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˜˜˜˜˜˜L'envie exquise de faire craquer les gonds.
maybe life should be about more than just surviving


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04/05/2017 Anticarde 308 Adam Driver Apy ♥ (avatar) - Soldat Louis (citation signe) - Tumblr (Gifs) Second et maître artilleur du Moissonneur. (Combat spécialité explosifs, navigation) 14
Percussionniste du Chaos


Sujet: L'envie exquise de faire craquer les gonds.
Ven 19 Mai - 23:36

L'envie exquise de faire craquer les gonds.
Urr & Jason


"... Soixante dix sept..."

Un matin de grands vents. Un temps idéal pour naviguer. Pourtant, sur le pont du Moissonneur, il règne une accalmie inhabituelle. Des matelots s'affairent ici et là, sans conviction, raccommodent la voilure, tirent chichement sur les cabestans pendant que quelques mousses briquent le pont à grand renfort d'huile de coude. Ceux là ruminent et pestent à n'en plus pouvoir. Si la corvée leur échoie, c'est qu'ils ont perdu aux dès hier soir, lors d'une escale à terre qui a vite tourné en beuverie. Faute de parier leur solde, complètement liquidée, ils se sont alors mis à jouer leurs besognes, puis leurs quarts, parfois des emplacements stratégiques dans la vaste cale. En haut du grand-mât, la vigie toise l'horizon, la joue encastrée dans sa paume couturée. A perte de vue, pas la moindre silhouette suspecte, malgré la longue-vue qui balaye incessamment les flots. Encore quelques jours de navigation, et ils aborderont les limites d'une zone connue comme un véritable vivier à bateaux. La croisée d'axes marchands. Un triangle des Bermudes qui n'a pour autre monstre qu'une flottille de pirates armés jusqu'aux dents. Alors bien sûr, les gabarres évitent ces parages. Mais il y a toujours quelque hâtif, quelque inconscient imbu de sa chance.

En attendant cet Eldorado qui permettra au Moissonneur de se refaire une beauté, quelques jours de navigation s'imposent. Aussi personne ne semble croire à l'imminence d'un abordage. Sous les voiles ferlées, l'ambiance est à l'intendance. L'ambiance est à la gueule de bois. Certains vieux loups de mer viennent s'appuyer contre le bastingage, l’œil un peu trop vague. Et si tout le monde a plus ou moins recouvré ses esprits, selon la vigueur du foie, difficile de réprimer un relent de nausée pour ceux qui ont taquiné le goulot d'un peu trop près. Alors, si le soleil s'est levé depuis perpette, la bordée de repos, à savoir ceux qui ont picolé comme des barriques, dort encore. Et quand bien même Jason s'est enhardi à gonfler leurs rangs, hier soir, éclusant des litres et des litres de boisson, il a fait parti des premiers à fouler le pont, dès l'aube. Certes, il n'a la mine bien fraîche. Son teint a la couleur d'une omelette passée. Un savant mélange de vert et de blanc. A chaque mouvement qu'il hasarde, il sent ses organes danser une gigue improbable. Tantôt c'est son cœur, qui lui remonterait presque dans le gosier, lui donnant l'impression d'avoir le mal de mer – un comble, pour un pirate ! - tantôt c'est son estomac qui semble enfler comme une baudruche. Sa présence ici a quelque chose d'héroïque.

"... Soixante...  dix huit..."

Tout les matins, il s'astreint à des séries d'exercices éprouvants. Et rien n'est laissé au hasard, car il couche quotidiennement ses performances dans son journal de bord, désireux de mesurer ses progrès au fil des jours. Abdominaux accomplis, le voilà lancé dans une session de tractions. Après suivront les pompes. Si d'ordinaire, il s'envole dans les plus hautes vergues du navire pour ce faire, profitant ainsi des embruns, il a botté en touche ce matin. Vents et nausées ne font pas bon ménage. Alors quand s'y mêle le roulis du navire, toujours amplifié dans les hauteurs de la mâture, mieux vaut s'abstenir tièdement. Jason a révisé ses habitudes pour l'occasion. Pour ne pas gêner les allés et venues des corvéables, qui n'ont certainement pas besoin d'un coup de pied perdu, il a jeté son dévolu sur le mât d'artimon, situé à la poupe. Perché à trois mètres du sol, les mains agrippées au raban, le canonnier se hisse à la force de ses bras. Arrivé au terme d'une très longue série, l'effort a rougi son visage, chassant pour un temps les nuances verdâtres. Une grimace, digne d'un masque de guerre, tire sur ses traits au gré des aléas de l'exercice. Dans son dos s'entrecroisent quelques rigoles de sueur, dans laquelle se mêle iode et sans doute une rinçure d'éthanol. Les faisceaux de ses muscles semblent parcourues d'un friselis électrique, les prémisses de la tétanie qu'il a apprivoisée depuis longtemps, à force d'acharnement.

"... Soixante dix-neuf !"

Un cri de victoire. La fin de sa série lui tend les bras. C'est un véritable exploit de l'avoir menée à bien, compte tenu de ses boyaux qui semblent faire des nœuds de pendu. Les mousses, agenouillés, éponges au poing, se fendent d'une œillade pour le maître-artilleur, occupé à faire ses singeries dans les vergues. Ils ont l'habitude. Il semble que chaque membre de l'équipage ait ses particularités. Un vrai ramassis d'excentriques aux lubies qui vont du surprenant au ridicule. Tous partagent néanmoins un point en commun. Le sens du carnage, le plaisir du sang qui coule à flot. Tant qu'ils se battent, ils sont vivants. Tant qu'ils raflent les victoires, ils se considèrent comme les rois de la chaîne alimentaire, avec tous les privilèges qui vont avec. Une jeune mousse bredouille quelques salutations à l'adresse de quelqu'un, suivie de près par ses compagnons de corvée. Jason plisse des paupières, distinguant les contours d'une silhouette qu'il connaît bien. La timonière, qui vient prendre l'air. Elle n'a pas l'air vraiment fraîche comme un gardon, elle non plus. Mais vivifié par l'effort, Jason s'offre le luxe de lui lancer une petite bravade.

"Ben alors, Urrrggh, tu viens nourir la poiscaille ?" Lâche t-il, jouant de la prononciation de son prénom. "A ta gueule, j'ai l'impression qu'ils vont se ré-ga-ler." Ricane le maître-artilleur, et peu importe qu'il se trouve à moitié essoufflé, le visage rouge brique, les bras congestionnés par l'effort. Il inspire plus amplement avant d'aborder sa dernière traction. Ce n'est pas elle qui va l'empêcher de conclure sa sacro sainte série. Question d'honneur.

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Sujet: Re: L'envie exquise de faire craquer les gonds.
Lun 22 Mai - 18:19

L'envie exquise de faire craquer les gonds.
I'm a coat of fists, dead and heartened spiders. Like two mangled crowns or the widest of the meanest coiled snakes.


Le pire sur cette planète, était les lendemains de cuite. Vous aviez beau mener une existence chaotique, parsemés d'injures, de mauvais sort ou bien de violences sans nom, cela n'était rien comparé aux gueules de bois. Et le remède miracle était l'air marin à s'imbiber de la tête au pied, sans un grain de modération. Le réveil fut pénible et encore, il s'agissait d'un euphémisme. Mais Urr parvint à se mettre rapidement sur ses deux jambes toujours sous assaut du sommeil. Le sentier menant à l'extérieure des cales fut un véritable parcours du combattant et après s'être sommairement habillée sur le chemin, elle atteignit le pont, synonyme de délivrance. Ce fut une vague vivifiante qui ravagea ses poumons atrophiée par l'alcool et revigora ses fibres empoisonnées. De profondes inspirations transperçaient son être et il y avait cette étrange impression d'être purifiée, lavée de tout pêchés. Elle avait toujours apprécié ces matinées en pleine mer. Mais voilà que cette dernière venait d'être souillée par une présence insupportable.

Par lui. Lui avec ses allures de bellâtre des rues, à vouloir se donner en spectacle tel un bouffon dénué de dignité. Lui qui transpirait d'efforts et de jovialité de si bon matin. Le soucis, c'était que Urr pouvait également émaner la joie de vivre. Il lui arrivait bien souvent d'être heureuse, voir un peu trop et cela en était dérangeant, surtout en certaines circonstances. Mais pas suite à une nuit où l'alcool avait coulé à flot, où les bouteilles avaient été écumées sans aucune barrière, aucune frontière psychologique et physique. Il devait avoir encore quelques gouttes de rhum dans ses veines d'ailleurs, sauf que cette fois-ci l'effet n'était point agréable. Et lui, le maître artilleur, tout guilleret, se permettait de lui adresser la parole en cette sombre période. Pire. Son esprit aussi étroit qu'une huitre de marécage, avait osé bafouer son nom. Personne n'avait la capacité en ce bas-monde de s'autoriser un tel outrage. Même pas un lendemain de cuite. Bien que la rancœur affluait toujours ses membres lorsqu'elle était en sa présence, à cet instant, il venait d'agrémenter la braise véhémente qui tapissait son être. Il faisait bien son boulot d'expert en explosions.

Alors, son corps la porta face à lui, où son visage se releva à sa hauteur, affrontant dignement l'effronté. « Un jour je vais te saigner. » Une réflexion peu bienveillante en guise de salutation et de réponse à ses provocations. La voix était si grave, empruntant des octaves graveleux, que les planches du navire en frissonnaient. Et pourtant, la phrase avait été débitée de manière naturelle, telle une conversation tournant autour du soleil et du beau temps. Sauf que ce n'était probablement pas des paroles en l'air. Elle fixa son compère sans la moindre retenue, sans le moindre scrupule. Puis soudain, la pensée fut réjouissante pour la timonière. Tellement jouissive, que son visage en exposa les effets. Il y avait cette étincelle qui éveilla son regard de glace et un rictus enthousiaste, un peu trop grinçant, presque forcé, qui s'immisça sur ses lèvres. Ainsi, elle reprit la parole, le ton rêveur et jovial, voir perché, tandis qu'elle se laissait aller à de sombres images. « Oui, je te saignerais, comme un petit cochon. » Elle hocha la tête d'une lenteur inhumaine, sans quitter une seule fois sa proie du regard. Ses sournois globes oculaires voguèrent sur la carcasse toute fraiche, bien rosée, pleine de sueur, du pirate en action et ainsi ses doigts arpentèrent dans l'air, le dessein qu'elle prévoyait avec hâte de faire. « Alors, d'abord, je te pendrais par les pieds. »A chaque fin de phrase, à chaque nouvelles idées saugrenues, un hoquet de rire jaillissait de son gosier, tandis que sa voix tatillonnait, prenait son temps dans le débit, presque pédagogue. Et elle avait cet air fasciné par son propre plan, dont les pupilles étaient dilatées, les cils battant de l'air et les sourcils, légèrement arqués. « Alors, évidemment, au début, j'irais tout doucement. D'abord, les flancs, en les tailladant en zigzag. Comme ça. Qu'est-ce que ça sera beau ! » Urr s'en exclamait et applaudissait déjà d'avance, excitée de mettre en œuvre ce splendide spectacle. « Puis ensuite le tronc. Donc après avoir écorché tes pectoraux, je commencerais du bas ventre pour ensuite remonter jusqu'au milieu de la cage thoracique. De là à là. Et ça, ça sera magique. Parce que là, je te viderais comme un poisson. » D'ailleurs, c'était bien lui qui parlait de poiscaille ? « Et pour finir. Je t'égorgerais. Et il y aura du sang en abondance, tellement que l'on pourra repeindre le Moissonneur avec.» Un soupir exprimant la jouissance s’évapora de sa mâche et le soulagement était tout aussi détectable. De ce fait, la pirate dégaina son sabre, la lame se posant délicatement sur l'abdomen du sportif de pacotille, flirtant avec minutie l'épiderme du vieux garçon. « Alors qu'est-ce que t'en dis ?» Ils pouvaient même commencer maintenant, elle était même sur le qui vive.

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04/05/2017 Anticarde 308 Adam Driver Apy ♥ (avatar) - Soldat Louis (citation signe) - Tumblr (Gifs) Second et maître artilleur du Moissonneur. (Combat spécialité explosifs, navigation) 14
Percussionniste du Chaos


Sujet: Re: L'envie exquise de faire craquer les gonds.
Ven 26 Mai - 12:49

Instable, Jason a renoncé à comprendre comment fonctionne la timonière d'Abel. Ses humeurs changent trop souvent pour que cela vaille de se fouler la cervelle. Tantôt sombre et rembrunie, semblant absorbée par des démons intérieurs, elle peut rayonner la seconde suivante, soudain frappée par la vision d'un massacre enchanteur. Pour sonder sa semblable, le maître artilleur en est venu à développer une authentique stratégie, à savoir lui adresser quelques piques tièdes, évasives, qu'elle peut choisir d'ignorer purement ou de ferrer, selon ses instincts du moment. Et ce matin, le poisson mord. Le poisson mord à l'hameçon, à envoyer la barque par le fond. Sans doute la gueule de bois, qui donne plus d'allant aux rancœurs qu'elle nourrit à l'endroit de sa chère personne. Regardez là, pâle comme un linge, à fondre sur lui tel un oiseau de proie, comme si elle le cherchait depuis la nuit des temps. Le maître artilleur réprime un rire hilare, puisant dans la force de sa grandeur d'âme.

Nullement déconcerté par le moustique venue vrombir dans les parages, il persévère dans ses efforts, soufflant comme un poitrinaire. Urr plantée devant lui ne le dérange nullement. Elle vient souvent lui chercher des crosses lorsqu'il se livre à ses ablutions intérieures, lui apportant, sans le savoir, cette petite touche de mordant qui peut parfois lui manquer pour torcher une session trop ambitieuse. La voir débarquer, avec son regard piquant et ses menaces musicales lui est un vrai cocktail rapicolant. « Un jour je vais te saigner. » Tonne t-elle, sans troubler le cannonier qui lance un regard aux nuées, dans lesquelles tournoient quelques mouettes criardes en mal de prisonniers à becqueter. Il lui prête la même esgourde légère qu'il réserve aux cancans du tout venant. Pas inattentif pour autant.

"Ca va et toi ? Bien pioncé ?" Rend Jason avec désinvolture, lui faisant l'affront d'un insupportable clin d'oeil avant d'attaquer sa dernière traction. Et le voilà qui se hisse à la force de ses bras, un grognement sifflant entre ses mâchoires serrées, concentré comme un athlète au mental d'acier. Il semble parfaitement indifférent aux menaces de la timonière qui tombent à verse, tandis qu'elle lui dépeint une véritable curée, lui contant les moindres facettes de cette barbarie mitonnée à son attention, tandis qu'elle s'exclame, exulte et applaudit, soudain transcendée par une fascination qui se mêle de fièvre. Une symphonie plaisante à son oreille. Un peu trop délicate, un peu trop soignée peut-être. Sur ces biceps congestionnés par un ultime effort, le sang galope dans ses veines dilatées, furieux, épais et bouillant comme du vif argent. Ce qui ne l'empêche nullement de lui tenir la réplique, d'une voix étranglée, acculée par son diaphragme haut perché : "Tout... ça ? Rien... que... pour moi ? Tu me... vois... comblé de tant... d'égaaaards... Ffff." Et une clameur souffreteuse vient tirer sur ses lèvres retroussées. La tétanie mord un peu ses épaules, du bout des crocs, ses veines aimeraient éclater, ses nerfs grincent et s'écorchent comme les cordes d'un treuil mal huilé. Alors seulement son mouvement mené à bien, l'artificier se détend, inspire tout son saoul, se laisse retomber mollement au bout de ses longs bras d'amphibien. Un picotis lui chatouille l'abdomen. Mais ce n'est qu'Urr qui escompte à lui faire un deuxième nombril, rien qui ne sorte de l'ordinaire à vrai dire. L'espace d'un instant, il toise cette pointe d'acier qui entend l'éventrer, quand bien même les présentations ont déjà été faites de puis belle lurette. Oui, il la connaît bien, la lame de Urr. Parfois, lorsque leurs escarmouches dérapent, elle a déjà pu lui faire quelques points de croix par ci par là.

"Oui, il faut reconnaître que c'est un plan minutieux, mais c'est un peu charnel, non ? Comme tous ces crimes qu'on commet sous l'emprise de la jalousie, de la passion..." Lâche t-il, son visage anguleux fendu par un sourire de hyène. "Et puis il faudrait choisir. Cochon ou poisson ? Ne t'éparpille pas, comme ça, c'est dommage... Ta première idée perd de son impact." Minaude t-il. Après tout, elle a réquisitionné son avis, alors Jason fait comme s'il s'adressait à de la bleusaille effectuant ses premiers pas dans l'univers du crime. Toujours pendu à la vergue en parfait hominidé, il se balance doucement, de gauche à droite, un exercice difficile qui mobilise tous les muscles de ses flancs et de ses trapèzes. Ainsi, il s'improvise balance humaine, souhaitant incarner les indécisions de sa comparse à travers une oscillation digne d'un pendule. "Du coup ça fait un peu brouillon à mes yeux. Et puis ça a l'air long... aussi. Tu me connais vaguement, non ? Je préfère quand c'est plus direct, quand ça détonne un brin. Les petites flâneries sanglantes de ce style... Ca m'a l'air ennuyeux, autant pour la victime que le bourreau. Enfin en tout cas, si toi tu prends ton pied, moi, je risque de m'endormir avant de réaliser que je vais mourir. Ca te gâcherait pas ton plaisir, si je ronflais au moment où tu me troues le bide ?" Ricane t-il, ayant repris une respiration digne de ce nom, sans parvenir pour autant à conserver tout le sérieux qu'il souhaitait pour son petit laïus.

Ces paroles qui n'ont l'air que de pures provocations s'appuient par ailleurs sur un fondement des plus tangibles. Le maître-artilleur a du mal à comprendre, l'extase qu'éprouve la timonière à l'idée de saigner aussi lentement ses victimes, à tailler la peau en pièces méticuleuses, à user éperdument sa lame dans une chair déjà mortellement grevée. Il ne saurait douter de la lueur carnassière qui palpite dans ses yeux, de l'authentique pulsion qui serre ses entrailles, mais comprendre lui est bien hors de portée. Lui voit la quintessence de son plaisir dans l'action la plus célère, la plus brève, la plus frappante. Lui ne jure que par le feu et la foudre. Toute l'intensité de la mort, pressurisée dans la fraction d'une menue seconde, dans un laps incendiaire qui confine au fléau divin. La mort subite, dans tous les sens du terme. La faucheuse, qui emporte sans fioriture, avec une sorte d'élégance aérienne. Mais chacun voit midi à sa porte, se murmure l'artificier en aparté, tout en soutenant le regard de la pirate. Cela n'est par ailleurs qu'une divergence parmi les milliards qui peuvent bien les séparer, elle et lui.

Alors tandis qu'elle le toise, Jason continue d'attiser ses réflexes d'acrobate. Il semble prendre la vergue pour l'agrès d'un trapèze, imprimant un balancement à son dos qui se dresse dans les airs, aussi léger que le vent, et aidé de la pesanteur qui le rappelle brusquement plus bas, il vient heurter d'un pied latéral la garde de Urr afin de la désarmer sans s'embrocher. Son geste aurait pu être infiniment plus délicat, plus précis, mais force est d'admettre que gueule de bois et sens artistique ne sont pas vraiment cul et chemise. Le sabre, au lieu de tomber commodément à terre, décrit une parabole élégante et vient épingler la serpillière d'un mousse au pont. "Ah merde alors ! Pas fini de décuver." Prône Jason qui se laisse enfin retomber sur ses membres de bipède, étirant au passage ses longs bras de golem. "Enfin bref, tu n'auras le droit de me dézinguer que lorsque tu auras une idée qui me plaît. En tant que premier concerné, c'est la moindre des choses." Au loin, sur le pont, les nouvelles recrues leur jettent un coup d’œil abasourdi et prennent le parti d'aller briquer un autre coin du pont, qui ne se trouverait pas dans les parages des deux bras droits d'Abel, connus pour s'entendre comme chien et chat. Il y a toujours un risque de lames perdues. "D'autres idées de génie sous le coude ?"

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12/10/2014 Brimbelle 46413 Jessica Chastain Lux Aeterna Médecin / Herboriste 322
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Sujet: Re: L'envie exquise de faire craquer les gonds.
Sam 9 Sep - 21:08

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L'envie exquise de faire craquer les gonds.

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