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˜˜˜˜˜˜Dream as long as you can, my love... [Arméthyse]
maybe life should be about more than just surviving


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28/02/2016 Glacy 540 Jessica Parker Kennedy bazzart esclave de Roan en fuite ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée 423


Sujet: Dream as long as you can, my love... [Arméthyse]
Mer 28 Juin - 19:57



Le frôlement du tissus contre mes doigts. Clignant des yeux avant de rattraper la courte aiguille qui était tombée de mes doigts. Jetant un regard autour. Un bref regard.

Ce genre de regard rapide qu'on ne s'assure que lorsqu'on veut éviter d'être vu. Et éviter d'être vu je le voulais. Une nécessité de m'assurer que Basile ou plutôt maître Basile n'était pas là. Ce qui n'était pas le cas. Il n'était pas encore revenu. Un bref soulagement. Un soulagement que j'évitais de montrer alors que je retins ma respiration. Nous étions tous logés à la même enseigne. Nous étions tous des esclaves. Nous étions tous ses esclaves, ses jouets, ses choses. Pour autant au-delà de cela, je restai prudente. Autant que j'apportai du réconfort à ceux plus faibles, à ceux qui les plus sensibles, les réconfortant dans l'ombre, je n'en venais pas moins qu'à me montrer prudente. Il n'était jamais dit qu'il n'y en aurait pas un pour rapporter nos faits et gestes. Bien qu'à vrai dire, le risque était toujours là. Un risque que je n'osais pas à prendre pour réconforter certains, pour m'échapper quelques heures pendant son absence pour retrouver Erika. Un risque que je prenais chaque jour autant qu'il existait la possibilité que je sois châtiée pour cela. Ce qui avait déjà été le cas. Ce qui arriverait encore. Car, quoique l'on pouvait dire, il restait impitoyable. Et s'il semblait s'être pris d'affection pour moi, voulant faire de moi au-delà d'une couturière ou plutôt d'une esclave couturière, une esclave domestique. Ce qui ne me rendait que plus méfiante. Il n'était jamais bon d'attirer les regards du moins il n'était jamais bon pour un esclave d'attirer les regards des maîtres. Un mauvais signe. Et autant que je pouvais y gagner, je pouvais y perdre. Alors je n'en venais qu'à me montrer plus prudente autant que l'adrénaline, la curiosité ou le courage me poussait pour prendre ces mêmes risques.

Reprenant l'aiguille rapidement alors que je me remettais à coudre. Tentative pour faire comme si de rien n'était. Ne pas se faire remarquer c'était ce qui comptait. Alors je me remis à coudre. Suivant des reliefs que je connaissais de mémoire alors que je continuais point par point à tracer un des nombreux motifs. Un tissu délicat. L'impression qu'un simple pli pourrait le déchirer. Ce qui pouvait être le cas. Un tissus trop précieux pour être perdu et je savais par-delà tout que si un point n'était pas esquissé correctement, s'il y avait une déchirure, le châtiment serait terrible. Alors comme chacun je faisais attention jusqu'à ce que la pointe de l'aiguille fasse couler une goutte de sang de ma peau. Le risque que le tissus soit tâché, ce qui ne fut pas le cas cette fois-ci. Suçotant rapidement mon doigt avant de remettre à ma tache tout en continuant de coudre un nouveau motif.

On entendait rien. On pourrait entendre le bourdonnement d'une mouche. Il n'y avait pas un bruit, pas un son. Seulement le froissement des étoffes. Il y avait une dizaine d'esclaves dans la grande pièce à cette heure-ci, chacun attablé à une table. Des étoffes devant eux. Du matériel simple et propre, souvent une aiguille, du fil et des ciseaux. Il n'y avait pas forcément besoin de plus. Certains avaient la chance, le privilège de pouvoir s'assurer de commandes plus importantes destinées au palais, aux membres de la royauté de la tribu Rahjak. Certains estimaient que c'était un privilège car ils espéraient pouvoir gagner plus. Mais ce n'était pas forcément le cas. Il était autant dangereux de se voir attribuer cette tâche, car si l'on faisait un faux pas, si l'on raté un motif alors seule la mort nous attendait ou un châtiment au goût du maître. Ce n'était pas le cas à cet instant, pas pour moi. Mais d'autres dans l'atelier s'étaient vu confiés cette tâche, deux plus précisément. Des fillettes d'une dizaine d'années aux cheveux bruns tressés. Nos cheveux étant tous retenus. Plus pratique. Des couturières que nous étions, nous devant un certain professionnalisme alors qu'aucun de nous ne voulait souffrir plus que nécessaire. Mais parfois il était le cas sans que l'on puisse y échapper. S'il y avait en général plus de personnes dans cette pièce, ce n'était pas le cas à cet instant, et parfois je ne pouvais qu'avoir l'impression que j'étais seule.

Mais seule je ne le serai bientôt plus. Je ne le savais juste pas à cet instant. Si je croyais être seule, cela ne serait toutefois bientôt plus le cas. Je n'en savais juste rien pour le moment.
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21/04/2016 Arméthyse 547 Dichen Lachman None! Garde royale - stratégie et combat 271
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Sujet: Re: Dream as long as you can, my love... [Arméthyse]
Ven 30 Juin - 16:21




Le ménage. Le ménage. Et encore du ménage. Erika en avait plus que ras le bol de passer le balai partout dans la maison chaque jours. Cette foutue baraque n'était pas sale. C'était impossible que ça brille mais, ça n'était pas sale, non. Elle se sentait capable de manger par terre. Pas une poussière, pas un grain de sable sur le sol. Non. Le maître abusait clairement. Juste pour lui donner des tâches à faire pendant que sa mère était occupée à autre chose. Impossible à la fillette de se faufiler et de laisser les corvées à sa maman et ça, depuis plusieurs jours déjà et elle en avait assez. De l'air, elle en avait besoin. Une petite pause aussi. Elle n'avait pas pu voir le soleil depuis plusieurs jours déjà et il lui manquait bien trop. Courir juste là, dehors avec ses amis. Comploter et profiter de sa jeunesse avec le reste d'innocence qu'elle possédait encore. Mais non. Il y avait bien trop de tâche à faire. D'un autre côté, elle ne pouvait pas trop se plaindre, parce que son maître était bienveillant avec elle et avec sa mère, même s'il faisait toujours payer à sa mère les propres bêtises d'Erika, il n'était pas si méchant, pas si mauvais. Contrairement à bien d'autres maîtres présent dans la cité. La petit Guhur ne pouvait donc pas se plaindre de lui, ni du traitement qu'elle recevait. Ce matin encore, il avait rapporté une nouvelle tenue pour la fillette. Une énième. Elle ne comprenait pas bien l'utilité d'avoir tout plein de vêtement, elle aimait bien porter les même choses. Des vêtements confortables, c'était tout ce dont elle avait besoin. Mais non. Une petite robe cette fois-ci.

Il lui avait bien stipulé qu'elle ne devait pas la tacher et surtout pas la craquer. Mais miss casse-cou avait trouvé le moyen de faire les deux à la fois en essayant ses doigts pleins de fruit rouge dessus et en tombant à la renverse en le constatant. C'était arrivé durant une petite pause. La demoiselle c'était goinfrée de baie, comme à l'accoutumé et par réflexe, elle s'était essuyée dans le tissu, oubliant qu'elle ne l'avait pas enlevée après essayage. Et là. Le drame. Tomber de sa chaise et craquer les coutures en retombant mal. De l'art.

Sa mère s'était précipitée pour la relever et l'engueuler dans un même temps. Elle prit sur son temps, en l'absence du maître, pour essayer de raccommoder ça, mais elle n'était pas très douée. Mais en y réfléchissant bien, la petite futée en vain à la meilleure solution :
   
« Je vais aller demander à Ezra ! »

Levant les yeux aux ciel, la maman ne s'étonna guère, supposant même que cet incident n'était pas arrivé pour rien... Et pourtant, c'était bien un accident. Habillée de son pantalon et son t-shirt habituel, la gamine se précipita dehors, le chiffon à la main. Enfin, le tissu précieux plutôt. Une matière noble. Elle n'était sensée porter cette robe que lorsque le maître recevrait du monde, pour montrer que ces esclaves à lui, était les mieux habillés de la cité et qu'il avait les moyens pour ça. Un leurre. Elle trouvait ça particulièrement ridicule, mais bon, en tant qu'esclave elle n'avait tout simplement pas son mot à dire. Encore. Soit belle et tais-toi. Mais elle espérait toujours que ça change un jour. Elle y comptait bien. Ferait tout pour ne plus être une foutue esclave et sauver sa mère aussi.

Galopant sur le sable jusqu'à la demeure de Basile, elle constate bien rapidement que personne n'était là et c'est la bouche plissée dans une moue boudeuse qu'elle se hâta d'aller à l'atelier du couturier. Entrant comme si elle était chez elle, elle passa les allées où de nombreux esclaves travaillaient déjà, de son âge pour la plupart. Mais elle s'en fichait, ça n'était pas eux qu'elle venait voir mais une en particulier. Continuant à courir en agitant la tête de droite à gauche pour ne pas la rater, elle freina net et approcha du poste de son amie. Enfin un sourire sur les lèvres. Contente d'avoir pu sortir et de se défouler un peu.

« Ezrounette, j'ai besoin de toi... » Susurra-t-elle en guise de bonjour, d'un petit air angélique, elle tendit le vêtement tout tacher et troué et ronronnant comme un chat sauvage avec les yeux lumineux. « Tu peux me sauver la vie, s'il te plait ? »


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28/02/2016 Glacy 540 Jessica Parker Kennedy bazzart esclave de Roan en fuite ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée 423


Sujet: Re: Dream as long as you can, my love... [Arméthyse]
Ven 30 Juin - 21:59


Coudre. Un point après l'autre. Ne pas faire de raté. Eviter un faux pli. Tout était important. Chaque détail était important pour que l'étoffe acquière une qualité nécessaire. C'était ce qu'il voulait. Le maître voulait que ce soit parfait. Ce dont je m'assurai. Je ce que je tentais de faire en tentant de m'assurer que chaque point était correctement cousu. Je ne voulais pas décevoir le maître. A vrai dire personne ne le voulait. Personne ne voulait être la cause de son erreur. Personne ne voulait décevoir le maître et encore moins encourir le châtiment qui allait avec. Ce qui manqua de se produire. Auparavant. Et même maintenant. Manquant de commettre une nouvelle erreur. Attirée par les résonances de pas. Le doute que ce soit lui. S'il n'était pas censé revenir plutôt, cela ne voulait pas dire qu'il ne le faisait pas. Bien au contraire. C'était comme s'il surgissait soudainement des ombres pour attirer l'attention. Un spectacle à lui tout seul. Comme s'il ne pouvait s'empêcher soudainement d'apparaître plutôt pour s'assurer que le travail était fait, que personne n'avait interrompu sa tâche en cours de route. Etre pris en flagrant délit était un crime. Et si j'avais eu de la chance auparavant, réussissant toujours à sortir sans encombre, je ne restais pas moins méfiante. Comme si c'était une chance que je ne sois pas sortie en ce jour alors qu'il semblait de retour. Et autant que ma tâche n'était pas accomplie, que je n'avais pas encore fini de coudre l'étoffe comme j'aurai du, ayant certainement quasiment terminée, il ne restait pas moins que j'avais toujours un doute. Le doute existait toujours alors que le bruit de pas semblait trop léger. Presque trop joyeux. Ses pas résonnaient plus lourdement sur le sol, ceux là non. Bien sûr cela aurait pu être un esclave mais je savais que ce n'était pas le cas. Personne ne pouvait se permettre de partir, pas cette semaine-ci, pas ces jours-ci alors que les commandes plus importantes les unes que les autres affluaient. Tentative de se serrer les coudes. Tentative de survivre. Je ne savais pas qui s'approcher, je ne savais pas de quelle personne il s'agissait mais pendant l'espace de quelques secondes j'avais manqué d'être déconcentrée. Manquant mon point quasiment. Quasiment. Je réussis à ne pas le manquer, me reprenant de justesse. Reprenant mon souffle. Rien n'était perdu. Et la seconde d'après je replongeais l'aiguille dans l'étoffe pour aligner un nouveau point et continuer de coudre le motif désiré. Un motif aux effigies du roi soleil. Nombreux motifs vouaient ce culte, tant celui-ci que celui confié à la famille royale.

Et alors que je continuais, je manquais soudainement de me piquer le doigt de nouveau. En fait, j'y réussis cette fois-ci. Je ne l'avais pas vu arriver ou du moins peut-être aurais-je pu éviter cet accident si j'avais tourné la tête. Ce que je n'avais pas fait. Ce que j'aurai peut-être du faire. Mais il était trop tard pour revenir en arrière alors que déjà une goutte de sang s'écoulait le long de ma chair. Un sourire sur ses lèvres. Une voix trop angélique. Avant que je n'ais eu le temps de faire le moindre mouvement, elle était sur moi. Un air chantonnant. « Ezrounette, j'ai besoin de toi... » Et déjà elle me tendait le tissus tâché et troué. Une robe. Mais ce que je ne voyais pas ce fut la robe qui lui irait sans doute à ravir si ce n'était l'étoffe de tissus ragoutant qui s'approche de l'étoffe soignée que j'avais cou. « Tu peux me sauver la vie, s'il te plait ? » Des mots que je manquais de ne pas entendre alors que mes yeux agrandis par l'effroi s'agrandissaient un peu plus. N'en venant qu'à écarter avec des mouvements brusques sa robe pour l'éloigner d'un ouvrage que trop précieux. Ne pouvant que m'imaginer la charge qui m'attendrait si son tissus sale en venait à toucher l'étoffe. Une horreur qui ne pouvait pas arriver, pas alors que si le maître l'apprenait, je serai châtiée.

N'en venant qu'à éloigner brusquement sa robe qui tomba à terre. Non pas qu'à cet instant je m'en souciais alors qu'aussitôt je reportais mon attention sur l'ouvrage devant moi. Un examen dans les moindres détails pour m'assurer qu'il n'y avait pas de tâche. Les battements de mon coeur qui s'étaient accélérés qui finirent par retrouver une cadence normale alors que j'en venais à reposer avec précaution l'ouvrage sur la table. Manquant de pousser un soupir de soulagement. Des gestes qui auraient pu me faire passer pour une hystérique, qui pouvaient. Mais chacun ici craignait de devoir recommencer à zéro, chacun craignant de devoir tout reprendre, chacun craignant de perdre de nouvelles heures. Mais il n'y avait rien. L'ouvrage était sauf, du moins il semblait et je pouvais enfin respirer. Cela sans avoir totalement conscience que tous les regards s'étaient posés sur nous par pure évidence avant que chacun n'en vienne à reprendre sa tâche. La nécessité de continuer malgré tout, et si son arrivée attirait les regards, il ne restait pas moins qu'elle n'était pas une menace. Reprenant la parole d'un ton que trop rapide. « Est-ce que tu sais ce que tu as failli faire ?! »

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Sujet: Re: Dream as long as you can, my love... [Arméthyse]
Sam 1 Juil - 12:25




Le regard d'Ezra était le moins accueillant au monde cette fois-ci et Erika ne comprenait pas bien pourquoi. Mais la suite fût encore plus douloureuse en remarquant son amie envoyer valser la robe qu'elle venait juste d'apporter. Se penchant en avant, la fillette ramassa son bien et releva des yeux attristés, avec un air profondément blessé vers sa comparse. Qu'est-ce qui pouvait bien lui prendre ? Elle était devenue dingue ? Le sang n'irriguait plus le cerveau ou quoi ? Détaillant chacun des gestes d'Aerys, Erika comprit que son amie était déjà occupée sur un travail des plus dur. Mais tout de même, il y avait des façons de faire. Se mordant la lèvre inférieure, la Guhur baissa les yeux sur ses pieds aux dires de l'esclave. Super. Elle se faisait engueuler en plus de ça. Décidément, ça n'était pas son jour du tout. Et contrairement à d'habitude, elle se montrait impacter par ses propos, elle se sentait mal. Peu courageuse et faible. Elle venait de faire quelque chose de grave alors ? Elle se le demandait. Est-ce qu'Ezra allait subir les conséquences de ses bêtises ? Est-ce que ce beau tissu avait eu quelque chose ? Elle ne le savait pas. Ne voulait pas le savoir. Sa fragilité et sa jeunesse se dépeignaient alors. La formation au combat que Roan lui apportait depuis quelques mois déjà ne comptait pas aujourd'hui... Être fort en toutes circonstances, elle n'y arrivait pas toujours. Et ne pas montrer d'émotions, non plus. Elle était bien trop petite pour tout maitriser aussi bien que lui. « Moba... »* Les yeux toujours rivés par terre, elle frottait son pied sur le sol avec une subite envie de devenir invisible. De disparaître totalement et que toute cette histoire soit oubliée. Ou bien même de pouvoir remonter le temps. Elle ne serait finalement pas venue, préférant cent fois se prendre un coup de fouet, une claque ou n'importe quoi de son maître en guise de punition à cause de la robe plutôt que de revoir ce regard ou entendre ce ton provenir de son amie. Non. Elle n'avait pas aimé du tout. « L-Leida ! »** Lança-t-elle rapidement en fuyant déjà. Non. Elle ne voulait pas rester. Autant se faire disputer ou essayer de raccommoder elle-même, alors même qu'elle ne savait même pas coudre. Rebroussant chemin à la même vitesse qu'à son arrivée, elle défila dans les allées, toujours son chiffon en mauvais état à la main puis elle sortit de l'atelier. Une fois le nez dehors, elle se précipitait bien moins, marchant petit pas par petit pas. Méditant sur ce qu'elle allait faire. Peut-être enterrer l'étoffe dans un coin du désert et prétende au maître que la robe était perdue ? Ou peut-être à un vol en plein milieu de la maison.. juste pour cette robe. Non, c'était bien trop gros. La vérité, tout simplement. Un profond soupire traversa sa gorge puis ses lèvres alors qu'elle cheminait en direction de la maison. Elle ne savait même pas ce que sa mère allait en penser. Elle pensait pouvoir compter sur Ezra, mais non. On ne l'y reprendrait plus à espérer quoique se soit de quelqu'un... Elle qui n'aimait pas demander d'aide, ne comptait plus en demander du tout après ça. Elle dramatisait un peu, mais elle l'avait mal pris, tout simplement.

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Sujet: Re: Dream as long as you can, my love... [Arméthyse]
Dim 2 Juil - 18:43


Des gestes trop hystériques. Sa robe jetée à terre. Une robe auquel je n'avais pas accordé un regard. La peur que l'étoffe que j'avais soigneusement cousu soit sali. Je ne pouvais imaginer ce qui m'attendait si je ratais un point, s'il découvrait une tâche. Erika. Je ne lui accordais pas non plus un regard. Toute mon attention était focalisé sur l'étoffe que je scrutais soigneusement, précisément. La peur qu'un défaut soit soudainement apparu. La peur de devoir tout recommencer à zéro. Des heures de travail réduites à néant. Des heures de travail qui s'envoleront en fumée alors que je me retrouverai à devoir tout recommencer de peur qu'il découvre une erreur. Et cela ne serait qu'une option autant plus affreuse alors que recommencer à zéro me ferait perdre de précieuses minutes, heures. Le temps continuait de s'écouler rapidement et en parallèle les commandes s'accumulaient. Je ne pouvais pas me permettre de repartir du début. Je ne pouvais pas me permettre de découvrir une seule erreur. Les battements de mon coeur qui s'étaient accélérés et qui en venaient enfin à retrouver une certaine convenance alors que je me rendais compte qu'il n'y avait rien. Soulagée alors que tout n'était pas perdu. Un espoir retrouvé.

Mais si j'avais retrouvé cette étincelle d'espoir, ce n'était pas son cas. Pour elle, tout volait en éclat face à mes gestes désordonnées. Je ne lui avais pas accordé un regard si ce n'était que pour la fusiller. Elle ne comprenait pas. Elle ne pouvait pas comprendre sur ce point-ci alors que dans un sens elle était privilégié. Elle n'avait pas à subir ce que je subissais. Elle ne connaissait pas cette étincelle de peur qui vous poussait à craindre le pire. Elle ne savait pas ce que c'était. Elle était comme moi, une esclave. Elle était comme une soeur, une amie. Mais sur certains points, nous semblions juste évolués dans deux mondes différents. Ne paraissant pas avoir non compris ce qui m'attendait, moi, s'il l'a découvrait là au milieu de ses autres ouvriers. Des ouvriers qui n'étaient pas alors que nous étions que des esclaves à ses yeux. Mais il n'en restait pas moins que la donne était la même. A la fin, ce serait ma tête qui serait toujours prête à tomber et pas la sienne. Ce que je ne pouvais me permettre alors que je comptais bel et bien survivre, voulant vivre. Et si cela signifiait lui faire comprendre durement ce qu'il en était, alors je savais que je le ferai.

Ce que j'avais fait. Son visage qui se décomposait. Des larmes qui semblaient manquer de s'écouler le long de ses joues alors qu'elle détournait la tête. Son regard rivé sur le sol. Sa robe qui gisait désormais dans ses mains alors qu'elle fuyait mon regard. Visiblement honteuse. Et pendant un bref instant, c'était ce que je voulais. Je voulais qu'elle comprenne. Je voulais qu'elle comprenne qu'elle ne pouvait pas se permettre dans venir l'atelier et me pousser à commettre une erreur. Elle ne pouvait pas s'amener comme une fleur alors que les tâches s'accumulaient. Mais d'un autre côté elle ne pouvait que me faire fondre. Son innocence ressortant alors qu'elle s'excusait. « Moba... » Mon regard qui s'était fait sévère qui s’adoucissait face à cette image qu'elle donnait. Un regard qu'elle n'entrevit pas alors qu'elle me fuyait toujours. Ayant toutefois déjà accepté ses excuses, pas moins consciente qu'elle ne serait pas venue pour rien. Si aucun point de rencontre n'avait été programmé, il n'en restait pas moins qu'elle n'avait pas tendance à débarquer à l'improviste à moins que ce soit une urgence. Ce qui semblait être le cas avant que je ne fasse voler son petit monde en éclat.

« L-Leida ! » Et déjà elle s'enfuyait. Me mordillant la lèvre inférieure alors que je restais là un court instant. Hésitante à l'appeler. Mais si je l'appelais tous les regards se tourneraient de nouveau sur nous, comme il avait été le cas. Ce que je préférais éviter. Mon regard qui se posait de nouveau sur l'étoffe, sur le motif cousu que  j'avais terminé avant de revenir dans l'allée principale. Sa silhouette qui disparaissait de la pièce alors que je reprenais ma respiration. Ma décision déjà prise. Agissant impulsivement alors que j'en venais subitement à abandonner l'étoffe derrière moi pour la suivre. La suivant sans pour autant vouloir effacer ses mots que j'avais prononcé. Je voulais qu'elle sache que ce n'était pas un jeu. Pour autant je ne comptais pas juste la laisser partir ainsi. Ne voulant pas la laisser partir alors qu'elle serait au plus bas. Je n'étais pas comme cela.

Alors silencieusement je me mettais en tâche de la retrouver. Passant à travers les pièces. Certains tournant la tête avant de se replonger dans leur travail alors que je continuais mon cheminement sans m'arrêter jusqu'à l'entrevoir qui s'avançait dans la rue, faisant le chemin retour, l'air hagard. « Attend ! » Franchissant rapidement la distance qui nous séparait alors que je me positionnais devant elle non sans jeter un coup d'oeil autour pour m'assurer qu'il n'était pas en vue. « Tu dois comprendre que si je fais le moindre faux pas, c'est fini de moi... mais tu es mon amie, et je veux pas te voir partir comme cela, alors dis-moi ce qui ne va pas et je tenterai de t'aider... »

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Sujet: Re: Dream as long as you can, my love... [Arméthyse]
Mer 5 Juil - 15:18


La gamine continuait son chemin. Le dos légèrement vouté vers l'avant, la tête basse, les yeux en direction du sol. Il était clair qu'elle n'allait pas tomber puisqu'elle voyait parfaitement où elle mettait les pieds. En revanche, sa destination était plus floue. Elle n'était pas certaine s'il fallait où non qu'elle rentre auprès de sa mère et de son maître ou bien ne pas rentrer du tout et attendre. Si elle passait la journée dehors, peut-être bien que son maître comprendrait pourquoi la robe est tâchée et trouée. Le dilemme ne semblait pas avoir de bonne ou de mauvaise solution, dans les deux cas, Erika sentait la punition arrivée. Un gros soupire lui échappa de nouveau et la voix de son amie esclave attira son attention, mais elle ne tourna pas la tête toute suite, bien trop déçue. Les mots d'Ezra ne l'avait pas quittés et son regard qui jetait des éclairs non plus. Mais elle s'arrêta tout de même, sans décoller le nez du sol, elle triturait ses doigts comme une enfant et pinça sa bouche en fixant le tissu tout sale. Encore plus depuis que sa comparse l'avait balancé par terre. L'attendre. Mais pourquoi faire ? Mais finalement, la petite Aerys paru nettement plus conviviale, bien qu'elle conserva son ton moralisateur pour bien faire comprendre à Erika à quel point elle avait eu tort de venir et de la déranger en plein travail.

Les petites épaules de la Guhur se haussèrent et elle soupira à nouveau. Elle ne faisait plus que cela, préférant conserver des paroles qu'elle prononcerait sous le coup de l’amertume, de la déception ou de la colère et qu'elle pourrait bien regretter ensuite. Mais elle s'était déjà excusée, et elle n'avait pas envie de recommencer à nouveau. Non. Une fois seulement, c'était déjà bien rare qu'elle s'excuse, préférant souvent rejeter la faute sur quelqu'un d'autre, une manie qui n'allait pas changer avec l'âge. Mais ce qui était le plus blessant dans cette affaire n'était pas le fait qu'elle avait été mal reçue mais plutôt qu'elle comprenait qu'elle avait eu tort et ça, elle avait bien dû mal à l'accepter. Avoir tort était une chose, l'admettre en était une autre. Mais au fond d'elle, elle comprenait parfaitement où son amie voulait en venir. Si le travail que lui avait confier Basile n'était pas terminé avant son retour, ou si le riche tissu venait à être abîmé, alors Ezra payerait les conséquences, et peut-être même ses petits camarades. Oui, elle saisissait cela, elle aurait dû y songer au préalable, avant de venir se jeter dans la gueule du loup. Et l'air de rien, Erika se rendait aussi compte d'Ezra tenait à elle puisqu'elle était venue la rejoindre au lieu de terminer. A nouveau, la petite Aerys se mettait en danger. « Bah.... je pensais pas à mal. Je voulais ton aide pour ça... elle était neuve et... de la baie et tombé et je l'ai craquée un peu...» Susurra alors Erika avec un petit air triste. La mine légèrement renfrogné, elle montra le tissu. Mais si Ezra ne faisait pas son travail, elle allait en pâtir. « C'est rien, je vais l'enterrer et dire que je l'ai perdue... retournes travailler, je viendrais plus te déranger, tu sais. » Les mots ne venaient pas d'eux-même puisqu'elle tournait sa langue dans sa bouche et prenait la précaution de ce qu'elle disait.


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Sujet: Re: Dream as long as you can, my love... [Arméthyse]
Mer 5 Juil - 15:54


N'en venant qu'à la rattraper, tant pour lui faire comprendre que je risquais ma place que pour lui faire comprendre que je ne voulais pas non plus la repousser. Je n'étais pas réellement sûre toutefois qu'elle ait compris l'un ou l'autre. En fait, si elle l'avait compris mais autant que possible je savais qu'il serait difficile pour elle d'accepter la vérité. Ne pouvant que voir ses traits s’affaisser alors qu'elle paraissait triste aussi simple que cela soit. « Bah.... je pensais pas à mal. Je voulais ton aide pour ça... elle était neuve et... de la baie et tombé et je l'ai craquée un peu...» L'écoutant pas moins alors qu'elle s'excusait. Et je savais parfaitement qu'elle ne voulait pas faire de mal mais il n'en restait pas moins que ce n'était pas tout. C'était plus compliqué que cela, et au-delà de notre amitié, il n'en restait pas moins que je risquais bel et bien ma place. Une place que je n'étais pas encore prête à risquer alors que j'étais juste trop jeune pour mourir. Tout le monde était trop jeune pour mourir mais chaque esclave avait une probabilité plus élevée que les autres de mourir. Mourir c'était quelque chose, risquer sa place en se faisant châtier aussi c'était quelque chose. Et je n'étais pas prête pour l'une ou l'autre option à vrai dire. Reportant pas moins mon attention sur elle alors que mon regard se posait sur la robe qu'elle tenait entre ses mains. Une robe qu'elle avait tâchée, craquée. Et j'étais autant consciente qu'elle risquait gros, elle aussi. On le risquait tous. Consciente qu'elle n'était pas venue ici juste pour le plaisir. Je savais qu'elle connaissait ma position, qu'elle ne pouvait pas venir me voir comme elle voulait. Et cette robe n'en n'était que venue à devenir l'urgence même.

Toutefois avant que je n'ais eu le temps de réagir, elle n'en venait qu'à prendre la parole. « C'est rien, je vais l'enterrer et dire que je l'ai perdue... retournes travailler, je viendrais plus te déranger, tu sais. » Et de nouveau elle s'apprêtait à s'éloigner sans me laisser le temps de réagir. Tout comme elle était partie tout à l'heure sans me laisser prendre conscience de ma situation. Bien qu'elle ne semblait pas avoir pris elle-même conscience de ma situation auparavant. Elle était juste partie alors que je tentais de ralentir les battements de mon coeur qui s'étaient accélérés. Et si la situation semblait être désormais sous contrôle, il n'en restait pas moins que dans un sens j'hésitais encore à risquer ma place pour elle. A vrai dire je savais que ma décision était déjà prise alors que je ne comptais pas la laisser tomber. Elle était une soeur, une amie. Et s'il fallait que je risque ma place pour elle, je le ferai. Parce que c'était ce que l'on faisait alors que nous étions une famille. Du moins elle était comme une membre de ma famille. Ne lui laissant pas le soin de croire autre chose alors que mes doigts se refermaient sur son poignet tandis que je le faisais pivoter vers moi. « Ne fais pas ça, je vais t'aider. » Ce qui était vrai alors que je comptais bel et bien l'aider à s'en sortir.  

M'emparant plus délicatement de sa robe cette fois-ci alors que je me tournais vers la porte de l'atelier. « Il faut que tu sois plus prudente. Il n'est pas là en ce moment mais je ne sais pas quand il reviendra. Et je ne peux pas risquer qu'il découvre ce que je fais, mais je vais t'aider. » Un sourire qui s'esquissait délicatement sur mon visage alors que je repartais vers l'atelier, non sans avoir relâché sa main. N'en venant qu'à traverser l'atelier sans faire un bruit. Lui faisant un rapide geste de la main pour qu'elle reste silencieuse. Il restait préférable de ne déranger personne. Et au même instant, je n'en venais qu'à jeter des coups d'oeil autour. Toujours autant méfiante. Mais il n'y avait personne si ce n'était les autres esclaves qui relevaient la tête. Des esclaves que je connaissais. Je connaissais leurs noms. Nous ne formons pas une famille mais chacun était là pour l'autre. Echangeant un rapide sourire avec une fillette plus jeune encore que moi alors qu'elle n'avait que 5 ans, mes doigts qui glissaient dans ses cheveux bruns pour l'encourager avant de continuer la traversée de l'atelier. Le regard de Maia qui s'était posée sur moi avant qu'elle ne retourne à sa tâche, ne pouvant que me rappeler le jour où je lui avais confectionné une poupée. Une poupée qu'elle gardait auprès d'elle la nuit, me rappelant encore l'avoir tenue entre mes bras pendant qu'elle pleurait alors qu'elle était arrivée là. Songeuse l'espace d'un instant avant que je n'en venais qu'à retourner à ma place.  « Je vais m'occuper de ta robe là. Ecarte l'étoffe de la table délicatement. Ne la froisse pas. Je ne pourrai pas laver ta robe mais je peux toujours la recoudre, tu pourras la nettoyer après dans la pièce d'à côté. » Mon regard qui se posait sur elle avant que je n'en vienne qu'à attraper une aiguille et du fil.
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21/04/2016 Arméthyse 547 Dichen Lachman None! Garde royale - stratégie et combat 271
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Sujet: Re: Dream as long as you can, my love... [Arméthyse]
Dim 9 Juil - 10:29


Aujourd'hui, la gamine était dans une journée sans. Le sourire n'y était pas, l'énergie non plus. Alors au lieu de se battre ou bien d'affronter Ezra, de lui avouer que son comportement ne lui avait pas plus, elle avait préféré fuir. Tout simplement. Et elle essayait encore. Mais l'esclave l'avait retenue pour la seconde fois. « Ne fais pas ça, je vais t'aider.  Il faut que tu sois plus prudente. Il n'est pas là en ce moment mais je ne sais pas quand il reviendra. Et je ne peux pas risquer qu'il découvre ce que je fais, mais je vais t'aider. » Erika n'avait pas vraiment eu d'excuses et n'en attendait pas. Mais elle ne comprenait pas réellement se revirement de situation. Pourquoi son amie changeait-elle d'avis alors que son travail l'attendait encore ? Le temps filait déjà et Basile était peut-être déjà sur le chemin du retour, c'était bien trop dangereux pour elle de rester ici, dehors, près de la Guhur en sachant que l'ouvrage n'était pas terminé. Ezra semblait bien décidée puisqu'elle venait de saisir l'étoffe de son amie et s'en allait déjà pour retourner à l'atelier, puisqu'il était hors de question qu'elle la laisse seule, Erika fût forcée de l'accompagner. Même si le plaisir y était aussi. Car après tout, elle n'était que rarement venu ici, parfois pour voir Ezra lorsqu'elle avait un moment, elle n'entrait jamais lorsqu'elle attendait son amie dehors, mais elle pouvait observer à loisir depuis l'extérieur. Mais elle était entrée cette fois-ci, pour la seconde fois de la journée, et si elle n'avait pas pris le temps la première fois d'observer les lieux, elle en profita. Le nez en l'air, elle marchait en suivant sa camarade distraitement. Un endroit assez grand et pourtant très remplie. Trop peut-être. Il y avait bien trop de personne pour si peu d'air qui passait. Mais enfin, elle connaissait déjà un petit peu Basile. Elle n'avait, de son côté, rien à lui reprocher. Il n'était pas son maître à elle et Erika profitait de lui pour entendre des histoires, car son talent de conteur n'était plus à faire. Elle apprenait beaucoup de choses de lui. Et cela, même s'il faisait des misères à son amie, elle ne pouvait pas le détester.
Mais en tout cas, il ne fallait pas le croiser cette fois. Pas ici. Pas à ce moment précis alors qu'elles étaient de nouveau à l'atelier et que la petite Aerys était prête à prendre du retard dans ses travaux juste pour l'aider. Mais si jamais la situation tournait au vinaire, il serait toujours temps de se cacher. En espérant évidemment, que les autres ne diraient rien et ça, même si elle en connaissait quelques uns, ça n'était pas une certitude. C'est de retour à sa place qu'Ezra prit les choses en main alors qu'Erika ne faisait que suivre les directives de son amie, ce qui était pas mal rare. Elle lui laissait les commandes, à elle, la plus âgée des deux. Pour une fois, les places n'étaient pas inversées et la fillette agissait enfin comme une enfant et non plus comme l'héroïne qu'elle semblait vouloir être au quotidien pour son amie. Cette fois, c'est elle qui avait besoin d'être secourue et Ezra répondait présente. Alors tout irait bien... sans doute.« Je vais m'occuper de ta robe là. Écarte l'étoffe de la table délicatement. Ne la froisse pas. Je ne pourrai pas laver ta robe mais je peux toujours la recoudre, tu pourras la nettoyer après dans la pièce d'à côté. » La bonne humeur semblait de retour, elle se détendait, même s'il ne le fallait sans doute pas. Elle avait confiance en Ezra, savait qu'elle pouvait compter sur elle. Alors forcément, elle voyait déjà la robe sauvée de ce vilain trou et pour la tâche, elle tenterait de s'en occuper comme son amie le lui suggérait. La tête penchée, elle retira l’étoffe précieuse déjà présente sur le plan de travail, la prenant du bout des doigts d'abord, puis sur les bras ensuite pour ne rien froissé. Elle la conserva ainsi, sans savoir où elle pouvait la déposer. Nul part ailleurs, à priori. Et surtout pas par terre.« Merci tu sais... je t'amènerais à manger, pour te remercier. Ou un livre, à toi de me dire ce que tu préfères ! » La connaissant, elle savait ce qu'elle aimait. La lecture, tout comme elle l'aimait. Elles pouvaient partager ensemble et c'était rare. Les autres à la cité n'y accordaient que peu d'importance, sauf certaines perles rares à qui Erika parlait forcément. Par intérêt surtout. « Je la tiens comme ça alors ? On peut pas la poser ? » La gamine avait bien vue qu'il n'y avait de place nul part, mais si elle devait demeurer ainsi, avec l'étoffe sur les bras, elle allait stresser, se mettre à suer à grande eau et là, ça serait fatalement  au tissu. Elle observait son amie avec un air interrogateur et elle se pinça les lèvres en se disant en prime, que si Basile débarquait, il serait impossible de se cacher si elle devait garder l'étoffe...« En tout cas, merci... de m'aider... » Encore un peu gênée à cause de son comportement qu'elle-même abhorrait, elle fixait l'étoffe précieuse dans ses bras puis poussa un soupire. Elle avait l'envie de s'excuser encore, sans savoir pourquoi car des excuses ne changerait rien. Elle dérangeait et elle n'aimait pas ça.


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28/02/2016 Glacy 540 Jessica Parker Kennedy bazzart esclave de Roan en fuite ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée 423


Sujet: Re: Dream as long as you can, my love... [Arméthyse]
Lun 10 Juil - 19:06


Je la regardais pousser l'étoffe un peu plus, observant ses gestes avec précaution. Comme une grande soeur qui surveillerait la petite. Comme une mère qui surveillerait sa fille. La peur qu'elle puisse tâcher l'étoffe de tissus soigneusement cousu. La peur que tout un travail soit réduit à néant. Ce qui ne fut pas le cas. Elle sembla comprendre le message et ce fut avec précaution et prudence qu'elle déblaya ma table. Laissant couler sans ajouter un mot alors que je me doutais qu'elle n'apprécierait guère si je remettais le sujet sur le tapis. Alors au lieu de cela, au lieu de me continuer de me concentrer sur cette oeuvre d'art dont le travail était terminé, les différents motifs dessinés avec soin, j'en venais à me concentrer sur sa robe. Une robe qui ressemblait plus à un bout de chiffon alors que le fait de la jeter sur le sol n'avait pas aider le tissus à paraître moins poussiéreux. Loin de là. Et si je m'en voulais légèrement pour cela, il n'en restait pas moins que la culpabilité avait été rapidement écrasée par la crainte que mon travail fut réduit à néant, par le peur de me faire châtier pour. Ce qui ne pouvait pas arriver. Ce qui avec un peu de chance n'allait pas arriver s'il ne revenait pas soudainement, s'il ne me découvrait pas aux côtés d'une autre esclave à faire autre chose que ce qu'il m'avait demandé.

Non sans continuer mes mouvements alors que je mettais les endroits à réparer en évidence, cherchant sur le plan de travail l'aiguille qui servirait mes besoins. Entamant le premier point alors que je plongeais l'aiguille à travers la couche de tissus alors qu'elle prenait la parole. « Merci tu sais... je t'amènerais à manger, pour te remercier. Ou un livre, à toi de me dire ce que tu préfères ! » Une lueur qui traversait mon regard. Un éclat de pétillement alors que ces deux sujets étaient sensibles. Sensibles dans le bon sens alors qu'autant que possible la nourriture, les livres étaient deux objets primordiaux dans notre vie à toutes deux. Si je n'étais pas famélique, il n'en restait pas moins que tout comme j'étais en pleine croissance. Si je mangeais à ma faim, lui ne voulant pas avoir des esclaves incapables d'exécuter leurs tâches, il n'en restait pas moins que mon corps n'était pas luisant ou cerné par la graisse comme il était le cas pour de nombreux marchands ou vendeurs d'esclaves dont le ventre ressortait. Pas tout le monde n'avait l'honneur de manger à sa faim dans la cité et de nombreux mourraient dans les ruelles, leurs corps desséchés par le soleil. Pour autant les deux offres étaient particulièrement alléchantes mais je savais déjà que mon coeur avait balancé pour l'une des option. « Va pour les livres ! » Une réponse que je lui donnais sans hésiter alors que chaque mot que j'apprenais à déchiffrer était précieux. Des mots que je faisais résonner dans ma tête alors que je retenais chaque phrase, tentait de mémoriser chaque image que je voyais. L'attirance des livres présentes alors que si je les cachais, je pouvais chaque jour m'évader grâce à eux. Des livres qui me faisaient voyager autant qu'ils la faisaient voyager. Des livres que je m'appropriais et que je faisais circuler entre ceux qui se trouvaient là, alors que chacun ne rêvait que d'une chose : d'être libre. Un rêve qui existait mais qui ne se réaliserait pas avant des années. Ce que je ne savais pas encore. « Un de ceux que la vieille dame t'a donné et je te prêterai l'autre en échange. » Qu'un rappel de notre dernière escapade et de ce don qui avait été fait.

Ne me déconcentrant pas pour autant alors que je repartais à l'assaut de sa robe. Mes doigts qui déplaçaient l'aiguille avec adresse, habituée depuis mon plus jeune âge à la manier. L'une des plus âgée de la cité alors que je décalais l'aiguille d'un point avant de continuer de réparer les défauts, faisant attention à ce que les points de raccommodage ne soient point trop visibles. « Je la tiens comme ça alors ? On peut pas la poser ? » Mon regard qui se posait sur mon plan de travail où sa robe était étalée. Si en général chaque ouvrage était déposé dans un coin de la table, chaque étoffe était aussi déposée ailleurs, sur une table située dans le fond de la pièce où les commandes réalisées s'empilaient et n'attendaient qu'à être validées. Lui désignant la table située plus au fond alors que je voyais bien qu'elle semblait inquiète.  « Tu peux la déposer là-bas et tenter de trouver une place. Sinon on se débrouillera avec quelqu'un d'autre pour tenter de trouver de la place. » Une affirmative alors que non sans lui jeter un rapide regard, je ne pouvais que voir qu'elle était encore prête à danser d'un pied à l'autre, mal à l'aise. « En tout cas, merci... de m'aider... » « ... je suis désolée de t'avoir crier dessus, c'est juste tout doit être parfait tu comprends... mais je vais t'aider comme promis et ton maître ne s'apercevra de rien ! » Une promesse que je comptais tenir, que j'allais tenir. « Je te montrerai après comment je compte la rendre comme avant, on croira qu'il ne s'est rien passé. »
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21/04/2016 Arméthyse 547 Dichen Lachman None! Garde royale - stratégie et combat 271
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Sujet: Re: Dream as long as you can, my love... [Arméthyse]
Jeu 13 Juil - 10:12


Même si l'arrivée c'était mal passée pour la Guhur, cela allait mieux puisqu'Ezra y mettait du sien pour se rattraper. Elle acceptait malgré tout de l'aider et ça, ça ne pouvait que toucher Erika et la conforter dans le sentiment qu'Ezra n'était non pas qu'une amie mais un membre de sa famille. Sa soeur. Toujours debout avec le tissu précieux dans les bras, l'esclave observait son amie faire. Honnêtement, elle n'avait pas pensé une seconde que la robe était définitivement foutue, que les trous présents et les tâches n'étaient pas réparables, comme si rien ne pouvait venir à bout de la petite Aerys. Non, ça, elle ne pouvait y songer parce qu'elle avait confiance en sa camarade, elle savait que les aiguilles et plus généralement la couture, c'était son domaine. Alors il n'y avait rien qu'elle ne pouvait pas réaliser.

Pour la remercie, Erika était réellement prête à partager de la nourriture avec elle et même ses livres ! Un acte impensable jusqu'alors mais pour Ezra, elle saurait faire un effort et lui en céder un de sa petite collection personnelle. Il suffirait de passer à la cachette pour le récupérer, ou elle le lui apporterait plus tard. Parce que les livres ne pouvaient, hélas, pas demeurer chez son maître. Jamais il n'accepterait que quelque chose d'autres que des vêtements ne lui appartiennent. C'est d'ailleurs en lui évoquant un prêt ou un don de livre qu'elle repensa fatalement à la dernière aventure qu'elles avaient vécues ensemble. Une femme âgée et adorable était morte, c'était triste, mais pouvoir récupérer les affaires promises avec Aerys avait réellement réjouis Erika. Et cette fois encore, Ezra choisissait d'avoir un livre et prêterait celui qu'elle avait obtenu ce jour-là en échange. Parfait ! Au final, Erika se trouvait bien plus gagnante qu'Ezra, mais elle n'allait pas en rester-là, elle offrirait un bon repas à sa comparse. Même s'il fallait pour cela qu'elle ne mange pas. Mais même en pensant ça, elle ne se berçait pas d'illusion car elle se doutait que son amie ne la laisserait pas sans manger et partagerait. Ainsi, il n'y avait rien qu'Erika puisse réellement faire pour pouvoir rembourser cette dette. « Un livre alors ! » Répéta-t-elle juste après sa camarade. L'affaire était conclue. Et enfin les explications pour déposer le tissu et être certaine de ne pas le gâcher avait été donnée par son amie. Erika se dirigea alors comme indiquée et, avec précaution, installa l'étoffe pour ne pas la froisser. «  ... je suis désolée de t'avoir crier dessus, c'est juste tout doit être parfait tu comprends... mais je vais t'aider comme promis et ton maître ne s'apercevra de rien ! Je te montrerai après comment je compte la rendre comme avant, on croira qu'il ne s'est rien passé. » De vraies excuses cette fois-ci et pas juste un sermon de plus, Guhur apprécia et hocha la tête avec une mine timide, frottant de nouveau son sol sur le pied comme l'enfant qu'elle était. En plus de l'aider, Ezra se montrait bienveillante. Il n'en fallait pas plus à Erika. Le sourire retrouvé définitivement, elle s'approcha de sa camarade et glissa ses lèvres contre sa joue pour y déposer un bisou. « Mochof, hainofi ! Ai hod yu in. »* Quelques rougeurs apparurent sur ses joues alors qu'elle entendait déjà ricaner autour d'elles. Les autres esclaves, évidemment. Erika se mit alors à rire aux éclats et tira la langue. Les mains sur les hanches, elle se tourna avec un air sérieux et avança dans les allées, imitant Basile, bien qu'elle ne savait pas comment cela se passait réellement ici, elle ne pouvait qu'imaginer et essayer de l'imiter. « Quoi ? C'est pas terminé ici ? Au boulot ! Pas de travail, pas de nourriture. » La tête subitement penchée sur le côté, elle esquissa un sourire en observant Ezra. « Toi, c'est bien. Continue comme ça, tu es sur le bon chemin. Tu pourras manger après avoir aidé ta meilleure copine. » Elle rigola de nouveau en cachant sa bouche alors que certains protestaient. Forcément qu'elle privilégiait son amie plutôt que les autres. Mais ça n'avait rien de méchant et ils le savaient tous. Finalement, l'atmosphère ici était moins tendue qu'à son arrivée. S'installant en tailleur sur le sol, au milieu de l'allée. Elle observait son amie mais aussi d'autres esclaves travailler sur de grosse commande eux aussi. Et la prise de conscience était là. Le boulot ici était compliqué. Elle se plaignait toujours de ses corvées à la maison, mais elle réussissait le plus souvent à y échapper et à laisser sa mère tout faire, or, Ezra ou ses esclaves ici présent, n'avaient pas de parents pour la plupart. Erika le réalisa et ça lui fit un petit quelque chose. Son sourire devint plus triste et elle tortillait ses mains contre elle. Elle se trouvait subitement ingrate envers sa mère et elle allait arrangé ça, même si elle ne pourrait plus autant s'enfuir de la maison. Elle allait aider à présent. Enfin, c'est ce qu'elle pensait sur le moment, rien ne disait qu'elle le ferait réellement par la suite.

Elle continuait de réfléchir, plus silencieuse. Laissant les gens autour d'elle travailler comme d'habitude. Sans plus faire de tapage pour ne plus déranger. C'est qu'il fallait calme et concentration ici, elle s'en rendait bien compte. Alors la petite turbulente se retenait le plus possible. Mais après un bon moment, où elle était carrément allongée par terre pour ne pas empiéter dans l'espace d'Ezra, elle lâcha finalement : « Tu t'en sors ? Je peux aider ? » Il semblait que sa camarade avait enfin installer le nécessaire pour commencer la chirurgie de cette robe. Car oui, c'était aussi méticuleux que recoudre quelqu'un, enfin, c'était le point de la gamine. Les yeux pétillants, elle se redressa et approcha. Elle-même ne savait pas encore coudre, sa mère devait le lui apprendre mais elle repoussait toujours le moment.

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Sujet: Re: Dream as long as you can, my love... [Arméthyse]
Jeu 13 Juil - 12:01


« Un livre alors ! » Une affaire conclue en l'espace de secondes. Il n'aurait presque plus que manquer une poignée de main. Une poignée de main que s'échangeait souvent les marchands ou les vendeurs et clients qui concluaient une affaire. Une poignée de main qui n'avait pas besoin d'exister. Parfaitement consciente qu'elle tiendrait sa promesse. J'avais confiance en elle. De surcroît nous n'étions pas des gens importants juste des esclaves. Et sa parole me suffisait alors que c'était tout ce que j'avais besoin. Un sourire qui se dessinait sur mes lèvres à l'idée que cela arrive. Un deal qui me convenait parfaitement. Service contre service. Il ne fallait rien de plus. Un juste échange. Et c'était le genre de marché qui me convenait parfaitement.

M'adoucissant toutefois alors que j'en venais finalement à lui faire de réelles excuses. Des excuses que je pensais légèrement nécessaires bien que toutefois je ne regrettais pas totalement de lui avoir crié dessus. Maintenant elle savait. Maintenant elle savait ce qui pouvait m'attendre si elle ne l'avait pas encore compris, mais au-delà de cela, elle savait que je ne plaisantais pas. Du moins pas avec ce genre de détails. Et ce n'était pas comme si c'était une blague universelle ou un jeu alors qu'à tous moments les têtes pouvaient tomber et les coups de fouet pleuvoir. Comptant cependant l'aider alors que les battements de mon coeur s'étaient apaisés et que je me mettais à accomplir cette nouvelle tâche. Mes doigts refermaient sur l'aiguille que je plongeais à travers la couche de tissus, m'interrompant juste à temps alors qu'elle déposait un baiser sur ma joue. Je manquais de secouer ma tête amusée. « Mochof, hainofi ! Ai hod yu in. » Souriant en retour alors que je savais qu'elle pensait ses mots autant que je les pensais bien que je ne les répétais pas, me contentant de lui sourire. Un surnom qui avait toujours existé autant que le lien qui nous unissait. Un lien réel plus fraternel qu'autre chose bien que je ne m'étais jamais réellement posé la question à vrai dire. La voyant rougir légèrement alors que je fronçais les sourcils tandis que des éclats de rire retentissaient dans la pièce. Secouant la tête de nouveau avant de me remettre à ma tâche non sans lui jetai un regard alors qu'elle se mettait à déambuler dans la salle, imitant Basile. « Quoi ? C'est pas terminé ici ? Au boulot ! Pas de travail, pas de nourriture. » Elle l'imitait plutôt bien bien que le ton était toujours plus sévère et qu'il n'hésitait pas à examiner scrupuleusement chaque détail. M'apprêtant à lui en fait la remarque mais déjà elle reprenait la parole. « Toi, c'est bien. Continue comme ça, tu es sur le bon chemin. Tu pourras manger après avoir aidé ta meilleure copine. » Et au lieu de sourire, je me figeai légèrement. La vérité était ce qui se passait. Ce qu'il ne disait pas clairement mais je voyais bien le regard qui posait sur moi, l'attention qu'il me portait en plus. Ce qui m'inquiétait. Ce qui m'inquiétait réellement alors qu'il avait tous les pouvoirs. Ayant déjà pu constater qu'il diversifiait un peu plus mes tâches, m'en confiant d'autres de plus grande importance. En train de m'élever dans l'atelier. Et au lieu de me rassurer, cela m'inquiétait alors que je n'avais pas confiance. Je n'avais pas confiance dans le système, ni dans les maîtres, ni dans les mercenaires. Je n'avais pas confiance en beaucoup de chose ou en beaucoup de personnes. Mais la méfiance était autant naturelle chez les rahjaks alors que notre peuple n'était pas connu comme étant le plus chaleureux ou le plus aimable. Bien au contraire. Et les preuves existaient tant dans ce monde qu'au sein même de la cité. Le sang qui coulait dans les ruelles ou les coups de fouet qui résonnaient dans l'air n'étant qu'une preuve de plus. Toutefois au lieu de me figer un peu plus et de me recroqueviller encore plus sur moi-même, j'en venais à sourire. Parce qu'à force on passait maître dans les illusions. On s'habituait à sourire même si l'on ne le voulait pas. On faisait semblant. On survivait. Mais je savais que pour autant je pouvais sourire réellement et me détendre un peu alors qu'il n'y avait qu'Erika et eux. « Tu devrais prendre un ton plus hautain comme si tu étais le maître du monde. » Ce qu'ils croyaient tous. Rêvant de les voir tous tomber un à un comme des mouches.

L'ambiance un peu plus légère alors que je me remettais à la tâche, continuant de coudre habilement alors qu'elle se perdait dans ses pensées. Des gestes adroits et précis alors que je savais ce que je faisais. « Tu t'en sors ? Je peux aider ? » Sa robe rapidement réparée, c'était certain. « Non je vais bientôt avoir terminé. » Hochant la tête avant de tourner la tête que pour la découvrir, allongée sur le sol sous les regards amusés de certains. « Tu voudras essayer ? Comme ça la prochaine fois, tu pourras le faire toute seule si je suis pas disponible. » M'arrêtant un bref instant en voyant Maia s'approchait de nous, sa poupée à la main. Arrêtant mon travail alors que je me tournais vers la fillette. « Hei, em's odon ? » « Sha hainofi. » Attrapant sa poupée délicatement alors que je la tendais à Erika qui se trouvait à côté, la regardant peut-être un peu trop sérieusement. « Est-ce que tu peux jouer avec elle en attendant que j'ai fini s'il te plait ? » Croisant son regard. Maia était la plus jeune. Celle dont nous prenons tous soin, faisons tous attention alors que c'était sans hésiter qu'elle prenait le surplus. Pas de là à mourir de faim mais comme si elle n'avait pas assez à manger pour son âge alors qu'encore plus que le reste des personnes présentes dans la pièce, elle était en pleine croissance, ayant besoin de manger. Maia qui regardait désormais Erika avec attention et des yeux grands ouverts alors qu'elle espérait sans aucun doute s'être fait une nouvelle amie, ce que je me doutais ne saurait tarder à être le cas.
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Sujet: Re: Dream as long as you can, my love... [Arméthyse]
Dim 16 Juil - 21:17


C'était la réaction d'Ezra qui l'avait fais stopper sa petite imitation de Basile. Même si elle ne s'était crispée qu'une minute, Erika avait bien saisis qu'elle agissait mal. Du moins, qu'elle effrayait son amie, qu'elle ravivait sans doute de mauvais souvenir. Elle ne devait pas l'imiter si mal que ça finalement. Mais l'esclave couturière lui offrit un conseil pour mieux le jouer mais elle n'en fit rien et s'arrêta là. Préférant finalement se reposer et laisser les autres à leurs travaux respectifs, surtout Ezra avec le surplus de boulot qu'elle venait de lui apporter. Il n'y avait pas à dire, cette petite rahjak faisait des miracles. Elle parvenait à accomplir ses tâches et à réaliser des travaux annexes, comme la robe de la Guhur. Autant dire qu'Erika en prenait plein les yeux et n'en venait qu'à vénérer un peu plus sa comparse. Le sourire aux lèvres, elle la fixait. Évidemment qu'elle ne pouvait pas l'aider, elle avançait vite, elle pouvait bien s'en rendre compte elle-même et sa présence ne ferait que gêner. Mais apprendre, en revanche, elle le voulait. Histoire de plus avoir à l'embête elle ou sa mère pour repriser un vêtement. « Je veux bien. Mais j'suis pas bonne élève tu sais... »Pas pour ses tâches là en tout cas. Les trucs de bonnes femmes n'étaient pas pour elle. En fait, elle ne savait pas encore ce qui était fait pour elle...

Ses yeux se reportèrent alors sur une plus jeune demoiselle encore, la plus jeune recrue apparemment. Elle l'espérait en tout cas, parce que la demoiselle était encore bien plus jeunes qu'elles deux. De nouveau debout, Erika hocha la tête à la demande d'Ezra. Jouer avec la gamine, c'était dans ses cordes, évidemment. « Avec plaisir ! » Elle attrapa la petite par la taille et la souleva dans les airs. La lançant et la rattrapant sous les éclats de rire de la petite Maia.  « T'es hyper légère et toute petite ! Vas falloir bien manger pour prendre des forces! Et tata Ezra aussi! » Erika pouffa de rire à l’appellation qu'elle avait choisis pour son amie et la gamine continuait de rigoler. Mais forcément, elle faisait attention de ne pas faire tomber l'enfant et de ne pas déranger les autres qui travaillaient toujours durement. Ne rien ruiner. Ne rien gâcher. Ne pas déranger non plus. Elle avait tout compris et retenu la leçon du jour. Finalement, elle s'installa de nouveau sur le sol et attrapa les mains de la petite dans les siennes, tapant ses propres mains contre celles-ci pour apprendre un jeu auquel beaucoup d'enfant jouait dans la cité. Même si les esclaves n'étaient pas sensés avoir de temps pour eux, il fallait bien que comme tout enfants, ils jouent... rient et s'amusent un petit peu. Avec ou sans l'accord des maîtres. « Trois p'tits chats, trois p'tits chats, trois p'tits chats, chats, chats - Chapeau d'paille, chapeau d'paille, chapeau d'paille, paille, paille - Paillasson, paillasson, paillasson, -son, -son - Somnambule, somnambule, somnambule, -bule, -bule -Bulletin, bulletin, bulletin, -tin, -tin -Tintamarre, tintamarre, tintamarre, -marre, -marre - Marabout, marabout, marabout, -bout, -bout ! » Elle écourta finalement la chansonnette et continua à taper dans les mains de la petite avec un sourire heureux. Mais Ezra et les autres ne pouvaient pas en profiter et ça, ça la gênait réellement. Être assisse à ne rien faire alors que les autres travaillaient, non, pas question. « Et si vous preniez une pause ? Hein ? Peut-être que Basile comprendrait ? » Son esprit naïf et enfantin refaisait surface. Parfois, la lucidité de la fillette disparaissait pour laisser place à l'enfant qu'elle était et que tous, auraient dû être.


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28/02/2016 Glacy 540 Jessica Parker Kennedy bazzart esclave de Roan en fuite ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée 423


Sujet: Re: Dream as long as you can, my love... [Arméthyse]
Lun 17 Juil - 21:00


« Je veux bien. Mais j'suis pas bonne élève tu sais... » « Excepté pour voler et tenter de me sauver la face ? » Malicieuse et légèrement moqueuse alors que je savais qu'elle n'était pas dénuée de talents. Bien au contraire. Et dans un sens j'en venais que trop souvent à envier son intrépidité. A vrai dire à cet instant je n'avais aucune idée à quel point nos chemins divergeraient. Si je deviendrais une esclave couturière, puis aurait une place au bordel avant de devenir une esclave domestique, elle trouverait une certaine position auprès de la princesse Irina et c'est vers les armes qu'elle se tournerait. Un avenir dont je n'avais pas conscience. A cet instant nous n'étions que des gamines qui se promettaient le monde. Des promesses que nous romprons à tour de tour, parfois sans le vouloir, parfois volontairement. N'ayant aucune idée que ce lien que je chérissais serait brisé bien que sur la fin elle tenterait de m'aider avant dans un sens de me fourvoyer de nouveau. Un avenir autant sombre que mêlé d'espoir dont je n'avais pas encore conscience alors qu'au lieu de cela je n'en venais qu'à reporter mon attention sur sa robe. Une robe que je continuais de réparer, faisant disparaître les trous, la rendant comme neuve. Un coup de main que j'avais appris comme chaque personne présente dans cette pièce alors que c'était ce à quoi nous étions dévolus pour l'instant. A croire que nous n'avions qu'un objectif coudre et continuer de coudre jusqu'à ce que tout soit parfait et que la commande soit réalisée. Bien qu'à cet instant j'avais autant l'objectif d'aider Erika en recousant sa robe, mais aussi celui de lui apprendre à coudre. « Et puis je suis sûre que tu t'en sortirais très bien avec moi comme professeur, et un peu de bonne volonté. » Autant malicieuse alors que je savais que tous ces travaux domestiques ne l'intéressaient pas. Non pas qu'ils m'intéresseraient réellement mais il n'en restait pas moins que ce n'était pas comme si j'avais le choix. Puis, dans un sens, j'en étais que venu à trouver une certaine mélodie à coudre, un certain apaisement alors que mes doigts maniaient l'aiguille avec souplesse et agilité. Je savais ce que je faisais tout comme je le savais maintenant alors que je ne désespérai pas de la convaincre de se joindre à ma cause. « Mais c'est comme tu veux... ce serait juste plus pratique... » Ou plutôt un au cas-où si elle était seule dans le pétrin et si je n'étais pas disponible.

Ce fut quand Maia s'approcha avec sa poupée à la main que l'idée traversa mon esprit. N'en venant qu'à me tourner aussitôt vers Erika pour savoir son avis avec l'espoir qu'elle accepte de jouer avec Maia. Les yeux de cette dernière un peu plus écarquillées alors que ses joues prenaient une teinte rosée. L'excitation et l'idée de se faire une nouvelle amie suffisant à lui donner le sourire. Un sourire qui ne manquait jamais de me réchauffer le coeur face au déchirement qui s'était emparé de moi la première fois que je l'avais trouvé en pleurs, en partie famélique alors qu'elle appelait sa mère. Elle l'avait connue, elle. Je ne l'avais pas connu et peut-être que c'était mieux alors que je n'avais pas eu à connaître ce déchirement de plein fouet. Et si depuis ce jour je l'avais pris sous mon aile, une vague de plaisir n'en venait qu'à s'emparer de moi face à Erika qui acceptait cette proposition. « Avec plaisir ! » La regardant un instant faire s'envoler en l'air Maia, satisfaite de ce choix et de cette idée. Maia serait occupée tout comme Erika. Restant pendant quelques secondes à l'observer comme les autres esclaves alors qu'elles riaient aux éclats. « T'es hyper légère et toute petite ! Vas falloir bien manger pour prendre des forces! Et tata Ezra aussi! » « Merci, je me porte très bien tata Erika. » Manquant de secouer la tête face à ces recommandations alors que je mangeais à ma faim. Peut-être pas le mieux, peut-être pas ce qui était de meilleur au monde, peut-être pas assez non plus mais je mangeais à ma faim ou du moins suffisamment pour masquer les gargouillements de mon estomac. Mais tout autant il arrivait aussi de me coucher le ventre vide et si je persistais à croire que ce jour n'arriverait pas de sitôt, il n'en resta pas moins que cette image resta ancrée quelques secondes dans mon esprit avant que je ne l'en chasse.

Me reconcentrant aussitôt sur ma tâche. Me remettant à coude rapidement alors qu'il restait quelques finitions à faire. Améliorant certains points, réajustant certains endroits avant de me mettre à coudre le motif du soleil sur sa robe par pur mécanisme. Une erreur peut-être que je me rendis compte à mi-chemin avant de me satisfaire de ce motif qui semblait s'accorder à sa robe, y rajoutant une touche de valeur. Non cela serait parfait. Ou du moins je tentais de me convaincre, certaine qu'elle ne prendrait pas la mouche alors qu'au contraire elle continuait de rire aux éclats, enchaînaient les comptines. « Et si vous preniez une pause ? Hein ? Peut-être que Basile comprendrait ? » Interrompue dans mes pensées alors que je me tournais vers elle qui semblait me regarder avec un certain espoir dans les yeux. Naïve. Naïve de croire que nous pouvions nous arrêter en chemin. Croisant le regard d'autres filles à la peau mate que je connaissais. Manquant d'esquisser une grimace. Réfléchissant à comment lui faire comprendre cela simplement sans qu'elle soit offusquée non sans cesser de chercher une solution ou une alternative. « Basile ne comprendrait pas, Erika. Il n'est pas comme toi, ou ton maître... » Me mordillant la lèvre inférieure. « On a beaucoup de commandes en ce moment mais après peut-être que celles qui ont terminées peuvent venir te rejoindre. » Jetant un regard à mon plan de travail. Encore un ouvrage m'attendait. Si j'avais fini de coudre sa robe, de terminer de la rendre présentable bien qu'elle restait toujours tâchée il n'en restait pas moins que tout n'était pas fini. « J'ai fini ta robe, mais pas le reste... Désolée... » Et cette pointe de culpabilité qui me poussait à m'excuser car elle ne pouvait comprendre, m'excusant pour ne pas pouvoir la rejoindre aussitôt alors qu'il n'y avait pas de bonne solution seulement des alternatives hasardeuses.
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21/04/2016 Arméthyse 547 Dichen Lachman None! Garde royale - stratégie et combat 271
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Sujet: Re: Dream as long as you can, my love... [Arméthyse]
Mar 18 Juil - 14:48


Non, Ezra avait tort cette fois-ci. La Guhur n'aimait pas le vol, elle le lui avait déjà expliqué. Même si parfois, il était impossible de faire autrement, elle ne volait jamais et empêchait toujours son amie de le faire. Bien qu'il existe une entorse à cette règle qu'Erika s'était fixée, les livres. Ça, elle ne pouvait faire autrement que les voler parfois. Mais elle préférait largement le prêt ou le don plutôt que le vol. Mais sauver la face, ça oui. Ezra marquait donc un demi point dans cette histoire mais sa comparse tira seulement la langue pour répondre à cette question, qui n'en était d'ailleurs pas vraiment une.
Cependant, la proposition d'Ezra était alléchante. Elle pouvait parfaitement lui apprendre à coudre et même si Erika n'avait trouvé d'autre excuse que de se faire passer pour une mauvaise élève, à présent, elle ne pouvait plus décliner. Hélas, la fillette aurait aimé ne pas apprendre, tout simplement pour pouvoir encore compter sur son amie dans le futur. Comme si grâce à la couture, elle pourrait garder Aerys dans sa vie pour toujours. Mais elle comprit à cet instant que ça n'était pas possible et que compter sur les autres, il ne le fallait pas. Ainsi, elle devait accepter, se surpasser et évoluer. Même si elle abhorrait tout ça, elle devait apprendre, parce que la couture pourrait lui servir un jour. Même si elle espérait bien que non. D'un hochement de tête, elle accepta donc l'offre de son amie. Elle apprendrait à coudre. « D'accord. Mais faudra pas pleurer si l'élève dépasse le maître ! Parce que tu deviens mon maître, dans cette affaire... huh! » Peu de temps s'écoulait mais il semblait à la Guhur que sa camarade de jeu fatiguait beaucoup. Cette petite Maia semblait déjà bien fatiguée alors qu'elles n'avaient finalement joués que peu de temps. Mais comment aurait-elle pu suivre la cadence des plus grands ? Finalement, Erika s'était arrêtée de jouer pour serrer la gamine contre elle dans une étreinte amicale, presque maternelle et elle se préoccupa des autres qui travaillaient toujours. Proposant de prendre une pause alors que c'était tout à fait impossible pour eux. Au fond, elle le savait bien, mais elle aurait aimé que cela puisse se faire. Que tous les rejoignent pour jouer ensemble. Mais non. Et Ezra le lui expliqua convenablement, à elle qui s'était emballée d'être entourée d'enfants. Basile ne comprendrait pas. Jamais la Guhur ne l'avait trouvé spécialement méchant, elle le connaissait sous un aspect différent qu'eux, elle n'était pas son esclave alors il n'avait jamais été foncièrement méchant avec elle. Au contraire. Alors elle n'arrivait pas tellement à comprendre d'où pouvait venir cette facette méchante de lui. Mais elle comprit. Il était comme tout les autres types d'ici. Et elle se promettait de ne jamais tomber amoureuse d'un de ces gars, ni-même de fonder un foyer, pas ici. Jamais. Parce qu'elle ne voulait pas avoir d'enfants dans un univers aussi violent et sanglant. Et même si son coeur balancerait pour différents hommes dans l'avenir, un foyer, elle n'en aurait jamais réellement. Par peur plutôt qu'à cause de cette promesse qu'elle s'était faite à elle-même.

Un nouveau petit gloussement lui échappa lorsque Maia embrassa sa joue subitement. Elle se releva avec la petite dans les bras et s'approcha d'Ezra pour venir observer par dessus son épaule. Elle avançait si vite. Non, en fait, c'était terminé. Et elle remarqua même des ajouts sur la robe. De la customisation qu'elle n'avait pas demandé mais qui ne la dérangeait pas du tout. Elle se mit à rigoler et glissa ses doigts sur le motif du soleil présent sur le tissu. Est-ce que son maître n'allait pas voir la différence ? Elle s'en fichait. Pas de trou, pas de preuve. « Vraiment, merci, Ezrounette ! » Même si elle ne pourrait pas venir jouer avec elle, elle l'avait bien aidée aujourd'hui. Alors elle ne pouvait lui en vouloir. Elle esquissa un grand sourire et déposa un baiser non sur la joue de sa comparse, mais sur ces petites lèvres rien que pour l'embêter. Elle rigola aux éclats, rapidement suivie par les autres enfants présent dans l'atelier. « Je vais te regarder coudre pour aujourd'hui, pour apprendre un peu. Tu m'apprendras quand tu auras plus de temps. Mais je vais pas partir et si Basile débarque. Je me cacherais! Sauf si je te dérange... je sais que tu dois te concentrer... »


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28/02/2016 Glacy 540 Jessica Parker Kennedy bazzart esclave de Roan en fuite ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée 423


Sujet: Re: Dream as long as you can, my love... [Arméthyse]
Mar 18 Juil - 19:02


Je ne pus que sourire en la voyant hocher la tête. Le pari était accompli. Désormais assuré qu'elle acceptait la proposition alors que cela ne faisait plus aucun doute qu'elle était prête à faire plier sa volonté pour se prêter à cet apprentissage. « D'accord. Mais faudra pas pleurer si l'élève dépasse le maître ! Parce que tu deviens mon maître, dans cette affaire... huh! » « Je doute que tu me dépasses, j'ai des années pratiques ! » Pas moins amusée alors que c'était le cas, je doutais qu'elle puisse me rattraper. Il en fallait de peu mais je savais que j'étais capable de coudre les yeux fermés, pouvant sentir le tissus sous mes doigts, pouvant imaginer dans mon esprit le motif que je devrais coudre pour me mettre à le tisser dans la réalité point par point. Je savais exactement ce que je faisais alors que mes doigts guidaient toujours l'aiguille avec une certaine agilité. Ce qui valait autant le surplus de commandes alors qu'autant attirée l'attention de Basile, les commandes étaient devenues plus importantes. Il arrivait autant que je puisse coudre des étoffes non pas pour des simples marchands mais pour les princes, princesses de la cité. Leurs noms que je connaissais. Chacun connaissait leurs noms à vrai dire. Chacun les respectait ou les haïssait en silence par crainte de représailles. Dans mon cas autant que je les admirais, je les détestais eux et les étoffes qu'ils portaient qui valaient chères. Un monde dans lequel je n'évoluerai jamais alors que les esclaves ne touchaient pas un centième de ce qu'ils gagnaient. Devant eux on courbait l'échine, esquissait révérences et sourires alors que nous, les autres nous considéraient avec dédain et arrogance, nous traitant comme si nous n'étions rien. Et nous n'étions rien si ce n'était des objets du point de vue légal. Toutefois autant que les commandes pouvaient affluer, autant que je pouvais vouloir apprendre à coudre à Erika, je n'étais pas Basile. Je n'étais pas un maître dans la cité. J'étais tout le contraire, j'étais une esclave et même si là je m'apprêtais à lui apprendre à coudre, il n'en restait qu'une voix dans le creux de ma tête ne pouvait que s'indigner à l'idée qu'elle puisse croire que je serai son maître. « Et tu sais que je ne serais jamais ton maître ! Jamais ! » N'étant que venue à m'indigner avec une certaine véhémence pour bien lui faire comprendre mon point de vue. Hors de question que je devienne comme eux, alors que je les détestais.

N'en venant qu'à retrouver une certaine sérénité à coudre alors que je continuais de faire les dernières retouches pour que sa robe apparaisse comme neuve. A côté Erika en venait à enserrer Maia qui semblait prête à s'endormir dû aux heures de travail. Des heures de travail qui étaient trop pour une enfant comme elle. Et si j'aurai manqué de m'indigner, il n'en restait pas moins que cette image donnée suffisait à me réchauffer le coeur. Me sentant pas moins coupable alors que j'en venais à m'excuser, lui expliquant qu'on ne pouvait pas tout abandonner pour jouer avec elle. Craignant qu'elle ne comprenne pas. Craignant qu'elle veuille m'entraîner de nouveau, ce que je devrais refuser. Il y avait trop de boulot et si Basile arrivait, cela ne faisait aucun doute que rien de bon ne m'attendrait, ni elle, ni moi. Il ne pouvait pas savoir qu'elle était venue. Il ne pouvait pas savoir que je m'étais interrompue pour réparer sa robe. Il ne pouvait pas savoir que je m'éclipsais souvent en cachette comme d'autres esclaves. Il ne pouvait pas savoir nos secrets, ni avoir la moindre idée de ce qui se passait réellement dans l'atelier. Des secrets qui devaient restés cachés. En venant à reporter mon regard sur elle, ne sachant pas comment elle allait réagir. Mais au lieu de se refermer sur elle-même, elle n'en vint qu'à glousser légèrement. Sa tristesse apparente remplacée par la bonne humeur qui précédait l'idée que sa robe était désormais cousue et réparée. « Vraiment, merci, Ezrounette ! » Je souris à mon tour, lui rendant son sourire, n'ayant pas toutefois le temps de me préparer par la suite alors qu'elle déposait un rapide baiser sur mes lèvres. Secouant la tête plus amusée qu'autre chose alors que je savais qu'elle ne le faisait que pour m'embêter. Il n'y avait rien entre nous si ce n'était une grande amitié. Non pas que savoir si j'allais finir ma vie avec un homme, une femme ou seul importait. Ces questions n'importaient pas à cet âge là, et à vrai dire ce n'était pas comme si elles m'intéressaient réellement. N'en venant qu'à découvrir plus tard avec l'âge, avec mon arrivée au bordel que le sexe ne m'importerait pas si ce n'était des sentiments souvent que trop compliqués. Mais pour l'instant, cela ne comptait pas. Rien ne comptait sinon cette agréable atmosphère dans laquelle je baignais.

« Je vais te regarder coudre pour aujourd'hui, pour apprendre un peu. Tu m'apprendras quand tu auras plus de temps. Mais je vais pas partir et si Basile débarque. Je me cacherais! Sauf si je te dérange... je sais que tu dois te concentrer... » « Non tu peux rester, tant que tu me regardes pas du genre je vais te tuer, cela me va. » Hochant la tête de nouveau avant de reporter mon attention sur Maia. « Tu peux garder Maia dans tes bras ou cela va te déranger si elle s'endort à côté de toi ? » Sachant parfaitement que ses paupières ne tarderaient à se fermer. Une question toutefois capitale. Et autant que mon intérêt était sur eux, j'en venais à disposer l'autre étoffe sur mon plan de travail non sans en venir à donner quelques informations à Erika. « Cette commande ci est destinée au palais. Une robe qui a été commandée par la princesse Irina... »
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