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˜˜˜˜˜˜Dead man no tales [Devos]
maybe life should be about more than just surviving


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01/11/2015 Glacy 881 Brett Dalton Murphy ♥ (avatar) ancien militaire - maniement des armes - statège 308
Soldat rebelle


Sujet: Dead man no tales [Devos]
Ven 2 Juin - 11:46

Il avait été facile de s'éloigner, de prétendre une quelconque excuse pour s'éloigner du campement. Il suffisait d'avoir une bonne raison, de trouver la bonne personne et en général tout marchait sur des roulettes. Cela d'autant plus alors que je n'étais pas seul mais en compagnie de Devos. Légèrement hésitant à le trouver alors qu'autant qu'il m'avait laissé du temps pour faire mon deuil, il n'en restait pas moins que nous ne nous étions pas réellement parlés depuis longtemps. Le temps avait fait son cheminement et en parallèle je n'en n'étais que venu à m'éloigner du groupe avec lequel j'avais voulu traîner pour des bonnes raisons ou peut-être pas. Plus j'y pensais et plus je commençais à remettre tout en question. Apercevoir le reflet d'Ailina n'avait pas aidé, ou peut être que c'était le contraire. Après tout je l'avais écouté elle, peut-être encore même plus que Murphy. Elle ressemblait tant à Ailina que cela était frappant et qu'à chaque fois je ne pouvais que me demander pourquoi je ne l'avais pas remarqué plutôt, non pas que cela aurait compté plus. Après tout les deux femmes étaient totalement différentes. Chiraz était oui l'opposé d'Ailina. Et pourtant sur certains points elles se ressemblaient étrangement comme si l'on considérait leur physique elles étaient de la même famille, ce qui n'était pourtant pas le cas. Peut-être était-ce pour cela que je m'étais montré plus enclin à l'écouter, parce qu'elles se ressemblaient. Après tout je n'en n'étais que venu à trouver Elijah. Ce n'était pas rien. Surtout et encore plus alors que chaque personne au sein du campement savait que l'on se détestait cordialement. Elijah que j'étais allé voir parce qu'il était un psy. Je n'aurai jamais cru avoir besoin d'un psy, je ne croyais pas en ce genre d'aide ou de discussion. Et pourtant j'étais aller le voir alors qu'il était un des seuls psys du campement que je connaissais. Doutant qu'il y en ait un autre même. Je peinais encore à croire que j'avais été le voir, ne pouvant que me demander si ce n'était pas une connerie ou de la complète stupidité de ma part d'écouter une étrangère qui ressemblait à deux gouttes d'eau à Ailina. J'étais faible d'avoir l'espoir que cela pouvait marcher. Faible de croire qu'il pourrait sortir un lapin de son chapeau ou me donner une solution miracle à mes problèmes. Je ne l'aimais toujours pas et pourtant j'essayais parce que dans un sens, j'avais envie de tourner la page. Et s'il fallait en passer par cela pour qu'au moins Murphy me pardonne alors j'étais prêt à faire cette concession, tenant à cette amitié étrange qui avait coexisté un jour entre nous. Une amitié qui n'était dû qu'à Faust. Faust dont je pensais avoir trouvé la trace et pourtant je n'en n'avais encore soufflé aucun mot à Murphy. Faust que Devos connaissait aussi et qui ne semblait pas en colère contre moi, au contraire il semblait toujours dans son monde. Peut-être pour cela que cela avait été plus facile que je l'aurai cru de le persuader de venir avec moi faire un tour.

Et cela d'autant plus que cette petite promenade n'en n'était pas une. Non, nous ne venions qu'à nous diriger en direction du bunker. Un bunker trouvé avec Marlène, Murphy et Tennessee peu après qu'Antarès ait manqué de se noyer. Impensable comment on tenait à cette petite boule de poils. Un bunker qui était le lieu idéal pour des rencontres secrètes, permettant au rébellion de se retrouver. Un lieu dissimulé au sein de la végétation sous nos pieds alors qu'une trappe métallique recouverte de branchages en cachait l'entrée. Prudent alors que j'avais mémorisé soigneusement l'endroit. Un lieu qui avait commencé à être aménagé, qui était composé de trois pièces. Le lieu idéal. Et déjà nous y étions. Jetant un regard aux alentours dans le silence le plus complet alors que nous avions peu parlé durant le trajet. M'accroupissant au sol alors que repérant l'endroit et les branchages que nous avions disposés, j'en venais qu'à dégager l'anneau métallique. Faisant signe à Devos de s'écarter non sans m'assurer que personne ne nous suivait comme je l'avais fait plusieurs fois au cours du trajet, je n'en venais qu'à soulever l'anneau métallique et la plaque qui masquait l'entrée. Un vieil escalier se dessinant. Un escalier qu'on pourrait croire pourrait craquer sous notre poids mais je doutais que ce soit un jour le cas. Faisant signe à Devos de refermer la trappe, je n'en venais qu'à descendre l'escalier, ouvrant le chemin. « Tu n'es jamais venu je crois ? » Ma voix qui se répercutait en écho. Nullement sûr de ce que je disais alors que je n'avais pas parlé à Devos depuis longtemps, encore moins de l'évolution du rébellion. Finissant de descendre les escaliers pour déboucher sur la place principale. « Bienvenue dans le bunker ! » Un sourire qui se dessinait sur mon visage alors que mon regard balayé les lieux, l'avancée de notre construction bien que certains éléments étaient déjà là bien avant nous, ne pouvant que me demander une nouvelle fois de quelle époque il datait. M'avançant dans le centre de la pièce. « Il y a deux autres grandes pièces. Ten a commencé à aménager l'endroit... » Ne finissant pas ma phrase alors que je m'arrêtai soudainement. L'impression que je parlais pour ne rien dire ou du moins pour combler le silence. Mon regard changeant alors que je reprenais pas moins la parole. « Alors qu'est-ce qu'il y a de nouveau de ton côté ? » Banal. L'impression de m'empêtrer mais tant pis. C'était un début même si ce début était particulièrement pitoyable.

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20/12/2016 ELOW ; 374 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 139
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Sujet: Re: Dead man no tales [Devos]
Sam 10 Juin - 15:04




Dead man no tales.
30 MAI 2117

Il y avait toujours quelque chose à faire. Toujours plus d'objectif, de besoin. Devos avait la sensation que plus ils passaient du temps sur terre, plus ils découvraient de nouveau problème. Malheureusement, les solutions n'étaient pas toujours évidentes et la lenteur parfois de certaines actions désespérées l'informaticien. Ils jugeaient vite, ils agissaient avec faiblesse. Il ne savait jamais sur quel pied dansé avec les autres, il ne savait jamais ce qu'il était réellement autorisé de dire ou non. Après tout, il ne comptait plus le nombre de fois où son insensibilité était passé pour de la cruauté. Pourtant, il était bien l'un des rares à savoir quand il devait laisser du temps et de l'espace à ceux qui en avaient besoin. La preuve avec Chris. Son retour silencieux, ses expressions, tout avait suggéré à Devos que ça n'allait pas et pourtant il n'avait pas forcé la main. Il savait bien qu'il n'était pas capable de pouvoir lui remonter le moral ou de lui faire avouer ce qui s'était produit. En revanche, il savait que le temps pour l'aider, que la distance aussi. Qu'il serait prêt le moment voulu, quand il le déciderait et depuis quelque temps il a l'impression que ça fonctionne. Que ça va mieux. Il n'est pourtant pas allé le confronter, ça serait idiot. Il n'est pas comme ça Devos. Il ne montre pas forcément qu'il s'inquiète alors que son âme est toujours tourmentée par la peur de l'absence de son ami. Il a perdu Faust, maintenant il sait que Robb n'est plus là et que Chris était dans une espèce d'entre-deux. Il essaye de s'en sortir maintenant, mais ce n'est certainement pas grâce à l'informaticien. Murphy et Isaiah avaient sans doute un rôle là-dedans. Il n'en doute pas une seconde. En attendant tout ce que Devos pouvait faire, c'était agir de la manière attendue. Il suivait les directives et s'occupait de ce nouveau logement. Il voyait là une opportunité pour récupérer une énergie renouvelable, mais il manquait encore quelque chose pour attendre son but. Sa quête était loin d'être terminé, mais sa détermination était grande et imposante. Les machines auraient une seconde vie, ici, sur terre. Il allait être celui qui trouverait comment.

Les choses se mettaient en place petit à petit. Comme si tout prenait un sens, comme si tout fonctionnait exactement selon ses probabilités. Assis à l'extérieur, il prenait une petite pause le temps de boire et de reprendre une respiration correcte. Il n'avait pas l'impression d'avoir le droit de se relaxer, pas avec tout ce qui restait à faire. Pourtant, il avait bien besoin d'une minute. Son corps l'exigeait. Son regard se posa alors sur l'anneau à son doigt. L'espoir était une chose étrange. Même sans y croire, elle était présente. Comme si elle faisait partie intégrante de son imagination. Et son imagination n'avait toujours pas accepté la mort de Faust. Il attendait une preuve, un corps, un squelette, quelque chose de réelle qui lui permettrait de clore ce chapitre. En attendant, cet anneau semblait la maintenir en vie à ses yeux. Comme une preuve qu'elle était encore là, quelque part.

Sans trop réfléchir, Devos accepte de suivre Chris. Certains rebelles avaient trouvé un bunker lors de l'exploration des environs et un espace pour les rebelles était primordial afin d'avancer dans leurs actions. Devos était curieux de l'endroit, mais attendait le bon moment pour s'y rendre. Observant le chemin pour s'y rendre, Devos fait aussi intention qu'aucune ombre ne les suit. Les mains dans les poches, l'informaticien observe son ami dégageait l'entrée et soulevait la porte métallique. Suivant Chris, Devos fait bien attention de fermer derrière lui, fixant l'horizon en silence. L'endroit paraissait presque irréel et pourtant, c'était là. Le bunker des rebelles. La safe zone pour eux.

C'est la première fois. Sa voix résonne alors qu'il descent. Sa curiosité s'intensifie pendant qu'il observe les lieux. Quelque chose dans la voix de Chris semblait prometteur. Une bonne humeur évidente. Le bunker avait sans doute cet effet-là sur lui. L'endroit était assez grand et Devos remarquait bien que certains d'entre-deux commençaient à aménager l'espace. Quand Chris reprit la parole, un léger sourire fit son apparition sur le visage de l'informaticien. Ten était d'une rapidité sans nom. Toujours prête à faire ce qui doit être fait. Personne ne le comprend aussi bien qu'elle est peut-être bien qu'il comprenait la jeune femme mieux que les autres. Il s'avance un peu, regarde la pièce, observe tout comme un robot prêt à trouver une erreur.

Je suis fatigué, mais je doute que ce soit de mon état de santé qui t’intéresse. Il se tourne vers Chris, puis reprend la parole. Je m’acharne sur un projet qui prend trop de temps. Je ne pense pas que tu aies envie d’entendre ça. C’est long et je n'ai pas envie de t’ennuyer avec ça… Il s’installe dans un coin, essaye d’en profiter pour ne pas épuiser son corps. Quand avait-il dormi la dernière fois ?

Tu as l’air mieux. C’est bon à voir. Il observe Chris un instant. Son état semble tellement différent du jour où Cassandre l’avait trouvé. Il se souvient de son regard. Parfaitement. Tu te sens comment ?


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01/11/2015 Glacy 881 Brett Dalton Murphy ♥ (avatar) ancien militaire - maniement des armes - statège 308
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Sujet: Re: Dead man no tales [Devos]
Dim 11 Juin - 11:08

Le précédant alors que je descendais les premières marches de l'escalier qui menait à l'intérieur du bunker. Un vieil escalier. Et alors que j'éclairais le passage, je ne pouvais que me demander s'il y était déjà venu. Je savais que Murphy et Tennessee étaient déjà venues. Cela d'autant plus alors que la nécessité de jeter un coup d'oeil au bunker avait bel et bien été existante après l'avoir découvert. Une découverte pendant laquelle Marlène et Antarès étaient aussi présents. Une découverte plus qu'intéressante qui avait changé la donne. A vrai dire je ne pouvais que penser que cet endroit avait bel et bien existé des siècles auparavant, que les pas de nombreuses personnes avaient foulé ces mêmes marches. Et alors que je cherchais à savoir si Devos était déjà venu là, je ne pouvais pas moins qu'en douter. On en avait discuté des mesures de sécurité. On avait discuté de ce qui devait être fait alors qu'il était nécessaire que personne ne découvre cet endroit. Et si j'étais déjà venu, je n'en venais qu'à imaginer que ce n'était pas le cas de Devos. Du moins il ne me semblait pas. Il n'était pas venu à mes côtés. Il pouvait être venu en compagnie des autres leaders, mais j'avais pu que notifier qu'il tentait de mémoriser le chemin. Ce que j'avais autant fait la première fois que j'étais venu. Un fait de plus qui me poussait qu'à croire qu'un peu plus que non il n'était jamais venu. Il ne semblait pas être déjà venu. Ne pouvant toutefois m'empêcher de poser la question alors que je n'étai pas certain à 100% non plus de cette affirmation. Que des hypothèses. Cela faisait longtemps que j'avais parlé avec lui, depuis la mort de Robb. Et finalement, il me confirma cette hypothèse. « C'est la première fois. » Je me tournai vers lui. L'esquisse d'un sourire sur mon visage. « Tu vas adorer alors ! » Une étincelle qui scintillait dans mon regard alors que je me positionnais au centre de la pièce. N'en venant qu'à lui donner quelques explications alors que je savais que Tennessee était déjà revenue là pour tenter d'aménager un peu plus cet endroit. Ne pouvant que le voir sourire alors que je prononçais le prénom de la jolie brune. Un détail que je remarquais alors que je ne pouvais que me demander ce qui se passait entre les deux. Après tout l'idée m'avait bel et bien déjà traversé l'esprit alors que les deux partagés de nombreux points communs. « Tu l'aimes bien Ten ? » Un sourire amusé qui se dessinait sur mes lèvres alors que je tentais de voir s'il allait mordre à l'hameçon. J'étais curieux. Toutefois je n'en venais pas moins qu'à repartir sur ma lancée l'instant d'après alors que je détaillais un peu les pièces, lui donnant de nouvelles informations. « On a encore du travail mais c'est un bon début. Et ainsi, on pourra pouvoir dormir là aussi, ou manger dans le pire des cas. On a commencé à substituer deux trois trucs, on a redessiné les cartes et on tente de ramener toutes les informations là. Cela va vraiment être notre centre d'opération je pense... Une raison de plus pour qu'on s'assure que cet endroit reste secret. » Un moment songeur alors qu'il n'en restait pas moins que cette découverte m'avait permis de me focaliser de nouveau sur le rébellion. Une découverte qui avait attiré mon attention. Et il n'était que vérité que j'arrivais un peu plus à paraître vivant alors que je me concentrais sur le mouvement. Me focalisant sur des tâches, des objectifs pour maintenir mon attention et avancer de nouveau.

Et je pouvais que me rendre compte un peu plus que cela faisait longtemps que je lui avais parlé. Cela semblait même faire des siècles alors que la dernière fois auquel je lui avais parlé remontait à son passage à l'infirmerie. Dans un sens, il était sans doute celui qui avait agi le plus avec souplesse alors qu'il m'avait donné la distance dont j'avais besoin. Bien qu'il était certain que j'avais eu autant besoin d'électrochocs pour me réveiller complètement. Parler avec Isaïah, Chiraz et aussi Murphy avait aider bien que la discussion avec cette dernière était restée plus houleuse. Rien n'était réglé entre nous et j'avais autant mis ce problème en pause pour me concentrer sur le rébellion. Reportant mon attention sur lui alors que je ne savais plus réellement comment entamer la conversation. Un sujet banal. Une question banale pour commencer cette discussion. Posant mon regard sur lui alors que je ne pouvais que remarquer qu'il avait des cernes autour des yeux, bien que nous étions sans doute un peu tous dans le même état. « Je suis fatigué, mais je doute que ce soit de mon état de santé qui t’intéresse. Je m’acharne sur un projet qui prend trop de temps. Je ne pense pas que tu aies envie d’entendre ça. C’est long et je n'ai pas envie de t’ennuyer avec ça…  » « Tu m'ennuies pas. Et puis même si je comprendrais sans doute pas tout ce que tu dirais, ce n'était pas comme si j'avais déjà dit non à écouter vos plans, ou vos projets. » Légèrement moqueur alors qu'il ne restait pas moins que quand nous étions là-haut, au sein de notre groupe d'amis même si je ne comprenais pas tout, rien qu'avec le blabla d'Ailina, j'avais toujours tenté de suivre.Toujours intéressé de savoir de quoi il en retournait ou quelles étaient leurs idées. Des personnes bien plus intelligentes que je n'étais alors qu'il était certain que je n'avais jamais compris tous les détails parfois. Plus à l'aise avec les méthodes de combat, d'entraînement ou les armes qu'avec des détails concernant la mécanique ou l'informatique. Non pas que cela m'intéressait. « Parfois cela me manque nos discussions d'avant... quand on était tous ensembles et que plus rien ne comptait... » Les souvenirs qui remontaient à la surface. Les éclats de rire qui résonnaient dans ma tête avant que je ne chasse les fantômes du passé. « Tu as l’air mieux. » Mon regard qui se reposait sur lui, conscient de sa question muette. « Je tente d'aller mieux. Je dis pas que c'est gagné mais au moins le rébellion me permet de me focaliser sur autre chose. » Jouant avec mes couteaux l'instant d'après, n'aimant pas trop parler de ce que je ressentais bien que c'était Devos avant de les ranger. Ils n'étaient pas la solution. Juste un tic nerveux. « J'ai vu une fille. Elle ressemble à Ailina comme jamais. Limite effrayant. Par contre elles sont totalement opposées. Je veux dire, j'ai jamais vu quelqu'un qui se cachait autant derrière des formules de politesse. J'imagine qu'on fait tous de notre mieux pour masquer les apparences. » Un sourire un peu triste alors qu'on tentait bel et bien tous de maintenir les apparences, de porter un masque. On tentait tous de dissimuler la vérité. Et on y arrivait plus ou moins. « J'ai aussi trouvé des traces d'un campement. Plusieurs. Je pense que c'est ceux de Faust. Je pense qu'elle est toujours vivante. Je devrais peut-être le dire à Murphy mais je doute qu'elle me croira. Elle est en train de faire son deuil on dirait et je pense pas être la personne la plus appropriée pour lui parler en ce moment. » Secouant la tête. « Jamais vu quelqu'un d'aussi rancunier et entêté... » Une certitude alors qu'elle était rancunière, plus que personne dans ce monde. « Enfin on devra bien réussir à trouver un terrain d'entente si on veut réussir à mener nos plans de bataille. » N'ayant pas remarqué que je m'étais lancé, ou que j'avais parlé autant. Comme si j'avais juste parler à voix haute, illustrant mes pensées. Peut-être autant parce que je savais qu'il me jugerait pas. Relevant la tête pour le regarder l'espace d'une seconde avant de finir tout en dégageant la table pour ranger cela un peu mieux. « Je crois que j'ai fait la connerie d'aller voir Elijah en plus. Je sais pas ce qui m'a pris d'écouter Chiraz... » Me rendant compte que j'avais de nouveau parlé à voix haute. Ou peut-être était-ce que je voulais. J'en savais plus rien. « Désolé pour cela. » M'excusant bien que je n'étais pas non plus sûr que c'était ce qu'il fallait faire. Un peu perdu.

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Sujet: Re: Dead man no tales [Devos]
Lun 19 Juin - 16:58




Dead man no tales.
30 MAI 2117

Devos semblait toujours découvrir de nouvelle chose sur terre. Comme si la nouveauté était un terme inépuisable ici. Contrairement à la plupart des rebelles, lui s’était chargé d’explorer les tunnels sous le campement et la tâche avait été très longue. Tennessee lui avait parlé du bunker, mais jusqu’ici, il n’avait pas eu l’occasion de s’y rendre, n’y même d’y jeter un coup d’œil. L’idée lui avait plu tout de suite. L’organisation qu’ils étaient, avait besoin d’un lieu comme celui-ci. D’un espace dans lequel ils pouvaient parler librement et sans contrainte. L’avantage aussi, c’était que l’environnement du bunker était plus proche de celui de l’arche et donc, permettait à Devos d’avoir un regard sur ce dont il avait besoin pour créer son générateur d’électricité à base d’eau. L’informaticien voulait se servir de la rivière plus loin et ses idées semblaient enfin trouvé une piste qui pourrait fonctionner ! Depuis qu’ils étaient sur terre, c’était devenu le premier objectif de Devos. Le retour à l’accès numérique, à leurs souvenirs et archives. Rien d’autres ne lui avait semblait aussi important si ce n’est l’installation du campement dans le but de survivre.

Le sourire et l’engouement dans la voix de Chris prouvait une chose à Devos. Il semblait mieux aller, il semblait avoir retrouvé une partie de ses esprits. Une partie de ses ambitions quant à leur mode de vie. Chris était le leader. Si cette position aurait pu changer suite à son retour mouvementé, il restait aux yeux de Devos le chef. L’informaticien cependant, se considérait aussi supérieur à la plupart des rebelles à cause de son statut d’organisateur. Il savait toujours ce qu’il faisait, il savait toujours ce qu’il désirait accomplir et ses stratégies étaient souvent efficaces. En tant que lieutenant, il prenait ces choix avec minuties.

Pardon ? Son regard glissa d’un mur à Chris sans que son expression diffère. La question lui paraissait hors-propos et en même temps, pas étonnante de Chris. Avec la mécanicienne, ils étaient d’accord sur une chose : les autres avaient tendance à s’attarder sur les sentiments de manière ridicule. Pourtant, quelque part, la réponse était évidente. Il l’appréciait et la respecter. Il pensait que ça se voyait et qu’il était inutile de répondre pour clarifier les choses. C’est impressionnant comment la communication, parfois, impose de dire à voix haute ce qui est pourtant déjà présent. Déjà visible. Par chance, Chris connaissait Devos assez bien pour reprendre la parole et ajouter des informations supplémentaires quant à l’espace où ils se trouvaient.

Super. Il faudra faire attention, en effet. Et il y a des curieux bien idiot à côté qui pourrait nous suivre rapidement s’ils se doutent de nos absences trop prononcées. De nouveau complétement attiré par ce qui se trouvait là, Devos imaginait parfaitement le bénéfice de l’endroit et le bonheur que cela pourrait apporter à ces rebelles déçus de ne rien faire de plus. Il avait assez manigancé pour que les choses avancent et maintenant, ils étaient là. Sans ce qu’il avait fait, les rebelles seraient sans doute encore à attendre, encore coincé. Quelque part, il était assez fier de lui. De ce qu’ils faisaient enfin. Ils étaient ensemble, prêt à prendre les choses en main. Bien entendu, l’installation et le déménagement étaient long. Cela offrait un temps supplémentaire pour passer à la prochaine phase. Devos s’était rendu compte qu’utilisait le conseil pouvait apporter autant que de l’affronter.

C’est peut-être à cet instant précis que Devos se rend compte qu’il n’a pas parlé avec Chris depuis son retour. Contrairement aux autres – et il pensait notamment à Murphy – il avait gardé ses distances laissant le temps à son ami de reprendre le dessus sur son deuil. C’était, quelque part, bon de se dire qu’il était là. Qu’il n’était plus allongé dans un lit, confronté au silence de ces cauchemars.

Effectivement. C’était à son tour de sourire, comme s’il partageait la complicité d’autrefois avec Chris. Là-haut, ça avait souvent été le cas. Devos s’était lâché sans jamais vraiment se retenir. Il se demande si ce n’est pas la fatigue qui lui a bouffé l’envie de parler de ces idées ? Je t’en parlerais quand tu auras besoin de repos. Mes mots restent la plus utile berceuse de cette planète. Et quelque part, peut-être que ça ne lui ferait pas de mal de tout lâcher, de partager ça avec le vent. Et alors même qu’il pensa au passé, Chris en fit la remarque. Comme si à cet instant précis, ils étaient connectés aux mêmes souvenirs. Ça me manque aussi. Dit-il alors, se surprenant lui-même. Il pensa à Robb, à Faust, à la jeune Ailina aussi… A ses heures de code, de conversation, de rire… il avait souvent dit que Faust était un robot, mais finalement, il l’était plus qu’elle au final.

L’était de Chris l’intrigue plus qu’autre chose. Si la rébellion lui permet de se focaliser, c’était bon. Devos appréciait qu’il tente de se remettre en marche. Qu’il ne baisse pas les bras. Très attentive à ses gestes et ses mots, Devos écoutait. Il essayait de capturer chaque information tant elles étaient importantes. Quelqu’un qui ressemble à Ailina… pas étonnant que ça le réveil. Son corps, cependant, fit un mouvement brusque quand Chris parla de Faust. Il senti presque que quelque chose voulait s’échapper de lui. Que quelque chose venait de se réveiller.

Ne disons rien à Murphy. Pas maintenant. Comme tu le dis, ça ne peut que retourner le couteau dans la plaie si cette piste s’avère être fausse. Attendons d’en savoir plus avant. Automatiquement, il regarde l’anneau à son doigt. Un morceau du bracelet de Faust trouvé alors qu’il était sorti seul pour se rendre vers les ruines enneigées. C’était il y a quelques mois, c’était suffisant. A ses yeux, elle était en vie tant qu’il ne voyait pas son corps mort. Il se rendit compte qu’il avait laissé tomber toutes ses barrières face à son nom et que Chris, observateur et connaisseur, avait sans doute remarqué l’impact que cette information avait eu sur l’informaticien.

Ce n’est pas difficile de convaincre Murphy. Elle est têtue, mais pas bête. Elle fera ce qu’il faut. Oui, parler de Murphy l’aidait à laisser de côté ce qu’il venait d’apprendre sur Faust. Tout était bon pour se concentrer, garder un œil sur ce qui l’intrigue le plus : l’état de son ami. Et alors que Chris range un peu, Devos se demande s’il ne devrait pas fouiner et ranger, aussi. Nul doute qu’il devrait éviter de perturber les arrangements de Tennessee, tout comme il la savait assez intelligente pour ne pas laisser tout n’importe où et n’importe comment. C’est la voix de Chris qui le força à briser ses pensées.

T’as pas fait ça… Il ne savait pas pourquoi il s’excusa ensuite, mais se contenta de passer outre. Elijah ne vas pas t’aider, tu sais. Je doute franchement de ces capacités. Si tu avais besoin de parler à quelqu’un, t’aurais pu venir me voir. Je sais sans doute mieux écouter que lui… Il marqua une pause. Je ne suis pas le plus adapté pour comprendre comment tu penses, ou comment les autres pensent, mais si tu en avais besoin, je t’aurais aidé. J’aurais fait de mon mieux. Il soupira, puis reposa son regard sur des éléments mécaniques posaient un peu plus loin. Si c’est parce que tu es allé voir ce type que tu t’excuses, je comprends. Si c’est pour autre chose… laisse tomber. T’as pas à t’excuser de quoi que ce soit. Il se demandait s’il s’excusait de sa douleur, de ce temps à l’infirmerie, de sa peine…. De la distance, aussi ? De ce trou entre eux dans le temps. Soudain, quelque chose se réveilla en lui. Une petite illumination.

Cette fille qui ressemble à Ailina, c’est Chiraz ? Tu as dit que tu n’aurais pas dû écouter Chiraz. C’est elle qui t’as dit d’aller voir à Elijah ? Les informations s’ajustaient dans l’esprit de Devos. S'il te plait, ne te fais pas avoir par sa ressemblance...



HJ : Je dois aller prendre le bus, je ne me suis pas relu, pardon pardon.

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Sujet: Re: Dead man no tales [Devos]
Lun 19 Juin - 20:29


« Pardon ? » Un sourire amusé qui se dessinait sur mon visage alors que je voyais sa tête. Une figure qui méritait d'être immortalisé,même plus que cela. Ne pouvant que l'observer alors qu'autant que possible il était clair qu'il appréciait la jolie brune. Tout autant qu'il n'était pas commun pour lui de parler sentiments. A vrai dire, lui et Ten avaient beaucoup en commun alors que seul semblait leur paraître intéressant la mécanique. N'en rajoutant pas une couche, ne tentant pas de le mettre mal à l'aise alors qu'au contraire je passais d'un sujet à l'autre. Comme s'il était beaucoup plus évident que je rebondisse d'un sujet à l'autre. Ce que je ne cessais de faire alors que je l'abreuvais de détails. Changeant de sujet si facilement qu'on aurait pu croire que mon esprit ne réussissait pas à s'arrêter sur un fait ou moment précis. Au contraire, je semblais juste enchaînais. Plus simple, me concentrant autant sur ce qui se trouvait en face de moi. Ce que
je fis alors que j'en venais qu'à lui parler du rébellion, de où nous en étions avec le bunker. Précisant un peu plus qu'il était nécessaire que nous gardions l'endroit secret. Une évidence.
Cet endroit pourrait devenir notre QG. Cet endroit avait tout changé. Il pouvait tout changer alors que nous pouvions réellement avoir un centre de commandement, un endroit où nous pourrions planifier la suite des événements. De nouvelles possibilités s'offraient à nous. Mon visage qui s'animait alors que je décrivais les lieux à Devos. « Super. Il faudra faire attention, en effet. Et il y a des curieux bien idiot à côté qui pourrait nous suivre rapidement s’ils se doutent de nos absences trop prononcées. » J'hochais la tête alors que c'était la vérité, des idiots pouvaient soudainement nous mettre à nous suivre. Aucune certitude mais il était autant nécessaire que personne ne sache pourquoi nous nous absentions à répétition, pourquoi nous nous éloignons du campement. « Oui. Ce serait sans doute préférable que l'on sorte tous accompagnés, toujours deux par deux. Au moins chacun aura un alibi. Et il sera plus facile de sortir discrètement du campement que sortir en file indienne. »

« Effectivement. Je t’en parlerais quand tu auras besoin de repos. Mes mots restent la plus utile berceuse de cette planète. » Des mots qui résonnent, n'en venant qu'à me demander s'il se trouvait si peu intéressant que cela ou si soporifique pour croire que ses paroles pourraient m'endormir. C'était une question comme une autre. Je n'étais sûr de rien et encore moins sûr de ce qu'il estimait alors j'haussai juste les épaules. J'en doutais en fait. Les souvenirs qui resurgissaient. Un moment de nostalgie qui menaçait de m'effleurer alors que je repensais à notre bande. « Ça me manque aussi. » On avait eu des bons moments. Mais ces bons moments s'étaient envolés en fumée tout aussitôt. Des moments qui s'étaient envolés en fumée alors que notre groupe s'était fragmenté en morceaux. La roue du destin peut-être.

« Ne disons rien à Murphy. Pas maintenant. Comme tu le dis, ça ne peut que retourner le couteau dans la plaie si cette piste s’avère être fausse. Attendons d’en savoir plus avant. » J'hochai la tête. C'était de la pure logique et dans un sens il était sans doute préférable d'attendre. Un arrière-goût amer. Mon regard qui passait sur Devos. « Je pense qu'elle a déjà fait son deuil. Je pense qu'elle croit qu'elle est morte. Et je doute qu'elle me croirait si je lui affirmais le contraire, me prenant sans doute pour un fou. » Une note trop sèche. Une note d'amertume dans le ton de ma voix. « Ce n’est pas difficile de convaincre Murphy. Elle est têtue, mais pas bête. » Une grimace qui s'esquissait sur mon visage, difficile de croire aux vues des expressions de mon visage qu'on avait un lien soudé avant. Ce qui n'était pas le cas.

« T’as pas fait ça… Elijah ne vas pas t’aider, tu sais. Je doute franchement de ces capacités. Si tu avais besoin de parler à quelqu’un, t’aurais pu venir me voir. Je sais sans doute mieux écouter que lui… Je ne suis pas le plus adapté pour comprendre comment tu penses, ou comment les autres pensent, mais si tu en avais besoin, je t’aurais aidé. J’aurais fait de mon mieux. Si c’est parce que tu es allé voir ce type que tu t’excuses, je comprends. Si c’est pour autre chose… laisse tomber. T’as pas à t’excuser de quoi que ce soit. » Il paraissait pas tant dégoûté que déçu. Et cela me peinait de le voir qui me regardait ainsi visiblement dépité à l'idée que j'ai pu aller voir Elijah.
Il savait que je le détestais et à vrai dire je doutais que Devos l'apprécie réellement aussi. « J'tai dit que j'avais merdé... » Reprenant mon souffle alors que j'ajoutais douloureusement. « Quant aux excuses, si je dois vous en faire... je vous ai laissé tomber, ce n'est pas rien. » Mon regard qui se posait sur lui alors que j'étais en effet censé être là, alors que nous étions une équipe et ce n'était pas comme si mon comportement était des plus acceptables loin de là.

« Cette fille qui ressemble à Ailina, c’est Chiraz ? Tu as dit que tu n’aurais pas dû écouter Chiraz. C’est elle qui t’as dit d’aller voir à Elijah ? S'il te plait, ne te fais pas avoir par sa ressemblance... » « Oui c'est elle. Et je sais qu'elles ne sont pas les mêmes, je sais qu'elles sont totalement différentes mais tu devrais la voir elle lui ressemble tellement sur le plan physique au moins... Je pense qu'elle a été brisée en morceaux aussi... » Tentant de trouver mes mots alors que je peinais à lui expliquer ce qui s'était passé, pourquoi je l'avais écouté. Ce n'était pas uniquement parce qu'elle lui ressemblait que j'avais suivi ses conseils mais aussi parce qu'elle ne m'avait jugée. Dans un sens j'avais espéré qu'elle s'enfuit en courant, j'avais cru qu'elle le ferait ou qu'elle me jugerait. Mais elle ne l'avait pas fait, ne m'étonnant qu'un peu plus alors qu'elle m'annonçait subitement que pour elle nous avions beaucoup de points communs. Comme si nous étions du même moule, comme si nous étions similaires. Mais c'était un mensonge autant que c'était vrai. « Je sais que je dois faire attention... et j'essayerai. » Conscient que je lui pretais avant tout une réelle attention parce qu'elle ressemblait à Ailina. Comme si je tentais de revivre de vieux souvenirs. Plus que conscient que vivre dans le passé n'était pas la bonne chose. Loin de là. Et je savais que le gouffre me guettait.

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20/12/2016 ELOW ; 374 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 139
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Sujet: Re: Dead man no tales [Devos]
Lun 19 Juin - 21:36




Dead man no tales.
30 MAI 2117

Ten était son alliée. Sa précieuse amie. Il avait beau ne pas l’avoir assez bien connu dans les cieux, son rapprochement était inévitable sur terre. Certes, déjà sur l’arche, il lui avait trouvé un plus dans cette facilité qu’elle a de le comprendre, mais rien n’était plus fort que ce qu’ils avaient ici. Dans l’inconnu. Forcément, ils n’étaient pas séparés par les horaires de travail, les rythmes préconçus de l’espace. Sur la planète, ils se battaient pour plus de choses encore et se retrouvaient avec plus de patience. Pour rien au monde Devos n’échangerait le temps qu’il passait avec elle. Est-ce que cela voulait dire qu’il ressentait plus à son égard que pour les autres ? Peut-être. Mais c’était particulier, car Devos avait une façon très différente d’aimer les autres. De les apprécier surtout. Son affection était différente en fonction la personne. Ainsi, ses sentiments pour Tennessee étaient surtout dû à leur complicité évidente, de même qu’il y avait Chris une place spéciale dans son cœur. Sans doute était-ce le passé qu’ils avaient en commun. Chris était comme un visage connu et rassurant dans la foule d’inconnus. Il s’accrochait à ça, à ces souvenirs qui revenaient en lui dès qu’il l’apercevait. Dès qu’ils se croisaient. Il accordait à son ami une vraie confiance, le genre qui ne pose pas de question. Qui patiente en attendant les ordres. Devos n’était pourtant pas du genre à suivre bêtement les choses, mais c’était différent avec Chris. Il savait son ami capable de prendre les bonnes décisions.

Tu as raison. Avoir un alibi, c’est recommandé. Je devrais peut-être aussi garder une trace de laquelle sort quand et a quel moment, calculer et prévenir quelqu’un en abuse… même si je pense qu’on est tous assez malin pour éviter de trop en faire. Il donnait l’impression de réfléchir sincèrement à la situation. Plus ils sortaient, plus ils risquaient de se faire découvrir. Ils n’étaient plus aussi nombreux que dans l’espace et même sur une centaine de personnes, la paranoïa pouvait tomber sur n’importe qui.

Il était trop habitué à ne pas être compris pour s’imposer à ses amis. Trop habitués à parler science et technologie pour que ceux qui l’entourent ne saisissent pas la moitié de ces expressions. Peut-être que la fatigue aussi, l’empêche de parler comme à l'accoutumée. Cette même fatigue qui le renvoie en arrière, plongeant dans des souvenirs doux et saisissants. Oui, au fond, ça lui manque aussi. C’est stupide de regarder en arrière et de se remémorer de chose qui ne peut pas changer. Pourtant, Devos comprenait le bien que cela faisait parfois, de se souvenir. Souvenir qu’il avait souvent, parfois, de Faust. Quand il regardait l’horizon, qu’il se demandait où elle pouvait se trouver. Quand il se demandait si elle apparaîtrait miraculeusement sous les rayons du soleil. Elle était la raison pour laquelle Devos et Murphy s’étaient rapprochés. L’informaticien savait l’importance que la disparue avait à ses yeux. Le deuil n’était pas une chose aisée.

Ce ne serait pas nouveau si elle te prend pour un fou. Une note plus amusée, plus légère pour contraster avec la sienne. Devos ne sait pas forcément tout d’eux. De ce truc qui les lie l’un à l’autre. Chris peut gérer ça comme un grand, il peut se débrouiller. Devos en est persuadé. Il n’a aucune curiosité quant aux relations qu’entretient ses amis. Tant que ça ne détruisait rien dans la rébellion. Chris avait sans doute enchainé les histoires de cœur là où Devos… Devos s’était contenté de très peu de chose. C’était sans doute mieux ainsi, vu les états de son ami après les ruptures.

Effectivement. Oui, il avait merdé. Devos n’était pas le genre à être déçu et franchement, ce n’était pas de la déception. C’était plus… de l’amertume. Ou quelque chose de similaire. Comme s’il aurait préféré être celui vers Chris se serait tourné. Et pas l’autre… Et encore, Devos n’avait pas d’idée précise de qui était Elijah vraiment, il avait juste… une sensation peu amicale à son égard.

Je n’ai pas l’impression que tu nous as laissé tomber. T’es encore là je te signale, c’est le principal. Les yeux dans les yeux, Devos semblait être touché par les paroles de Chris. Après tout ce qui s’était passé, les erreurs étaient toujours une possibilité. Mais Devos savait que ce qui comptait, c’était la présence de Chris, son retour en force, son cœur entier. Ils étaient plus le même, mais c’était inévitable dans ce nouveau monde.

Que Chiraz ressemble à Ailina l’étonnait. Il se demandait si c’était possible et surtout, pourquoi il ne l’avait pas remarqué plus tôt lui qui passait son temps sur le campement. Il aurait dû la croiser et ressentir ce même sentiment d’étonnement. Les mots de Chris sont légers. Sa ressemblance ne l’empêche pas de voir les différences. Fondamentalement, Chris est quelqu’un de bien. Devos l’a toujours su. Le fait de dire qu’il a la sensation que Chiraz est brisée ne fait que confirmer à Devos les bonnes intentions de Chris. Qu’elle a des ressemblances plus profondes avec lui. Qu’elle n’a sans doute pas essayé de lui coller une étiquette sur le fond malgré son état…

Tant que tu vois les différences et que tu ne t’attardes pas sur ce qui peut te ramener en arrière… Je te fais confiance, tu le sais. Peut-être que ça aurait été le moment idéal pour poser une main sur son épaule et lui faire comprendre que ça allait. Que cette nouvelle relation n’allait pas le faire tomber plus bas que terre, que les choses pouvaient bien se passer. Chris, dis-moi. Est-ce que Murphy t’a parlé de nos plans ? Maintenant qu’il en avait le cœur net, maintenant qu’il se disait que Chris était capable de les suivre, peut-être pouvait-il lui parler ouvertement de la taupe, mais de tout le reste aussi. Une partie de lui-même regretter de ne pas avoir mis Chris dans la confidence plus tôt. De ne pas lui avoir exposé ses idées au moment même où il a senti que c’était le moment de les appliquer. Chris aurait sans doute compris, mais Chris aurait pu l’arrêter dans sa démarche, le retenir. Devos avait donc agi seul et maintenant, il y avait une rumeur de taupe, une rumeur inévitable qu’il pensait pouvoir régler facilement… Il ne s’était pas attendu à ce que les choses tournent ainsi pourtant…

 

Dead man no tales [Devos]

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