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˜˜˜˜˜˜somebody that i used to know
maybe life should be about more than just surviving


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Sujet: somebody that i used to know
Dim 23 Avr - 0:47



you didn't have to cut me off
Make out like it never happened and that we were nothing


Le printemps approche, c'est cool parce que j'peux sortir sans la peau de bête disgracieuse, j'ai plus à r'tourner près du feu tout les cinq minutes pour sentir à nouveau mes orteils, la lourdeur de la neige qui m'colle aux godasses c'est qu'un vieux souvenir et les journées sont plus longues... Bon ça c'est moyennement cool en fait, finit les grasses matinées à répétition, j'ai plus trop d'excuses pour hiberner. Sauf que... ça fait quelques jours que j'me terre chez moi et j'ai plus rien à bouffer, pas que j'ai particulièrement faim, mais mon estomac gronde et devient rudement douloureux. Le coeur lourd, la gorge nouée, j'me décide enfin de sortir de chez moi la matinée étant déjà bien avancée. Se lever aux aurores aurait été inutile et m'aurait surtout fait prendre le risque de croiser cet enfoiré d'Elias. C'est sa faute si j'suis enfermé chez moi, c'est sa faute si j'ai chialé pendant des heures, c'est sa faute si j'ai mal aux côtes et à la gorge et comme ma peur du noir, il venait de créer en moi une nouvelle terreur, celle des guerriers. Méprisé, honteux, humilié, je me repasse encore et encore ses paroles à mon égard en boucle, mais l'humeur maussade semble passer, laissant place à la colère qui me donne le courage de sortir de chez moi. Peut-être que j'aurais du prendre la fuite, quitter ce village ou ma présence est indésirable, mais je refusais encore de croire à ces mots et lourdes accusations ou peut être parce qu'il n'avait pas totalement tord, j'étais un lâche et j'avais même pas le courage de fuir loin d'ici seul.

Une chose était sure, je ne remettrais plus les pieds dans cette arène, sa présence indésirable m'était devenue insoutenable et aujourd'hui il ne me courrait plus après, ne cherchant plus à me trainer hors de chez moi pour aller m'entrainer... tant mieux! La peur au ventre de croiser ma mère et devoir lui annoncer mon retrait de la troupe de jeunes futurs guerriers je me dépêche de sortir du village pour aller en forêt. Une chance pour moi, elle grouille d'animaux en cette saison, ça tombe bien parce que ma forme physique laisse à désirer et faut croire que j'ai pas dégainé mon arc assez souvent ces derniers temps. Je foire quelques cibles, c'est pas d'chance! Et m'fait quelques frayeurs, des mères qui protègent leurs petits ou de simples craquements de bois m'arrachent sursauts, frissons et petit cris pas bien viriles. Euh excusez moi d'avoir eu peur hein! J'aimerais bien vous y voir! J'interrompt même la partie de chasse pour quelques pauses agréables, soulager ses pieds douloureux dans l'eau du ruisseau, cueillir et manger quelques baies sauvages, lézarder au soleil, si bien que quand j'reprend j'ai perdu toute notion du temps. Oui j'sais on se repère au soleil, mais c'est qu'il fait vachement beau aujourd'hui et que les arbres me coupent un peu la vue, du coup.... je sous estime l'approche de la tombée du jour et pas seulement parce que je suis distrait par le lièvre que j'chasse.

Crapahuter dans la montagne avec un gros lièvres sur l'épaule et après une si longue aventure, bah j'ai du mal, du coup j'fais des pauses -un peu trop de pauses- et ça m'coupe même les jambes, le souffle aussi. J'me dis que la haut j'aurais p'tet bien le temps d'aller aux sources d'eau chaude, soulager ces muscles douloureux et surtout me débarrasser de ces vêtements dégueu, excusez la transpiration et la terre ça fait pas partie de ma conception d' accessoire classe sur une tenue. Nan ça c'est un truc de bovin, c'est l'truc de mes camarades guerriers, un truc de brute à la cervelle limité quoi! Bref... Je grimace en fixant le chemin escarpé me menant au village, c'est encore loin et le ciel orangé commence déjà à tourner au violacé foncé. Grognements, couinements, entre deux souffles bruyants, je crache l'air comme ma peur qui grimpe à chaque pas de plus.

La nuit est tombé, mes dents claquent c'est pas juste la faute du froid, mes jambes semblent en coton et danser toutes seules, j'accélère le pas, j'ai même couru comme un cinglé en suivant la trace des lueurs du village encore animé à cette heure. J'essaie de penser au confort d'un diner au coin du feu, même des festivités dans la taverne chargée de bourrin aux blagues vaseuses semble me réjouir à côté de la grande noire qui m'encercle et me coupe le souffle. Le regard humide, la respiration encrassée, les muscles douloureux je déambule dans le village en évitant les groupes de jeunes partageant leurs exploits du jour. Ils rient sur mon passage, me balancent même leurs vannes habituelles.

- "foutez moi la paix!" gémissais-je en m'agrippant au lièvre pendu à mon épaule. Tête basse, regard fuyant, j'accélère le pas ayant perdu de ma rage habituelle. Pas d'insultes, pas de sarcasme, pas de provocations, je veux juste rentrer au plus vite bien que d'éventuels coups m'effraient moins que le tapis de velours noir pesant au dessus de mes épaules. J'ignore leurs insultes, leurs moqueries et autres provocations, je sursaute lorsque l'un d'eux s'amuse à me faire peur. Et je cours, si vite, si loin que j'en loupe même le chemin de ma maison, je regarde pas devant moi, ni ou je met les pieds, il fait trop sombre et les lueurs s'échappant des torches et des fenêtres semblent brouillées par le voile de larmes couvrant mes yeux. Est ce que j'étais en train de chialer comme une merde au regard de tous, mouais... m'enfin c'est pas comme ci c'était la première fois. Tout se stoppe brusquement, un choc, violent m'envoie au sol et mon lièvre s'envole pour s'écrouler aussi lourdement que moi dans le chemin rocheux. Un grognement, nan plutôt une plainte de douleur, alors que je décolle doucement mon torse du sol. Douleur vive, sur ses genoux et mains écorchées, un nouveau gémissement alors que je m'assied péniblement pour constater l'ampleur des dégâts. Mais j'ai pas le temps de partir à la recherche de mon butin de la journée, ni même gémir et chouiner sur mes blessures qu'une silhouette assombri la nuit. Euh, ok là c'est bon je suis à deux doigts du malaise. Le teint livide, le souffle coupé je relève les yeux après avoir sursauté. C'est pas un ange, c'est pas non plus un de ces demeurés de l'arène, nan c'est pire que ça.... c'est toi.  Mes lèvres s'agitent mais rien ne sort, pas un souffle, pas un mot, seul un hoquet de surprise semble débloquer ma respiration me sauvant de justesse de ma mort certaine en m'étouffant tout seul.


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Sujet: Re: somebody that i used to know
Sam 29 Avr - 22:17


SOMEBODY THAT I USED TO KNOW
Cièran & Lowen

Les bons jours approches et le printemps pointe de plus en plus le bout de son nez, de quoi plaire d’une certaine manière. La liberté qui s’annonce un peu plus propices, que quand l’hiver entoure le village de part et d’autres, où on est obligé d’avoir des restrictions si on veut pouvoir tenir et ne pas sombrer bêtement ou inutilement. Les entraînements commencent à être de plus en plus nombreux plus que les beaux jours arrivent et qu’on peut maintenant, s’entraîner à l’extérieur tout en pouvant profiter de l’air et du paysage du dehors. La journée se passe comme toutes les autres, elles se ressemblent le plus souvent, mais elle n’est pas non plus ennuyeuse pour autant. Après les séances d’entraînements, il en profite pour aller prendre un rapide coup d’eau pour sentir « meilleur », tout en enfilant une tenue plus ou moins décontractée, pour le reste de la journée. Tout en aidant au village pendant quelques heures pour ne pas avoir des représailles après, si jamais il avait le malheur de juste laisser ses fesses posaient par terre et de juste regarder le « beaux » monde s’activité. La nuit commence à pointe le bout de son nez, tout doucement mais surement, comme d’ordinaire.  Il décidé de marcher seul et de prendre enfin la liberté de faire ce qu’il veut et de ne plus devoir respecter les règles communautaires, mais bien d’être seul avec lui-même comme il aimait plutôt l’être de temps en temps. Le paysage qui s‘offre à lui ne lui déplaît pas vraiment, puis il peut toujours se promener car même si la nuit tombe, il peut encore voir ce qu’il se trouve autour de lui. Et puis les lueurs qui s’échappent des torches et des fenêtres des maisons, sont quand même bien pratique pour pouvoir se promener, après il faut aussi être raisonnable et de ne pas trop s’éloigner dans l’obscurité.

Soudainement, alors qu’il est un peu sur le côté entrain de marcher pour rejoindre le village, il rendre en collision avec quelqu’un, ce qui lui fait un peu perdre l’équilibre, pourtant il ne broche pas la moindre insulte, il arrive à se contenir quand il le veut bien, bien évidemment. Quand son regard chercher la personne qui semble avoir bousculé, il peut voir qu’elle se trouve sur le sol et qu’elle peine un peu à se relever et, comme le vide n’est pas bien loin d’où ils se trouvent. Et surtout, quand il parvient à reconnaître finalement la personne qui se trouve à quelques centimètres de lui. Cièran ne pense qu’à  une chose c’est d’écouter son cœur et de rattraper cet homme en qui il éprouve des sentiments qu’il n’a même pas été capable de lui déballer, alors ce n’est pas vraiment le moment de le perdre. Il glisse donc son bras autour de sa taille fortement et il l’attire vers lui, le collant même contre son corps comme pour se rassurer qu’il n’allait pas lui échapper et que le vide, ne risquait pas de lui enlever cet homme qui avait une grande importance dans sa vie, malgré tout. Il analyse son visage et son corps minutieusement, tout en relâchant tout doucement sa prise, sans pour autant éloigner son bas qui est toujours autour de sa taille. Il peut bien voir qu’il a nouveau pleurer et qu’il est toujours autant en colère ou sur le point d’être toujours en prise de crise en tout genre, et ça le peine vraiment beaucoup. Sa voix est loin d’être douce, pleine de reproche et d’un soupçon d’inquiétude qui ne peut pas vraiment cacher, même s’il si efforce, mais il a échoué. –« Tu veux en finir avec ta vie ou quoi ? »-.  Ce n’est pas vraiment un reproche, mais parfois il peut vraiment se montrer cassant, alors que dans le fond il s’inquiète énormément pour lui et qu’à cause de ça, il n’est pas capable d’être comme tout le monde, d’exprimer ses réelles émotions, il faut toujours qu’il soit complètement à côté de la plaque et ça le rend dingue et impuissant, de ne pas réussir à être tout autrement.

Puis, il oublie complètement ce qu'il se trouve tout autour d'eux, son regard ne peut pas se détacher de lui et de le voir en face de lui, c'est un réel besoin, qu'il ne peut même pas être capable de toucher, mais de garder profondément enfouit au plus profond de lui. Il peut même sentir la chaleur du corps de son ami au travers de ses vêtements et qui se dépose sur sa peau délicatement, telle une douce caresse. Le vent souffle tout doucement sur leur visage et il peut voir encore plus son regard, grâce au vent qui lui permet de dégager ses cheveux qui se trouvaient devant ses yeux. Il ne peut pas le nier, il est toujours aussi magnifique et encore plus maintenant, et les battements de son coeur lui montre tout autant. Cièran est vraiment incapable de se détacher de lui.
29/04/2017
⇜ code by bat'phanie ⇝

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Sujet: Re: somebody that i used to know
Dim 30 Avr - 16:14



Wrapped up, so consumed by all this hurt. If you ask me, don't know where to start. Anger, love, confusion roads that go nowhere. I know that somewhere better 'Cause you always take me there. Would you take the wheel If I lose control? If I'm lying here Will you take me home? Could you take care of a broken soul? Will you hold me now?


Ferme, puissante, vive, une main, un bras, ma taille est prisonnière du serpent d'acier, sans que je ne puisse l'anticiper, ni même le contrer, je me retrouve sur pieds, le dos plaqué au roc fait d'os et de chaire. Un hoquet de surprise s'échappe de mes lèvres et ma respiration renait, plus bruyante, plus forte, plus douloureuse qu'a la normale. Si la question du "est c'que tu vas m'en mettre une" m'éffleure l'esprit ce n'est pas ça qui m'inquiète le plus à cet instant. Frigorifié, appeuré, épuisé, blessé, tel l'oiseau tombé du nid je me retrouve plus vulnérable que jamais devant... toi... encore toi... tout revient toujours à toi malgré mes efforts de fuite depuis des jours, des semaines, des mois des années. J'ai finis par m'habituer à ton absence, supporter le manque, mais chaque jour était un combat, celui de te chasser, de ne plus avoir à supporter cette présence qui me rappelait chaque fois combien tu manquais à ma vie. - "Bordel Cièran qu'est c'que tu fais? Lâches m.." extirpais-je dans une tentative de résistance. Mais ma voix se meurt aussi vite qu'elle c'était échappée. Bouche entrouverte je crache l'air avec difficulté alors que tu me manipules aussi facilement qu'une poupée de chiffon, je me maudis pour le frisson aux teintes chaudes qui parcours mon corps alors que ton regard attentif et bienveillant glisse sur moi. Ou est donc passé le Cièran en colère? La brute provocatrice qui s'arrange toujours pour m'humilier en publique, me provoquer au combat, jouer avec mes nerfs, me maintenir au sol sous le regard rieur de ses camarades. Ou était donc passé toute cette rancoeur, toute cette colère? Alors que je gisais dans ses bras qui ne daignaient me lâcher. Décontenancé par ta question, ou plutôt ton accusation louffoque, j'me demande ce qu'il te passe par la tête pour avoir des pensées pareilles, mais c'est pas vraiment ce qui m'inquiète le plus... mais plutôt cette putain d'idée qui fleurit dans mon esprit, celle que tu t'inquiètes vraiment pour moi.Pourquoi Cieran? Dis moi pourquoi! J'suis un lâche, j'suis pas un guerrier, j'suis immature, un geignard, tu le sais, tout l'monde le sait, alors pourquoi s'acharner? Pourquoi s'accrocher alors que les années nous ont prouvé oh combien notre relation c'est écroulée, que nos avis divergeaient au point de se détruire. Bordel pourquoi t'es encore là, pourquoi tu me fais ça?  De ta main sur moi à ton visage mon regard glisse finissant par se raccrocher à la chaleur brune de tes prunelles braquées sur moi - "bah euh.. nan.. biensur que nan...quelle idée!" balbutiais-je d'une voix à peine audible, un souffle peut être, qui s'écrase sur ce visage, ses lèvres si proches des miennes. Je suis pas connu pour mon courage, mais plutôt pour mon mauvais caractère et mon inconscience, mais toute force semblait avoir quitté mon corps et mon esprit à l'instant même ou je me retrouvais prisonnier de te bras. Si j'ai pour habitude de ramasser ma dignité sur le sol, je suis bien trop obstiné pour me laisser aller si facilement. Braqué et étriqué, mon esprit s'accroche à mes convictions et refuse de se laisser plier. Je fronce le nez et grommelle dans une tentative de résistance et de mise à distance - "J'sais bien que c'village c'est d'la merde et qu'on s'y reproduit entre connards mais faut pas exagérer non plus. J'savais pas que t'étais du genre à romancer des tragédies." ma voix claque, comme les talons d'un guerrier qui venait de bondir sur une proie. ça se veut méprisant et hautain et c'est même pas capable de se débarrasser réellement de la source de cette gêne, cette proximité aux allures du passé, ses souvenirs de muraille rassurante au creux de ses bras une fois la nuit tombée, dans notre chaleureux foyer à l'abri des regards. Non, j'peux pas, j'dois pas, m'rappeler combien tout ça m'a manqué. J'suis censé te jeter mais j'en ai pas la force, c'est pas vraiment la faute à cette escapade en foret mes cette main encore trop présente sur mon corps, mon esprit vacille fragilement entre l'envie de renouer avec un passé et celui de fuir celui-ci pour m'en protéger.  J"trouve pas l'courage ni même la force pour t'envoyer royalement chier, p'tet bien parce que t'es trop près, p'tet bien parce que ton regard luisait d'étranges lueurs rassurantes similaires au passé, p'tet bien parce que tu m'as pas provoqué mais juste ramassé, comme si la p'tite chose pathétique et fragile semblait précieuse, comme si tu vérifiais quelle était pas cassée. Pourquoi tu fais ça? Hein?  Battement rapide de paupières, je tente de reculer, sans y mettre vraiment de volonté et de force. Tout c'que je peux faire, c'est facile, c'est c'que je fais tout les jours: geindre comme un enfant, comme une fillette.

- "c'est pas qu'j'suis contre les séances calin, mais j'veux rentrer chez moi,  j'ai froid, je meurs de faim, j'ai mal partout et j'suis crevé... et j'ai p..." peur oui, une peur panique du noir que tu connais, connaissais parfaitement et qui te valais même des harcèlements nocturnes lorsque je venais chercher réconfort au creux de tes bras. Sauf que j'ai pas le temps de finir et que cette chienne de vie à décidé de m'en faire baver, un bruit dans les fourrés et je sursaute... nan pire que ça un couinement, cri, j'sais pas trop, une sorte de son aigu, ni virile, ni mature s'échappe malgré ma tentative de scéller ferment mes lèvres pour le contenir. C'est plus fort que moi, et cette terreur qui m'a fait sursauté m'a aussi conduit directement dans tes bras, la tête enfouie dans ton torse, les doigts cramponné au tissu de tes vêtements, je me fige, glacé de peur.

Vive douleur, celle de cette chaire errafflée en contact du tissu, elle m'arrache un nouveau sursaut cette fois ci vers l'arrière, m'obligeant à relâcher le tissu sécurisant de tes vêtements.  - "aie..." Lowen la douillette le retour... Au moins ce coup -ci ça aura le don de m'éviter l'embarras de le supplier de me raccompagner chez moi. Une fois le front décollé de ton torse, je déplie mes doigts découvrant ma paume ensanglantée, une grimace tord mon visage et un gémissement s'échappe de mes lèvres, je relève un regard timide derrière mes grands cils sombres vers ton visage si proche du miens .  - "te moques pas... c'est sérieux! Si on nettoie pas ça risque de s'infecter.. et puis il parait qu'on peut en mourir j'te signale!" plainte, argumentation puérile, je n'avais rien d'un homme ni d'un adulte mais plutot l'allure d'une fillette geignarde ou d'un chiot abandonné. Je fronce le nez lèvres qui s'étirent en une grimace plus qu'un sourire visant à t'attendrir - "j'veux rentrer chez moi.." murmurais-je d'une voix plaintive au lieu de t'ordonner de me lacher la grappe, de dégager, p'tet bien parce que j'avais plus peur de la nuit que d'toi et cette fichu addiction qui me ramenait toujours vers toi. Je refusais, non je ne voulais plus être cet enfant perdu qui ne trouvait que refuge et réconfort dans tes bras. Je reculais avec plus d'entrain, comme si je tentais de me dégager de cette emprise que tu avais toujours eu sur moi. Mais la nuit m'encercle, le tapis de velour noir m'etouffe et me glace le sang. Je pose mes mains sur mes bras dans une posture frébrile, fragile, comme à la recherche de chaleur et de réconfort alors que mon regard fuyant part à la recherche de ma chasse du jour. Ou es donc passé ce putain de lièvre que j'ai porté sur mon épaule depuis des heures? - "J'sais bien qu' c'est la honte d'trainer avec moi mais... t'as p'tet faim et si tu m'aide à retrouver ce lièvre... bah j'ai trop faim pour aller m'coucher l'ventre vide et il est un peu gros pour moi alors... euh... j'veux dire si t'en veux...tu pourrais p'tet me raccompagner et..." je bafouille c'est pathétique, comme ma proposition de t'inviter à diner, j'sais même pas pourquoi je fais ça, je te lance un rapide coup d'oeil avant de grogner  - "c'est bon hein il fait nuit personne verra rien t'en fais pas pour ta réputation!" le ton est froid, sec, expéditif, parce que c'est plus facile de t'accuser que d'avouer que j'étais le plus responsable des deux dans cette rupture passée.



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05/10/2015 Electric Soul 5516 Jensen Ackles Tag & tumblr Traître en cavale & rebelle anti-esclavagiste anti-royaliste (ex-mercenaire, ex-gladiateur) | Combat & maniement des armes 490
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Sujet: Re: somebody that i used to know
Dim 4 Juin - 9:41

RP archivé suite à la suppression de Cièran
 

somebody that i used to know

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