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˜˜˜˜˜˜Dead man no tales [Devos]
maybe life should be about more than just surviving


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01/11/2015 Glacy 1360 Brett Dalton tumblr (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 1004
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Sujet: Dead man no tales [Devos]
Ven 2 Juin 2017 - 11:46

Il avait été facile de s'éloigner, de prétendre une quelconque excuse pour s'éloigner du campement. Il suffisait d'avoir une bonne raison, de trouver la bonne personne et en général tout marchait sur des roulettes. Cela d'autant plus alors que je n'étais pas seul mais en compagnie de Devos. Légèrement hésitant à le trouver alors qu'autant qu'il m'avait laissé du temps pour faire mon deuil, il n'en restait pas moins que nous ne nous étions pas réellement parlés depuis longtemps. Le temps avait fait son cheminement et en parallèle je n'en n'étais que venu à m'éloigner du groupe avec lequel j'avais voulu traîner pour des bonnes raisons ou peut-être pas. Plus j'y pensais et plus je commençais à remettre tout en question. Apercevoir le reflet d'Ailina n'avait pas aidé, ou peut être que c'était le contraire. Après tout je l'avais écouté elle, peut-être encore même plus que Murphy. Elle ressemblait tant à Ailina que cela était frappant et qu'à chaque fois je ne pouvais que me demander pourquoi je ne l'avais pas remarqué plutôt, non pas que cela aurait compté plus. Après tout les deux femmes étaient totalement différentes. Chiraz était oui l'opposé d'Ailina. Et pourtant sur certains points elles se ressemblaient étrangement comme si l'on considérait leur physique elles étaient de la même famille, ce qui n'était pourtant pas le cas. Peut-être était-ce pour cela que je m'étais montré plus enclin à l'écouter, parce qu'elles se ressemblaient. Après tout je n'en n'étais que venu à trouver Elijah. Ce n'était pas rien. Surtout et encore plus alors que chaque personne au sein du campement savait que l'on se détestait cordialement. Elijah que j'étais allé voir parce qu'il était un psy. Je n'aurai jamais cru avoir besoin d'un psy, je ne croyais pas en ce genre d'aide ou de discussion. Et pourtant j'étais aller le voir alors qu'il était un des seuls psys du campement que je connaissais. Doutant qu'il y en ait un autre même. Je peinais encore à croire que j'avais été le voir, ne pouvant que me demander si ce n'était pas une connerie ou de la complète stupidité de ma part d'écouter une étrangère qui ressemblait à deux gouttes d'eau à Ailina. J'étais faible d'avoir l'espoir que cela pouvait marcher. Faible de croire qu'il pourrait sortir un lapin de son chapeau ou me donner une solution miracle à mes problèmes. Je ne l'aimais toujours pas et pourtant j'essayais parce que dans un sens, j'avais envie de tourner la page. Et s'il fallait en passer par cela pour qu'au moins Murphy me pardonne alors j'étais prêt à faire cette concession, tenant à cette amitié étrange qui avait coexisté un jour entre nous. Une amitié qui n'était dû qu'à Faust. Faust dont je pensais avoir trouvé la trace et pourtant je n'en n'avais encore soufflé aucun mot à Murphy. Faust que Devos connaissait aussi et qui ne semblait pas en colère contre moi, au contraire il semblait toujours dans son monde. Peut-être pour cela que cela avait été plus facile que je l'aurai cru de le persuader de venir avec moi faire un tour.

Et cela d'autant plus que cette petite promenade n'en n'était pas une. Non, nous ne venions qu'à nous diriger en direction du bunker. Un bunker trouvé avec Marlène, Murphy et Tennessee peu après qu'Antarès ait manqué de se noyer. Impensable comment on tenait à cette petite boule de poils. Un bunker qui était le lieu idéal pour des rencontres secrètes, permettant au rébellion de se retrouver. Un lieu dissimulé au sein de la végétation sous nos pieds alors qu'une trappe métallique recouverte de branchages en cachait l'entrée. Prudent alors que j'avais mémorisé soigneusement l'endroit. Un lieu qui avait commencé à être aménagé, qui était composé de trois pièces. Le lieu idéal. Et déjà nous y étions. Jetant un regard aux alentours dans le silence le plus complet alors que nous avions peu parlé durant le trajet. M'accroupissant au sol alors que repérant l'endroit et les branchages que nous avions disposés, j'en venais qu'à dégager l'anneau métallique. Faisant signe à Devos de s'écarter non sans m'assurer que personne ne nous suivait comme je l'avais fait plusieurs fois au cours du trajet, je n'en venais qu'à soulever l'anneau métallique et la plaque qui masquait l'entrée. Un vieil escalier se dessinant. Un escalier qu'on pourrait croire pourrait craquer sous notre poids mais je doutais que ce soit un jour le cas. Faisant signe à Devos de refermer la trappe, je n'en venais qu'à descendre l'escalier, ouvrant le chemin. « Tu n'es jamais venu je crois ? » Ma voix qui se répercutait en écho. Nullement sûr de ce que je disais alors que je n'avais pas parlé à Devos depuis longtemps, encore moins de l'évolution du rébellion. Finissant de descendre les escaliers pour déboucher sur la place principale. « Bienvenue dans le bunker ! » Un sourire qui se dessinait sur mon visage alors que mon regard balayé les lieux, l'avancée de notre construction bien que certains éléments étaient déjà là bien avant nous, ne pouvant que me demander une nouvelle fois de quelle époque il datait. M'avançant dans le centre de la pièce. « Il y a deux autres grandes pièces. Ten a commencé à aménager l'endroit... » Ne finissant pas ma phrase alors que je m'arrêtai soudainement. L'impression que je parlais pour ne rien dire ou du moins pour combler le silence. Mon regard changeant alors que je reprenais pas moins la parole. « Alors qu'est-ce qu'il y a de nouveau de ton côté ? » Banal. L'impression de m'empêtrer mais tant pis. C'était un début même si ce début était particulièrement pitoyable.

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20/12/2016 ELOW ; 479 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 71
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Sujet: Re: Dead man no tales [Devos]
Sam 10 Juin 2017 - 15:04




Dead man no tales.
30 MAI 2117

Il y avait toujours quelque chose à faire. Toujours plus d'objectif, de besoin. Devos avait la sensation que plus ils passaient du temps sur terre, plus ils découvraient de nouveau problème. Malheureusement, les solutions n'étaient pas toujours évidentes et la lenteur parfois de certaines actions désespérées l'informaticien. Ils jugeaient vite, ils agissaient avec faiblesse. Il ne savait jamais sur quel pied dansé avec les autres, il ne savait jamais ce qu'il était réellement autorisé de dire ou non. Après tout, il ne comptait plus le nombre de fois où son insensibilité était passé pour de la cruauté. Pourtant, il était bien l'un des rares à savoir quand il devait laisser du temps et de l'espace à ceux qui en avaient besoin. La preuve avec Chris. Son retour silencieux, ses expressions, tout avait suggéré à Devos que ça n'allait pas et pourtant il n'avait pas forcé la main. Il savait bien qu'il n'était pas capable de pouvoir lui remonter le moral ou de lui faire avouer ce qui s'était produit. En revanche, il savait que le temps pour l'aider, que la distance aussi. Qu'il serait prêt le moment voulu, quand il le déciderait et depuis quelque temps il a l'impression que ça fonctionne. Que ça va mieux. Il n'est pourtant pas allé le confronter, ça serait idiot. Il n'est pas comme ça Devos. Il ne montre pas forcément qu'il s'inquiète alors que son âme est toujours tourmentée par la peur de l'absence de son ami. Il a perdu Faust, maintenant il sait que Robb n'est plus là et que Chris était dans une espèce d'entre-deux. Il essaye de s'en sortir maintenant, mais ce n'est certainement pas grâce à l'informaticien. Murphy et Isaiah avaient sans doute un rôle là-dedans. Il n'en doute pas une seconde. En attendant tout ce que Devos pouvait faire, c'était agir de la manière attendue. Il suivait les directives et s'occupait de ce nouveau logement. Il voyait là une opportunité pour récupérer une énergie renouvelable, mais il manquait encore quelque chose pour attendre son but. Sa quête était loin d'être terminé, mais sa détermination était grande et imposante. Les machines auraient une seconde vie, ici, sur terre. Il allait être celui qui trouverait comment.

Les choses se mettaient en place petit à petit. Comme si tout prenait un sens, comme si tout fonctionnait exactement selon ses probabilités. Assis à l'extérieur, il prenait une petite pause le temps de boire et de reprendre une respiration correcte. Il n'avait pas l'impression d'avoir le droit de se relaxer, pas avec tout ce qui restait à faire. Pourtant, il avait bien besoin d'une minute. Son corps l'exigeait. Son regard se posa alors sur l'anneau à son doigt. L'espoir était une chose étrange. Même sans y croire, elle était présente. Comme si elle faisait partie intégrante de son imagination. Et son imagination n'avait toujours pas accepté la mort de Faust. Il attendait une preuve, un corps, un squelette, quelque chose de réelle qui lui permettrait de clore ce chapitre. En attendant, cet anneau semblait la maintenir en vie à ses yeux. Comme une preuve qu'elle était encore là, quelque part.

Sans trop réfléchir, Devos accepte de suivre Chris. Certains rebelles avaient trouvé un bunker lors de l'exploration des environs et un espace pour les rebelles était primordial afin d'avancer dans leurs actions. Devos était curieux de l'endroit, mais attendait le bon moment pour s'y rendre. Observant le chemin pour s'y rendre, Devos fait aussi intention qu'aucune ombre ne les suit. Les mains dans les poches, l'informaticien observe son ami dégageait l'entrée et soulevait la porte métallique. Suivant Chris, Devos fait bien attention de fermer derrière lui, fixant l'horizon en silence. L'endroit paraissait presque irréel et pourtant, c'était là. Le bunker des rebelles. La safe zone pour eux.

C'est la première fois. Sa voix résonne alors qu'il descent. Sa curiosité s'intensifie pendant qu'il observe les lieux. Quelque chose dans la voix de Chris semblait prometteur. Une bonne humeur évidente. Le bunker avait sans doute cet effet-là sur lui. L'endroit était assez grand et Devos remarquait bien que certains d'entre-deux commençaient à aménager l'espace. Quand Chris reprit la parole, un léger sourire fit son apparition sur le visage de l'informaticien. Ten était d'une rapidité sans nom. Toujours prête à faire ce qui doit être fait. Personne ne le comprend aussi bien qu'elle est peut-être bien qu'il comprenait la jeune femme mieux que les autres. Il s'avance un peu, regarde la pièce, observe tout comme un robot prêt à trouver une erreur.

Je suis fatigué, mais je doute que ce soit de mon état de santé qui t’intéresse. Il se tourne vers Chris, puis reprend la parole. Je m’acharne sur un projet qui prend trop de temps. Je ne pense pas que tu aies envie d’entendre ça. C’est long et je n'ai pas envie de t’ennuyer avec ça… Il s’installe dans un coin, essaye d’en profiter pour ne pas épuiser son corps. Quand avait-il dormi la dernière fois ?

Tu as l’air mieux. C’est bon à voir. Il observe Chris un instant. Son état semble tellement différent du jour où Cassandre l’avait trouvé. Il se souvient de son regard. Parfaitement. Tu te sens comment ?


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01/11/2015 Glacy 1360 Brett Dalton tumblr (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 1004
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Sujet: Re: Dead man no tales [Devos]
Dim 11 Juin 2017 - 11:08

Le précédant alors que je descendais les premières marches de l'escalier qui menait à l'intérieur du bunker. Un vieil escalier. Et alors que j'éclairais le passage, je ne pouvais que me demander s'il y était déjà venu. Je savais que Murphy et Tennessee étaient déjà venues. Cela d'autant plus alors que la nécessité de jeter un coup d'oeil au bunker avait bel et bien été existante après l'avoir découvert. Une découverte pendant laquelle Marlène et Antarès étaient aussi présents. Une découverte plus qu'intéressante qui avait changé la donne. A vrai dire je ne pouvais que penser que cet endroit avait bel et bien existé des siècles auparavant, que les pas de nombreuses personnes avaient foulé ces mêmes marches. Et alors que je cherchais à savoir si Devos était déjà venu là, je ne pouvais pas moins qu'en douter. On en avait discuté des mesures de sécurité. On avait discuté de ce qui devait être fait alors qu'il était nécessaire que personne ne découvre cet endroit. Et si j'étais déjà venu, je n'en venais qu'à imaginer que ce n'était pas le cas de Devos. Du moins il ne me semblait pas. Il n'était pas venu à mes côtés. Il pouvait être venu en compagnie des autres leaders, mais j'avais pu que notifier qu'il tentait de mémoriser le chemin. Ce que j'avais autant fait la première fois que j'étais venu. Un fait de plus qui me poussait qu'à croire qu'un peu plus que non il n'était jamais venu. Il ne semblait pas être déjà venu. Ne pouvant toutefois m'empêcher de poser la question alors que je n'étai pas certain à 100% non plus de cette affirmation. Que des hypothèses. Cela faisait longtemps que j'avais parlé avec lui, depuis la mort de Robb. Et finalement, il me confirma cette hypothèse. « C'est la première fois. » Je me tournai vers lui. L'esquisse d'un sourire sur mon visage. « Tu vas adorer alors ! » Une étincelle qui scintillait dans mon regard alors que je me positionnais au centre de la pièce. N'en venant qu'à lui donner quelques explications alors que je savais que Tennessee était déjà revenue là pour tenter d'aménager un peu plus cet endroit. Ne pouvant que le voir sourire alors que je prononçais le prénom de la jolie brune. Un détail que je remarquais alors que je ne pouvais que me demander ce qui se passait entre les deux. Après tout l'idée m'avait bel et bien déjà traversé l'esprit alors que les deux partagés de nombreux points communs. « Tu l'aimes bien Ten ? » Un sourire amusé qui se dessinait sur mes lèvres alors que je tentais de voir s'il allait mordre à l'hameçon. J'étais curieux. Toutefois je n'en venais pas moins qu'à repartir sur ma lancée l'instant d'après alors que je détaillais un peu les pièces, lui donnant de nouvelles informations. « On a encore du travail mais c'est un bon début. Et ainsi, on pourra pouvoir dormir là aussi, ou manger dans le pire des cas. On a commencé à substituer deux trois trucs, on a redessiné les cartes et on tente de ramener toutes les informations là. Cela va vraiment être notre centre d'opération je pense... Une raison de plus pour qu'on s'assure que cet endroit reste secret. » Un moment songeur alors qu'il n'en restait pas moins que cette découverte m'avait permis de me focaliser de nouveau sur le rébellion. Une découverte qui avait attiré mon attention. Et il n'était que vérité que j'arrivais un peu plus à paraître vivant alors que je me concentrais sur le mouvement. Me focalisant sur des tâches, des objectifs pour maintenir mon attention et avancer de nouveau.

Et je pouvais que me rendre compte un peu plus que cela faisait longtemps que je lui avais parlé. Cela semblait même faire des siècles alors que la dernière fois auquel je lui avais parlé remontait à son passage à l'infirmerie. Dans un sens, il était sans doute celui qui avait agi le plus avec souplesse alors qu'il m'avait donné la distance dont j'avais besoin. Bien qu'il était certain que j'avais eu autant besoin d'électrochocs pour me réveiller complètement. Parler avec Isaïah, Chiraz et aussi Murphy avait aider bien que la discussion avec cette dernière était restée plus houleuse. Rien n'était réglé entre nous et j'avais autant mis ce problème en pause pour me concentrer sur le rébellion. Reportant mon attention sur lui alors que je ne savais plus réellement comment entamer la conversation. Un sujet banal. Une question banale pour commencer cette discussion. Posant mon regard sur lui alors que je ne pouvais que remarquer qu'il avait des cernes autour des yeux, bien que nous étions sans doute un peu tous dans le même état. « Je suis fatigué, mais je doute que ce soit de mon état de santé qui t’intéresse. Je m’acharne sur un projet qui prend trop de temps. Je ne pense pas que tu aies envie d’entendre ça. C’est long et je n'ai pas envie de t’ennuyer avec ça…  » « Tu m'ennuies pas. Et puis même si je comprendrais sans doute pas tout ce que tu dirais, ce n'était pas comme si j'avais déjà dit non à écouter vos plans, ou vos projets. » Légèrement moqueur alors qu'il ne restait pas moins que quand nous étions là-haut, au sein de notre groupe d'amis même si je ne comprenais pas tout, rien qu'avec le blabla d'Ailina, j'avais toujours tenté de suivre.Toujours intéressé de savoir de quoi il en retournait ou quelles étaient leurs idées. Des personnes bien plus intelligentes que je n'étais alors qu'il était certain que je n'avais jamais compris tous les détails parfois. Plus à l'aise avec les méthodes de combat, d'entraînement ou les armes qu'avec des détails concernant la mécanique ou l'informatique. Non pas que cela m'intéressait. « Parfois cela me manque nos discussions d'avant... quand on était tous ensembles et que plus rien ne comptait... » Les souvenirs qui remontaient à la surface. Les éclats de rire qui résonnaient dans ma tête avant que je ne chasse les fantômes du passé. « Tu as l’air mieux. » Mon regard qui se reposait sur lui, conscient de sa question muette. « Je tente d'aller mieux. Je dis pas que c'est gagné mais au moins le rébellion me permet de me focaliser sur autre chose. » Jouant avec mes couteaux l'instant d'après, n'aimant pas trop parler de ce que je ressentais bien que c'était Devos avant de les ranger. Ils n'étaient pas la solution. Juste un tic nerveux. « J'ai vu une fille. Elle ressemble à Ailina comme jamais. Limite effrayant. Par contre elles sont totalement opposées. Je veux dire, j'ai jamais vu quelqu'un qui se cachait autant derrière des formules de politesse. J'imagine qu'on fait tous de notre mieux pour masquer les apparences. » Un sourire un peu triste alors qu'on tentait bel et bien tous de maintenir les apparences, de porter un masque. On tentait tous de dissimuler la vérité. Et on y arrivait plus ou moins. « J'ai aussi trouvé des traces d'un campement. Plusieurs. Je pense que c'est ceux de Faust. Je pense qu'elle est toujours vivante. Je devrais peut-être le dire à Murphy mais je doute qu'elle me croira. Elle est en train de faire son deuil on dirait et je pense pas être la personne la plus appropriée pour lui parler en ce moment. » Secouant la tête. « Jamais vu quelqu'un d'aussi rancunier et entêté... » Une certitude alors qu'elle était rancunière, plus que personne dans ce monde. « Enfin on devra bien réussir à trouver un terrain d'entente si on veut réussir à mener nos plans de bataille. » N'ayant pas remarqué que je m'étais lancé, ou que j'avais parlé autant. Comme si j'avais juste parler à voix haute, illustrant mes pensées. Peut-être autant parce que je savais qu'il me jugerait pas. Relevant la tête pour le regarder l'espace d'une seconde avant de finir tout en dégageant la table pour ranger cela un peu mieux. « Je crois que j'ai fait la connerie d'aller voir Elijah en plus. Je sais pas ce qui m'a pris d'écouter Chiraz... » Me rendant compte que j'avais de nouveau parlé à voix haute. Ou peut-être était-ce que je voulais. J'en savais plus rien. « Désolé pour cela. » M'excusant bien que je n'étais pas non plus sûr que c'était ce qu'il fallait faire. Un peu perdu.

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Sujet: Re: Dead man no tales [Devos]
Lun 19 Juin 2017 - 16:58




Dead man no tales.
30 MAI 2117

Devos semblait toujours découvrir de nouvelle chose sur terre. Comme si la nouveauté était un terme inépuisable ici. Contrairement à la plupart des rebelles, lui s’était chargé d’explorer les tunnels sous le campement et la tâche avait été très longue. Tennessee lui avait parlé du bunker, mais jusqu’ici, il n’avait pas eu l’occasion de s’y rendre, n’y même d’y jeter un coup d’œil. L’idée lui avait plu tout de suite. L’organisation qu’ils étaient, avait besoin d’un lieu comme celui-ci. D’un espace dans lequel ils pouvaient parler librement et sans contrainte. L’avantage aussi, c’était que l’environnement du bunker était plus proche de celui de l’arche et donc, permettait à Devos d’avoir un regard sur ce dont il avait besoin pour créer son générateur d’électricité à base d’eau. L’informaticien voulait se servir de la rivière plus loin et ses idées semblaient enfin trouvé une piste qui pourrait fonctionner ! Depuis qu’ils étaient sur terre, c’était devenu le premier objectif de Devos. Le retour à l’accès numérique, à leurs souvenirs et archives. Rien d’autres ne lui avait semblait aussi important si ce n’est l’installation du campement dans le but de survivre.

Le sourire et l’engouement dans la voix de Chris prouvait une chose à Devos. Il semblait mieux aller, il semblait avoir retrouvé une partie de ses esprits. Une partie de ses ambitions quant à leur mode de vie. Chris était le leader. Si cette position aurait pu changer suite à son retour mouvementé, il restait aux yeux de Devos le chef. L’informaticien cependant, se considérait aussi supérieur à la plupart des rebelles à cause de son statut d’organisateur. Il savait toujours ce qu’il faisait, il savait toujours ce qu’il désirait accomplir et ses stratégies étaient souvent efficaces. En tant que lieutenant, il prenait ces choix avec minuties.

Pardon ? Son regard glissa d’un mur à Chris sans que son expression diffère. La question lui paraissait hors-propos et en même temps, pas étonnante de Chris. Avec la mécanicienne, ils étaient d’accord sur une chose : les autres avaient tendance à s’attarder sur les sentiments de manière ridicule. Pourtant, quelque part, la réponse était évidente. Il l’appréciait et la respecter. Il pensait que ça se voyait et qu’il était inutile de répondre pour clarifier les choses. C’est impressionnant comment la communication, parfois, impose de dire à voix haute ce qui est pourtant déjà présent. Déjà visible. Par chance, Chris connaissait Devos assez bien pour reprendre la parole et ajouter des informations supplémentaires quant à l’espace où ils se trouvaient.

Super. Il faudra faire attention, en effet. Et il y a des curieux bien idiot à côté qui pourrait nous suivre rapidement s’ils se doutent de nos absences trop prononcées. De nouveau complétement attiré par ce qui se trouvait là, Devos imaginait parfaitement le bénéfice de l’endroit et le bonheur que cela pourrait apporter à ces rebelles déçus de ne rien faire de plus. Il avait assez manigancé pour que les choses avancent et maintenant, ils étaient là. Sans ce qu’il avait fait, les rebelles seraient sans doute encore à attendre, encore coincé. Quelque part, il était assez fier de lui. De ce qu’ils faisaient enfin. Ils étaient ensemble, prêt à prendre les choses en main. Bien entendu, l’installation et le déménagement étaient long. Cela offrait un temps supplémentaire pour passer à la prochaine phase. Devos s’était rendu compte qu’utilisait le conseil pouvait apporter autant que de l’affronter.

C’est peut-être à cet instant précis que Devos se rend compte qu’il n’a pas parlé avec Chris depuis son retour. Contrairement aux autres – et il pensait notamment à Murphy – il avait gardé ses distances laissant le temps à son ami de reprendre le dessus sur son deuil. C’était, quelque part, bon de se dire qu’il était là. Qu’il n’était plus allongé dans un lit, confronté au silence de ces cauchemars.

Effectivement. C’était à son tour de sourire, comme s’il partageait la complicité d’autrefois avec Chris. Là-haut, ça avait souvent été le cas. Devos s’était lâché sans jamais vraiment se retenir. Il se demande si ce n’est pas la fatigue qui lui a bouffé l’envie de parler de ces idées ? Je t’en parlerais quand tu auras besoin de repos. Mes mots restent la plus utile berceuse de cette planète. Et quelque part, peut-être que ça ne lui ferait pas de mal de tout lâcher, de partager ça avec le vent. Et alors même qu’il pensa au passé, Chris en fit la remarque. Comme si à cet instant précis, ils étaient connectés aux mêmes souvenirs. Ça me manque aussi. Dit-il alors, se surprenant lui-même. Il pensa à Robb, à Faust, à la jeune Ailina aussi… A ses heures de code, de conversation, de rire… il avait souvent dit que Faust était un robot, mais finalement, il l’était plus qu’elle au final.

L’était de Chris l’intrigue plus qu’autre chose. Si la rébellion lui permet de se focaliser, c’était bon. Devos appréciait qu’il tente de se remettre en marche. Qu’il ne baisse pas les bras. Très attentive à ses gestes et ses mots, Devos écoutait. Il essayait de capturer chaque information tant elles étaient importantes. Quelqu’un qui ressemble à Ailina… pas étonnant que ça le réveil. Son corps, cependant, fit un mouvement brusque quand Chris parla de Faust. Il senti presque que quelque chose voulait s’échapper de lui. Que quelque chose venait de se réveiller.

Ne disons rien à Murphy. Pas maintenant. Comme tu le dis, ça ne peut que retourner le couteau dans la plaie si cette piste s’avère être fausse. Attendons d’en savoir plus avant. Automatiquement, il regarde l’anneau à son doigt. Un morceau du bracelet de Faust trouvé alors qu’il était sorti seul pour se rendre vers les ruines enneigées. C’était il y a quelques mois, c’était suffisant. A ses yeux, elle était en vie tant qu’il ne voyait pas son corps mort. Il se rendit compte qu’il avait laissé tomber toutes ses barrières face à son nom et que Chris, observateur et connaisseur, avait sans doute remarqué l’impact que cette information avait eu sur l’informaticien.

Ce n’est pas difficile de convaincre Murphy. Elle est têtue, mais pas bête. Elle fera ce qu’il faut. Oui, parler de Murphy l’aidait à laisser de côté ce qu’il venait d’apprendre sur Faust. Tout était bon pour se concentrer, garder un œil sur ce qui l’intrigue le plus : l’état de son ami. Et alors que Chris range un peu, Devos se demande s’il ne devrait pas fouiner et ranger, aussi. Nul doute qu’il devrait éviter de perturber les arrangements de Tennessee, tout comme il la savait assez intelligente pour ne pas laisser tout n’importe où et n’importe comment. C’est la voix de Chris qui le força à briser ses pensées.

T’as pas fait ça… Il ne savait pas pourquoi il s’excusa ensuite, mais se contenta de passer outre. Elijah ne vas pas t’aider, tu sais. Je doute franchement de ces capacités. Si tu avais besoin de parler à quelqu’un, t’aurais pu venir me voir. Je sais sans doute mieux écouter que lui… Il marqua une pause. Je ne suis pas le plus adapté pour comprendre comment tu penses, ou comment les autres pensent, mais si tu en avais besoin, je t’aurais aidé. J’aurais fait de mon mieux. Il soupira, puis reposa son regard sur des éléments mécaniques posaient un peu plus loin. Si c’est parce que tu es allé voir ce type que tu t’excuses, je comprends. Si c’est pour autre chose… laisse tomber. T’as pas à t’excuser de quoi que ce soit. Il se demandait s’il s’excusait de sa douleur, de ce temps à l’infirmerie, de sa peine…. De la distance, aussi ? De ce trou entre eux dans le temps. Soudain, quelque chose se réveilla en lui. Une petite illumination.

Cette fille qui ressemble à Ailina, c’est Chiraz ? Tu as dit que tu n’aurais pas dû écouter Chiraz. C’est elle qui t’as dit d’aller voir à Elijah ? Les informations s’ajustaient dans l’esprit de Devos. S'il te plait, ne te fais pas avoir par sa ressemblance...



HJ : Je dois aller prendre le bus, je ne me suis pas relu, pardon pardon.

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Sujet: Re: Dead man no tales [Devos]
Lun 19 Juin 2017 - 20:29


« Pardon ? » Un sourire amusé qui se dessinait sur mon visage alors que je voyais sa tête. Une figure qui méritait d'être immortalisé,même plus que cela. Ne pouvant que l'observer alors qu'autant que possible il était clair qu'il appréciait la jolie brune. Tout autant qu'il n'était pas commun pour lui de parler sentiments. A vrai dire, lui et Ten avaient beaucoup en commun alors que seul semblait leur paraître intéressant la mécanique. N'en rajoutant pas une couche, ne tentant pas de le mettre mal à l'aise alors qu'au contraire je passais d'un sujet à l'autre. Comme s'il était beaucoup plus évident que je rebondisse d'un sujet à l'autre. Ce que je ne cessais de faire alors que je l'abreuvais de détails. Changeant de sujet si facilement qu'on aurait pu croire que mon esprit ne réussissait pas à s'arrêter sur un fait ou moment précis. Au contraire, je semblais juste enchaînais. Plus simple, me concentrant autant sur ce qui se trouvait en face de moi. Ce que
je fis alors que j'en venais qu'à lui parler du rébellion, de où nous en étions avec le bunker. Précisant un peu plus qu'il était nécessaire que nous gardions l'endroit secret. Une évidence.
Cet endroit pourrait devenir notre QG. Cet endroit avait tout changé. Il pouvait tout changer alors que nous pouvions réellement avoir un centre de commandement, un endroit où nous pourrions planifier la suite des événements. De nouvelles possibilités s'offraient à nous. Mon visage qui s'animait alors que je décrivais les lieux à Devos. « Super. Il faudra faire attention, en effet. Et il y a des curieux bien idiot à côté qui pourrait nous suivre rapidement s’ils se doutent de nos absences trop prononcées. » J'hochais la tête alors que c'était la vérité, des idiots pouvaient soudainement nous mettre à nous suivre. Aucune certitude mais il était autant nécessaire que personne ne sache pourquoi nous nous absentions à répétition, pourquoi nous nous éloignons du campement. « Oui. Ce serait sans doute préférable que l'on sorte tous accompagnés, toujours deux par deux. Au moins chacun aura un alibi. Et il sera plus facile de sortir discrètement du campement que sortir en file indienne. »

« Effectivement. Je t’en parlerais quand tu auras besoin de repos. Mes mots restent la plus utile berceuse de cette planète. » Des mots qui résonnent, n'en venant qu'à me demander s'il se trouvait si peu intéressant que cela ou si soporifique pour croire que ses paroles pourraient m'endormir. C'était une question comme une autre. Je n'étais sûr de rien et encore moins sûr de ce qu'il estimait alors j'haussai juste les épaules. J'en doutais en fait. Les souvenirs qui resurgissaient. Un moment de nostalgie qui menaçait de m'effleurer alors que je repensais à notre bande. « Ça me manque aussi. » On avait eu des bons moments. Mais ces bons moments s'étaient envolés en fumée tout aussitôt. Des moments qui s'étaient envolés en fumée alors que notre groupe s'était fragmenté en morceaux. La roue du destin peut-être.

« Ne disons rien à Murphy. Pas maintenant. Comme tu le dis, ça ne peut que retourner le couteau dans la plaie si cette piste s’avère être fausse. Attendons d’en savoir plus avant. » J'hochai la tête. C'était de la pure logique et dans un sens il était sans doute préférable d'attendre. Un arrière-goût amer. Mon regard qui passait sur Devos. « Je pense qu'elle a déjà fait son deuil. Je pense qu'elle croit qu'elle est morte. Et je doute qu'elle me croirait si je lui affirmais le contraire, me prenant sans doute pour un fou. » Une note trop sèche. Une note d'amertume dans le ton de ma voix. « Ce n’est pas difficile de convaincre Murphy. Elle est têtue, mais pas bête. » Une grimace qui s'esquissait sur mon visage, difficile de croire aux vues des expressions de mon visage qu'on avait un lien soudé avant. Ce qui n'était pas le cas.

« T’as pas fait ça… Elijah ne vas pas t’aider, tu sais. Je doute franchement de ces capacités. Si tu avais besoin de parler à quelqu’un, t’aurais pu venir me voir. Je sais sans doute mieux écouter que lui… Je ne suis pas le plus adapté pour comprendre comment tu penses, ou comment les autres pensent, mais si tu en avais besoin, je t’aurais aidé. J’aurais fait de mon mieux. Si c’est parce que tu es allé voir ce type que tu t’excuses, je comprends. Si c’est pour autre chose… laisse tomber. T’as pas à t’excuser de quoi que ce soit. » Il paraissait pas tant dégoûté que déçu. Et cela me peinait de le voir qui me regardait ainsi visiblement dépité à l'idée que j'ai pu aller voir Elijah.
Il savait que je le détestais et à vrai dire je doutais que Devos l'apprécie réellement aussi. « J'tai dit que j'avais merdé... » Reprenant mon souffle alors que j'ajoutais douloureusement. « Quant aux excuses, si je dois vous en faire... je vous ai laissé tomber, ce n'est pas rien. » Mon regard qui se posait sur lui alors que j'étais en effet censé être là, alors que nous étions une équipe et ce n'était pas comme si mon comportement était des plus acceptables loin de là.

« Cette fille qui ressemble à Ailina, c’est Chiraz ? Tu as dit que tu n’aurais pas dû écouter Chiraz. C’est elle qui t’as dit d’aller voir à Elijah ? S'il te plait, ne te fais pas avoir par sa ressemblance... » « Oui c'est elle. Et je sais qu'elles ne sont pas les mêmes, je sais qu'elles sont totalement différentes mais tu devrais la voir elle lui ressemble tellement sur le plan physique au moins... Je pense qu'elle a été brisée en morceaux aussi... » Tentant de trouver mes mots alors que je peinais à lui expliquer ce qui s'était passé, pourquoi je l'avais écouté. Ce n'était pas uniquement parce qu'elle lui ressemblait que j'avais suivi ses conseils mais aussi parce qu'elle ne m'avait jugée. Dans un sens j'avais espéré qu'elle s'enfuit en courant, j'avais cru qu'elle le ferait ou qu'elle me jugerait. Mais elle ne l'avait pas fait, ne m'étonnant qu'un peu plus alors qu'elle m'annonçait subitement que pour elle nous avions beaucoup de points communs. Comme si nous étions du même moule, comme si nous étions similaires. Mais c'était un mensonge autant que c'était vrai. « Je sais que je dois faire attention... et j'essayerai. » Conscient que je lui pretais avant tout une réelle attention parce qu'elle ressemblait à Ailina. Comme si je tentais de revivre de vieux souvenirs. Plus que conscient que vivre dans le passé n'était pas la bonne chose. Loin de là. Et je savais que le gouffre me guettait.

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Sujet: Re: Dead man no tales [Devos]
Lun 19 Juin 2017 - 21:36




Dead man no tales.
30 MAI 2117

Ten était son alliée. Sa précieuse amie. Il avait beau ne pas l’avoir assez bien connu dans les cieux, son rapprochement était inévitable sur terre. Certes, déjà sur l’arche, il lui avait trouvé un plus dans cette facilité qu’elle a de le comprendre, mais rien n’était plus fort que ce qu’ils avaient ici. Dans l’inconnu. Forcément, ils n’étaient pas séparés par les horaires de travail, les rythmes préconçus de l’espace. Sur la planète, ils se battaient pour plus de choses encore et se retrouvaient avec plus de patience. Pour rien au monde Devos n’échangerait le temps qu’il passait avec elle. Est-ce que cela voulait dire qu’il ressentait plus à son égard que pour les autres ? Peut-être. Mais c’était particulier, car Devos avait une façon très différente d’aimer les autres. De les apprécier surtout. Son affection était différente en fonction la personne. Ainsi, ses sentiments pour Tennessee étaient surtout dû à leur complicité évidente, de même qu’il y avait Chris une place spéciale dans son cœur. Sans doute était-ce le passé qu’ils avaient en commun. Chris était comme un visage connu et rassurant dans la foule d’inconnus. Il s’accrochait à ça, à ces souvenirs qui revenaient en lui dès qu’il l’apercevait. Dès qu’ils se croisaient. Il accordait à son ami une vraie confiance, le genre qui ne pose pas de question. Qui patiente en attendant les ordres. Devos n’était pourtant pas du genre à suivre bêtement les choses, mais c’était différent avec Chris. Il savait son ami capable de prendre les bonnes décisions.

Tu as raison. Avoir un alibi, c’est recommandé. Je devrais peut-être aussi garder une trace de laquelle sort quand et a quel moment, calculer et prévenir quelqu’un en abuse… même si je pense qu’on est tous assez malin pour éviter de trop en faire. Il donnait l’impression de réfléchir sincèrement à la situation. Plus ils sortaient, plus ils risquaient de se faire découvrir. Ils n’étaient plus aussi nombreux que dans l’espace et même sur une centaine de personnes, la paranoïa pouvait tomber sur n’importe qui.

Il était trop habitué à ne pas être compris pour s’imposer à ses amis. Trop habitués à parler science et technologie pour que ceux qui l’entourent ne saisissent pas la moitié de ces expressions. Peut-être que la fatigue aussi, l’empêche de parler comme à l'accoutumée. Cette même fatigue qui le renvoie en arrière, plongeant dans des souvenirs doux et saisissants. Oui, au fond, ça lui manque aussi. C’est stupide de regarder en arrière et de se remémorer de chose qui ne peut pas changer. Pourtant, Devos comprenait le bien que cela faisait parfois, de se souvenir. Souvenir qu’il avait souvent, parfois, de Faust. Quand il regardait l’horizon, qu’il se demandait où elle pouvait se trouver. Quand il se demandait si elle apparaîtrait miraculeusement sous les rayons du soleil. Elle était la raison pour laquelle Devos et Murphy s’étaient rapprochés. L’informaticien savait l’importance que la disparue avait à ses yeux. Le deuil n’était pas une chose aisée.

Ce ne serait pas nouveau si elle te prend pour un fou. Une note plus amusée, plus légère pour contraster avec la sienne. Devos ne sait pas forcément tout d’eux. De ce truc qui les lie l’un à l’autre. Chris peut gérer ça comme un grand, il peut se débrouiller. Devos en est persuadé. Il n’a aucune curiosité quant aux relations qu’entretient ses amis. Tant que ça ne détruisait rien dans la rébellion. Chris avait sans doute enchainé les histoires de cœur là où Devos… Devos s’était contenté de très peu de chose. C’était sans doute mieux ainsi, vu les états de son ami après les ruptures.

Effectivement. Oui, il avait merdé. Devos n’était pas le genre à être déçu et franchement, ce n’était pas de la déception. C’était plus… de l’amertume. Ou quelque chose de similaire. Comme s’il aurait préféré être celui vers Chris se serait tourné. Et pas l’autre… Et encore, Devos n’avait pas d’idée précise de qui était Elijah vraiment, il avait juste… une sensation peu amicale à son égard.

Je n’ai pas l’impression que tu nous as laissé tomber. T’es encore là je te signale, c’est le principal. Les yeux dans les yeux, Devos semblait être touché par les paroles de Chris. Après tout ce qui s’était passé, les erreurs étaient toujours une possibilité. Mais Devos savait que ce qui comptait, c’était la présence de Chris, son retour en force, son cœur entier. Ils étaient plus le même, mais c’était inévitable dans ce nouveau monde.

Que Chiraz ressemble à Ailina l’étonnait. Il se demandait si c’était possible et surtout, pourquoi il ne l’avait pas remarqué plus tôt lui qui passait son temps sur le campement. Il aurait dû la croiser et ressentir ce même sentiment d’étonnement. Les mots de Chris sont légers. Sa ressemblance ne l’empêche pas de voir les différences. Fondamentalement, Chris est quelqu’un de bien. Devos l’a toujours su. Le fait de dire qu’il a la sensation que Chiraz est brisée ne fait que confirmer à Devos les bonnes intentions de Chris. Qu’elle a des ressemblances plus profondes avec lui. Qu’elle n’a sans doute pas essayé de lui coller une étiquette sur le fond malgré son état…

Tant que tu vois les différences et que tu ne t’attardes pas sur ce qui peut te ramener en arrière… Je te fais confiance, tu le sais. Peut-être que ça aurait été le moment idéal pour poser une main sur son épaule et lui faire comprendre que ça allait. Que cette nouvelle relation n’allait pas le faire tomber plus bas que terre, que les choses pouvaient bien se passer. Chris, dis-moi. Est-ce que Murphy t’a parlé de nos plans ? Maintenant qu’il en avait le cœur net, maintenant qu’il se disait que Chris était capable de les suivre, peut-être pouvait-il lui parler ouvertement de la taupe, mais de tout le reste aussi. Une partie de lui-même regretter de ne pas avoir mis Chris dans la confidence plus tôt. De ne pas lui avoir exposé ses idées au moment même où il a senti que c’était le moment de les appliquer. Chris aurait sans doute compris, mais Chris aurait pu l’arrêter dans sa démarche, le retenir. Devos avait donc agi seul et maintenant, il y avait une rumeur de taupe, une rumeur inévitable qu’il pensait pouvoir régler facilement… Il ne s’était pas attendu à ce que les choses tournent ainsi pourtant…


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Sujet: Re: Dead man no tales [Devos]
Ven 14 Juil 2017 - 21:28


« Tu as raison. Avoir un alibi, c’est recommandé. Je devrais peut-être aussi garder une trace de laquelle sort quand et a quel moment, calculer et prévenir quelqu’un en abuse… même si je pense qu’on est tous assez malin pour éviter de trop en faire. » « Oui je pense qu'on est assez malin pour éviter de se faire prendre. Une excuse s'est vite trouvée, chasser, patrouiller... puis avec le potentiel changement de campement, il n'y aura que des alibis de plus qui se dessineront à l'horizon. » Ce qui allait se passer, le campement changeant bientôt de place. Ce n'était pas encore arrivé mais bientôt cela serait le cas comme il était prévu. En soit cette idée ne me dérangeait pas. Changer de campement cela voulait dire oublier, pouvoir repartir de nouveau. Toujours cette même question de rebondir aux événements pour survivre. Et tout autant si je ne pourrai jamais oublier, il n'en restait pas moins que je comptais bien aller de l'avant de nouveau. Une opportunité qui s'offrait avec un futur nouveau campement plus adapté. Un nouveau lieu. Un nouveau départ en quelque sorte. Mais j'avais encore du pain sur la planche, encore des personnes à voir. Une partie des chapitres étaient encore incomplets. Des mots inachevés. Je n'avais toujours pas eu le courage d'aller voir Rachel, même à noël je l'avais plus ou moins évité à moins que cela n'ait été l'inverse. Des souvenirs encore trop douloureux. Lâche alors que j'avais préféré plonger parmi les ombres. Mais j'étais tout autant conscient que je devais aller la voir, certain que Robb aurait voulu que je garde un oeil sur la jolie brune. Ce que j'aurai dû de nouveau commencé à faire plutôt. Au moins, elle ne m'avait pas vu au plus bas. Ce que je me disais pour me réconforter, pour me dire que tout n'était pas perdu. Relevant la tête pour jeter un coup d'oeil à Devos et pour ne pas m'absorber de nouveau dans le passé. Une option trop tentante que je préférai autant éviter pour le moment. « T'en penses quoi de l'idée de changer d'endroit ? Tu penses que ce sera mieux ? Perso je me dis qu'autant que l'idée est bonne, c'est comme si le conseil tentait de s'accrocher aux plus de branches possibles. Dommage pour lui que tôt ou tard ses branches finiront par céder les unes après les autres. » Ce que j'espérai alors que la réalité était que le mouvement des rebelles continuait petit à petit de grandir.


« Ce ne serait pas nouveau si elle te prend pour un fou. » Une note plus légère. Un sourire qui s'esquissait furtivement sur mon visage alors que je prenais la parole. « Alors je suis le fou et toi le génie. » Qu'un constat de la vie. Devos était un génie. Une des rares personnes intelligentes sur terre. Une de ces personnes qui ne se prenait pas la tête, était là pour les autres dans l'ombre. Il ne semblait jamais avoir besoin de grand chose, semblant juste heureux dès lors qu'il pouvait user ses mains à bon escient. Il était doué pour cela. Ailina y était aussi bien que la jolie blonde se débrouillait encore mieux avec les codes, tout ce qui concernait l'informatique. Mais il n'y avait pas qu'elle alors que Tennessee était autant douée, même Isaïah il fallait l'admettre. Bien qu'il était certain que je ne me forcerai jamais à l'avouer à haute à moins de la voir mal en point. Ce qui était déjà arrivé et à chaque fois mes réactions avaient été plutôt radicales et pas forcément les meilleures. Qu'importait. « On dit qu'il y a des personnes qui sont plus douées avec les machines qu'avec les humains. Perso, je suis pas doué avec les machines mais dans un sens je me dis qu'avec elles cela irait toujours mieux qu'avec d'autres personnes. » Amusé, alors qu'il n'en restait pas moins que non je n'étais pas particulièrement doué dans tout ce qui était relation humaine. Moqueur alors que je continuais. « Je suis même certain que si tu parlais un peu plus, tu aurais un charme fou auprès des dames et serait bien plus doué que je ne le suis. »

Il n'y avait pas à dire, j'avais le don de commettre des erreurs. Erreurs que j'avais commis en allant vers Elijah alors que j'aurai pu autant me tourner vers Devos. Ne pouvant que noter la pointe d'amertume dans sa voix. «  Effectivement. » L'impression de devoir s'excuser, préférant garder le silence pour ne pas prononcer une phrase de travers. Parfois c'était plus simple de se taire, ce que je fis non sans l'observer comme si je voulais lire à travers les fenêtres de son âme. Pourtant il ne semblait pas en colère, ni déçu, juste amer comme me le rappelait le ton de sa voix. « Je n’ai pas l’impression que tu nous as laissé tomber. T’es encore là je te signale, c’est le principal. » Touché autant que lui par la tournure de la conversation. Une conversation franche et directe. Détournant le regard alors que je me mettais à ranger quelques objets pour que ce soit plus ordonné, pour ne pas montrer à quel point les mots comptaient. Cette même vulnérabilité que j'avais toujours tenté de masquer. Parce que passer pour un dur pouvait cacher les sentiments. Parce que sourire sarcastiquement pouvait cacher les blessures. Des masques. Juste des masques que j'endossais avant, que je continuais d'endosser. N'ayant jamais su faire autrement. « Et j'espère que t'es prêt à me supporter un peu plus longtemps. » Je comptais rester en effet. Tout n'était pas perdu, pas encore.

La conversation déviant pour revenir à son artère principale. « Tant que tu vois les différences et que tu ne t’attardes pas sur ce qui peut te ramener en arrière… Je te fais confiance, tu le sais.  » Des mots que je savais sincère. « Je sais, et je te fais confiance aussi. » Je lui faisais confiance tout comme j'avais confiance en Tennessee, Murphy, les membres du mouvement rebelle, Rachel mais aussi Chiraz que je connaissais à peine. La question de confiance qui existait alors qu'autant que la question de la sécurité se posait nous devons être prudents. « Chris, dis-moi. Est-ce que Murphy t’a parlé de nos plans ? » Les souvenirs de notre conversation remontant à la surface. Une conversation qui s'était déroulée il y a un moment désormais, me rappelant toutefois autant les cris dont elle s'était ponctuée. Des mots emplis de colère le plus souvent, des mots qui faisaient mal. Nous n'étions toujours pas d'accord et il y avait de nombreux détails qui n'étaient pas réglés. « Franchement cela fait longtemps qu'on s'est pas parlé calmement. A chaque fois on se crêpe le chignon, et j'ai de plus en plus l'impression de me trouver face à Isa, le type hystérique qui fait que de crier j'ai envie de dire, je passe... » C'était un peu vache, surtout de la comparer à Isaïah qui m'avait au final plutôt aidé à remonter la pente mais je n'avais pas pu m'en empêcher. Il y avait trop d'amertume, de non dits qui restaient à dire. « mais par rapport aux rebelles, je sais qu'on doit trouver la taupe. J'ai commencé à fouiner autour mais en soit personne ne sort du lot, personne n'a de réelle raison de nous balancer alors que  chaque personne choisie a une dent contre le conseil. Je pense que cela va plus loin que cela ou qu'on cherche pas dans la bonne direction... Mais non je suis pas vraiment au courant des nouveautés on va dire, ou de ce que vous avez prévu. » Une note d'amertume cette fois-ci perceptible dans ma voix. Je n'étais peut-être pas au point mais il était difficile de masquer ce sentiment ou cette idée d'avoir été autant exclu.

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Sujet: Re: Dead man no tales [Devos]
Dim 23 Juil 2017 - 14:34




Dead man no tales.
30 MAI 2117

Absolument. Le déménagement offrait un nombre impressionnant d'excuses et d'alibis à ceux qui en auront besoin. Les rebelles sont assez intelligents pour savoir quoi dire, comment le dire et à quel moment. Devos ne doutait pas de leur capacité à mentir et à se sortir des situations les plus compliqués. Il espérait simplement que les plus jeunes recrues ou ceux ayant le moins d'expérience, n'abusent pas trop de ce nouvel espace. Ils avaient désormais un endroit à eux, un espace sécurisé. Sécurisant aussi. Quelque part, Devos espérait que cet endroit permettrait à la paranoïa actuelle des rebelles de diminuer. De s'éteindre un peu. Il savait que la situation actuelle n'était franchement pas plaisante et il espérait trouver un moyen de remettre les choses dans l'ordre sans avoir besoin de dévoiler ce qu'il avait fait. Tennessee lui avait dit qu'il n'était pas nécessaire d'avouer. Avait-elle entièrement raison ? Il n'en savait rien. En revanche, il savait quel était son objectif actuel tout comme il percevait les différentes opportunités pour rebondir en tant que rebelles. Ce déménagement apportait déjà bien assez, mais rapidement, de nouvelles décisions devront être prises. De nouveau choix. Devos calculait sans cesse qui allait se produire, imaginant sans mal les situations aussi positives que négatives. La question de Chris ne le surpris pas d'ailleurs. Sans prendre le temps de réfléchir aux mots qu'il devrait utiliser, Devos répondi par automatisme.

Le conseil s'est rendu compte que sans action, la communauté risquait de se diviser. Je ne suis pas certain s'ils savaient ou non que ce déménagement était nécessaire pour notre survie, ou si c'est simplement un acte désespéré pour garder un semblant de pouvoir. Comme tu le dis, les branches finiront par céder les unes après les autres. La métaphore lui plaisait bien. Ce sera à nous, après, de les ramasser et de faire les choses biens. Le mouvement des rebelles continuaient de grandir. En silence, dans l'ombre. Ils n'étaient pas morts, comme beaucoup le pensaient. Le fait de n'avoir rien accompli depuis qu'ils sont sur terre à lancer cette rumeur. Les rebelles existent pourtant encore et Devos en était la preuve.

Je pense qu'on est un duo qui fonctionne assez bien. Le fou et le génie. Voilà quelques choses qu'il allait sans doute ressortir un jour. Il trouvait ça amusant la façon dont le mot « génie » sonnait positivement dans la bouche de son ami, là où pendant des années, il y avait eu une sensation négative à être un génie. Surtout sur l'Arche. Le génie, il était souvent incompris, oublié, énervant. Ses capacités lui avaient fait défaut dans les choses les plus simples comme les émotions. Mais Chris, ça ne l'avait jamais empêché de voir plus loin. De voir l'homme derrière l'étiquette.

Moi, plus doué que toi ? Peut-être dans un monde parallèle. Je n'ai franchement pas l'impression de posséder ton charme ou même d'avoir un semblant de connaissance pour utiliser les mots de cette façon-là. Il se gratte la barbe. Celle qui a fait son chemin depuis des mois et qui rend Devos si effrayant auprès des inconnus. D'ailleurs, à quoi ça me servirait ? Ma mère est plus là pour me foutre la pression du mariage sur le dos. Il ne sent pas triste, qu'elle ne soit plus là sa mère. Cette femme tant appréciée. Il lui arrive parfois de se demander si sa mort était rapide ou non. Si c'était douloureux ou non. D'une certaine façon, pour lui, elle était simplement ailleurs. Dans une autre vie, dans un autre monde. Peu importe. Il ne se focalisait pas sur ces choses-là, comme si le deuil n'était pas une possibilité. La preuve, quand Faust a disparu, il a refusé de l'imaginer morte. Une partie de lui la visualise parfaitement en vie, quelque part. De même, pendant des semaines durant l'absence de Chris, Devos continuait d'observer l'horizon, persuadé que son ami allait revenir. Il avait eu raison et Chris était là. En face de lui. Près de lui. Et il espérait l'avoir à ses côtés encore un long moment. Alors c'est sans difficulté qu'il lui répond un sincère : Absolument. Il n'y avait rien qui lui faisait plus plaisir que de le suivre tant en tant que chef rebelle qu'en tant qu'amis.

Murphy et Chris, c'est une relation qui dépasse Devos et sa compréhension de l'espèce humaine. Il ne savait pas toujours tout sur eux, mais il y avait toujours des hauts et des bas. Il savait cependant que Murphy serait celle qui lui parlerait des plans du mouvement. Il leva les yeux aux ciels alors qu'il entendait Chris comparer Murphy et Isa. Quelque part, ça ne l'étonnait même pas. Elles étaient différentes, mais peut-être qu'avec lui, des similitudes apparaissaient. De même qu'il savait que cette comparaison aurait sans doute fait hurler Murphy qui ne semblait pas du tout apprécier Isaïah.

Je vois… Il faudrait peut-être se rabattre sur l'idée de coïncidence si c'est ça. Inutile de se perdre à chercher un coupable s'il n'y en a pas. Chose qu'ils auraient dû faire des un moment maintenant, mais la paranoïa ne se dissipe pas si facilement. Depuis la décision du conseil, pas mal de petit groupe se sont formés au sein du campement. Beaucoup n'étaient pas ravis à l'idée de partir et de s'installer ailleurs. J'ai entendu des conversations qui franchement ne prédisaient rien de bon. Quelque part, même si Devos entend de moins en moins de choses, cela ne l'empêche pas de se dire que certains survivants sont sans doute prêts à se rebeller maintenant et bêtement. Il avait parlé de tout ça à Murphy cet hiver, il sait que ça fait un petit moment maintenant. Le déménagement était une étape. L'unification du groupe en était une autre. Il fallait que les rebelles guident les autres, s'imposent et prenne la parole. Outre notre idée de poser un piège pour trouver si oui ou non nous avons une taupe – et je pense sincèrement que la réponse est non, nous avons convenu qu'il était idéal pour d'où d'agir et de prendre la parole face aux autres. De prouver que les rebelles sont toujours là et toujours prêts à agir. Toi et Murphy, vous pourriez nous représenter. Mettre en avant notre existence et surtout, le fait que la place dans un conseil sur terre et dans notre société actuelle est obsolète. Il faut changer les choses et il faut donner le choix.


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Sujet: Re: Dead man no tales [Devos]
Dim 23 Juil 2017 - 22:05



« Le conseil s'est rendu compte que sans action, la communauté risquait de se diviser. (...) Comme tu le dis, les branches finiront par céder les unes après les autres. Ce sera à nous, après, de les ramasser et de faire les choses biens. » J'hochai la tête. Une certitude alors que c'était à nous de décider de la voie que nous voulions emprunter, c'était à nous de construire de nouvelles bases plus solides et de poursuivre là-dessus. Amusant alors que l'idée d'aller ailleurs nous avait autant parcouru l'esprit, le conseil ayant juste été plus rapide. Un déménagement que j'étais grès alors que le changement avait du bon, autant pour enterrer le passé que pour tenter d'avancer. Un nouveau campement qui nous offrait plus d'avantages, plus d'options alors que la possibilité de construire des maisons sur les anciennes ruines était désormais possible. Nous étions aussi plus proches du campement des 100. Une nouvelle occasion que je savais que je devrais saisir. L'image de Rachel qui s'imposait dans mon esprit l'espace de quelques secondes alors que j'étais conscient que je devais arrêter de reculer, devant aller lui parler. Repoussant l'image de la jolie brune de mon esprit pour me concentrer sur la discussion avec Devos. Une discussion qu'il était autant agréable d'avoir et qui me permettait d'avoir les idées plus claires. « Comme tu dis ce déménagement était nécessaire. Ils ont été plus rapides sur ce coup-ci mais ils commencent déjà à s'essouffler, c'est donc juste à nous de saisir la bonne occasion pour couper la poire en deux. » Autant la nécessité d'attendre que de choisir le bon moment pour surgir des ombres et changer le système.

« Je pense qu'on est un duo qui fonctionne assez bien. » Amusé alors que j'étais du même avis que lui. Plus fasciné par cette intelligence, cette créativité qui se saisissait d'eux que prisonnier de l'idée de critiquer leur génie justement. « Je trouve aussi. On devrait créer un commerce, tu réparerais des objets ou en vendrai, ou tu ferais tes tours de magie habituels et moi je... » Laissant la phrase en l'air alors que je réfléchissais un instant à ce que je pourrai faire de ma vie. Je ne m'étais jamais réellement posé la question à vrai dire alors que j'avais toujours été dans le corps militaire. Suivant la voie que mon père ne voulait pas que j'emprunte, autant que je l'avais imité de nouveau malgré qu'il avait tenu secret le mouvement rebelle. Appréciant ce que je faisais, le maniement des armes et l'adrénaline qui précédait les entraînements si bien que je ne m'étais jamais posé la question. « ... je ne me suis jamais posé la question de qu'est-ce que je pourrai faire autre qu'être militaire maintenant qu'on peut chasser, construire une maison ou s'inventer une vie... Tu y as déjà réfléchi même à construire une maison sur d'anciennes ruines du nouveau campement ? Je sais que j'apprécie chasser, ou même explorer les coins mais non, je n'y ai jamais réellement réfléchi... » Plus pensif qu'autre chose sur le sujet.

La conversation qui ne déviait pas moins de nouveau, passant d'un point à l'autre. « Moi, plus doué que toi ? Peut-être dans un monde parallèle. (...) D'ailleurs, à quoi ça me servirait ? Ma mère est plus là pour me foutre la pression du mariage sur le dos. » Ne pouvant m'empêcher de rire avant de reprendre la parole. « Oh il y a une différence entre savoir user de ses charmes et arriver à ses fins. » Ce qui n'était pas moins la vérité alors que le plus souvent j'étais toujours à mi-parcours. Reprenant un ton un peu plus sérieux alors que je reprenais la parole. « Tu ne parles jamais de ta mère... autant que tu as raison et qu'on n'a plus la pression du mariage, non pas que mon père l'ait jamais fait alors qu'il voulait juste que je suive les ordres. » Me renfermant l'espace d'une seconde. Autant que lui, je parlais peu d'eux. Jamais de ma mère dont je n'avais pas de souvenirs, ni de mon père dont je n'avais aucun souvenir flatteur si ce n'était le lourd poids des secrets.

« Je vois… Il faudrait peut-être se rabattre sur l'idée de coïncidence si c'est ça. Inutile de se perdre à chercher un coupable s'il n'y en a pas. » Fronçant les sourcils alors que je devenais soudainement soupçonneux face à son soudain empressement à faire disparaitre un coupable qui existait bel et bien. « Il y en a forcément un alors que les informations ne tombent pas toutes seules. Tu ne tenterais pas de me cacher quelque chose ? » Mon regard plongé dans le sien alors que cette pointe de méfiance si ordinaire revenait. Soudainement méfiant face à Devos, face à une option qui ne me plaisait autant pas alors que je n'aimais guère soupçonner des amis. La paranoïa là.

« Depuis la décision du conseil, pas mal de petit groupe se sont formés au sein du campement. Beaucoup n'étaient pas ravis à l'idée de partir et de s'installer ailleurs. J'ai entendu des conversations qui franchement ne prédisaient rien de bon. » Autant que lui j'avais entendu ces conversations, sachant que certains n'étaient pas satisfaits des décisions du conseil. Des petits groupes commençaient en effet à s'agiter sur qui je gardais un oeil, même Chiraz avait exprimé des opinions contraires au conseil à voix haute sans se rendre compte des potentielles conséquences de ces actions. Des personnes sur qui je préférais garder un oeil sûr tant par sécurité, que par intérêt. « C'est vrai, nombreux commencent à s'agiter autant qu'ils savent pour certains qu'il était nécessaire de changer de campement, pour survivre. Le campement offre de nouvelles possibilités et je parle pas que du rapprochement avec les 100. Mais oui, les choses s'agitent et c'est sans doute mieux pour nous. » Plus favorable de monter pour ainsi dire un coup d'état à la faveur de la population que seul. Bien que la vérité était que nous n'étions pas encore assez, toujours pas assez nombreux à mon goût autant que l'aspect de la sécurité passait avant tout. Rester tapi dans l'ombre avant de surgir à la lumière. « Outre notre idée de poser un piège pour trouver si oui ou non nous avons une taupe – (...) Il faut changer les choses et il faut donner le choix. » Miroitant sur ses paroles quelques secondes avant de reprendre la parole tout aussitôt. « Ce n'est pas une mauvaise idée. Il faudrait qu'on en parle tous ensembles plus amplement mais il est certain qu'il faudra qu'on mette tout le monde au pied du mur. Il faut que cela change et autant user les mots plutôt que la violence pour cela. Je suis sûr que nombreux nous suivront mais pour cela il nous faut trouver le bon moment et autant savoir où se cache cette taupe. Après tout, tu peux penser le contraire dessus Devos mais je suis certain qu'elle existe. J'ai confiance en Murphy là-dessus, et si j'ai certes était on va dire ailleurs un moment, je ne suis pas stupide et j'ai encore des yeux. Autant que la situation nous profite, je déteste toujours autant être plongé en partie dans le noir... »

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Sujet: Re: Dead man no tales [Devos]
Dim 10 Sep 2017 - 18:04




Dead man no tales.
30 MAI 2117

Devos était souvent associé à quelqu'un qui ne faisait pas assez attention aux autres. Toujours dans son monde, toujours dans sa bulle. C'était comme si l'aura qui l'entourait était parsemé de quelque chose de mauvais, de noir. Ce nuage épais empêchait la plupart des survivants de voir à quel point en réalité, Devos était plus observateur que n'importe qui. Toutes les actions, les démarches, les rumeurs, il entendait et garder tout. Comme s'il était capable de tout noter dans un disque dur personnel. Devos aimait les choses bien faites, mais surtout il aimait le contrôle, la logique. Il aimait les codes bien écrits et les actions bien pensés. Ce déménagement offrait tellement de nouvelles options qu'il était idiot de se dire que c'était une mauvaise chose. D'une part, l'espace choisi offrait des possibilités monstrueuses pour une nouvelle structure plus ancrée dans l'environnement de la planète et aussi plus durable. Les avantages ne s'arrêtaient pas aux aspects techniques. D'une certaine façon, ils n'étaient même plus proches des jeunes. Une opportunité de chercher à se retrouver, de ne pas se séparer. De se faire pardonner, aussi, peut-être. Devos n'était pas un leader, ce n'était pas un politicien et toutes ses choses le dépassaient. Devoir convaincre, ce n'était pas sa spécialité puisqu'il voyait les choses différemment. Sa logique n'était clairement pas celle des autres, à son plus grand regret.

Chris semblait parfaitement saisir la situation. De retour dans le monde des vivants, il avait pris du recul sur la situation. La mort de Robb l'avait affecté d'une manière inattendue, féroce. Devos serait sans doute incapable de comprendre comment son esprit avait été si affecté, comment son esprit avait réussi à se défaire de cette douleur. Le principal, c'est qu'il allait mieux et qu'il était prêt à reprendre les choses en main. C'était rassurant pour Devos, vraiment. Il avait besoin de Chris et la rébellion aussi.

Ouvrir un commerce. Depuis qu'ils sont sur terre, Devos n'avait absolument pas réfléchi à son rôle au sein de la communauté. Pour l'instant, tout ce qu'il faisait, il le faisait au nom de la survie. Du bien commun.

Je ne veux pas d'une maison. Je perdrais du temps à faire une chose pareille… En réalité, j'ai pas du tout réfléchi à ce que je pourrais faire une fois que nous serons tous correctement installés. Je ne pense pas que c'est quelque chose qui va arriver bientôt. Les années vont passer avant que j'arrive à rendre cet endroit ne serait-ce qu'un brin plus évolué et proche de ce que nous avions là-haut. Il y a tellement de choses à améliorer… Il baissa les yeux, un instant. Ma vie, c'est ça. Pas de commerce non plus. Il se voyait mal vendre ses services. Du moins pour le moment. C'était difficile à imaginer. Dans dix ans, il se visualisait très bien dans les ruines du métro, à bidouiller quelque chose, aussi seul qu'il l'a toujours été.

Il n'y a pas grand-chose à dire… Mon père a l'air de s'en sortir sans elle. Elle était morte dans le crash. Devos n'était pas du genre à beaucoup parler, Chris le savait. Il était bien le seul d'ailleurs à le pousser à en dire plus. Le seul à y arriver aussi. Il croisa les bras, regardant Chris. De toute manière, je ne pense pas être le genre d'homme qu'une femme voudrait épouser. Toi, par contre… je t'imagine bien une femme, trois amantes et quatre gamins. Oui, Devos pouvait plaisanter lui aussi. Un rire léger et une petite blague, ça ne lui faisait pas de mal – bien que le plus souvent il ne se rendait pas compte que ces mots pouvaient être interprétés comme amusants...

Je dis simplement qu’il serait idiot de rester soupçonneux sans preuve concrète. Rien ne nous empêche de continuer de chercher, mais je commence à trouver ça ridicule. Devos ne mentait pas. Il soutenait le regard de Chris sans le moindre mal. La paranoïa, là revoilà. Devos pouvait le lire dans les yeux de Chris. Tennessee l’avait prévenu : Devos était aussi soupçonné, comme n’importent qui d’autres au sein des rebelles. Il n’en voulait pas à son ami d’envisager la possibilité. Chris n’était pas bête et son flair n’était pas mauvais.

Il faut qu’on se regroupe alors. Qu’on se prépare. Il marqua un silence. De nouveau, il observe Chris. Je suis bien content que tu ne sois plus… ailleurs.


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Sujet: Re: Dead man no tales [Devos]
Dim 10 Sep 2017 - 22:08



« Je ne veux pas d'une maison. Je perdrais du temps à faire une chose pareille… [...] Il y a tellement de choses à améliorer… Il baissa les yeux, un instant. Ma vie, c'est ça. » « Nous ne serons jamais aussi évolués qu'avant. » Un triste constat et pourtant c'était la vérité alors que j'étais certain de ce fait. Il était impossible de retrouver ce qui avait été perdu. On ne pouvait pas retrouver notre ancienne vie, c'était impossible alors qu'elle avait éclatée en morceau au même instant que l'arche s'était écrasée sur terre, les morceaux de ferraille tombant sur le sol. Un arche qui ne serait bientôt que des vestiges alors que bientôt un nouveau campement prendrait forme. Donc, non à mes yeux on ne pouvait retrouver ce que l'on avait perdu. Mais cela ne voulait pas dire que le chapitre s'arrêtait là pour autant. On pouvait espérer améliorer notre niveau de vie, user des recherches, du savoir qui avait été amassé au fil des années mais il était certain qu'il nous faudrait encore des années lumières pour arriver à posséder ce que l'on avait avant. Pensant impossible qu'on puisse retrouver la même avancée technologique que nous avons sur l'odyssée, dans l'espace bien que nous pouvions tenter de nous en approcher. Ce que nous tentions de faire petit à petit alors que les connaissances étaient utiles pour irriguer des champs, planter de nouvelles cultures. Le savoir était là mais nous n'avons pas encore sufisament de moyens en notre possessions pour réussir à en revenir au stade où nous étions. Et peut être était-ce mieux ainsi alors que dans un sens on pouvait qu'apprendre à se redécouvrir. Ici l'air était viable, tout paraissait brut mais dans un sens je prenais autant plaisir à me découvrir de nouvelles aptitudes. Prenant autant de plaisir à apprendre la langue des terriens, à apprendre à chasser ou à espérer bâtir une maison de ruines. Certes nous n'aurions plus ce que nous avions avant mais de nouveaux domaines s'ouvraient à nous alors qu'il nous était autant possible d'agrandir notre champ de connaissance. Cependant je pouvais autant comprendre son désarroi alors que pour des ingénieurs, des scientifiques qui avaient réussi à faire d'illustres avancées, c'était comme tombé d'un piédestal. Comprenant le sentiment qu'il avait alors que j'avais vu ce même sentiment à l'oeuvre chez Isaïah et l'impression d'être inutile. Pourtant c'était faux alors qu'on avait besoin d'eux. Ayant besoin d'eux pour espérer faire de nouvelles avancées autant que le peuple aurait toujours besoin de militaire pour assurer la sécurité et protéger les uns et les autres. « Mais avoir l'électricité serait certainement une bonne chose. » Et je savais qu'ils faisaient des recherches, qu'ils tentaient de rendre vivant des radios, des pièces sorties de nulle part. « On retrouvera sans doute jamais ce que l'on avait avant mais cela ne veut pas dire qu'on ne peut pas évoluer, qu'on ne peut pas créer. » Ce que je pensais alors que je savais que pour un peu s'ils le souhaitaient vraiment Devos pourrait sortir un lapin de son chapeau. Ayant confiance en ses capacités alors que je le connaissais et que je continuais de penser que l'homme que j'avais devant moi était un génie.

N'en venant pas moins à lui poser une question plus délicate, plus personnelle. «  Il n'y a pas grand-chose à dire… Mon père a l'air de s'en sortir sans elle. » J'hochai la tête, laissant le silence nous entourait. Je savais que je pouvais le forcer à me parler, conscient que sa mère était morte dans le crash mais je préférai autant ne pas le faire cette fois-ci alors qu'autant que moi s'il le voulait, il parlerait. «  De toute manière, je ne pense pas être le genre d'homme qu'une femme voudrait épouser. Toi, par contre… je t'imagine bien une femme, trois amantes et quatre gamins. » Je manquais de secouer la tête amusé, optant plutôt par un plus grand écarquillement des yeux. En faisant exprès alors que j'en rajoutais une couche aussitôt alors que ce fut légèrement moqueur que je prenais la parole, plus amusé qu'autre chose. «  Tu es sûr que faire des blagues fait parti de ton programme ? Tu ne risque pas de court-circuiter ou de griller tes neurones ? » Moqueur alors que ce n'était pas souvent que Devos se permettait de s'amuser réellement ou de faire des blagues, pourtant je savais qu'il le ferait s'il le voulait. Ce qui changeait et dans un sens, il était vrai de dire que le changement avait du bon. Toutefois ce fut d'un ton sérieux que je reprenais la parole. «  Et je suis certain qu'une femme voudrait bien de toi. Par exemple, Tennessee vous avez l'air d'aller parfaitement bien ensembles ?! » Et si loin de moi n'était l'idée de jouer les intermédiaires alors qu'ils étaient assez grand pour savoir ce qu'ils voulaient, je n'en venais pas moins qu'à en rajouter une couche. « Oh me dis pas que tu préfères Isaïah, non tu peux pas me faire cela ! Pitié, choisis Tennessee ! » Me moquant de lui gentiment et autant d'Isaïah bien qu'il était certain que mes rapports avec mon ex s'étaient améliorés, non pas que je pouvais encore estimer qu'elle m'avait réellement pardonné alors qu'elle était toujours prête à se chamailler ou à me chercher des puces à la moindre occasion venue. «  Et pourquoi tu as dit que j'aurai trois amantes ?! Je suis parfaitement fidèle. » Et autant que j'avais pu joué avec Isaïah, il n'en restait pas moins que j'étais un homme fidèle alors que je ne m'étais jamais permis d'aller voir une autre femme alors que j'étais avec Ailina. A vrai dire aucune femme n'avait équivalait la jolie blonde et si par la suite, je m'étais laissé aller avec certaines, il n'en restait pas moins que je n'avais pas été en couple depuis Ailina. Non pas que notre histoire s'était réellement bien terminée alors que j'avais brisé son coeur en choisissant les rebelles. Sans doute avais-je été un idiot, enfin j'en étais quasiment sûr mais je ne pouvais m'empêcher de croire qu'il fallait qu'on se batte pour un plus grand objectif; m'ayant fait passé en dernier comme mon père m'avait appris. La communauté en premier. Pour ce que cela m'avait coûté. Et si au final ma relation avec la jolie blonde était redevenue normale, il n'en restait pas moins qu'alors qu'elle aussi avait disparu, je ne pouvais que de nouveau m'inquiéter tout comme je m'étais inquiété alors que Faust avait disparu. Faust que nous n'avions toujours pas retrouvé tout comme Ailina. Les mêmes schémas qui continuaient de se répéter.

Mon regard qui se faisait plus vague alors que perdu dans mes pensées, je ne reportais mon attention sur Devos que lorsque ce dernier reprenait la parole. Un sujet de conversation qui déviait sur le mouvement rebelle, sur la présence d'une taupe dans nos rangs alors que tout comme les autres, je ne pouvais m'empêcher d'être paranoïaque. Trouvant un peu simple l'idée que Devos ne soit pas aussi inquiet. Mon regard scrutateur posait sur lui alors que je ne pouvais m'empêcher de me poser la question et si. A vrai dire cela aurait été une erreur de ne pas le faire même avec chacun des leaders, alors que je m'étais posé cette même question. J'avais confiance en eux autant qu'il n'en restait pas moins que je continuais d'être sur mes gardes. Un jeu qui était gros, préférant autant que le conseil attendre pour connaître notre présence alors que tous nos plans concrets n'avaient pas été mis sur la table. Comptant autant retrouver mes marques. « Je dis simplement qu’il serait idiot de rester soupçonneux sans preuve concrète. Rien ne nous empêche de continuer de chercher, mais je commence à trouver ça ridicule.  » « Tu ne sembles pas inquiet.  » Un constat. Un ton neutre alors que je le regardais droit dans les yeux. Son regard qui ne cillait pas. « Il faut qu’on se regroupe alors. Qu’on se prépare. Je suis bien content que tu ne sois plus… ailleurs. » Un silence qui s'installait. Du même avis que lui alors qu'en effet il fallait qu'on se regroupe. L'impression qu'un fossé s'était creusé. Autant conscient que je leur devais quelques mots alors que si j'espérai qu'on serait de nouveau uni, il n'en restait pas moins que j'avais autant des excuses à leur faire pour être devenu un fantôme. Ce que je comptais faire, comptant m'excuser à la première occasion autant que je retrouvais ma motivation. Une flamme qui s'éteignait. Une autre qui s'allumait. « Je suis content de ne plus être ailleurs. » La vérité alors qu'en effet j'étais heureux d'avoir enfin réussi à remonter la pente. Heureux d'être de nouveau là parmi eux. Manquant de nouveau de me laisser emporter par le passé alors que je reprenais aussitôt la parole comme pour oublier. « Cela devenait ennuyeux à la longue et puis je suis sûr que je vous manquais trop, ou du moins que je te manquais trop à toi. » Une pointe d'arrogance, d'humour. Comme si l'arrogance pouvait suffire pour permettre à la pièce de monnaie de continuer de rouler sur le sol. De nouveau sur les rails ou du moins je tentais de repartir sur les rails. Autant conscient que j'avais encore du boulot alors que je m'étais éloigné des uns et des autres. Des excuses à prononcer. Des personnes à retrouver. L'image de Rachel qui se dessinait dans mon esprit alors que j'avais autant conscience que tôt ou tard je devrai prendre mon courage à deux mains pour aller la voir. Ne comptant pas non plus abandonner la partie auprès de Murphy alors que si elle pouvait continuer de me crier dessus, je ne comptais pas le laisser le fossé s'agrandir. Je ne voulais pas commettre la même erreur que j'avais commise avec Robb, préférant autant mettre ma fierté de côté que de perdre de nouveau une personne auquel je tenais. Et cela d'autant plus alors que j'en avais perdu beaucoup. Mon regard qui se reportait sur Devos. « Je suis content que tu sois là. » La vérité. Et s'il y avait beaucoup de différences qui apparaissaient entre nous, qui coexistaient, il n'en restait pas moins qu'il était un des seuls de la bande qui était encore là. Il avait ma confiance, et il m'aurait toujours derrière lui en soutien. Une certitude alors qu'il paraissait difficile d'imaginer que c'était la fin des histoires du fou et du génie. Comme s'il y avait une fin alors qu'à vrai dire il n'y en avait pas, ne me rappelant pas à un moment où nous n'étions toujours pas vu alors qu'il y avait toujours une présence discrète quelque part. Des questions sur le mouvement rebelle qui se posaient mais dont je n'obtiendrai la réponse que bien plus tard lorsque la réunion dans le bunker secret aurait lieu, six pieds sous terre. Une réunion qui serait explosive bien que pour l'instant je ne connaissais pas encore l'ampleur des conséquences des actions de Devos. Un homme qui était un génie mais qui avait autant préféré ne rien me dire et garder son secret pour lui. Un homme dont j'ignorai encore bien des choses autant que la réciproque était vraie.


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Sujet: Re: Dead man no tales [Devos]
Dim 17 Sep 2017 - 20:20




Dead man no tales.
30 MAI 2117

L'avenir semblait trop incertain pour que Devos fasse des plans concrets. C'était bien inutile de s'imaginer des choses quant au moment présent, il y avait tant à mettre en place. De plus, Devos savait qu'il ne pouvait pas tout accomplir seul et il y avait d'autres personnes assez intelligentes pour l'aider à accomplir l'impossible. Devos ne voulait absolument pas retrouver le confort technologique de l'espace, mais il voulait être capable de prendre le meilleur de ce qu'ils avaient et le transposaient sur cette nouvelle vie. Parmi les premières choses qu'ils devaient réussir à retrouver : l'électricité. Il avait déjà des plans, des idées, des objectifs, mais cela prendrait du temps. De même qu'il voulait absolument retrouver un moyen d'accéder à leurs archives. Pourquoi ? Parce qu'il y avait dedans des solutions mécaniques de leurs existences passées. Devos le savait, il avait déjà vu certaines pages de construction de l'air médiévale, de l'importance de la menuiserie, des textes pour améliorer la culture sur terre… Il y avait dedans un savoir qui pourrait les sauver, améliorer leur mode de vie, redonner un peu d'espoir à cette survie sur terre. C'était un atout, énorme, pour eux. Devos se battait pour faire fonctionner ces ordinateurs sauvegardés du crash de l'Arche. Il se battait avec d'autres informaticiens pour trouver la réponse à toutes leurs questions.

Je sais. Mais si personne ne commence, comment donner une chance au futur de se rapprocher de l'évolution qu'ils avaient autrefois ? Devos savait que Chris comprenait parfaitement. D'un autre côté, être sur terre avait ouvert des tas de possibilités à Devos. Lui qui se voyait révolutionner le monde là-haut, ne pouvait qu'admettre la liberté qu'il avait aujourd'hui. Il pourrait devenir ce qu'il avait toujours rêvé d'être : un inventeur. Créer l'impossible, créer le nécessaire. C'est justement sur ça que je travaille en ce moment. L'électricité. Il faudrait pouvoir mettre en place une centrale hydroélectrique domestique sur certains points stratégiques du campement et utiliser la rivière non loin pour une meilleure puissance. Mais créer un générateur relève du défi, alors plusieurs je ne te disent pas l'embrouille. En soi, j'ai déjà récupéré des pièces qui pourraient faire l'affaire, mais c'est encore tout un chantier. Il s'arrête, puis hausse les épaules. Il ne veut pas s'étendre sur la question. Devos n'était pas du genre à trop raconter ce qu'il fait, surtout qu'il avait tendance à entrer dans les détails et avec le temps, il s'était bien rendu compte que son esprit allait plus vite que celui des autres. Il ne voulait pas imposer ça à Chris.

Le souvenir du crash restait douloureux pour une seule raison : trop de morts. Pas uniquement celui de sa mère, mais pour tous ceux qui avaient péri, emporté par une partie de l'Arche. Tous ceux qui n'avaient pas réussi à survivre face au choc de cette arrivée sur terre prématurée. Le père de Devos semblait parfois encore atteint par ce premier jour sur terre, mais il était nature pratique. Il ne finissait toujours pas trouvait quoi faire, par s'occuper. Malgré son âge avancé – il s'approchait des ans – il ne manquait pas d'énergie et de bonne volonté.

Je n'en sais rien, ça m'a échappé. Il effleure son front de ses doigts puis admet en toute simplicité : mes neurones ont l'air de survivre. L'humour, il savait ce que c'était, il ne l'utilisait pas, c'était tout. C'est bien parce qu'on lui a fait comprendre que ça aide les autres à se sentir mieux qu'il essayait, en dehors il n'aurait jamais tenté de blague. C'était un peu stupide, mais ce n'était pas comme s'il comprenait comment fonctionner les autres. Devos sait ses différences, mais il s'adapte. Il s'ajuste. Avec Chris, il était tout de même un peu plus libre de s'aventurer dans des terrains inexplorés, parce qu'il savait que son ami n'allait pas lui reprocher ces erreurs.

Isaïah est une enfant, t'es fou... Enfin, sans vouloir t'offenser. Il ne préférait rien ajouter de plus, tellement il trouvait ça ridicule. Je pense que Tennessee sait comme moi que ces histoires de mariage sont ridicules et uniquement mis en place pour permettre à la procréation. Et si certains se marient au nom de l'amour, c'est encore plus ridicule tant c'est, selon ce que j'ai pu observer, quelque chose qui n'est malheureusement jamais constant. Il marque une pause, puis croise les bras. Je n'ai pas la moindre envie d'avoir un enfant. L'image le terrifiait. Lui, père ? Absolument pas. Il jeta ensuite un coup d'œil à Chris. Il avait connu plusieurs histoires, mais Devos ne lui avait jamais reproché d'avoir vécu toutes ces aventures. Il pouvait éprouver quelque chose, lui. Devos s'était contenté de s'envoyer en l'air lorsque nécessaire et basta. Personne n'avait retenu son attention, personne ne l'avait captivé au point de vouloir une relation de couple. Je dis ça parce que les femmes ne semblent pas te résister. Et que tu les adores. Plus que lui, en tout cas.

Il croisa de nouveau le regard de Chris alors qu'ils parlaient pièges, taupes et autres. Non, il n'était pas inquiet et il sait que son regard suffisait pour répondre à sa remarque. Il n'y avait pas de taupe. Il espérait que cette histoire allait se tasser, qu'ils allaient arrêter de sombrer dans cette paranoïa tant ils avaient enfin un moyen d'avancer.

Tu n'imagines pas à quel point tu m'as manqué. Comment je peux gérer Murphy sans toi ? Cet endroit lui plaisait. Et le retour de Chris lui réchauffait le cœur. C'est bon, tout pouvait s'arranger. Les choses allaient retrouver une certaine normalité qui lui avait manqué. Tout va bien se passer maintenant que tu es de retour. Parce que Devos n'était pas un leader, parce qu'il était incapable de rallier les gens comme Chris le faisait. Parce que c'était aussi son ami, une âme importante de son entourage. Regardant de nouveau la pièce dans laquelle il se trouvait, il sent quelque chose naitre en lui. Un sentiment de paisible. Ils pouvaient tout recommencer, ce n'était pas un problème. Tant qu'ils étaient ensemble, tout était possible
.
On y retourne ? Je commence à avoir faim.


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Sujet: Re: Dead man no tales [Devos]
Lun 18 Sep 2017 - 21:11


« C'est justement sur ça que je travaille en ce moment. L'électricité. [...] En soi, j'ai déjà récupéré des pièces qui pourraient faire l'affaire, mais c'est encore tout un chantier.  » J'hochai la tête. Je savais qu'il avait des idées, qu'il voulait à tout prix améliorer le confort sur le campement, réussir à faire de l'électricité. Et à vrai dire je croyais en les possibilités qu'ils puissent réussir ce miracle, je croyais qu'ils pouvaient y arriver et réussir ce qui serait en effet un miracle en vue des moyens que l'on possédait. Des moyens qui n'étaient pas comparables à ceux qu'on avait sur l'arche c'était certain. « Crée en déjà un et après tu pourras penser à voir plus grand. Un seul ce serait déjà énorme ! Mais je suis sûr que si un peut réussir ce miracle, c'est toi ! » Lui adressant un sourire alors qu'en effet, je lui montrais autant que je croyais en ses capacités de réussir ce miracle.

« Je n'en sais rien, ça m'a échappé. Mes neurones ont l'air de survivre. » Ne pouvant m'empêcher de sourire amusés alors que ce serait une bien triste vision si Devos se mettait à perdre ses neurones. Et cela d'autant plus alors que l'on avait besoin de lui, qu'on avait besoin de son cerveau, de son génie. Ne pouvant qu'autant que lui m'amuser sur un autre sujet, celui des femmes. Un sujet qui restait bien particulier. Ne pouvant que le supplier de ne pas prendre Isaïah pour femme bien qu'autant que possible le sujet du mariage restait relatif. Ce n'était pas comme si le mariage avait encore du sens maintenant, que je comptais me marier. Doutant aussi que Devos veuille se marier, bien que là tant la question n'était pas tant de se marier que de se poser. « Isaïah est une enfant, t'es fou... Enfin, sans vouloir t'offenser. [...] Je n'ai pas la moindre envie d'avoir un enfant. » « Alors nous sommes deux ! ou trois si on compte Tennessee. » Heureusement même que ces lois avaient été abrogées alors qu'en effet je ne me voyais pas en tant que père, en train d'élever des mouflets. Ne me voyant pas non plus marié alors que je pensais réellement que cela n'avait pas vraiment de sens là maintenant, encore plus dans ce monde. «  Je dis ça parce que les femmes ne semblent pas te résister. Et que tu les adores. » Je manquais de sourire, alors que je savais qu'il avait raison. Il était vrai que j'appréciais plus la gente féminine que lui non pas que je m'en sortais parfaitement bien avec. Une légère nuance. Amené qu'à me demander comment je m'en sortirais avec les machines alors qu'il était autant possible que je m'en sorte aussi bien que lui. « Je ne mentirais pas en ne disant pas que je n'adore pas les femmes, toutefois je doute qu'elles m'adorent toutes elles. »

« Tu n'imagines pas à quel point tu m'as manqué. Comment je peux gérer Murphy sans toi ? » Je secouais la tête. Peinant à croire que qui que ce soit puisse raisonner Murphy si elle était lancée.« Oh je crois que même si on se mettait à deux, on ne réussirait pas à la contrôler. Elle est unique en son genre. » Ce qui était d'autant plus intéressante et qui la rendait si chère aux yeux des autres. Chaque personne était unique et c'était sans doute l'une des merveilles de ce monde. «  Tout va bien se passer maintenant que tu es de retour.  » La vérité était que je n'étais pas certain que cela fonctionnerait. Je ne pouvais pas prédire l'avenir, doutant désormais que tout puisse fonctionner comme conformément au plan. Pas alors que le destin pouvait prendre une toute autre tournure. Espérant toutefois que cela fonctionnerait, que le mouvement rebelle se remettrait sur les rails et que l'on réussirait en effet à faire avancer les choses. Songeur. «  Je l'espère... je l'espère... » Ce qui était le cas bien que je n'étais pas certain à 100% d'y arriver, pouvant que douter. Mais j'avais espoir alors que petit à petit je m'apprêtais à jouer cette partie, prêt à être de retour. «  On y retourne ? Je commence à avoir faim. » Un sujet qui dérivait et que le rappel qu'il était nécessaire de retourner au campement. La nécessité de garder le secret. Mon regard qui se posait sur ce qui se trouvait autour de moi, passant sur le bunker avant que je n'en vienne qu'à reporter mon attention sur l'homme qui se trouvait en face de moi. Hochant la tête avant de prendre la parole soudainement. «  Allons-y oui ! » Et c'était quelques instants après que nous en venons à quitter le bunker pour retourner au campement.

Fin du rp
 

Dead man no tales [Devos]

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