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˜˜˜˜˜˜Veni. Vidi. Amavi. [Shana]
maybe life should be about more than just surviving


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28/02/2016 Glacy 667 Jessica Parker Kennedy bazzart esclave de Roan en fuite ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée 209
† Game of survival †


Sujet: Veni. Vidi. Amavi. [Shana]
Lun 8 Mai - 13:45

On pensait y arriver et puis au final on se rendait compte que comme tous on était obligé d'emprunter des chemins détournés. Obligé de s'éloigner, de prendre une voie de traverse. Obligé de faire demi-tour parce que l'on s'était trompé de chemin, parce qu'il y avait un obstacle devant nous. Il y avait de nombreuses raisons qui pouvaient expliquer pourquoi on était obligé d'effectuer un détour ou qui pouvait expliquer comment il était possible de perdre du temps. Du temps que j'avais bel et bien perdu alors que mon voyage avait été freiné. Un voyage. Euphémisme. Ce n'était pas un voyage, ni même une partie de plaisir. Au contraire, ce n'était pas un voyage de plaisance, ni même une simple promenade, c'était plus une question de vie ou de mort. Je ne voyageais pas. Je fuyais. C'était la vérité. Je continuais de fuir à cet instant. Je fuyais la cité de feu. Je continuais de fuir les ombres du passé. Bien sûr, j'aurai pu me poser. Bien sûr, j'aurai pu tenter de rejoindre les athnas mais à proportion la tribu des calusas semblait plus attrayante. Attrayé par la mer, par l'océan, par cet inconnu que représentait cette masse sombre. Une tribu qui ne semblait peut-être pas comme la plus proche de celle que j'avais connu mais j'avais besoin de changement.

Bien que le changement m'apportait un arrière-goût amer en bouche alors que je n'avais pas été des plus à l'aise parmi les arbres. Des arbres qui pouvaient cacher des silhouettes. Non j'étais pas habituée à me retrouver sous le couvert de la forêt, sous les ombres. Bien plus habituée à la chaleur du désert et à des étendues de sable sans fin. Toutefois, j'avais enfin quitté le couvert des arbres. Non pas que j'avais arrêté de fuir. Mais je ne pouvais que constater que je me sentais un peu plus en sécurité dans cette plaine qui s'étendait devant moi. Si certes, je n'étais pas à l'abri d'une potentielle menace, j'avais enfin la possibilité de voir ce qui se trouvait devant moi. Le ciel étant dégagé. Ma main qui glissait le long du camélidé, alors que j'étais toujours en sa compagnie. Il était mon compagnon de route, mon compagnon de fuite.

En effet, autant que j'avais un but, je continuais bel et bien de fuir. Tout comme Eirik, je n'avais pas réussi à me poser. Et dans un sens, plus que jamais, j'étais heureuse de l'avoir rencontré alors qu'il était en soit un de mes frères de sang, un frère d'arme. Nous étions des esclaves et il était sans doute l'un des seuls de ce monde à avoir réussi à fuir la cité de feu. Et alors qu'il était un esclave, il était sans doute l'un des seuls à pouvoir comprendre mon point de vue, à pouvoir comprendre mon désir de fuir la cité. Et tout comme moi il avait réussi à s'en éloigner, il avait réussi à partir de cet enfer. Eirik que j'avais laissé à mon tour derrière moi, poursuivant mon but, espérant atteindre la tribu calusa.

Soudainement, j'en venais à m'arrêter, sifflant longuement pour que le camélidé s'arrête dans sa course. Ce dernier obéit aussitôt alors que le lien que j'avais continué de tisser semblait s'être renforcé. S'il n'était pas à moi mais à Shanareth, il n'en restait pas moins que j'appréciais encore plus de me retrouver auprès de lui. Dans un sens il me la rappelait. Et si l'image de la jolie brune traversa mon esprit, je n'en venais pas moins qu'à la chasser, sachant qu'être nostalgique ne servirait rien si ce n'était que j'en viendrais qu'un peu plus à me torturer. Ce que je ne comptais pas faire. J'avais fui pour être libre et je savais que la mercenaire ne pourrait jamais comprendre ce sentiment, et cela encore plus alors qu'elle m'avait fait promettre de rester. Or je n'avais pas seulement rompu ma promesse, mais je l'avais trahi, l'abandonnant derrière moi. Et autant je regrettais qu'elle ne soit pas là, il n'en restait pas moins que même encore là, je savais que j'avais fait le bon choix. J'étais loin de Roan, loin des mercenaires, loin de la cité de feu et c'était tout ce qui comptait.

Mais je n'étais pas encore assez loin. Toutefois, je n'étais pas moins conscient que je devais m'arrêter. Conscient de ce fait alors qu'Argo avait commencé à boiter, ce qui m'inquiétait autant. Ayant peur pour le camélidé, ayant peur de l'avoir poussé trop loin bien que j'avais toujours été prudente, que j'avais toujours fait attention à mes moindres et gestes. Et cela autant que j'avais été retardée, obligée de me reprendre à plusieurs reprises pour tenter de retrouver ma route alors qu'avec tous ces arbres autour, il paraissait plus que difficile de suivre une ligne droite. Mais pourtant je savais que je suivais toujours le bon chemin pour le moment, certaine de cela bien que je n'avais pour le moment encore aucune idée de la distance qui me séparait du point où j'étais de la tribu des calusa. Une distance que j'espérai pas moins réduire encore plus alors que je ressentais cette nécessité de fuir encore plus, de m'éloigner encore plus de la cité du feu. La peur que je pouvais ressentir elle était toujours là alors qu'il n'y avait aucun doute que les mercenaires aient cessé de me traquer pas alors que Roan en faisait partie, pas alors que Shanareth en faisait partie. Et cela ne faisait aucun doute que mon ancien maître, si l'on pouvait dire, ne renoncerait pas de sitôt à moi comme Shanareth.

Secouant la tête pour ne pas penser à eux alors que je me concentrais sur Argo. Descendant de ma monture pour l'entraîner derrière moi, m'avançant prudemment parmi les ruines qui se dressaient devant moi. Un village en ruine. L'impression que le souffle du vent n'était qu'un écho du passage de fantôme. Mais plus que cette impression, mes yeux ne pouvaient que s'écarquiller un peu plus alors que j'étais tout simplement admirative devant ce majestueux paysage. Admirative et contemplative alors que je continuais de m'avancer prudemment en faisant attention à ne pas trébucher. Non, le paysage était tout simplement splendide et je n'avais aucun mot pour décrire mon ressenti. M'avançant jusqu'à la place principale jusqu'à ce que je n'en vienne qu'à trouver un recoin idéal, à l'abris d'un bloc de ruines. Accrochant Argo à un anneau rongé par la rouille avant de m'approcher du camélidé pour examiner sa patte. Y jetant un coup d'oeil précautionneusement alors qu'il semblerait avant tout que c'était un accroc. Faisant la moue avant de soulever sa patte délicatement, faisant attention à ne pas le brusquer ou l'effrayer pour enlever cet accro, cet élément inconnu planté dans sa patte. Sifflant doucement pour le rassurer avant de retirer ce détail méconnu. Un sourire aux bords des lèvres alors que je me relevais, remarquant avec satisfaction que la plaie ne semblait pas soigner particulièrement bien que je savais pas moins qu'il était nécessaire que je m'assure que la plaie soit pansée. Me relevant pour m'approcher du camélidé, posant mon front contre lui avant que ma main ne glisse le long de lui. Un sourire sur mon visage alors que tout allait bien se passer. Une certitude dont je tentais de me convaincre.

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Sujet: Re: Veni. Vidi. Amavi. [Shana]
Lun 5 Juin - 23:52

Veni. Vidi. Amavi.

ezra
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Des mois et des mois que tu étais sur les traces d'Ezra et toujours aucunes traces d'elle. Et à chaque tentative, tu désespérais un peu plus de n'avoir pas encore mis la main sur elle. Où pouvait-elle être ? Où pouvait-elle se cacher ? Pourquoi ? Tant de questions qui te taraudaient l'esprit - mais dont tu n'avais aucune réponse. Le seul sentiment d'avoir été pris pour une idiote avait pris position dans ton esprit. Elle s’est servie de toi pour gagner ta confiance, pour ensuite, lorsque tu aurais le dos tournée, s’enfuir comme de rien n’était. Pour te voler ce que tu avais de plus cher. Le seul encore vivant te rapprochant un peu de ton défunt père. Argo. C’est lui qui te l’avait offert pour tes seize ans. Pour t’apprendre à être responsable de tes actes. Et élever un chamelon au biberon, t’as appris à être responsable et a être au petit soin pour cette grosse bestiole qui est devenu au fil des années plus un ami, qu’une simple monture de voyage. Et en te l'enlevant, Ezra t'a enlevé une partie de toi. Comment a-elle pu te faire ça à toi ? Toi quia cru à tout ce qu’elle t’a dit. A ses mots dits sur l’oreiller, à ceux visant à te faire croire que tu pouvais être autre chose qu’une mercenaire sanguinaire – un monstre. Tu as cru en elle, en ses belles paroles. Tu y as tellement cru, que tu n’avais qu’une hâte – rentrer de mission et la retrouver. Mais que ne fût pas ta surprise en retrouvant l’intérieur de ta maison ravagé & la disparition d’Argo. L’incompréhension la plus totale. Au début, tu n’as bien compris. Qui a bien pu faire ça ?

Ce n’est lorsque Roan t’es tombé sur le coin du museau que tu as compris. Ezra avait attendu ton départ pour partir. Il pensait que tu l’avais aidé à fuir, mais il en été rien. Tu ne savais pas qu’elle prévoyait de le faire. Tu ne pensais pas qu’elle oserait le faire. Qu’elle avait réfléchi à cette éventualité, alors qu’elle t’avait promis de t’attendre. Sa trahison t’avait affecté – parce que tu pensais qu’elle était des différentes des autres esclaves. Qu’en étant à ses côtés, elle ne penserait plus s’enfuir. Qu’elle oublierait cette idée – mais il faut croire que tu t’es bien trompée. Elle n’est en rien différente à Oshea ou Saoirse. Tous les esclaves sont tous les mêmes. Ne rêvant que de liberté. Cette liberté qu’ils ne méritent pas. Et c’est pour cette raison que tu t’épuises à la retrouver coûte que coûte pour lui rappeler que la liberté ça se gagne et ne s’obtient pas par la fuite. Tu galopes alors, tu ne fais que ça – laissant des traces dans le sable, le vent qui chatouille ton visage te fait du bien. Comme le soleil, qui réchauffe ton être – bien qu’il te faut trouver un coin d’ombre. Non pas pour toi, mais pour Ladislas. Ton cheval a besoin de faire une pause. Tu n’as pas arrêté les recherches de la journée et il commence à montrer des signes de fatigue. Par chance, tu aperçois au lieu une terre qui ne ressemble au rien au désert. La forêt & les ruines, c’est là-bas que tu feras un arrêt, reprendra des forces et réfléchira chez laquelle tribu Ezra peut bien se cacher. Le soleil à son zénith, au plus haut – tu arrives enfin à l’entrée du roi ou la nature a repris ses droits. La température est bien plus supportable que dans le désert. Des arbres et des plantes à perte de vue. Tu trouverais ça à couper le souffle, si tu n’avais pas tes pensées ailleurs. Quoi qu’il en soit, tu descends de cheval – le déleste de sa selle, avant de t’asseoir à même le sol.

Ton regard se perd dans le vide. Tu réfléchis. Où peut-elle être allée ? Chez les Athnas ? Les Pikunis ? Chez ceux tombés du ciel ? Si elle s’est cachée chez eux, tu ne pourras la récupérer aussi facilement que si elle avait décidé de trouver refuge chez les membres d’une autre tribu. C’est alors que tu entends un blatère. Un son significatif que tu reconnaitrais entre mille. Argo. C’est celui d’Argo tu en est certaine. Il n’est pas loin. Alors tu te mets à siffler. Encore et encore jusqu’à avoir les lèvres desséchées. C’est alors que tu le vois. L’émotion de submerge – mais tu n’avances pas. Tu restes cachée dans l’ombre – observe. Ezra. Elle a tête contre l’encolure de ton chameau. Il semblerait que quelque chose ne va pas. Tu arques un sourcil. Ton animal semble blessé. Si c’est grave, tu lui feras regretter.  Tu sors finalement de ta cachette & te met à siffler. Les oreilles de l’animal se mettent aux aguets. Il tourne la tête & se met à blatérer en te voyant. Tu souris – tout autant heureuse que lui de le revoir. Tu t’approches de lui – le caresse doucement le flan, puis la tête – avant de déposer tes lèvres contre son museau. Geste d’affection qu’il te rend en posant doucement sa tête contre ton épaule. « Toi aussi tu m’as manqué vieux frère. »  lui confirmes-tu sourire aux lèvres – qui disparaît bien vite lorsque ton regard se pose sur la traitresse, la voleuse – l’esclave que tu pensais pouvoir aimer comme si elle était plus que ça. Tu la regardes – ne cille pas. Aucune émotion ne déforme les traits de ton visage. Un grand vide dans le regard, alors qu’une seule & unique larme coule le long de ta joue et que tes lettres se mettent soudainement à bouger. « Je te faisais confiance et tu toi, tu as osé me trahir. Traitresse ! Scélérate ! » hurles-tu avant de te jeter sur elle – usant de tout ton poids pour la faire tomber en arrière – son dos heurtant dangereusement le sol, tes genoux bloquant ses bras pour l’empêcher de bouger, alors que tu sors une dague de ton ceinturon. Le bout de la lame plantée sous la gorge de la jeune femme. Les dents serrées – la colère et l’amertume pouvant se lire sur ton visage, alors qu’il ne te suffirait que d’un malencontreux geste pour la tuer. Et dire qu’à une époque, tu n’aurais jamais imaginé lever la main sur elle de quelconque manière que ce soit. Mais cette époque est comme le reste, bel et bien révolue.

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Sujet: Re: Veni. Vidi. Amavi. [Shana]
Mar 6 Juin - 7:46


Je ne l'entendis pas arriver. Je ne la vis pas venir et s'approchait dans mon dos, pas même que j'entendis le bruit de ses pas ou les sabots de son cheval qui résonnait contre le sol. Je ne me rendis compte de rien, trop absorbé par la blessure d'Argo. Ce qui était le pire alors que pourtant j'avais jusqu'à là été méfiante. Me méfiant toujours suffisamment pour m'assurer que personne ne me retrouvait. Toujours être en mouvement, n'osant pas m'arrêter si ce n'était quelques heures pour discuter ou reprendre mon souffle. Tout comme je l'avais fait avec Eirik alors qu'après mon départ, je n'en n'étais que venu à suivre ses conseils. Tentant de survivre par mes propres moyens, tentant d'appliquer ses conseils, ses méthodes. Ce que j'avais réussi à faire mais comme là il avait fallu que je m'arrête. Inquiète à l'idée d'avoir poussé trop loin Argo. De l'autre côté, ce fut normal que je ne la vis pas s'approcher alors qu'elle resta cachée dans l'ombre à m'observer. Ma main qui glissait le long de son flanc alors que j'étais toutefois plutôt satisfaite. Désormais il allait bien.

Toutefois ma joie fut de courte durée. Consciente de sa présence que lorsque j'entendis son sifflement. Un sifflement distinct qui me fit me retourner rapidement alors qu'une lueur d'effroi traversait mon regard. Elle m'avait retrouvée. Et elle avait retrouvé Argo. Le chameau n'en venant qu'à montrer sa satisfaction de revoir celle qu'il l'avait élevé au biberon.  Ne pouvant m'empêcher de reculer d'un pas alors qu'elle s'approchait un peu plus. Ses cheveux bruns qui retombaient en arrière sur ses épaules alors qu'elle s'avançait un peu plus vers son chameau. Ne pouvant m'empêcher de reculer d'un pas alors que je craignais autant sa colère. Autant que je savais qu'elle ne me blesserait pas, toutes certitudes avaient été effacées dès l'instant où j'étais partie. Mais elle ne m'accorda pas un regard loin de là alors qu'elle se dirigea aussitôt vers son chameau. Une preuve d'affection qui ne montrait qu'un peu plus qu'elle avait un coeur, qu'elle était humaine comme tous. Ne pouvant qu'apprécier cette vision malgré moi alors qu'à chaque fois j'étais touchée par l'affection qu'elle portait à ses compagnons de route. Mais au-delà de cela je ne pouvais que retenir mon souffle alors que j'avais peur que ce ne soit qu'une courte vision, sachant qu'elle pouvait rapidement changer de comportements. Ne pouvant que me poser des questions alors que j'étais incertaine, ne sachant pas ce que je devais faire, ne sachant pas si je devais m'enfuir en courant, attendre, dire quelque chose. Il n'y avait pas de mots justes si ce n'était des mots maladroits, alors je n'en venais qu'à me taire au final. « Toi aussi tu m’as manqué vieux frère. » Dansant, mal à l'aise alors que je ne savais pas réellement comment réagir. Un sourire qui se formait sur son visage. La bulle qui éclatait.

Son sourire qui disparaissait. Comme dans un sens je m'y étais attendue. Son visage qui se fermait alors qu'une larme en venait à couler sur sa joue. Je ne me reculais pas assez et l'instant d'après elle se mettait en mouvement. Trop rapide pour que je l'arrête. Mon dos qui heurtait le sol trop violemment. Ses mots qui résonnaient. « Je te faisais confiance et tu toi, tu as osé me trahir. Traitresse ! Scélérate ! » Sa lame qui se retrouvait contre ma gorge, pouvant sentir la froideur de sa lame contre ma peau. Mon regard qui plongeait dans le sien alors que j'en venais qu'à lire sur son visage toute la colère et l'amertume. Oh elle était plus qu'en colère alors que je pouvais voir qu'une rage sourde se peindre sur son visage. Tout éventuelle signe d'affection, d'amour avait disparu de son regard, de son visage. Déplaçant ma main alors que mes doigts se venaient à se mettre en mouvement malgré la menace qui pesait. N'en venant qu'à repousser une mèche de ses cheveux bruns alors que je reprenais la parole. « Je sais. Tout comme je sais que tu ne vas pas me blesser. » J'étais moins sûr de ce point et pourtant je n'en venais qu'à continuer, mon regard plongé dans le sien alors que je tentais de passer outre la peur qui faisait palpiter mon coeur. « Je ne peux pas te dire que je suis désolée parce que je ne le suis pas. » Sincère alors que je continuais pas moins, tentant de l'apaiser ou du moins tentant de m'assurer qu'elle ne me tue pas. « Et je ne suis pas une traîtresse, ou peut-être peu importe. J'ai juste fait ce que je devais faire et rien n'aurait pu m'en empêché... pas même toi. » Des mots douloureux alors que c'était pourtant ce qui s'était passé alors qu'elle n'avait pas pu me retenir. Et maintenant que j'avais goûté à la liberté, je ne pouvais tout simplement plus revenir en arrière.

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Sujet: Re: Veni. Vidi. Amavi. [Shana]
Lun 24 Juil - 21:39

Veni. Vidi. Amavi.

ezra
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Tu as un mouvement de recul lorsqu'elle pose sa main sur ta joue - tu ne veux pas qu'elle te touche, qu'elle croit que son contact aussi doux soit-il changera quoi que ce soit, changera ce qu'elle a fait. Tu ne veux rien savoir. Tu ne veux plus tomber dans le panneau, tomber sous son charme - tomber une fois de plus pour elle. Alors que la traîtresse tient désespérément ton cœur en otage. Il faut te libérer de tes chaînes. Tu ne peux pas continuer ainsi. oublier ce qu'elle a fait et passer à autre chose. Non, il faut que tu lui fasses comprendre que ce qu'elle a fait est mal et même si tu l'aimes - tu ne peux pas laisser tes sentiments surplombés ce pourquoi tu es payée. Il faut qu'elle comprenne que tu es une mercenaire. tu es payée pour ramener les esclaves en fuite. et en fuite, c'est ce qu'elle est. Tu n'as pas le choix - tu dois la ramener à Roan. Et si ça te tue de devoir le faire. Mais tu n'as pas le choix. La colère t'empêche de fermer les yeux sur sa fuite. Le sentiment d'avoir été dupé est bien trop présent dans ton esprit pour penser un instant à la laisser filer. Alors quand elle soutient que tu ne pourras pas la blesser - un sourire mauvais t'écorche les lèvres.  « Tu es prête à le parier. » siffles-tu, menaçante, pressant un peu plus la lame de ta dague contre sa gorge et tant pis si tu lui fais mal. Ça ne pourra pas être aussi douloureux que le vide qu'elle a laissé dans ton cœur. Comment peut-elle croire que tu n'oseras pas la blesser après ce qu'elle a fait ? Comment peut-elle être aussi sûre d'elle, alors qu'elle a une lame aiguisée sous la gorge. Il ne suffirait que d'un malencontreux geste pour qu'elle se vide de son sang, agonise et termine par mourir.

Mais si tu aurais voulu la tuer, tu l'aurais déjà fait. Si tu la gardes envie c'est uniquement pour la récompense et qu'elle t'explique pourquoi elle a osé fuir comme elle l'a fait - alors qu'auparavant, elle avait promis d'attendre ton retour. Si tu avais su qu'elle prévoyait de fuir, jamais tu n'aurais quitté la cité - serait partie en mission. Tu l'aurais reporté et aurait tout fait pour empêcher la brune de partir. Tu l'aurais retenu contre son gré et tant pis si il t'en voulait pour ça. A présent, tu es dans l'obligation d'appliquer la loi. Et sa voix sonne à nouveau. Tu grognes. Agacée de l'entendre. Surtout pour te dire qu'elle n'est pas désolée pour ce qu'elle a fait. Quelle surprise ! Tu ne t'attendais pas à ce qu'elle le soit. A quoi bon ! C'est une esclave après tout, et comme tout ceux de son espèce, elle est obnubilée par le désir de liberté. Comment pourrait-elle regretter son geste. était-ce réellement trop lui demander que de t'attendre ? Il faut croire que oui. « Pourquoi cela ne m'étonne pas. Après tout tu es une esclave, j'aurais du me douter que l'envie de liberté serait plus forte que la promesse que tu m'as faite avant que je parte. Tu n'as aucune parole. balances-tu, tes yeux dans les siens - menaçant. Tu me dégoûtes. » La colère parle pour toi - fausse tes sentiments. Elle n'existe plus la Shanareth qui n'aurait jamais osé dire de telles paroles à son égard - ne reste plus que le monstre, celui qu'elle a tenté d'étouffer - en vain. Et elle continue de grandir en toi, lorsqu'elle ose déblatérer que rien, pas même toi n'aurais pu l'empêcher de faire ce qu'elle a fait. Grossière erreur. Jamais tu ne l'aurais laissé partir. Tu aurais empêché ça - aurait tué ceux qui ont osé l'aider dans sa stupidité. D'ailleurs ceux qui l'ont aidé sont encore plus stupides qu'elle - à cause d'eux, elle va peut-être finir ses jours dans les mines & comme ça, elle l'aura tout gagné. Elle n'est pas traîtresse qu'elle te dit. Tu soutiens le contraire. Quand on fait une promesse on la tient. Et à partir du moment où on la brise - tu appelles ça une traîtrise. Et c'est ce qu'elle a fait. Tu grognes à nouveau, siffles comme une vipère prête à sauter à la gorge de sa proie.

« Tu as raison tu n'es pas une traîtresse. Une salope serait plus adéquat. balances-tu, cru et sans remords. Tu mériterais que je te brise les deux jambes, mais que ferait Roan d'une infirme ? Tu ne lui servirais plus et où t'enverra t'il à ton avis ? Dans les mines avec les autres vermines. C'est ça que tu veux ? Hein, c'est ça ? hurles-tu à plein poumon, le rouge te montant aux joues. Tu vas beaucoup trop loin. Tes mots dépassent ta pensée et tu détestes ce que tu es en train de devenir - mais tu te dis que tout est de sa faute & qu'elle n'a fait que récolter ce qu'elle a semé. Pourquoi a t'il fallu que tu gâches tout Ezra ? Tu n'avais qu'une chose à faire, m'attendre. Et tu n'as pas été capable de le faire. Comment veux-tu que je réagisse après ça, hein ? la questionnes-tu dans le blanc des yeux - alors que tu desserres la pression de ta lame contre sa gorge & de t'écarter d'elle. En réalité ... tu marques une pause, ta voix est neutre, plate, sans émotion. tu ne m'as jamais aimé. Tout ça n'a été qu'une mise en scène. J'aurais du m'en douter, quelle femme pourrait aimer un monstre. » Ta main serrant fermement la dague, tes muscles crispés et les dents serrés. Tu as envie de l'étriper - lui jeter à la figure combien tu la détestes, mais aussi combien tu l'aimes. Lui tournant le dos - le yeux dans le vide. Tu restes bloqué ainsi - les bras ballants. comme morte. Tu es perdue. ce n'est plu. Et soudain, prend la parole - les yeux toujours dans le vide & le dos tourné. « Je te laisse dix secondes d'avance. Et si à dix tu n'es pas partie. Je te tuerai ! la préviens-tu, serrant fermement ta dague - prête à décompter. 1 ... 2 ... 3 ... » commences-tu à compter. Tu espères qu'elle prendra ta menace au sérieux. car si elle est toujours là quand tu te retournes. tu n'hésiteras pas et tant pis pour la récompense et le châtiment de Roan. La mort ne te fait pas peur. En fait, tu l'attends et est prête à la recevoir.

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Sujet: Re: Veni. Vidi. Amavi. [Shana]
Mar 25 Juil - 21:16


Sa lame contre ma peau. Froideur. Les palpitations de mon coeur qui s'accéléraient alors que mon regard était plongé dans le sien. Ma main que je tentais de poser contre sa joue dans l'espoir de maintenir un contact avec elle, n'importe lequel. Soudainement le désir de pouvoir la toucher, de la sentir à côté de moi autant que les expressions de son visage changeaient et que son attitude se faisait plus menaçante. Sa lame qu'elle appuyait contre ma gorge un peu plus. Un sourire mauvais qui écorchait son visage, transformant ses expressions, faisant réapparaître l'image de la guerrière, de la mercenaire au coeur de glace qu'elle se prétendait être. « Tu es prête à le parier. » Un mince filet de sang qui se mit à couler légèrement contre ma peau alors qu'un éclat de tristesse passait dans mon regard. Elle n'avait pas accepté mon départ ou plutôt ce coup de poignard que je lui avais planté dans le dos. Mon regard plongeait dans le sien alors que je tentais de lire par-delà le masque qu'elle portait. N'y voyant que colère et détresse. Je l'avais blessée plus que jamais comme je m'en doutais à tel point que la bête refaisait surface. Un monstre qu'elle n'était pas. Seulement une armure qu'elle s'était forgée, pouvant me rappeler à chaque seconde les gestes doux qu'elle avait eu à mon attention, ses baisers contre ma peau. Pouvant me rappeler ces heures passées au niveau de l'oasis alors qu'elle tentait de m'apprendre à nager, cet instant où elle s'était mis devant moi pour me défendre contre d'autres. Des souvenirs que je chérissais autant qu'ils me brûlaient. Reprenant la parole malgré la pression de sa lame contre ma chair. « Ce n'est pas toi. » Non, ce n'était pas elle loin de là, seulement une partie infirme de sa personne.

L'espoir que je pourrai lui expliquer mon geste. Des tentatives que je tentais de réaliser alors que je tentais de lui expliquer qu'elle n'aurait rien pu faire pour me retenir. Ce qui était la vérité alors que même la promesse que je lui avais faite je l'avais rompu. La réalité qui s'imposait alors que nous n'étions pas des personnes de parole. Nous ne tenions pas nos promesses. Aucun ne l'avait fait dès lors qu'il s'agissait de fuir ou de changer de vie. J'avais enfin compris cet aspect, l'avait accepté après avoir ressenti un arrière-goût d'amertume tandis que Erika devenait un fantôme tout comme Skyra. Pour la première, elle avait réussi à changer de vie. Le dieu du soleil lui donnant certainement un coup de pouce alors que la princesse Irina acceptait de l'aider, l'accueillait comme sa protégée. Skyra, elle, n'avait pas fui la cité mais elle s'en était échappée à son tour pour voyager dans le monde et y revenir. Une erreur que je ne comptais pas faire alors que pour rien au monde je ne comptais revenir là-bas. Deux personnes dont la disparition m'avait marquée alors que je n'avais jamais totalement compris leur geste avant de le réaliser moi-même. La différence était qu'elles étaient dans la confidence, m'ayant aidé à fuir ou m'y ayant encouragé.

Etre libre importait plus que des promesses faites. Des mots que j'avais laissé s'envoler dans l'air alors que j'avais fui la cité du soleil sans un mot, la laissant derrière moi. Et désormais elle m'avait rattrapée. « Pourquoi cela ne m'étonne pas. Après tout tu es une esclave, j'aurais du me douter que l'envie de liberté serait plus forte que la promesse que tu m'as faite avant que je parte. Tu me dégoûtes. » Des mots qui blessaient, qui faisaient mal autant qu'ils apportaient avec eux un élan de vérité. Ne pouvant qu'entrevoir tout le mépris qu'elle portait à mon égard. « Si je t'avais dit la vérité, tu m'aurais retenue de force ou m'aurait empêché de partir... »  Peut-être que c’était faux, mais je doutais que cette idée soit si loin éloignée de la vérité. « Si je t’avais dit la vérité, tu n’aurais pas compris. La preuve, tu ne comprends toujours pas ce que cela signifie aujourd’hui. Etre libre c’est au-delà de ce que tu penses. Ici, je ne suis pas une esclave enchaînée à une autre, je ne suis pas considérée comme une moins que rien ou comme la catin de bas étage, je peux être moi-même. Je peux faire mes propres choix. Et je pense que si tu aurais été à ma place, tu aurais fait la même chose ! » L’affirmant avec volonté alors que maintenant, je pouvais vraiment choisir en ma libre et propre conscience. Je n’avais pas besoin de suivre les ordres, de garder le silence. Je pouvais parler librement. Alors autant qu’elle considérait cette idée avec aversion, alors que la cruauté ressortait dans ses mots, je n’en venais qu’à la regarder avec des yeux qui pétillaient. Des étoiles dans mon regard. J’avais enfin pu voir le monde, j’avais enfin pu être libre, sentir le vent dans mes cheveux, discuter avec d’autres librement. C’était plus que ce que je n’avais jamais imaginé. C’était merveilleux. Et il n’y avait pas de mots à proprement dits pour décrire ce que je ressentais. Elle, avait toujours eu. Cela n’avait jamais été mon cas. Ne pouvant m’excuser pour avoir saisi cette opportunité alors que j’avais enfin le choix.

« Tu as raison tu n'es pas une traîtresse. Une salope serait plus adéquat. » Reculant sous l'impact de ses mots alors qu'elle me balançait ses mots à la figure. « Une salope avec qui tu as passé plus d'une nuit en tout cas ! » Tentant de répondre avec autant de violence qu'elle à ses mots, mais la vérité était que je réalisais une bien maigre comparaison face à sa hargne. Des mots qu'elle avait prononcé qui faisaient mal. Et si je savais que j'avais mérité sa colère, il n'en restait pas moins que je ne méritais pas ces mots. Des souvenirs qui remontaient à la surface du bordel. J'étais une catin certes à un moment, et l'on pouvait me donner bien des noms mais il n'en restait pas moins que cela n'avait pas semblé la déranger auparavant.

Toutefois sans paraître fragilisée par mes mots, elle n'en venait qu'à reprendre la parole un peu plus violemment alors que je tentais de toutes mes forces de tenir bon face à cette tempête que j'avais déchaîné. « Tu mériterais que je te brise les deux jambes, mais que ferait Roan d'une infirme ? Tu ne lui servirais plus et où t'enverra t'il à ton avis ? Dans les mines avec les autres vermines. C'est ça que tu veux ? Hein, c'est ça ? » Impuissante alors qu'elle se mettait à hurler, alors que les expressions de son visage se transformaient, faisant resurgir une part bien plus sombre d'elle. Une petite voix qui me criait dans ma tête que c'était à cause de moi, parce que je l'avais laissé là-bas autant qu'une autre me criait que cela n'était pas de ma faute, que je ne pouvais pas toujours penser aux autres, que j'avais le droit d'être égoïste. Ne réussissant pas à regretter mon choix tout autant que je la voyais avec déchirement changer. Des mots que je croyais qu'elle ne pensait pas vraiment, tentant de répondre avec hauteur, tentant de la raisonner comme si j'avais encore une chance. « Si tu me touche ou me blesse, il te brisera. » Pas moins la vérité alors que je savais que Roan ne laisserait jamais passer cette atteinte. J'étais sa possession, et s'il avait découvert notre liaison, il n'en restait pas moins que si elle me faisait du mal, il la tuerait sans hésiter. Ce que je ne voulais pas. Ce même désir de la protéger que de fuir qui s'était emparé de moi alors que j'étais partie sans un mot. Préférant des adieux silencieux à cela tout en me doutant que cela la briserait. Un retour en arrière qui n'était plus possible.

« Pourquoi a t'il fallu que tu gâches tout Ezra ? Tu n'avais qu'une chose à faire, m'attendre. Et tu n'as pas été capable de le faire. Comment veux-tu que je réagisse après ça, hein ? » Ne réussissant à répondre à sa question alors qu'il n'y avait aucun mot qui l'apaiserait. Aucun mot ne pourrait éteindre sa colère. Ayant un peu plus de mal à reprendre mon souffle alors que les battements de mon coeur s'accéléraient. Un regard dépourvu d'émotions qu'elle possédait. La réalité était tout autant était qu'il n'avait jamais été question d'attendre. Si je l'avais attendue, je n'aurai jamais pu partir, elle ne m'aurait jamais laissé partir. Et soudain elle s'écarta, éloignant sa lame de ma gorge. Shanareth, reprenant la parole sans tarder. « Tu ne m'as jamais aimé. Tout ça n'a été qu'une mise en scène. J'aurais du m'en douter, quelle femme pourrait aimer un monstre. » Mon regard changeant. Indignée qu'elle puisse croire qu'elle était un monstre. Faisant un pas vers elle alors qu'elle se détournait. « Ai hod yu in ! Je ne t'ai jamais menti à ce propos, et je refuse de te laisser croire que tu es un monstre ! Tu ne l'es pas ! » M'approchant un peu plus, indignée et peut être même en partie en colère qu'elle puisse croire que cela n'avait été qu'un jeu pour moi, que je ne l'avais jamais aimé. « Crois-tu vraiment que j'aurai joué avec toi au risque de perdre ma tête ?! » Tentant de comprendre, tentant de savoir si elle le pensait vraiment alors qu'elle me perdait à mon tour et que le fossé qui s'était creusé lors de mon départ commençait à s'agrandir.

M'avançant jusqu'à la contourner pour lui faire face alors qu'elle prenait la parole au même instant. « Je te laisse dix secondes d'avance. Et si à dix tu n'es pas partie. Je te tuerai ! 1 ... 2 ... 3 ... » Restant un instant stupéfaite. Un. Deux. Trois. Les chiffres qui résonnaient dans l'air alors que je prenais soudainement la parole tout aussi rapidement. « Viens avec moi ! » Plus qu'une demande, une supplication. Mon coeur qui se serrait alors que je manquais d'arrêter de respirer face à l'attente de ce moment. Son choix. Une réponse qui pouvait tout changer.

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Sujet: Re: Veni. Vidi. Amavi. [Shana]
Mer 20 Sep - 23:00

RP archivé suite à la suppression de Shanareth

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Sujet: Re: Veni. Vidi. Amavi. [Shana]
Mer 27 Sep - 22:27

Veni. Vidi. Amavi.

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Elle affirme que ce n'est pas toi. ce monstre hideux pointant la pointe de sa dague froide, vengeresse à la base de son cou. Elle a tord de ne pas le croire. Tu as toujours été cette femme au fond, seulement avec elle, elle disparaissait, elle te laissait en paix parce que la pureté et la bonté dont faisait preuve Ezra a ton égard gardées emprisonnées le monstre en toi. Sa traîtrise n'a fait que resurgir ton côté sombre. ce côté dont tu espérais ne jamais abuser sur elle, tant l'ignominie qui s'en dégageait, pouvait te répugner autant qu'elle pouvait te fasciner. « Si c'est tout à fait moi. C'est celle que je suis, que j'ai toujours été et que je serais à jamais par ta faute. » craches-tu en pressant un peu plus la pointe de ta lame sur sa gorge. Elle tente de te faire comprendre son geste - pourquoi elle s'est enfuie. Elle pense que si elle t'avait dit la vérité, tu n'aurais pas compris. Comprendre quoi ? Que si elle s'enfuyait tu serais obligée de la ramener par les cheveux jusqu'à la cité ou la dénoncer à Roan, avant de partir en mission. Oh certes, elle n'est plus esclave de personne - elle est devenue pire encore. Elle est devenue une traître, une tête mise à prix qui une fois capturée sera certainement condamnée aux travaux forcés dans les minerais, ou si Roan est plus sympa il acceptera juste de la faire fouetter sur la place marchande. Idiote ! Si elle croit qu'à sa place tu aurais fait la même chose, c'est qu'elle ne te connait pas autant qu'elle te le fait croire. Un sourire mauvais t'écorche les lèvres. « C'est toi qui ne comprend rien Ezra. Tu crois que la fuite a fait de toi une femme libre, mais tu te trompes. Elle a fait de toi une traquée. Une tête mise à prix. Et c'est ça que tu appelles être libre ? Nous avons une vision bien opposée de ce qu'est la liberté. ... Et tu trompes, à ta place je ne me serais pas enfuie. La fuite c'est pour les lâches. » Un regard mauvais et elle ose te dire qu'elle n'est pas une traîtresse. Et tu te corriges bien volontiers en disant que ce n'est effectivement pas une traîtresse, mais une salope. Sur quoi elle rétorque, une salope avec qui tu as passé plus d'une nuit. Tu souris en coin. Si elle savait le nombre de femmes que tu t'es tapée, alors qu'elle avait le dos tourné et quand tu étais partie en mission. « Oh mais rassure-toi tu n'as pas été la seule. Il y en a eu plein d'autres avant toi. » Elle connait ta réputation. elle sait qui tu es et que tu ne résistes jamais à l'appel du corps et du désir qui s'en échappe. Et elle te menace. Elle a l’outrecuidance de te menacer, même avec une arme pointé sous la gorge. Elle a vraiment peur de rien. Il vaudrait qu'elle évite de te dire de telles paroles - surtout maintenant que tu es à fleur de peau et que tu pourrais avoir un malencontreux geste à son égard. C'est vraiment pas le moment de te menacer de te dénoncer à Roan, car elle est très mal placé pour parler de lui maintenant. car, tu es certaine que si il était là, il a belle lurette qu'il l'aurait massacré sa précieuse esclave. « C’est ça vas-y menace moi, j’adore tellement ça quand on me menace de la sorte. Ça m’excite ! siffles-tu à son oreille que tu mordilles farouchement. Mais qu'il vienne, je l’attends. Il est où hein le grand Roan, hein ? Il est où ton maître adoré ? hurles-tu pour que tout le monde dans les ruines t'entendent. Ma pauvre chérie si tu savais comme tes chantages m'indiffèrent. » Et tu retires. Détourne ton regard d'elle - alors qu'elle continue à déblatérer ses paroles qui à tes yeux n'ont plus aucun sens. Tu ne crois plus ce qu'elle te dt. Qu'elle ne t'a jamais menti sur ses sentiments à ton égard, comme le fait que tu n'es pas un monstre. Tu n'y entends rien. Ses paroles ne sont que mensonges. Comme votre relation n'a été que mensonge et duperie depuis le tout premier jour. « C'est ça cause toujours. J'ai même pu envie de t'écouter déblatérer des conneries aussi grosses que toi. » Surtout plus la force. Tu ne peux plus t'entendre le même discours. Le même qu'elle n'a pas arrêté de te servir depuis que tu la connais. Celui du monstre que tu n'es pas, mais que tu crois être. Tu veux qu'elle arrête tout de suite, qu'elle arrête de te faire croire que tu pourrais être autre chose pour laquelle tu as été entraîné. Tu ne peux pas être autre chose, comme elle ne peut pas être libre. Nous sommes ce que nous sommes et rien sur cette terre ne pourra le changer. Si tu crois qu'elle aurait joué avec toi au risque de perdre sa tête ? Évidemment que tu le crois. Elle parfaitement bien joué la comédie en te promettant de t'attendre avant de te poignarder dans le dos et de s'enfuir comme la chienne qu'elle est. « T'as bien été assez conne pour t'enfuir et croire que je le prendrai bien. Alors venant de toi, plus rien ne m'étonne. » Non plus rien. & maintenant, plus rien ne compte. Il est trop tard pour revenir en arrière. Tu comptes la ramener d'où elle vient et tant pis si elle subit milles tourments, ça ne pourra pas être pire que le trou béant qu'elle a laissé dans ton cœur. & tu décomptes, lui laissant une chance de te distancer, une chance de vivre avant de la tuer pour de bon - mais elle n'écoute rien, n'en fait qu'à sa tête, comme toujours. Elle te contourne - son regard dans le tien, alors qu'elle te demande de venir avec elle. Fuir la cité et ne jamais revenir. Vivre d'amour et d'eau fraîche. Tu la regardes, puis regarde à nouveau l’horizon. Ton choix est fait. « 4... 5... 6... Si j'étais toi je commencerai sérieusement à prendre mes jambes à mon cou ... » un conseil qu'elle serait mieux de suivre au lieu de s'obstiner à te changer. Elle ne peut plus rien pour toi - c'est terminé. Elle n'existe plus la Shanareth qui n'aurait jamais osé lever la main sur elle. Maintenant c'est chacun pour ça. Oeil pour oeil, dent pour dent.

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Sujet: Re: Veni. Vidi. Amavi. [Shana]
Jeu 28 Sep - 11:26


« Si c'est tout à fait moi. C'est celle que je suis, que j'ai toujours été et que je serais à jamais par ta faute. » Manquant de reculer face à ses mots, tentant de ne pas le faire. Des mots qui étaient durs, chargés de haine. Si j'avais réussi à la convaincre qu'elle n'était pas un monstre, il n'en restait pas moins que ses mots semblaient être retombés dans le vent. Des mots que je pouvais lire dont elle ne croyait plus l'importance alors que son regard était chargé de haine. « Non ce n'est pas toi. » Un constat presque triste alors que c'était cette impression que j'avais. Je ne parvenais à croire qu'elle puisse penser qu'elle était un monstre, alors que cela n'était pas le cas. Et sans doute qu'il serait impossible qu'elle puisse penser le contraire. L'impression de ne plus pouvoir réussir à la convaincre alors qu'il était certain que plus aucun de mes mots n'aurait un impact sur elle. J'avais fui. Pour elle, je l'avais trahi et je n'étais plus qu'une ombre dans sa vie, quelqu'un qu'elle devait traquée voir même tuée. Et si je continuais de penser qu'elle n'était pas un monstre, la regardant presque avec une certaine tristesse alors que je voyais qu'elle me regardait avec dégoût et haine.

« C'est toi qui ne comprend rien Ezra. Tu crois que la fuite a fait de toi une femme libre, mais tu te trompes. Elle a fait de toi une traquée. Une tête mise à prix. Et c'est ça que tu appelles être libre ? Nous avons une vision bien opposée de ce qu'est la liberté. ... Et tu trompes, à ta place je ne me serais pas enfuie. La fuite c'est pour les lâches. » Un sourire mauvais qui écorchait ses lèvres. « Et en quoi ce n'est pas lâche de pourchasser des hommes qui n'ont rien fait ? En quoi ce n'est pas lâche de traiter des hommes comme ils étaient comme moins de rien ou de les fouetter jusqu'au sang ? En quoi ce n'est pas lâche de se croire supérieur alors que vous ne valaient pas mieux que nous. » J'aurai presque autant pu paraître dégoûtée qu'elle, ou amer. C'était le cas pourtant alors que je détestais les voir nous traiter comme si nous étions moins que rien, que je détestais leur regard sur nous. « Ma tête est peut-être mise à prix oui, je risque peut-être de mourir et j'ai peut-être déjà connu les pires supplices mais au moins j'ai le choix. Un choix que je n'avais jamais eu avant. » C'était la vérité alors que je ne regrettais rien. Je ne regrettai pas d'avoir fui si cela voulait dire qu'en effet j'étais libre, que j'avais la pleine possession de ma volonté. Je ne regrettais pas ce qui s'est passé, ce qu'avait impliqué les conséquences de ma fuite. J'étais prisonnière là-bas, ici j'étais traquée mais je restais libre. Mon regard qui se faisait plus vague, plus obscur alors que je pensais à d'autres faits, à ce qui s'était passé quand les mercenaires avaient surgi alors que je me trouvais avec Eirik. Je pouvais encore me rappeler l'odeur du sang, les images de ce qui s'était passé. Elle n'avait aucune idée de ce qui s'était passée, elle ne savait pas le coût de ma liberté. Et je savais que si je lui disais, elle n'en n'aurait rien à faire. Peut-être même que pour elle ce serait un juste rendu de la monnaie de la pièce. Consciente qu'il y avait désormais plus qu'un fossé qui nous séparait sans pour autant que je puisse réussir à regretter. Car non, je ne regrettais rien à vrai dire autant que j'étais brisée.

Son regard qui changeait alors que pour elle, j'étais autant une salope. Une salope avec qui elle avait couché pourtant avec. Des mots durs qui étaient échangés. Je ne savais pas si elle en pensait un mot, ou si elle le pensait réellement. Et si je tentais de répondre avec autant de violence, de conviction, il n'en restait pas moins que ce n'était que trop compliqué. « Oh mais rassure-toi tu n'as pas été la seule. Il y en a eu plein d'autres avant toi. » « Et j'imagine qu'il y en aura plein d'autre après moi. » Ce que je ne pouvais que penser, alors que je savais que si elle n'avait plus d'attache, si pour elle je n'étais déjà plus rien, cela ne serait que plus certain qu'elle irait voir d'autres femmes. Ce que je ne pourrai rien faire contre alors que je n'avais plus d'emprise sur elle. Ce qui ne faisait que plus mal alors que je savais qu'il n'y avait rien que je dirai qui ne fonctionnerait.

Et elle s'approchait un peu plus, ne pouvant que céder face à elle. Comme s'il m'était impossible de lui résister. Et pourtant ce n'était que passion, violence et haine entre nous à cet instant. « C’est ça vas-y menace moi, j’adore tellement ça quand on me menace de la sorte. Ça m’excite ! Mais qu'il vienne, je l’attends. Il est où hein le grand Roan, hein ? Il est où ton maître adoré ? Ma pauvre chérie si tu savais comme tes chantages m'indiffèrent. » Et elle ne se mit qu'à crier, qu'un peu plus hystérique. Plus rien ne ce que je disais ne comptait. Plus rien. Et si je tentais de la convaincre de mes sentiments, je ne pouvais qu'être un peu plus en colère face à l'idée qu'elle puisse croire que rien n'avait jamais existé entre nous. En colère qu'elle puisse croire que je ne l'avais jamais aimé, qu'il n'y avait jamais rien eu entre nous. Comme si j'avais risqué le courroux de Roan à chaque instant pour rien. Ce qui n'était pas le cas loin de là. « C'est ça cause toujours. J'ai même pu envie de t'écouter déblatérer des conneries aussi grosses que toi. » Mais elle n'entendait rien alors qu'elle avait fermé ses oreilles, que plus que je lui dirai ne compterait. Elle croyait que j'avais joué avec elle, ce qui n'était pas le cas. « T'as bien été assez conne pour t'enfuir et croire que je le prendrai bien. Alors venant de toi, plus rien ne m'étonne. » Mon regard qui restait posé sur elle alors que je ne pouvais que la voir se détacher de moi un peu plus. En fait, non elle n'était pas en train de se détacher. Tous liens avaient été rompus à l'instant où j'avais pris la décision de fuir. Je le savais, et j'avais accepté de rompre ce lien. Toutefois, rien n'était aussi dur que d'en voir les conséquences. Pourtant, je m'y attendais qu'elle soit aussi glaciale, qu'il y ait ce feu qui brûle dans ces veines. Je m'étais faite à l'idée de ne pas la revoir autant que le pire puisse arriver, que les ombres resurgissent dans sa vie. Non, ce qui était sans doute le plus difficile c'était de la voir ainsi, de voir la réalité en face.

La suppliant de s'enfuir avec moi, de venir avec plus. Le décompte continuait inlassablement. Et la réponse était dans son regard. Son choix était fait. Elle ne viendrait pas. « 4... 5... 6... Si j'étais toi je commencerai sérieusement à prendre mes jambes à mon cou ... » Ma main qui se posait sur sa joue. « Ai hod yu in feva. » Et l'instant d'après je me détachais d'elle avant de fuir. Ou du moins de tenter, car en soit, cela ne faisait aucun doute que le décompte était déjà écoulé. Fuyant sans me retourner parce que je savais que cela ne servirait rien, et qu'à vrai dire, tout ne se compterait qu'en secondes avant qu'elle ne tente de me rattraper. Car, cela ne faisait aucun doute qu'elle se lancerait à ma poursuite alors que tout ce qui s'était passé entre nous semblait ne plus exister pour elle. Qu'un mirage. Ou juste des souvenirs que je garderai.

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Sujet: Re: Veni. Vidi. Amavi. [Shana]
Jeu 28 Sep - 18:02

Veni. Vidi. Amavi.

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Elle t'insulte de lâche, insulte les tiens de lâches. Elle mériterait que tu lui fasses ravaler ses paroles. Mais tu l'écoutes, attentive. La laisse cracher son venin sur toi. Parce que tu sais que dans ses paroles il y a une part de vérité. Une vérité que tu refuses de voir - parce que tu fais toi-même partie de ces bourreaux qui traquent, fouettent et traitent les esclaves comme si ils n'étaient moins que rien. Tu fais partie de ceux qui n'ont aucune considération pour ces êtres inférieurs, qui à tes yeux ne seront jamais rien de plus que bêtes, du bétail bon à parquer. Elle a fait le choix d'être une tête mise à prix, d'être la cible des autres mercenaires qui eux ne seront pas aussi compatissants que toi - de voir la mort l'attendre à chaque tournant. Tu ne sais pas si elle a conscience, qu'elle ne sera jamais libre - jamais. Elle va vivre dans la peur de la traque. la peur de sentir une présence à chaque instant, à chaque pas qu'elle fera, alors que personne ne la suit. Cette peur du danger va la rendre folle & elle ne pourra pas la semer. Elle lui suivra où qu'elle aille. Tu ne le sais parce que ce n'est pas la première fois que tu chasses. Tu l'as déjà fait avec ton frère lors de ta première chasse, faire tes preuves pour prouver que tu méritais le titre de mercenaire. Un long mois acharné à pourchasser un traître et sa famille. Un long mois insoutenable, difficile - qui aura valu la chandelle, puisque que vous l'aviez finalement trouvé. Elle avait le choix. Le choix de rester à la cité - près de toi. maintenant, elle ne représente plus rien pour toi. elle n'est plus qu'esclave en fuite & si c'est son choix & bien qu'il en soit ainsi. Le ton monte, alors que tu la préviens qu'il y a eu bien d'autres femmes avant elle, elle sait qu'il y en aura aussi après elle. Tu souris en coin. Elle te connait. Maintenant qu'il n'y a plus rien entre vous, qu'un grand vide - tu ne vois pas pourquoi tu continuerais à lui rester unique, alors que d'autres femmes méritent de connaître le plaisir entre tes bras. Il y a tellement longtemps que tu rêvais de pouvoir passer toute une nuit dans un bordel & enfin, ce sera chose faite. « Absolument ! Et crois-moi, je vais y prendre un réel plaisir. » craches-tu sourire reptilien au coin des lèvres, dans l'unique but de lui faire mal, de l'atteindre en plein cœur. Ton âme n'est que haine et noirceur profonde - tu ne ressens plus rien pour Ezra, juste une grande indifférence. & si tes paroles lui font du mal tu n'en as cure.

Si autrefois tu faisais attention aux mots que tu employais - aujourd'hui, ça n'a plus aucune importance. Plus rien n'a d'importance. Elle te menace. Tu aimes moyennement son initiative, & tu lui fait comprendre en pressant un peu plus la pointe de ta lame contre sa gorge - hurlant comme une folle à lier qu'il n'a qu'a venir, que tu l'attends. Mais rien ne se passe. il n'est plus là pour lui sauver la mise & si il avait été là, il aurait été le premier à lui faire la peau. Ses menaces t'indifférent. tu le lui fais remarquer. Elle pensait sincèrement pouvoir s'enfuir comme si de rien n'était, & penser que tu le prendrais bien. Tu ne peux pas croire qu'elle est pensée à seule instant que tu ne partirais pas à sa recherche. avant d'être son amante, tu es une mercenaire avant tout & même ton amour pour elle, n'aurait jamais été plus fort que ce que tu as toujours été - ce dont pourquoi tu as été entraîné. & tu comptes, lui conseille de prendre ses jambes à son cou, avant de commettre l'irréparable. Tu lui laisses une chance de te fuir, de partir loin de toi. Sa main se pose sur ta joue. Tu fermes un instant les yeux. Alors qu'elle te dit t'aimer pour toujours, elle finit par s'enfuir. Tu l'as regarde partir - bientôt, elle n'est plus qu'une ombre parmi les autres - un fantôme du passé. « 7... 8... 9... 10... » une larme coule le long de ta joue, une autre, puis encore une autre - jusqu'à ce que tu te transformes en ce que tu as toujours détesté : une fontaine humaine. Tu t'effondres, littéralement. Tes jambes ne te portent plus - tes genoux rencontrent avec dureté le sol en ruine couvert de feuilles mortes. Tu hurles. Comme le loup qui hurle à la lune - tu hurles toute la tristesse que tu as sur le cœur. Soudain, tu sens un souffle chaud contre ta nuque, faisant voler quelques mèches devant tes yeux mouillés. Tu lèves le regard sur Argo. Ton vieil ami. Tu lui caresses le museau - avant de t'accrocher à lui pour te relever. Sur tes jambes, toujours accrocher à la bête - tu le sers dans tes bras - restant ainsi à long instant, qui semble durer une éternité. Avant de te hisser jusqu'à son oreille. « Je veux que tu partes avec elle, que tu prennes soin d'elle et que tu la protège, d'accord ? » Tu ne sais pas si elle t'a compris, mais tu as l'impression que oui - car il vient poser son front contre tien. Tu le sers un peu plus contre toi - avant de reprendre à nouveau. « Toi aussi tu vas me manquer vieux frère. » Ce n'est pas un adieu, mais un au revoir. Tu sais que tu le reverras. Tu ne sais pas quand, où, mais tu sais que tu finiras par le recroiser. Le lien qui nous uni finira par vous ramener l'un vers l'autre. Une dernière caresse, un sifflement suivi d'une tape sur l'arrière train et l'animal décampe à son tour - suivant le même chemin qu'a emprunté Ezra. & lorsqu'à son tour Argo n'est plus qu'une ombre devant tes yeux, tu retournes auprès de ta monture. Tu lui caresses l'encolure avant de monter en selle. « Il n'y a plus que toi et moi maintenant, Ladislas. » Le cheval se met à hennir, frappant du sabot - comprenant qu'il ne reverrait plus son ami. « Rentrons ! » tu tires légèrement sur les rênes - afin de faire demi-tour. Tu n'as plus rien à faire là. Tu n'as plus qu'à rentrer à la cité. Si on te demande, si Roan te demande - tu mentiras. Tu ne l'as pas vu et si il veut la retrouver, il n'a qu'à le faire. Toi, tu en as fini avec tout ça. C'est terminé.

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Sujet: Re: Veni. Vidi. Amavi. [Shana]
Jeu 28 Sep - 19:09


Ses mots faisaient mal. C'était comme si elle ne voulait que cracher son venin et planter ses lames dans mon dos encore et encore. Mais je savais que c'était plus qu'une impression alors qu'à cet instant tout ce qu'elle voulait était me faire du mal. Elle voulait me faire souffrir autant que je l'avais fait souffrir. Elle voulait me faire comprendre ce que signifiait cette notion de douleur qu'elle ressentait. Une douleur que je ressentais déjà sans qu'elle n'ait besoin de me la faire ressentir. Une douleur que je m'étais doutée que je ressentirai en la laissant derrière moi alors qu'elle était sans doute l'une des seules personnes pour qui mon coeur avait battu à une telle vitesse. Une douleur qui n'était sans doute rien comparé à voir tous ces moments être remplacés par la haine. Je n'avais jamais réellement pu penser que la haine puisse détruire tant de sentiments mais c'était ce qui semblait se passait à cet instant. Un amour qui disparaissait, remplacé par un tourbillon d'émotions bien plus obscurs. Et je ne pouvais pas mentir et dire que je n'avais pas mal en la voyant ainsi. La vérité était que je ressentais cette douleur de plein fouet de la voir s'être détachée de moi, de voir les ombres resurgir. Elle était de nouveau engloutie par les ténèbres alors que les démons reprenaient le pas, que la bête était de nouveau lâchée prête à tout dévorer sur son passage. Cela faisait mal.

« Absolument ! Et crois-moi, je vais y prendre un réel plaisir. » Cela faisait mal oui. Car autant que je pouvais tenter de me convaincre qu'elle ne disait ces mots que pour me faire du mal, que pour protéger les morceaux éparpillés de son coeur qu'elle avait ramassé à la petite cuillère, elle n'annonçait autant que la vérité. Consciente qu'elle partirait à la dérive dès lors que je la laisserai. Mais si je savais que je lui avais proposé, sa réponse aurait été la même alors qu'elle n'aurait voulu me suivre. En doutant. Mais à cet instant ce n'était pas de savoir que je n'avais que la confirmation que ce que j'avais toujours pensé qyu faisait mal, que de la voir qu'affirmer qu'en effet elle prendrait du plaisir auprès des autres. Un plaisir pour la chair qui avait toujours été là. Après tout, ce n'était pas pour rien qu'elle était venue au bordel. Ayant toujours été consciente depuis le début que je n'avais pas été la seule à partager sa couche et pour autant, autant qu'elle était une mercenaire, une cliente, je n'avais pas pu m'empêcher de succomber petit à petit à son charme. N'ayant pas succombé tout de suite, non, seulement après que j'ai tenté de m'enfuir, que je sois vendue à Roan et que tous les événements s'enchaînent à une vitesse effrayante. Des événements qui continueraient encore de se produire alors qu'il me fallait peu pour l'imaginer dans les bras d'une autre fille plus magnifique, aux courbes plus voluptueuses, qui lui donnerait ce qu'elle désirait le plus. Un plaisir de la chair qu'elle pourrait trouver mais dont je ne pouvais que penser ne pourrait remplacer les sentiments.

Peut-être naïve de croire qu'elle m'aimait encore, que malgré toute la haine, malgré toute la colère, elle m'aimait encore en effet. Cet espoir qui persistait alors que je n'arrivais à me convaincre que des sentiments puissent être balayés en un revers de main. J'avais été incapable d'oublier ces moments passés avec elle, ne pouvant que voir comment elle y parviendrait même en se retrouvant dans les bras d'autres. Naïve de croire que j'avais encore un quelconque impact sur elle alors que cela n'était plus le cas. Le lien était brisé. Il n'était plus possible de revenir en arrière. A vrai dire il n'avait jamais été possible de retourner en arrière alors que j'avais su à l'instant où je prenais cette décision de fuir cet enfer que cela voulait dire que je la laisserai derrière-moi. Mais cela ne voulait pas dire qu'affronter la réalité et les conséquences de mes actes étaient plus faciles. Cela ne l'était pas. Pas quand je voyais son regard, pas quand je la voyais réagir avec autant de violence. Un tourbillon de violence qui m'impactait de plein fouet sans que je ne puisse fuir assez loin.

Autant que j'aurai pu fuir, il m'était impossible de me cacher pour toujours. Et ce n'était qu'une preuve de plus qu'à l'instant où j'avais décidé de fuir, comme elle l'avait dit je deviendrai une personne traquée. Ce qui était le cas, l'avait été. Elle n'était pas la première à m'avoir rattraper à vrai dire. Et peut-être que si elle l'aurait su, peut-être que son ego en aurait pris un coup mais je doutais que savoir la vérité aurait pu l'impacter. Je doutais que savoir que j'avais été violée de nouveau, que j'avais tué l'aurait impacté. En fait, je me demandais s'il y avait bien quelque chose qui pouvait l'impacter à cet instant alors que même mes mots semblaient retomber dans le vide, balayés dans le vent.

Et ce n'était pas comme si je pouvais m'en prendre à un autre. J'étais coupable. Coupable oui, je l'étais. Coupable de l'avoir laissé derrière-moi. Coupable de la laisser croire que tout ce qui s'était passé entre nous n'avait toujours été que mirage, illusion et tromperie. Coupable d'avoir laissé un vide derrière-moi. Coupable de lui avoir menti. Coupable de l'avoir transformé en cette personne qu'elle était désormais. J'étais coupable autant qu'elle l'était de s'en prendre aux esclaves, autant qu'elle était de ne s'être jamais mis réellement à ma place. Ce dont je tentais de me convaincre alors qu'au fond de moi, j'étais autant conscient que je n'avais pas tous les torts, car dans le fond ce n'était pas moi qui avait commis le pire des châtiments. C'était elle qui avait commis ce châtiment, qui s'était condamné elle-même en ne décidant de ne plus croire en nos sentiments.

Ne l'abandonnant pas tant une nouvelle fois qu'elle ne m'abandonnait. Le coeur aussi meurtri que le sien, elle n'avait esquissé aucun geste pour me retenir. Elle avait pris sa décision, préférant se détourner de nous plutôt que de me suivre. Et si j'avais autant risqué tout en ne lui disant pas la vérité, il n'en restait pas moins que j'étais celle qui avait décidé d'abandonner notre histoire. Elle l'était abandonnée, alors qu'elle avait refusé de continuer d'y croire. Un amour qui ne pouvait pas tout faire, car s'il donnait des ailes, il n'était parfois pas suffisant. Et à cet instant, il l'était insuffisant.

Fuyant sans me retourner. N'osant me retourner que pour voir son visage dévasté. Me forçant à ne pas me retourner alors même que tout mon corps ne voulait que se tournait vers elle, et non s'éloigner un peu plus d'elle. Chaque pas réalisé qui n'était qu'un pas de plus m'éloignant d'elle. Les larmes qui montaient à mes yeux alors que ma vision s’embouait et que je continuais de courir. Mes cheveux bruns emmêlés. Vision fugitive qui disparaissait entre les ruines. Les larmes qui perlaient le long de mes joues alors que je continuais de courir. Ne m'arrêtant pas. Ne m'arrêtant pas même alors que son cri résonna en écho entre les ruines. Ne me retournant pas alors que les échos de son cri me fendaient le coeur un peu plus. Et puis plus rien. Rien si ce n'était le silence et mes pas qui se répercutaient contre le sol alors que je m'éloignais un peu plus d'elle. Partir sans se retourner.

Ne m'autorisant qu'à m'effondrer que quelques mètres plus loin en voyant apparaître soudainement Argo qui me rattrapait. Les larmes qui dégoulinaient le long de mes joues sans que je puisse les retenir alors que je comprenais que non peut-être une part d'elle croyait encore à notre histoire. Peut-être que la bête n'avais pas pris le pas sur l'homme. Peut-être que tout n'était pas perdu alors qu'elle m'envoyait son compagnon de route, qu'elle m'envoyait Argo, l'un des plus beaux cadeaux. Essuyant furtivement les larmes qui coulaient le long de mes joues non sans serrer contre moi le chameau comme s'il était une immense peluche qui pouvait me protéger du monde. Un sourire qui n'avait pas pu s'empêcher de se dessiner sur mon visage alors qu'elle l'avait envoyée pour veiller sur moi. Si ce n'était l'ultime preuve de son amour, elle ne l'était peut-être que dans son désir de me laisser prendre mon envol, de me rendre ma liberté. C'était du moins la version du conte que je souhaitais croire.  

Finissant d'essuyer mes larmes pour reprendre la route aux côtés d'Argo, décidée de croire à notre histoire encore ou d'en continuer à en faire jouer les plus beaux moments dans ma tête. Car je le savais, une part de moi continuerait à l'aimer toujours. Son nom tatoué dans ma peau alors qu'il m'était juste impossible de l'oublier.

Veni. Vidi. Amavi.
 

Veni. Vidi. Amavi. [Shana]

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