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˜˜˜˜˜˜Dionée des Embruns Salés - Maria.
maybe life should be about more than just surviving

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29/04/2015 Joy. 538 Adriana Lima. Electric Soul. / Tumblr. Combattante & Navigatrice ( Pirate, dearie. ) 12


Sujet: Dionée des Embruns Salés - Maria.
Jeu 15 Juin - 19:58

Code:
✜ [color=firebrick]Adriana Lima[/color] → Maria S. Vestrit

SURNOM
Lorelei, Dionée, Vipère, Méduse ... Toutes celles qui condamnent, parfois même sans le vouloir.
ÂGE
31 ans. 
ORIENTATION SEXUELLE
Hétérosexuelle.
SITUATION AMOUREUSE
Veuve. 
MÉTIER / FONCTION
Gabière à bord du Revenge.  
APTITUDE(S)
Navigation / Combat.
TRIBU
Ancienne Calusa.
C'est si difficile de faire le tour d'une âme. C'est si difficile de la saisir, de la cerner, puis de la jeter sur la toile à vulgaires coups de pinceaux.

Qu'elle soit Méduse, sirène ou simplement féline, Maria est de celles qui attaquent et dépossèdent. L'ombre est sa gloire, la solitude sa bénédiction. Toujours murée dans sa froideur, elle réprouve ce qui nous lie avec autrui. Le contact avec l'autre est un obstacle comme il peut être un jeu.
Avec Maria, c'est toujours l'un ou l'autre, il n'y a jamais de juste milieu. Elle est l'extrême, et ce jusque dans ses émotions. Sous cette arrogance qu'elle a plaisir à faire danser le long de ses traits, il y a cette impulsivité qui la domine. C'est par la colère qu'elle réagit souvent, violente et hurlante.
Si le cynisme est son langage, le sarcasme est sa prose. Elle se veut provocatrice, même agaçante. Son humour cru et noir peine à éveiller les sourires, et c'est sûrement ce qui l'amuse le plus. Elle veut échapper au conformisme, au quotidien. Ce besoin d'aventure et d'horizons nouveaux la dévore et la projette toujours à vouloir découvrir. Comme l'ennui est facile et rattrape sans mal, elle le fuit par mille moyens. L'immobilité, l'inactivité sont des barreaux entre lesquels elle se glisse pour ne pas mourir. Il faut qu'elle soit occupée, par les mains ou par l'esprit. C'est une travailleuse, une perfectionniste à qui on a donné l’œil critique. Tout doit être à sa place, là où elle le voit et là où elle le veut. Son obsession, c'est le sublime. Elle se noie dans la beauté des choses, elle les boit, les admire.
Gare à celui qui défierait son ego, car sa langue acerbe claque comme le fouet et crache des obscénités, parfois trop vraies. Ah, elle est insolente, la gabière ! Elle est aussi silencieuse qu'elle est cruelle. Craindre les répercussions ? Pour quoi faire ? Elle joue autant des poings que des armes, et si dans le tohu-bohu des corps virils, il faut se lancer, elle le fera. C'est qu'elle n'a pas froid aux yeux ; les lascars qui vous cogne dessus, elle connaît bien. Se gargariser de sa force et faire saillir ses muscles sous l'astre cuisant, c'est ce que font de mieux certains et bien qu'elle trouve ça aussi stupide que cela y paraît, elle peut se prêter à l'absurdité du jeu si cela lui permet de se faire entendre. Néanmoins, elle préfère la force de locution à celle des bras. Cela blesse tout autant, même ce que les mains ne peuvent atteindre.

Et, parmi tout cela, la pirate demeure un inégal paradoxe. Elle est la contradiction à son paroxysme. Celle qui aime et qui déteste tout autant. Elle peut saluer la sagesse comme ouvertement la satiriser. Admirer la pluie pour la blâmer le lendemain. S’éblouir, puis se lasser. D'abord insensible, elle a su développer un côté maternel bien plus fort qu'elle et ce depuis qu'elle a enfanté. Tantôt elle l'accepte,  tantôt le rejette. Non pas qu'elle est lunatique, mais changeante comme le ressac. Combien diront ainsi qu'elle est difficile à cerner, impossible à comprendre ? C'est une forteresse, quelqu'un qui se hisse au sommet des murailles de la morgue. Et parce qu'elle est indépendante, elle n'ira pas quémander qu'on abatte ces  murs pour l'y rejoindre.

Sur le pont d'un navire, c'est là qu'elle se sent le plus à l'aise. Quand les voiles d'albâtre sont gonflées par un vent d'orgueil, elle dessine sa liberté. Certains expliqueront ce don, ce goût qu'elle a pour la navigation par son histoire : elle a toujours, ou très souvent, vogué. Ce temps passé à tutoyer les vagues est ancrée en elle à la façon d'un tatouage, quelque chose d'éternel. Mais si elle prend le large, c'est parce qu'elle en est amoureuse. Elle est passionnée, enivrée par ce bleu que même le ciel n'a pas su imiter. De ça, elle en est convaincue, elle veut mourir dans sa splendeur.  
La force de ses admirations est telle qu'elle est devenue son pilier, son tremplin. Elle la transforme en une ambitieuse convaincue, si torturée par l'envie de réussir et d'atteindre l'excellence qu'elle n'en redoute pas d'écarter les autres. A coup de couteaux s'il le faut. Pas de pitié, pour personne, jamais.  L'avenir est un trésor auquel elle ne veut plus renoncer.

+ Quelle est la pire chose que tu aies faite ? Des regrets quelconques sur ta vie ?


Une kyrielle de regrets jappe à ses talons. Ils la remuent, ils la tourmentent. Elle les chasse, les maudit, les repousse en se disant que cette fois, c'était la dernière. Mais si les fantômes rampaient aussi docilement que des chiots, ils ne seraient guère aussi lugubres.
Hier, ils étaient la cage dans laquelle elle se recroquevillait et étouffait chaque fois un peu plus. Aujourd'hui, voilà qu'elle les prend et les intègre. Ils sont son histoire, ils sont son sillage. Ils chantent toujours, mais elle ne les entend plus, ou si peu. C'est ce dont elle se convainc, du moins. Aussi le plus étrange, c'est que ces remords - ci, ces voix impies, ne naissent pas de ce qui est condamné par la morale. Non plus de ce qu'elle a fait de pire, oh non. Car quand on est forban, on rosse, on dépouille, on surine, puis on se vante de cette vie de débauche autour d'une choppe, un rire entre les dents.
Maria ne regrette pas non plus d'avoir le cœur d'une parricide. Cette mort, son paternel ( aussi grand navigateur avait – il été ) il l'avait méritée. C'était un roublard, quelqu'un de nocif qui profitait de leurs escapades en mer pour la traiter pas mieux qu'un chien.  Alors, il avait suffit d'une promesse prise à la  légère, d'une tempête, puis d'un prétexte. Celui d'un simple accident, ceux qui arrivent si souvent quand on se voue à la mer.
Ce qu'elle pourrait en revanche se reprocher, c'est de ne pas avoir agi plutôt ou même de ne pas pouvoir avouer son crime aux yeux de tous pour affirmer l'entièreté de son âme. Ce sang qu'elle a sur les mains, il fait autant partie d'elle que celui qu'elle a dans les veines.

Ce qu'elle répugne surtout d'avoir fait, c'est ce qu'elle est devenue, fut un temps. C'est d'avoir laisser son palpitant parler, d'avoir aimé un homme déjà livré à sa folie. C'est d'avoir porté deux enfants qu'elle est incapable de faire vivre dignement. De s'être changée en femme « comme il faut », celle qui endosse le rôle de la société et s'efface en son sein.
Le navire qu'elle a délaissé pour une vie qu'elle se persuadait d'aimer gît maintenant sur un duvet de sable au fond des océans. C'est peut – être ça qui la désole le plus.
Ce quotidien casanier, composé de jours sans saveur, ce n'était pas le sien. Et pourtant, elle l'a supporté bien longtemps. Elle refoulait ses envies en se persuadant que c'était pour le mieux. Que c'est ce que le guerrier défunt dont elle s'était entiché aurait voulu. Puis elle s'est réveillée comme d'un cauchemar. Elle réalisait, avec une violente et lucide amertume, qu'elle s'était bien assez pliée à la volonté des hommes qu'elle avait rencontré. C'en était assez de cette impuissance, de cette soumission , et, quand elle y pense encore, sa mâchoire se carre de honte.
Il était temps qu'elle renaisse.



+ Ton opinion sur les cents ? En as-tu déjà rencontré ? Face aux récents événements (cf intrigues) ta première impression depuis leur arrivée a t-elle changée ? D'autres personnes sont également tombées du ciel (Odyssée), que penses-tu de ça ? Est-ce que tu te sens menacé ? Fasciné ? Penses-tu qu'il y en aura d'autres ?


Elle n'en n'a jamais vraiment rencontré, pourtant autrefois, elle les haïssait. Ces gamins dont le ciel ne voulait plus, recrachés par les étoiles, venaient rôder sur une terre qu'elle voyait déjà trop étroite pour eux tous. Ils étaient des problèmes, des questions qui soulevaient les tensions et creusaient des sillons. Ils ont rongé la paix, comme elle l'avait senti, comme les plus sensés s'en doutèrent.  
Elle les a détesté, même après la guerre qu'elle trouva trop courte. Ce traité signé à cause d'un astre d'acier vacillant, elle n'y a vu que foutaises. Comment pardonner à ceux qui apportent la peste d'antan, cette technologie que l'on a banni pour avoir défiguré le monde ?
Et puis soudain, toute cette haine, peut – être trop infondée, s'est trouvée une autre cible et la désintéressa de ces enfants déchus. Elle les oublia, car des malheurs et des problèmes, il se trouva qu'elle en eut tout un tas. Ils ne devinrent qu'une foule de souvenirs à l'image des chimères que l'on invente quand on est môme : ces choses irrationnelles que l'on abomine avant de les effacer pour une réalité plus effrayante.
Si on lui posait la question aujourd'hui, c'est probablement d'un haussement d'épaules nonchalant qu'elle répondrait. Elle dirait qu'elle n'en n'a que faire, maintenant qu'elle s'est détachée complètement de la terre pour se marier à la mer. De tels ennuis ne sont plus les siens. Bien sûr, elle les méprise encore, il y a certaines choses que l'on ne peut vraiment déraciner. Néanmoins, ce n'est sans doute plus dans une bataille qu'elle célébrerait la rencontre avec l'un des leurs.
En ce qui concerne leurs aînés, ceux dont la toison argentée s'est aussi détournée, elle n'y accorde pas plus d'attention. La seule chose qu'elle redoute, ce sont ce qu'ils rapportent de là – haut, ce déséquilibre qui fait fi de leurs manières de vivre, à eux, terriens. Si leur savoir peut se révéler intéressant, ils portent aussi avec eux l'ignorance d'un monde nouveau. Une différence, un parallèle trop grand pour ouvrir sur un avenir idyllique et paisible où des peuples se mélangeraient sans se considérer avec appréhension.
Qui sait combien peuvent – ils être là – haut et combien s'effondreront encore ? Puissent – ils trouver un autre asile que sur cette île, où l'espace et les ressources n'ont pas le pouvoir de s'étendre.

+ As-tu déjà envisagé de quitter la tribu dans laquelle tu évolues ? Si oui, pour quelle(s) raison(s) et pour faire quoi ?


Plus qu'une question, c'était une certitude. L'appel de la mer est fort, bien plus fort que toutes les voix qui nous retiennent et nous arriment au rivage.
Maria se voit comme une gitane, elle n'appartient à aucune terre. Elle a toujours été convaincue que les Calusas n'étaient pas tant une tribu, mais un village pour que ces navigateurs prétendent avoir un «  chez – soi », une ancre, quelque part où appartenir lorsque l'on a trop dérivé. Quel remord aurait – elle eu à les quitter, eux à la voir s'en aller ? C'est dans leurs gènes de louvoyer.
Le décor est charmant, l'ambiance paisible et joviale, mais ce paysage n'est rien d'autre pour elle qu'un endroit de passage. Celui où l'on vient pour s'apaiser, ressasser le doux passé aux délicieux effluves de candeur.

Son premier départ fut pour le large, le second pour les Athnas. Elle avait cru se sentir prête à vivre au creux des montagnes, parmi les roches abruptes et impitoyables, et ensuite devenir quelqu'un d'autre. Elle aurait aimé muer à la façon dont le serpent se débarrasse de sa peau usée, or, le cœur ne se modifie pas ainsi. Après deux années, elle a chaviré et décidé de retourner au flanc des falaises acclamées des flots. Quelle illusion de penser qu'elle y resterait longtemps. Elle se languissait de cette étendue miroir des cieux, des lames terribles, des pluies battantes qui vous glace jusqu'aux os. Rester les pieds enfoncés dans le sable, les yeux suspendus à l'invisible vie d'aventure, ça continuait de l'agacer. De la désespérer. Suffisamment pour que, dans un élan de courage, elle se lance à nouveau sur le pont instable des navires. Réfléchir, elle l'avait trop fait, et pour une fois, elle n'a pas laissé disserter sa raison. Changer, repartir de zéro, c'est tout ce qu'elle voulait sur l'instant. Peu importe ce qu'ils disent, peu importe ce qu'il lui arrive ! Elle était amarrée jusqu'à pourrir. Partir était une nécessité. Une nécessité si grande qu'elle en négligea même le pavillon sous lequel elle voguerait.

+ Quelle place accordes-tu à ta famille, tes proches ? Te sens-tu bien intégré(e) parmi les tiens? D'ailleurs, dans quelles activités t'épanouis-tu ?


Son entourage est une sculpture éclatée dont elle a pitoyablement essayé de rassembler les fragments. Elle ne veut plus la voir s'effondrer.
La famille dans laquelle elle est née ( si l'on puis appeler ça une famille ) n'appartient désormais qu'aux mains des Moires. Des frères ravagés par la maladie, une mère emportée par sa propre colère et son honneur, et puis, un père qui a succombé entre les doigts de celle qu'il voulait voir devenir un fils. Un esclave.
Il lui a tant été donné de voir des âmes arrachées par la Mort qu'elle s'est longtemps cru maudite. Tous ceux auxquels elle se liait finissaient étranglés dans ses ronces, étouffés dans son poison. Méduse. Un regard suffit, un seul, pour que le dernier souffle soit rendu.
Et alors, quand elle s'est cru débarrassée de ce mortel sillage au point de donner la vie plutôt que la mort, son illusion s'est écroulée aussi vite qu'elle s'était illustrée. Son empire, balayé par un simple revers de main. Des défunts, encore. Toujours. Personne ne peut vraiment y échapper, quoi qu'il en soit. Mais le pire ? On ne s'habitue jamais à perdre. On ne s'endurcit pas non plus :  on se détruit, morceau par morceau. Se recoudre, cicatriser, ensuite, porter les marques à jamais ancrées, c'est tout ce qu'on y gagne. Ce qu'on apprend à y faire.

Pour ce qui est de se mêler aux autres ou former un tout, Maria s'en moque un peu. Elle a toujours préféré la solitude aux acclamations. A vrai dire, elle peine à se fondre dans la masse, à créer quelque chose entre elle et les autres qui puisse aller au – delà du professionnel. Qu'on l'aime ou qu'on la déteste, cela lui importe peu tant que l'on n’entache pas les cartes de ses projets. Ce qu'elle demande simplement, c'est le respect. C'est la tranquillité. Elle n'aime pas que l'on fouille dans son existence comme elle se fiche d'éplucher celles des autres. Les grandes logorrhées tamponnées de sentiments à propos du passé, les laïus enivrés de la nostalgie des temps disparus, ça ne l'intéresse guère. Pas plus que les discours, les petits ragots que l'on s'échange.
Elle estime que l'intégration dépend de son bon vouloir, mais la seule manière qu'elle a trouvé d'engager la plupart des conversations, c'est en rentrant dans le lard des autres. En se parant de morgue, crachant des mots abruptes, un peu trop directs. Autant dire que ce n'est pas gagné.
Surtout, quand on sait que la pirate préfère ses intérêts à la compagnie. Bien sûr et c'est inévitable, l'art de la navigation fait partie d'elle. Déchiffrer les cartes, les étoiles, le vent et les flots est la plus belle saveur qu'il lui fut donné de goûter. Pourtant elle ne se définit pas qu'à cela. Maria aime et s'épanouit dans toutes sortes d'activités, et cela peut passer de la simple lecture au maniement des armes. La lame, c'est le prolongement de son bras, c'est son partenaire de danse. Et, si elle ne les pratique pas, le tatouage et la médecine sont des  choses qui la fascinent. Cette façon de marquer le corps, d'en faire sa toile ou de l'étudier, le guérir même le manipuler éveille chez elle une puissante intrigue. Simplement contempler suffit à satisfaire ses plaisirs intellectuels.



+ Des angoisses/craintes/phobies/problèmes de santé à signaler?


Perdre, encore. Elle est lasse de faire son deuil, elle est lasse de tatouer le nom de ceux qu'elle a connu dans une mémoire déjà trop pleine de spectres. Ils sont peu, ceux à qui elle tient, ils se comptent même sur les doigts de la main. Et lorsqu'on devient mère, c'est encore pire : il est dur de ne pas trembler à l'idée d'être dépouillée de ceux que l'on a mis au monde.
Si Maria est antisociale sur les bords, c'est certes, parce qu'elle éprouve une réelle difficulté à tisser des affinités, mais c'est un peu aussi parce qu'elle ne tient plus à subir l'éphémérité d'une vie. Le temps passe vite, ici bas, et il suffit de bien peu pour se retrouver à patauger dans les eaux nébuleuses du Styx.
Cette peur là, plantée comme une épine en plein cœur, elle ne l'avouera jamais, ni à quelqu'un ni à elle – même. Il s'agit à ses yeux d'une faiblesse de l'âme qu'elle ne se sent pas prête à assumer, trop gonflée d'orgueil pour cela.

En fouillant l'esprit de la demoiselle, on trouve aussi l'angoisse d'échouer, la crainte du ridicule. Perfectionniste, elle s'accroche jusqu'au bout à ce qu'elle fait pour que l’œil avisé ne s'y arrête pas et trouve à redire. Elle a la gorge serrée à l'idée de dire : «  je ne sais pas. » parce qu'elle veut tout savoir, elle veut tout connaître. L'ignorance, l'impéritie sont pour elle une épouvante. Elle tient à sa dignité, à se faire redouter. Il faut que son image ne présente aucune faille, dans les mots, dans les gestes, dans les décisions. Quand on est marin ( honnête ou pirate ), la réputation est une arme que l'on doit polir et entretenir. Le respect ne tient qu'à elle, et Maria se refuse à sombrer dans les méandres de la honte. Oui, la décadence, c'en est assez, ça lui retourne les tripes et lui ravage le front de migraine, aussi s'acharne – t – elle pour un simple crédit.

Pour ce qui est de son état de santé, se serait mentir que de dire qu'il n'est pas bon. Solide, elle en vient parfois à mépriser les geignements de son corps sans jamais frôler l'imprudence. Les blessures, les coups, elle connaît, évidemment, et on ne peut pas leur échapper. Cependant il y ait un trouble qu'il lui arrive de subir comme tout a chacun : l'insomnie. Quand on vient à se bourrer le crâne d'un flot de pensées, Morphée peut vous délaisser de longues heures durant.


+ Quelle est ton opinion sur les autres tribus ? Face aux récents évènements (cf intrigues) penses-tu qu'il faudrait se méfier de certaines d'entre-elles ?  


Les autres tribus ? Sûrement s'en serait – elle soucié fut un temps, mais fut un temps seulement. Maintenant qu'elle se sent détachée, libre de tout ce qui entravait le quidam à son clan, elle n'en n'a que faire ou si peu. Sur tous les peuples qui foulent et rôdent sur l'Île, elle n'en a réellement approché que trois. Calusa, terre d'origine, terre de sang. Athna, terre d'accueil, terre d'asile. Et puis, les Naoris, par quelques liens plus ou moins futiles.
Elle n'a pas connu  et ne voit pas non plus les tribus comme des nations éparses, mais surtout comme des nations fortes, rassemblées par ce désir d'éloigner les menaces ensemble et de perpétuer leurs traditions. Tout marche si bien quand chacun respecte son morceau de terre et son orgueil.
Ils sont tous différents, évoluent dans des milieux et dans des arts que leurs voisins ne possèdent guère, alors pourquoi convoiter ou redouter ce que l'on aurait pas cœur à détenir ?
Certes, la perfidie des Rahjaks fait trembler, la froideur des Athnas reculer, l'audace des Calusas s'interroger, le calme des Pikunis et des Naoris douter. Mais à quoi bon dévoiler l'ivoire de ses crocs et gonfler son plumage ? Si c'est du sang qu'ils veulent, qu'ils en versent. La peur qui les jette sur la défensive, qu'ils se replient. Mais qu'ils se taisent. Les accusations, les querelles, le qui a fait quoi au sein des festivités, c'en est de trop. Voilà l'une des raisons pour laquelle la demoiselle s'est écartée de l’oppression des étiquettes que l'on vous colle dès la naissance. Une tribu n'est pas un foyer, elle n'est qu'une société qui n'engage à rien.


+ Que penses-tu de la radioactivité, de tes ancêtres ayant détruit leur habitat un siècle plus tôt ? Quelle est ta relation avec la nature ?


Sacré folie que d'assassiner un monde si riche. L'Homme est – il capable d'être ignorant à ce point ? Le point de condamner des générations entières, une histoire, un savoir, à l'oubli ? Il semblerait. Cet égoïsme brutal et propre à ses desseins conforte Maria dans le noir tableau qu'elle esquisse de l'être humain. Elle ne croit pas en lui. Elle ne le pense pas plus vigoureux, plus intelligent que ce qui peut composer son Univers. Il n'est qu'une chose, comme tant d'autres, peut – être seulement plus astucieux, néanmoins plus vicieux. Il est cruel, vaniteux, exclusif. Il s'octroie le droit de vie et de mort, et ce, sur toute une terre qu'il ne possède pas et dont il s'est attribué la couronne.
Mais si l'Homme détruit, l'Homme aussi reconstruit. Il ne s'arrête pas à l'échec, il progresse quitte à se planter encore. C'est là, sûrement, sa plus grande vertu. Son unique, aussi ?
Les ancêtres ont déformé le visage du monde, oui. Ils ont anéanti des siècles absolus de vie. Or désormais, à qui peut – on le reprocher ? Que peut – on y faire si ce n'est avancer et rebâtir, moins inutilement, moins bêtement ?
La nature est belle, la nature est inspirante. Les vallons de la pensée peuvent l'arpenter dans sa diversité, y trouver des idées, une splendeur. Les montagnes, les forêts, les ruisseaux, ils sont superbes. Mais la plus majestueuse de tous, c'est bien la mer. Capricieuse et secrète, elle offre ses dangers à ceux qui osent, son superbe aux plus réservés.
Depuis les vergues, la pirate se complaît à l'admirer et la déchiffrer. Avec elle, il y a les étoiles qui sont autant fascinantes et qui les toisent de leurs prunelles argentées. Il y a aussi les plantes que l'on utiliser pour soigner ou tuer qui l'intriguent, l'intéressent. Cette nuée de mystères, elle les savoure et les effeuille. La nature est une affreuse merveille.
Cette partie de fiche n'est pas obligatoire. Vous avez le choix entre soit répondre aux questions, soit compléter cette partie. Cependant, si vous décidez de ne pas faire votre histoire, vous devrez développer au maximum les questions et inversement.  

Cf. les Rps.

DERRIÈRE L’ÉCRAN

Je m'appelle Joy et j'ai 19 piges. Vous pouvez donc vous en douter, je suis une fille, eh oui, ça n'a pas changé. . J'ai connu le forum parce que j'y rôde depuis deux ans, ehué. et je le trouve tellement nul que j'y suis encore.. Si possible, je n'aimerais pas avoir un parrain afin de m'aider à l'intégration et la compréhension.


Mon personnage est un inventé et je ne vous autorise pas à en faire un scénario si mon compte se retrouve supprimé.







Maria S. Vestrit
Toutes blessent, la dernière tue.


Dernière édition par Maria S. Vestrit le Sam 24 Juin - 15:00, édité 19 fois

Admin △ Underneath it's just a game
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06/12/2015 Electric Soul 2288 Jon Kortajarena Schizophrenic & tumblr Conseiller druide | Soigneur & orateur/diplomate 1259
Admin △ Underneath it's just a game


Sujet: Re: Dionée des Embruns Salés - Maria.
Jeu 15 Juin - 20:58

Vestrit...comme Althéa ? J'attends la re-validation pour changer ton nom, du coup

Courage pour la refonte

Admin
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25/03/2015 avengedinchains 782 Boyd Holbrook ava : fae ; sign : ALAS herboriste avec notion de guérisseur 24
Admin


Sujet: Re: Dionée des Embruns Salés - Maria.
Jeu 15 Juin - 21:30

un bon retour avec cette remodélisation de perso et que l'inspiration soit avec toi

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28/12/2016 FLY 1545 Colin Ford Ava + FLY • Signa + NEONDEMON • Gifs + Tumblr Zoologiste + Stratège + Diplomate 122
✣ Lonely Boy ✣


Sujet: Re: Dionée des Embruns Salés - Maria.
Jeu 15 Juin - 21:53

Oh, bon retour parmi nous J'espère que l'inspiration sera de retour avec ce perso

avatar
09/08/2016 Chiimaira / Adrien 190 chris john millington avengedinchains Timonier du Revenge 293
Chroniqueur d’Écumeuses Aventures


Sujet: Re: Dionée des Embruns Salés - Maria.
Jeu 15 Juin - 23:02

J'te surveille de près l'amie
Début de fiche prometteur, j'attends la suite avec impatience, et surtout,
Dépêche toi.

Coeur sur toi, et bonne fin de refonte ♥

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27/07/2014 Sammix 16527 Barbara Palvin Cristaline + Tumblr Ramasseuse de fruits & plantes / Agricultrice / Parcourir la forêt à la recherche de nouvelles plantes & fruits 199
Sans peurs et presque sans reproches


Sujet: Re: Dionée des Embruns Salés - Maria.
Jeu 15 Juin - 23:09

Bonne refonte ♥

avatar
29/04/2015 Joy. 538 Adriana Lima. Electric Soul. / Tumblr. Combattante & Navigatrice ( Pirate, dearie. ) 12


Sujet: Re: Dionée des Embruns Salés - Maria.
Ven 16 Juin - 0:39

You got it right ! C'est bien une référence à Hobb.

Merci à tous, vos p'tits mots d'encouragement font plaisir.
( Tkt, Candy face, je fais au plus vite. ♥ )

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29/05/2016 Pivette 1753 Cynthia Addai-Robinson ava : Pivette / sign : Pivette Guérisseuse / soin & combat 922
I may be a twin but I'm one of a kind


Sujet: Re: Dionée des Embruns Salés - Maria.
Ven 16 Juin - 1:01

Courage pour le remaniement de ton perso belle Maria que la force l'inspiration soit avec toi

avatar
06/12/2015 Lux Aeterna 27045 Sophia Bush Avengedinchains (vava) ; Ace & Oreste (images profil); Lux Aeterna (sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 1713


Sujet: Re: Dionée des Embruns Salés - Maria.
Ven 16 Juin - 1:09

Bon remaniement et bon courage pour revisiter Maria

Modo
avatar
02/03/2017 Thinkky/Angel 158 Zoe Saldana avengedinchains (ava), Astra (signa), Psychadelya & Angie & hennaed (icones) Conseillère chamane ~ Gardienne du savoir/Oratrice & diplomate 130
Modo


Sujet: Re: Dionée des Embruns Salés - Maria.
Ven 16 Juin - 10:22

Bon courage pour la refonte ! **
*envoie des cookies sur Maria*

Modo - Supermassive Black Hole
avatar
04/11/2014 Mystery Light 22199 Thomas B.-Sangster blue comet Signa ( NEON DEMON), crackship soeur d'arme, paroles City Light Blanche Ancien kidnappé des Rahjaks. Apprenti soignant ancien traqueur 726
Modo - Supermassive Black Hole


Sujet: Re: Dionée des Embruns Salés - Maria.
Ven 16 Juin - 10:27

Courage pour cette v2 de Maria

avatar
27/05/2015 I 4405 Anson Mount AVENGEDINCHAINS & Brimbelle & Pivette Eclaireur & Orientation & Combat 141
† Hell Ain't Civilized †


Sujet: Re: Dionée des Embruns Salés - Maria.
Ven 16 Juin - 16:40

Re-Bienvenue Maria avec ce perso remanié, et je n'en doute pas toujours aussi mystérieux et intriguant. En souhaitant qu'il t'insuffle une inspiration bienheureuse et persistante tout le long de son chemin. En attendant bon courage pour terminer la ré-écriture !

avatar
01/11/2015 Glacy 881 Brett Dalton Murphy ♥ (avatar) ancien militaire - maniement des armes - statège 308
Soldat rebelle


Sujet: Re: Dionée des Embruns Salés - Maria.
Ven 16 Juin - 17:40

Bon courage pour cette nouvelle version

Admin - Tears of the phoenix
avatar
12/10/2014 Brimbelle 44739 Jessica Chastain Frimelda Médecin / Herboriste 274
Admin - Tears of the phoenix


Sujet: Re: Dionée des Embruns Salés - Maria.
Ven 16 Juin - 20:34

Re pour cette version 2.0
En ligne

avatar
04/10/2014 neko 711 Godfrey Gao AVENGEDINCHAINS.(avatar), tumblr (gif), northern lights.(code signature) cavalier, archer 170


Sujet: Re: Dionée des Embruns Salés - Maria.
Ven 16 Juin - 21:10

Bon courage pour ta v2 de ton perso =)
 

Dionée des Embruns Salés - Maria.

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