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˜˜˜˜˜˜the mercy of the living #Ten
maybe life should be about more than just surviving


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25/03/2015 avengedinchains 924 Boyd Holbrook ava by lux ;; sign : ALAS herboriste avec notion de guérisseur 0
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Sujet: the mercy of the living #Ten
Lun 8 Mai - 11:28

» The mercy of the living
Est-ce qu’il est facile de faire le point sur sa vie ? Non, pas du tout, mais parfois, il faut faire de son mieux pour réussir à faire le point. Pour trouver les mots, pour trouver la nécessité de ce qu’il faut dire. Ce n’est pas toujours facile mais oui, il faut faire le nécessaire quand ça devient nécessaire. Ce n’est juste pas aussi évident qu’on ne pourrait le vouloir. Mais là pour le coup, Baelfire se surprend à se dire qu’il a peut-être le temps de cogiter, un peu. Pour remettre la situation dans son contexte, cela fait déjà une heure que le jeune blond est coincé. Il s’est aventuré dans un lieu sombre, qu’il ne maîtrise pas vraiment et il s’est tordu la cheville. S’il a déjà un peu de mal avec la douleur, il fait de son mieux pour ne pas y penser. Alors il cogite, observe autour de lui. Assis à même le sol, il ne regarde plus vraiment ce qui se passe autour de lui. Déjà parce qu’il ne voit pas grand-chose, et que s’il se fait attaquer, alors, ce sera la fin de sa vie. Sur lui, il a bien une dague, mais il n’est pas certain de voir la menace avant qu’elle ne soit pleinement là. Sa torche est sur le sol, au moins, elle lui tient un peu chaud. Mais il ne tiendra pas bien longtemps. Bien sûr, ce n’est pas ici qu’il trouvera de quoi se faire un bandage et il n’a pas suffisamment d’herbes sur lui contre la douleur pour planer assez pour ne plus rien ressentir.

En réalité, dans l’immédiat, le blond a surtout l’air d’un con. Il fait le caïd du haut de ses trente ans à prétendre qu’il maîtrise son business et les choses qu’il fait mais en fait, il en est bien loin. Il s’est fait prendre comme un enfant. Il a foncé tête baissée et il n’a pas vu qu’il y avait un trou sur le sol, alors qu’il est dans une zone catastrophique. Sous Terre, dans un vestige d’une autre vie. Et il s’attendait vraiment à ce que ça tienne la route ? Il pensait vraiment qu’il ne pourrait pas se blesser ? Un soupir s’échappe de ses lèvres alors qu’il en vient encore une fois à se demander comment il peut être aussi con. Alors oui, ses songes s’échappent, se faufilent et il fait le point. Il pense à sa vie chez les Pikunis, à la tranquillité qu’il y trouve et aux clients qu’il y a ainsi que dans les autres tribus. Il songe à Autumn, à qui il a demandé un peu de temps et qui lui manque malgré tout. Tout un tas de petites choses. Pendant quelques secondes, il réfléchit même à ce côté de sa vie qu’il a laissé derrière lui, ce frère qu’il a abandonné dans la forêt et qui a sûrement perdu la vie, ou encore son départ de la tribu de la montagne et ce qu’ils ont bien pu en penser. Ce n’est pas toujours évident, et de toute manière, il n’a pas particulièrement envie de réfléchir à tout ça. Parfois, c’est compliqué et parfois, ça ne l’est pas, si on peut le dire comme ça.

Assis, il espère qu’il n’y a pas un Reaper qui va pointer le bout de son nez, pour le dévorer. Il n’en a jamais vu mais il n’est pas certain d’avoir envie que cela commence maintenant. Au contraire, d’ailleurs. Mais on ne fait pas toujours ce qu’on veut et par instant, c’est un peu plus compliqué. Lorsqu’un bruit se fait entendre non loin de lui, il ne sait pas vraiment comment réagir. Son souffle est coupé et il se tasse sur sa place. Il n’est pas du genre à flipper pour rien mais il n’est pas friand des douleurs gratuites et d’une mort immédiate. Il ne prétend pas que sa vie promet d’être facile mais il fera le maximum pour que ça le devienne. Et putain, il n’a pas envie de crever maintenant. Sa vie n’est pas exceptionnelle mais il a encore des choses à vivre ou à voir. C’est tout. En tout cas, quand il essaie de se relever pour prendre la fuite, c’est un gémissement qui s’échappe de ses lèvres. Sa cheville n’est pas cassée mais c’est pas trop loin. Vraiment pas loin. Mais bon, au moins, quand il sera mort, il n’aura plus trop mal.


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Sujet: Re: the mercy of the living #Ten
Lun 15 Mai - 17:32


Baelfire   & Tennessee

Une créature bizarre vient de la prendre à la gorge, celle-ci visiblement veut lui voler sa vie. Sa main tâtonnante cherche l'arme blanche qui ne la quitte plus jamais afin de la planter dans le cœur de la meurtriere. Et dans un souffle accéléré ses paupières se soulèvent, pour apercevoir le dessus de la grotte ou il ont tous dormis quand leur petite troupe recherchait le terrain idéal à cultiver. Se relevant, assise sur son derrière la Mécanicienne peut remarquer que le jour pointe déjà, désormais il fait la course avec elle tous les jours, se présentant de plus en plus tôt. Tennessee, elle zone beaucoup dans ces lieux depuis qu'il à été décidé un déménagement de leur groupe. Elle cherche déjà à bien aménager et dissimuler leur cache secrète, mais aussi elle voudrait découvrir un endroit bien protégé pour y dissimuler les armes confiées par les rebelles, ou fabriquées par ses mains. La bouclée pense que ce sera certainement mieux dans les souterrains. Néanmoins pendant un temps il y a eut trop d'allées et venues pour qu'elle se lance dans cette expédition. Mais depuis quelques jours la plupart son retournés à L'Odyssée pour préparer les affaires à transporter alors la voilà revenue la brune, prête à relever l'aventure. Elle s'empare de sa besace dans laquelle on peut retrouver une gourde bien pleine, une corde qui ne la quitte plus depuis l'incident de la liane et des abeilles, quelques trucs à manger, un vieux bandage déchiré mais qui fera toujours l'affaire. Et quelques affaires choisies pour Baelfire dans le cas ou elle retombera sur lui. Elle n'a qu'une parole l'Odysséenne, qu'elle prend toujours très au sérieux.

Comme Gen lui à apprit comment confectionner une torche, elle s'est bien préparée, le noir ne lui fait pas peur, mais il reste préférable de voir vers quoi on se dirige. Elle connait un peu le terrain, mais cette fois elle veut découvrir des issues cachés, plus secrètes qui ne seront pas explorées dans les débuts. Elle se faufile, la main glissant sur un des murs afin de se rappeler le chemin du retour. Pas beaucoup de gens doivent venir par ici, car les toiles d'araignées y caracolent, à savoir si ces dernières sont vénéneuses ...  Alors Tennessee penche la tête ne souhaitant pas finir comme Sadik, Terrassée par une allergie inconnue ou pire encore. Renouveler l'expérience haute en couleur de la tourbière ne l'enchanterait pas, même si elle n'en garde qu'un souvenir un peu Brouillardeux. L'Odeur qui règne picote légèrement son nez, si bien qu'elle se met à éternuer soudainement avec force. Quelques secondes après l’écho le lui renvoi, mais la maline ne se fait pas piéger, au contraire elle tend d'autant plus l'oreille au cas ou ça aurait donné l'idée à un trainard de se diriger par ici. Le silence pesant qui l'entoure lui murmure que non, mais la Brune décide de s'immobiliser un peu plus pour ne pas se jeter la tête la première dans les ennuis comme à son habitude. Puis La Bouclée reprend son inspection, sur sa droite ses doigts s'enfoncent dans un vide. Un courant d'air lui lèche alors le visage, Y aurait-il une autre sortie par-là qui lui permettrait dans le future de ne pas se faire repérer ? Qu'à cela ne tienne, elle pénètre dans cet interstice qui grattouille sa curiosité.

Un peu plus étroit au départ, le couloir finit par s'élargir, L'Odysséenne s'étonne que la résonance semble très différente. Un moment elle croit être victime d'un hallucination mais après s’être frotter les yeux elle doit admettre qu'une lumière grésille plus loin, sur le sol. Toute personne saine rebrousserait chemin mais doucement elle se rapproche jusqu’à distinguer ce qui pourrait rappeler une silhouette humaine. Celui ou celle qui se trouve là doit certainement avoir repérer sa torche. Cependant aucun mouvement, aucune voix qui appelle ou menace. Alors elle continue, et les prunelles écarquillées alors qu'elle baissa sa torche pour s'assurer qu'il ne s'agirait pas d'une personne en danger -ou morte - elle reconnait le terrien « Baefire ! » Une affirmation. Pas une question, pas besoin, Tennessee, elle n'est pas bigleuse, et la tâche sombre sur la cheville du blond capte tout de suite son intérêt. Alors elle s'assoit juste en face de lui pour examiner ça, sans vraiment lui laisser le temps de réagir. ses doigts rencontrent quelque chose d'humide, du sang. Elle veut la soulever   pour mieux l'examiner mais n'y arrive pas « Merde » S'exclame t-elle contrariée « C'est coincé, va falloir te libérer » Lui annonce t'elle avec une certaine gravité dans la voix. Parce que si elle s'avère plutôt douée avec les machines, pas vraiment en ce qui concerne les êtres humains. « Faudrait bien que je rapproche ma torche pour voir un peu dans quel pétrin tu es, et ça risque de brûler mais si peut-être que tu as déjà une idée de ce qu'on pourrait tenter ? »

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Sujet: Re: the mercy of the living #Ten
Dim 3 Sep - 16:52

» The mercy of the living
La mort. Un sujet que tu n’aborde jamais et pourtant, elle a longtemps rôdé non loin de toi. Lorsque tu as choisi d’abandonner ton frère au coeur de la forêt, selon une décision étrange et une jalousie infantile. Tu n’as jamais su ce qui était arrivé à l’enfant mais quelques jours plus tard, lorsque tu t’y es aventuré, tu ne l’as pas trouvé. Un animal aurait pu l’emporter, tout comme il aurait pu fuir ou tomber au fond d’un trou ailleurs. C’est une affaire compliquée, si on peut le dire ainsi. Mais il faut surtout savoir faire en sorte que les choses soient comme elles sont. Tu n’as pas envie d’être là mais tu n’as pas non plus envie de te retrouver dans une situation aussi étrange. Ton pied coincé, peut-être même brisé. Disons que tu n’as pas vraiment les épaules pour mesurer tout ça. Les choses sont comme elles sont. Oui. Et toi, tu commences vraiment à ne plus savoir comment penser. Tes songes s’emmêlent, se secouent. Et tu ne vois plus que la douleur. Assis sur une pierre, tu grimaces légèrement. Tes options sont vraiment limités en fait. Tu ne peux pas sortir de là tout seul, c’est plus ou moins la seule information que tu as. Il fait trop sombre pour que tu puisses voir où tu mets les pieds. Et à cause de ça, tu sais que tu n’as que très peu de chances. Y a quasiment personne qui passe par ici. Et tu sais que tes options sont négligeables, à cause de ça. Du coup, il va falloir que tu trouves comment te relever. Tu te demandes à partir de combien de temps de désolation et de perdition, on finit par perdre complètement la notion du monde. Ca ne doit pas prendre bien longtemps, finalement.

« Baefire ! ». Ton nom retentit et fait écho dans les lieux. Bien sûr, tu n’y crois pas vraiment, alors que tes yeux se ferment et que tu soupires. Tu rêves, tu le vois bien. Tu rêves complètement. Il est assez improbable de voir quelqu’un débarquer dans le coin là, maintenant. Tu ne t’y attendais pas vraiment. Sauf que. Si ce n’était qu’un rêve, Tennessee ne se serait sans doute pas installée en face de toi, et n’aurait pas mis les mains directement sur ta plaie pour ensuite bouger ce qui te bloque et te faire grimacer de douleurs. « Merde ». Ouais, c’est le cas de le dire. Serrant la mâchoire, tu tentes de respirer pendant plusieurs secondes avant de grogner et de t’agacer sur elle. Ce n’est absolument pas la solution. Ni le moment de lui en foutre plein la gueule. Surtout si tu envisages qu’elle t’aide un peu. C’est totalement improbable de la voir débarquer ! ” Qu’est-ce que tu fous dans le coin ?”. Ton but n’est pas de lui reprocher d’être là mais t’es tellement surpris que tu ne t’y attendais pas du tout.

« C'est coincé, va falloir te libérer ». Là pour le coup, t’es pas franchement certain de vouloir qu’elle te libère. Déjà, parce qu’au premier essaie, tu n’as pas vraiment été emballé, et ça t’a fait un mal de chien. Ensuite, parce que tu n’es même pas certain qu’elle y parvienne du premier coup. Alors forcément, dans l’instant présent, t’es assez mal à l’aise. Et tu flippes. Bon, ce n’est peut-être pas le bon mot. Mais l’idée est bonne. Tu sais que c’est la meilleure solution. Il faut qu’on te dégage le pied pour que tu puisses espérer t’en sortir. Toi, de là où tu en étais, tu imaginais simplement que tu serais coincé là éternellement. Mais tu n’es pas libéré encore. C’est aussi à ça qu’il faut que tu penses, hein ? ” Ouais bah on va y aller doucement, si tu veux bien.”. T’as aussi un peu peur qu’une fois libéré, tu perdes encore plus de sang. ” L’idéal c’est que je reste en vie.”. Logique. Mais t’es parfois un peu trop franc ou trop direct dans tes mots. Tu n’as jamais été en mesure d’aller contre ça ou même de t’en empêcher. Est-ce qu’on peut vraiment te le reprocher ? Tu as comme un doute sur le sujet.

« Faudrait bien que je rapproche ma torche pour voir un peu dans quel pétrin tu es, et ça risque de brûler mais si peut-être que tu as déjà une idée de ce qu'on pourrait tenter ? ». Aucune idée. Et dans le fond, t’es pas sûr de vouloir mieux voir ce qui se passe. Mais tu n’as pas le choix, et tu le sais. Toi-même, tu ne sais pas à quel point c’est moche. Tu inspires un grand coup et tu attrapes son poignet pour le rapprocher. ” Je te dirais que je suis content de te voir quand ce sera terminé. “. D’ici là, entre la douleur et l’agacement, pas sûr que ce soit gagné. Autant éviter de dire quelque chose de déplacer, donc. Pis d’ici là, tu risques de mordre et de grogner. Elle va te faire mal. Son but va être de t’aider mais oui, elle va te faire sacrément mal. ” Va y”. En s’approchant, elle va pouvoir voir que la plaie est relativement profonde mais pas catastrophique. Une entorse ? Elle ne pourra pas le voir à l’oeil nu. Mais… Elle sera apte à faire attention à toi. C’est le plus important, n’est-ce pas ?

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Sujet: Re: the mercy of the living #Ten
Lun 9 Oct - 17:30


Baelfire   & Tennessee

La douceur ne décrirait pas Tennessee. Ni la compassion. L'habitude de triturer à l'intérieur de machines qui grincent mais ne se plaignent jamais ne lui confère pas la désignation de Docteur. Mais plutôt celle de mécanicienne. Et si, experte, la bouclée se penche sur du matériel technique minuscule avec habileté, ça ne la dispense pas de se montrer brusque. Elle serait plutôt de celle qui vous arrache une dent sans prévenir pour abolir le mal, L'Odysséeenne. Aussi n'a-t-elle pas revêtu ses gants lors qu'elle s'est penchée vers la cheville de Baelfire. Se diriger directement au cœur du problème, voilà ce qui la guide généralement, et dans le cas présent, il ne lui à pas paru que faire la conversation s'avérait primordial. Pourtant recevoir un premier résumé du blond lui eut offert une idée générale de la situation, évitant d'empirer la mauvaise position dans laquelle il trône. Evidemment il se révèle humain, malgré un caractère rude, la souffrance ne lui coule pas dessus comme si sa peau possédait la même imperméabilité que son expression. La brune relève sa torche vers le visage de ce dernier, évitant de le brûler dans la manœuvre, et découvre la pâleur cireuse de sa peau « Tu as une sale tête  » Lui lâche t'elle sans que cette remarque fut destinée à un but vexatoire. Une constatation tout simplement.

Pourquoi elle se balade dans le coin ? Elle n'imagine pas que ça puisse posséder un intérêt quelconque, mais elle lui expose sans détour ses intentions « Je recherchais une cachette sûre pour dissimuler quelques armes, et comme nous avons déménager dans le coin après une décision du conseil ... » Certes le terrien ignore ce que "le conseil" représente, mais Tennessee l'estime plutôt intelligent, alors selon elle, Baelfire décodera ce qui lui convient dans la réponse donnée « Et puis je voulais en profiter pour explorer, ça tombe plutôt bien, et toi ?  » Elle se remémore bien qu'il ne supporte pas le vous. Le natif le lui a déclaré lors de cette conversation étrange qu'ils échangèrent quand il la tira d'un très mauvais pas. Il ne lui demeure d'ailleurs dans la tête que d'étranges brides de bavardages, formant un patchwork bigarrée dans ses souvenirs. Ce garçon reste un des terriens qui la marque le plus, pour lui, elle trimbale différents objets dans sa sacoche pour le cas où ... Tennessee eut cependant souhaité  que ce fut dans de plus plaisantes conditions. Néanmoins, elle ne s'acharne pas à vouloir un destin différent, ils se doivent  de faire face à celui-là, car bien entendu elle ne l'abandonnera pas à son triste sort. « Doucement ce n'est pas vraiment ma manière, mais je vais faire de mon mieux » Ce qu'elle dirait à un enfant, avant d'arracher le sparadrap, en un coup, sans remord.

Tout doucement elle rabaisse l'éclairage pour examiner de plus près le piège ou se trouvait la cheville du blond, tout en attendant la narration de son accident. Ce qui n'apporterait pas la résolution avec certitude mais lui accorderait le temps pour réfléchir à la procédure « Je n'y vois pas grand-chose sauf que ta jambe est salement coincée, et je suis pas médecin, alors je connais pas trop l'intérieur du corps humain. Et je pourrais pas t'affirmer avec certitude qu'aucune veine importante n'a été touchée ... » Voilà qui se voulait encourageant pour commencer. Mais par respect pour lui, elle ne lui mentirait pas. D'ailleurs elle empruntant rarement ce chemin car elle se débrouillait mal, tout le monde s'apercevant qu'elle racontait des carabistouilles puisqu'elle-même n'y croyait pas. Tourner autour du pot n'apportait rien à personne, que de faux espoirs. Et ici, alors qu'elle retourne toutes les perspectives dans sa caboche, ça ne se résume au même dénouement « Il a l'air plutôt gros ce rocher, faudrait même peut-être un truc un peu solide qui me serve de crique pour appuyer afin de te laisser assez de temps pour que tu libères ta jambe » Parce qu'on va pas tergiverser mille ans, soit on ne tente rien et il connaîtra ses dernières heures dans ce tunnel sinistre, soit on prend un risque et il lui restera une chance de s'en sortir vivant.

Et quand il sera libéré, on se doit de rester positif tant que rien d'irréversible ne se déclare, la souffrance sera si intense qu'il ne pensera pas à lui déclarer des mots positif. Alors elle prend cette  promesse comme une fait. Baëlfire est heureux de la revoir « Et moi je suis contente d'être tombé sur toi ... Mais il me semble que dans la prévision ou ... Te faire un garrot au-dessus du genou serait prudent et éviterait à ce que tu perdre trop de sang ... Je peux m'en charger » Déclare-t-elle enthousiaste en lui tendant la torche pendant qu'elle fouille dans sa besace pour en sortir sa corde. Un peu longue, pour ce genre de boulot, mais que Tennessee serrera avec force le moment voulu. Au loin un étrange son rebondit sur les murs. De la pierraille qui se détache du plafond ? Ou un futur visiteur plus ou moins agressif ? « Oui je pense qu'il ne faudra pas trop traîner, tu veux le faire ou-moi si tu n'es pas dans la possibilité de trop remuer ? » Propose la Bouclée en lui tendant son câble. Pas trop de civilités non plus, les cernes qui soulignent le regard du terrien témoignent de sa pauvre condition. Sans une parole perdue la mécanicienne joint sa gourde à l'offrande pour le blond. Il se saisira de ce qu'il voudra, et elle en déduira alors ce qu'il lui reste à faire ...

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Sujet: Re: the mercy of the living #Ten
Sam 18 Nov - 16:57

» The mercy of the living
En fin de compte, il faudrait peut-être que tu dormes un peu. EN partant du principe que tu arrives à t’endormir, bien sûr. Et tu n’es pas vraiment certain que ce soit une bonne idée, mais bon. Dans l’idée, le sommeil te permettrait de voir le temps s’écouler et tu n’aurais pas mal pendant que tu dors. Au réveil, ce serait horrible, par contre, mais tu ne préfères pas non plus y réfléchir. Encore que c’est une autre histoire, ça aussi. Evidemment, alors que t’es en galère, t’as rien dans ta besace pour te soulager, au moins un peu. Tu aurais même pris un truc qui fait plâner pour oublier un peu. Mais non, cette fois, tu t’es aventuré en extérieur sans rien. Tu te fais trop confiance, en réalité, tu es toujours persuadé que ça se passera bien et tu finis toujours, malgré toi, par faire une grosse connerie. Mais maintenant, il est un peu tard pour regretter ou même pour te plaindre. T’es là, comme un con. Au moins, c’est une erreur que tu ne feras pas deux fois. « Tu as une sale tête ». Oui bon, ça, elle aurait presque pu le garder pour elle parce que tu t’en doutais pas mal. T’es pas trop en forme, t’es au bord de l’évanouissement et t’as l’impression que tu vas vomir à tout moment. Alors qu’on vienne te dire que t’as une sale gueule, c’est un peu le bonus non nécessaire. Mais ça te fait pouffer, malgré toi. C’est peut-être un rire jaune mais t’y peux pas grand chose. Elle a le mérite de réussir à te faire rire dans une situation qui ne s’y prête pas. ” Oh bah, j’ai toujours eu une sale tête, disons que là, elle est vachement lourde”. Mais ouais, quelques minutes et tu pourrais te taper une bonne sieste bien plaisante. Mais ce n’est peut être pas de ça dont tu as besoin. Tu ne sais juste pas ce que tu pourrais faire pour que ça aille. T’es un peu mal à l’aise, si on peut le dire comme ça. De toute façon, tu sais que son intention n’est pas de te blesser, alors tu ne vas quand même pas te formaliser juste pour ça, non ?

Bien sûr que tu ne perds pas un instant pour lui demander ce qu’elle fout là. T’es au fond d’un trou, dans le noir plus ou moins, et franchement ? Y a sans doute jamais personne qui passe par là. Et là, maintenant, voilà que d’un seul coup, tu vois que quelqu’un débarque. Quel était le taux de chance pour qu’en plus, il s’agisse de quelqu’un que tu connais, hein ? Quelqu’un qui est susceptible de te filer un coup de mains, finalement. Parce que ça aussi, c’est pas mal surprenant. Bah ouais, des gens, t’en connais pas mal, mais des personnes qui seraient d’accord avec l’idée de te filer un coup de mains, t’en connais beaucoup moins. Enfin bon, t’es content d’être tombé sur cette débarquée. Elle est cool, sympa, et pas de compagnie trop dégueulasse. Qu’aurais-tu donc pu demander de plus ? Mais tu lui demandes forcément ce qu’elle fait là parce que le hasard te laisse perplexe et que tu ne t’y attendais absolument pas. « Je recherchais une cachette sûre pour dissimuler quelques armes, et comme nous avons déménager dans le coin après une décision du conseil ... ». Ah oui c’est vrai. Tu en as oublié que les débarqués ont déménagé pas loin de là où tu te trouves. Alors forcément, ça aide, quant à la fréquentation du coin. Pour ce qu’il en est de cacher des armes par contre, ça, ça te laisse carrément perplexe et tu n’y aurais pas cru. Mais c’est judicieux de sa part, en tout cas. ” Genre groupe décide pour tout le monde si bouger ou pas ? Et toi, pas confiance ?”. La douleur te fait perdre un peu de ton anglais. T’as pas envie de faire d’effort sur tes phrases pour te faire comprendre. Surtout que dans l’instant présent, tu t’en fous pas mal de ce qu’elle fout là. Bon, pas vraiment. Bon, t’es contente qu’elle soit là. Tu t’y perds là. Comme si ton cerveau n’était plus capable de comprendre les choses comme tu le voudrais. « Et puis je voulais en profiter pour explorer, ça tombe plutôt bien, et toi ? ». Ca tombe carrément bien ouais, tu pourrais pas dire le contraire. Mais bon, si elle était arrivée un peu plus tôt, tu aurais été un peu plus conscient. Là, maintenant, t’es à côté de la plaque. ” Ramener plante”. Tu parles. En plus, y a rien dans le coin. Mais t’étais jamais venu par ici. Alors t’as vouloir si y avait des trucs. Bon, sans soleil, il ne risquait pas d’y avoir grand chose mais t’avais envie de te promener aussi. ” Exploration aussi”. Ouais, parce qu’en tant qu’herboriste, t’aurais l’air d’un con si tu venais chercher des plantes là où il ne peut pas trop y en avoir.

« Doucement ce n'est pas vraiment ma manière, mais je vais faire de mon mieux ». Okay, bah quand tu l’auras étouffée, faudra pas non plus qu’elle se plaigne hein. Mais ça, c’est encore une toute autre histoire à laquelle tu n’as pas vraiment envie de penser. Et puis bon, à quoi est-ce que ça pourrait bien servir, en plus ? Tu vas pas la tuer, tout comme tu n’as pas particulièrement envie de le faire. Mais tu risques de grandement l’insulter. Dans sa langue, comme dans la tienne. Dans tous les cas, ça ne va pas lui plaire, c’est certain. ” Alors je ne risque pas d’être très sympa.”. Mais au moins, elle est prévenue, hein.

Elle éclaire ta cheville, elle observe. Toi t’es quasiment en train de tourner de l’oeil. T’essaie de tenir le coup mais c’est pas vraiment gagné. T’as l’impression que tu pourrais tourner de l’oeil à tout moment, en fait. « Je n'y vois pas grand-chose sauf que ta jambe est salement coincée, et je suis pas médecin, alors je connais pas trop l'intérieur du corps humain. Et je pourrais pas t'affirmer avec certitude qu'aucune veine importante n'a été touchée ... ». Bon bah du coup, elle en arrive aux même conclusions que toi. Coincé, et peut-être dans un sale état. Mais ça ne veut pas dire que c’est bien. Au contraire hein. T’aurais même carrément aimé qu’elle te dise genre que tout se passait bien, que ça allait le faire, qu’elle avait déjà vu pire hein. Ca aussi, ça aurait été sympa. Mais non. T’as pas eu cette chance. En’s joken radon.. Mais bon, t’es vivant. Et tu pourrais même le rester.

« Il a l'air plutôt gros ce rocher, faudrait même peut-être un truc un peu solide qui me serve de crique pour appuyer afin de te laisser assez de temps pour que tu libères ta jambe ». Ah bah là, tu peux pas vraiment l’aider hein. Tu peux pas te mettre debout et partir en exploration pour trouver un truc. Faudrait pas qu’en plus, elle se mette à te demander un coup de main parce que là, tu vas carrément te mettre à rire hein. ” Pour ça, faut que je compte sur toi du coup. Moi je peux rien faire comme ça”. Rien faire du tout même. Mais bon, t’as pas envie de mal lui parler non plus hein. ” Désolé. La fatigue”. Tes phrases sont décousues, tu parles parfois ta langue à toi. Elle doit sentir que t’es en train de vrillé. Sans dire que ton temps est compté, entre la douleur et le sang perdu, t’es à l’ouest complet. Faudrait se dépêcher.

« Et moi je suis contente d'être tombé sur toi ... Mais il me semble que dans la prévision ou ... Te faire un garrot au-dessus du genou serait prudent et éviterait à ce que tu perdre trop de sang ... Je peux m'en charger ». Un peu flippé sur les bords, tu la regardes un instant. Dans la prévision de quoi ? Elle a cru que t’allais perdre le pied ou quoi ? Perdre la jambe ? Ah non mais si on te parle d’amputation, tu vas hurler suffisamment fort pour que tout le monde pète un câble hein. Clairement. Il est absolument hors de question pour toi de perdre ton temps comme ça. ” Okay, fais garrot”. Non pas dans l’optique de perdre la jambe mais plutôt histoire de rester vivant en cas où tu te vidrais de ton sang. Les possibilités ne sont pas nombreuses mais elles ne sont pas non plus très rassurantes, faut l’avouer. Parce qu’en enlevant le caillou, tu pourrais te vider de ton sang. « Oui je pense qu'il ne faudra pas trop traîner, tu veux le faire ou-moi si tu n'es pas dans la possibilité de trop remuer ? ». Ah non mais là, t’es plus capable de rien hein. Tu te mets à rire, un peu jaune, un peu gauchement. T’as l’air d’un con, tu le sais bien. Mais t’as aussi l’impression d’avoir consommé trop d’alcool. T’y peux rien t’es au bord du coma. ” A toi de jouer”. Enfin, jouer, pas vraiment hein. Mais elle a ta vie entre les mains. Ca, c’est sûr.


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Sujet: Re: the mercy of the living #Ten
Jeu 4 Jan - 19:00


Baelfire   & Tennessee

Bien que certains des Odysséens ne tariraient pas de mots ou d'exemples pour prouver le coté affligeant de Tennessee, celui qui leur tend comme un miroir réfléchissant, la bouclée ne possède pas un mauvais esprit ou une âme réfractaire. Elle ignore simplement les filtres et les entrechats à faire entre gens respectueux les uns des autres. Elle s'exprime clairement et ça ne plait pas toujours. Rien d'une langue de vipère Tennessee, au contraire elle les combattrait même estimant qu'il s'agit d'une perte de temps incommensurable. Quant à Baelfire elle ne fait que traduire la vision que lui donne sa torche. Elle se souvient de lui comme d'un garçon qui sait écouter et conseiller, elle n'imagine pas un instant que la vérité puisse lui déplaire ou l'agacer  « Ah bah non j'ai trouvé ta tête plutôt mignonne quand je l'ai aperçu la première fois, elle le demeure toujours d'ailleurs, c'est juste ... que tu n'illumines pas par ta bonne mine. Mais ce n'est pas grave j'ai de quoi éclairer avec moi ! » Tenterait-elle une pointe d'humour la mécanicienne ? Peut-être bien, on lui a expliqué que dans les situations dramatique faut détendre les victimes. Bon intérieurement elle devine ne pas être une experte de ce genre de situation, mais elle fournit néanmoins cet effort. Paniquer d'un côté comme de l'autre ne mènerait à rien, ou au pire. Ce qui l'interpelle davantage c'est la remarque à propos de sa tête trop lourde.


« Oh tu t'es cogné à la tête ? »
S'enquit-elle avant de s'engouffrer dans le tombeau des déductions, parce que non elle ne prétend pas être docteur la mécanicienne. Ça se révélerait beaucoup plus facile si le terrien possédait la petite machinerie intérieure d'un robot. Déjà il n'y aurait pas cette question de flux vital qu'on nomme le sang, dont il est impératif qu'il circule pour faire battre ce muscle qu'on cite à tout bout de champ, à propos de tout et n'importe quoi : Le cœur. Dorénavant elle va surveiller le moindre signe suspect, mais si le terrien menace de s'endormir, devra-t-elle lui administrer un gifle bien cinglante ? Elle tâche de se remémorer ce que Madja lui à enseigner avant qu'elle ne disparaisse dans la forêt. Elle n'a pas su l'appliquer quand Sadik à montrer des signes de malaise. Mais cette fois elle se promet de dévier la faux que tient la mort dans les illustrations qu'elle regardait enfant alors que son père lui lisait ces récits qu'on prétendait écrit pour les enfants. Les contes de fées ou les loups dévoraient les grands-mères, les chèvres innocentEs et les petits filles mourraient un soir de noël en essayant de se réchauffer avec des allumettes. Alors même si taper la discute ne fait pas partie de la panoplie ordinaire de la bouclée, pour tenir éveillé Baelfire, elle se dit qu'elle va faire en sorte de bavarder de meilleur cœur. En plus elle l'apprécie bien lui, alors elle ne prétendra pas que ça implique un effort surhumain. Non au contraire.

Aussi lui répond-t-elle le plus sérieusement du monde quand il s'étonne de la voir dans le coin. Pour elle ça devenait comme une routine d'explorer ces galeries. A la fois pour dénicher une cachette pour ses armes mais tout autant pour mieux comprendre les lieux.  Découvrir leur secret s'il s'en dissimule un ou prévoir un plan d'échappée belle, si jamais pour il leur fallait fuir de leur nouveau chez soi. Mais pour le blond ça n'a pas forcément de sens de crapahuter ainsi pour une débarquée. Bien qu'on pourrait lui renvoyer qu'il parait un peu égaré dans ces tunnels « Oui c'est un peu ça, dans notre groupe, il y a un plus petit groupe qui se méfie drôlement des dirigeants parce que par exemple ce sont eux qui ont envoyés les premiers ... enfants du ciel comme vous les appelez. Dans le but de les sacrifier parce qu'ils estimaient qu'on avait besoin de moins de bouches à nourrir et qu'ils étaient condamnés de toute façon. On le savait pas, sinon on n’aurait pas laissé faire, et du coup ici on se méfie un peu parce qu'ils continuent à pas trop demander l'avis de tout le monde » Un résumé un peu succinct, mais elle suppose que dans son état Baelfire préféra s'épargner le million de détails. Toute cette misère ne le regarde pas finalement, cependant Tennessee vote pour l'honnêteté de la discussion. Rien pour le moment ne lui permet d'assurer qu'elle tirera le terrien de son piège. Alors autant ne pas se vautrer les dernières minutes qui leur resteraient dans le mensonge « Et bien ta raison est plus honorable que la mienne, as-tu trouvé la ou les plantes que tu cherchais  ... Baelfire ? »

« Oui c'est passionnant l'exploration mais un peu dangereux  »
Lieu commun oui, et si évident face à Baelfire dont la conscience se perd en chemin par instants. Voilà pourquoi elle relance sans cesse la conversation la bouclée, même à propos de petites choses qu'elle juge sans intérêt. Car elle méconnaît ce qui passionne le terrien, après elle ne l'a croisé qu'une seule fois  « Tu sais que je t'ai cherché pour te donner les petits trucs promis... Enfin je ne suis pas retourné dans la tourbière mais j'ai rôdé dans le coin au cas ou  » Continue-t'-elle pour attirer son attention et le garder conscient. La mécanicienne, elle esquisse un sourire quand le blond l'averti qu'il existerait  des chances pour qu'il s'adresse à elle de façon injurieuse  « Ce n’est pas grave, j'ai l'habitude qu'on m'insulte alors ne te prive pas. Et si jamais tu as trop mal tu peux aussi me pincer mais évite quand même de me mordre à moins que ce ne soit absolument nécessaire ! » Tennessee n'espère pas de remerciement, elle s'en moque, elle lui doit la vie alors pour elle, le blond il peut s'octroyer tous les droits. Elle en profite pour s'agenouiller, pour mieux observer le pourquoi ça coince à ce point ... Ah oui, couper un bout du pied semblerait la meilleure solution mais elle convient dans son for intérieur qu'elle n'envisagera cette optique que si Baelfire menace de rendre l'âme. Bon elle à son bâton ça peut toujours faire balancier « Je vais utiliser mon bâton, je vais pousser de  tout mon poids et si ça marche ça risque de rouler sur ton pied en sens inverse mais tu seras libéré » Murmure-t-elle alors que des bruits se répercutent au loin. Certainement des bouts de pierre qui se détachent du plafond. Ça serait bien la poisse que des êtres suspicieux ou dangereux se promènent juste dans le coin.

Elle cause Tennessee mais son œil perçant enregistre la difficulté du blessé à construire des phrases . Il s'inquiète quand la bouclée évoque le garrot, que s'imagine-t-il réellement ? Elle se penche vers lui, s'exécute, tourne sa corde autour du genou de ce dernier, elle sert très fort « C'est juste pour éviter que tu saignes très fort au cas où, parce que je ne suis pas couturière et que même si j'ai pas le matériel pour ...  » Bon à la limite elle se servirait d'une de ses épingles à cheveux mais pour le fil ? La mécanicienne dépose son lumignon juste à côté de Baelfire, elle insère son levier entre le mur et le rocher, elle prie pour que ça ne casse pas sinon ça risquerait de devenir impossible « Alors je te tourne le dos mais je ne peux pas faire autrement pour pousser, je te permets de me frapper si tu souffres trop, même hurler hein ... A part moi personne t'entendre » Elle le souhaite. Et la voilà qui s'arc boute, pousse, tire, souffle, trébuche ... Oh oh oh ça bouge un petit petit petit peu ... « On y est presque accroche toi ! » Elle souffle, des gouttelettes parcourent son front pour descendre le long de son nez et de ses joues, elle envoie un coup de pied sur cette foutue pierre, mais de marbre il ne s'incline pas alors qu'elle sautille de mal avant de nouveau l'affronter. Et la enfin il daigne rouler sur le côté, écrasant les orteils du terrien, dévoilant une grosse blessure bien profonde ... Ouf. Merde, elle déchire sans réfléchir un bout de sa jupe pour envelopper le pied mal en point, ensanglantant ses doigts qu'elle porte à ses joues pour dégager sa chevelure qui l'empêche de bien voir avant de se tourner vers Baelfire « C'est bon tu es libre, tu peux bouger ton pied ?  »


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25/03/2015 avengedinchains 924 Boyd Holbrook ava by lux ;; sign : ALAS herboriste avec notion de guérisseur 0
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Sujet: Re: the mercy of the living #Ten
Sam 20 Jan - 0:38



The mercy of the living



Il n'aurait jamais été en mesure d'imaginer une telle douleur, si on le lui avait demandé. Pour dire la vérité, Baelfire a toujours eu de la chance, au cours de sa vie. Il ne s'est jamais blessé au point d'avoir envie de mourir. Quelques plaies, quelques blessures, et une flèche dans le bras au cours de la guerre, mais ses plaies se sont arrêtés là. Il n'a jamais rien eu de cassé, malgré quelques chutes dont il n'est guère fier. Au moins, jusqu'à aujourd'hui. La donne change, se mélange et prend une toute autre tournure à laquelle il n'aurait jamais voulu faire face. Il ne se sent pas bien, se voit la tête vrillée et galère à trouver les mots. Il ne sait plus, il se perd et en réalité, il n'est pas certain de vouloir mettre de l'ordre dans tout ça. En divaguant, il réalise que divaguer lui permet d'oublier un peu la douleur. Il est comme dans un nuage, en réalité, et bien qu'il la ressente encore fortement, elle paraît presque lointaine. Il savoure, fait de son mieux. Il ne néglige aucunement l'instant présent et ne risque pas de changer d'avis. Il prend absolument tout ce qui lui permet de bien aller. Mais oui, là pour le coup, il ne s'en sort pas forcément. Et il a un peu peur de perdre son pied. Faut dire que sur cette planète, un membre en moins, ça reste un lourd problème. Quelque chose contre lequel on ne peut rien faire. En réalité, s'il devait choisir, il choisirait de perdre la vie plutôt que de perdre un membre. Il a besoin de se déplacer, de bouger, de souffler au loin. Il en a besoin. Il ne survivrait pas. Bordel, non, il ne survivrait pas.

« Ah bah non j'ai trouvé ta tête plutôt mignonne quand je l'ai aperçu la première fois, elle le demeure toujours d'ailleurs, c'est juste ... que tu n'illumines pas par ta bonne mine. Mais ce n'est pas grave j'ai de quoi éclairer avec moi ! ». Malheureusement pour elle et bien que la tentative soit bonne, Baelfire n'est pas dans un état d'esprit disposé à la blague. Il en est même bien loin et bien incapable. Et ça ne risque pas d'y changer grand chose. Le blond n'est déjà pas du genre à blaguer, en temps normal, lorsqu'il est de bonne humeur, lorsqu'il est détestable ou ce genre de chose. Cependant, il retient qu'elle trouve sa tête plutôt mignonne. Elle est belle elle-même, dégageant une innocence douce et plaisante à voir. Elle n'est pas toujours très douée des mots mais peut-être est-ce une chose qu'il apprécie chez elle. N'est-il pas comme ça lui-même ? Maladroit avec les mots ? Un point commun qu'il ne retrouve pas chez tout le monde, et qu'il sait apprécier. " Ah bah je souffre sévère là". Et il ne risque pas de le nier. Il ne fait pas forcément attention aux choses qui se passent à côté de ça. Il l'écoute, tente de lui répondre mais il ne répond pas comme il le ferait d'habitude. Il lui est difficile de se concentrer sur les mots. Il fait de son mieux pour parler anglais, mais de temps en temps, il jure dans sa propre langue.

Lorsqu'il évoque sa tête lourde, c'est davantage parce qu'elle lui paraît lourde et qu'il plane presque à cause de la douleur. Ca n'a strictement rien à voir avec l'idée d'une quelconque blessure. Il n'a sans doute pas été très clair et ses mots sont un peu gauches, il ne prétend pas le contraire. Pour autant, il se permet sincèrement de penser que ce n'est qu'un maigre détail. « Oh tu t'es cogné à la tête ? ». Il n'aurait manqué que ça, en réalité, qu'il se soit cogné la tête à un quelconque moment. Peut-être que ça aurait pu lui permettre de dormir un peu. " Ma tête va bien". Il soupire et ferme les yeux un instant. Il doit rester éveillé, il le sait, ce n'est pas le moment de perdre pied, et pourtant, ça lui paraîtrait si facile, finalement. Son corps ne demande rien de plus.

Ce n'est pas le moment pour poser des questions sur le mode de vie de la débarquée. Pourtant, il se permet de croire que changer de sujet lui permettra de survivre à tout ça. Ce n'est pas évident, et la douleur ne le quitte pas. Pourtant, il pose la question, il lui demande vraiment si un groupe décide pour tout le monde. Il ne prétend pas qu'ils n'ont pas un chef eux-même. Chaque tribu a un dirigeant. Pourtant, il se permet de penser qu'il y aurait un vote, en cas de déménagement. Mais peut-être qu'il idéalise les choses lui-même. « Oui c'est un peu ça, dans notre groupe, il y a un plus petit groupe qui se méfie drôlement des dirigeants parce que par exemple ce sont eux qui ont envoyés les premiers ... enfants du ciel comme vous les appelez. Dans le but de les sacrifier parce qu'ils estimaient qu'on avait besoin de moins de bouches à nourrir et qu'ils étaient condamnés de toute façon. On le savait pas, sinon on n’aurait pas laissé faire, et du coup ici on se méfie un peu parce qu'ils continuent à pas trop demander l'avis de tout le monde ». Il connait plus ou moins cette histoire parce que Autumn lui en avait parlé. Pour autant, ça ne le concerne pas trop. Il ne veut pas la blesser ou la vexer, elle est là, à tenter de l'aider, à lui faire la conversation et tout ça. Mais franchement, son histoire, à quel moment est-ce que c'est supposé le concerner ? Il ne prétend pas que le fonctionnement est bon ou mauvais. Il n'a pas vécu avec eux, il n'en sait rien. Sans chef, tout est un peu compliqué. Mais en parallèle à ça, il estime qu'il y a quand même un peu trop de détails pour lui. Surtout qu'il n'a pas franchement tout compris. Mais bon, il ne se voit pas vraiment lui dire tout ça, parce qu'elle est là, à l'aider. Mais... Donner son avis, ce n'est pas simple pour lui non plus. C'est une affaire compliquée, tout simplement. " J'ai pas tout compris. Mais pourquoi rester si ça va pas ?". C'est la seule chose qu'il se voit dire. Lorsqu'il ne s'est plus senti à sa place dans la montagne, il est juste parti. Il ne prétend pas que les facilités sont les mêmes pour eux mais ils ont deux campements. Qu'est-ce qui les empêche d'aller sur l'autre ? Ils se compliquent la vie en tout cas. Et il n'a pas envie de chercher plus loin. Toute cette histoire le dépasse déjà bien assez comme ça. Et encore une fois, il s'en moque un peu mais il reste plus ou moins poli. Il le lui doit.

« Et bien ta raison est plus honorable que la mienne, as-tu trouvé la ou les plantes que tu cherchais  ... Baelfire ? ». Honorable hein ? Il ne saurait le dire. C'est un futile détail que d'être venu ici pour des plantes. Surtout qu'au final, il n'était pas certain d'y trouver quelque chose et qu'il s'est retrouvé dans cette situation avant même de pouvoir réellement chercher. Alors honorable, il ne sait pas, mais complètement stupide, ça par contre, il en est parfaitement convaincu. " Non, rien du tout.". Il ne précise pas qu'il n'a pas eu le temps de chercher parce qu'il garde une fierté mal placée. Et puis bon, elle voit bien qu'il n'a rien avec lui. Mais bon, c'est la douleur qui le rend un peu énervé, aussi. C'est une autre histoire encore. Il faut juste comprendre que Baelfire est blessé, qu'il s'énerve d'être bloqué et qu'il a l'impression qu'il va mourir. A cause de ça, en réalité, il réalise qu'il va sans doute perdre la vie. Donc il n'est pas forcément très à l'aise. Logique.

« Oui c'est passionnant l'exploration mais un peu dangereux  ». Il grimace et souffle légèrement. Faut dire que niveau côté dangereux, il ne risque pas de prétendre que ce n'est pas arrivé. Parce que dans la situation actuelle, il est flagrant qu'il n'est pas à l'aise. Il ne se sent pas bien et ça ne risque pas de changer grand chose. Mais cette situation est déplorable, c'est tout ce qu'il sait. Il n'a pas été prudent et pourtant, il insulte Finn lorsqu'il fait des conneries. Et le voilà dans la même situation. Autant dire qu'il est bien loin d'être fier de lui. Mais... C'est bien plus difficile à admettre, déjà. " Oui, dangereux". Il grimace une nouvelle fois. Il a l'impression que ça ne va pas en s'arrangeant. Il manque de force, il e sent mou et il se demande si, une fois qu'elle l'aura libéré, il va réussir à rentrer chez lui. Il n'en est pas vraiment convaincu.

« Tu sais que je t'ai cherché pour te donner les petits trucs promis... Enfin je ne suis pas retourné dans la tourbière mais j'ai rôdé dans le coin au cas ou  ». Il n'est pas facile de se croiser lorsqu'on le désire. La forêt est grande et dense et Baelfire ne passe pas son temps à toujours passer par les mêmes coins. Parfois, il ne se faufile même pas en forêt et se contente de son village ou même de la plaine. Autant dire que les choses changent, et sont un peu plus compliquées qu'on ne peut bien l'admettre, déjà. Avec Autumn, il y avait un échange de mots d'une certaine manière. Les choses étaient différentes. Et il n'a pas vraiment envie d'y penser. " Oui, je ne viens pas toujours au même endroit". Sont-ils vraiment en train d'avoir un échange là ? Il ne prétend pas qu'il n'en a pas envie. Mais il ne cache pas qu'il aimerait qu'on le libère ou qu'on l'aide avant ça. Non blessé, il n'aurait pas de problème avec ça. Mais là, pour le coup, c'est une autre histoire. Mais en même temps, il en vient à se dire qu'elle essaie peut-être juste de le garder conscient. Il n'en a pas la moindre idée. Il sait juste qu'il aimerait dormir et qu'elle l'en empêche.

Elle va l'aider mais en réalité, les choses vont être considérablement compliquées. La douleur va empirer et il va s'énerver. Bon, il va s'énerver un peu plus qu'il ne l'est déjà. Parce qu'il est énervé par la situation et par le fait qu'elle ne le laisse pas dormir. Ne peut-on pas lui foutre la paix ? A mesure que le sommeil se rapproche, la douleur s'amenuise, n'est-ce pas le plus important ? « Ce n’est pas grave, j'ai l'habitude qu'on m'insulte alors ne te prive pas. Et si jamais tu as trop mal tu peux aussi me pincer mais évite quand même de me mordre à moins que ce ne soit absolument nécessaire ! ». Il la fixe un instant, sceptique. Pourquoi est-ce qu'il la pincerait sous la douleur ? Ou même la mordre ? Là, ça a encore moins de sens que le reste. Non, il n'a pas vraiment envie d'y réfléchir ou même de regarder, de près ou de loin. Cette histoire est bien trop bizarre. C'est tout. " Je ne veux pas savoir pourquoi toi parler de morsure". Ouais, il n'a pas envie d'entendre les histoires de son passé qui auraient pu l'amener à penser ça. Il y a des histoires dont on n'a pas besoin.

« Je vais utiliser mon bâton, je vais pousser de tout mon poids et si ça marche ça risque de rouler sur ton pied en sens inverse mais tu seras libéré ». C'est la pire idée du monde. Il se retient de le dir eà voix haute mais il va clairement lui dire qu'il faut qu'elle trouve une autre idée. Le problème, c'est que Baelfire est pâle, et faible. Et que ses possibilités ne sont pas existantes. Il n'a que ça, et ben qu'il soit complètement défoncé par la douleur et de perte de sang, il s'en rend pleinement compte. " Stupide idée mais pas meilleure". Ouais voilà, autant qu'il ne réfléchisse pas plus. De toute manière, c'est sa seule option. Pourquoi ne pas s'en contenter ?

« C'est juste pour éviter que tu saignes très fort au cas où, parce que je ne suis pas couturière et que même si j'ai pas le matériel pour ...  ». Il déglutit. Il est clairement sur le point de mourir. Tuée par la fille qui cherche à l'aider. C'est vraiment la chose la plus triste du monde, il ne faut pas se mentir. « Alors je te tourne le dos mais je ne peux pas faire autrement pour pousser, je te permets de me frapper si tu souffres trop, même hurler hein ... A part moi personne t'entendre ». Ouais bah, ça ne rassure pas vraiment non plus. Dans le fond, s'il vient à perdre la vie, elle n'aura qu'à le laisser là et prétendre qu'elle n'est jamais venue. Dans le fond, il ne sait rien d'elle et elle pourrait bien dire ce qu'elle voudrait. Alors il a peur, malgré tout ce qu'il pourrait en dire, malgré tout ce qu'il pourrait faire. Mais pas seulement d'elle, aussi de la mort et de ce qui va se passer une fois libéré. Si ça se trouve, c'est lui qui demandera à la Débarquée de l'achever.

Est-ce qu'il a mal ? A ce stade, ce n'est même pas que ça. Il hurle, insulte. Dans sa langue à lui ou dans la sienne, à elle. Elle rate, échoue, tombe et recommence. Au moins, elle n'abandonne pas. Et c'est peut-être la seule chose qui compte. D'une certaine manière, du moins. Parce que pour le reste, il ne sait pas trop. Et il souffre. Il a tellement mal que oui, on pourrait bien l'achever maintenant, tout irait mieux comme ça. « On y est presque accroche toi ! ». Si elle ne le libère pas, il va clairement lui demander de l'achever avec son bâton à la con. Ca ne fait pas le moindre doute. Il est au bout de sa vie là, il ne tiendra pas plus longtemps. Lorsqu'elle donne un coup de pied dans la pierre, il grogne et la fusille du regard. " Pas... Pas refaire ça". Sinon, une fois libéré, sa première action sera de la tuer. Clairement.

Franchement, lorsque la pierre roule et glisse sur son pied avant de filer au loin, il n'y prête pas plus attention que ça. Il voit le sang, la plaie, la profondeur, et sur son pied, la douleur n'est même pas forte. Ou presque pas fort. Une douleur qu'il ne ressent presque pas. « C'est bon tu es libre, tu peux bouger ton pied ?  ». Le pied bouge mais faiblement. Non qu'il ne puisse le bouger, mais parce qu'il manque d'énergie. Son corps ne peut pas en supporter plus. " Oui je peux... ", lâche-t-il avant de sombrer dans l'inconscience.

Spoiler:
 


notes » w/ Tennessee dans le métro, le 8 mai 2117

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14/11/2015 Isa & I 3455 Katie Melua Kyran adorable & Avengedinchains & Lux aeterna Mécanique & Nanotechnologie 29
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Sujet: Re: the mercy of the living #Ten
Hier à 19:33


Baelfire   & Tennessee

Tout au début de son séjour la lame d'une lance s'est enfoncée dans son flanc. Elle a failli en mourir. Un terrien fou lui à infligé ça, qu'elle n'a jamais revu depuis, et auquel elle ne songe plus, à part quand elle voit la cicatrice laissée par cette Blessure. Un tuyau en fer qui à rebondit sur son crâne au point de lui faire observer des étoiles dansantes autour d'elle. Une tentative de Sadik pour l'assommer, mais son esprit réussit à prendre le dessus. Une vieille flèche rouillée qui s'enfonça dans sa cuisse lors d'une joute verbale avec Zachariah l'endormi, qui obligea ce dernier à la porter sur ses épaules pour retourner au vaisseau, sans doute l’effort le plus conséquent de l'existence de ce dernier. Et enfin la mésaventure dans la tourbière embrumée, qui lui valut une inflammation rouge, galopante, brûlante sur tout le corps, ainsi que quelques hallucinations. Sans Baelfire, ici présent, elle n'ignore pas qu'elle ne marcherait probablement plus sur ce monde. Alors oui, elle lui sera éternellement reconnaissante, mais ça ne la rendre pas plus adroite dans ses paroles et ses gestes malgré tout. Sa capacité à appréhender la souffrance chez l'autre reste aussi minime que celle à apprécier les peines morales. Ça ne l'empêche pas de faire de son mieux, et surtout ça enlève l'implication trop émotionnelle, c'est à dire que si elle devait retirer une dent au blond, elle le ferait sans pitié, d'un seul coup, celui qui vous arrache un cri de douleur mais qui finit par vous soulager.

Bien entendu elle n'y demeure pas indifférente, et tente de faire preuve d'un peu d'humour, ou de bonne humeur. Mais il ne s'agit pas de son point fort alors la bouclée s'égare un peu. Néanmoins elle n'insiste pas quand elle se voit atterrir dans un terrain miné. Non pas que le jeune homme se conduise de façon désagréable, et objectivement on lui pardonnerait très facilement vu les circonstances, mais l'esprit de ce dernier galope tel un cheval sauvage effarouché avec le vent du désert. Indomptable. Quoi qu'il en soit, même dans sa folle manière d'amener un brin de joie, elle ne s'appuie que sur des vérités qu'elle constate. Parce que tisser les mots, jouer avec leurs consonances, ça la dirige vers des domaines qui la perdent. Et en ce moment précis ne pas s'égarer la tête, semble bien se révéler la plus impérative des options. D'une main ferme qu'elle pose sur l'épaule du terrien, elle l'aide à reste droit, le voyant tanguer dangereusement  « Oui je vois ça, essaye juste de ne pas t'évanouir tout de suite, mais quoi qu'il advienne je vais te sortir de là » Une promesse ? Une certitude ? elle ne sait pas encore vraiment, mais elle va s'y atteler la mécanicienne. Elle prendra tous les risques même celui de le voir la détester pour le restant de ces jours, elle lui doit bien ça ! Et quand il prétend que sa tête va bien, elle en doute fortement mais elle ne le contredit pas. Elle ne voit pas l'utilité d'argumenter sur des futilités ou des évidences qui échapperaient à Baelfire sous l'effet de la douleur.

Alors elle accepte de lui donner beaucoup plus de renseignements que nécessaire sur le groupe dont elle est issue, eux se surnomment d'eux-mêmes les odysséens. Un peu distraite ses mots s'égarent pour raconter les maux des plus jeunes, des emprisonnés, et la vision dévie un peu de la réalité. Pas beaucoup, quelques miettes, et ce certainement parce que l'attention de Tennessee s'absorbe sur la blessure de Baelfire. Particulièrement sa pensée butte sur le piège dans lequel il s'est fourvoyé en crapahutant par ici. A peu de choses prête elle s'imagine que ça pourrait être elle à la place du blond. D'ailleurs d'après la réaction de ce dernier, la bouclée l'a égaré dans les éclaircissements qu'elle tentait de lui fournir. L’expression légèrement dubitative qui transparaît à travers les grimaces de douleur, l'amuse légèrement « Oui j'avoue que je ne suis pas la meilleure des narratrices quand j'essaye de sauver quelqu'un ! Et plus encore quelqu'un qui à de l'importance pour moi  » Ajoute-t-elle pour lui donner coup de fouet mental, car il doit y croire lui aussi pour porter l'espoir d'une fin positive, et ne pas lui claquer entre les doigts. Et c'est vrai qu'elle y tient à Baelfire. Et non elle n'a pas envie d'analyser le pourquoi ou le comment, c'est un fait, point. Final « Si tu veux quand tu iras mieux tu me redemanderas de t'éclaircir ce que tu n'as pas compris ! Quand à partir ... Oui j'y ai souvent pensé, tu n'as pas tort. Mais je ne suis pas vraiment prête pour une vie en solitaire »

Non pas que la solitude l'effraye, que du contraire on lui reproche bien trop souvent de faire bande à part ! Evidemment, désormais elle a développé certaines affinités, avec Murphy notamment ou même Richard. Ça la chagrinerait de les quitter à jamais, et certainement elle leur donnerait un petit aperçu de l'endroit où ils la dénicheraient. Ce n'est pas tant que la rébellion ne se débrouillerait pas sans elle, plutôt au point mort avec toutes les querelles intestines, elle s'interroge un peu désormais sur sa raison d'exister ... Encore. Non « Pas préparée ... serait plus juste. Je ne sais pas chasser correctement, ou pêcher, ou me battre du tout.. Bon je pense pouvoir me débrouiller pour bâtir un petit abri, faire du feu, me concocter un petit potager ... Mais ça prendrait du temps pour être viable. En attendant il y a un Athna qui m'entraîne.» Elle barbote un peu de tout et de rien pour endormir le cerveau de l'homme. Inutile qu'il se ronge les méninges à répondre, visiblement il perd tout doucement la notion de tout en demeurant accroché au principale. Avec douceur elle caresse le front du blond de sa paume pour vérifier sa température. Elle le découvre bouillant, elle en mord presque ses lèvres jusqu'au sang. Dans l'obscurité lui, il ne peut pas distinguer les traits de la mécanicienne puisqu'elle dirige la torche vers le sol, la ou l'odeur ferreuse commence à dominer « Oh quel dommage, si tu me dis lesquelles je tâcherais de t'en fournir quand on sera sorti  » Qu'au moins il ne retourne pas chez lui les mains vides et tout amoché !

En plus elle n'y connait pas grand-chose sur les "grands" Blessés, la mécanicienne, par contre elle à suivit quelques cours avec Madja sur les premiers secours. Sauf qu'elle ne parvient pas à vérifier si les prunelles du Blond sont trop élargies ou non. Dangereux oui, Mortel ? Si dieu existe qu'il lui vienne en aide là tout de suite « Tu n'as pas mal au cœur par hasard ? Si jamais n'hésite pas à me le dire, et dans le cas extrême ou tu n'arriverais plus à parler frappe moi deux coups » Bon tout ce qu'elle lui propose ne suggère rien que de très rassurant, mais le traiter comme une peluche débile ne les amènera que sur une route sans issue. Elle estime lui devoir la vérité, pour ce qu'elle à pu apprendre de lui, elle se souvient qu'il montrait une préférence pour la version brute et honnête « Dans le cas ou une autre étourdie s'y rendrait comme pour une promenade de santé ? Et oui.. Mais en même temps je bouge beaucoup aussi, donc moi non plus je n’étais pas toujours au même endroit, finalement ce n'ést que par un hasard comme celui-ci qu'on se tombe dessus » Et il s'en moque très certainement de toutes les paroles qui franchissent ses lèvres. Pas grave, ça entretient un lien qui le l'oblige malgré lui à rester attentif. A ne pas céder au désir de fermer les yeux pour se laisser emporter loin de l'affliction qu'il endure. Tennessee perçoit très bien l'agacement, ou le frémissement de colère qui parcourt le terrien, elle l'anticipait depuis quelques minutes. Parfait qu'il la Haïsse mais qu'il vive...

Tennessee, elle parle, oui... Comme une automate. La peur s'insinue dans ses veines alors qu'elle se charge de rendre sa liberté à Baelfire. la sienne de peur, celle du blond, les deux, ça suinte dans tout le couloir souterrain. A les étouffer, lui, elle, tout ce qui passera par ce lieu sera transformé en statue de pierre. La mécanicienne ne sait plus très bien ou ses mains se dirigent, son seul désir : Réussir. Elle rate son but, une fois, puis deux puis enfin ... Et lui ne ressemble plus qu'à une loque. Enfin elle l'imagine, mais il la rassure, il peut mouvoir son pied, il ne s'est pas détaché. Oui elle possédait cette crainte au plus profond d'elle-même. Parce que là, elle le voyait condamné, mais à présent elle lui octroie une possibilité ... Elle se penche directement vers la blessure, la nettoie avec un bout du tissu de ses vêtements. Profond. Faudrait recoudre sinon ça va laisser une très laide marque. Malheureusement rien dans sa besace ne peut servir d'aiguille, ou de fil ... Faudra le ramener au dehors, et vite se procurer le matériel. Car l'abandonner sur place elle  s'y refuse  « C'est bon je vais serrer un peu plus fort  » L'informe-t-elle dans un silence de plomb. Alors elle relève la tête, soulève le lumignon, il à perdu conscience ... Ou alors elle l'a tué pour de bon ? Non non non voilà ses tripes qui lui mordent l'estomac à nouveau. Faut d'abord qu'elle le sorte de ce trou puis vérifie si elle capte un cœur qui bat dans la poitrine de Baelfire... Et si ce scélérat se cache elle le forcera à battre à nouveau.

Si elle le désirait de toutes ses forces, elle ne parviendrait pas à porter le terrien jusqu'a l'extérieur. Oh elle tentera si il ne se réveille pas, mais elle risque de le lâcher ça ne lui procurera aucun bien. Déjà l'extirper de son trou à happé le gros de son énergie. Comment dénicher le battement d'un palpitant ? Ses doigts s'égarent sur le coup du blond,mais la concentration ne pointe pas au rendez-vous. Rien, un véritable échec ... Elle dépose alors sa tête contre sa peau, au-dessus de la place ou l'organe qui le retient dans ce monde devrait faire entendre sa mélopée : Tac Tac Tac Tac ... Rien. Pourtant elle ne souffre pas de surdité la mécanicienne : Juré, craché. Elle passe par-dessus lui pour pratiquer ce que ces  cours de survie lui ont enseignés. Un deux trois on appuie sur le cœur, de manière à lui enjoindre de re-partir. le temps qu'il faudra... encore, encore ... Elle ne va pas devoir lui faire de bouche à bouche. Parce qu'elle n'à pas vraiment été très attentive à cette leçon-là ! alors l'Odysséenne sait qu'elle ne s'exécutera pas bien. Mais d'abord il faut vérifier si un souffle reste ou revient. Non elle ne va pas prier, ou un petit peu, en cachette le temps de mettre son oreille contre les lèvres entrouvertes du blond et ressentir la chaleur d'une expiration ...

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the mercy of the living #Ten

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