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˜˜˜˜˜˜Cuivrée, aux échos endiablés.
maybe life should be about more than just surviving


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Sujet: Cuivrée, aux échos endiablés.
Lun 15 Mai - 2:15

Cuivrée, aux échos endiablés.
Lüya & Heïnrik

Il était arrivé avec l'obscurité. Elle l'avait suivi jusqu'au village Calusa, et avait attendu son heure, là, posée sur l'océan. En attendant qu'elle s'installe, Heïnrik avait d'abord cherché un endroit où dormir. Il ne voulait pas rester trop longtemps, encore moins dans un endroit qu'il connaissait déjà beaucoup trop. L'Iskaar avait donc prévu de repartir vers le Sud après son arrêt d'il ne savait trop combien de temps. En ce moment, il vivait surtout au jour le jour. Cela lui apportait de bonnes comme de mauvaises surprises. Mais Heïnrik ne se plaignait pas des mauvaises, au contraire. Tant qu'il vivait, ça lui allait. Il aurait aimé éviter certains saignements, mais rien n'était jamais parfait. Les mauvaises surprises le rendaient curieux de l'avenir. Plus curieux encore qu'il ne l'était déjà. Elles rendaient son futur moins certain, plus aventureux. Parce qu'il n'y a aucune joie à vivre une vie sans petits dangers. Heïnrik préfère ne pas trop savoir ce que demain lui réserve. Et alors qu'il se couche au son des vagues sur les rochers, le brun ne sait d'ailleurs pas de quoi sera fait sa journée, demain. Il n'a qu'un seul objectif et il espère que cela ne lui prendra pas toute la journée.

Pourtant, la matinée terminée, il n'en est encore rien. Il avait pris son temps pour manger, avant de prendre son temps pour se promener, avant de prendre son temps pour discuter avec quelques villageois, avant de prendre son temps pour admirer les vagues atterrissant sur le sable, avant de prendre son temps pour se demander comment se portait son clan, par delà les eaux. Finalement, il avait de nouveau pris son temps pour se rendre dans une auberge et manger de quoi tenir quelques heures. A présent qu'il ne savait plus pour quoi prendre son temps, il comprenait qu'il avait moins pris son temps que repoussé un moment. C'était un de ces moments qu'on veut vivre mais dont on ne sait pas si on y survivra. L'impatience se bat avec l'appréhension et cette dernière sait convaincre. Elle lui dit qu'il n'est pas prêt. Mais, prêt, il ne le sera jamais. Et Heïnrik se dit qu'il n'est pas venu là pour prendre son temps. Il sait qu'il a besoin, plus qu'il en a envie, d'atteindre cet objectif. Ensuite, il partira le cœur léger vers d'autres horizons. Ensuite, il finira son voyage et pourra retourner chez lui, des idées plein la tête pour des gravures gigantesques.

Prendre son courage à deux mains, c'était peut-être ce qu'il avait le plus de mal à faire, Heïnrik. Mais il se tient, là, loin de la civilisation, toujours dans l'enceinte du village, le sel marin chatouillant ses narines et les souvenirs défilant devant ses pupilles. Il se souvient des corps et des chuchotements. Il se souvient des mots et des non-dits. Il se souvient des émotions et des regards. Il aimerait se souvenir de beaucoup plus. Les années ont retouché à leur gré ce qu'il lui restait. Alors il se contente de ce qu'il lui reste. L'Iskaar n'était jamais revenu ici, n'avait jamais refoulé ce chemin qu'il l'avait mené à ses premiers ébats avec un homme. Il sent bien dans son âme que revenir ici n'était pas une mauvaise idée. Être là lui fait du bien. Rien de plus. Rien de compliqué. Jusqu'à ce qu'un mouvement attire son attention. Un mouvement aux reflets rouges et, déjà, ses sourcils se froncent. « Pas encore... » Si. Encore. Il la voit qui arrive vers lui sans savoir si elle l'a vu ou non. Il a reconnaît, en plus. Elle ne devrait pas être là. Ça aurait été une autre enfant, aux cheveux moins flamboyants, il lui aurait parlé plus gentiment. Mais là, c'est elle. Et elle n'a droit à aucune faveur. Il se redresse de toute sa petite taille. Il ne sait pas être en colère mais il sait être dégoûté. « Qu'est-ce que tu fais là, toi ? Comment t'es arrivée là ? » Elle l'énerve d'autant plus qu'elle gâche tout. Ce moment qu'il avait tant retardé devient une torture. Et si elle gâchait aussi ses souvenirs ? Il la maudirait sans doute encore plus qu'il ne le fait déjà. « Tu devrais être de l'autre côté de l'océan. Au moins, là-bas, on te voit arriver de loin. » C'était peut-être la mauvaise surprise de trop.


© Gasmask

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Sujet: Re: Cuivrée, aux échos endiablés.
Lun 22 Mai - 15:55

Il y a des moments dans la vie, où tout coïncidence tellement bien, qu’on est tenté de se tourner vers le ciel, pour remercier une puissance supérieure de sa bienveillance. Alors que Lüya se glisse dans les ombres, comme si elle rejoignant des sœurs, elle relève un court instant, son regard vers la lune et sourit. « Merci » souffle-t-elle, mutine. La voilà, sa protectrice, celle qui accueille son Destin dans le creux de sa main. La lumière pâle de l’astre guide ses pas. Jamais elle ne faillit. Chaque fois qu’elle trébuche, elle est là. Chaque fois qu’elle pleure, sa chaleur imaginée sèche ses larmes. Chaque fois qu’elle a peur, elle trouve la volonté d’avancer en contemplant les étoiles. L’enfant voit dans son désir d’évasion soudain, une preuve de ses grâces. Cette envie irrépressible lui a tend serrer les tripes, qu’elle n’a trouvé une délivrance quand gagnant les navires de son ïle. Elle pensait rester des heures, voir des nuits à épier les vas et vient des marchands, à attendre le moment propice. Sauf qu’Elle est intervenue. Poussant Lüya a prendre des risques… S’avançant plus près des marins, plus près des bateaux. Un moment d’inattention de leur part, et elle s’est glissée parmi les marchandises. Aussi souhaités par les Capitaines que les rats dans les cales, elle partage aussi avec ces nuisibles, une facilité déconcertante à la dissimulation. Elle passe le voyage, tapi dans l’obscurité, étirant son corps et ses jambes régulièrement pour éviter l’engourdissement. Même clandestine, elle apprécie le voyage, bercé par les vagues et le vent dans les voiles. Son tempe, elle l’occupe à rêver de son périple. Qu’importe la destination, seule compte le voyage. Les aventures qui l’attendent.
L’effervescence de l’arrivée au port. L’excitation du commerce qui s’annonce. La gamine quitte sa cache sans soucis. Nulle de ne la sait présente, alors il est facile de disparaitre. Revenir sur le navire, l’heure du retour venu, sera une autre affaire… Mais l’insouciance est maîtresse de l’enfance et la petite n’y échappe pas tout le temps. Elle ne doute pas de bénéficier de la même clémence. Alors oui, elle remercie une protectrice inventée… Avec la même ferveur qu’on adresse à son Dieu.

Calusa Sa première fois hors de l’île, c’était ici. C’est le même émerveillement qui vient illuminer son regard alors qu’elle admire les maisons flottantes. Ça l’amuse, ça la fait sourire, puis rire. Elle se fond parmi les habitants, comme si elle était aussi d’ici. C’est un peu le cas. Elle ne connait pas encore le sentiment d’appartenance. Elle n’est liée à aucune communauté. Ne connait pas le réconfort des siens et la chaleur d’une étreinte au sein d’un foyer accueillant. Elle n’a aucun chez elle, le monde lui appartient donc.
Elle s’arrête un instant, quand elle arrive sur la plage, refermant les yeux. Lorsqu’elle expire, elle laisse s’échapper de sa bouche entrouverte la crainte qu’elle a d’être rejeté. Ici elle n’est pas la Maudite. Elle est qui elle veut. Elle peut marcher sans se cacher. Elle peut parler, questionner ou écouter sans partir avec le handicape d’être rousse. Ici, elle n’est l’enfant d’aucun démon…
Et pourtant… Quand elle rouvre ses paupières et que son regard se pose, par un cruel hasard, sur un visage parmi d’autre… Son cœur se serre aussitôt. Son estomac se noue et se retourne, alors que la peur saisit son être. Lui, elle le connait. Lui c’est un Iskaar. Lui il sait qui elle est. Et il ne manque jamais un occasion de le lui rappeler. Ou de le rappeler aux autres. Lui éveille la haine et la colère des autres… Sans qu’elle ne comprenne jamais pourquoi. Lui, c’est Heïnrick.

Elle secoue la tête, serre les poings et hoche la tête. Non. Ce n’est pas un hasard si il est là. C’est une chance qu’on lui offre. Loin de ses terres, c’est parfait pour tenter de faire changer l’opinion du jeune homme à son égard. Si elle peut lui prouver, à lui, qu’elle n’est pas un fléau. Qu’elle n’est pas mauvaise ou un rejeton oublié des enfers… Alors elle pourra le faire avec tous les autres. Forte de sa résolution, elle chasse sa crainte et rassemble son courage, adoptant avec aisance la discrétion des ombres. Elle le suit. Elle l’épie. Guettant son instant. Elle n’oublie pourtant pas de se laisser distraire. Par quelques sourires qu’elle peut recevoir, par des conversations qu’elle surprend. Par ses pommes qu’on lui offre lorsqu’elle les admire. Son âme se gonfle sous la moindre attention reçue. Tout est bon à prendre. L’espoir n’en est que plus intense dans ses veines. Elle croque l’un des fruits juteux en reportant son attention sur Heïnrik qu’elle suit toujours. De loin. Lui laissant même l’intimité d’un recueillement quand elle le voit se perdre dans ses pensées. Elle le veut suffisamment pour savoir que ces choses-là sont précieuses.
Puis, quand l’impatience de faire ses preuves fait bouillonner son esprit de mille et un vœux, elle se redresse. Pour le rejoindre. Elle mesure la distance qui les sépare, au rythme de son cœur qui s’accélère. Son dégoût fait vaciller ses forces. Ce sont comme des milliers d’aiguilles enfoncés dans son estime. Elle déglutit, mais elle tient bon. « Je… Je suis venue avec un navire. » Elle tait tous les interdits franchit. Elle fait fit de toute sa hargne. Elle tente un sourire avant de venir lui tendre une des pommes données tantôt. Elle veut partager avec lui. Elle veut… ouvrir une porte à la conversation.

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Sujet: Re: Cuivrée, aux échos endiablés.
Sam 19 Aoû - 15:27

Cuivrée, aux échos endiablés.
Lüya & Heïnrik

Fou comme une seconde peut tout changer. Fou comme on peut passer d'une émotion à une autre. Les ponts s'enclenchent vite, comme s'ils n'attendaient que de se baisser et voir le corps réagir à ce qu'ils lui imposent. Un instant, Heïnrik est plus mélancolique que jamais. Il cherche à revivre des souvenirs qui s'embrument au fil des mois. Il cherche à retrouver des sensations qui lui manquent terriblement. Il aimerait presque revoir celui avec qui il a partagé ces sensations refouler ce petit carré d'herbe qui aura été le leur pendant un temps. Peut-être qu'il aimerait même plus que « presque ». Et instant plus tard, toutes ces tergiversions sont oubliées. Elles voguent déjà à des millions de kilomètres, par delà toutes les terres qu'il ne foulera jamais et toutes les eaux qu'il n'imaginera pas, alors que la haine s'immisce en lui et s'installe confortablement. Elle prend toute la place, fait bien attention à combler tous les trous, afin de cacher celle qu'il ne veut pas montrer à tout le monde. Cette peur intarissable qu'il ne s'explique pas. Qu'il ne s'explique plus.

Heïnrik regarde la petite fille qui avance vers lui et il se rappelle tout ce qu'on lui a toujours raconté sur les cheveux de feu. Il se rappelle tout ce qu'il s'est passé et qui ne pouvait être que sa faute. Il se rappelle les insultes qu'il a formulé et celles qu'il a adoré entendre. Il se rappelle tout cela autant qu'il se rappelle ses dernières rencontres avec ceux de son genre à elle. S'il avait laissé explosé sa peur, il n'avait pas non plus caché sa fascination. Et il avait des explications toutes faites à cela : les circonstances. Après tout, il avait grandit avec Abel et c'était la première fois qu'il croisait la Rahjak. Tandis que l'enfant, c'était autre chose. Il en avait des frissons dès qu'il l'apercevait dans son village. Il n'avait pas compris qu'on la laisse vivre avec eux, vivre tout court même. Son air juvénile, qui se voulait innocent, rendait sans doute cela encore plus affreux. Elle avait l'air d'un démon sur patte, qui se préparait sereinement à abattre ses cartes et les corps par la même occasion. Sans doute aussi qu'elle n'était pas arrivée au bon moment. Il avait été plus que facile de blâmer la rousse pour tous les malheurs qui tombaient sur eux. Et ces malheurs comprenaient l'impossibilité pour sa femme et lui d'avoir des enfants. Puis, plus tard, la mort de sa femme. Heïnrik n'avait pas tant d'amertume que ça concernant ces malheurs-là. Pourtant, lorsqu'il voyait la petite devant lui, il ne pouvait s'empêcher de se demander si c'était vraiment de sa faute.

Alors quand elle lui dit qu'elle est venue en bateau, sans donner plus de détails, les sourcils de l'Iskaar se froncent. Et quand elle lui sourit en lui proposant sa pomme, sa bouche à lui forme un rictus de dégoût. Il fait un geste de refus de la main. « Non. Mais ne gaspille pas. » Il ne veut même pas y toucher. C'est plus fort que lui, il a trop peur d'un quelconque empoisonnement. « Tu es venu en bateau, tu dis ? Et l'équipage était au courant ? Il t'ont laissé monter gratuitement ? » Son ton est sceptique autant qu'il est ferme. Le navire aurait pu couler trente fois avec elle à bord. « Je vais leur payer une petite visite alors. Tu vas me montrer qui t'as amené là. » Et il éviterait à tout pris à l'avenir de remettre un pied sur ledit navire. « D'ailleurs, qu'est-ce que tu fais là ? A part voler des pommes ? » Que faisait-elle chez les Calusa, oui ? Mais que faisait-elle aussi à l'aborder si facilement ? Il ne voulait pas baisser sa garder, Heïnrik, mais la voir sur le continent lui semblait maintenant bien différent de sur leur île. Peut-être était-ce la chaleur qui lui montait à la tête.


© Gasmask

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Sujet: Re: Cuivrée, aux échos endiablés.
Mer 18 Oct - 15:36

Ce rictus elle le connait bien, elle le déteste. Il déforme les visages, défigure les sourires et contamine leurs yeux. Elle se sent alors misérable. Une boule se forme dans son estomac, elle baisse les yeux et déglutit. La pomme, elle la frotte contre sa robe. Comme si elle n'avait pas remarqué que la pomme était sale et que c'était pour ça qu'il la refusait... C'est un mensonge qui ne suffit pourtant pas à chasser cette sensation glaciale qui baigne son cœur. Elle s'y attendait pourtant, Heïrik n'est pas de ceux qui l'ignorent. Il est de ceux qui se moquent et qui font mal, de ceux qui transforment leur Peur en Haine. Leurs malheurs en malédiction.
Il est évident qu'elle garde la pomme. Si elle n'est pas bonne pour lui, elle l'est pour elle. Elle, elle sait qu'il se trompe tous. Elle n'est pas l'Enfant du démon ou une bombe à retardement, une sorcière néfaste qui se nourrit de leurs larmes. Il faut juste qu'elle arrive à leur prouver. A lui prouver. Elle fait disparaitre le fruit dans sa petite besace qui pend à sa taille et se reprend. Elle savait que ça ne serait pas facile. Les grandes batailles ne le sont jamais. Oh ça ne sera pas une bataille sanglante où les corps sombreront dans une rivière rouge... Mais elle sera aussi douloureuse. Elle l'est déjà. Chaque rejet est pour l'enfant, plus violent qu'un coup d'épée. Elle se doit d'être forte. Elle doit remporter cette manche. C'est sa chance. Ils sont loin des leurs et de leurs croyances. " Peut être plus tard alors..." Elle n'a pas dit son dernier mot. La petite est déterminée à lui montrer qu'elle n'est pas dangereuse. Même si c'est mal partit.

Ses questions la mettent mal à l'aise, même si elle n'en montre rien, habitué à ne laisser qu'un sourire sur ses lèvres. Il n'y a que sa joie qu'elle veut partager. Il n'y a que ça qu'elle veut leurs montrer. " En bateau, oui." Elle hoche ensuite la tête. " Oui, gratuitement, mais j'ai été utile !" Et ça, c'est vrai. Même dans l'ombre, sans chercher aucune reconnaissance, elle tente dès qu'elle le peut de rendre des petits services anonyme. Anodins. " Le bateau est partit. Il ne restait pas longtemps ici." Elle se garde bien de lui dire qu'il repassera par ici avant de regagner leurs Terres. Et qu'elle compte bien s'y faufiler à nouveau. Il faut bien rentrer. Les réponses qui lui nuiraient sont étouffés. L'équipage n'était pas au courant. Personne ne la laisserait jamais monter à bord dans le cas contraire. " J'ai rien volé. On me les a donné ! Tu peux aller demander à la dame du marché si tu veux " Elle secoue la tête avant de regarder un instant la mer. Pour se donner de la force. Pour ne pas se décourager. Pour continuer à voir le bons côtés des choses. Heïnrik ne l'a pas envoyé paître. Il ne l'a pas insulté ou rendu responsable d'un quelconques cataclysmes. Et ça, c'est déjà beaucoup. Alors elle se doit de continuer. " Je voulais partir pour faire une aventure !" Pour s'échapper d'un quotidien étouffant. " Et voir le soleil !" Le sentir la réchauffer, comme une étreinte réconfortante. Elle hésite une poignée de secondes, mordillant doucement sa lèvre, relevant ses yeux vers lui. Et puis se lance avec un aplomb certain. " Et... Et toi ?"

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Sujet: Re: Cuivrée, aux échos endiablés.
Dim 21 Jan - 18:23

RP archivé suite au départ d'Heïnrik

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Sujet: Re: Cuivrée, aux échos endiablés.

 

Cuivrée, aux échos endiablés.

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