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˜˜˜˜˜˜The fire of the soul | Heïnrik
maybe life should be about more than just surviving


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04/10/2014 neko 796 Godfrey Gao AVENGEDINCHAINS.(avatar), tumblr (gif), northern lights.(code signature) cavalier, archer 112


Sujet: The fire of the soul | Heïnrik
Lun 8 Mai - 20:51

Quand reverrait-il Ozvan ? Il ne cessait d’y penser, mais pour l’instant, il devait attendre. Il espérait que le vagabond lui reviendrait. Il faisait froid, on était en plein hiver. Gen avait acquis une jeune pouliche qu’il dressait depuis plusieurs mois pour Hyacinthe. Prochainement, il la lui apporterait. Ephraim appréciait bien de s’occuper de la jument blanche qui s’entendait admirablement bien avec Yuki. Sa jument d’âge mûr était particulièrement contente d’avoir une copine d’aventure. Gen était en train de nettoyer l’écurie qui servait aux deux juments. Ephraim ne manquait pas de s’occuper des juments, mais allait aussi courir de temps en temps. Son père gardait un œil sur lui. Il se demandait quelle formation son fils voudrait suivre dans quelques années. Guerrier, palefrenier ? Autre ? Oh Gen portait énormément d’espoir sur l’unique héritier des Deng. Sa sœur n’avait daigné faire aucun enfant. Alors il ne restait qu’Ephraim qui portait dignement le sang de sa mère et son père. Plus l’enfant grandissait et plus l’homme voyait les traits de sa défunte femme chez le petit. Il lui ressemblait tellement, c’était tout simplement incroyable. Cela lui aurait fait mal à l’époque, mais plus aujourd’hui. Gen savait qu’il avait de grandes chances de ne plus être père. La paternité n’était pas si facile dans son cas, à gérer. Ephraim le poussait à la réflexion par sa seule présence et cela le troublait.

De plus, son attirance évidente pour un autre homme compromettait ses chances d’être avec une femme. Gen savait qu’on ne lui reprocherait rien car il avait donné un enfant à sa tribu. Il espérait juste que son enfant le rendrait fier. Il voulait le meilleur pour lui. L’homme prévoyait de voyager prochainement, encore. Peut-être bien arrêterait-il un jour ou prendrait-il Ephraim en voyage. Il voulait qu’il ait au moins quinze ans, qu’il soit un homme. Cela ne serait que dans quelques temps. Pour l’instant il avait le temps de profiter de ses jeunes années folles. Le cavalier s’essuya le front, se remettant à nettoyer l’écurie. Il avait de l’énergie, assez pour en dépenser dans cette journée. Il ne sortirait probablement pas aujourd’hui de l’enceinte de la tribu. Il était si rarement ici, qu’il avait l’impression de rater énormément concernant son enfant, mais aussi les autres. Est-ce que cela le rendait triste ? Probablement d’une certaine manière. Néanmoins, il appréciait l’extérieur et ce qu’il y trouvait. Son cœur était dans la montagne, mais son âme était aussi sauvage et libre qu’un aigle. Gen était dans ses pensées quand il se rendit compte qu’Ephraim n’était plus là. « Ephraim ? » Sa voix grave s’éleva. Il tendit l’oreille, mais rien. Où était donc allé gambader encore son gamin ?

L’homme posa sa fourche et sortit de la toute petite écurie. Il avisa au loin son enfant qui semblait particulièrement heureux. Le garçon alla en courant jusqu’à son père. « Il y a Heïnrik ! » Gen ne dit rien. Foutu…. Voyageur qui revenait encore et il voyait bien que son enfant était heureux. Il adorait cet homme qui voyageait et lui apportait toujours un petit quelque chose. L’athna n’essaya même pas d’arrêter Ephraim qui retourna auprès du visiteur. Le cavalier se contenta d’approcher. « Quel bon vent t’amène ici ? » Bon d’accord, il y avait des biens meilleurs accueils. Heïnrik n’était pas méchant, mais très franchement Gen grinçait des dents de le voir si proche de son fils, son unique fils. Il aurait pu interdire à son fils de voir cet homme qui n’était même pas de leur tribu. Mais alors, il ne vaudrait pas mieux que son autoritaire de père dans le passé. Alors il ne disait rien, il le gardait à l’œil, le tolérait. « Tu désires boire quelque chose ? Viens seulement. » L’habitation de Gen était un peu plus loin, mais il serait un bien mauvais hôte s’il n’invitait pas l’autre homme. « Je dresse une jument ! » Dit la voix encore jeune d’Ephraim, particulièrement fier. Le gamin sautillait, ses cheveux poussaient. Gen se fit la réflexion qu’il devrait les lui couper, sinon le gamin pourrait bientôt se faire une queue de cheval à ce rythme.

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29/01/2017 Lynelf 137 Xavier Dolan Ava by nebula. / Sign' by okinell. (Bazz') Menuisier § Artisan et artiste 10


Sujet: Re: The fire of the soul | Heïnrik
Mer 14 Juin - 1:30

The fire of the soul
Gen & Heïnrik

Heïnrik sauta sur le ponton, le sourire éblouissant et les bras levés vers le ciel. On lui reprochait parfois de se comporter comme un enfant et ces reproches lui passaient bien au-dessus de ses cheveux légèrement frisés. Il profitait à présent de l'enfance qu'il avait un peu trop gaspillé, selon lui, à plaire à son père et aux mœurs de sa tribu -auxquelles il se sentait pourtant encore enchaîné. Mais aujourd'hui, il était libre. Grâce à sa femme qui n'était plus. S'en voulait-il de penser ainsi ? Il s'en était voulu, oui. Quelques jours. Parce qu'il l'avait aimé, sa femme. Pas comme elle l'aurait voulu, pas autant qu'elle l'aurait souhaité, mais il l'avait aimé et chérie de tout son cœur. Et la perte de leurs enfants à répétition l'avait tout autant tué à petit feu qu'elle avait fini par la tuer, elle. Pourtant, il avait vu dans leurs malheurs un message, une petite façon de lui dire qu'il fallait qu'il vive pour lui. Ce nouveau départ, il avait décidé de le prendre peu après que sa femme soit morte, peu après que ses douleurs, qui étaient également celles de Heïnrik, soient mortes. Il voulait voir le monde, au-delà des quelques couleurs qu'il en avait déjà vu. Il voulait faire de nouvelles rencontres, plus fortes que les quelques unes qui l'avaient déjà marqué à jamais. Il voulait vivre de nouvelles choses, plus intenses que tout ce qu'il avait vécu jusqu'ici. Il attendait peut-être un peu trop de ce voyage, Heïnrik, mais l'espoir l'avait toujours fait vivre.

Aujourd'hui, donc, il était heureux. Il remercia le capitaine pour le voyage et se dirigea vers les côtes escarpés des Athnas. Ce choix de point de départ pour son voyage n'était pas innocent. Cela faisait longtemps qu'il n'était pas revenu dans les montagnes trop peu enneigées à son goût. Il voulait profiter de ce passage pour prendre des nouvelles de certaines personnes et, tout particulièrement, d'un petit homme. Il avait rencontré le gamin lors d'une visite commerciale des plus banales. Et le gamin s'était montré joyeux et Heïnrik l'avait adoré. A cette époque, Brimdís -sa femme, et lui essuyaient encore les échecs. Voir un gamin comme ça lui avait remonté le moral. Il n'avait pu le choyer comme il l'aurait voulu la première fois, alors il était revenu de longs mois plus tard et lui avait offert un petit verre personnalisé la seconde fois. Le rire de l'enfant avait sonné sans fin pendant son retour. Il espérait l'entendre un jour de la bouche de son enfant. Il savait bien qu'Ephraim n'était pas orphelin. Il l'avait toujours aperçu non loin d'une femme, femme qu'il pensait être la mère du garçon au début mais qu'il l'avait contredit lors de leur deuxième rencontre. Il n'avait jamais rencontré le père et se demandait s'il le rencontrerait un jour. Il était du genre vagabond, s'il avait bien compris. Et Heïnrik aimait se dire qu'il était une sorte d'oncle lointain, même encore maintenant alors qu'il ne savait pas s'il se remarierait un jour à une femme ou s'il aurait un jour des enfants. Peut-être encore plus maintenant, il vivait par procuration et ce garçon état une bouffée d'air frais qui remplissait ses poumons de contentement. Heïnrik vit d'ailleurs la bouffée d'air frais arriver au loin, alors que lui-même approchait de ce qui semblait être des prés. Les cheveux assez longs du petit être virevoltant autour de sa tête dans un joyeux tourbillon de folie enfantine. Heïnrik lui fit de grands gestes tandis qu'il allait également vers lui, son sac remplis de ses légères possessions sur le dos. « Comment tu vas, petit ? » L'Iskaar parlait à moitié, criait à moitié. Ephraim s'approcha un peu plus, l'air heureux de revoir son vieil ami, et Heïnrik ne pu faire autrement que de remarquer à quel point il avait grandit. Encore. « Dis donc, bientôt, tu vas me rattraper ! » Mais le petit repartait déjà en sens inverse, faisant signe au nouvel arrivant de le suivre. Ils arrivèrent près d'une écurie, où Ephraim disparut quelques secondes. Il en ressortit accompagné d'un homme que Heïnrik n'avait encore jamais vu.

Et cet homme n'avait pas l'air ravis de l'arrivée de l'Iskaar. Ephraim, lui, revint vers ce dernier, qui lui fit un grand sourire. La question abrupte de son interlocuteur le fit hausser un sourcil. Il réfléchit quelques secondes. Lui avait-il vendu un objet possédant malencontreusement un petit défaut après un mot mal placé ? Non, il ne croyait pas. Et il ne se vengeait pas assez souvent pour ne pas se souvenir quand il le faisait. « Je commence un grand voyage initiatique ! » Il dit cela d'un ton légèrement théâtral, un peu pour impressionner le garçon, il devait bien l'avouer. « Je voulais voir si Ephraim allait bien avant de partir. » Il fit un clin d’œil au petit, espérant qu'il comprenne ainsi qu'il n'était pas venu les mains vides. « Une petite boisson ne peut pas me faire de mal, merci. » Et le petit de déclarer fièrement qu'il dressait une jument, ce qui fit ostensiblement écarquiller les yeux de l'Iskaar pourtant réellement impressionné. « Vraiment ? Tu me la montreras ? » Heïnrik se disait qu'il pouvait bien rester autant de temps qu'il le voulait de toute façon, plus rien ne le retenait et plus rien ne le pressait.


© Gasmask

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04/10/2014 neko 796 Godfrey Gao AVENGEDINCHAINS.(avatar), tumblr (gif), northern lights.(code signature) cavalier, archer 112


Sujet: Re: The fire of the soul | Heïnrik
Dim 2 Juil - 21:19

Dai n’avait pas manqué de parler de Heïnrik à Gen. Elle l’avait décrit encore et encore. Gen avait tout de suite été méfiant de cet Iskaar qui semblait s’entendre si bien avec Ephraim. Ephraim qui manquait de présence masculine et qu’été après été, devenait progressivement un homme. Le cavalier avait suivi l’échange discrètement entre cet homme qui demandait à son fils comment il allait et la voix du pré-adolescent qui s’élevait dans l’air. « Bien et toi ? » Il était poli, Gen en fut fier. La politesse était une des valeurs de sa famille et sans, ils n’iraient pas bien loin les Deng. Oui l’enfant avait grandi et grandissait encore. Sa corpulence mettrait des années à venir, mais on devinait aisément la finesse de ses traits de visage et la souplesse de son corps. Dai tenait à ce que l’enfant travaille sa souplesse et son équilibre. Gen ignorait encore dans quoi son enfant se destinait, mais souplesse et équilibre étaient pour lui un élément central d’à peu près tout, qu’importe l’activité qu’on exerçait ensuite. Il fallait bien avouer qu’il n’accueillit pas bien le voyageur, où du moins avec sa politesse non légendaire et glaciale. « Un voyage initiatique ? » Le regard d’Ephraim brilla et Gen s’adoucit légèrement. L’enfant ne se formalisait par de l’humeur de son père. « Il va bien, je suis son père. » Il pesa ce mot comme pour rappeler qui il était. « Je ne crois pas qu’on se soit rencontré, Gen Deng. » Il fit un signe de tête poli en guise de salut.

Ephraim semblait rôder autour de Heïnrik comme s’il attendait quelque chose. Gen ne comprenait pas, se demandant bien ce qui se passait. Il décida de ne rien dire, se dirigeant vers chez lui alors que l’autre homme accepta sa boisson. Il sentit le regard de son fils sur lui quand Ephraim parla de la jument et que le voyageur l’interrogea et demanda s’il la verrait. « Tu la dresses, tu dois juger si elle est prête à voir quelqu’un. » La voix de Gen était posée et à travers ses mots, il continuait d’enseigner et transmettre à son fils. Ephraim prit une mine songeuse, ressemblant soudainement à son père. Il marchait entre Gen et Heïnrik. « Je pense qu’elle pourrait être prête. » Sa voix était ferme, l’enfant savait que son père voulait de la sûreté et aucune hésitation. Gen hocha la tête, approuvant les dires de son fils. Il ouvrit la porte de chez lui, une maison sobre et simple, faite en granite comme la plupart de celles qui était dans la montagne. « Installe-toi seulement. » Le brun alla jusqu’au feu du foyer et déposa dessus une théière qu’il avait acquise dans une autre tribu à force de troc. Il tourna légèrement la tête, voyant Ephraim proche de l’autre homme. « M’as-tu amené quelque chose ? » Gen se redressa, soudainement curieux. « Tu lui apportes des cadeaux ? » L’enfant se tendit aussitôt, regardant discrètement son père, conscient qu’il lui avait caché quelque chose. Dai était plus tolérante, tolérant le voyageur, approuvant qu’il offre des choses, mais elle n’avait jamais jugé bon d’en informer Gen.

Cela avait été l’unique mission de l’enfant, décider quoi dire et quoi partager à son père. Il cachait les précieux présents dans une boîte dans sa chambre que jamais, son père n’allait vérifier. Gen ne contrôlait pas tant que cela son fils, mais il sentit quelque chose en lui, de la déception. Il détailla cet homme et se rendit soudainement compte que de la rivalité qu’il se pourrait se créer en eux si l’athna ne faisait pas attention à sa manière de parler et de se comporter. « Du thé t’irais ? » Il tentait d’être plus conviviale et sympathique, mais ce n’était pas si facile à faire. Il avait un sacré ressentiment à l’égard de cet homme, un ressentiment qui n’avait pas lieu d’être, mais difficile de chasser ce qu’il ressentait. Gen se dit que cela risquait d’être compliqué pour la suite.
 

The fire of the soul | Heïnrik

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