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˜˜˜˜˜˜The fire of the soul | Heïnrik
maybe life should be about more than just surviving


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04/10/2014 neko 927 Godfrey Gao AVENGEDINCHAINS.(avatar), tumblr (gif), northern lights.(code signature) cavalier, archer 10


Sujet: The fire of the soul | Heïnrik
Lun 8 Mai - 20:51

Quand reverrait-il Ozvan ? Il ne cessait d’y penser, mais pour l’instant, il devait attendre. Il espérait que le vagabond lui reviendrait. Il faisait froid, on était en plein hiver. Gen avait acquis une jeune pouliche qu’il dressait depuis plusieurs mois pour Hyacinthe. Prochainement, il la lui apporterait. Ephraim appréciait bien de s’occuper de la jument blanche qui s’entendait admirablement bien avec Yuki. Sa jument d’âge mûr était particulièrement contente d’avoir une copine d’aventure. Gen était en train de nettoyer l’écurie qui servait aux deux juments. Ephraim ne manquait pas de s’occuper des juments, mais allait aussi courir de temps en temps. Son père gardait un œil sur lui. Il se demandait quelle formation son fils voudrait suivre dans quelques années. Guerrier, palefrenier ? Autre ? Oh Gen portait énormément d’espoir sur l’unique héritier des Deng. Sa sœur n’avait daigné faire aucun enfant. Alors il ne restait qu’Ephraim qui portait dignement le sang de sa mère et son père. Plus l’enfant grandissait et plus l’homme voyait les traits de sa défunte femme chez le petit. Il lui ressemblait tellement, c’était tout simplement incroyable. Cela lui aurait fait mal à l’époque, mais plus aujourd’hui. Gen savait qu’il avait de grandes chances de ne plus être père. La paternité n’était pas si facile dans son cas, à gérer. Ephraim le poussait à la réflexion par sa seule présence et cela le troublait.

De plus, son attirance évidente pour un autre homme compromettait ses chances d’être avec une femme. Gen savait qu’on ne lui reprocherait rien car il avait donné un enfant à sa tribu. Il espérait juste que son enfant le rendrait fier. Il voulait le meilleur pour lui. L’homme prévoyait de voyager prochainement, encore. Peut-être bien arrêterait-il un jour ou prendrait-il Ephraim en voyage. Il voulait qu’il ait au moins quinze ans, qu’il soit un homme. Cela ne serait que dans quelques temps. Pour l’instant il avait le temps de profiter de ses jeunes années folles. Le cavalier s’essuya le front, se remettant à nettoyer l’écurie. Il avait de l’énergie, assez pour en dépenser dans cette journée. Il ne sortirait probablement pas aujourd’hui de l’enceinte de la tribu. Il était si rarement ici, qu’il avait l’impression de rater énormément concernant son enfant, mais aussi les autres. Est-ce que cela le rendait triste ? Probablement d’une certaine manière. Néanmoins, il appréciait l’extérieur et ce qu’il y trouvait. Son cœur était dans la montagne, mais son âme était aussi sauvage et libre qu’un aigle. Gen était dans ses pensées quand il se rendit compte qu’Ephraim n’était plus là. « Ephraim ? » Sa voix grave s’éleva. Il tendit l’oreille, mais rien. Où était donc allé gambader encore son gamin ?

L’homme posa sa fourche et sortit de la toute petite écurie. Il avisa au loin son enfant qui semblait particulièrement heureux. Le garçon alla en courant jusqu’à son père. « Il y a Heïnrik ! » Gen ne dit rien. Foutu…. Voyageur qui revenait encore et il voyait bien que son enfant était heureux. Il adorait cet homme qui voyageait et lui apportait toujours un petit quelque chose. L’athna n’essaya même pas d’arrêter Ephraim qui retourna auprès du visiteur. Le cavalier se contenta d’approcher. « Quel bon vent t’amène ici ? » Bon d’accord, il y avait des biens meilleurs accueils. Heïnrik n’était pas méchant, mais très franchement Gen grinçait des dents de le voir si proche de son fils, son unique fils. Il aurait pu interdire à son fils de voir cet homme qui n’était même pas de leur tribu. Mais alors, il ne vaudrait pas mieux que son autoritaire de père dans le passé. Alors il ne disait rien, il le gardait à l’œil, le tolérait. « Tu désires boire quelque chose ? Viens seulement. » L’habitation de Gen était un peu plus loin, mais il serait un bien mauvais hôte s’il n’invitait pas l’autre homme. « Je dresse une jument ! » Dit la voix encore jeune d’Ephraim, particulièrement fier. Le gamin sautillait, ses cheveux poussaient. Gen se fit la réflexion qu’il devrait les lui couper, sinon le gamin pourrait bientôt se faire une queue de cheval à ce rythme.

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29/01/2017 Lynelf 149 Xavier Dolan Ava by Lux Aeterna (Murphy♥) / Sign' by okinell. (Bazz') Menuisier § Artisan et artiste 10


Sujet: Re: The fire of the soul | Heïnrik
Mer 14 Juin - 1:30

The fire of the soul
Gen & Heïnrik

Heïnrik sauta sur le ponton, le sourire éblouissant et les bras levés vers le ciel. On lui reprochait parfois de se comporter comme un enfant et ces reproches lui passaient bien au-dessus de ses cheveux légèrement frisés. Il profitait à présent de l'enfance qu'il avait un peu trop gaspillé, selon lui, à plaire à son père et aux mœurs de sa tribu -auxquelles il se sentait pourtant encore enchaîné. Mais aujourd'hui, il était libre. Grâce à sa femme qui n'était plus. S'en voulait-il de penser ainsi ? Il s'en était voulu, oui. Quelques jours. Parce qu'il l'avait aimé, sa femme. Pas comme elle l'aurait voulu, pas autant qu'elle l'aurait souhaité, mais il l'avait aimé et chérie de tout son cœur. Et la perte de leurs enfants à répétition l'avait tout autant tué à petit feu qu'elle avait fini par la tuer, elle. Pourtant, il avait vu dans leurs malheurs un message, une petite façon de lui dire qu'il fallait qu'il vive pour lui. Ce nouveau départ, il avait décidé de le prendre peu après que sa femme soit morte, peu après que ses douleurs, qui étaient également celles de Heïnrik, soient mortes. Il voulait voir le monde, au-delà des quelques couleurs qu'il en avait déjà vu. Il voulait faire de nouvelles rencontres, plus fortes que les quelques unes qui l'avaient déjà marqué à jamais. Il voulait vivre de nouvelles choses, plus intenses que tout ce qu'il avait vécu jusqu'ici. Il attendait peut-être un peu trop de ce voyage, Heïnrik, mais l'espoir l'avait toujours fait vivre.

Aujourd'hui, donc, il était heureux. Il remercia le capitaine pour le voyage et se dirigea vers les côtes escarpés des Athnas. Ce choix de point de départ pour son voyage n'était pas innocent. Cela faisait longtemps qu'il n'était pas revenu dans les montagnes trop peu enneigées à son goût. Il voulait profiter de ce passage pour prendre des nouvelles de certaines personnes et, tout particulièrement, d'un petit homme. Il avait rencontré le gamin lors d'une visite commerciale des plus banales. Et le gamin s'était montré joyeux et Heïnrik l'avait adoré. A cette époque, Brimdís -sa femme, et lui essuyaient encore les échecs. Voir un gamin comme ça lui avait remonté le moral. Il n'avait pu le choyer comme il l'aurait voulu la première fois, alors il était revenu de longs mois plus tard et lui avait offert un petit verre personnalisé la seconde fois. Le rire de l'enfant avait sonné sans fin pendant son retour. Il espérait l'entendre un jour de la bouche de son enfant. Il savait bien qu'Ephraim n'était pas orphelin. Il l'avait toujours aperçu non loin d'une femme, femme qu'il pensait être la mère du garçon au début mais qu'il l'avait contredit lors de leur deuxième rencontre. Il n'avait jamais rencontré le père et se demandait s'il le rencontrerait un jour. Il était du genre vagabond, s'il avait bien compris. Et Heïnrik aimait se dire qu'il était une sorte d'oncle lointain, même encore maintenant alors qu'il ne savait pas s'il se remarierait un jour à une femme ou s'il aurait un jour des enfants. Peut-être encore plus maintenant, il vivait par procuration et ce garçon état une bouffée d'air frais qui remplissait ses poumons de contentement. Heïnrik vit d'ailleurs la bouffée d'air frais arriver au loin, alors que lui-même approchait de ce qui semblait être des prés. Les cheveux assez longs du petit être virevoltant autour de sa tête dans un joyeux tourbillon de folie enfantine. Heïnrik lui fit de grands gestes tandis qu'il allait également vers lui, son sac remplis de ses légères possessions sur le dos. « Comment tu vas, petit ? » L'Iskaar parlait à moitié, criait à moitié. Ephraim s'approcha un peu plus, l'air heureux de revoir son vieil ami, et Heïnrik ne pu faire autrement que de remarquer à quel point il avait grandit. Encore. « Dis donc, bientôt, tu vas me rattraper ! » Mais le petit repartait déjà en sens inverse, faisant signe au nouvel arrivant de le suivre. Ils arrivèrent près d'une écurie, où Ephraim disparut quelques secondes. Il en ressortit accompagné d'un homme que Heïnrik n'avait encore jamais vu.

Et cet homme n'avait pas l'air ravis de l'arrivée de l'Iskaar. Ephraim, lui, revint vers ce dernier, qui lui fit un grand sourire. La question abrupte de son interlocuteur le fit hausser un sourcil. Il réfléchit quelques secondes. Lui avait-il vendu un objet possédant malencontreusement un petit défaut après un mot mal placé ? Non, il ne croyait pas. Et il ne se vengeait pas assez souvent pour ne pas se souvenir quand il le faisait. « Je commence un grand voyage initiatique ! » Il dit cela d'un ton légèrement théâtral, un peu pour impressionner le garçon, il devait bien l'avouer. « Je voulais voir si Ephraim allait bien avant de partir. » Il fit un clin d’œil au petit, espérant qu'il comprenne ainsi qu'il n'était pas venu les mains vides. « Une petite boisson ne peut pas me faire de mal, merci. » Et le petit de déclarer fièrement qu'il dressait une jument, ce qui fit ostensiblement écarquiller les yeux de l'Iskaar pourtant réellement impressionné. « Vraiment ? Tu me la montreras ? » Heïnrik se disait qu'il pouvait bien rester autant de temps qu'il le voulait de toute façon, plus rien ne le retenait et plus rien ne le pressait.


© Gasmask

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04/10/2014 neko 927 Godfrey Gao AVENGEDINCHAINS.(avatar), tumblr (gif), northern lights.(code signature) cavalier, archer 10


Sujet: Re: The fire of the soul | Heïnrik
Dim 2 Juil - 21:19

Dai n’avait pas manqué de parler de Heïnrik à Gen. Elle l’avait décrit encore et encore. Gen avait tout de suite été méfiant de cet Iskaar qui semblait s’entendre si bien avec Ephraim. Ephraim qui manquait de présence masculine et qu’été après été, devenait progressivement un homme. Le cavalier avait suivi l’échange discrètement entre cet homme qui demandait à son fils comment il allait et la voix du pré-adolescent qui s’élevait dans l’air. « Bien et toi ? » Il était poli, Gen en fut fier. La politesse était une des valeurs de sa famille et sans, ils n’iraient pas bien loin les Deng. Oui l’enfant avait grandi et grandissait encore. Sa corpulence mettrait des années à venir, mais on devinait aisément la finesse de ses traits de visage et la souplesse de son corps. Dai tenait à ce que l’enfant travaille sa souplesse et son équilibre. Gen ignorait encore dans quoi son enfant se destinait, mais souplesse et équilibre étaient pour lui un élément central d’à peu près tout, qu’importe l’activité qu’on exerçait ensuite. Il fallait bien avouer qu’il n’accueillit pas bien le voyageur, où du moins avec sa politesse non légendaire et glaciale. « Un voyage initiatique ? » Le regard d’Ephraim brilla et Gen s’adoucit légèrement. L’enfant ne se formalisait par de l’humeur de son père. « Il va bien, je suis son père. » Il pesa ce mot comme pour rappeler qui il était. « Je ne crois pas qu’on se soit rencontré, Gen Deng. » Il fit un signe de tête poli en guise de salut.

Ephraim semblait rôder autour de Heïnrik comme s’il attendait quelque chose. Gen ne comprenait pas, se demandant bien ce qui se passait. Il décida de ne rien dire, se dirigeant vers chez lui alors que l’autre homme accepta sa boisson. Il sentit le regard de son fils sur lui quand Ephraim parla de la jument et que le voyageur l’interrogea et demanda s’il la verrait. « Tu la dresses, tu dois juger si elle est prête à voir quelqu’un. » La voix de Gen était posée et à travers ses mots, il continuait d’enseigner et transmettre à son fils. Ephraim prit une mine songeuse, ressemblant soudainement à son père. Il marchait entre Gen et Heïnrik. « Je pense qu’elle pourrait être prête. » Sa voix était ferme, l’enfant savait que son père voulait de la sûreté et aucune hésitation. Gen hocha la tête, approuvant les dires de son fils. Il ouvrit la porte de chez lui, une maison sobre et simple, faite en granite comme la plupart de celles qui était dans la montagne. « Installe-toi seulement. » Le brun alla jusqu’au feu du foyer et déposa dessus une théière qu’il avait acquise dans une autre tribu à force de troc. Il tourna légèrement la tête, voyant Ephraim proche de l’autre homme. « M’as-tu amené quelque chose ? » Gen se redressa, soudainement curieux. « Tu lui apportes des cadeaux ? » L’enfant se tendit aussitôt, regardant discrètement son père, conscient qu’il lui avait caché quelque chose. Dai était plus tolérante, tolérant le voyageur, approuvant qu’il offre des choses, mais elle n’avait jamais jugé bon d’en informer Gen.

Cela avait été l’unique mission de l’enfant, décider quoi dire et quoi partager à son père. Il cachait les précieux présents dans une boîte dans sa chambre que jamais, son père n’allait vérifier. Gen ne contrôlait pas tant que cela son fils, mais il sentit quelque chose en lui, de la déception. Il détailla cet homme et se rendit soudainement compte que de la rivalité qu’il se pourrait se créer en eux si l’athna ne faisait pas attention à sa manière de parler et de se comporter. « Du thé t’irais ? » Il tentait d’être plus conviviale et sympathique, mais ce n’était pas si facile à faire. Il avait un sacré ressentiment à l’égard de cet homme, un ressentiment qui n’avait pas lieu d’être, mais difficile de chasser ce qu’il ressentait. Gen se dit que cela risquait d’être compliqué pour la suite.

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Sujet: Re: The fire of the soul | Heïnrik
Sam 16 Sep - 2:55

The fire of the soul
Gen & Heïnrik

Plus Heïnrik regardait Ephraim et plus il sentait cet instinct paternel, qu'il avait dû refouler trop de fois déjà, refaire doucement surface. Il ne connaissait que très peu l'enfant, finalement. A chaque fois qu'il venait, ils ne se voyaient que quelques heures, tout au plus. Et, à chaque fois qu'il venait, il réapprenait à connaître le garçon car ce dernier grandissait vite. Cela n'empêchait pourtant pas l'Iskaar de s'attacher à lui aussi rapidement et aussi fortement qu'il s'était attaché aux couleurs de la vie. Il répondit d'un grand sourire presque rieur et d'un pouce en l'air lorsqu'Ephraim lui retourna sa question. Et il ne sut que penser de cet homme manifestement très protecteur. Ce qu'il ne pouvait définitivement pas lui reprocher. Il se demanda également un instant ce qu'on avait pu lui dire sur lui. Mais cette question s'en alla rapidement, son esprit étant trop accaparé par le garçon visiblement aussi heureux que lui de le voir ici. « Un voyage pour mieux connaître le monde et mieux me connaître. » L'Athna se présenta d'un ton qui sembla plutôt formel à Heïnrik. Il lui confirma qu'il était son père, comme si le doute était permis, comme si Heïnrik devait se rendre compte de quelque chose. Mais Heïnrik était bien loin de ces idées là, en ce moment. Il en pris juste note, dans un coin de sa tête. Si un jour il voulait échauffer ce père, il lui suffirait de susurrer quelques mots sur son fils. Il répondit au salut par un signe de tête également. « Enchanté. Heïnrik Audunn. » Il fit voler son nom dans l'air tout en sachant très bien que ce Gen Deng le connaissait déjà.

Heïnrik ne pipa mot alors que père et fils discutaient de la jument. Il écoutait attentivement et regardait l'échange d'un œil intéressé. Il se demandait aussi comment pouvait être Gen dans l'intimité. En famille. Vu son ton, sa prestance, il l'imaginait sans mal très autoritaire. Inévitablement, il fit le rapprochement avec son propre père. Il espérait que Gen ne lui ressemble pas sur tous les points. Il espérait qu'Ephraim ait la liberté de découvrir qui il était sans qu'on lui impose une voie plutôt qu'une autre. C'était peut-être ce qui inquiétait le plus l'Iskaar et ce pourquoi il mettait un point d'honneur à le voir à chaque fois qu'il arrivait en terres Athna : il voulait que le garçon s'épanouisse. Encore plus maintenant que les chances qu'il ait un jour son propre enfant se soient brutalement affaiblies. Les courbes des femmes lui plaisaient toujours autant mais il préféraient les admirer de loin. Pour l'instant, il voulait goûter à ce qu'on lui avait toujours interdit. A ce qui lui manquait. Une fois la décision prise par Ephraim et approuvée silencieuse par Gen, Heïnrik reprit doucement la parole, de sa voix rauque mais très peu grave pour un homme de son âge, comme s'il avait raté le coche au moment de sa mue et s'était arrêté en chemin. Une voix de vieil adolescent, comme il disait parfois. « J'ai hâte de la rencontrer ! » Il avait tout autant hâte de voir le petit en action.

Ils entrèrent dans la petite maison. A peu près de la taille de celle d'Heïnrik, en soi, et pourtant si différente. Il n'avait jamais mis les pieds dans un foyer Athna et ne manqua pas d'observer tout ce qui l'entourait. Gen l'invita à s'asseoir et l'Iskaar ne se le fit pas dire deux fois. Ephraim se rapprocha un peu. Il avait l'air tout aussi curieux. Alors enfin la question sortit et Heïnrik sourit comme jamais. Un sourire qui redescendit un peu lorsque Gen se redressa et posa sa question à lui. Heïnrik était étonné que le père ne soit pas au courant, il pensait que le garçon devait rendre des comptes sur tout. C'était comme ça que cela se passait chez lui. Mais finalement, il en était bien heureux. Pour deux raisons. Cela voulait dire que l'éducation d'Ephraim n'était pas aussi stricte que la sienne. Cela voulait aussi dire qu'Ephraim gardait secret leurs cadeaux, comme un petit trésor, et ça, ça ravissait Heïnrik qui se sentait exemplaire dans son rôle d'oncle généreux. « Je lui en fait, oui. » La distinction était importante, il fallait bien la comprendre. « Je ne le vois que très rarement finalement donc il n'en a pas beaucoup. » Il fit une petite moue d'excuse à Ephraim. « Et puis, ça m'fait vraiment plaisir. J'espère que ça ne dérange pas. » En fait, il espérait bien que ça dérange. C'était d'ailleurs pour ça qu'il ne demandait pas s'il pouvait le faire. Il le ferait quand même. Il observait tranquillement les traits un peu crispés du père et en se demandant s'il était déjà en colère. Jusqu'où pourrait aller sa patience ? Heïnrik adorait tester les limites des gens. Mais pas celles des enfants. Alors il se mit à fouiller dans son sac et en sortit un objet emballé dans un de ses vêtements. Il n'avait pas de quoi faire un papier cadeau très sophistiqué. Il le fit glisser vers le garçon. « J'en ai un aujourd'hui, évidemment. J'espère qu'il te plaira. » C'était un simple petit coffre de 15 sur 20 centimètres et de 8 centimètres de hauteur. Il avait mélangé du bois normal avec du bois de l'île. Le couvercle était donc de ce bleu si caractéristique et si prisé. Mais la petite touche dont il était le plus fier restait la gravure du visage d'Ephraïm sur le dessous. Il s'était largement amélioré depuis la dernière fois et il se demandait si le garçon le remarquerait. « Du thé sera parfait, merci. » Il regarda le soleil dehors. Il n'était pas partit en plein été, l'Iskaar. Il n'était pas si masochiste. L'air était encore frais mais il faisait beau. « C'est une belle journée pour commencer un voyage, non ? » Heïnrik rapporta son attention sur Gen. « Tu en fais beaucoup, toi, des voyages ? » Il se disait que oui, vu qu'il ne l'avait jamais vu auparavant. Mais surtout, il ne savait rien de lui, même pas son métier. « Et Dai va bien, au fait ? » Les mots étaient sortis plus vite qu'il ne l'aurait voulu. La seconde d'après, il se demandait s'il était possible qu'elle aussi soit morte. Il ne l'avait pas vu sur les quais, après tout. Il ne l'avait vu nulle part. Et tout pouvait arriver si vite. Il devenait légèrement paranoïaque, il fallait bien l'avouer. Dai avait assez peu d'importance à ses yeux. Elle avait beaucoup de qualités, certes, mais il ne serait pas triste qu'elle s'éteigne à jamais. Ce qui l'attristerait serait de voir le garçon souffrir. C'était pour lui qu'il s'inquiétait.


©️ Gasmask


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04/10/2014 neko 927 Godfrey Gao AVENGEDINCHAINS.(avatar), tumblr (gif), northern lights.(code signature) cavalier, archer 10


Sujet: Re: The fire of the soul | Heïnrik
Jeu 12 Oct - 19:11

Il savait qui était cet homme, mais les présentations étaient d’usage. C’était bien la première fois qu’ils se rencontreraient. Gen avait parfaitement conscience de la nervosité de son fils. Ephraim était habituellement calme, mais là, il manifestait clairement une agitation. Il bougeait énormément et regardait fréquemment son père qui sentait ce regard foncé peser sur son corps. La jument fut un sujet de discussion et Gen regarda son fils s’animer de bonheur en parlant du cheval. Peut-être deviendrait-il entraîneur, éleveur ou qu’en savait-il encore. L’enfant explorait les différents métiers, bientôt il fêterait douze ans. Il serait grand et à quinze ans, un adulte. Quel que soit la voie qu’il emprunterait, Gen comptait l’accompagner. Il ne faillirait pas. Ils entrèrent dans la maison et le cavalier tomba des nus en apprenant que Heïnrik offrait des cadeaux à son fils. Il avait parlé avec fermeté tout en s’adressant aux deux comparses. Son regard se durcit alors que l’autre homme l’affrontait, clairement. Ephraim n’était pas dupe et échangea à cela silencieusement. Gen allait devoir faire preuve de calme et demander à sa sœur pourquoi elle avait omis ce détail, en fait il connaissait déjà la réponse. Elle n’avait pas voulu le blesser. La relation entre le père et le fils avait toujours été fragile, elle se renforçait avec les années, mais les débuts avaient été durs. C’était Enako qui avait voulu un enfant et Gen avait été heureux d’accéder à ce désir, mais au fond, il ne s’était jamais senti père.

Il avait éprouvé de la colère en perdant sa femme et en restant seul avec cet enfant. Finalement ils avaient tissé une relation. « Non cela ne me dérange pas. » Pas tant que cela. Gen observa Ephraim bondir vers le cadeau de Heïnrik. « Merci !! » L’enfant déballa le tissu et la joie s’afficha clairement sur son visage. C’était un joli coffret et Gen s’approcha pour observer l’ouvrage. La boîte était bleue comme le bois de chez les Iskaars, c’était magnifique et cela contrariait l’archer de devoir le reconnaître. « Papa, regarde c’est moi ! » Ephraim tendit la boîte à son père, visiblement fier de se voir et Gen prit soigneusement la boîte. Il hocha la tête et rendit la boîte à l’enfant qui bondit sur ses pieds. « Je vais la mettre dans ma chambre ! » Et il partit en courant, très joyeux. Les deux hommes furent seuls et Gen alla préparer le thé. « Oui j’en fais énormément, mais tu le sais n’est-ce pas ? Je ne suis jamais là quand tu viens voir Ephraim. » Et c’était clairement une accusation. Gen remplit la théière d’eau chaude et alla s’asseoir en face de Heïnrik. Il sentait la rage battre en lui, mais se contrôlait. Il fut encore plus étonné d’entendre cet homme demander des nouvelles de sa sœur. Mais qui était donc ce foutu Iskaar ?! L’archer plissa les yeux, un éclat étrange dans son regard foncé. « Elle va très bien, elle est dans la montagne. Je suis sûr qu’elle te verra avant que tu ne partes, elle en sera heureuse. » Il n’en savait rien, mais s’en fichait.

Il entendit Ephraim fouiller sa chambre et décida d’affronter cet homme pendant qu’ils étaient seuls. « Que veux-tu à mon fils ? » Il attaquait de front. Il se demandait bien pourquoi cet homme était autant intéressé par Ephraim et cela l’inquiétait. Il ne voulait pas que du mal arrivât à son fils. Gen était féroce envers les membres de sa famille. « Si tu t’avises de lui faire du mal, crois-moi, tu rêveras de mourir si je te touche. » Et la menace était claire. C’était un grondement sauvage d’un père protégeant sa progéniture. Peut-être que l’Iskaar avait amadoué tout le monde, mais s’il ne l’amadouait pas, Gen serait sans pitié envers lui. Le cavalier le sonda du regard, voulant percer cet homme à la voix d’adolescent. Ils semblaient avoir le même âge, mais visiblement, des mondes les séparaient. « Tu devrais te présenter non ? Tu sors de nul-part. Je ne sais rien de toi, si l’envie me prenait, fais-moi confiance tu ne pourrais pas entrer ici. » Un mot, dire que c’était un ennemi et plus aucun garde ne le laisserait entrer. Gen était clairement en position de force, du moins c’était ce qu’il croyait.

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Sujet: Re: The fire of the soul | Heïnrik

 

The fire of the soul | Heïnrik

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