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˜˜˜˜˜˜Lend a hand ~ Cassian & Armé
maybe life should be about more than just surviving


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21/04/2016 Arméthyse 547 Dichen Lachman None! Garde royale - stratégie et combat 271
What Is Dead May Never Die


Sujet: Lend a hand ~ Cassian & Armé
Sam 24 Juin - 22:03




♦ Lend a hand ♦

Cassian Ҩ Arméthyse
« Conscience is no more than the dead speaking to us.» Jim Caroll.











Affronter le maître d'arme et de combat de la cité était un quotidien depuis bien longtemps. Plus qu'un maître, il était un ami. Krikja était littéralement passée entre ses mains lorsqu'elle avait dû apprendre à se battre et à se défendre pour pouvoir entrer la garde, encore plus pour se faire une place en tant que garde royale. Alors maintenant, depuis pas mal d'années maintenant, l'entraînement avec Radoslav était une routine. Pas toujours surprenant, mais ce jour-là le fût tout particulièrement. Pour une raison qu'elle ignorait totalement et dont il ne voulu pas parler, Rado était en colère. Et lui en colère, mieux valait l'éviter. Mais c'est bien sans crainte de se frotter aux épines de ce hérisson mal-léché qu'elle avait décidé de ne pas reporter l'entraînement. Autant dire qu'après un enchaînement de coups aussi violents les uns que les autres, Arméthyse avait fini étalée dans la poussière, méconnaissable à cause du sang et des couleurs violacées qui apparaissaient peu à peu. Les blessures et la douleur étaient une habitude, mais elle était la première à admettre qu'elle venait de morfler et qu'il était préférable de soigner tout cela. Hors, en arrivant jusqu'à chez elle pour s'occuper elle-même de ses maux, elle réalisa bien vite que son stock de plantes était épuisé. La tuile absolue !

Techniquement, ça n'était pas un gros problème, elle connaissait bien des voyageurs capables d'avoir ce qu'elle cherchait, mais elle préférait avoir un bon stock, la conclusion fût rapide : l'achat. Elle n'aimait pas dépenser, non qu'elle soit pingre, mais du fait d'avoir été esclave, elle savait que l'argent était une denrée précieuse qu'il ne fallait pas dépenser pour rien. Surtout pas comme tout ces bougres Rahjak à la taverne. Ça n'était pas elle, ça !
Aller chez Kamil ou chez les Saada aurait également pu être une option envisageable, mais elle n'aimait pas tant traîner chez lui lorsqu'il n'était pas là. Et puisque monsieur était encore en voyage, elle n'allait pas aller se servir. Même s'il n'y aurait pas vue d'inconvénient. En tout cas, il fallait guérir tout ça, ou au moins rendre le tout un peu moins atroce avant qu'il ne revienne, il aurait encore une raison pour gueuler, et même s'il était terriblement sexy lorsqu'il était en colère, elle évitait de le faire, quoique, c'était assez discutable en réalité.

Mais l'idée était là. Toute forgée dans sa tête. Pensée au Saada, encore et toujours, l'avait conduit à l'idée la plus brillante du siècle. Arméthyse n'étant pas proche des autres membres de la famille, elle s'en inquiétait souvent auprès de Kamil pour en savoir plus, apprendre à les connaitre sans s'y confronter directement, la peur de ne pas plaire sans doute, mais puisqu'il était parti depuis pas mal de temps, c'était à elle, maintenant d'aller voir comment ils se portaient. D'un pierre, deux coups, elle savait que Cassian, sorcier vétéran pouvait lui apporter ce qu'elle recherchait. L'excuse parfaite pour aller lui parler l'air de rien et faire plus ample connaissance. Le croiser dans le couloir du manoir Saada de façon furtive avant de s'enfermer avec Kamil était une chose, mais lui parler une autre. Ce n'est que par le biais du tonton qu'elle connaissait quelques détails de la vie de Cassian, mais autant apprendre le reste de sa bouche. Sauf si... peut-être que c'était un peu louche de se présenter comme ça ?

« Oh, pis merde. » Ronchonna-t-elle pour elle-même, à voix haute pourtant.

Elle reprit la route et chemina jusqu'à la demeure du petit Saada. Enfin petit, c'était relatif puisqu'elle n'était que de trois ans son aînée. Dans l'absolu, elle savait approximativement où il vivait mais puisqu'elle ne s'y était jamais rendue, elle frappa d'abord à la mauvaise porte. Rien de très inquiétant puisque la personne lui indiqua le chemin, et sans se moquer en plus. Elle avait joué de son statut de garde en prétextant chercher le gamin pour des affaires importantes, même si ça n'était pas l'exacte vérité, quoiqu'une gueule cassée était une raison valable.
Une fois arrivée, elle martela quelques coups à la porte et croisa les bras. Bon. La discussion et le social n'était pas toujours son fort, autant dire qu'elle était mal à l'aise sur cette fois.

« Cassian ? »
 

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Dernière édition par Arméthyse Krikja le Ven 30 Juin - 13:59, édité 1 fois

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Sujet: Re: Lend a hand ~ Cassian & Armé
Ven 30 Juin - 3:07

Vingt-quatre ans. Du sang frais sur les mains. Le poids des secrets. Des désillusions plein les bras. Un amour massacré. Des poignées d'amitiés jetées aux ordures. Un frère disparu sans crier gare. Des fantômes, des angoisses, des phobies, qui se tiennent la main pour former autour de lui une farandole dantesque. Il y a encore un an, Cassian sortait tous les soirs, s'abandonnait au brouhaha des quartiers mal famés, frayait avec la pègre, laissait ses pièces d'or le précéder et lui tisser un tapis rouge où qu'il aille. Et il dépensait sans compter, achetant la présence de larbins en lieux et places des camarades dont il n'aurait jamais gagné les faveurs. Il y a un an, il nageait avec les pires requins, il parlait fort, il vous regardait droit dans les yeux, il se fendait d'un sourire infâme dès lors qu'une menace lui était adressée, car cela lui paraissait absurde, qu'on le menace. Aujourd'hui, une Ombre. Aujourd'hui, le silence de sa chambre toujours bouclée à double tour. Aujourd'hui, le seul contact de sa sœur, qui l'empêche de devenir tout à fait braque, qui l'empêche de demeurer trop longtemps en tête à tête avec le reflet du miroir. Cela fait des mois qu'il n'a pas revu Astrid, exhortée par son mentor à s'éloigner de lui. Nuisible, a dit Tom, pour le qualifier. Cela fait plus de temps encore, qu'il n'a pas revu Avinashi, depuis la mort de Sunathé. Il sait qu'elle sait. Et à ce titre, croiser son regard lui serait insupportable. Il préfère lui écrire. Il ne fait que ça, par ailleurs, ces derniers temps. Ecrire. Et lorsqu'il ne s'agit pas de ces rares missives adressées aux derniers amis qui ont survécu à la razzia, ce sont des cahiers de croquis et de notes qu'il noircit nuit après nuit.

Récemment, Cassian a été promu sorcier à part entière. En une année, il a abattu une quantité monstrueuse de travail, qui en aurait nécessité au moins trois. Et il ne s'est pas arrêté à l'enseignement de Jezabel, qui portait sur l'herboristerie. Il a également eu recours à d'autres précepteurs, qui l'ont initié à tout ce que la médecine a de plus sanglant, de plus scabreux, de plus organique. Non content de manipuler la chimie des plantes et des minéraux, Cassian s'est mis à brandir le bistouri, l'aiguille recourbée, le catgut, les tenailles, le martelet et la scie. Ces derniers temps, nul doute qu'il côtoie bien plus les morts que les vivants, dont les inlassables pépiements font craquer terriblement ses nerfs. Sa vie tumultueuse s'est muée en une existence quasi-monacale, reculée, remplie de gestes mécaniques et d'érudition boulimique. Son visage, qui jadis se transcendait à la moindre émotion, semble désormais une étendue plane et livide, une sculpture d'ivoire sertie de deux billes noires, chaussées de cernes bleutées. Il semble avoir enterrer toutes ces déceptions, toutes ces émotions tiraillées sous des strates de petites habitudes millimétrées, sous des couches écrasantes de rituels journaliers. Son quotidien n'offre plus une miette au hasard, à l'ennui. Il suffirait d'une seconde folâtre et ses fantômes lui tomberaient dessus à bras raccourcis. Ainsi s'enchaînent les nuits blanches et les sombres journées, et il n'y a que l'épuisement pour le soustraire quelques instants au monde.

Absorbé dans un manuscrit lourd comme une brique, le jeune Sorcier prend racine dans l'un des fauteuils qui érige le grand salon de la demeure des Saadas. Une demeure aussi grande qu'elle se trouve déserte. Noah a disparu il y a environ deux ans, laissant derrière lui l'incompréhension et la colère. Kamil est parti en voyage, comme à l'accoutumée, sans doute pour mener à bien d'obscures tractations bien évidemment illicites, il n'en doute pas. Quant à Scylla, qui commence à échapper à son emprise, la voilà absente pour une raison dont il ignore tout. Cette solitude, c'est nouveau, pour lui. Cette solitude, il la comble pour mieux la masquer, il ne la supporte pas, il la remplit comme on gave une oie, à grands renforts d'expériences et de livres. Il s'épuise à la tâche pour ne pas offrir à ses pensées le luxe de divaguer, de faire un pas de coté. De ses yeux noirs, Cassian observe des schémas de coupes anatomiques, tâchant de mémoriser les noms des veines, si poétiques à son goût. Céphalique, basilique, axillaire... Il se hasarde même à nommer les plus petites, celles que la médecine a dédaignées, car il ne supporte plus les lacunes d'aucune sorte. Alors, voué corps et âme à sa tâche, il sursaute brutalement lorsqu'on toque à la porte. Immobile, l'empoisonneur renâcle à bouger le plus petit doigt dans un premier temps, animal aux aguets. Il n'attend personne. Ce n'est que lorsqu'une voix familière porte son prénom qu'il daigne sortir de sa stupeur, posant un pied à terre. Sans quitter son ouvrage, dont la proximité lui est aussi rassurante que celle d'un ami cher, Cassian se traîne jusqu'au perron de la grande bâtisse. De plus en plus méfiant, il n'ouvre la porte que d'un maigre interstice. Son regard tombe sur un visage à la fois connu et inconnu.

"Bonjour Arméthyse." Dit-il. Une voix blanche, sans âme, rien que la vibration de cordes vocales. Ses yeux balayent un instant le pallier de la demeure, dans un silence de quelques secondes. Elle est seule. Ce n'est qu'une fois ce constat tiré au clair qu'il repousse plus franchement l'huis, faisant face à la combattante. Dire qu'il la connaît serait une fadaise. Il n'a jamais fait que la croiser, au détour d'un couloir ou d'un chemin, toujours en compagnie ou dans le sillage de son oncle... et il se méfie d'elle. Comme il se méfie de toutes les énergumènes qui tournent autour des membres de sa famille. Il ne peut s'empêcher d'imaginer à des ruées de profiteurs, de flagorneurs, d'intéressés. Il ne peut s'empêcher de croire en des esprits malintentionnés, avides, appâtés par l'or que miroite le nom des Saadas. D'ailleurs, quand-bien même fait-il honneur à la plus élémentaire des politesses qui sied à son rang, il manque à sa voix l'inflexion cordiale qui va de paire. Ses yeux s'attardent à décrypter longuement les traits clairs d'Arméthyse. La compagne de son oncle, donc. Cette compagne qu'il aimerait bien voir comme une conquête passagère si elle ne s'était pas implantée dans son paysage depuis trop longtemps.

"Mon oncle n'est pas là." Lâche Cassian, un peu abrupt. Son oncle. Son oncle à lui. Non pas Kamil. Non pas son Kamil à elle. Une façon subtile de marquer son territoire, et ce malgré les relations actuelles avec son oncle, pas vraiment au beau fixe. Un léger silence monte entre eux, et sur son visage festonne un air de chien de faïence. Il a toujours eu l'habitude de croiser subrepticement son regard, d'apercevoir sa silhouette emportée par le claquement d'une porte, de flairer son odeur presque évanouie. Cela lui est presque déstabilisant, de se tenir face à elle, sans intermédiaire, sans filtre. Assez tardivement, Cassian se demande quelle est la raison de sa présence ici. Kamil ne l'a t-il pas informé de son départ ? L'informe t-il, d'ordinaire ? Cassian réalise qu'il ignore tout de la nature du lien qui les unie, à quel point sont-ils entrés dans la confidence. Du haut de son mépris nauséabond et de sa méfiance pathologique, il se plaît à imaginer qu'il ne s'agit là que d'une histoire de chairs, une amourette tissées de vents et d'oisiveté, en dépit des années qui consolident vraisemblablement leur couple. Mais croyez-le, l'empoisonneur a un réel don, pour ne voir que ce qu'il veut.

"Il n'est pas à la Cité, je veux dire." Ajoute Cassian de sa voix hostile, son manuscrit plaqué contre sa poitrine, bouclier imaginaire. Vient-elle le questionner lui, sur ce que Kamil lui a occulté ? L'idée l'amuse et lui rebrousse les poils tout à la fois. C'est qu'il ne supporte pas qu'on l'utilise. Alors, avec un timbre cassant, le Sorcier se fait un plaisir de lui couper l'herbe sous le pied, croit-il. "Je ne sais pas quand il revient. Je m'en moque." Et sur la révérence de cette effronterie, sa main retrouve la poignée de la porte, qu'il s'apprête à lui claquer au nez, persuadé qu'il est d'avoir devancer ses interrogations.

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21/04/2016 Arméthyse 547 Dichen Lachman None! Garde royale - stratégie et combat 271
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Sujet: Re: Lend a hand ~ Cassian & Armé
Ven 30 Juin - 14:27




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L'oreille pas tout à fait collée contre la porte, la gardienne était tout de même focalisée sur son ouïe pour ne pas perdre une miette de la vie, ou plutôt de la non-vie, à l'intérieur de la maison. Elle n'entendait rien du tout. Un calme absolu. Pas un rat, pas même un fantôme entre ses murs pour les faire trembler. Peut-être qu'aucun membre de la famille Saada n'était là. Déjà pas Kamil, ça elle le savait parfaitement. Mais elle avait si profondément espérer rendre visite à Cassian, qu'elle n'avait pas imaginé un seul instant qu'il soit absent. Un rendez-vous, une course à faire, ou peut-être bien une fourmi à disséquer ? Non. Il s'agissait de Cassian. Et même si elle ne le connaissait que de vue, Krikja savait pertinemment qu'il ne sortait que peu de cette maison qu'elle connaissait si bien. D'ailleurs, qu'elle erreur d'avoir demandé son chemin tout à l'heure. Elle avait cherché la demeure de Cassian en particulier alors même qu'il n'en possédait pas une personnellement, il vivait encore avec les autres. Et ça, elle aurait dû s'en souvenir. Alors oui, le bonhomme a qui elle avait parlé lui avait indiqué la demeure familial. L'air bête. Mais enfin, elle préférait ignorer cela. Faire connaissance avec le petiot, elle le pouvait maintenant. Et avec tout les autres. Noah n'était qu'un collègue à qui elle ne parlait que peu, rarement même, pour ne pas dire jamais. Scylla, elle la connaissait aussi de vue, mais rien de concret, elle en savait bien moins à propos d'elle qu'à propos de Cassian par exemple. Sauf le fait qu'elle aime se faufiler partout... un joli bout de femme en devenir, ça, on n'avait pas besoin de lui dire à la Krikja, elle le voyait de ses propres yeux en croisant par-ci par-là la fillette. Mais pour le sorcier, c'était autre chose, il avait l'air... de plus en plus... étrange. Une sorte de cadavre sur patte. Et ça, elle voulait s'en rendre compte de ses propres yeux. Arméthyse était pas mal réputée pour foutre son nez partout. Alors elle profitait légèrement de l'absence de Kamil pour venir voir un petit peu sa famille. Une chose rare. Bien rare. Et l'excuse du jour pour se pointer chez eux était bien peu intéressante, mais enfin, elle espérait que ça passerait. Mais s'il n'y avait personne pour répondre à ses attentes aujourd'hui, alors tout espoir était détruit.

Mais non. Des bruits de pas puis la poignée de porte qui cliquette et tourne enfin. Ah ! Juste un oeil à travers le peu de jour de l'ouverture et Krikja penche déjà la tête avec un sourire. Légèrement amusée de la réaction du petit. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il ne s'attendait pas à de la visite, mais surtout qu'il n'en désirait pas. La méfiance se dépeignait en ce seul geste. Mais finalement, il ouvre plus grand pour lui faire face et elle ne cille pas une seule seconde. Le laissant la saluer et lui expliquer que... Kamil n'est pas là. Et le ton. Quel ton !
Arméthyse ne cesse pourtant pas de sourire et préfère croiser les bras autour de sa poitrine alors que le garçon se réfugie derrière son bouquin en continuer de parler tandis qu'elle-même ne prend pas la parole, préférant lui laisser l'illusion qu'elle n'était là que pour son oncle. Pour le coup, il mettait la charrue avant les boeufs, elle n'avait pas d'yeux seulement que pour Kamil, enfin peut-être bien que si, mais puisqu'il n'était pas là, son intérêt devait forcément se déporter ailleurs. Elle n'allait pas l'attendre en se morfondant de son absence, ça n'était pas son genre..quoique.

Le garçon était d'une possessivité sans nom, elle pouvait lire en lui comme dans un livre ouvert sur ce coup-là. Même s'il était un type complexe, elle en savait déjà beaucoup et elle comptait bien résoudre la suite du mystère elle-même. Malheureusement, la porte se refermait déjà. Quelle politesse, vraiment. Sa lourde botte lancée vers l'avant, elle la glissa entre l'encadrement de porte et la porte avant qu'elle ne soit refermée complètement. « Sorcier mais pas devin, gros malin. » Plaquant sa main sur le bois de la porte, elle la repoussa en arrière avec une facilité déconcertante jusqu'à faire reculer le Saada. Ces années d'entraînement payaient parfois, comme maintenant. Décrochant la bourse à sa taille, dissimulée sous sa grosse veste déjà légèrement lestée à l'époque par Basile, elle la tira et la secoua sous les yeux du jeune homme. « Je sais parfaitement que ton oncle n'est pas là. Je venais te voir toi, enfin non pas toi, mais ton stock de plantes. Et puisque tu ne fais de fleurs à personne, je te paye. La moindre des choses. » Un petit rire lui échappa et elle pencha de nouveau la tête sur le côté comme si elle s'adressait à un enfant. « Plantes, fleurs, tu saisis l'humour ? Détends-toi, je vais pas te manger. T'as l'air bien trop malade pour avoir bon goût. » Approchant de lui de façon naturelle, elle porta une main contre le visage de Cassian et pinça légèrement sa joue, pas méchamment, un peu à la façon d'un grand-mère envers ses petits-enfants. Elle ne changeait définitivement pas, cette Rahjak, toujours aussi tactile avec cette tendance à se conduire comme une mère ou un ange gardien envers la plupart des gens. Et cela même avec les gens les plus distants ou durs. « Tu devrais prendre le soleil pour avoir un peu plus de couleur. »
 

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Sujet: Re: Lend a hand ~ Cassian & Armé
Sam 8 Juil - 21:41

Il y a toujours des petits riens qui nous paraissent insupportables. Certaines personnes grincent des dents quand la craie racle l'ardoise, d'autres tombent en pâmoison à la vue d'une goutte de sang, il y en a même qui éprouvent une vive nervosité à savoir une porte entrouverte, c'est à dire ni parfaitement fermée, ni ouverte à la volée. Et si beaucoup de choses tarabustent Cassian, les individus naturellement souriants y tiennent une place de choix. Arméthyse sourit, alors qu'il n'y a à-priori aucune raison de sourire. En tout cas, lui ne s'apprête aucunement à égayer sa journée et se trouve réduit à endurer cette insupportable mimique, qui ne faillit pas, qui ne faiblit d'aucune manière alors qu'il lui sert tout un chapelet d'indiscutables négations. C'est idiot, de sourire comme ça, sans raison. On peut bien s'esclaffer en écoutant des sornettes, sourire au décours d'une victoire ou d'un rapport de force avantageux, en accueillant une bonne fortune, mais comme ça, de manière spontanée, sur le pas de sa porte à lui ? Est-ce qu'elle continuerait à sourire, s'il lui démettait la mâchoire au moyen d'une gifle de son cru ? Cassian cligne furtivement des paupières afin de rabrouer cette pensée.

Lui claquer la porte au nez avec la véhémence du mistral a quelque chose d'une gourmandise. Si tant est qu'elle n'avait pas intercalé l'un de ses lourds godillots de milicienne dans le sillage de la porte, entraînant l'écho d'un heurt mat. Cassian esquisse deux modiques pas en arrière, une maigre distance qu'elle s'emploie dès lors à combler en faisant irruption dans le grand vestibule de la demeure bourgeoise. Il a reculé, comme s'il craignait quelque mouvement d'humeur, comme s'il s'attendait à ce que, tout garde qu'elle soit, elle couve quelques instincts de destruction barbare. Peut-être Kamil a t-il brisé son petit cœur, et qu'elle vient porter sa vendetta jusqu'ici, bien décidé à mettre à feux et à sangs toute la gentilhommière des Saada ? Une idée excessive, à en juger par l'air radieux qui ne cesse de croître sur ses traits atypiques qui forment une estampe délicate. La familiarité qu'elle se permet à son encontre rebondit contre son expression grave, solennelle, comme le ferait un jet de pierre contre une porte sourde, barricadée. Rien ne semble à même de le dérider, comme si son authentique visage était lui-même un masque de guerre africain dont il ne se dépouillerait au grand jamais.

Le son tintinnabulant des espèces sonnantes et trébuchantes attise son ouïe alors qu'elle lui brandit à la barbe une escarcelle rebondie. Le trait d'esprit dont elle se fend ne semble néanmoins pas remporter un franc succès, à en juger par l'air désappointé de l'austère empoisonneur. C'est comme s'il n'avait pas le moins du monde perçu la subtilité de son jeu de mots, comme s'il reniflait cette drôlerie comme un chien flaire une main inconnue, incapable de s'abandonner à sa chaleur manifeste, ou alors comme si l'humour n'existait pas dans son univers, qu'il ne pouvait de fait que le considérer avec perplexité. Cassian demeure de glace, marmoréen, arborant en tout et pour tout un vague rictus interrogatif, comme quand on se tient face aux logorrhées de l'idiot du village. Vaguement interloqué, mais en rien intéressé. Et s'il se retient une nouvelle fois de l'éconduire, l'appât du gain contribue sans doute piètrement à le maintenir dans l'expectative. Elle lui a fait miroiter de l'Or. Il veut son Or. En cela, elle l'a parfaitement cerné. Et si la perspective d'amasser quelques écus suffit à refréner les élans pointus de son mauvais caractère, il demeure néanmoins une frontière à ne pas piétiner, une impérieuse ligne de feu. Son espace vital. Dont elle se lave les mains, Arméthyse. Et qu'elle écrase sans autre forme de procès.

Un cri retentit. Moins qu'un cri, peut-être. Une vive exclamation aux doux accents de rage rentrée. Cette fois-ci, Cassian ne se confine à aucune réserve et d'une main leste, se permet de claquer violemment la main d'Arméthyse qui était venue lui cueillir une joue, ripant sur l'angle de sa mâchoire. C'est un geste brutal, qu'on devine dicté par des instincts sémillants, par la tension monstrueuse qui l'habite toujours, qui bande ses muscles, qui raccourcit sa respiration, qui serre sa gorge, qui fore son ventre, qui fait craquer ses phalanges nerveuses à chaque instant du jour et de la nuit. C'est un geste impulsif, qui tient à la fois de la maladresse et de la beauté qui sied à un élan sauvage, irrépressible, hors de contrôle. Une chiquenaude aurait suffi, pour balayer ce geste indésirable. Mais Cassian n'est nullement capable d'un tel sang-froid à l'heure où une inconnue, ou presque, piétine ses frontières imaginaires. Il ne sait pas se dérober avec diplomatie. Il ne sait que se défendre à cors et à cris. Une médiocre claque aurait suffit, c'est vrai, à la dissuader de pousser plus loin les taquineries, mais il ne peut que s'ébranler d'une terrible embardée, qui l'étreint aussi subitement qu'une fièvre nocturne. Le claquement sourd de sa main sur la sienne résonne plusieurs secondes, court le long des hauts plafonds du vaste hall.

"Ne me touche pas." Gronde l'empoisonneur. Il serre un instant les paupières, comme s'il s'était laissé aller à un juron indigne de lui. Sa voix est alors étrangement docte, presque posée, comme pour démentir la brutalité qui a empli la seconde précédente. Une longue expiration vient grever la ligne de ses épaules qui s'étaient alors carrées. Il semble s'escrimer à respirer lentement, comme si des bris de verre s'amoncelaient au fond de ses poumons et qu'il tâchait d'éviter de se blesser de l'intérieur. "Ce n'est pas parce que tu te permets de tripoter mon oncle comme tu veux que tu peux agir de la sorte avec le reste de la famille." Assène Cassian, et si ses mots pourraient prêter à la plaisanterie, il n'a jamais semblé aussi sérieux. Dans sa voix, il n'y a pas l'ombre d'un malaise. Malgré la teneur de son geste, d'une violence exagérée, il se tient face à elle comme s'il n'était jamais sorti du costume encaqué de la bienséance. Il espère néanmoins lui avoir fait passer l'envie de camarader avec lui.

"Enfin, je ne suis pas malade. Juste fatigué." Reprend t-il, car il a tiqué sur ces mots, car pour lui, on n'utilise pas de tels mots à la légère, car il sait trop bien ce que cela signifie, d'être malade. "Je suis très touché que cela t'inquiète." Raille t-il, et voilà une forme d'humour à laquel il semble particulièrement réceptif. L'humour caustique, du sarcasme dégoulinant à torrent, auquel il oint l'ombre d'un sourire qui semble une éclaboussure d'acide, au coin de ses lèvres. "Il faut croire qu'il y en a qui travaillent honnêtement et durement, dans cette famille." Lâche t-il, une bouteille à la mer, une perche tendue pour l'amener à lui parler de son oncle. Est-ce qu'elle le dénigrerait ? Est ce qu'elle le défendrait farouchement ? Il ne la connait même pas assez pour prédire ce genre de réaction banale. Il est peut-être temps d'y remédier. Il est peut-être temps de s'intéresser à cette drôle de Rahjak, entrée chez les Saadas par la petite porte, au bras de son oncle, et qui semble désormais faire parti du décor des trois enfants Saada comme peut l'être une ombre au tableau. A t-elle vraiment de l'affection pour Kamil, ou lui fait-elle avaler des couleuvres afin de choyer son argent ? Leur famille, bien plus désargentée qu'il n'y paraît, ne pourrait se permettre de souffrir une telle imposture. Sans se gêner, et sans doute pour la première fois, Cassian semble l'examiner de pied en cap, comme il le ferait d'une souris ou d'une grenouille au moment d'esquisser la première entaille.

"Ne t'en déplaise, je ne suis pas un vulgaire camelot qui se contente de vendre des aromates de brouet." Précise t-il, se remémorant les mots de Jezabel. "Je suis sorcier. Je prescris des remèdes. Après m'être enquis de blessures ou de symptômes. Alors si tu es réellement venue pour cela, et non pas sur l'injonction de mon oncle qui t'aurait demandé de me tenir à l’œil..." Quelques secondes laissées en suspend, en jachère, durant lesquelles il lui adresse un regard équivoque. "J'attends de voir tes blessures. D'écouter quelles douleurs ou quels étranges troubles peuvent bien t'accabler... Car je dois dire que tu m'as l'air en pleine forme, pour ta part, Arméthyse." Et sur ces mots, son buste s'escamote de quelques centimètres, l'incitant à entrer davantage. Derrière lui se tient un petit salon d'agrément, qui sert d'ordinaire à recevoir des invités, à boire une tasse de thé, mais dont la table basse croule sous les feuillets, sous des ouvrages aux planches sordides, sous des herbiers exhaustifs dont les descriptions et les noms latins semblent les psaumes de sortilèges ésotériques.

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Sujet: Re: Lend a hand ~ Cassian & Armé
Dim 9 Juil - 1:09




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Cassian Ҩ Arméthyse
« Conscience is no more than the dead speaking to us.» Jim Caroll.











L'expression du visage de Cassian ne l'a trompait pas devant l'or. Comme tout autre Rahjak, cette seule monnaie pouvait ouvrir des portes, un tas de porte. Et notamment celle de la demeure Saada devant le sorcier. Avec quelques pièces, elle savait qu'elle avait déjà son attention et autant dire qu'elle pourrait en fournir plus si elle s'avérait satisfaite de ses soins. Mais enfin, mieux valait ne pas en dire trop toute suite, ni en montrer trop d'ailleurs. Être mise à la porte, Arméthyse l'en savait capable, même sans le connaitre, c'est ce que Cassian avait essayé de faire, mais en vain, elle était plus que têtue et avait décidée d'apprendre à la connaitre un peu mieux avant de partir de là et c'est bien ce qu'elle comptait faire, de gré ou de force. Telle la mauvaise herbe, la Krikja poussait et repoussait partout, en toutes circonstances, qu'importait les obstacles ou les brutes sur lesquelles elle tombait parfois. Il n'était pas né celui qui la détruirait, et ça n'était surtout pas Cassian. Un petit bonhomme moins âgé n'allait pas faire la loi. Même si elle pouvait très bien le lui faire croire. En tout cas, la bonne humeur était là et demeurerait sans doute, elle s'y employait. Rester aussi lumineuse que le soleil devant un être aussi noir et macabre que Cassian, il fallait au moins ça pour l'embêter un peu. Qui aime bien, châtie bien, même si elle ne le connaissait pas, d'après les échos qu'elle avait eu -le plus souvent négatif-, elle savait qu'au fond, elle l'apprécierait. Une intuition.  

Bon, la caresse sur la joue du sorcier avait été mal reçue et c'est d'une force semblable à celle du tonnerre frappant de plein fouet qu'il avait frappé sa main pour qu'elle la retire. Ce qu'elle fit, non par douleur mais par surprise. Sur le moment, aucune douleur, mais sa mâchoire commençait peu à peu à la lancer, rien de vraiment méchant, certes. « C'est tout ce que t'as dans le ventre ? » Elle surjouait pas mal, elle ne l'avait pas mal prit, bien qu'elle aurait pu. La surprise chez lui était trop flagrante, alors elle comprenait que ça n'avait rien eu de volontaire. Il n'avait même pas voulu ça, mais le résultat était là. Et elle ne pouvait que s'estimer heureuse qu'il ne lui en ait pas réellement retournée une. Elle l'aurait bien méritée, quoique, la réaction pour une simple caresse était excessive. Mais c'est les lèvres pincées à l'extrême qu'elle observait le Saada, prête à rire aux éclats cette fois. Elle n'aurait su dire ce qui était le pire, l'expression de son visage ou bien le son étrange qu'il avait laissé échappé juste avant. Mais rire, non. Loin de vouloir se moquer de lui, elle constata rapidement de la dureté et de la froideur dont il pouvait faire preuve. Encore un coq dans ce monde de Rahjak qui voulait s'imposer avec des traits durs, mais l'effet n'y était pas. Définitivement pas. Elle en fallait énormément pour surprendre Arméthyse, et le petit ton qu'il employait n'y changerait rien. Outre la famille d'Irina, il était rare qu'elle écoute ce qu'on lui dise, à moins d'avoir sa confiance ou son respect, il était peu probable que lui donner des ordres comme ceux-ci ne fonctionnent. Ne pas le toucher, hein ? Une sorte de faiblesse, de dégoût dont-il ne se cachait pas et avec laquelle elle pourrait facilement jouer. Le bras le long du corps, elle n'allait pas retenter l'expérience toute suite, non, elle ne lui ferait pas cet affront. Mais il n'était pas à l'abri d'une nouvelle tentative. « Dis-moi, t'es juste frigide ou bien constipé ? » Balança-t-elle presque du tac au tac après l'unique avertissement de Cassian. Son sourire était bien plus sournois cette fois.

Le jeu du chat et de la souris commençait à peine, elle avait foi en lui, fondait tout ses espoirs sur ses épaules pour qu'il soit à la hauteur et qu'il lui renvoi la balle. Mais en aucun cas elle n'allait se laisser marcher dessus comme ça. Loin d'être une prédatrice et lui la proie, elle réussirait pourtant à être une néfaste personne capable de déloger le vermisseau prisonnier dans son antre qu'était Cassian. Et comme à chaque nouvelle rencontre -bien qu'il ne s'agisse pas d'un rencontre à proprement parler-, Arméthyse se plaisait à se fixer un but, une fois elle s'était montrée si agaçante avec un visiteur qu'il avait dû quitter la cité sans même procédée au marchandage pour lequel il s'était déplacé, une autre fois encore, elle avait su ravivé le coeur gelé de l'un d'eux et avait réussi à obtenir un sourire et plusieurs déclarations plus respectueuses les unes que les autres tant elle s'était montrée courtoise et clémente. Et là, cette fois, elle avait décidé qu'à Cassian aussi, elle réussirait à obtenir un sourire. Pas un rire, il n'était pas encore près pour ça, mais un sourire sincère. Elle ne partirait pas tant qu'elle ne l'aurait pas eu.

Des propos de lâche à en juger par le sujet dans lequel il voulait taper : Kamil. Évidemment, qui d'autre. Il était le point le plus sensible, le seul sujet où Arméthyse pouvait ressortir blessé. Mais venant de Cassian, elle trouvait cela trop simple. Il faisait partie de la famille, alors elle n'allait pas se laisser avoir. Les bras subitement croisés autour de la poitrine, elle pencha à nouveau la tête sur le côté pour l'observer, lui, le petit gamin qui essayait de l'énerver. Tripoter son oncle ? Des mots bien vilains et pourtant vrais. « J'espère que t'avais pas dans l'idée que je te tripote la nouille, les petites choses, c'est pas mon dada. » Un pique à double sens, même si elle n'avait jamais vue le membre du gosse -et elle espérait bien ne jamais le voir-, elle sous-entendait également que son oncle en avait une énorme, de quoi le traumatisé pour un moment.

Concernant la santé du garçon, elle se souciait peu de ce qu'il racontait. La nuance entre maladie et fatigue, rien que ça. Pas de quoi pavoiser, il possédait des connaissances sur la santé, pas si compliqué pour un sorcier. Mais enfin, s'il désirait remettre en doute sa sincérité, il en avait le droit. Et même s'il était bien rare qu'elle réponde aux sarcasmes par le sarcasme, elle tenta : « Allons Cassy, je sais qu'un accueille plus chaleureux que le tiens n'existe pas à la cité, mais je suis émue que ma préoccupation pour toi te sied. » Une légère courbette vers l'avant accompagna son mot final. Comme si elle lui devait quoique se soit. Mais il n'avait pas tort, s'inquiéter pour lui lui ferait perdre du temps. Même si cela provenait d'une certaine logique. Le Saada était lié à Kamil, et comme toute bonne petite-amie qui se respecte, elle voulait prendre soin de la famille. Rien d'anormal. Mais justement, cette nouvelle phrase qu'il venait de lui asséner, elle le prit mal. Kamil travaillait dur, à sa façon. D'une façon qui lui plaisait à lui et même si elle détestait ça plus que tout, elle ne pouvait qu'accepter sans broncher et le soutenir un minimum. Alors non, qu'un sale gamin comme lui -bien qu'elle sache pertinemment qu'il n'était plus un gamin depuis longtemps- ne passait pas. C'est d'un ton bien plus moralisateur qu'elle reprit :« Si je me souviens bien, le fric qui en découle ne te dérangeait pas lorsqu'il servait à te torcher le cul. Reste à ta place ! Tu lui dois un maximum de respect à Kamil, et je veux rien savoir sur tes petites crises d'adolescences et ta jalousie de morveux. Parce qu'entre toi et moi, on sait parfaitement que tu l'aimes, TON oncle. » Usant de la possessivité dont il avait fait preuve à son arriver, elle n'hésitait pas à lui remettre en plein visage. Personne n'appartenait à personne. Ils pouvaient très bien se le partager, mais elle avait eu vent des petites colères du garçon, il faisait la tête pour un oui et pour un non dès qu'il en avait l’occasion. Mais elle comprenait cette façon de se manifester pour acquérir de l'attention. Une belle preuve d'amour, voilà tout ce qu'elle voyait dans le comportement de Cassian envers son oncle. Il avait beau lui chercher des noises, les liens du sang et du coeur étaient là. Il ne lui aurait pas démontrer son attachement sans ça, en lui rappelant que Kamil était son oncle, le sien, alors qu'elle n'était qu'une étrangère pour les Saada.

Par chance, la discussion défaille finalement et passe à un autre sujet. Les talents de Cassian, elle n'en doutait pas. Elle ne mettait pas sa vie, tout du moins ses blessures entre les mains de n'importe qui. Généralement, elle s'occupait de ça elle-même, mais sans les végétaux pour, elle ne pourrait rien faire, hélas. Et sur le marché, les prix seraient bien trop exorbitant. Son argent, elle ne le balançait pas par les fenêtre. Puis autant que le pécule reste dans la famille -si tenté qu'elle en fasse un minimum partie-. Mais un énième sourire se dévoile sur son visage. Evidemment, il songeait au fait que Kamil l'avait envoyé ici. Pas du tout. Il ne savait même pas qu'elle était là et elle se garderait bien de le lui dire. Enfin, tout dépendait de l'issue de cette entrevue. Car au final, elle ne savait plus bien si elle était ici pour venir créer une nouvelle amitié ou pour se faire un ennemi. Elle n'en possédait que peu, voir pas, mais il n'était jamais impossible de s'en créer de nouveau aussi, bien que ça ne soit pas son but. En fait, elle s'amusait déjà bien avec le Saada, son comportement bien qu'insupportable pour certains, lui plaisait bien. Lui renvoyer la balle -ou essayer- était distrayant, et après le boulot et l'entraînement, ça n'était qu'un moment de détente privilégié. Même s'il ne voyait peut-être pas ça du même oeil, lui. Elle l'appréciait, même s'il approchait parfois des limites. « Même si tu voudrais être le centre du monde, Kamil sait que t'es un grand garçon. Et je suis pas le genre nounou. » Mais finalement, la porte s'ouvre plus grand. Une invitation à entrer alors ? Une chance à saisir. Un pied devant l'autre, elle ne se laissa pas prier pour pénétrer la demeure qu'elle connaissait déjà comme sa poche. Même si cette fois-ci, la table était dérangée, ou plutôt croulante de travaux. Si Arméthyse avait un instant douté du fait qu'il travaille dur, cette fois, elle pouvait le voir de ses propres yeux. Mais elle se passa pourtant de commentaire. Ainsi donc, il voulait savoir exactement ce qu'elle avait. Il aurait été bien trop simple de lui demander une liste de course, de payer et d'être fournie. La pleine forme, elle prenait ça pour un compliment en tout cas. Le mal de dos, elel n'en parlerait pas. La fatigue y jouait pour beaucoup et sa veste aussi. Il était temps qu'elle la retire. Le poids de celle-ci après une journée aussi remplie n'était pas supportable. Comme si elle était chez elle, elle la retira donc et la balança sur une chaise dans un bruit légèrement métallique. « Je ne demande rien d'autre qu'un cataplasme ou ce que tu voudras pour calmer la douleur. » Là-dessus, elle souleva légèrement son haut déjà plein de sang pour dévoiler son aine. Une plait dégoulinante dû à un coup de lance. L'arme qu'elle détestait le plus utiliser. Son entraîneur avait abusé aujourd'hui, juste pour bien lui casser les pieds histoire de se remettre de sa propre journée de merde. Évidemment, le contour de la plait était violacée au possible, presque bleu. Mais non, même si ça lui faisait un mal de chien depuis le début elle tentait de faire abstraction et elle canalisait si bien son attention sur autre chose qu'elle n'assimilait pas la gravité de la plait. Si elle s'infectait, c'était foutu. Il n'était pas réellement question de vie ou de mort, il était peu probable qu'elle n'en meurt. Mais il fallait absolument que tout disparaisse avant le retour de son petit-ami. Il détestait la voir abîmée, alors autant lui éviter une telle vision. « C'est dans tes cordes ? Parce que sinon j'ai des morpions, ton oncle est généreux. Tu veux peut-être constater par toi-même ?  » Elle baissa la tête en se retenant de rire, prête à ouvrir son pantalon juste pour l'emmerder. Bien sûr que ça n'était pas vrai. Mais à en juger par sa réaction avec la caresse sur sa joue, elle ne doutait pas d'une certaine pudeur chez lui. Ou d'un rejet pour une proximités trop prononcée. Et ça, elle en jouerait aussi...
 

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Lend a hand ~ Cassian & Armé

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