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˜˜˜˜˜˜Gustave | Pardon me
maybe life should be about more than just surviving


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05/03/2015 avengedinchains 2948 Jennifer Lawrence ava by lux aeterna baby ♥ signa Alas Leader chasse & traque 15
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Sujet: Gustave | Pardon me
Mer 17 Mai - 13:03

» Pardon me
Ce monde est étrange. Gamora l’est tout autant. Prise au piège dans un environnement qu’elle ne comprend qu’à moitié, la jeune femme réalise doucement que son monde va être de plus en plus perturbé. Les Odysséens déménagent, de ce qu’elle a entendu sur le campement. Ils se rapprochent. Elle le sait, tout ceci n’est plus qu’une question de temps. Bientôt, ils demanderont à regrouper les campements pour n’en former plus qu’un. Son traumatisme a disparu au fil des mois ou du moins, il s’est glissé quelque part en elle et elle a prétendu qu’il n’existait plus. Elle essaie de faire comme s’il n’était plus là mais ce n’est pas vraiment facile tous les jours. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne en réalité. On a beau dire ce qu’on veut, on a beau prétendre que tout va bien, ce n’est pas vraiment le cas et il faut baisser la tête après tout ça. Ce monde lui a ouvert de nouvelles portes et surtout, la possibilité de reconstruire une existante vacillante. Désormais livrée à elle-même, elle se doit de faire le maximum pour trouver un sens à tout ça. Bien sûr qu’elle n’est pas seule, mais elle a vécu trop longtemps enfermée pour pouvoir s’en souvenir correctement. Parfois, c’est plus compliqué, plus difficile à analyser. Et elle, elle n’a pas vraiment envie de réfléchir à tout ça parce que c’est déjà bien assez compliqué comme ça. Il faudrait aussi qu’elle cesse de se poser toujours tout ce tas de questions. Si elle agissait comme ça, elle parviendrait plus facilement à trouver un sens à tout ce monde, elle parviendrait mieux à survivre ou peut-être même pourrait-elle commencer à vivre.  Malheureusement, elle est encore loin de tout ça.

Passant une main dans ses cheveux, elle finit par descendre de son perchoir. La branche n’était pas très haute alors elle se contente d’en sauter, le bruit de ses pieds se fait retentissant au cœur de la forêt. Et quelques oiseaux s’envolent. Il lui faudra attendre de longues minutes avant que les créatures cessent de se méfier d’elle. Mais elle n’est pas forcément sortie pour chasser, elle prend l’air, si on peut le dire comme ça. Elle s’éloigne pour souffler un coup. Elle en a besoin, assez régulièrement. Elle n’a pas pris son arc, juste ses couteaux. Quelques pièges aussi, en cas où. Il est toujours préférable de rentrer avec quelque chose. Ca attire moins de questions. Pourtant, sur le campement, ils savent qu’elle apprécie de pouvoir souffler un peu de temps à autres. Faire le vide, oublier le bruit de toutes ces personnes qui traînent sur le campement, ce manque d’intimité. Il est évident qu’il est logique de partager ces tentes, mais il n’est pas toujours facile de toujours être avec quelqu’un, et ça, tout le monde le sait. Alors elle partage, se tait, et s’agace, parfois, elle n’y peut rien, n’est-ce pas ? Gamora n’est juste pas très sociale, et tout ceci est uniquement dû au manque de présence autour d’elle pour plus de la moitié de son existence. Il faut qu’ils oublient, qu’ils grandissent, qu’ils se construisent quelque chose pour vraiment avoir l’impression de vivre. Il faut qu’ils aient une vraie tribu, un vrai village. Peut-être qu’ils pourraient profiter du traité pour demander l’aide des Terriens. Même elle, elle n’aurait jamais cru pouvoir penser à un truc comme ça. Mais tout ceci ne peut plus durer, n’est-ce pas ? Ils sont supposés avoir la meilleure technologie mais ils sont ceux qui vivent comme des sauvages. A quoi bon ?

Gus est là, tranquillement couché au sol. Quand elle est descendue de l’arbre, il a uniquement levé le nez le temps d’une seconde avant de se réinstaller. Il la connaît, maintenant, il ne fait plus vraiment attention à ses réactions ou à ses actes et surtout, il n’a visiblement plus trop peur d’elle. Et c’est le point le plus important de tout ceci. Pendant un temps, elle a craint qu’il ne puisse vouloir rester éloigné, qu’il soit incapable de lui faire confiance. Elle n’aurait pas vraiment apprécié cela mais comment changer ça hein ? Il n’y a pas de mode d’emploi et il est le premier chien qu’elle possède. Le premier animal qu’elle se permet véritablement de toucher. Elle ne l’a pas chassé, lui. Le prenant sous son aile, se reconnaissant dans ses craintes et sa méfiance. Il est semblable à elle, c’est un fait sur lequel elle ne peut émettre le moindre doute. Elle l’observe, alors qu’il se redresse et se met à marcher un peu plus loin. Il prend l’air et profite de l’instant pour aller faire ses besoins. Ensuite, elle finira sans doute par retourner au campement. La journée est bien avancée et elle, elle a sans doute trop marché déjà. Proche du campement bleu, elle n’a pas particulièrement envie de tomber sur l’un d’eux. Mais c’est en général quand on y pense que ça finit par arriver. Elle grimace légèrement alors qu’un bruit se fait entendre non loin et espère secrètement que c’est un Terrien.


notes » w/ Gustave, en forêt le 17 mai 2117.

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07/09/2016 Nexus 244 Tom Mison Nexus Maniement des armes | orateur 30


Sujet: Re: Gustave | Pardon me
Jeu 18 Mai - 15:02

Calme.
Silence.
Sénérité.

Là, allongé dans l'herbe fraîche, il fixe le ciel, les nuages qui se déplace avec une lenteur presque hypnotisante. Il n'y a rien qui aurait pu gâcher ce moment. Seul le bruit du vent, de celui des oiseaux, la faune et la flore qui s'éveille et se mêle aux doux rayons du soleil. Il prenait le temps de savourer, d'écouter, d'observer. Puis dans cet instant d'intense plénitude, il ferme les yeux. Il coule, s'enfonce, se laisse engloutir par cette nature bienveillante et se laisse dévorer par la sensation de bien être qu'il éprouve.

Gustave n'existe plus.

Les secondes s'écoulent, les minutes se gangrène. Le futur n'a plus d'importance et seul compte l'instant présent. Les souvenirs se mêlent aux rêves, un sourire fleurit sur les lèvres de l'odysséen. Finalement, il ouvre les yeux. Parasité par les sons en provenance du camp tout proche, il se relève, soupirant et époussette sa chemise de couleur ocre sortit d'une époque dépassé. Mais cela lui allait pourtant si bien. Quoi qu'il soit, il s'éloigne, remonte les collines verdoyantes et s’engouffre dans la forêt toute proche. Il observe, écoute. Rien ne change ici, si ce n'est au fil des saisons. Le printemps a déjà fait son œuvre et l'homme observe les floraisons, les plantes, la mousse sur les roches. Tout est beau, beaucoup trop. Pourtant quelque chose attire vite son attention... Non loin il y a cette silhouette féminine qu'il reconnaîtrait entre mille. Rien que cette tresse lui suffisait à reconnaître la chasseresse, même d'aussi loin. Et puis ce chien qui la suivait comme son ombre.. Un sourire lui échappe et discrètement, Gustave se penche, cueillant des fleurs. Certaines sont jaunes, d'autres blanches, d'autres encore violine et bientôt entre ses paluches, c'est un bouquet garnis et élégant qui a prit vie. Il le cache dans son dos, bombe le torse et prend le courage de se mettre en marche. Alors qu'il s'approche d'un pas lent, une fois à proximité, Gus offre un sourire chaleureux à la jeune femme.

« Gamora ? Bonjour. Quel plaisir de vous revoir. »

Il tente la douceur, il n'est pourtant pas sûr que cela fonctionne mais Gustave ne peut décidément pas être autre chose que cet homme avenant et décalé. Il pince les lèvres, un peu anxieux. Après tout, cette femme n'est pas n'importe qui. Non pas d'un point de vue de leur communauté respective mais plutôt pour ce qu'elle représente pour lui ; Les amants ils en avaient, les amis aussi mais au fond, quelque chose lui manquait, quelque chose qu'il n'avait pas expérimenté depuis quelques années. Un quelque chose qu'il retrouvait quand il posait les yeux sur elle. D'un geste doux et hésitant, il dévoile le bouquet de fleur qu'il tend à la comparse et murmure, la timidité dans la voix.

« Pour vous...»

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05/03/2015 avengedinchains 2948 Jennifer Lawrence ava by lux aeterna baby ♥ signa Alas Leader chasse & traque 15
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Sujet: Re: Gustave | Pardon me
Jeu 6 Juil - 19:16

» Pardon me
La jeune femme n’aurait jamais pu imaginer que sa route croiserait une nouvelle fois celle de cet homme. Gustave est un être à part et bien qu’il soit grand et paraisse fort, il ne semble pas être véritablement en mesure de se protéger. Bien sûr, ce n’est qu’un simple avis et elle ne le connaît visiblement pas suffisamment pour pouvoir en juger mais elle voit les choses comme ça et on ne peut pas le lui reprocher non ? Elle est convaincue que cet homme est un peu différent des autres. Et elle n’a pas vraiment envie de se prendre la tête vis à vis de ça. Elle l’apprécie ou en tout cas, elle a l’impression de l’apprécier. On ne peut quand même pas lui en vouloir, si ? C’est un détail auquel elle préfère ne pas trop penser. Ou en tout cas, elle essaie de ne pas y penser, ce qui est un assez bon début, de ce qu’elle a pu penser ou dire. La première fois qu’elle l’a vu, c’est vrai, on peut éventuellement dire qu’elle l’a mal jugé et qu’elle s’est emportée. Aujourd’hui, elle ne le connaît pas vraiment et ça ne risque pas de changer du tout au tout. C’est ainsi et il n’y a rien d’autre à faire. Elle a un sale caractère, elle n’est pas patiente et son aversion envers le peuple de l’Odyssée est compliquée, voilà tout. Disons qu’elle ne sait pas vraiment comment le cerner et qu’en même temps, elle n’est pas certaine d’avoir envie d’y réfléchir de près ou de loin. Tout ceci ne l’intéresse qu’à moitié et ça ne risque pas de changer. Impossible. La chasseuse n’a pas les mots pour déterminer ce qui a bien pu se passer. Les choses sont comme elles sont et il faut juste faire avec. Le reste ne compte pas, tout simplement. Son regard glisse sur lui alors qu’il lui fait face. Elle ne saurait dire ce qui peut bien lui passer par la tête. Après tout, il ne doit pas vraiment tout comprendre. Et cela se voit, d’une certaine manière. La dernière fois, ne l’a-t-elle pas jeté au loin. Son caractère si particulier le rend différent et attire sa curiosité, c’est vrai. La jeune femme réalise qu’à force de le repousser, elle ne parviendra jamais à savoir qui il est ni à comprendre qui il est. Et pour ça, il lui faut du temps, donc. Logique. Et il n’y a pas la moindre surprise à cela. Mais l’homme finit par s’avancer vers elle, alors que le chien se met à lui renifler les pieds. Au moins, il n’est pas hostile, lui aussi. Et ça change un peu les choses. Ca lui fait du bien, d’une certaine manière, aussi. Elle veut apprendre à le connaître et elle ne sait pas forcément comment elle doit s’y prendre. Elle fait son maximum mais… Un pas après l’autre, c’est tout ce qui compte. Et elle veut essayer d’apprendre à le connaître. C’est déjà bien non ? Venant d’elle, c’est un très grand pas, déjà. Alors il faut lui laisser un peu de temps. « Gamora ? Bonjour. Quel plaisir de vous revoir. ». Un plaisir, vraiment ? C’est la partie qui n’a pas vraiment de sens, en réalité. C’est étrange hein ? La jeune femme ne comprend pas vraiment comment il peut estimer qu’il s’agit d’un plaisir alors que finalement, la dernière fois s’est très mal passée. Sale caractère, attitude négative et comportement enfantin. Oh, Gamora connaît ses erreurs bien sûr, mais en général, elle n’essaie jamais de faire profil bas ou d’arranger les choses. Une erreur de sa part, à n’en pas douter. Mais bon, les choses sont comme elles sont et il n’y a rien de plus à faire ou à en dire. Nouvelle base, nouvelle situation. Elle veut comprendre ce monde et comprendre les gens. Elle veut s’ouvrir et tenter de sociabiliser. Et s’il vient à se foudre de sa gueule, si elle découvre qu’elle s’est lourdement trompée sur son compte… Elle pourra toujours lui planter une flèche dans la carotide. « Est-ce vraiment un plaisir au vu de la première fois qu’on s’est vu ? ». Elle hausse les épaules. Sûr qu’au repas de Noël les choses étaient différentes. Il lui a même offert un truc. Mal à l’aise, elle s’est contentée de prendre la route et de fuir. Oui, elle reste spéciale et elle n’a jamais eu la prétention d’être quelqu’un d’autre. Elle fait de son mieux mais il n’est pas toujours facile de trouver comment il faut se comporter pour que les choses se passent bien.

« Pour vous...». Elle marque un temps d’arrêt, le fixe, ne sait pas trop quoi faire. « Oh, merci ? ». On ne lui a jamais offert de fleurs. Est-ce que celles-ci sont particulières ? Est-ce qu’elle peut les manger ? L’interrogation peut paraître étrange mais dans un monde de survie, pourquoi offrir des fleurs à quelqu’un ? A quoi est-ce que c’est supposé servir ? Si c’est uniquement pour faire beau, où est l'intérêt ? Ces fleurs vont finir par mourir et ce sera fini, elle vont pourrir et… Après ? Il faut aussi les garder ? Bien sûr, son interrogation ne dure que quelques secondes, elle ne reste pas là, bugger, à le fixer sans comprendre. Elle attrape les fleurs, les observe et va pour mordre dedans, dans le doute ?


notes » w/ Gustave, en forêt le 17 mai 2117.

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07/09/2016 Nexus 244 Tom Mison Nexus Maniement des armes | orateur 30


Sujet: Re: Gustave | Pardon me
Dim 9 Juil - 23:46

Est-ce vraiment un plaisir au vu de la première fois qu’on s’est vu ?

« Il n'y a que vous pour en douter, mademoiselle. »

Souffle Gustave en offrant un bref sourire qui se veut charmant. Lui n'était pas rancunier et il avait l'espoir que Gamora ne soit pas juste une coquille vide. Non, il voyait en elle une femme blessé, en colère, sans doute triste, aussi. Rien de plus humain. Et c'est sans doute pour cela aussi, que l'odysséen s'acharnait à se lier avec elle, rien qu'un peu. Lui aimait profondément les gens mais surtout, les plus humains. Gamora n'était que l'expression de ses propres sentiments, de la vie difficile qu'elle menait. Alors pouvait-il vraiment lui en vouloir pour sa dureté , la réponse était clair, immédiate : non. Il observa le jeune femme, son comportement qui était radicale différent des autres fois où il s'étaient vu. Elle semblait perplexe face au cadeau, sans doute ne lui plaisait-il pas ? Alors quand elle s'en empare, Gustave déglutit. Il prie pour que le bouquet convienne à la belle... Et ça pour lui convenir, il lui convenait ! Il était tellement à son goût qu'elle tenta de croquer dedans.

« Gamora ! Seigneur non ! Voyons... »

Lâche Gustave dans la hâte, brisant la distance qui les séparaient pour venir poser sa main sur le bouquet et l'abaisser, l'éloigner de sa bouche. Quelle curieuse jeune femme... Adorable, en cet instant. Malgré lui Gus lâche un rire amusé face à l'innocence de la chasseresse et retire sa main.

« Ne le mangez pas, il n'est pas fait pour. »

Dans un soupir, l'odysséen vient de poser près de sa belle, arracha une fleur au bouquet et tout en l'observant d'un regard en biais, sourit. Oui, elle ne pouvait pas savoir, dans l'espace il n'y avait pas de fleur et le romantisme était devenue une chose tellement relative.

« Il fut un temps... lorsque les hommes et femmes étaient encore sur terre, il y avait pour coutume qu'un homme, pour montrer sa galanterie et son respect comme son affection, offrait des fleurs, à la femme de son cœur. »

S'agissait-il de cela ? Gamora était-elle la femme de son cœur ? La pensée leur heurte avec férocité, laissant l'odysséen pantois durant quelques instant. Alors qu'il s'empourpre, il se détourne vivement de ladite donzelle pour se glisser dans son dos, cachant sa gêne causée par ses propres paroles.

« Enfin, je... je ne dis pas que vous êtes... je veux dire... »


Plus les secondes passaient et plus Gustave se sentait mal à l'aise. Il aurait sans doute dû fuir à tout jambe. Lui toujours si sûr de lui, semblait soudainement timide à n'en plus finir. D'un geste maladroit il arrache la tête de la fleur à sa tige, j'en gardant qu'une partie et les doigts tremblant, vient délicatement glisser la fleur dans les cheveux de Gamora.

« Et à une époque plus lointaine encore, les femmes aimaient à décorer leur chevelure de quelques fleurs... voilà... »

Lentement il recule, écartant les mains et observe son œuvre : la tresse joliment décorer d'une fleur sauvage, discrète certes, mais qui donnait un petit quelque chose de plus dans l'ombre austère de la chasseresse.

« Vous êtes... Absolument ravissante. »

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05/03/2015 avengedinchains 2948 Jennifer Lawrence ava by lux aeterna baby ♥ signa Alas Leader chasse & traque 15
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Sujet: Re: Gustave | Pardon me
Ven 4 Aoû - 10:45

» Pardon me
Tu ne sais pas trop quoi penser hein ? T’es en face d’un homme qui te dépasse de par sa taille et de par ses agissements. Tu ne sais pas vraiment comment tu dois te comporter ni comment il faut que tu lui parles. Mais c’est parce que tu ne sais pas comment il faut faire, toi-même. T’es forte, tu l’es au maximum mais tu ne parviens pas toujours à faire ce que tu veux. Tu te sens stupide en général mais tu fais ton maximum pour que ça ne se passe pas trop mal. Tu ne sais pas vraiment ce qu’il est bon de faire. Tu veux trouver les mots, les bons gestes mais dans le fond, est-ce que tu les connais vraiment ? Trop d’années se sont écoulées depuis que tu n’as pas socialiser avec quelqu’un. Alors forcément, aujourd’hui, c’est plus compliqué que ça. Tu ne peux pas faire la part des choses avec ton passé. Tu essaies mais ce n’est pas aussi simple que ça. Tu as beau le vouloir, le vouloir très fort et espérer tourner la page, ce n’est pas aussi simple que ça. Tu serres les dents, tu avances coûte que coûte et ce, malgré les épreuves auxquelles tu peux faire face, mais ça ne veut absolument pas dire que c’est facile. Au contraire. Sur bien des points, ça ne l’est absolument pas. Et c’est effrayant. Parce que tu as juste l’impression que tu ne pourras jamais revenir en arrière. T’as juste l’impression que ta vie est foutue, d’une certaine manière. T’as envie de croire que tout se passera bien mais ce n’est pas le cas. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne et tu ne peux pas juste décider de tourner la page. Ce n’est pas parce que sur certains points, tu vas mieux que dans l’idée, tu vas vraiment mieux. Alors oui, lui faire face te rappelle ton caractère et tes agissements. Tes songes en arrière. T’as envie de lui montrer que tu n’es pas insupportable mais tu sais que malgré tout ce que tu penses, tu n’as pas les épaules pour faire face à ce que tu affrontes. Ce n’est pas évident, mais tu fais ce que tu peux. C’est déjà bien, hein ? Tu ne vas pas t’en plaindre, tu fais ce que tu peux. Tu essaie. Et dans le fond, il ne le sait pas mais c’est déjà beaucoup.

« Il n'y a que vous pour en douter, mademoiselle. ». Oui tu en doutes, oui tu as du mal à imaginer qu’il puisse être content de te voir d’une manière ou d’une autre. Dans l’idée, tu aurais davantage pu penser que ça se passerait mal, que ce serait une catastrophe. Tu ne sais pas du tout comment tu as fait pour qu’il ne te déteste pas, et il n’y a pas vraiment de solution miracle à cela. Tu as beau cherché, tu ne vois pas pour quelle raison il pourrait éprouver un quelconque plaisir à poser les yeux sur toi, une nouvelle fois. Tu n’es pas de bonne compagnie. Et tu ne sais jamais quoi dire, en plus de ça. T’es maladroite et t’as beau chercher tes mots, en général, tu finis toujours par dire n’importe quoi. En plus de ça, dans la majorité des situations, tu finis même par dire des choses blessantes. Ce n’est pas volontaire, pourtant. Tu fais ce que tu peux. « Et pourquoi donc ? je n’ai pas été des plus agréables, la dernière fois ». La seule et unique fois, d’ailleurs. Tu as fait de ton mieux mais ça ne s’est pas forcément bien passé. Tu n’as pas envie de chercher plus loin. A quoi bon ? Alors oui, tu trouves bizarre qu’il puisse éprouver du plaisir à te revoir. Et en même temps, ça te fait du bien. Finalement, les gens n’ont pas tous peur de toi. Et tu as grandement besoin d’en prendre conscience. Alors bien que tu sois sceptique et que ça continue de te surprendre, bah… Ouais, ça t’atteint de plein fouet. Mais bien sûr, tu ne le dis pas à voix haute.

« Gamora ! Seigneur non ! Voyons... ». Arrêtée dans ton mouvement, tu ne sais pas vraiment quoi dire. Perplexe, ton bras retombe alors que son contact t’est encore brûlant. Donc, ça ne se mange pas. Tu ne sais pas trop quoi en dire, ni quoi en penser. Ton intention n’était pas de le choquer et tu avoues volontiers que tu n’aimes pas passer pour une idiote. Pourtant, c’est ce qui vient de se produire, n’est-ce pas ? Et dans ce cas-là, qu’est-ce que tu es supposé dire, hein ? il n’y a pas vraiment de solution miracle. On ne t’a jamais offert de fleur, et maintenant que ça arrive, tu ne parviens pas vraiment à savoir quel est l’intérêt. Est-ce qu’on peut donc vraiment te le reprocher ? Tu as quelques doutes. « Ne le mangez pas, il n'est pas fait pour. ». Il est fait pourquoi, alors ? Tu le regardes, sceptique, alors qu’il arrache une fleur du bouquet que tu tiens. Il semble trouver la situation drôle. Peut-être est-ce plutôt ton air surpris qui le fait rire. Oui, il se moque de toi sûrement. « A quoi est-ce que ça sert, dans ce cas ? ». Tu l’interroges, étonnée à l’idée que ça puisse avoir une autre utilité. Curieuse, malgré toi. « Il fut un temps... lorsque les hommes et femmes étaient encore sur terre, il y avait pour coutume qu'un homme, pour montrer sa galanterie et son respect comme son affection, offrait des fleurs, à la femme de son cœur. ». Tes joues prennent aussitôt une couleur rosée, alors que tu continues de le dévisager. La femme de son cœur ? Tu as quand même un peu de mal à le croire. Tu n’as jamais rien fait de spécial à cet effet. Tu es toi-même déjà sceptique quand quelqu’un ne t’agresse pas ou ce genre de chose. Tu n’es pas forcément détestable mais c’est vrai, tu restes un peu particulière, malgré toi. Et on ne t’aime pas forcément comme ça. Tu ne l’as vu qu’une fois, en plus, pourquoi est-ce qu’il agirait comme ça avec toi ? Disons que ça n’a pas forcément de sens…

Lui-même se détourne un peu d’elle. Comme s’il se maudissait pour ses paroles. « Enfin, je... je ne dis pas que vous êtes... je veux dire... ». Le regardant, tu cherches à comprendre ce qu’il veut dire mais tu n’as pas particulièrement envie de lui poser la question. Tu ne veux pas paraître désagréable.  Il a déjà l’air gêné et toi, tu n’en mènes pas large non plus. Tu le regardes bouger les doigts, alors qu’il arrache la fleur de sa tige et que tu ne comprends pas vraiment le geste. Finalement, il ne veut pas que tu y touches et il préfère les détruire ? Ca n’a pas vraiment de sens. Mais il s’avance vers toi et glisse la fleur dans tes cheveux. Dommage que tu ne puisses pas voir à quoi ça ressemble. Pourquoi il fait ça ? « Et à une époque plus lointaine encore, les femmes aimaient à décorer leur chevelure de quelques fleurs... voilà... » . Ah peut-être. Tu n’as jamais vraiment fait attention à ça non plus. « Vous êtes... Absolument ravissante. ». Et une nouvelle fois, voilà que tu te mets à rougir. Il a le don pour te dire des choses gentilles, tu n’y comprends pas forcément grand-chose. Mais ça te touche, c’est vrai. Et tu ne peux pas vraiment y faire grand-chose. « Pourquoi est-ce que vous êtes gentil comme ça ? ». Un sourire se glisse sur tes lèvres. Timide et maladroit.


notes » w/ Gustave, en forêt le 17 mai 2117.

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07/09/2016 Nexus 244 Tom Mison Nexus Maniement des armes | orateur 30


Sujet: Re: Gustave | Pardon me
Jeu 17 Aoû - 11:21

Pourquoi est-ce que vous êtes gentil comme ça ?

La question le surprend, elle fait écho à la précédente sur le comportement de la jeune Gamora lors de leur dernière entrevue. Pourquoi donc cela choquait-il encore des gens quand un homme se montrait gentil et patient ? Et surtout, la question que se posait Gustave était de savoir à quel genre d'individus, la jeune femme, avaient-elles été confronté. L'odysséen la dévisage, perplexe, il cherche ses mots pour ne pas la brusquer, pour lui expliquer les choses simplement.

« Gamora... Je suis gentil parce que c'est dans ma nature, vous comprenez ? J'ai du respect pour vous... Et bien que notre rencontre ne se soit pas passé au mieux, doit-on vraiment s'en tenir à un échec ? »

Il croise les mains dans son dos, détourne le visage, le regard fuyant. Cette femme était aussi sauvage qu'un animal, parfois naïve comme une enfant. Quelle drôle de créature tout de même. L'homme pince les lèvres dans sa barbe, reprenant la parole.

« Vous avez peur que je vous juge, sachez que... ce ne sera pas le cas, mademoiselle. Et pour être franc... » Lentement ses grands yeux bleus se lèvent pour se poser sur la jolie brune à ses côtés. « Ce que je vois en vous ce n'est pas une femme désagréable... J'y vois quelqu'un qui a peur, qui est incertaine et qui a toutes les raisons de l'être. J'ai bien compris que vous avez lourdement souffert Gamora, et quel genre d'homme serais-je, si je vous le reprochais ? »

Lentement, Gustave se met à marcher, invitant sa comparse à le suivre. L'inertie ne lui réussissait pas et Gus réfléchissait toujours beaucoup mieux en marchant. Il fixe la cime des arbres, savoure le soleil et la chaleur de l'été. Une des choses qu'il adorait sur cette terre, c'était toute cette lumière, cette nature qui s'éveillait dans le piaillement des oiseaux, les craquements des arbres, l'odeur des plantes. Il n'aurait pas pu rêver pour cet instant en tête à tête avec Gamora.

« Vous êtes plus fragile que vous en avez l'air... Oh, je ne parle pas physiquement ni de caractère, je ne mentionne pas une forme de faiblesse bien au contraire. Vous avez cette  beauté fragile en vous Gamora, ce quelque chose de délicat qu'il me plaît à observer... »


L'homme finit par s'arrêter, sa haute carcasse pivotant doucement face à la jeune femme qui lui tient compagnie. Il cherche à capter son regard à défaut d'un sourire. Il dit cruellement qu'elle soit en mesure de lui en offrir un... Et pourtant, quel merveilleux cadeau ce serait, pour lui, que de voir un sourire sur ce si charmant visage. Mais il ni voit que la souffrance qui tire les traits de Gamora. Une souffrance  dont elle peine à se faire défaire.

« Votre colère, votre douleur... ce que vous m'avez montré de vous... je ne vois pas un monstre mademoiselle ni quelqu'un de détestable. Non, ce que je vois en vous Gamora, c'est quelqu'un de très humain. Et cette humanité, croyez-le, est la plus belle facette de vous. »

Le compliment est sincère. Gustave avait toujours donné une importance capitale aux sentiments des gens, c'est ce qu'il aimait chez eux. Ce maelstrom d'émotions qui rendait chaque être unique. Il n'avait pas d'une femme jolie, ni d'une guerrière à la férocité exemplaire. Oui ne voulait qu'une femme humaine, quelqu'un dont le stigmate de la vie avait rendu son être plus fascinant. Sous cette douche de dureté, Gamora tout ce qu'il cherchait, tout ce qu'il désirait ardemment. Cela voulait dire, alors, qu'il la voulait elle ? La pensée lui fait monter le rouge aux joues et déjà, Gus détourne le regard, mal à l'aise.


Dernière édition par Gustave Monroe le Jeu 21 Sep - 12:52, édité 1 fois

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05/03/2015 avengedinchains 2948 Jennifer Lawrence ava by lux aeterna baby ♥ signa Alas Leader chasse & traque 15
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Sujet: Re: Gustave | Pardon me
Dim 27 Aoû - 20:06

» Pardon me
Gamora, t’es pas douée avec la gentillesse hein ? N’est-ce pas ce qui te bloque dans chacune de tes pensées, dans chacun de tes gestes ? Souvent, tes mots sont durs, froids. Trop froids. Mais c’est une manière de te protéger de ce monde. Qu’il soit dans l’espace ou sur Terre, ce monde te détruit à petit feu et tu ne peux rien faire pour revenir en arrière. Il n’y a jamais eu de solution miracle, il n’y a jamais eu de mots particuliers. Tu as connu la honte, la destruction. Tu as aussi eu le malheur de faire face à la déchirure, à la mort, au coeur brisé et aux violences destructrice. Tu n’es pas capable d’affronter ce monde tel qu’il est, ou telle que tu aurais été s’il ne t’avait pas atteinte de la pire des façons. Aujourd’hui, tu apprends à te reconstruire ou en tout cas, tu essaies d’y parvenir. Les années filent à une allure déconcertantes, depuis que tu es sur Terre. Et tu fais de ton mieux pour que les choses s’arrangent. Mais ce n’est pas si simple et malheureusement, cela ne l’a jamais été. Tu as toujours fait ton maximum mais tu n’as jamais été capable d’y parvenir, bien sûr. Et c’est une catastrophe. Lorsque tu y réfléchis vraiment, tu t’écroules à cause d’un poids que tu ne contrôles pas. Ton passé, il te détruira chaque jour un peu plus, à chaque pas que tu feras, à chaque mot que tu diras. Et tu ne pourras rien faire pour revenir en arrière. Ce n’est pas dans tes capacités. Et ça ne le sera jamais. Alors oui, toi, tu n’es pas quelqu’un de gentil, c’est une chose dont tu ne comprends pas la méthode et tu ne l’as jamais compris. Tu n’as jamais cherché à te tracasser pour tout ça. Les choses sont comme elles sont. Et aujourd’hui, il est trop tard pour revenir en arrière. Tu essaies de changer, parfois. Mais ton naturel revient, à chaque fois, c’est ton bouclier de défense, après tout. « Gamora... Je suis gentil parce que c'est dans ma nature, vous comprenez ? J'ai du respect pour vous... Et bien que notre rencontre ne se soit pas passé au mieux, doit-on vraiment s'en tenir à un échec ? ». Est-ce que tu ne parviens pas à l’être parce que lui, il ne l’a jamais vraiment été ? Tu ne caches pas que c’est une chose dont tu ne sais rien. Et tu n’as pas non plus envie de te prendre la tête sur ça. Pourtant, tu cogites, bien malgré toi, malgré tout ce que tu pourrais en dire. C’est plus fort que toi, c’est tout. Ses mots entrent en toi comme tu ne l’aurais pas attendu. C’est étrange mais ça te touche malgré tout. Oui, il ne faut pas s’arrêter sur un échec, c’est vrai. Mais ça ne veut pas dire que ça rend la situation plus simple. Au contraire, d’ailleurs. ” J’imagine que non. Mais je doute que la gentillesse soit dans ma nature. “. Tu soupires doucement, baissant le regard. Tu te sens stupide, un peu. Mais on ne peut pas vraiment dire que tu puisses aller contre ça. Les choses sont juste comme ça. Et on ne peut pas revenir en arrière. Logiquement. Un jour, peut-être que quelqu’un réussira à dire de toi que tu es quelqu’un de bien. Tu ne sais juste pas si cette personne sera saine d’esprit, ce jour-là.

« Vous avez peur que je vous juge, sachez que... ce ne sera pas le cas, mademoiselle. Et pour être franc... ». Levant le nez, tu le regardes, la tête légèrement penchée sur le côté, tes doigts jouant avec ta tresse. Tu attends, presque sagement, qu’il se décide à ouvrir la bouche, qu’il se décide à trouver les mots. En réalité, avec lui, tu ne sais juste pas à quoi t’attendre. Tu ne sais pas ce qu’il pourrait dire, ni comment il le dirait. Tu sais que pourtant, ses mots finissent toujours par te toucher malgré toi, malgré tes émotions et la noirceur de ton âme. Quoi qu’il se passe, tout finit toujours par t’atteindre. « Ce que je vois en vous ce n'est pas une femme désagréable... J'y vois quelqu'un qui a peur, qui est incertaine et qui a toutes les raisons de l'être. J'ai bien compris que vous avez lourdement souffert Gamora, et quel genre d'homme serais-je, si je vous le reprochais ? ». La peur a toujours guidé tes pas. Dans ta cellule, elle t’empêchait de fermer les yeux, elle te dégoûtait de la nourriture qu’on t’amenait. Elle te broyait l’estomac dès qu’un bruit se faisait entendre derrière ta porte. Ici, c’est la peur de tant de liberté qui t’a mise mal à l’aise. La peur de la souffrance, de la chute. La peur d’une douleur constante et d’une solitude instable. Mais il voit en toi comme personne n’a jamais vu en toi jusque-là. Et cela te coupe le souffle. Tu as souffert oui, plus que la majorité des personnes qui ont atterri sur cette planète. Et ça n’a strictement rien d’évident.

Tu le regardes se mettre à marcher. Pendant une seconde, tu te demandes s’il cherche à s’éloigner ou s’il veut que tu l’accompagnes. Mais la seconde option semble être la bonne. Et malgré tout, tu en es ravie. Malgré tout ce que tu pourrais avouer, en tout cas. Marchant à ses côtés, tu restes gênée, et intimidée. Tu ne sais pas vraiment ce que tu pourrais lui dire, ni comment tu pourrais le dire. Disons que c’est une histoire un peu compliquée. Et tu te mets à regarder autour de vous, jouant avec tes doigts, n’osant le regardant, ne sachant quoi dire.

« Vous êtes plus fragile que vous en avez l'air... Oh, je ne parle pas physiquement ni de caractère, je ne mentionne pas une forme de faiblesse bien au contraire. Vous avez cette beauté fragile en vous Gamora, ce quelque chose de délicat qu'il me plaît à observer... ». Fragile oui, mais c’est un terme que tu dénigres malgré tout. Tu sais que tu l’es mais tu le dissimules sous ton courage et la force que tu parviens à afficher dès que tu en as l’occasion. Dès que tu y parviens. Mais tu ne t’affiches pas faible. Si tu l’étais, aux yeux des gens, sans doute ne serais-tu pas devenu un leader, sans doute ne serais-tu pas respecter pour tes qualités. Tu n’aurais pas réussi à tuer ces personnes qui te voulaient du mal. Et bien d’autres choses. Mais tu préfères serrer les dents plutôt que d’en parler. ” Qu’est-ce qu’une beauté fragile si je ne parais pas faible, physiquement ?”. Ses mots sont étranges. Ils te touchent et te font plaisir. Mais par instant, ils continuent de t’intriguer. Toi, tes cheveux mal coiffés et trop longs, ta jambe gauche qui boîte, tes cicatrices à cause de cette vie dans la forêt et de ce qui pouvait se passer dans ta cellule. Ce corps qui te répugne et que tu n’as pas appris à aimer. Comment peut-on te trouver belle, hein ?

Il s’arrête et tu en fais autant, te plaçant face à lui, l’observant alors qu’il en fait de même. La mâchoire serrée, un air intrigué sur les traits. « Votre colère, votre douleur... ce que vous m'avez montré de vous... je ne vois pas monstre mademoiselle ni quelqu'un de détestable. Non, ce que je vois en vous Gamora, c'est quelqu'un de très humain. Et cette humanité, croyez-le, est la plus belle facette de vous. ». Très humain. Encore un terme qui t’échappe. Tu ne sais pas ce que ça veut dire mais dans sa bouche, quand il parle de toi, tu as l’impression que tout parviendrait à te toucher, que tout te paraîtrait gentil, même s’il venait à t’insulter. Tu as du mal à comprendre ça. Quand il se met à rougir et qu’il détourne le regard, tu ne sais pas quoi dire pour que ça s’arrange. Tu n’en as pas la moindre idée, c’est vrai. ” J’ai du mal à vous comprendre. Je ne comprends pas pourquoi vous me dites d’aussi belles choses. Non que cela me mette mal à l’aise mais… Bon, en fait si. Je suis… Perdue, disons. “. Et voilà que tu te sens ridicule face à cet homme, d’un seul coup. ” Il y a bon nombre de personnes bien plus jolies que moi rien que dans mon campement. “. Et tu n’as pas besoin de faire une liste. Mais ce n’est que ton avis, n’est-ce pas ? ” Vous êtes unique, Gustave”. A ce nom, Gus se met à japper et revient vers toi en secouant la queue. Persuadé que tu l’as appelé, lui.


notes » w/ Gustave, en forêt le 17 mai 2117.

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07/09/2016 Nexus 244 Tom Mison Nexus Maniement des armes | orateur 30


Sujet: Re: Gustave | Pardon me
Sam 23 Sep - 11:35

Qu’est-ce qu’une beauté fragile si je ne parais pas faible, physiquement ?

La question est surprenante et laisse Gustave perplexe un instant alors qu'il fixe la jeune femme avec des yeux ronds. Elle ne semblait pas comprendre la nuance de ses dires, ne cernait pas ce concept de beauté et de fragilité sans le prendre au premier degré. Quelle bien étrange jeune femme, décidément.

« Eh bien... L'être humain est connu pour son panel d'émotion, que beaucoup qualifieraient notamment... de négatives... Parmi celles-ci nous trouvons la colère, la peur, deux émotions dont vous êtes victimes. » Il inspire, continuant sa marche douce. « Beaucoup de gens pointent du doigt cela, en réalité c'est très subjectif mais... Ce que je vois en vous me pousse plutôt à me questionner sur ce qui vous a rendu si craintive. Vous avez dû souffrir Gamora, bien plus que ce que la plupart des gens peuvent soupçonner. Mais si cette douleur qui vous caractérise peut aussi vous faire peur, cela révèle avant tout c'est combien vous êtes humaine, elle dévoile la force avec laquelle vous vous battez, tous les efforts que vous faites pour continuer à vivre. Vous voyez ? C'est ça, cette beauté fragile. C'est tout simplement ce qui fait de vous quelqu'un d'humain. »

L'odysséen soupir et lève le nez, observant la cime des arbres une fois encore et les vifs rayons du soleil qui perce entre les branches. Jeu d'ombres et de lumière, forêt verdoyante, chant des oiseaux. L'endroit est superbe, presque féerique de son point de vue. Si loin du froid de l'espace, des boîtes de métal qui font office de logement. Gustave esquisse un vague sourire avant de porter un regard pétillant sur la jeune femme plus douce, plus attentive et particulièrement curieuse.

« Gamora, c'est l'expérience de la vie qui vous rend si belle. N'ayez jamais honte de qui vous êtes et de ce qui vous anime et ne laissez jamais la peur détruire ce que vous êtes. »

La jeune femme ne comprend pas, elle se compare à d'autres femmes dotées d'attraits physiques soi-disant plus généreux et l'homme fronce les sourcils. Non non, ce n'est pas de cela dont Gus a envie. Il se fiche qu'une femme puisse être belle, il se fiche des froufrous et de tout ce qui peut éventuellement caractériser la féminité. Lui ne veut que la beauté intérieur.

« Je n'attends pas d'une femme qu'elle soit jolie... mais si c'est ce qui vous inquiète, Gamora... Alors sachez que vous l'êtes. Oui, vous êtes belle en tout point. »

Souffle Gustave avec une pointe de tristesse dans la voix alors qu'il tend vers elle une main hésitante. Comment cette délicieuse créature peut-elle avoir une si piètre opinion d'elle-même ? Les doigts tremblent, sans doute de peur d'être repoussé. Pourtant il continue de briser la distance entre eux et bientôt, les jointures de sa main glissent sur le visage de la chasseresse, redessinant tendrement le contour de sa mâchoire. Les mots de Gamora le brûlent jusqu'à l'âme. Lui ? Unique ? Il ne s'est jamais perçu ainsi, sans doute aussi parce qu'il était bien souvent dénigré. Sa main se retire, retombant mollement le long de sa hanche. Gustave a déjà largement outrepassé les limites du raisonnable en se permettant un tel geste envers elle. Il recule d'un pas, soupir douloureusement et murmure, ignorant le chien à ses côtés.

« Pardonnez-moi, je n'aurais pas du... »
 

Gustave | Pardon me

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