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˜˜˜˜˜˜Can't forget the past | Ciaphas
maybe life should be about more than just surviving


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29/01/2017 avengedinchains 321 Katheryn Winnick ava by Dandelion / sign by ALAS Forgeron qui bricole aussi le bois 21
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Sujet: Can't forget the past | Ciaphas
Mer 17 Mai - 9:34

» Can't forget the past
Il n’est jamais facile de trouver les mots. De trouver un sens à ce monde. Parfois, il est facile de pardonner, parfois ce n’est pas concevable. Mais qu’est-ce qu’on peut vraiment y faire ? Meeka n’est pas du genre à jeter la pierre sur les gens. La plupart du temps, elle ne réfléchit même pas à comment elle pourrait améliorer son existence vis-à-vis des personnes qui auraient pu lui briser le cœur par le passé. Et quand on a la trentaine, on a connu suffisamment de personnes pour avoir eu l’occasion de rencontrer tout type de personnes. De bonnes comme de mauvaises. Il est toujours préférable de ne pas trop faire attention aussi. Mais on ne fait pas toujours ce qu’on veut, malheureusement. La blonde fait aisément confiance mais ne la rend que difficilement lorsqu’on la fourvoie. Elle est naïve, parfois, et parfois, elle est suffisamment méfiante pour qu’on remarque ce qui ne va pas. Tout n’est pas toujours évident. Un lourd soupir s’échappe de ses lèvres alors qu’elle marche tranquillement. Il fait bien trop chaud ici, une température étouffante et agaçante. La jeune femme revient du désert où elle a bien commercé. Faut dire qu’avoir vendu une arme au prince, ça a plus ou moins rendu son art connu. Et elle en profite pour agrandir son niveau d’or. On ne va tout de même pas le lui reprocher, n’est-ce pas ? Le pas lent, elle passe une main dans ses cheveux et entreprend de comptabiliser le nombre d’heure il lui faudra encore marcher pour rentrer chez elle. Trop, à n’en pas douter, mais ce n’est pas comme si elle avait vraiment le choix. Prise au piège dans un emploi qui lui plaît mais qui a l’heure actuelle lui réclame beaucoup de marches au quotidien, elle n’est pourtant pas du genre à se plaindre en général, et c’est sans doute mieux comme ça. Mais elle sait que son temps sera bientôt révolu. Passé un certain âge, il ne faut pas se leurrer, on n’est plus aussi en forme que par le passé. Elle a déjà passé le cap de la trentaine et ce, depuis plusieurs années, il ne lui reste plus aussi longtemps que ça. Et c’est assez déprimant, de voir que le temps passe si vite. Dans le temps, bien avant les soucis de radioactivité, les gens vivaient bien plus longtemps. De ce qu’elle a pu entendre dans les histoires et les contes, il était parfois même possible de vivre jusqu’à 100 ans. Tout ceci paraît si loin. Aujourd’hui, passé le cap de la quarantaine peut être compliqué, parfois. Elle se demande bien comment ils pouvaient bien faire.

En tout cas, ce fut un bon moment. Si la relation entre les deux tribus est bancale et maladroite, ils ne lui ont pas fermé la porte. Heureusement, même. Elle ne leurs en aurait pas voulu, bien sûr, mais ça aurait quand même pu arriver, éventuellement. Il est plus facile de ne pas penser à ce qui aurait pu se produire, en tout cas. La relation est mauvaise mais elle n’empêche pas totalement le commerce entre les deux tribus. Tout ce qui est bénéfique pour le désert, ils prennent de toute manière, ça n’a aucune surprise. Elle n’aura pas pu gagner beaucoup d’or, ils sont trop à cheval sur bien des détails. Mais elle a tout vendu et elle a espoir de les voir revenir à la prochaine occasion. Elle verra bien. La prochaine aventure sera vers une autre île ou chez le Pikuni. Elle verra, puisque de toute manière, rien n’est pressé, elle a le temps. Elle déteste vivre trop vite, aller d’un point a à un point b trop vite. Elle ne voit pas où pourrait se trouver le nécessaire et, en plus du reste, elle n’a absolument pas envie de se prendre la tête. Elle fait à son rythme et jusque-là, ça a suffi. Un peu de troc et on obtient un peu de nourriture, aussi simple que ça. Elle n’est pas très douée en chasse mais elle est capable de poser quelques pièges et de capturer quelques lapins, de temps à autre. C’est très bien comme ça.

Son sac est presque vide, et ça fait du bien. Le poids n’est pas toujours très agréable. Par Moment, c’est même plus compliqué. Cela dit, elle a récemment songé à se fabriquer un truc qui puisse rouler lors de ses trajets. Tout sera plus facile oui, sans doute. Mais ça ne l’est pas toujours et elle a beau y réfléchir, elle ne sait pas encore très bien comment faire pour fabriquer des roues suffisamment solides pour que ça tienne peu importe l’environnement. Elle continue d’y penser et un jour, elle y arrivera peut6être, mais ce n’est pas pour maintenant. Oh bien sûr, prendre un cheval serait efficace et plus simple. Mais ça reste une créature vivante et elle ne veut pas lui imposer un poids aussi dense. Si elle peut le faire, pourquoi l’imposer aux autres ? Enfin bon, certaines de ses logiques peuvent dépasser bien des personnes.

Au loin, elle aperçoit une ombre. Avec le soleil, elle ne parvient pas à discerner de qui il s’agit. Sans doute quelqu’un qu’elle ne connaît pas, elle espère que ce n’est pas un voleur et, serrant mieux sa besace, elle avance sans vraiment lui porter davantage attention. Après tout, s’attarder sur lui, c’est une manière comme une autre d’attirer son attention non ? Et ce n’est absolument pas ce dont elle a besoin dans l’immédiat.


notes » w/ Ciaphas, près de la cité du désert,
quelques jours avant l'assassinat.

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09/08/2016 Chiimaira / Adrien 266 chris john millington ava: champagne mami; sign: myself Timonier du Revenge 27
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Sujet: Re: Can't forget the past | Ciaphas
Ven 19 Mai - 15:54

Can’t Forget the Past.

Les imbéciles heureux qui encensent la beauté et les vertus du désert, j’leur ficherais volontiers mon pied au derche. Un bon coup de panard enfoncé jusqu’au talon, comme quand j’envoyais valdinguer ces blanches piailleuses de mouettes parce qu’elles m’empêchaient de roupiller. Franchement, à qui est-ce que ça peut bien plaire, tout cet océan de sable ardent à vous en brûler la plante des paturons, cette chaleur étouffante à vous en assécher le gosier et à vous en faire tourner la cervelle ? En tout les cas, vous l’aurez compris, certainement pas à moi. Si je tenais le zouave qu’on avait dénommé premier roi rahjak et qu’avait trimballé toute sa smala au diable Vauvert, tout ça pour poser ses valises en plein cagnard à milles lieues de toute ressource utile… Ben je lui aurais fait bouffer son plancher en semoule jusqu’à ce qu’il s’étouffe avec. A mon avis, ce gars là avait pas inventé l’eau tiède, et encore moins le fil à couper la margarine. M’enfin, ça devait faire longtemps que cet hurluberlu avait passé l’arme à gauche, donc j’obtiendrais jamais gain de cause de cet enfoiré emmanché.
Pour être tout à fait honnête avec vous, d’habitude, les traversées du désert, ça se passait plutôt bien. Avec les copains on chantait à tue-tête jusqu’à atteindre la cité, on se racontait des histoires plus mirobolantes les unes que les autres tout en transportant nos trésors jusqu’à bon port. Mais ce jour là j’étais seul, et j’avais tout loisir de broyer du noir. Je déambulais en jurant à tout va comme pour détourner mon attention de problèmes plus grand, des idées sombres que je devinais rôder en bordure de ma mauvaise humeur. Dante, Jalan, le paternel… Brr, je secouais la tête et buvais quelques gorgées d’eau de ma gourde pour supprimer les vertiges qu’apportaient mes moultes afflictions. Faire le voyage en solitaire, plus jamais. C’était bon pour ceux qu’avaient besoin de remettre de l’ordre dans leur cervelle et les misanthropes ; moi, j’avais appris ma leçon : je me portais bien mieux en société !
Mais, me direz-vous, ô grand Ciaphas, roi des océans, pourquoi donc pérégriner tel un ermite lorsque tu possèdes tant de camarades ? Et bien c’est simple, chers lecteurs dont la pertinence des questions s’améliore de jour en jour. J’avais décidé de fiche le capitaine en rogne, et de dormir plutôt que de décharger le navire. A cette impolitesse, le grand chef avait décrété qu’on lèverait le camp plus tôt que prévu, histoire de se tirer pendant que je faisais ma sieste et m’apprendre les bonnes manières. Quand je m’étais réveillé et que ceux qui étaient restés pour garder le Revenge m’avaient mis au parfum, je vous raconte pas la tronche que j’avais tiré. Ceci dit, à quelque chose près, c’était là même que présentement.

J’étais assoiffé et titubant quand j’apercevais les murailles au loin, bordure flottante telle un mirage. De mémoire, je me souvenais que d’ici, il me restait une bonne heure avant d’atteindre les portes de la cité. En contrebas d’une dune, j’apercevais une silhouette. « Ohé ! Ici !» Ah, les réflexes marins… J’agitais ma main et dévalais la pente ; grossière erreur. A la façon d’un cabot qui se prend les pattes dans un tapis, je trébuchais dans le sable et me rétamais de tout mon long, glissant comme un poids mort jusqu’au pied du monticule sablonneux. Idiot. Tu parles d’une façon de se présenter à autrui. « Aaaah… » je soupirais dans un râle pour moi-même, soulignant ma douleur et ma déconfiture. Pfft Pfft Pfft.
Je crachais quelques grains d’or.

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29/01/2017 avengedinchains 321 Katheryn Winnick ava by Dandelion / sign by ALAS Forgeron qui bricole aussi le bois 21
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Sujet: Re: Can't forget the past | Ciaphas
Dim 27 Aoû - 19:51

» Can't forget the past
Douce Meeka pas vraiment rancunière. Tu ne montres jamais les dents lorsque tu estimes que ce n’est pas vraiment nécessaire. Mais certaines fois, il est difficile de pardonner une chose que tu as vécu et que tu ne peux pas oublier. Il en est ainsi vis à vis de l’homme allongé sur le sol, là, juste sous ton nez. Tu as bien sûr eu l’occasion de voir quelques regrets sur le visage des gens, sur ceux de tes amis ou de quelques connaissances. Mais dans ses yeux à lui, tu n’as plus rien vu après les événements. Pour la simple et bonne raison que ce n’est malheureusement pas aussi simple que ça. Lorsque ta route a croisé celle de Ciaphas la dernière fois, il t’a humiliée, usant de toi, te manipulant pour obtenir… Quelque chose dont tu ne sais toujours rien. Tu ne peux pas prétendre que tu as été capable de le supporter parce que ce n’est malheureusement pas le cas et que ce n’est, fort heureusement, pas comme ça que les choses sont supposés fonctionner. Et encore une fois, c’est sans doute mieux comme ça. Alors le voir dans cet état, là, juste devant toi, quoi que tu puisses en dire, ça t’arrache un fin sourire que tu as bien du mal à dissimuler. L’ombre de lui-même. Tu ne sais pas comment il en est arrivé là, mais ça ne te déplaît pas vraiment. Et en réalité, ça t’amuse plutôt pas mal, au passage. Le soleil tape fort, la température de ton corps est chaude et tu as la peau rouge par endroit. Pas encore des coups de soleil mais tu sens malheureusement ta peau chauffer. Et on ne peut pas vraiment dire que tu puisses y faire grand chose.

Tu ne l’as pas revu depuis un bon moment. Et tu ne caches pas qu’il ne t’a pas vraiment manqué. Le voir misérable, comme ça, tu ne sais pas, ça te fait du bien. Il a tenté un jour d’abuser de toi, brisant l’amitié qu’il semblait y avoir entre vous. Trahie par un proche, tu ne savais pas vraiment où donner de la tête avec lui et il n’y a pas vraiment de solution miracle pour que les choses s’arrangent, n’est-ce pas ? Meeka, tu fais de ton mieux mais là, tu as envie de jubiler. Ce n’est pas ton genre, et il n’a jamais été dans tes habitudes de t’amuser d’une situation comme celle-ci mais c’est vrai, t’es incapable de t’en plaindre vraiment. Misérable, minable, et au bord de la mort. Lui, cet homme qui t’a fait souffrir, voilà qu’il se retrouve dans une bien triste situation. Et tu sais que si tu ne l’aides pas, il risque de perdre la vie. Tout dépend de toi, donc. Tu peux choisir de l’aider ou de le laisser mourir, là, comme ça. Et tu ne caches pas que la seconde option a un petit quelque chose de tentant. Pour autant, tu sais aussi que ce n’est pas vraiment une option envisageable. T’as un bon fond, tu es quelqu’un de bien. Et tu serais bien incapable d’avoir le sang de quelqu’un sur tes mains, tout comme sa mort. Ciaphas, homme de vice et aux désastreuses manières. Mais tu es là, en face de lui et tu ne peux décidément pas le laisser dans une telle galère. Au moins, il est bien trop faible pour tenter de mettre les mains sur toi. Et ça compte tout autant que le reste, autant en profiter au maximum, n’est-ce pas ? ” Tu as une bien mauvaise mine “. Tu attrapes ta gourde, non sans prendre une ou deux gorgées, et tu finis par t’accroupir pour la lui tendre. Trop faible pour t’atteindre ou te faire du mal d’une quelconque manière. ” Bois. Ca te fera du bien “. Le désert semble pouvoir détruire n’importe qui.

Une vision qui te plaît et qui sait, si tu parviens à lui donner un coup de main et à le faire se relever, peut-être que tu pourras enfin obtenir quelques excuses. Ce jour-là, tu as eu de la chance, parce que tu as sû te débattre suffisamment fort. Mais on ne peut pas vraiment dire que ça ait pu aller bien loin et tu as fui dès que tu en as eu l’occasion. POur le reste, il est absolument hors de question pour toi de ramper pour obtenir quelques excuses. S’il n’est pas en mesure de le comprendre, tu ne chercheras pas plus loin. Vu son état, et le sable qui couvre chaque centimètre de sa peau et de ses habits, il a dû tomber pour se retrouver au sol, ainsi. Sans doute de lui-même. Et il a bien mauvaise mine. ” Tu erres ici depuis combien de temps ?”. Et surtout, pourquoi est-il ici sans la moindre eau pour le désaltérer ? Ca n’a vraiment pas de sens, tout ça.


notes » w/ Ashiri, en forêt

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09/08/2016 Chiimaira / Adrien 266 chris john millington ava: champagne mami; sign: myself Timonier du Revenge 27
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Sujet: Re: Can't forget the past | Ciaphas
Dim 29 Oct - 15:33

J’en avais ras le pompon de passer pour un guignol. C’était à se demander si j’étais doté de prédispositions hors-norme pour me tourner en ridicule. Alors certes, c’était un fait avéré que j’aimais me donner en spectacle et que je loupais jamais une occasion d’arracher un sourire aux camarades forbans, mais jamais, ô grand jamais, je n’avais pas tenu à soigner mon entrée en matière, à mettre les formes sur ma présentation pour passer bien plus gentilhomme que je ne l’étais vraiment. Du coup, ça exacerbait mon humeur capricieuse que de me rétamer sévère en guise de bonjour. J’avais dégringolé à vitesse grand V, si bien que je n’avais même pas pu me renseigner sur l’identité de mon sauveur.
Je relevais ma ganache pleine de sable, esquissais un sourire gêné et plissais les yeux pour mieux y voir, parce que ce satané soleil m’éblouissait en plus de m’assécher la gorge. Bon dieu ce que j’avais soif. Le regard plein d’espoir, j’étais prêt à tout pour obtenir quelques gorgées d’eau avant de regagner le village rahjak. Mais mon sauveur me coupait l’herbe sous le pied, et en quelques mots me passait toute envie de demander quoi que ce soit.

J’eus comme une sensation désagréable, un espèce de boule au ventre qui me nouait l’estomac ; une émotion - trop - rare chez moi, mais que je détestais par dessus tout. Les remords. Je me souvenais le jour de mon départ, douze ans plus tôt sur le port Calusa ; j’avais tout quitté, et je m’étais promis de ne jamais rien regretter. Des promesses… j’en avais tant brisées. D’un coup d’oeil fuyant je dévisageais l’inconnue qui n’en était pas une. Meeka, une vieille amie. Une amie dont j’avais trahi la confiance, à qui j’avais fait preuve du plus grand irrespect un soir de soûlée. Je me relevais en titubant, hésitant, car j’aurais préféré mourir de soif que d’avoir à affronter le poids de mes actes. Qu’on ne s’y trompe pas ; ce n’était pas que couardise de ma part. Je reconnaissais juste que parfois, il est des choses irréversibles. Des faits qui ne peuvent être effacés, et qui impactent à tout jamais une relation. J’avais cherché à abuser d’elle, et notre amitié s’en était retrouvée désabusée. Et qu’importe les excuses que je pouvais trouver à mon comportement, elles n’étaient pas suffisantes.

« Hé… Meeka… » Langue râpeuse, voix étouffée. Nulle part où se cacher. Elle aurait pu m’étriller sur le champ avec les armes qu’elle fabriquait, me faire mordre la poussière sans aucune difficulté et obtenir vengeance sur moi. Mais au lieu de tout ça, elle me tendait sa gourde pour étancher ma soif. J’haussais un sourcil et tendais une main méfiante. Voulait-elle endormir ma confiance, pour mieux me jouer un tour ensuite ? Ou est-ce que je voyais le mal partout ? Nonobstant, le véritable fautif dans l’histoire, c’était bel et bien moi. Je finissais par attraper la gourde sans mot dire, déboussolé, et je buvais quelques précieuses gorgées d’eau. « Merci. » dis-je stupidement, sur un ton déplacé. Mal à l’aise.
Elle me dévisageait, me jaugeait. Tant de choses à se dire, si peu à formuler à voix haute. Ce lien brisé, c’est comme si je pouvais le ressentir. Je la laissais mener l’interrogatoire, n’ayant rien de pertinent à lui raconter et me refusant à laisser couler les pitoyables excuses que mon esprit formulait. « Heu, j’marche depuis la plage. Tu quittes le village ? » Je secouais mes habits pour en faire tomber le sable et j’observais mes pieds. Je savais qu’elle était probablement venue pour du commerce, comme souvent. A une époque, je l’aurais invitée à me raconter ses dernières aventures, et nous aurions veillé toute la nuit durant en échangeant nos meilleures histoires. Mais désormais ? Comment revenir en arrière ?
« Meeka ? Je ...  » Blocage. « Tu m’sauve la mise. » Tu parles d’un aveu.
Pardonne-moi.

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29/01/2017 avengedinchains 321 Katheryn Winnick ava by Dandelion / sign by ALAS Forgeron qui bricole aussi le bois 21
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Sujet: Re: Can't forget the past | Ciaphas
Sam 18 Nov - 18:30

» Can't forget the past
L’amertume au coeur de ton estomac ne s’envole pas. T’es là, à le fixer, à le dévisager même et t’es incapable de savoir si tu es contente de le voir ou non. Peut-être qu’une partie de toi irait dire que c’est le cas mais tu ne le diras jamais et tu ne risques pas non plus de l’assumer. Tu te sens malade, en fait. Et t’as aussi pas mal mal au bide. Tu l’as pris pour un ami, en même temps, et maintenant, tu réalises que tu ne peux pas faire en sorte que les choses se passent comme tu le voudrais. C’est compliqué. Le souvenir de l’instant sombre te retourne l’estomac. T’as presque un haut le coeur. N’est-ce pas le karma qui le fout dans cette situation ? Parce que dans le fond, cette histoire reste assez amusante, quoique tu en penses. Le voir ruinerait presque ton aventure au coeur de la cité du Désert mais tu y as passé un bien trop bon moment, tu ne risques pas de prétendre le contraire. Tu te souviens de ce jour-là, du moment où tout a dégénéré sans que tu ne sois en mesure de t’en souvenir. Mais tu n’as pas envie d’y penser. Cela remonte à loin. Très loin. Une époque à laquelle tu refuses de penser trop longtemps. C’est si simple que ça. Tu souffres de le voir et tu souffres aussi de le voir dans cet état. Malgré tout ce qui a pu se passer, tu te souviens des bons moments, aussi. Mais tu te souviens aussi du mauvais. C’est compliqué. Poser ton regard sur lui te rappelle la douleur des choses qui ont pu se passer. C’est compliqué. Oui, beaucoup trop. Et voilà que même dans la tête, tu te répètes. Faut que tu reprennes le contrôle. Et ce n’est vraiment pas évident. Face à lui, t’es paumée au milieu des sentiments contradictoires. Tu peux dire ce que tu veux, ça ne risque pas d’aller en s’arrangeant. C’est compliqué.

« Hé… Meeka… ». Tu pourrais le laisser crever, là, maintenant. Et personne ne saurait que tu es passée par là. Il pourrait mourir seul et cela passerait pour un accident. Mais t’as pas le droit de faire un truc comme ça, parce que ce n’est pas comme ça que ça marche et il faut que les gens en prennent conscience. Voilà tout. Mais est-ce que tu serais capable de frapper un animal à terre ? Parce que c’est un peu de ça qu’il est question, là, non ? T’es face à un homme qui est au bord de la mort et… T’es quelqu’un de bien. De ça, au moins, t’en es sûre. Et il te serait parfaitement impossible de changer. Tu es qui tu es et ça ne risque pas de changer. Que cela soit facile ou non. Alors tu lui donnes à boire, parce que tu refuses de le laisser mourir comme ça. Ce n’est pas dans ton caractère parce que putain, ouais, t’es quelqu’un de bien et on ne pourra jamais t’enlever ça. Mais tu comprends que ça puisse être compliqué sur certains aspects. « Merci. ». Oui en effet, il peut te remercier. Tu espères juste que maintenant, il ne te prendra pas trop la tête.

En lui demandant depuis combien de temps il erre, tu essaies de saisir où en sont les choses. Tu essaies de comprendre comment les choses ont pu évoluer et à quel point il est dans un sale état. Tu en as pas spécialement besoin mais ça aide à comprendre l’état critique d’un corps. Certaines choses ne sont pas évidentes. Mais t’es disposée à faire en sorte qu’il ne perde pas la vie. L’heure du jour est avancé, et bientôt, le soleil devrait se coucher. Tu es loin de la forêt, et loin du désert aussi. Quelques heures et le soleil sera pleinement couchée. Rien en vu pour se mettre à l’abri. « Heu, j’marche depuis la plage. Tu quittes le village ? ». La plage ? Tu le regardes un instant, interdite. Tu ne t’attendais pas vraiment à une réponse pareille parce que mine de rien, la plage te paraît super loin. Quant à ce que toi, tu faisais, t’es presque tentée de lui dire que ça ne le concerne pas. Mais ce n’est pas le bon plan, et ce serait assez déplacé. T’es trop honnête, trop gentille également. Mais ça peut être compliqué, en réalité. ” Oui, j’en sors.”. Bien sûr que par le passé, les choses auraient été considérablement différentes. Tu continues de réfléchir et au vu de où vous êtes et de la distance établie avec la cité, il te semble qu’il doit y avoir un hameau non loin de là où vous vous trouvez où vous pourriez trouver un coin où vous abriter du soleil. Es-tu disposée à passer du temps avec lui ? Et en même temps, est-ce que tu peux le laisser dans sa merde, comme ça ? T’en es pas vraiment certaine. T’es trop conne, en réalité. Tu devrais le laisser dans sa galère. Profiter de sa faiblesse, aussi.

« Meeka ? Je ... ». Il te coupe dans le fil de tes pensées et tu restes là, à le fixer avec ta froideur, à attendre qu’il parle. Tu te demandes s’il va s’excuser pour ce qui a pu se produire. Mais t’es pas vraiment certaine que ce genre de chose puisse arriver. Tu en aurais bien besoin mais tu ne saurais pas le dire. « Tu m’sauve la mise. ». Il ne s’excuse pas. Et il t’affiche l’évidence en pleine gueule. Bien sûr que tu lui sauves la mise. Tu n’as même pas besoin qu’il te le dise. ” Je vais t’aider, y a un hameau pas loin où on pourrait trouver de quoi manger avec nos armes.”. T’essaies de pas penser à ta déception quand tu l’aides à se relever et à prendre appui sur toi.


notes » w/ Ashiri, en forêt

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Sujet: Re: Can't forget the past | Ciaphas

 

Can't forget the past | Ciaphas

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