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˜˜˜˜˜˜l'amour du mensonge (w/nylan)
maybe life should be about more than just surviving


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15/03/2016 Juliette/holly-wood 440 Eva "sexy badass" Green @schizophrenic (avatar) + @astra (signature) + eva daily (gifs) + shellaufouet (profil) Mercenaire ~ combat et maniement des armes. 20


Sujet: l'amour du mensonge (w/nylan)
Mer 12 Avr - 16:42

l'amour du mensonge

nylan
&
shanareth
Le marché de la Cité. Tu as toujours adoré t'y rendre de bon matin, pour un petit déjeuner improvisé. L'odeur des épices et des plantes aromatiques t’embaument avec délice les narines. Un marchand de fruits à coque et arachides, attire ton attention, pour que tu lui achètes ses produits. Te sachant grande amatrice d'amandes et de noix, tu cèdes à la tentation et en achète une bonne poignée de chaque pour cinq pièces d'or - un prix d'ami dit-il. Sur le chemin, des draps aux couleurs chaudes et chatoyantes volent sous les coups de vent, alors que d'autres marchands essayent à leur tour, d'attirer ton attention. Pour certains tenter de te vendre leurs camelotes, des armes comme des armures faites mains ou encore des marchands de poissons, débarqués directement des côtés marinières calusa. Après mûre réflexion, tu jettes finalement ton dévolu, sur une vieille femme qui vend des fruits secs et fruits frais. Les produits sont magnifiques, et il n'y a que chez vous, qu'on peut trouver des aliments d'une telle qualité. Tu prends une poignée de dattes que tu payes trois pièces d'or, parce que tu lui fais penser à sa défunte fille te dit-elle. Que vas-tu faire maintenant ? Déguster tes achats, bien sûr. Tu t'installes sur les marches du Temple et commence à picorer tantôt des dattes, tantôt le mélange de noix et d'amandes. Ton regard se perd sur la vague de personnes qui viennent de prendre d'assaut les rues de la Cité.

Rahjak ou citoyens d'autres tribus, tout un mélange de culture et de mœurs dansent devant tes yeux reptiliens. Les cris des marchands et marchandes s'intensifient, se font plus insistants et plus forts pour que tout le monde puissent les entendre. Et ce n'était que le début de la matinée, ça sera bien pire, une fois que le soleil aura atteint son zénith. Là, ça sera presque impossible de circuler dans les rues, sans avoir à se marcher dessus pour pouvoir rentrer chez soit ou bien tout simplement continuer sa route. C'est aussi pour ça, que tu préfères venir sur le marché très tôt le matin. Les rues sont quasi-désertes et il est plus facile de s'y faufiler et d'avoir les meilleurs produits. Avalant une dernière amande, tu ranges ce qu'il te reste dans une bourse, que tu te gardes pour plus tard au cas où, tu aurais une petite faim. Et tu reprends ta route, sur laquelle, tu croises adossés à un mur une poignée de mercenaires, que tu salues d'un hochement de tête. Ils te le rendent tous, par politesse et aussi parce qu'ils savent que tu vis un passage difficile dans ta vie. Un an jour pour jour que ton père a rejoint ta mère au boulevard des allongés. Tu as tellement souffert de cette perte, tellement pleurer - qu'en y pensant plus aucune larme ne coule le long de ta joue. Tu as tant pleuré ce jour-là, que la tristesse ne peut plus se lire dans ton regard, mais peut se ressentir dans ta façon de comporter et dans tes paroles crues et pleines de ressentiments et d'amertume. Ça faisait des années que ton père était malade, tu étais pourtant préparée à cette fatalité, sans doute pas assez, pour n'être pas parvenu à empêcher les larmes de couler. D'un revers de la main, tu renvois ce souvenir d'où il vient - le plus loin possible, avant d'entrer à la taverne où tu as pris l'habitude de venir jouer au poker. Les marchands ou comme tu les appelles, les rats du désert sont déjà là – et lorsqu’ils te voient, ils te saluent et t’invitent à t’installer à table, demandant au passage si tu désires une bière. Tu acquiesces que non, pas tout de suite – tu préfères attendre midi pour te mettre à l’alcool.

Après quelques parties, vous décidez de faire une pause pour manger un peu, alors vous commandez de quoi sous rasassiez – lorsqu’une silhouette inconnue de la cité, une silhouette de femme fait son entrée. Ton regard la suit attentivement, l’observe, détail de haut en bas la façon dont elle est habillée. Les peaux de bête sur son corps te rappellent les histoires que te racontait ton vieux père sur cette tribu insulaire, sur cette île de femmes où les hommes n’avaient aucun pouvoir, aucun rôle à jouer que celui de la reproduction. Mais tu as toujours cru que c’était des légendes, des racontars qu’il a entendu de marins en manque de leurs femmes. Et pourtant … ce pourrait-il que cette sauvageonne fasse partie de la dite tribu ? De la tribu de cette petite île qu’on appelle Kovarii ? Sans un mot, tu te lèves de ton siège pour venir à la rencontre de l'inconnue, qui de dos ne te voit pas te faufiler derrière elle, telle une vipère glissant sur le sol prête à fondre sur sa proie. « Alors sauvageonne, on vient se perdre en terre rahjak ? Ou alors, on vient chercher un mâle pour se faire féconder ? Tes paroles perfides, d'un ton suave glissent au creux de son oreille - alors que ton souffle, lui balaye les mèches de cheveux derrière sa nuque. Où peut-être es-tu venu chercher ce qui te manque cruellement son ton île de guerrières pucelles, une femme sachant t'emmener au septième ciel ? » Ton souffle chaud continuant de caresser la chevelure sur sa nuque blanche, alors que doucement, ta poitrine se presse contre son dos - se retrouvant coincer entre toi et le comptoir, un sourire de serpent t'écorche les lèvres. Si les histoires de ton père à propos de cette tribu sont exactes, alors la vipère que tu es, risque d'apprécier de se retrouver entre les griffes tranchantes et acérées de cette panthère, dont il te tardait de voir de face.

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Sujet: Re: l'amour du mensonge (w/nylan)
Mer 12 Avr - 22:37

Il faisait terriblement chaud. Le soleil pointait à peine ses premiers rayons, mais déjà, Nylan étouffait. Cette chaleur-là n'avait rien à voir avec celle, moite, de sa jungle natale. Elle s'approchait davantage de l'ardeur asphyxiante d'un brasier incandescent. Peu importe où elle regardait, peu importe ce qu'elle faisait, la ville des Rahjak ne lui inspirait rien d'autre que le feu. Et elle détestait ça. C'était la première fois que la jeune femme quittait l'île des Kovarii pour s'aventurer sur le continent. Elle accompagnait un groupe de femmes qui venaient vendre leurs marchandises aux différentes tribus. Curieuse de nature, Nylan avait décelé une parfaite occasion d'accroître son savoir. Être une Kovarii était bien beau, mais comment étaient les autres ? Quelles étaient leurs méthodes pour soigner ? Quelles étaient leurs moeurs et croyances ?

C'était un regard nouveau qu'elle avait escompté poser sur le monde. Un regard plein d'espoir et avide de savoir. Pour l'instant, tout ce qu'elle en retirait était un dégoût profond et perfide qui entaillait ses veines et empoisonnait son sang. Elle haïssait tout ce qu'elle voyait, sans exception. Elle haïssait le comportement fier et hautain des hommes, elle haïssait les constructions dures et froides, l'ambiance presque malsaine, et les regards que l'on jetait sur elle. Et par-dessus tout, elle avait été obligée de laisser ses armes et ses aiguilles à l'entrée de la ville. Depuis, Nylan était d'une humeur massacrante. Elle se sentait totalement nue, au point qu'elle avait ressenti le besoin de rester emmitouflée dans les peaux de bêtes qui recouvraient ses habits en cuir. Maudite ville. Maudits Rahjaks. Qu'ils aillent tous se faire foutre.

Et tout autour, du sable. A perte de vue, partout. Seulement du sable. Sur le sol, sur les bâtiments, dans le ciel. Vers l'au-delà et l'horizon, vers l'est, l'ouest, le nord, le sud. Même dans le regard des Rahjak, il n'y avait rien d'autre que du sable. Et du vide, aussi. Beaucoup de vide. Nylan avait horreur du vide. Elle avait horreur de ces visages idiots et de ces sourires hagards. Elle avait horreur de l'ignorance, du silence, et de l'absence de tout. Elle avait horreur des hommes et de leur stupidité exaspérante. Cet endroit n'était définitivement pas fait pour elle. Elle n'avait qu'une hâte, c'était d'en partir, et de ne plus jamais y remettre les pieds. Plus jamais. Sous aucun prétexte. Cette pensée l'avait laissée avec une étrange sensation de satisfaction.

Aux premières lueurs de l'aube, Nylan et les autres s'étaient glissées dehors pour se joindre à l'immense marché qui avait lieu sur la place principale. Au départ, la jeune femme avait été émerveillée par l'animation, les couleurs, les odeurs qui se dégageaient des stands dressés de partout. Et puis, elle avait fini par se lasser. Trop de monde, trop de bruits, trop de... Trop de Rahjaks. Certains hommes louchaient sur ses seins sans même se cacher, d'autres essayaient de lui parler, mais sans succès. Brusquement, Nylan s'était sentie faible. Elle allait étouffer, ou perdre les pédales. Elle se faisait bousculer par les passants, et son agacement grandissait à vu d'oeil. Une des filles lui dit quelque chose, mais elle ne l'entendit pas. La brune grommelait d'inintelligibles paroles depuis un moment.

- Je vais faire un tour, finit-elle par dire.

Elle avait parlé si bas que personne n'aurait pu l'entendre à travers le vacarme environnant. De toutes façons, elle l'avait davantage dit pour elle-même que pour les autres. Il fallait qu'elle sorte de là. Il fallait qu'elle trouve un coin tranquille où elle pourrait se terrer jusqu'à leur départ. Avec toute l'agitation, elle n'arrivait même plus à réfléchir décemment. Elle avait l'impression de voir flou. Le bruit lui vrillait les tympans, la lumière lui brulait les yeux. Elle jouait des coudes pour se frayer un passage dans la foule compacte. Elle vit une pancarte suspendue sur un mur, alors elle n'hésita pas. Elle poussa la porte et pénétra dans la taverne.

Lorsque la porte se ferma derrière elle, Nylan poussa un soupire de soulagement. Il y avait beaucoup moins de monde qu'à l'extérieur. Elle allait pouvoir souffler un peu, le temps que les autres femmes décident de lever l'ancre. Elle s'avança dans la salle, très sombre par rapport à l'extérieur, et vint s'accouder au comptoir. Elle était déjà fatiguée du monde. Sa tranquillité lui manquait, ses patients lui manquaient, le sang lui... Nylan se figea. Derrière elle, il y avait quelqu'un. Quelqu'un qui s'approchait beaucoup trop près. Ca allait mal finir. La jeune femme grimaça quand elle sentit la chaleur d'un autre corps contre le sien. Ca allait vraiment très mal finir.

- Alors sauvageonne, on vient se perdre en terre rahjak ? Ou alors, on vient chercher un mâle pour se faire féconder ? Où peut-être es-tu venu chercher ce qui te manque cruellement son ton île de guerrières pucelles, une femme sachant t'emmener au septième ciel ?

Quel genre de problèmes avaient les Rahjaks ? Etait-ce le soleil qui avait fait fondre leur cerveau ? Ou bien étaient-ils nés sans cerveau ? Cela n'aurait pas étonné Nylan. Elle n'avait pas vu un seul Rahjak avec une once d'intelligence dans le regard. Ils ne se refusaient vraiment rien. Et en plus, ce n'était même pas un homme qui venait de l'aborder... C'était une femme. Même elles étaient idiotes, ici ? Enfin, ça n'avait rien d'étonnant. Elles laissaient des hommes les gouverner, ça n'avait rien de particulièrement intelligent en soi. C'était même déjà une preuve d'idiotie. Mais si quelqu'un lui avait dit que les populations du continent étaient aussi peu réfléchies, elle aurait refusé d'y croire.

Habituellement, Nylan aurait mal réagi à ce genre d'avance. Mais après la matinée qu'elle venait de passer, ça n'allait pas seulement mal se passer. Ca allait être pire que ça. La Kovarii n'était pas d'humeur joueuse, et elle en avait marre de cet endroit où tout le monde avait l'impression qu'il pouvait tout se permettre. Nylan poussa un cri presque animal, et instinctivement, balança sa tête en arrière, de toutes ses forces, venant heurter celle de son agresseur. Elle se tourna pour être face à la jeune femme. Elles allaient régler ça maintenant. Il était hors de question qu'elle s'en aille ou qu'elle retourne dans la foule, alors elle espérait que l'autre avait compris. Un tic nerveux agitait ses lèvres pincées, et dans son regard bleu, quelque chose d'inquiétant brûlait. Elle se pencha légèrement en avant.

- Idiots, sales, sans la moindre jugeote, et arrogants. Le nombre de vos qualités m'impressionne, Rahjak.

Un rire bref s'échappa de ses lèvres. L'expression sur son visage avait légèrement changé. Elle n'était plus agacée. Elle était amusée. Elle détaillait la jeune femme avec une attention nouvelle. Elle n'était pas si mal, pour une Rahjak. Elle aurait presque pu être intéressante, en d'autres circonstances. Si elle avait été une Kovarii par exemple. C'était dommage, sans conteste, mais elle était sûre qu'elle s'en remettrait facilement. Sans plus lui accorder d'attention, elle s'assit au comptoir.

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Sujet: Re: l'amour du mensonge (w/nylan)
Jeu 13 Avr - 13:24

l'amour du mensonge

nylan
&
shanareth
Elle ne pouvait pas résister à tes avances ou alors, ça serait une première pour toi. Séduire une femme Rahjak était une chose, mais séduire une femme d’une autre tribu en est une autre. Tu n’as jamais eu affaire à une femme Kovarii, mais tu penses que tes paroles mielleuses et la chaleur de ton corps contre le sien suffiront à faire pencher la balance en ta faveur. Grossière erreur. Tu n’as pas le temps de dire ouf, que tu reçois l’arrière de son crâne directement dans le nez – ce qui a pour effet immédiat de te faire reculer d’un pas. Un liquide s’écoule goutte par goutte de tes narines, du bout des doigts tu examines la chose – le liquide est écarlate. Un grognement  t’échappe, alors que ton regard assassin se plonge dans le bleu du sien. Comment ose-elle s’en prendre à toi ? Cette garce ne perd rien pour attendre. Si elle croit qu’elle peut te repousser et te blesser sans en payer les frais, c’est qu’elle est encore plus idiote qu’elle en à l’air. Tu vas lui faire regretter au centuple, lui faire regretter d’avoir quitté son île de guerrières pleurnichardes. La jointure de tes poings passent de couleur chair à jaune, tant ses paroles te font grincer des dents et t’horripilent. Elle insulte les tiens. Un affront que tu ne peux tolérer venant d’une femme d’une autre tribu que le tienne. Elle mérite d’avoir la langue tranchée pour avoir osé déblatérer de telles paroles à l’encontre des tiens. Mais il n’y a pas que ton peuple qu’elle insulte, il y a toi aussi et ça, c’est d’autant plus grave. Tu ne peux décidément pas laisser cette chienne de Kovarii avoir le dernier mot, il en a pour ta fierté et celle de ta tribu.

Tu attends qu’elle te tourne le dos – chose à ne surtout pas faire quand on vient à l’instant de te mettre dans un état pas possible – avant de sortir de son étui la dague de ton défunt père. Et sans crier gare, tu empoignes une bonne touffe de cheveux, avant de la faire chuter de son siège – dans un bruit sourd, qui interrompt momentanément la vie dans la taverne. À terre, tu ne le laisses pas le temps à la jeune Kovarii de ne se relever – la repoussant avec ton pied pour qu’elle reste à terre – avant de lui sauter dessus et d’écraser ses côtes de tout ton poids. Et pour éviter qu’elle ne fasse quoi que ce soit, tu plantes le bout de ta lame contre sa joue, la faisant glisser de haut en bas, jouant avec le fait que tu tiens sa misérable vie entre tes mains. « T'as oublié rancuniers et sanguinaires, siffles-tu les dents serrés par la rage, le bout de ta lame continuant de danser sur son visage gracile, à deux doigts de commettre l'irréparable, chienne de Kovarii apprend qu’on n’insulte pas un Rahjak sans en payer les conséquences. Je vais te trancher la langue comme ça on sera quitte. » Et alors que tu étais prête à mettre ta menace à exécution, le poing du tavernier tomba durement sur le comptoir en bois, afin d’attirer ton attention. « Eh oh, ma taverne n'est pas une arène. Si vous devez régler vos différents, faîtes le dehors. »

Sans le regarder, un grognement de bête furieuse t’échappe. De quoi se mêle-il ? Lui aussi il veut tâter de ta lame ? Pour toute réponse tu te contentes de grommeler, et avant de te relever, tu penches ton visage jusqu’à l’oreille de la suicidaire. « Je t’attend dehors ! Rejoins-moi si tu n’as pas peur de prendre la dérouillée de ta vie. » Puis, tu te lèves, range ta dague dans son étui – échange un dernier regard avec elle avant de quitter, sous le regard médusé des rats du désert qui ne s’attendait pas du tout ça, la taverne. Dehors, le soleil tape sur ta peau – et contrairement à ton adversaire tu ne souffres pas de la chaleur, y étant née dedans. Tu as déjà l’avantage du terrain de ton côté – aucune chance pour que tu perdes le combat. Enfin, faudrait-il déjà qu’elle s’amène et qu’elle vienne prendre sa raclée comme une femme. C’est une Kovarii, du sang de guerrière coule dans ses veines – elle ne peut pas refuser ton invitation ou alors, ton père avait tort à leur sujet et qu’en réalité, ces femmes ne sont rien de plus que de pauvres femmes lambda qui ne valent pas la peine que tu t’en intéresses de plus près. Pourvu qu’elle te donne tort et qu’elle s’amène pour te montrer de quoi elle est véritablement faite. Car c'est la première fois pour toi, qu'une femme a su attiser ta curiosité et ton désir - et que pour rien au monde, tu souhaites laisser filer cette perle rare entre tes doigts.

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Sujet: Re: l'amour du mensonge (w/nylan)
Jeu 13 Avr - 15:13

Un sourire planait sur les lèvres de Nylan. Elle n'était pas idiote, elle savait que les choses n'allaient pas s'arrêter là. Mais enfin quelque chose devenait un peu intéressant dans ce village fade et sans couleurs. Elle avait frémi en voyant le sang qui ruisselait sur le visage de la jeune femme, et ses yeux s'étaient mis à briller. Brusquement, elle sentit qu'on lui empoignait les cheveux, et elle bascula en arrière. Le choc lui coupa la respiration, mais elle demeura muette. Il était hors de question qu'elle donne la satisfaction à cette Rahjak de l'entendre gémir. Hors de question. Si elle voulait jouer, elles allaient jouer. Le sourire sur son visage se fit plus prononcé. Indécente et belle, presque à sa merci mais pas impuissante. Provocatrice.

- T'as oublié rancuniers et sanguinaires. Chienne de Kovarii apprend qu’on n’insulte pas un Rahjak sans en payer les conséquences. Je vais te trancher la langue comme ça on sera quitte.

Nylan serra les dents, mais ne perdit pas son sourire. Un rire s'échappa de ses lèvres closes. Elle ne prononça pas un mot, mais elle n'en avait pas besoin. Ses grands yeux clairs parlèrent pour elle. "Essaie seulement, Rahjak. Essaie de mettre tes mains près de ma bouche. Je n'ai peut-être pas de lame, mais n'oublie pas que je mords. Si tu veux trancher ma langue, je t'arracherai les doigts. Oeil pour oeil, dent pour dent." Et elle ne baissait pas les yeux, fière et droite. Elle ne ploierait pas devant son adversaire. Si elle voulait du sang, il y allait en avoir. Nylan adorait ça. Elle n'en était pas à sa première fois, loin de là, et même si elle n'avait pas ses armes sur elle, la Rahjak n'avait pas la moindre chance. Elle la sous-estimait. L'acier froid de sa lame mordait la peau de la Kovarii, et bientôt, un filet de sang roula sur sa joue, accompagné par celui de la Rahjak qui gouttait toujours. Une partie du sang vint se perdre sur son oeil. Elles ne s'étaient pas ratées.

- Eh oh, ma taverne n'est pas une arène. Si vous devez régler vos différents, faîtes le dehors.

Nylan grimaça quand elle sentit l'emprise de l'autre femme se desserrer. Elle n'avait pas envie de ressortir, elle. Sans cette abrutie de Rahjak, elle serait tranquillement en train de boire quelque chose au comptoir, avec personne d'autre qu'elle-même pour venir l'embêter. Elle allait lui faire regretter ça. Nylan avait mérité la solitude et le calme qu'elle était venue chercher à l'intérieur de la taverne. Elle l'avait mérité. Et cette Rahjak ne s'en était pas prise à la bonne femme. Elle n'était pas comme toutes ces idiotes qui se laissaient contrôler par les hommes et qui n'avait pas le cran de se rebeller quand quelque chose ne leur convenait pas. Nylan n'avait jamais compris cette mentalité là. Elle n'avait jamais compris comment des femmes pouvaient se laisser réduire en esclavage par des hommes. Mais lorsqu'elle voyait ce qu'elles étaient prêtes à laisser passer, ça ne l'étonnait plus vraiment.

- Je t’attend dehors ! Rejoins-moi si tu n’as pas peur de prendre la dérouillée de ta vie.

La jeune femme s'était penchée tout près de son oreille. Elle demeura immobile, se laissant envahir par son souffle chaud. Elle ne doutait pas qu'elle allait avoir l'occasion de lui faire payer. La Rahjak se releva et après un dernier regard, elle se releva et sortit de la taverne. Nylan se releva à son tour. Elle tâta rapidement les points principaux de son corps pour vérifier que tout allait bien, grimaça en sentant une légère douleur au niveau des côtes. Elle n'avait rien de casser. Pour l'instant. Peu importait les blessures qu'elle encourait, il était hors de question qu'elle laisse la Rahjak s'en sortir de cette façon. Ca n'était même plus une question d'amour propre, mais de justice. Dans la taverne, plus personne ne parlait. D'un revers de main, elle essuya le sang qui avait coulé sur son oeil, et d'un air résigné, elle poussa la porte de la taverne.

Lorsqu'elle sortit, elle fut assaillie par la chaleur. Trop chaud. Il faisait trop chaud. Sans la moindre hésitation, elle laissa tomber les peaux de bêtes qui lui couvraient le corps, laissant apparaître sa peau pâle. Elle était vêtue d'un pantalon de cuir sombre et d'un haut qui laissaient entrevoir le galbe de ses seins et découvraient ses bras fins et musclés. Elle n'avait pas d'armes, elle n'était pas spécialisée dans la chasse ni dans le combat, même si elle avait d'excellentes bases au combat comme toutes les Kovarii. En revanche, Nylan avait un avantage. Elle était médecin. Elle connaissait par coeur le corps humain et ses secrets. Par conséquent, elle savait parfaitement où elle devait frapper pour faire mal. Et pour ça, ses poings valaient toutes les lames du monde. Ses yeux bleus avaient mis quelques secondes à s'habituer à la luminosité, mais elle avait immédiatement repéré la Rahjak.

- Eh, Rahjak ! Moi aussi je suis rancunière.

Et sans davantage de paroles, Nylan bondit sur son adversaire. Elle se colla à elle, et ensemble, elles tombèrent sur le sol. Elles roulèrent toutes les deux sur le sable, corps mêlés, âmes emmêlées. La Kovarii ne perdait pas son sourire, comme s'il était imprimé sur son visage. Un sourire qui n'avait rien de joyeux. Un sourire carnassier. La Rahjak avait le visage ensanglanté, mais Nylan avait une folle envie d'en voir davantage couler sur sa peau claire. Il avait une si jolie couleur... C'était un rouge légèrement pourpré qui ne demandait qu'à sortir pour révéler toute sa beauté. Pendant leur chute, elles s'étaient agrippées l'une à l'autre, s'entraînant toujours un peu plus loin.

Les coups pleuvaient entre elles. Il n'y en avait pas une qui prenait véritablement le dessus sur l'autre. Elles étaient si proches l'une de l'autre qu'il était difficile de vraiment frapper. Cependant, lorsque Nylan percevait une faille, elle n'hésitait pas. Aidée par leur roulé-boulé, la Kovarii enfonça son coude dans le plexus solaire de la Rahjak, lui coupant ainsi le souffle. Leur course s'arrêta peu après, et Nylan se retrouva à califourchon sur son adversaire. Ses genoux bloquaient ses bras et l'empêchait de bouger. Elles étaient toutes les deux couvertes de sang, mais aucune des deux n'aurait pu dire si c'était le sien ou celui de l'autre. Nylan respirait fort. Elle profita de ce bref instant de répit pour souffler. Elle passa une main sur son visage pour essuyer le sang qui recommençait à lui brouiller la vue et elle grimaça.

- J'espère pour toi que ta foutue lame ne laisse pas de cicatrices. T'as idée d'à quel point c'est chiant de faire partir une cicatrice ?

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Sujet: Re: l'amour du mensonge (w/nylan)
Sam 15 Avr - 16:11

l'amour du mensonge

nylan
&
shanareth
De tout ton cœur, tu espérais que la Kovarii allait répondre à ton invitation à venir se battre. Parce que généralement, tu ne laisses aucune chance comme celle-ci,  préférant largement faire des coups bas comme la vipère que tu es, que de laisser une chance à ton adversaire de montrer de quoi il était véritablement capable. Elle peut se sentir privilégiée parce qu’elle l’est. Alors sincèrement t’espère qu’elle ne va pas se dégonfler et te donner le combat que tu attends – que tu attends d’une Kovarii. Ton père t’a tant parlé de leur âme guerrière que tu en veux là maintenant, tout de suite la preuve. Tu commences doucement à t’impatienter, tu ne supporterais pas qu’elle te mette un lapin ou de devoir la sortir toi-même de son trou. Tu veux voir une guerrière, tu veux la voir te prouver que tu as tort à son sujet et que sa tribu n’est pas remplie de femmes faibles et qui attendant la saison des amours pour se trouver un homme avec lequel s’accoupler. Tu veux qu’elle te prouve que sa tribu est plus que ça ou vivent des femmes fortes, des femmes sanguinaires prêtent à tout pour répandre le sang de leurs ennemis. Et voilà qui se pointe. Un sourire mauvais ourle tes lèvres, alors que tu la vois se débarrasser de ses peaux de bêtes devenues trop encombrantes pour la chaleur caniculaire qu’il fait en cette heure de la journée. Et dessous, tu y découvres une peau mâle et des bras fins, mais musclés et ce dont qui a tout de suite attiré ton regard, le galbe de ses seins. Un corps semblable au tient – à la différence que le tient avait plus de couleur que le sien, mise à part ça – vous n’étiez pas si différente que ça.  En garde, tu la vois s’approcher, l’entend te dire qu’elle aussi elle est rancunière. Avant de bondir sur toi, telle une panthère.

Son corps se collant au tien, alors que le poids et la fureur de vos deux corps emmêlés vous firent tomber sur le sol. Dans la cohue et les coups, vous avez roulé sur le sable – toi, essayant de lui faire le plus mal possible – elle, essayant de faire de même et en même temps, vaincre cette chaleur dont elle n’est pas habituée sur son île. Le sang coule, abondement – de ton côté comme du sien. Et pourtant, vous n’aviez pas perdu vos sourires, comme si voir le sang de l’autre vous amusez. Et c’était bel et bien le cas, plus l’autre perdait de sang et plus vous aviez cette folle envie d’en voir toujours plus. Vous êtes animées par la même folie sanguinaire et l’odeur du sang vous émoustille, comme ça émoustillerait une meute de loups assoiffés de sang. Agrippées l’une à l’autre, les coups pleuvant toujours plus forts – tu ne remarques pas que vous avez fini par vous éloigner de la taverne, là ou pourtant tu comptais terminer la journée. La proximité de vos deux corps ensanglantés laissent peu de place à l’imagination en terme de coups bas – mais la Kovarii a su avant toi trouver la faille – et sans que tu le vois venir, profitant de votre roulé-boulé dans la sable pour enfoncer son coude dans ton plexus solaire. Ça te coupe momentanément le souffle – alors qu’après la chute, tu te retrouves sur le dos piégée. À califourchon sur toi, ses genoux bloquant tes bras. Cette position aurait pu t’exciter en une autre circonstance, mais là, elle a plus le don de te frustrer, de te faire grogner qu’autre chose.

Tu tentes de te débattre, en grognant comme un animal pris au piège, mais rien n’y fait, la prise de la Kovarii est trop pressante pour que tu puisses faire quoi que ce soit pour t’échapper. Elle grimaçait, essuyait le sang sur son visage – toi, tu ne pouvais avoir cette chance. Elle espérait que ta lame ne lui laisserait pas de cicatrice – disant que tu n’avais pas idée à quel point c’était chiant à faire partir. Tu hausses les épaules. Toi, au contraire, tu espères qu’elle va lui en laisser une belle – qu’elle est lorsqu’elle repartira dans sa tribu un sourire de toi, un sourire de sa venue ici et qu’elle y réfléchira à deux fois avant de venir titiller une femme Rahjak. « Dans ce cas, j’espère que ma lame t’en laissera une belle qui ne partira jamais. Histoire que tu gardes un souvenir indélébile de ton passage en terre Rahjak. » Un sourire narquois mélangé de sang et de sable déforme la commissure de tes lèvres – alors qu’un léger vent commence doucement à se lever – balayant quelques mèches de tes cheveux. « Et maintenant, si tu t’enlevais de dessus de moi, que je puisse essuyer le sang qui coule de mon nez. À moins bien sûr que tu veuilles le faire pour moi ? » La questionnes-tu d’un ton amusé. Alors que tu commençais à comprendre qu’entre vous deux, il n’y aurait ni gagnante, ni perdante. Même si quelque part tu n’étais pas pleinement satisfaite. Le fait de ne pas être la gagnante y est pour beaucoup.  

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Sujet: Re: l'amour du mensonge (w/nylan)
Dim 16 Avr - 17:36

Nylan regardait la Rahjak dans les yeux, avec une curiosité qu'elle ne cherchait même pas à dissimuler. Aussi transparente qu'un cours d'eau, la Kovarii se fichait suffisamment de l'avis des autres pour ne pas avoir besoin de se cacher derrière des faux-semblants. Il y avait quelque chose de sauvage et d'intrigant chez la femme. Quelque chose qu'elle ne connaissait pas, et qui la rendait désireuse d'en savoir davantage. C'était indéniable. Elles étaient recouvertes de sang encore chaud, décoiffées, et du sable s'était agrippé à leurs corps poisseux. Toutes les deux dans un piteux états, et pourtant, toutes les deux souriantes. Nylan devait bien reconnaître qu'elle s'amusait beaucoup. La Rahjak était sans nul doute ce qu'il y avait de plus intéressant dans tout le continent, toutes tribus confondues. La médecin était encore loin d'avoir tout vu, mais il était impossible qu'elle se trompe. Impossible.

La femme essayait de se débattre, mais Nylan se servait de tout son poids et de toute sa force pour la bloquer. Elle n'était pas bien lourde, mais elle avait de la force. La Rahjak aussi en avait, et à plusieurs reprises, Nylan faillit perdre l'équilibre et la libérer de son emprise. Elles ne pourraient de toutes façons pas rester indéfiniment comme cela. Le soleil tapait sur la peau trop pâle de Nylan, et de grosses gouttes de sueur se mêlaient à son sang. Pendant un instant, elle envia la Rahjak qui ne semblait pas du tout souffrir de la chaleur comme elle. Peut-être ne s'en rendait-elle même pas compte. Nylan releva la tête pour renvoyer ses longs cheveux bruns en arrière, et s'essuya le front avec son avant-bras. Peut-être que la chaleur avait grillé le cerveau des Rahjak, et que c'était la raison pour laquelle ils étaient insensible aux rayons assassins du soleil ? C'était une piste à explorer.

- Dans ce cas, j’espère que ma lame t’en laissera une belle qui ne partira jamais. Histoire que tu gardes un souvenir indélébile de ton passage en terre Rahjak.

Nylan rabaissa la tête pour la regarder. Elle la fixa un court moment sans rien dire, détaillant chaque trait de son visage couvert de saletés. Vraiment, il y avait quelque chose d'intéressant en elle. Quelque chose qu'elle ne parvenait pas à décrire, et sur lequel elle était tout bonnement incapable de mettre le doigts. Nylan avait toujours été attirée par les personnalités atypiques. Ces personnes rares et étranges qui avaient une particularité, qui les rendait unique. Les étudier et mettre des mots sur cette particularité permettait à la médecin de dresser une sorte de tableau de chasse unique en son genre. Elle était comme une collectionneuse d'insectes, sauf qu'elle ne capturait pas les insectes, mais les différences des gens. Peut-être que pour elle ces spécificités étaient associées à des maladies, ou à des dysfonctionnements. Elle était intriguée par cette notion de maladie de l'esprit. Résultaient-elles d'une souffrance, ou bien en provoquaient-elles ? Nylan n'avait pas encore la réponse à ces questions, mais un jour, elle saurait.

- Et toi tu en auras un tout aussi indélébile de mon passage en terre Rahjak, susurra-t-elle, avant de lui faire un clin d'oeil.

En réalité, Nylan avait déjà une belle panoplie de cicatrices en tout genre. Chacune d'elle était un vestige de son passé et de son présent. Elle ne se souvenait que rarement de l'évènement qui avait tracé un autre tatouage blafard sur son corps. Il y en avait que le temps avait estompé, et d'autres encore enflées. Elle avait déjà réussi à effacer certaines d'entre elles, mais d'autres demeuraient ancrées sur sa peau. Celles-là resteraient probablement pour l'éternité. Cela n'empêchait pas Nylan d'essayer encore et toujours de les faire partir. Elle n'aimait les imperfections que lorsqu'elles étaient chez les autres. Elle n'avait pas d'imperfections. Et pour la médecin, l'inverse était tout bonnement impensable.

- Et maintenant, si tu t’enlevais de dessus de moi, que je puisse essuyer le sang qui coule de mon nez. À moins bien sûr que tu veuilles le faire pour moi ?

Nylan fit mine de réfléchir un instant, avant qu'un sourire joueur ne vienne illuminer son visage. Lentement, elle approcha une main du visage de la Rahjak, et d'un doigt, elle préleva du sang. Elle amena sa main à la hauteur de ses yeux, tout proche de son visage, regardant avec un intérêt presque malsain le liquide chaud. Lentement, la médecin tournait le doigt, comme pour percevoir chaque nuance de rouge, chaque reflet, chaque imperfection du liquide. Au bout de quelques secondes, Nylan avança son doigt vers sa bouche, et elle sortit sa langue pour le lécher. Un tic nerveux secoua la partie gauche de son visage, et une moue pensive s'afficha sur ses lèvres.

- Arrière goût pour le moins étrange, quoi que pas désagréable. Légèrement amer, mais une consistance incroyable... (Elle passa sa langue sur ses lèvres) Un petit manque de fer, peut-être, mais il y a autre chose... Mmh... (Elle fronça les sourcils et pencha son visage au-dessus de celui de la Rahjak) Est-ce que tu bois beaucoup ?

Toujours à califourchon sur son adversaire, elle avait posé ses deux mains dans le sable au-dessus de sa tête pour garder l'équilibre, et continuait à fixer intensément la Rahjak. Elle était réellement curieuse de connaître la réponse à sa question, presque comme si ça avait une importance vitale pour elle. Entre temps, le vent s'était levé. Il jouait avec le sable, le faisant voler à sa guise. Il venait se fixer sur les blessures des deux femmes, et Nylan grimaça. Oubliant tout le reste, elle frémit. Il fallait désinfecter ces blessures, sinon elles allaient s'infecter. La brune poussa un grognement mécontent, et elle sortit un bout de tissu blanc de son décolleté. Consciencieusement, elle le plia en quatre.

- Bouge pas, Rahjak.

Elle entreprit d'essuyer le sang qui coulait sur son visage, avec une extrême concentration. Penchée au-dessus d'elle, ses yeux courraient sur sa peau pour déceler la moindre blessure, la moindre coupure, la moindre anomalie. Nylan avait les lèvres entrouvertes, comme à chaque fois qu'elle était entièrement plongée dans ce qu'elle faisait. Plus rien n'existait autour d'elle, et elle n'avait même plus idée de l'identité de son patient. Dans ces moments-là, elle ne pensait à rien d'autre qu'à la médecine, et elle oubliait tout le reste. Le passé, le présent, ce qu'il venait de se produire, et le reste. La Rahjak n'était plus une Rahjak. Elle était une humaine. Et son métier à elle, ce pourquoi elle était faite avant toutes choses, c'était soigner les humains. Et quand elle était dans son monde comme ça, rien ne pouvait l'en faire sortir.

- Merde, elle est vraiment pas belle celle-là, murmura-t-elle pour elle-même. Faut désinfecter.

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15/03/2016 Juliette/holly-wood 440 Eva "sexy badass" Green @schizophrenic (avatar) + @astra (signature) + eva daily (gifs) + shellaufouet (profil) Mercenaire ~ combat et maniement des armes. 20


Sujet: Re: l'amour du mensonge (w/nylan)
Mar 18 Avr - 21:32

l'amour du mensonge

nylan
&
shanareth
Lorsqu’elle susurre qu’à ton tour tu auras un souvenir tout aussi indélébile que la cicatrice qui se dessine sur son visage, un frisson suivi d’un sourire pervers ourle la commissure de tes lèvres. Le clin d’œil qu’elle t’offre est une promesse et tu es bien décidée à en avoir la preuve. Si la cicatrice est le souvenir que tu lui offres de son passage en terre Rahjak, tu étais curieuse de découvrir celui qu’elle te réservait. « Je demande à voir, Kovarii ! » L’infime espoir d’un sous-entendu grivois, espérant qu’elle t’offre ce dont pourquoi tu étais venue l’accoster dans le bar. Mais en attendant qu’elle t’offre ton souvenir, tu lui demandais de s’enlever d’au dessus de toi pour que tu puisses essuyer le sang coulant de ton nez ou dans l’absolu qu’elle le fasse pour toi. Bien entendu tu avais choisi cette option en riant – cherchant à ce qu’elle t’envoie balader, avant de s’enlever de sur toi. Mais rien ne se passe, elle reste là – faisant mine de réfléchir, alors que tu t’impatientes – le sang commençant légèrement à irriter ta peau, alors que tu ne veux qu’une seule chose pouvoir l’enlever. Un sourire amusé, comme une gamine sur le point de faire une bêtise – et toi te préparant au pire – voilà qu’elle approche sa main de ton visage. Tu arques un sourcil, pas trop sur de vouloir savoir ce qu’elle compte te faire. C’est alors qu’à l’aide d’un doigt, elle prélève une goutte de sang d’une de tes blessures. Elle la fixe, l’observe comme si elle cherchait à découvrir quelque chose d’important. Tu plisses les yeux – ne comprend pas trop ce qu’elle fait, trouvant cette Kovarii  décidément bien étrange. Soudain, comme attiré par l’odeur alléchée du sang frais – sa langue vint gober le précieux liquide. Une légère grimace de dégoût déforme tes lèvres. On dirait que tu as trouvé encore plus cinglé que toi. Certes tu aimes voir couler le sang, mais pas au point de vouloir y goûter.

Cette Kovarii n’a pas la lumière à tous les étages – mais ça doit être quelque chose de commun aux membres de sa tribu ou alors c’est le soleil qui a fini par lui faire fondre le cerveau ou encore un subtile mélange des deux. Et alors que tu cherches à te défaire de son emprise, la folle est en train de te décrire la texture et la consistance de ton sang. Tu l’écoutes de déblatérer son savoir de psychopathe, folle du sang humain – alors que tu crains tout doucement pour ta vie et qu’elle finisse par trouver ton sang tellement succulent, qu’elle finisse par te dévorer – comme les femmes de sa tribu doivent dévorer les hommes qu’elles ont choisi pour s’accoupler avec elles. Sa tête au dessus de la tienne, elle te demande en soutenant ton regard si tu bois beaucoup. Tu ne comprends pas où elle veut en venir et en quoi ça la regarde. Tu te contentes d’hausser les épaules, entrant dans son jeu, mais si tu rêves de la voir déguerpir de dessus de toi et de pouvoir te lever. « Je bois autant que je baise ma petite dame. Mais je ne vois pas en quoi ça te regarde ? » Tu t’oses à lui poser la question. Parce que oui, tu te demandes ce que ça va lui apporter de savoir si tu bois beaucoup ou non. Qu’elle t’insulte d’alcoolique ou d’accro au sexe d’importe peu – en fait, tu t’en fous. Encore à califourchon sur toi, voilà qu’elle pose ses mains dans le sable – te fixant intensément de son regard envoûtant, troublant – qu’elle te ferait presque flipper. Tu soutiens son regard, avant de  le descendre sur son cou de cygne, et finalement sur le galbe de sa poitrine sur lequel tu restes un instant bloqué, avant de relever la tête.

Le vent se lève brusquement. Faisant voler le sable dans vos yeux, mais dans vos blessures aussi – tu grimaces de douleur – alors que la Kovarii vient de sortir de son décolleté un tissu blanc, qu’elle plie en quatre. Elle te demande de ne pas bouger, d’une manière qui te fait grogner – mécontente. « Et s'il te plaît, c'est pour les chiens ? » bougonnes-tu, alors qu’elle entreprend d’essuyer le sang sur ton visage. Elle est concentrée, s’acharnant à déceler la moindre blessure ayant besoin d’être essuyée. Tu la regardes à l’œuvre, sourire en coin – alors que de temps en temps, tu en profites pour te rincer l’œil. La Kovarii est tellement consciencieuse dans ce qu’elle fait, que tu commences à te poser des questions sur l’activité qu’elle peut bien faire en dehors de la cité. Toi, tu es mercenaire, mais elle que fait-elle pour gagner sa vie ? Tu t’en poses brièvement la question – alors que tu l’entends te dire que l’une de tes cicatrices, blessures n’est vraiment pas belle et qu’il faut la désinfecter. Hors de question, qu’elle te badigeonne d’un produit dont tu ne sais rien et dont tu n’es pas sûre qu’elle sache de quoi il s’agit. Tu ne sais rien d’elle après tout – elle peut très bien aggraver les choses, voir infecter encore plus la plaie. « Bas les pattes ma mignonne, tu désinfecteras rien du tout. Tu te prends pour un médecin ou quoi ? » Tu es loin de te douter qu’effectivement s’en est un et qu’effectivement tu as besoin qu’on désinfecte tes blessures – mais ne sachant rien d’elle, tu ne te laisseras pas faire et si elle tente quoi que ce soit sans se justifier auprès de toi, tu risques de lui faire bouffer le sable et son extrait de naissance avec par la même occasion.   

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Sujet: Re: l'amour du mensonge (w/nylan)
Mer 19 Avr - 23:04

Nylan écoutait à peine les paroles de la Rahjak. Comme à son habitude, elle n'était pas particulièrement intéressée par ce qu'on lui disait. Cela n'avait pas vraiment d'importance, en réalité. La seule chose qui comptait réellement, c'était le cheminement de ses pensées en elle. La graine de la réflexion avait été plantée, et quelque chose avait attiré son attention. A présent, elle aller réfléchir, et faire germer toutes ces idées. Et il y en avait un paquet qui se bousculaient dans son esprit tordu. Le fil qu'elles suivaient n'appartenait qu'à Nylan, et personne n'aurait pu prétendre comprendre ce qu'il se passait derrière les yeux océans de la médecin. Peut-être pas même elle.

Néanmoins, un éclat ralluma son regard quand la Rahjak confirma ce qu'elle pensait. Le goût spécial qu'elle avait senti dans le sang, c'était l'alcool. Elle progressait, et parvenait de mieux en mieux à déceler ce que le liquide pourpre voulait dissimuler. Bientôt, il n'aurait plus aucun secret pour elle, c'était une certitude. Mais en attendant, elle était préoccupée par l'état des blessures de la Rahjak. Nylan était médecin avant tout. Elle se fichait bien de savoir que la Rahjak était une Rahjak, ou bien qu'elle ne voulait pas se faire soigner. La Kovarii refusait tout bonnement de la laisser dans cet état-là, et si elle était amenée à abandonner un patient un jour, elle aurait beaucoup de mal à se le pardonner.

- Bas les pattes ma mignonne, tu désinfecteras rien du tout. Tu te prends pour un médecin ou quoi ?

Nylan arrêta tout mouvement, et demeura immobile pendant un instant. Elle observa la Rahjak, un air indéchiffrable sur le visage. Au bout de quelques secondes, elle fit claquer sa langue et une moue contrariée s'afficha sur son visage pendant une seconde. Elle n'aimait pas que l'on remette en question ses talents de médecin. Elle n'aimait vraiment pas ça. C'était le plus précieux de ses talents, c'était ce pour quoi elle vivait. C'était ce qui lui permettait de se lever le matin, et ce qui l'empêchait de s'endormir le soir. Très vite, la médecine était devenue sa raison de vivre. D'un geste de la main, elle repoussa avec douceur une mèche de cheveux qui était venue se coller sur le visage de la Rahjak.

- Autant que tu te prends pour une tombeuse, Rahjak.

Il y avait dans les paroles de Nylan une douceur infinie. Avant même de terminer sa phrase, elle était déjà passée à autre chose, et continuait son inspection sur le corps de la Rahjak. La vérité était qu'elle n'avait aucune confiance en elle. Elles ne se connaissaient pas, et l'autre femme serait tout à fait capable de lui fausser compagnie dès qu'elle se lèverait. Il était hors de question qu'elle la laisse s'enfuir. Pas avec des blessures dans cet état là. Ca allait s'infecter, et les médecins du coin étaient sûrement aussi idiots et incompétents que tous les autres Rahjaks. Nylan grimaça à nouveau et regarda autour d'elle, comme si elle cherchait quelque chose.

- J'l'aurais bien désinfectée ici, mais j'ai rien pour le faire... Et puis avec ce vent... Maudit sable ! Maudit continent ! Maudit...! Ils crèvent tous comme des putains d'moustiques par ici. Rien d'étonnant... On va retourner à la taverne de tout à l'heure avant que la blessure juste là ne la défigure. Ce serait quand même dommage. Un si joli visage...

Elle avait parlé tout bas, et la main tremblante, elle avait effleuré la blessure en question sans jamais la toucher, comme hypnotisée. Ses yeux bleus étaient écarquillés, et à l'intérieur brillaient mille et un éclats enflammés s'y reflétaient. Cette rencontre était des plus divertissante, et elle en avait presque oublié le soleil qui commençait à lui brûler la peau. Peut-être que son séjour ici n'allait pas être aussi ennuyeux qu'elle l'avait prédit. Nylan fit mine de se lever, mais s'arrêta au dernier moment, et se pencha à nouveau au-dessus de la Rahjak. Elle lui lança un regard amusé et un sourire éclatant.

- Je veux juste mettre les choses au clair entre nous. T'as rien à craindre de moi. Si j'avais voulu te tuer, j'aurais eu un demi milliard d'occasions de le faire quand tu étais à ma merci. En revanche, je te laisserai pas filer avant d'avoir pu inspecter tes blessures.

Puis, d'un geste souple et vif, elle se releva sans les mains, libérant la Rahjak de son emprise. Elle dépoussiéra son corps, grimaçant lorsqu'elle touchait une blessure couverte de sable. Elle n'était pas dans un meilleur état que l'autre. Ce fut à ce moment-là qu'elle comprit vraiment qu'elles étaient à force égale, et qu'elle décida de revoir son jugement. Finalement, la Rahjak n'était peut-être pas aussi empotée que ses idiots de congénères. Peut-être était-elle tombée sur une Rahjak un peu douée. Sûrement la seule de toute la tribu. Elle ignorait si ce qu'elle avançait était vrai, mais elle n'avait pas spécialement l'envie de vérifier. Ce serait uniquement une perte de temps. Rien de plus.

- Rien de cassé, Rahjak ?

Nylan lui lança un regard en coin. Elle n'avait vraiment pas confiance en cette fille. Comment faire confiance à quelqu'un capable de vous agresser sans aucune raison ? Oui, mais elle avait un beau sang quand même. Alors au fond, ça devait pas être quelqu'un de mauvais. Pas totalement, en tous les cas. Ca restait une Rahjak. Et une Rahjak ne pouvait pas être quelqu'un de foncièrement bon. Ils étaient tous tordus et bizarres. Elle songeait que rien ne serait en mesure de la faire changer d'avis. D'un haussement d'épaules, elle balaya ses idées, et essaya de repérer l'endroit d'où elle venait. La Kovarii comptait sur les traces qu'elles avaient laissé en se battant, mais le vent avait tout effacé. Il lui était impossible de se repérer. Elle soupira.

- Va falloir que tu nous guides.


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15/03/2016 Juliette/holly-wood 440 Eva "sexy badass" Green @schizophrenic (avatar) + @astra (signature) + eva daily (gifs) + shellaufouet (profil) Mercenaire ~ combat et maniement des armes. 20


Sujet: Re: l'amour du mensonge (w/nylan)
Mar 16 Mai - 10:12

l'amour du mensonge

nylan
&
shanareth
À la mine déconfite dont son regard te transperce, tu as surement du la vexer - en insinuant qu'elle ne savait pas ce qu'elle faisait et qu'en aucun cas tu la laisserais te soigner ou te charcuter comme bon lui semble. Après tout, tu ne sais rien de cette nana. Qu'est ce que t'en sais que dans son village de folles - elle est médecin ou un truc du même genre. Tu ne peux pas faire confiance à une femme qui après l'accouplement dévore partenaire. Elle n'est pas médecin rahjak - tu ne peux pas lui faire confiance. Mais elle semble déterminée à vouloir soigner tes blessures. Et la répartie finie par te tomber sur le coin de la gueule lorsqu'elle conclut qu'elle autant médecin, que toi tombeuse de ses femmes. Et bam, prend toi ça dans les dents ! Un sourire en coin t'écorche les lèvres, tu l'as bien mérité celle-là. Tu ne pipes mot, laissant simplement la kovarii inspecter ton corps – si ça l’amuse après tout de décortiquer chacune de ses blessures, pourquoi pas. Puis, tu la vois grimacer – comme si elle cherchait quelque chose en particulier, tu roules des yeux. Elle prend la parole. Sa voix est basse –sa main tremblante au dessus d’une de tes blessures. Sérieux, cette femme à un sacré problème – heureuse qu’à tes yeux elle est baisable. Sinon, il y a belle lurette que t’aurais lâché l’affaire. Baiser une nana qui est aussi dérangée que toi, très peu pour toi.

En plus, tu ne comprends pas trop ce qu’elle dit – elle a parlé tellement bas, que tu as à peine discerné les mots qui sortaient de sa bouche. Le mot que tu as pu déchiffrer est « taverne » - apparemment, elle souhaiterait y retourner pour te soigner. Tu hausses les épaules. Comme ça, tu pourras boire un coup, le temps qu’elle fasse ce qu’elle à faire et qu’après ça, elle te lâche la grappe. Tu soupires. Alors qu’enfin commence à se lever. Enfin tu vas pouvoir respirer. Mais c’était un piège, une feinte. Tu grognes, mécontente. Un rire amusé – franc sort de tes lèvres, lorsqu’elle se met à déblatérer que tu n’as aucune crainte à avoir d’elle – que si elle aurait voulu te tuer, elle l’aurait déjà fait – mais qu’en revanche, elle te laissera pas filer sans avoir soigné tes blessures. Toi ? Peur d’une kovarii ? Non, mais c’est une blague. Tu ne la crains pas. Tu ne crains personne. Il n’y a que ton père qui te terrorisé lorsqu’il était encore de ce monde. « Tu sauras que je ne crains rien, ni personne. Et surtout pas une Kovarri qui n’a pas la lumière à tous les étages. » Craches-tu, alors qu’elle se relève enfin. Faisant de même, tu te dépoussières à ton tour – grimaces un peu après avoir touché l’une de tes blessures. D’un revers de la main, tu essuies le sang légèrement coagulé, qui a coulé de ton nez. Puis, la folle te demande si tu n’as rien de cassé. Tu l’as regarde un instant – avant de répondre. « Je pourrais te retourner la question, Kovarii ? »

Vous pouviez être deux à jouer à ce petit jeu – de qui aurait le dernier mot sur l’autre. Parce qu’il est plus qu’évident que vous vous battez à arme égal. Elle est aussi perfide et dérangée que toi, si ce n’est plus encore. Ça t’excite, autant que ça te perturbe. Tu ne pensais pas trouver ton égal un jour – te pensant au dessus des autres et de la société dans laquelle tu vis. Et puis, cette fille tombe sors de sa tribu de femmes mangeuses d’hommes – et te prouve qu’il existe encore une personne comme toi dans le monde. Une femme qui tu l’avoues sans honte, ne te laisse pas indifférente. Le vent souffle, fort. Le sable s’emmêle dans vos cheveux, dans vos blessures aussi. Une tempête de sable de s’approche, tu le sens. Il vous faut rentrer en lieu sûr. Alors lorsqu’elle te demande de vous guider – tu acquiesces, lui faisant un signe de tête pour qu’elle te suive. Sur le chemin, tu n’as pas cessé de la regarder. Vérifiant qu’elle te suivait bel et bien – mais en même temps, parce qu’elle t’obsède. Son comportement t’intrigue, te fascine. Certes, elle est complètement siphonnée du bocal, mais ça serait hypocrite de ta part de lui jeter la pierre – alors qu’il t’arrive de l’être tout autant. En arrivant aux portes de la taverne, tu te fais galante et la laisse entrer la première – avant de la suivre jusqu’à une table éloignée, là où vous serez tranquille et où elle pourra inspecter tes blessures sans que l’on ne vienne vous déranger. « Allez, fais ce que tu as à faire, qu’on en finisse une bonne fois pour toute. » soupires-tu, alors que tu ne penses qu’à une chose étancher ta soif d’alcool – mais de sexe aussi. Si cette kovarii ne veut pas de toi, tu n’iras pas chercher plus loin. En d’autres circonstances, t’aurais forcé les choses – mais l’amusement n’est plus. Tout ce que tu veux, c’est qu’elle te soigne et que tu puisses oublier sa tronche – bien qu’une certaine attirance à son égard, te pousse légèrement à en savoir plus à son sujet.

camo©015
 

l'amour du mensonge (w/nylan)

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