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˜˜˜˜˜˜Dream as long as you can, my love... [Arméthyse]
maybe life should be about more than just surviving

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21/04/2016 Arméthyse 638 Dichen Lachman None! Garde royale - stratégie et combat 31
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Sujet: Re: Dream as long as you can, my love... [Arméthyse]
Mar 8 Aoû - 20:27


C'est la bouche légèrement plissée qu'Erika reçu les mots de son amie. Alors jamais elle ne saurait la dépasser en couture ? Oui. Ezra avait raison. La petite Guhur gloussa comme une poule, la tête en l'air pour déployer sa gorge et laisser libre court à ce rire, elle se tenait aussi le ventre qui commençait à lui faire mal à cause de ce fou rire. Elle se voyait mal réussir à dépasser son amie, sérieusement, elle n'avait jamais touché d'aiguille de sa vie mais elle savait déjà qu'elle n'allait pas aimer. Et rien que d'imaginer Ezra être son maître était risible. Mais sa vie n'en aurait été que meilleure. Ezra aurait pris soin d'elle comme personne...

Le réponse d'Aerys ne tarda pas et sa comparse se mit à sourire. Non, elle n'allait pas la regarder avec un regard pareil. Pourquoi le ferait-elle ? « Non, je te regarderais juste... gentiment ? Ça ira, gentiment.... ? » Erika sourit bêtement et continue de tenir Maia contre elle. Elle secoua finalement la tête à la question de son amie. Bien sûr que tenir la petite ne la dérangeait pas. Même si elle venait à s'endormir. La petite était aussi légère qu'une plume alors la tenir ou être près d'elle ne changeait rien. « Je m'en occupe. » Susurra finalement la Rahjak en chatouillant la petite qui s'endormait déjà. L'enfant se mit à gigoter et à rigoler et finalement Erika lui laissa son doigt à tenir et la laissa tranquille pour qu'elle puisse réellement dormir cette fois. Le silence s'installa alors, et pourtant, Ezra qui étalait l'étoffe précieuse sur son espace de travail, reprit la parole pour expliquer à qui allait appartenir ce si beau tissu. La princesse alors ? Erika n'arrivait pas à la réaliser, son amie était en train de faire les habits que portait la princesse ? Elle y croyait à peine. Son amie lui en mettait plein les yeux sans le savoir. Atteindre la royauté, en étant esclave était impossible. Enfin, il lui avait toujours semblé. Mais à travers ce tissu, c'est comme si Aerys réussissait à communiquer à la Draghsteel. Enfin. Erika ne souhaitait pas tant avoir affaire à la famille royale. Pour elle, ils étaient tous comme tout le monde... Même si c'était une idée de petite enfant naïve.
Sans le savoir à l'avance, cette conception plairait à la petite Irina, et une amitié en découlerait jusqu'à ce que finalement, le destin d'Erika ne change totalement. Jusqu'à la naissance d'Arméthyse, sa nouvelle identité.  « Sauf que c'est moi ta princesse !  » Balança-t-elle finalement en rigolant. Mais elle se racla la gorge et se calma alors. « Tu seras bien payée alors ?  » Elle l'espérait mais en doutait sérieusement, Basile devait prendre le plus gros de l'argent...

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28/02/2016 Glacy 667 Jessica Parker Kennedy bazzart esclave de Roan en fuite ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée 209
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Sujet: Re: Dream as long as you can, my love... [Arméthyse]
Mer 9 Aoû - 8:25


« Non, je te regarderais juste... gentiment ? Ça ira, gentiment.... ? » « Oui cela le fait. » Esquissant un sourire. Un regard complice. Ma complice, elle l'était autant que j'étais la sienne. Ne pouvant encore imaginer un jour où nous ne serons plus liées, où nous ne verrons plus. Pourtant c'était ce qui finirait par arriver alors que nous perdrons contact. N'ayant aucune idée que nous deviendrons même des étrangers l'une pour l'autre. Un lien qui ne s'améliorerait pas de sitôt. Un fossé qui ne serait pas comblée de sitôt. Un fossé qui ne serait même pas entièrement comblée après mon départ et je doutais que cela puisse arriver de suite alors qu'il me faudrait revenir à la cité pour la revoir. Or, revenir à la cité du Dieu du soleil, je n'y comptais pas. Ne comptant pas croiser de nouveau mes semblables si ce n'était des amis comme Eirik l'était devenu en quelques heures. Des questions et des réflexions que je n'avais toutefois pas à réfléchir dessus alors que j'étais pour le moment jeune et naïve. L’insouciance de la jeunesse vous pourriez dire. Ce qui était la vérité alors que je n'avais pas idée encore de ce que serait mon destin et à vrai dire cela ne comptait pas dans mon esprit à la différence de ces moments passés avec elle dans le présent. « Je m'en occupe. » « Merci. » Excepté que ce n'était tout à fait pas ce que j'avais en tête alors que j'avais pensé qu'Erika s'endormirait avec la petite dans ses bras. Ne m'attendant pas à cela. Ne m'attendant pas à ce qu'elle mette à la chatouiller alors que déjà les rires de Maia résonnaient dans la pièce. Secouant la tête, légèrement désespérée. Tentant de me rassurer en me disant qu'elle s'en occupait. Ce qui était vrai alors qu'elle tenait parole, finissant par la laisser s'endormir plus tranquillement non sans que je lui jette un nouveau regard comme pour l'empêcher de recommencer. Peut-être trop protectrice. Mais c'était ce que nous faisions tous avec elle, alors qu'elle paraissait si chétive que nous avions tous le désir de la protéger de la misère de ce monde. Comme si on pouvait réussir à lui faire oublier que nous nous trouvions tous en enfer, que dehors les fouets claquaient et le sang coulait le long des ruelles. Comme si nous avions encore l'espoir de pouvoir la laisser dans une ignorance trop certaine où elle n'aurait pas à voir la violence de ses grands yeux ouverts. Ce qui n'était pas encore arrivé heureusement. Ne pouvant que sourire en la voyant dormir paisiblement alors qu'il n'y avait pas de mots pour la décrire elle et son innocence. « On dirait un ange tu ne trouves pas ? » Ce que je pensais alors qu'elle représentait toute la gentillesse et l'innocence du monde. Une image de pure beauté.

La conversation qui déviait alors que je reprenais ma tâche. Me remettant à coudre délicatement non sans lui expliquer que cette commande était à destination du palais, de la princesse Irina pour cette fois-ci. « Sauf que c'est moi ta princesse !  » Ne pouvant m'empêcher de me rire à mon tour alors que je m'interrompais pour la serrer dans mes bras l'espace de quelques secondes. Instinctivement. Automatiquement.  « Et tu seras toujours la mienne !  » Une vérité que je pensais, alors qu'elle aurait toujours une place dans mon coeur. Elle était plus qu'une soeur, elle était un membre à part entière de ma famille et je pouvais que la chérir de plus belle chaque jour. Me détachant pas moins d'elle alors que je savais que je devais continuer de coudre. Attendant l'espace d'un instant alors que je ne pouvais que me rendre compte que son visage était redevenu sérieux. « Tu seras bien payée alors ?  » J'haussai les épaules avant de lui répondre un peu vaguement. « Comme ci, comme ça.  » Ce n'était pas un mensonge mais ce n'était pas non plus l'entière vérité. La vérité n'était pas si glorieuse. Si chacun avait droit à plus, pouvait espérer recevoir plus; il n'en restait pas moins que ces commandes importantes s'étaient aussi accompagnées de regard en coin, de paroles flatteuses. Me détournant pour reprendre ma tâche comme si de rien n'était, comme pour masquer ce frissonnement qui était remonté en moi alors que je me remémorais chacun des détails. Je savais que j'avais attiré son attention mais au lieu d'espérer m'élever dans l'atelier, je craignais presque ces regards et les murmures que j'avais l'impression qui pouvaient être. Craignant d'attirer son attention alors que je préférai vivre dans l'ombre. Ne me doutant pas que tout ceci, et la haine que j'éprouvais à l'égard de mon maître me pousserait quelques années plus tard à tenter de le tuer avant qu'il ne me brise en morceaux et m'envoie au bordel. Changeant de sujet alors que je reprenais la parole pour dévier la conversation sur elle. « Et toi ? est-ce que cela se passe toujours de la même manière ? » Un ton qui ne se voulait pas brutal et inquisiteur si ce n'était que j'avais détourné la conversation en la portant sur elle et le fait que je savais qu'elle était grandement aidée par sa mère. « Tu n'as jamais imaginé que tu voudrais faire autre chose ? Je veux dire si on était pas esclave, qu'est-ce que tu voudrais faire ? ou aller ?  » Plus curieuse désormais alors qu'on avait jamais abordé la question juste rêvé en silence d'un monde où ne serions plus des esclaves mais des reines. Nous avions juste rêvé d'un monde où nous ne vivrons pas à genoux mais mourrons debout.

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21/04/2016 Arméthyse 638 Dichen Lachman None! Garde royale - stratégie et combat 31
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Sujet: Re: Dream as long as you can, my love... [Arméthyse]
Jeu 10 Aoû - 18:21


Après avoir chatouillée la gamine, Erika remarqua bien le regard de sa comparse et d'autres enfants dans la pièce. Ils jetaient presque tous des éclairs, mais elle ne comprenait pas bien. Certes, la petite semblait fatiguée, extrêmement même, mais tout de même, la chatouiller était-il passible de coût de fouet ? Au vue de ses yeux là, elle en doutait. Erika esquissa cependant un sourire et tira légèrement la langue à Ezra en réponse à ses gros yeux. Non, elle n'allait pas déranger le sommeil de la petite à nouveau. Une fois, pas deux. Non à cause des avertissements qu'elle voyait dans les yeux des autres, mais bien parce qu'elle préférait que Maia se repose comme il faut avant le retour du maître. Car tôt ou tard, il reviendrait et la petite Guhur espérait bien qu'elle ne serait plus là lorsqu'il débarquerait. Un ange ? Elle posa alors son regard sur la gamine, endormie profondément dans ses bras et elle esquissa un nouveau sourire, bien plus tendre cette fois. « C'est peut-être bien la chose la plus belle et précieuse de la cité... » La plus inoffensive surtout. A cet âge-là, avec une innocence pareil, Maia était bien un ange. Une petite boule en attente d'amour et d'affection et rien qu'à la regarder, Erika rêvait d'avoir un enfant comme ça. Mais cette envie lui passerait vite en réalisant à quelle point la vie est misérable aux pays du soleil. Et des enfants, il était préférable de ne pas en avoir, avec ou sans envie, il ne le fallait pas. Jamais elle n'oublierait cela. Resserrant légèrement sa prise autour de la petite, elle la réinstalla correctement contre elle sans pour autant la réveiller.

L'ouvrage pour la princesse avançait lentement. Erika comprenait que son amie y allait doucement afin d'être encore plus professionnelle que d'habitude. Il fallait être méticuleuse avec un tissu aussi noble et cher... Elle le comprenait juste en le voyant. Mais la petite Aerys se stoppe pour venir la câliner et rien que cette démonstration d'affection remet un peu plus de baume au coeur à Erika. Elle ne peut plus lui en vouloir du tout de sa réaction excessive de tout à l'heure. La tornade de sentiment négatif et de colère est bien passée maintenant et son sourire le démontre encore, tandis qu'elle serre Ezra de son bras libre. Une seconde à peine, mais ça vaut bien tout l'or du monde. Tellement d'or que même les Draghsteel n'en aurait pas assez pour payer ce que vaut un câlin d'Ezra au yeux d'Erika. « Comme tu es la mienne, Miss Aerys.  » Elle se retint de faire une révérence à cause de l'enfant endormi dans ses bras. C'était trop risqué et elle ne voulait pas la faire tomber. Mais après ce doux câlin, son amie retourna rapidement à l'ouvrage. Il le fallait. Elle resta près d'elle et observait ses faits et gestes. Assimilant peu à peu comment il fallait faire pour coudre un vêtement. Elle se voyait mal le faire. N'étant pas patiente, Erika ne comprenait pas bien comment elle pourrait réussir à rafistoler à un vêtement ou pire, à en confectionner un tout entier. Mais bon... un jour, peut-être.

Comme ci, comme ça, alors ? Bien. Elle comprit que son amie ne serait pas bien payer. Évidemment. Être esclave est une galère sans nom. Une paye de misère lorsqu'on réussit à en avoir une, parce que ça n'est pas le cas de tout le monde. Les maîtres ne doivent rien du tout alors que les esclaves doivent leurs décrocher la lune, alors même qu'ils ne la demanderaient pas...

Le labeur d'Ezra ne cesse pas et la conversation ne fait que dévier un peu plus. Aerys posant alors des questions à son propos. Erika haussa légèrement les sourcils. Elle ne parlait pas beaucoup d'elle, et cette manie ne cesserait jamais, les confidences elle n'aimait pas tellement ça, parce qu'en dire trop était dangereux et ça, elle le savait plus que n'importe qui. Mais pourtant, elle savait qu'elle pouvait tout dire à son amie. Et que même plus tard, elle saurait se confier à différentes personnes qui tiendraient une place importante dans son coeur. Même si tout ne sera pas toujours tout rose. « Toujours tout pareil. J'essaye de m'éclipser dès le matin et que maman fasse le plus gros pour juste avoir à terminer quand je rentre. Mais... enfin, depuis la dernière fois que je t'ai vue, j'étais coincée à la maison. J'ai pas pu mettre un pied dehors. Je suis punie par maman parce qu'elle veut que je l'aide plus qu'avant. Elle dit qu'elle vieillit mais moi je la trouve encore jeune, pas toi ? Tu l'as trouve vieille ma maman ? Enfin pardon, je m'égare... En tout cas, si j'étais pas tombée, bah je serais pas là. C'est pour ça que j'ai eu le droit de sortir, maman savait que tu réussirais à la réparer la robe, et puis moi aussi, je le savais. » Mais subitement, elle glisse une main sur son front. Il y a des moments comme ça, ou parfois, elle devient un vrai moulin à parole, sans réussir à s'arrêter et elle déteste cette logorrhée. Elle pousse un profond soupire en fermant les yeux et reprend sa respiration en les rouvrant alors. Le calme de nouveau revenu. Elle esquisse un sourire malgré tout et hoche la tête à cette autre question. Elle y a déjà songé... très souvent. Presque tout les jours. « On peut pas savoir à l'avance qui on sera plus tard, ni où on sera, mais on peut y penser et je crois qu'on le fait tous. Moi... je voudrais bien vivre dans la nature, dans un arbre par exemple. Avec des animaux... Je veux me marier avec un beau garçon, avec une maison dans un arbre et pleins d'animaux oui... Et toi, alors ma princesse ?  » Un sourire d'imbécile éclaire alors son visage tandis qu'elle s'imagine de nouveau là-bas. Elle n'est pas sans savoir que bon nombres des tribus du dehors vivent dans la nature, et même sans provenir d'une autre tribu, elle aurait bien-aimé ne pas naitre esclave, être une rahjak et devenir voyageuse. Même si elle n'était pas tout à fait certaine que ce poste-là existe. Quoique... C'est bien ce que le vieux Ozvan faisait. Enfin, il n'était pas encore aussi vieux que cela. Elle l'adorait, ce bonhomme, et ça, jamais ça ne changerait.

Erika claque finalement des doigts comme pour attirer l'attention. « Dans une autre vie, on sera des pirates toi et moi. On sera capitaine toutes les deux, sur deux gros bateaux alliés et on ira chercher des trésors, tu veux ? »

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28/02/2016 Glacy 667 Jessica Parker Kennedy bazzart esclave de Roan en fuite ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée 209
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Sujet: Re: Dream as long as you can, my love... [Arméthyse]
Jeu 10 Aoû - 20:32


« C'est peut-être bien la chose la plus belle et précieuse de la cité... » J'hochai la tête du même avis. Pour certain l'or était ce qui était le plus précieux mais je n'étais pas du même avis. Il n'y avait rien de précieux dans le métal. Certes, il brillait et attirait les regards. Mais il ne valait rien en comparaison des liens qui pouvaient être créés, en comparaison des personnes qu'on pouvait rencontrer et aimer. Erika en faisait partie. Elle faisait partie de ces personnes auquel je tenais tout comme Maia. L'amitié pouvant être plus fort que la haine autant que l'amour dépassait la violence. Des sentiments qui ne semblaient toutefois pas compter pour de nombreux alors que beaucoup effaçaient ces sentiments d'un coup de baguette, faisant mine qu'ils en étaient dépourvus. Mais au final, on ressentait tous quelque chose. On ressentait la douleur. On était impacté par d'infirmes détails autant qu'un sourire pouvait naître sur des visages pour différents motifs, face au visage d'un être cher. Rien ne pouvait remplacer un sourire. Sourire c'était ce que je ne pouvais m'empêcher de faire, refusant de tomber dans cet état dans lequel il régnait, refusant de vivre dans la peur absolue. Je ne voulais pas leur faire ce cadeau. Je ne voulais pas vivre dans la peur. Préférant rire et faire des câlins à Erika de loin. Ce que je fis alors que je m'interrompais dans ma tâche pour la serrer près de moi l'espace de quelques secondes. « Comme tu es la mienne, Miss Aerys.  » « Jusqu'à la fin.  » Soutenant son regard. Des promesses. Des échanges complices auquel je n'étais pas encore prête à renoncer. Pas encore prête à renoncer à mon innocence non plus. Cette même innocence que Basile me volerait. Bien peut-être que cette même innocence aurait été volée des années plutôt à l'instant où la vie avait fait de moi un esclave et mes prédécesseurs avant. Une condition que je ne pouvais changer. Un statut que je ne pouvais pas faire comme s'il n'existait pas alors que les marques au fer rouge sur ma peau me le rappelait à chaque instant. Mais ces marques, cette vie, ces personnes ne pourraient pas m'empêcher de rêver. Et rêver je le faisais toujours. Autant moi qu'Erika.

Et autant qu'elle, je devais exécuter les tâches qu'on me confiait alors qu'être esclave se résumait à se montrer obéissant et à suivre les ordres. Des ordres que je savais qu'elle tentait de suivre alors que j'avais toujours eu conscience depuis bien longtemps qu'elle faisait tout son possible pour éviter les labeurs qu'on lui confiait et passer du temps dehors. S'éclipser par la fenêtre ou la porte c'était toujours tentant mais autant il était préférable de se montrer méfiant pour ne pas être pris sur le vif. Consciente que je risquais sans doute plus qu'elle si mon maître me surprenait en dehors de ces murs alors que ma place était à l'intérieur, à poursuivre ces ouvrages.  Mon regard posé sur elle alors qu'elle prenait la parole sans s'interrompre. « Toujours tout pareil. J'essaye de m'éclipser dès le matin et que maman fasse le plus gros pour juste avoir à terminer quand je rentre. [...] Enfin pardon, je m'égare... En tout cas, si j'étais pas tombée, bah je serais pas là. C'est pour ça que j'ai eu le droit de sortir, maman savait que tu réussirais à la réparer la robe, et puis moi aussi, je le savais. » « Non, elle n'est pas vieille. » A vrai dire je n'en savais rien alors que je ne l'avais pas vu souvent. N'ayant pas cette chance d'avoir connu ce lien maternel qui l'unissait elle et sa mère. Un lien que je ne connaîtrais jamais alors que je n'avais que des fragments des souvenirs. Un lien que je connaîtrais peut-être que si j'avais des enfants mais je ne comptais pas en avoir de sitôt alors que personne n'avait fait chaviré mon coeur, tout autant que je ne voulais imposer cette vie à d'autres êtres. Préférant porter seule mon fardeau. Pour autant je ne pouvais que l'envier légèrement même si aux yeux d'Erika je ne pouvais que voir qu'elle aurait préféré esquiver cet ordre pour être dehors et profiter du soleil. « Après c'est normal que tu l'aides, non ? » Ce qui n'était pas forcément une question bien qu'une alors que c'était sans doute ce que je ferai à sa place pour l'aider. On avait tous nos devoirs à accomplir, des responsabilités qui nous attendaient à supporter. Des responsabilités qu'Erika fuyait toutefois sans que je puisse lui en vouloir alors que là n'était pas ma place.

La conversation qui déviait au fil des minutes alors que je m'étais remise à coudre, faisant attention à mes gestes tandis que doucement mais sûrement je continuais de coudre l'étoffe. « On peut pas savoir à l'avance qui on sera plus tard, ni où on sera, mais on peut y penser et je crois qu'on le fait tous. Moi... je voudrais bien vivre dans la nature, dans un arbre par exemple. Avec des animaux... Je veux me marier avec un beau garçon, avec une maison dans un arbre et pleins d'animaux oui... Et toi, alors ma princesse ?  » J'haussai un sourcil non sans continuer de coudre. « Pourquoi tu voudrais vivre dans un arbre ? C'est stupide ? » N'en voyant tout simplement pas l'intérêt. « Et qui te dit que ce sera un garçon avec qui tu te marieras, qui sait, peut-être que je t'ai déjà volé ton coeur ? » Moqueuse alors que je jouais sur nos sentiments, sur ce lien qui nous unissait si ce n'était que je lui jetais un regard avant de reprendre la parole d'un ton bien plus sérieux. « Je voudrai être libre. Je voudrai découvrir le monde. Je voudrai qu'on fasse chavirer mon coeur jusqu'à ce que je ne puisse plus respirer comme dans les livres. Mais pour le moment ce n'est que des rêves et tout ce qu'on a c'est cette réalité. Et il n'y a aucune fin heureuse qui nous attend là, aucune princesse.  » Légèrement plus triste à cette idée alors qu'en effet, c'était ce qui nous restait, c'était ce que l'on avait. Mais elle ne semblait pas vouloir se départir d'une humeur plus légère alors que déjà elle attirait mon attention. M'interrompant de nouveau pour lui jeter un regard. Ne pouvant que céder face à son sourire et cette étincelle qui vivait en elle. « Dans une autre vie, on sera des pirates toi et moi. On sera capitaine toutes les deux, sur deux gros bateaux alliés et on ira chercher des trésors, tu veux ? » « Oui ! » Hochant la tête pour ponctuer mes mots tout en continuant plus rêveuse. « Je me demande à quoi cela ressemble la mer... Je voudrai tellement voir le monde en couleur que cela fait mal de ne pouvoir que l'imaginer. Je voudrai tellement partir. Je voudrai tellement que cela prenne fin et être enfin libre ! »

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21/04/2016 Arméthyse 638 Dichen Lachman None! Garde royale - stratégie et combat 31
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Sujet: Re: Dream as long as you can, my love... [Arméthyse]
Jeu 10 Aoû - 23:11


Jusqu'à la fin. Elle hocha la tête en rigolant un petit peu. Elle voulait y croire. Toutes les promesses échangées avec Ezra comptait énormément pour elle et aucunes n'avaient été prises à la légère. Erika comptait toutes les tenir, une par une. Finir ses vieux jours avec sa meilleure amie est une très bonne façon de finir avant de mourir, non ? Finalement la petite Aerys ne tient pas rigueur du flot de parole de la Guhur et lui confirme même que sa mère n'est pas vieille, ce qui ne peut que la faire sourire au final. Et la rassurer. Voir sa mère mourir si jeune l'anéantirait. Erika n'était tout simplement pas prête à la perdre. Non parce que sa mère lui rendait service en faisant la plupart des corvées mais parce qu'elle l'aimait, tout simplement. Une mère, tout le monde n'en a qu'une et puisqu'elle n'a pas eu de papa, sa mère à compensé très largement en occupant les deux rôles à la fois. Car non, son maître n'était définitivement pas une image paternel pour la petite, bien qu'il ne soit pas l'homme le plus méchant du monde. Elle ne pouvait tout simplement pas le voir comme ça. En revanche, le vieux Ozvan, oui. Avec ses vieilles histoires et sa bienveillance envers elle, il ne pouvait que l'être et au fond, Erika se disait même qu'il était peut-être bien son vrai père, même si elle n'avait jamais osé demandé ni à lui, ni à sa mère. C'était peut-être même improbable puisqu'il n'était jamais là, à la cité, et toujours en vadrouille partout et nul part à la fois. « Après c'est normal que tu l'aides, non ? » Erika pinça sa lèvre inférieur de ses dents et prit un air subitement gêné. Oui. Elle devrait l'aider plus que ça. C'était justement ce qu'elle s'était promit en arrivant jusqu'ici, ou en sortant, elle ne savait plus exactement le moment de sa promesse, mais elle était certaine qu'elle avait aujourd'hui, réussit à tirer les bonnes conclusions de tout cela. Et c'était uniquement grâce à Ezra, sa maturité, sa maîtrise et surtout son sérieux dans tout ce qu'elle entreprenait. Elle prenait son aîné en exemple. « Je vais le faire... Mais on se verra peut-être moins, tu sais... » Là était le problème. Si la gamine adorait passer du temps avec sa mère, sans faire de tâche ménagère, elle aimait surtout s'échapper pour profiter de la vie et de ses connaissances. Sans ses fuites, elle n'aurait jamais rencontré quiconque, car le maître et sa mère faisaient toutes les tâches d'extérieur comme aller chercher les vivres et tout le reste. Alors Erika n'aurait jamais besoin de sortir et son maître était peu enclin à ce qu'elle sorte, même s'il savait qu'elle le faisait en cachette, il était loin d'être pour... Mais enfin, elle ferait à présent ce qu'il faut pour aider sa mère. Tout en essayant de garder un peu de temps pour son adoré Ezra. Car définitivement, elle ne pouvait pas la mettre de côté et l'oublier juste comme ça. Même si l'adage "loin des yeux loin du coeur" aurait pu être employé, Erika n'y croyait tout simplement pas. Même loin des yeux, Ezra restait dans son coeur.

Un petit baiser égaré dans la chevelure de la jeune Maia toujours endormie. La conversation allait toujours bon train. Des divagations, des rêves, peu importait la qualification, il n'en restait pas moins que les deux gamines, Aerys et Guhur, partageaient leurs envies, leurs songes... Mais non, Ezra avait tort. Vivre dans un arbre n'avait rien de stupide. La nature semblait bien plus favorable pour vivre que le désert, que parmi les Rahjaks. Haut perché dans un arbre, il était peu probable qu'il arrive quelques choses. Outre une attaque animal et que l'arbre s'effondre en cas de tremblement de terre ou de la vieillesse, du vent peut-être même... Non. Définitivement la Guhur voulait vivre en forêt, parmi les ours, les loups et les autres animaux qu'elle n'avait jamais vue que dans des livres. Et qu'elle aurait la chance de voir durant quelques voyages qu'elle oserait faire. Pourtant pas vexée, elle secoua sa petite tête brune en se marrant comme une baleine. « Non, imagine juste une maison, avec les murs et le toit, mais dans un arbre. En hauteur. Avec des singes tout autour, comme ceux d'ici mais beaucoup plus amicaux. » Elle continua de rire et Maia commença à gigoter, prête à se réveiller, alors elle colla sa main libre sur sa main pour étouffer ses sons et déjà, la petite cessa de remuer. Mais finalement Ezra la prend au piège en parlant des garçons. Erika ne riait plus, mais un sourire taquin incurva ses lèvres. « Mais tu as déjà mon coeur, princesse. Mais tu n'auras pas le reste, il faut des garçons pour faire des choses, c'est ce que maman me dit tout le temps ! » Bien que la sexualité et l'amour ne soit pas le fort de deux gamines, Erika avait déjà quelques bases et elle trouvait ça parfaitement dégoûtant. Mais les garçons... bien que stupide, elle les trouvait... beau ? Attirant ? Admirable même. Et puis ça semblait être d'une logique implacable qu'une femme aille près d'un homme, juste parce que les femmes étaient traitées comme des moins que rien ici. Une image qui changerait difficilement avec le temps, mais pourtant, sans homme à son bras, Erika réussirait à se hisser jusque dans la garde royale. Un très bon début, même si tout ses Rahjaks misogynes détesteront justement son parcours. Ici, traité une femme comme son égal n'est pas possible. Alors finalement, en y réfléchissant bien, cette gamine n'était plus très sûre de sa vision des choses.. se marier à une femme, serait peut-être le mieux ? Le silence s'imposa un peu tandis qu'elle y réfléchissait. Pouvait-elle envisager de passer sa vie avec Ezra ? Elle rigola et hocha la tête comme pour répondre à ses réflexions. « Erika Aerys... Tu me feras ma couture et ma nourriture. Moi, je ferrais la chasse et le ménage, deal ? Hein t'es ma chérie ? » Elle se remit à rigoler comme une imbécile suivie de près par les autres petits enfants présent de l'atelier qui ne perdaient pas une miette de l'échange des fillettes. Il était rare que ça soit le cirque ici, mais forcément, comme en serait-il autrement avec la présence d'Erika ? Toujours à faire le clown partout où elle passait.

Mais la conversation reprit du sérieux, parce qu'Ezra se voulait libre. Et un jour, elle le serait. Pas de la meilleure des façons, pas totalement libre, pas officiellement aux yeux des Rahjaks, mais elle le serait. Difficilement et après de nombreuses blessures, des années difficiles, plus dures les unes que les autres, mais elle y arriverait. Libre et amoureuse. Le rêve d'une petite fille normale. Un peu comme Erika finalement, mariée et dans sa cabane dans l'abrre. Une vie libre, qu'elle se serait choisie. Elles étaient similaires, même si le rêve se déclinait de façon différente. Malgré tout, il était impossible que l'histoire se termine bien, pas comme dans les livres, la cité du désert ne semblait pas perdre de fin heureuse. Pour personne. Mais ailleurs ne semblait pas mieux non plus. Même si elles en rêvaient, forcément après avoir été enchaînées autant de temps. Encore plus de temps pour la Aerys, hélas.

Cette histoire de pirate remet finalement un peu de baume au coeur après le cris du coeur d'Ezra avec son envie de liberté et elle n'en vient qu'à confirmer que ça serait un beau rêve d'être pirates et de chasser des trésors. Et voir la mer, elles avaient ça aussi en commun. Mais la tonalité devenait trop sérieuse encore une fois, trop tragique. Même si Erika ne pouvait qu'apprécier la sincérité de sa comparse et la confidence qu'elle lui faisait, elle ne pouvait décemment pas la laisser être aussi triste. Mais elle confirma d'un hochement de tête, car elle aussi rêvait du dehors et de la mer. Y mettre les pieds une seule fois et revenir ici serait déjà un bon début. Elle esquissa un sourire et se remémora alors son exemple de Roméo et Juliette d'un certain Shakespeare. «  Un jour tu sortiras, et peut-être que tu vas tomber amoureuse d'un Naori... et que nos peuples y vont se battre l'un contre l'autre pour arrêter ton amour. Et t'auras une cabane dans les bois, chanceuses ! Mais te suicide pas d'accord ? »


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Sujet: Re: Dream as long as you can, my love... [Arméthyse]
Ven 11 Aoû - 13:22


Ne pouvant que voir qu'elle était légèrement gênée face à ma question, ce que je ne pouvais pas réellement lui en vouloir. « Je vais le faire... Mais on se verra peut-être moins, tu sais... » « On trouvera toujours un moyen ne t'inquiète pas. » Lui adressant un sourire pour la réconforter alors que je ne voulais pas pour autant qu'elle croit que je l'incitais à faire quelque chose qu'elle ne voudrait pas. Bel et bien là alors que je lui adressais un sourire, comptant bel et bien être toujours pour la voir. Je ne voulais pas qu'elle disparaisse de ma vie ou quoi. Comptant bien la retrouver encore et encore alors que même si les jours passaient nous trouvions toujours un moment pour nous voir. On y arrivera encore même si elle travaillait, même si elle aidait sa mère. Je n'en doutais pas. Je ne doutais pas autant qu'elle sur ce point alors que j'y croyais peut être même dur comme fer. Mais je gardai ses propos pour moi alors que la conversation déviait de nouveau comme elle le faisait à chaque fois.

« Non, imagine juste une maison, avec les murs et le toit, mais dans un arbre. En hauteur. Avec des singes tout autour, comme ceux d'ici mais beaucoup plus amicaux. » J'hochai la tête pensive. Surtout l'occasion de voir des scorpions, serpents, rapaces et charognards que des singes. Ce que je gardais pour moi alors qu'il paraissait certain qu'en si peu de temps elle avait réussi à voir plus dans la cité que je n'avais déjà vu. « Mais tu as déjà mon coeur, princesse. Mais tu n'auras pas le reste, il faut des garçons pour faire des choses, c'est ce que maman me dit tout le temps ! » Ne pouvant m'empêcher de rire en entendant ses mots. Des mots qui en firent rire d'autres alors que l'ambiance était bien plus légère qu'au début, alors que chacun semblait se détendre petit à petit face à la présence d'Erika. Une certitude alors que cette dernière réussissait toujours à apporter une touche de fantaisie où qu'elle allait. « Mais les arbres te cacheraient le soleil... » Et oui autant que je détestais cet endroit, je ne pouvais qu'apprécier la morsure du soleil et sentir ses rayons réchauffaient ma peau. Ce n'était pas pour rien que tout un culte était formé envers le dieu du soleil alors que nous le vénérons pour de nombreux. Et moi-même je ne pouvais que le vénérer malgré ma condition d'esclave comme si j'avais l'espoir qu'il puisse m'apporter quelque chose de mieux. L'espoir qu'un jour ou l'autre la roue en vienne à tourner. Sortant toutefois de mes pensées alors que ce fut d'un ton moqueur que je reprenais la parole. « ... en plus tu ferais une très mauvaise mère, regarde princesse, je dois même coudre tes robes. » Plus de la taquinerie que de la méchanceté alors que je ne pensais pas un mot de ce que je disais. Et cela encore plus alors que je savais que tout comme moi même si notre futur, occasion d'avoir des enfants était loin elle n'en voulait pas ici. Il n'y avait pas de place pour des enfants dans cette cité et ce n'était pas un cadeau de les créer pour qu'ils deviennent esclaves à leur tour. Mon regard qui se posait sur Maia qui dormait toujours dans les bras d'Erika alors que mes doigts serraient un peu plus fort l'aiguille avant que je ne la replonge dans l'épaisseur du tissus pour coudre le prochain motif. Un silence bientôt de nouveau rompu alors qu'elle reprenait la parole. « Erika Aerys... Tu me feras ma couture et ma nourriture. Moi, je ferrais la chasse et le ménage, deal ? Hein t'es ma chérie ? » « Deal ! » Les éclats de rire qui ne tardaient à se succéder alors que nous étions certes pour de nombreux encore inconscient des dangers qui planaient sur nos têtes. Mais c'était ce qui était autant magnifique. «  Un jour tu sortiras, et peut-être que tu vas tomber amoureuse d'un Naori... et que nos peuples y vont se battre l'un contre l'autre pour arrêter ton amour. Et t'auras une cabane dans les bois, chanceuses ! Mais te suicide pas d'accord ? » «  J'imagine que ce serait un magnifique sacrifice de tomber par amour... Mais je ne veux pas me suicider ou déclencher une guerre, puis je pense pas qu'ils se battraient pour nous. On était des esclaves pas des princesses... » Car autant qu'on pouvait rêver d'une meilleure vie il n'en restait pas moins que nous ne serions jamais pour nos maîtres que des bouts de pain qu'ils pouvaient jeter ou manger, des objets qu'ils pouvaient jeter et réparer. Nous étions des jouets entre leurs mains si ce n'était entre celles du dieu du soleil. Manquant de nouveau de jeter un froid sur l'assemblée alors que je ne tardais pas moins à reprendre la parole pour ne pas paraître pesante. «  Mais tu seras toujours ma princesse. » Lui adressant un sourire. Une princesse. Elle l'était. Autant que j'étais la sienne. Bien que tout aussi consciente que le temps continuait de filer et qu'elle devrait bientôt disparaître avant que Basile ne revienne. « Tu devrais y aller... On se reverra bientôt. »


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21/04/2016 Arméthyse 638 Dichen Lachman None! Garde royale - stratégie et combat 31
✣ Chaos is a ladder


Sujet: Re: Dream as long as you can, my love... [Arméthyse]
Ven 11 Aoû - 15:45


Un moyen pour se retrouver ? Erika n'en doutait pas vraiment. Elle voyait bien, en cette situation que cette belle amitié n'était pas à sens unique et que son amie était prête à faire des efforts coûte que coûte pour pouvoir se voir. Évidemment, ça n'aurait rien de facile. Les deux demoiselles ayant respectivement des tâches différentes à accomplir durant le jour et n'ayant du tant qu'à se reposer durant la nuit, il serait compliqué de se voir en gardant la santé. Mais même cinq petites minutes volées par-ci par-là contenterait la Guhur. Rien que des petites mots secrets dissimulés dans des coins connues d'elles seules lui conviendrait, même si une entrevue réelle restait pour le mieux. Dans tout les cas, elle ne se voyait pas couper les ponts avec son amie. Hors de question. Autant mourir sur le coup que de perdre cette -presque- soeur si précieuse à ses yeux. Ainsi, elle hocha la tête et se rapprocha davantage de sa comparse pour déposer un baiser sur sa joue, scellant ainsi une promesse inavouée. Elle remettait sa confiance et l'espoir entre les mains d'Ezra de pouvoir se voir tout autant qu'avant, même en étant trop occupée. Elle chez son maître et son amie à l'atelier.

Aerys marquait un point par rapport au soleil. En forêt, il filtrait bien peu, mais dans l'idée, cette cabane dans l'arbre, elle ne l'aurait qu'en ayant eu une vie de liberté. Ainsi, Erika aurait pu aller où bon lui semblait, jusqu'au soleil par exemple. Aucune obligation de rester chez soi, après tout. Elle comprenait bien qu'Ezra n'était pas emballée par cette idée de cabane dans les bois alors elle ne revint pas dessus, préférant garder ce songe pour elle et laisser son amie à ses propres idées à elle. Un sourire aux lèvres, elle tira la langue devant sa taquinerie. Une mauvaise mère, hein ? « Non ! C'est toi la maman, moi je serais le papa, hein ! » Bien pour ça qu'elle parlait de chasser et qu'Ezra ferait la popote à la maison. Les rôles étaient déjà bien définis parce qu'Ezra semblait plus.. délicate, plus féminine... une petite bouille sachant cuisiner et coudre, une femme. Alors qu'Erika elle, apprenait déjà à donner des coups, en cachette avec un certain Roan.

De nouvelles promesses, de fausses cette fois-ci. Parce qu'il était peu probable qu'elles ne viennent réellement à vivre ensemble et à être amoureuse l'une de l'autre. Bien que cette issue pourrait sembler la plus idyllique, Erika se voyait mal finir avec celle qu'elle considérait comme sa soeur. Mais enfin, l'avenir réservait bien des choses. De nouveau, l'atmosphère détend redevient plus sérieux avec les proposes d'Ezra qui sépare les esclaves des princesses, les mettant dans un panier tout à fait différent. En soi, elle n'avait pas tort de penser de cette façon-là, mais Erika avait une vision des choses bien différentes. Elle ne se considérait pas comme une princesse, loin de là, mais pour elle, tout les Hommes étaient forgés dans le même bois. Et c'est bien pour cela, que d'ici quelques années, elle en viendrait à fréquenter Irina en la traitant comme son égale, et non comme une figure importante. Bien qu'avec le temps, elle comprendrait la différence des rangs sociaux et son importance.... et qu'elle en userait pas mal en côtoyant le beau monde. « Mais moi, je me battrais pour toi ! Alors considère que je vaux autant que tout les Rahjaks réunis. »

Toujours. Elle y comptait bien. Elle offrit en retour un sourire à sa camarade et se rapprocha de nouveau pour déposer un nouveau baiser sur petite joue. Maia toujours dans les bras. Évidemment, elle n'allait pas partir avec la petite entre les bras, elle allait la déposer et puis partir. Parce qu'effectivement, elle traînait ici depuis bien trop longtemps et plus elle restait, plus le danger se rapprochait. Ezra avait raison. « Ah ! On me chasse ! Eh bien, princesse. Je prends mon envol dès à présence et je viendrais ce soir, veiller sur vos songes. En rêve. » Elle tira la langue et déposa Maia sur une table libre, où une des filles avait déjà terminé tout ses ouvrages de la journée. Elle caresse la petite tête d'ange et salua tout le monde d'une petite voix pour ne pas la réveiller. Sa robe entre les mains, elle accourra l'entrée et leva la paume en direction d'Ezra. « Ai hod yu in ! »
 

Dream as long as you can, my love... [Arméthyse]

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