a pas franchement envie d’être là et faudrait pas qu’on le fasse chier. En plus, il n’a quasiment rien ramené. Quelques plantes pour planer, de quoi se soigner et puis voilà, quelques bricoles à peine. En même temps, il n’a pas vraiment envie d’être là et il craint que ça ne se ressente dans ses échanges avec eux. En fait, il espère que personne ne va se pointer parce que ça ne va pas être très marrant. Ouais, c’est sans doute ce point qui paraît être le plus compliqué de tous. Mais ça, il essaie de faire en sorte de ne pas le dire à voix haute. Ce n’est pourtant pas aussi simple que ça.

Du bruit, et sa tête se tourne, il observe mais pour le moment, il ne voit rien. Tant mieux, si ça pouvait n’être qu’un animal, ce serait beaucoup mieux. Il n’a pas envie de sociabiliser, ni même d’être poli. Ces dix années de solitude se pointent et lui caressent le bide. Ce n’est absolument pas plaisant et ça ne va pas l’être pour les autres. Au final, quand il aperçoit enfin quelque chose, son regard se fronce. Bizarre, ceux-là, ils ne viennent pas du même campement que les autres. Aux dernières nouvelles, le traité ne les concerne pas. Il frappe à la fenêtre derrière lui, espérant secouer ceux qui traînent la patte dedans. Il n’a même pas pris la peine de leurs demander de quelle tribu ils peuvent bien venir. Et en fait, il faut bien avouer qu’il s’en fout aussi. « Visiblement, y a un soucis par ici. ». Bien sûr, la plupart de ceux qui se pointent, il ne les a jamais vu. Baelfire essaie d’être social, mais on va pas se cacher qu’il ne l’est pas hein. Alors forcément, il ne connaît pas tout le monde et il n’a pas envie de le faire. Mais le grand là, dans le tas, avec sa tête de guignole, il l’a déjà vu. Et il planait sec, à l’époque. Alors ouais, il va sérieusement falloir être vigilant, là. C’est que y en a qui sont armés dans le tas. Alors disons que ça pue un peu les problèmes, tout ça. Et franchement, si on lui avait dit qu’il devrait potentiellement se battre, il serait pas venu. C’est que ça lui fout la flemme… « Vous venez pour quoi ? », son ton est froid, menaçant. Enfin. ?.. Il essaie mais son ton est surtout froid.

Spoiler:
 


avatar
14/11/2015 Isa & I 3229 Katie Melua Kyran adorable & Avengedinchains & Lux aeterna Mécanique & Nanotechnologie 291
ψ Cat on a Hot Tin Roof ψ


Sujet: Re: Intrigue n°18 : Ha yun, ai lukot
Jeu 6 Juil - 21:03

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Athnas & Pikunis & Calusas & Odysséens @Tennessee #Antares #Troc


Comme toujours elle furetait çà et là en quête de matériel pour réparer les ruines qu'ils occupaient désormais. Très impliquée dans les cultures qui pourtant au départ n'étaient pas son domaine elle tâchait d'arranger la meilleure irrigation possible. Telle que lui avait expliquée ce Naori. Elle entendit une conversation non loin d'elle, alors qu'elle traînait à examiner les fissures dans les anciens murs. Certains venaient de partir pour cette clairière ou les terriens troquaient entre eux, mais aussi avec les cent. Curieuse elle alla vite récupérer sa besace dans un coin un peu éloigné des autres dortoirs,  et y fourra différentes choses qui intéresseraient peut-être les natifs. Avec un peu de chance, y dégoterait-elle un truc intéressant, mais en réalité la curiosité la poussait plus qu'autre chose à rejoindre ses semblables. Elle pressa alors le pas pour les rattraper, connaissant bien le chemin pour s'y rendre, puisqu'elle explorait très souvent les environs. Elle y débarqua un peu haletante, trop rapide elle bouscula légèrement Elijah, ce qui lui permis donc de ralentir son allure, et de ne pas se retrouver à quatre pattes par terre, en trébuchant malencontreusement.  « Merci » Lui dit-elle bien que ce "sauvetage" ne vient pas véritablement de son fait !

Un peu plus loin elle fut rassurée en apercevant Murphy, mas surtout Antarès qui se tenait particulièrement tranquille. La garde brune discutait avec Chris, alors que le regard de la mécanicienne fit le tour de l'endroit avec gourmandise. Impatiente de voir comment tout ça fonctionnait. Sur la gauche elle crut bien apercevoir quelques terriens qui les dévisageaient avec curiosité, ce que n'avait pas remarqué ses compagnons, ou du moins le leader rebelle. « Oh regardez par-là, il y en a déjà quelques uns ! » S'exclama-t-elle en se demandant s'ils les prendraient pour les premiers arrivés du ciel. Probablement que non, ils ne devaient pas être idiots et savoir déjà à quoi ils ressemblaient tous. Ou presque. Intéressée elle se décida à faire quelques pas vers eux sans véritablement les rejoindre. Intrépide ou inconsciente, la bouclée ne les craignait pas, mais elle préférait malgré tout juger sur leurs réactions premières, s'il serait bon ou non de continuer à avancer. Trop énergique, impatiente de découvrir comment ils procédaient, Tennessee n'avait pas remarqué l'arc que tenait son amie, entre ses mains. Ainsi elle restait dans l'impossibilité de déduire que les paroles échangées entre les grounders pouvaient concerner ce fait précis. Elle même possédait une lame toujours accrochée à sa hanche mais n'y songeait pas le moindrement du monde en cet instant précis ...

Spoiler:
 


Dernière édition par Tennessee Brontë-Sand le Ven 7 Juil - 12:29, édité 2 fois

avatar
06/05/2016 Dandan/Sonia 245 Jason Momoa lux #demonkeur Garde pour sa tribu, il s'occupe aussi parfois des oiseaux messagers. 100


Sujet: Re: Intrigue n°18 : Ha yun, ai lukot
Jeu 6 Juil - 23:02

La petite délégation d’Athnas intéressés était arrivée la veille. Ils n’étaient pas nombreux, méfiance oblige, d’autant plus qu’on se murmurait que d’autres natifs du ciel allaient rejoindre les adolescents déchus. La seconde partie de l’humanité qui les avait rejoints plus tard souhaitaient, eux aussi, prendre part à ce grand échange. Certains, curieux, en était ravis, d’autres, plus sceptiques, avaient préféré garder leurs distances. On ne pouvait pas en vouloir aux Athnas d’être ainsi dubitatifs de la nouvelle proximité qu’ils partageaient avec les natifs. Ils n’avaient rien demandé et voilà qu’une colonie entière se rapprochait de leurs montagnes. Ils étaient désormais plus proches que n’importe qui et même si le secret de l’emplacement de leur village était encore jalousement gardé, le risque qu’on finisse par ne le découvrir était là. Certains avaient décidé de montrer leur mécontentement en ne venant pas, mais d’autres satisfaisaient leur soif de connaissance et débarquaient donc près de cette cabane pour voir ce qu’un autre pan de leur civilisation avait à offrir. Ils avaient établi leur campement dans la clairière, pour rejoindre le lieu du troc. Pour veiller au bon déroulement de ce voyage, plusieurs gardes avaient été dépêchés. Isdès en faisait partie, juché sur un cheval énorme. Ainsi, il avait l’air d’un géant inatteignable et bien entendu, il n’était pas là pour prendre du bon temps. L’atmosphère dense de l’intérieur des terres avait remplacé l’air vivifiant de ses montagnes et l’homme crevait de chaud, en ce mois de juillet. Parce qu’on le lui avait demandé, et parce qu’il était là en tant que soldat, il portait un tee-shirt kaki, mais à cet instant, il aurait tout donné pour laisser sa peau respirer. Ses cheveux longs tressés lui arrivaient désormais à la naissance des reins et sa barbe était tout juste taillée pour former un collier dru de couleur jais. Sa buse était immobile sur son épaule, seuls ses yeux jaunes qui furetaient à droite et à gauche trahissaient son existence. Son cheval changeait parfois de jambe d’appui, mais incroyablement bien dressé, il ne se manifestait pas si son cavalier ne bougeait pas. Non, Isdès n’avait pas l’air aimable et volontairement, il se donnait l’air encore plus menaçant.

Néanmoins, lui aussi avait apporté deux babioles qu’il avait déposées sur l’étalage près des objets d’un camarade :d'abord, il y avait un collier de perles et de plumes. Il recueillait ses dernières, quand elle tombait de pelage des oiseaux dont il s’occupait. Une jeune femme s’occupait ensuite d’en faire des bijoux afin de donner un second souffle à ses plumes si précieuses pour les volatiles. Enceinte, elle avait décidé de ne pas s’imposer un tel périple et c’était à Isdès qu’était revenue la tâche de lui ramener quelque chose d’intéressant en échange. Quelque chose d’inédit, lui avait-elle dit. L’autre chose c’était deux peaux de chamois qui ne serviraient pas en cette saison, mais qui ne faisait jamais long feu sur les étals au vu de leur efficacité en hiver. Là aussi, Isdès faisait l’intermédiaire avec l’un des tanneurs. Il n’y avait rien de personnel dans ces objets, rien qui puisse laisser croire qu’il avait envie de créer un lien avec les Skaikru. Il jaugeait chaque silhouette qui passait devant lui. Il mettait en application son anglais qui s’améliorait de jour en jour pour déceler les éventuelles tensions qui pourraient naître avec ceux de sa tribu. Il adressait parfois un bref sourire à un Terrien qu’il connaissait avant de retrouver son masque de garde. Il représentait la protection de son peuple et il était bien décidé à ce que tout se déroule sans accroc.

Enfin, des têtes inconnues émergèrent. Isdès ne connaissaient pas tous les Terriens qui puissent exister, mais il suffisait de jeter un coup d’œil à leurs vêtements, de guetter leurs réactions de leur environnement pour comprendre que c’était des Skaikru. Inconsciemment, Isdès se raidit et au creux de son ventre, il sentit poindre une légère angoisse qu’il n’appréciait pas du tout. On lui avait bien dit qu’a priori, rien ne se passerait. Toutes les conditions étaient réunies pour que tout se déroule normalement, dans la bonne humeur qui avait régné jusque-là. Mais tant d’individus dans un lieu si restreint, c’était comme être propulsé dans un autre monde.

Spoiler:
 

avatar
17/04/2016 I/RiverSoul 409 Mark Ghanimé Lux aeterna Berger / Tisserand & Orientation 62
♆ bad things ♆


Sujet: Re: Intrigue n°18 : Ha yun, ai lukot
Ven 7 Juil - 18:20

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

My Land My rules &  Odysséens @Elouan #Avoine #Troc


A cette époque il aurait déjà dû être parti dans les montagnes pour sa transhumance. Mais le tremblement de terre de l'année précédente changeait considérablement ses plans. Il ne possédait plus assez de ressources pour l'année à venir, aussi retardait-il son départ pour venir faire un peu de troc. Après quelques mésaventures, il décida de se concentrer sur son potager afin de cultiver quelques légumes donc il garderait une partie, mais échangerait ou vendrait l'autre. Elouan hésita longuement avant de prendre cette décision car il ne supportait pas les débarqués. Néanmoins on pouvait aussi échanger entre tribus, et il respectait les Athnas dont descendait son père adoptif. Chez eux vivait aussi sa soeur. Pour les calusas il avait fini par les apprécier, aussi l'idée de tenter cette expérience ne lui semblait pas aussi intolérable que ça. Attrapant son sac chargé de légumes, deux petits chiots installés en écharpe contre sa poitrine il prit la route munit de sa houppette dont il ne se séparait jamais. Quelques brebis triées sur le volet trottinaient devant alors qu'Avoine le grand Patou blanc veillait à ce qu'elles ne dévient pas de leur chemin. En arrivant à destination le berger reconnu quelques têtes qu'il salua d'un signe de mains tout en cherchant le lieu où il pourrait s'installer pour faire ses échanges.

Le Pikuni laissa les chiots se détendre les pattes alors qu'il étalait ses légumes à l'endroit choisi pendant que derrière une petite dizaine de brebis en profitaient pour brouter l'herbe fraîche. Seulement il lui sembla reconnaître une voix et il relèva la tête vivement. Baelfire son voisin qui s'adressait à un groupe plus loin qu'il n'avait pas encore remarqué. Le Pikuni fronça les sourcils, porta sa main sur son front afin de mieux distinguer les individus. Elouan cru bien reconnaître ceux avec qui il s'embrouilla à propos de ce fameux chien. Qui se trouvait désormais aux mains d'une autre débarquée faisant partie de la première fournée. Surtout la brune ( Murphy ) qui comme par hasard tenait un arc entre ses mains. Il fallait espérer qu'elle tirait mieux qu'elle ne se conduisait, afin de ne pas faire de victimes par "erreur". Peu réjouit de la retrouver là, il marmonna quelques injures entre ses dents. Beaucoup trop malin pour provoquer un esclandre ici, Elouan ne pariait pas sur la même attitude à propos de la femme. Espérant simplement qu'elle passerait son chemin sans le reconnaître, et qu'il puisse faire son  commerce sans trouble. De plus il espérait secrètement croiser sa fille en ces lieux et ne souhaitait qu'aucun incident ne vienne troubler cette éventualité. Si on venait lui parler, il répondrait, si on le provoquait ... En attendant il se contenta de les ignorer.


Spoiler:
 
-

Admin
avatar
20/01/2016 avengedinchains 769 Tom Hardy ava mélopée ; signa by alas guerrier 89
Admin


Sujet: Re: Intrigue n°18 : Ha yun, ai lukot
Mar 11 Juil - 18:14

❝ Ha yun, ai lukot ❞
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]L’amour, sentiment étrange et décapant. Perturbant, déstabilisant. Tu te souviens de ce que ça peut faire, Elias, ou ça remonte à trop loin pour toi ? Les palpitations dans le creux du bide, les mains moites, le sourire complètement stupide sur les lèvres qu’on ne parvient jamais à retenir. Trop loin. Et aujourd’hui, ou du moins, quand tu y penses, tu te dis que tu n’es plus vraiment en mesure de réfléchir à tout ça. Tu te demandes même si à ton âge, tu aurais encore tout ça. Amour d’adolescence, timidité et maladresse initiale. Tu n’en es plus là. Aujourd’hui, avec toute la colère qui te pourrit le corps et le cœur, toute la tristesse et la stupidité, tu deviens impulsif, froid et irritable. Pourtant, tu l’as toujours été n’est-ce pas ? Tu essaies juste de ne pas devenir complètement con. Ce n’est pas une réussite. Le regard dans le vague, les mains dans les poches, tu regardes autour de toi et tu ne fais pas trop attention à ce qui se passe. Il ne se passe pas grand-chose pour le moment, t’es venu pour voir ce que ça pouvait donner. T’es pas énervé, mais chez toi, ça peut monter très vite. Bien plus que tu ne pourrais l’admettre. Ce trouble, ce truc qui est capable de te déchirer le bide, tu ne le contrôle pas du tout. Et parfois, tu as réellement l’impression que tu vas finir par perdre la tête. Mais tu crois sincèrement que ça va le faire, tu ne sais juste pas comment tu peux être supposé t’y prendre. Et autant le dire, tu n’as pas vraiment envie d’y réfléchir. En tout cas, tu regrettes presque d’être venu dans le coin, tu regrettes d’avoir voulu te pointer et de devoir te prendre la tête avec tout un tas de chose qui ne rime à rien. Parce que c’est de ça qu’il est question non ? D’une situation qui te dépasse et contre laquelle tu ne peux absolument rien faire. Ils veulent échanger avec le peuple du ciel et toi, t’es pas là pour faire la police et leurs dire que tu trouves ça ridicule et que ça va tourner mal. Dans ton village, ils sont persuadés que tu vois le mal partout. C’est peut-être le cas, mais il ne risque pas de s’attarder plus loin. Parce que là, maintenant, tout ceci est déjà bien assez compliqué comme ça. Une grimace se glisse sur tes traits quand il y a un peu de mouvement par ici. Tu observes autour de toi et une tête blonde attire ton attention en disant qu’il semble y avoir un soucis. Tu ne fais même pas attention à la sale gueule de Isdès avant de t’avancer à ton tour. Tu te surprends même à lever les yeux au ciel quand tu vois Murphy en face. Elle est là, avec un arc et tu te dis qu’elle doit réellement être stupide pour se pointer comme ça. Tu soupires parce qu’elle se pointe avec une arme à la con et que tu ne sais pas où donner de la tête. Tout ceci te dépasse et c’est la seule chose qui te tombe sur le nez, dans l’instant. Tu fais avec, si tu peux le dire ainsi, et ça n’a absolument rien de plaisant. Tu t’avances, de toute ta puissante, tu ne fais même pas attention aux autres, ils ne t’intéressent même pas. Des manants sans le moindre intérêt. « Murphy pas savoir que venir avec arme est stupide ? ». Le regard froid, un semblant de sourire en coin. Tu t’amuses d’une situation qui te dépasse. Tu ne comprends pas grand-chose et tu n’as pas franchement envie de comprendre.

Spoiler:
 


notes » w/ Ashiri, en forêt

avatar
06/12/2015 Lux Aeterna 30181 Sophia Bush Avengedinchains (vava) ; Oreste (image profil); Lux Aeterna (sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 439


Sujet: Re: Intrigue n°18 : Ha yun, ai lukot
Lun 17 Juil - 0:34

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

❝ Ha yun, ai lukot ❞
Murphy Cavendish & Odysséens & Terriens
(15 juillet 2117)


Pendant le trajet, Murphy avait repéré quelques têtes connues. Elle reconnaissait ceux avec qui elle avait déjà partagé quelques aventures et regretta un instant l'absence de Tennessee jusqu'à la voir les rejoindre en courant. Elle n'était plus sûre de savoir sur quel pied danser avec elle, mais en son for intérieur une voix continuer à hurler qu'elle était et resterait l'une de ses meilleures alliées. Nerveuse, pourtant, elle le demeurait. Elle ne savait pas dans quoi elle mettait les pieds; tout ce qu'elle savait, c'est qu'elle se sentait l'obligation de les y mettre. Elle ne pouvait se résoudre à laisser les siens tenter une aventure aussi risquée sans y prendre part. Et puis, sa curiosité d'exploratrice était titillée par ce qui pourrait s'avérer leur permettre de nouvelles alliances. En s'arrêtant face à la clairière, Murphy ne savait plus trop où donner de la tête. Antarès semblait presque intimidé; lui le fureteur s'était contenté de s'installer dans l'herbe en attendant que les choses évoluent. Sa maîtresse restait silencieuse, l'arc dirigé vers la terre mais duquel elle était prête à faire usage si l'accueil qu'on leur réservait s'avérait trop hostile. Son regard scrutait les installations qui habillaient la clairière mais un contact sur son épaule la força à abandonner ces considérations. Elle fusilla du regard Chris, qui n'avait visiblement rien de mieux à faire que d'engager une conversation banale. « J'en ai aucune idée, je lis pas l'avenir » souffla-t-elle entre ses dents en se concentrant à nouveau sur la clairière dégagée. « En quoi ça te regarde ce que je viens faire là ? » Elle lui jeta un regard en coin, bien peu encline à accepter une approche dans de telles circonstances. A quoi jouait-il, au juste ? Les occasions ne lui avaient pas manqué de tenter de renouer un dialogue, et il avait fallu qu'il choisisse ce moment particulier ? « Il a l'air d'être tendu vers eux, là, mon arc ? » Horripilée, elle se retourna vers lui et se surprit à l'imaginer avec une flèche plantée entre les deux yeux. Qu'il s'agisse de leur ancien camp ou de celui qu'ils installaient encore, Murphy ne l'avait jamais quitté sans être armée. Ce n'était pas alors qu'ils se préparaient à une première rencontre avec un groupe de Terriens qu'elle allait laisser ses armes derrière elle.

C'est la voix de Tennessee qui la rappela brusquement à la réalité. Le regard de Murphy s'attarda sur quelques silhouettes au loin et son amie fut dans les premiers à faire un pas vers les inconnus. Les doigts de la patrouilleuse se crispèrent autour de l'arc et de sa flèche. Elle savait que ce serait les prochaines minutes qui allaient déterminer toute la suite de la rencontre. Elle croisa le regard d'un Terrien qui lui était moins inconnu que les autres, un homme qui avait essayé de lui prendre Antarès, et le fixa quelques secondes de façon glaciale. Qu'il ne profite pas de l'occasion pour essayer de lui voler sa boule de poils. Elle était pragmatique, Murphy, savait dissocier le raisonnable de ce qui était loin de l'être, mais perdait tout jugement lorsqu'il s'agissait de ceux auxquels elle tenait. Qu'il s'approche trop près d'Antarès et elle pourrait démontrer de ses capacités d'archère.

Son regard fut brusquement attiré par un blond adossé nonchalamment à l'un des étals déjà installés. Elle tenta de construire une phrase dans sa langue pour lui répondre mais certains de son groupe s'étaient déjà avancés. Elle restait derrière, un peu bêtement, et fut arrêtée dans son élan par l'intervention de... Elias ? Il lui fallut quelques instants pour le reconnaître sans toutes ses fourrures. Un sourire caustique étira ses lèvres. « Murphy surtout pas stupide au point de se promener sans armes. » Ses doigts se détendirent sur la corde et dans un soupir, elle rangea sa flèche dans son carquois. Elle devait admettre qu'il marquait un point. Que l'arme soit tendue vers eux ou pas tout à fait, c'était du pareil au même -ou presque-, et il fallait qu'ils montrent patte blanche. « J'espère que vous ferez rien de con. » Elle scrutait ses iris, et une part d'elle se trouvait fort soulagée de le savoir là. Le voleur de chiens n'était pas le seul Terrien qu'elle connaissait ici-bas, et d'un coup la clairière lui paraissait un peu moins hostile. « Tu viens troquer de la bonne humeur ? » le railla-t-elle en commençant à s'avancer vers les étals, alerte, observant ses comparses Odysséens se mélanger aux natifs. Elle s'assura qu'Antarès la suivait, et la bête, bien que curieuse, n'osait pas se mélanger à l'agitation qui commençait à naître des rencontres. Ce n'était pas sans rassurer Murphy, qui avait peur qu'il croise le chemin du Terrien voleur de chiens. « T'as quoi à offrir en échange ? »

Spoiler:
 

avatar
01/11/2015 Glacy 1421 Brett Dalton luxaeterna (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 1244
- Whatever it takes -


Sujet: Re: Intrigue n°18 : Ha yun, ai lukot
Lun 17 Juil - 19:14


Manquant de lever les mains vers le ciel alors qu'aussitôt Murphy me rabrouait non sans me lancer un regard en coin. Non elle ne voulait pas parler ou du moins par me parler visiblement. Au moins j'avais tenté le coup. « Je tentais juste de faire la conversation, pas la peine de sortir les crocs à chaque occasion. » Une tentative ratée par sa faute et non par la mienne. Elle ne pourrait pas me reprocher de ne pas avoir essayé. Non pas qu'elle faisait des efforts alors que chacune de nos conversations semblait vouloir se limiter au sujet des rebelles alors même que je tentais d'aller plus loin. Je tentais pourtant d'essayer d'aller plus loin, tentant de sortir des sentiers battus pour esquiver les sujets banals et approfondir un peu plus loin. Je tentais mais cela ne semblait pas fonctionner. Un lien qui semblait être perdu mais d'autres pouvaient autant se créer alors que les premiers natifs apparaissaient. Mon attention soudainement happée par leur arrivé alors que le troc allait bel et bien se produire. Ne pouvant toutefois que me douter que certains seraient là en observateur, pour éviter qu’un conflit prenne forme.

Mon regard qui se posait sur chacun d'entre eux, se posant sur Baelfire. Je l'avais rencontré dans les plaines, à la recherche de Faust. Des campements laissés derrière elle, des traces que je continuais de penser étaient siennes. Ne désespérant pas alors que je comptais bel et bien la retrouver. Je n'en n'avais toujours pas parlé à Murphy, comptant suivre les conseils de Devos et attendre. Mon regard qui passait sur d'autres silhouettes familières comme celle d'Elouan. Il y en avait d'autres inconnues. Un homme qui mesurait à peu près ma taille, bâti en chair et muscle, perché sur un cheval. Me dirigeant vers eux, ni vers l'un plus que l'autre, curieux de savoir ce qu'ils avaient à offrir. Mon regard soudainement attiré par les peaux d’animal que semblait transporter avec lui l’un des natifs (Isdès). Un animal jamais vu. Curieux alors que je m’approchais de lui. « Heya. » Désignant les peaux, qui semblaient épaisses et parfaites pour l’hiver, je n’en venais qu’à reprendre les paroles. « Puis-je ? » Le désir de les examiner, de voir quelle en était la texture. « Chaud pour l’hiver… » Pensif. C’était ce qui semblait être le cas, ce qui pouvait être intéressant alors que cela ne faisait aucun doute que l’hiver viendrait de nouveau, son manteau blanc déposé. Un hiver qui serait sans doute aussi froid que celui précédent, et si nous avions survécu, il n’en restait pas moins que je ne pouvais que me rappeler jusqu’à quel point les températures avaient chutées. Un hiver que je n’avais jamais eu à connaître sur l’arche, mais ici sur terre tout était différent. Les saisons existaient réellement et l’on pouvait tous constater au fur à mesure les changements infirmes de la nature. Saisi par la beauté des lieux quel en soit les conséquences. Et s’il existait la possibilité de construire des habitations sur le nouveau campement en se servant des ruines comme appuis, il n’en restait pas moins qu’en effet l’hiver serait aussi à passer. Des matériaux qui pouvaient être utiles autant que les armes. Ce pour quoi j’étais surtout intéressé bien que j’avais manqué d’aller voir Elouan en apercevant les chiots qui se trouvait près de lui. Comptant d’ailleurs aller voir le berger ensuite, et sonder le terrain par rapport au conflit qui avait manqué d’apparaître entre lui et le campement ou plutôt Murphy. Secouant la tête, je reportais mon attention sur les peaux d’animaux, intéressé.
Spoiler:
 

avatar
06/05/2016 Dandan/Sonia 245 Jason Momoa lux #demonkeur Garde pour sa tribu, il s'occupe aussi parfois des oiseaux messagers. 100


Sujet: Re: Intrigue n°18 : Ha yun, ai lukot
Sam 22 Juil - 23:22

Les yeux d’Isdès s’arrêtaient devant chaque silhouette qui s’attardait sur son stand. D’abord passa un berger Pikuni (Elouan) qu’il avait déjà eu le temps de rencontrer une fois ou deux. Il était suivi par quelques chiots qui l’intriguèrent : nul ne doute qu’ils intéresseraient certains Skaikru. Il croyait comprendre que certains avaient un rapport particulier avec les animaux domestiques, ce qui n’était pas son cas à lui. Peut-être irait-il lui poser quelques questions s’il le recroisait plus tard dans la journée. De plus en plus, Isdès se sentait curieux de comprendre la conception du monde d’autrui. Lui qui s’était toujours complu dans sa vie et dans sa communauté, éprouvait désormais le besoin de découvrir ceux qui étaient différents de lui. Cette nouvelle initiative était certainement motivée par des raisons relativement personnelles, mais ça ne signifiait pas qu’ils n’étaient plus méfiants envers ces inconnus qui foulaient son propre sol. Il croisa ensuite la silhouette de dos d’Elias qui ne s’aperçut pas de sa présence. Ils ne s’étaient pas reparlés depuis la défaite de ce dernier aux combats estivaux et Isdès réprima l’envie d’aller le narguer. Ce n’était pas vraiment le moment de créer un scandale lors d’un moment qui se voulait pacifiste. Il le suivit du regard pendant quelques minutes, tiraillé par son instinct bagarreur, mais il fut bientôt interrompu par l’intervention d’un homme. Isdès baissa son regard vers l’inconnu et reconnut aussitôt un natif du ciel (Chris), au vu de l’accent affreux avec lequel il s’adressa à lui. « Hei. » répondit-il, sur un ton froid et distant. Au moment où il commença à l’interroger, l’Athna se décida à descendre de son cheval pour être à la même hauteur de l’homme. Il avait beau ne pas paraître antipathique, Isdès avait du mal à croire en son honnêteté. Les Skaikru pouvaient-ils vraiment s’intéresser à ce qu’avaient à offrir les Terriens alors qu’ils leur volaient déjà le sol qu’ils foulaient ? Il ravala sa bile à grande peine et se sentit obligé de faire honneur à sa tribu. « Chamois vivent dans les montagnes. Laine épaisse. » expliqua-t-il en passant sa main sur la fourrure bouclée. Il la retourna pour toucher à son tour le côté peau. « Peau qui garde chaleur. Meilleures peaux pour l’hiver. » Il était si attentif à la conversation qu’il ne remarqua même pas qu’Elias avait rejoint une personne qu’il ne s’attendait pas à voir ici (Murphy). Isdès s’essaya même au marchandage. « Tu as quoi toi ? » Qu’est-ce que pouvait bien avoir à offrir celui-là ? De quoi l’Athna pourrait-il avoir besoin qu’il n’ait pas déjà ? Le regard d'Isdès était dur, dubitatif, mais c'était ainsi. Il voulait voir ce que le Skaikru avait dans le ventre, connaître ses motivations, ses ambitions, ici. Il était hors de question de les laisser prendre possession d'un lieu qui avait fructifié au fil des mois.

Spoiler:
 

avatar
14/11/2015 Isa & I 3229 Katie Melua Kyran adorable & Avengedinchains & Lux aeterna Mécanique & Nanotechnologie 291
ψ Cat on a Hot Tin Roof ψ


Sujet: Re: Intrigue n°18 : Ha yun, ai lukot
Jeu 27 Juil - 18:01

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Athnas & Pikunis & Calusas & Odysséens @Tennessee #Antares #Troc

Sans s'en apercevoir Tennessee croisa Baelfire, alors qu'elle se rapprochait du groupe des terriens faisant du troc un peu plus loin. Sinon bien évidement elle n'aurait pas manqué de lui demander comment se portait son pied depuis la fois ou elle le découvrit coincé dans un des souterrains. Mais son intarissable soif d'apprendre ou de savoir annihilait un peu tout ce qui se trouvait sur son chemin. Déjà elle voulait inspecter un peu tout ça, si on la laissait passer, pour découvrir si ici elle pourrait se procurer quelques choses utiles pour cette ruine qu'elle tentait de reconstruire. Tant qu'aucun terrien ne soulevait le bras en lui interdisant d'avancer elle ne stopperait pas. Aussi passa-t-elle rapidement auprès d'un gros bourru ( Elias ) sans y porter grande attention. Et manqua l'échange entre lui et Murphy. Comme sa relation avec la garde battait un Peu de l'aile, la mécanicienne préférait ne pas la coller de trop prêt pour lui octroyer un peu d'air. Et surtout lui laisser l'occasion de se rapprocher quand cette dernière le désirerait. Bien entendu si qui que ce soit attaquait son amie devant ses yeux elle n'y penserait pas à deux fois et se précipiterait dans la bataille. Mais pour l'instant son intérêt fut captée par un petit chiot qui tâchait de lui grimper sur les jambes. Elle se pencha pour le rattraper mais il fit un bond en arrière et couru vers un homme autour duquel évoluaient quelques moutons ( Elouan ).

Tennessee lui trouva le visage un peu patibulaire, mais néanmoins elle se dirigea vers lui intriguée par ses nouveaux animaux cotonneux qu'elle apercevait. Cependant elle reconnut la voix de Chris un peu plus loin et tourna la tête pour voir à qui il s'adressait. Mal lui en prit car la bouclée se retrouva face à son pire ennemi. Enfin tout d'abord ce fut le cheval qui l'hypnotisa, comme la toute première fois ou elle en admira un. Cet immense animal l'impressionnait depuis que ses pieds touchèrent la terre nourricière de ses ancêtres. Alors elle en oublia moutons et chiots pour se diriger vers ce dernier, dans l'espoir de pouvoir s'en approcher un peu plus lors de sa précédente rencontre. Puis alors qu'elle avançait son regard remonta vers le cavalier ( Isdès ) s'imaginant y découvrir Harlan. Mais non, ce terrien-là elle ne l'avait jamais croisé auparavant. Et autant le dire son expression peu joviale semblait traduire le peu de joie qu'il éprouvait à se trouver là. Elle s'imagina que sans aucun doute, leur présence à eux, Odysséens bruyants - c'est bien ce que lui reprochait Gen - et Indélicats lui déplaisait au plus haut point. Alors qu'elle rejoignait Chris qui tentait de marchander elle découvrit la menace qui se cachait sur l'épaule du cavalier : un volatile, un oiseau, un monstre qui la fixait de ses yeux jaunes et vengeurs, certainement avant de lui fondre dessus et de la tuer (phobie des oiseaux). Ses jambes se mirent à trembler alors qu'elle ne quittait pas la bête du regard. La bouche ouverte, son sac serré contre elle s'ouvrit inopinément devant la pression qu'elle lui infligeait. Déversant diverses choses hétéroclites emportées dans l’espoir de faire un échange... ( petit miroir, montre, thermomètre, diverses petites choses "modernes", comme ça vous inspire )

Spoiler:
 

avatar
Invité
Invité


Sujet: Re: Intrigue n°18 : Ha yun, ai lukot
Ven 28 Juil - 18:54

Je rentrai tout juste de mon voyage avec ma fille sur l'île des Kovariis. La tête pleine d'images, les célébrations du solstice me laissaient encore tourneboulé. Il fallait reconnaître que l'élan de fraternité festive qui s'était dégagé du rassemblement pouvait amener à changer de regard sur ce peuple.

Sur le trajet du retour en bateau, j'appris en discutant avec des Naoris que les aînés des Skaikrus faisaient depuis peu excursion en quête de commerce autour de la grande rivière jusqu'à la Clairière, à une demi journée du village Pikuni. Comme je n'avais pu travailler depuis deux semaines, c'était l'occasion de faire du troc pour relancer les affaires, car le prochain convoi à guider sur les routes Athnas ne partirait que dans dix jours. Dire que Mani, le fils de Zénos, allait trainer dans mes pattes.


J'empruntais les souterrains pour gagner du temps et raccompagner Arryn au village. Pas question de l'amener au contact des Skaikrus, en qui je n'avais aucune confiance.  La découverte des amazones, c'était bien assez d'émotions pour le moment. Et j'escomptai la voir reprendre séance tenante ses lectures en anglais et ses exercices de trigonométrie chez le vieux sage Myrddin. A mes yeux, ma fille avait de nombreux talents que je ne voulais pas voir limités dans leur expansion par mon horizon. En notre époque, de nombreuses opportunités florissaient. Qui pouvait dire ce que l'avenir nous réservait avec l'installation pérenne des Skaikrus. Myrddyn l'emmenait avec son petit fils Gareth pour draguer les canaux envasés autour des enclosures des parcelles cultivées. Il y voyait l'occasion de leçons pratiques sur l'amélioration du système d'irrigation et les techniques d'agriculture, parsemant le tout d'histoire et d'ornithologie. Un pédagogue exceptionnel selon mon avis.

Au village, j'appris que beaucoup de marchands avaient peur d'échanger avec les aînés Skaikru. Cela ne fit qu'aiguiser ma volonté à être le premier pour défricher le terrain. Les cadets des Skaikrus étaient depuis peu devenu une source d'activité intéressante dans la confection de tissus et de cuir. Tout le monde a besoin de se vêtir.

Passant en vitesse à mon atelier pour récupérer des peaux et des outils, je reçus la visite de ma marâtre, Xinédine, qui me confia d'autorité un sac de pommes et des myrtilles venues des vergers d'Edmond, ainsi que des vêtements brodés de la manufacture de mon père.

Moi qui songeait voyager léger! Mon intention initiale était plus de faire connaître mes services et mes compétences aux Skaikrus que de me transformer en marchand ambulant. Tel un camelot, lance à la main, je me retrouvai à la tête d'un attelage bien lourd, si bien que j'empruntai un deuxième cheval pour chevaucher plus librement Thémistocle, mon alezan sable et or.

Le soleil commençait à monter haut dans le ciel quand je parvins enfin à la clairière. Vêtu d'une armure d'écailles de cuir brun-rouge rivetées et d'une coiffe d'inspiration Mongole, j'avançai avec allure en saluant les terriens que je connaissais (qui veut) d'un signe de tête. J'aperçus une Skaikru arc à la main (Murphy), ce qui m'alerta. Être armé est une question de bon sens, surtout dans le commerce. Epauler son arc à la cantonade, c'est faire preuve d'un tempérament belliqueux.

Je dévisageais froidement la jeune femme, conscient du contact des multiples couteaux de lancé dissimulés sur mon corps et dont le maniement me rendait bien plus dangereux que si j'avais porté une épée. Si d'aventure elle lançait une offensive contre mon peuple, mieux valait qu'elle fasse mouche à la première flèche. Gare si elle me manquait...

Contrairement à beaucoup, je n'étais pas là pour la figuration. Dressant en quelques minutes un atelier nomade, deux étals faits de tréteaux et une toile bariolée tendue en guise de toit m'assuraient un minimum de confort. J'accrochai la longe des chevaux au poteau d'un autre marchand, plaçant un seau d'eau prévu à l'avance pour le repos des montures.

Ceintures, bourses et carquois venaient s'exhiber sur une table, tandis qu'une selle de cheval d'inspiration persane de Tabriz au pommeau élancé. Celui qui la voudrait aurait à proposer de véritables curiosités ou un joli trésor en échange. Puisque je les avais aussi sur les bras, je déposai les fruit devant les étals pour attirer le chaland.

A la criée j'annonçai en anglais : "Vente de pièces de cuir! Réparation de souliers, de besaces et bracelets de combat! Travail sur mesure, repoussage de motifs! Affutage de vos couteaux offerts! ... Myrtille sucrées des vergers Pikunis. Profitez en!"

Ma syntaxe était parfaite et mon vocabulaire efficace. On ne pouvait en dire autant de mon accent que je me figurai mentalement comme un mercenaire Rahjak ayant consommé trop de champignons hallucinogènes Naori.

Pendant que j'étalais mes peaux, matoirs et alênes sur la seconde table, je débutais un travail de repoussage, pour orner de motifs tribaux ce qui deviendrait un corset de guerrière. Un œil inexpérimenté aurait juré voir un sculpteur à l'œuvre sur le cuir humide, armé d'un petit burin et d'un maillet.

Spoiler:
 

Contenu sponsorisé


Sujet: Re: Intrigue n°18 : Ha yun, ai lukot

 

Intrigue n°18 : Ha yun, ai lukot

Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant

 Sujets similaires

-
» Résumé de l'intrigue
» INTRIGUE #1 ☠ halloween party
» ♣ intrigue oo5.
» "Une femme d'esprit est un diable en intrigue." [Eléonore - Emmanuelle]
» Intrigue 3 - Carnaval de Broadway [terminée]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Hundred :: Il était une fois des jolies histoires-