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˜˜˜˜˜˜All the black roses that grow in your heart
maybe life should be about more than just surviving


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28/07/2015 I 2318 Chris Brown ( model )/Cristopher Mason Thaïs/Oreste & Lux Aeterna Verrier & Parfumeur 14
« Entre le † Ciel † et l' ☿ Enfer ☿ »


Sujet: All the black roses that grow in your heart
Lun 10 Avr - 18:07


Sadenkar & Hyacinthe

Les festivités du printemps ne le verront pas se rendre chez les pikunis comme l'année auparavant. Depuis lors beaucoup d’événements ont défilés dans la vie du Calusa. Tout d'abord un tremblement de terre qui détruisit en quelques instants les années de travail que représentait sa serre. Ainsi qu'une partie de son habitation. Des mains généreuses, habiles, de passage réussirent à remettre cette dernière debout à la toute fin de l'hiver. Heureusement qu'il pu se réfugier dans son atelier intact pendant la saison froide. En soi reconstruire cet endroit précieux, ou il entreposait ses plantes communes, rares et précieuses, ne relevait pas de l'impossible. Du Verre, le blond venait d'y passer des jours et des nuits à en créer pour cette future installation. Ainsi que de longues randonnées pour se procurer les ingrédients à cet effet. Il se préparait à donner de son temps et sa sueur pour tout rebâtir. Mais avant il se devait de reconduire prêt des débarqués la jeune Andromèda, recueillie chez lui à l'orée de l'hiver. Désormais il l'estimait beaucoup plus forte que la pauvre enfant désespérée et prête à se jeter par dessus la falaise. Certainement elle serait heureuse de revoir les siens. Le Calusa en profiterait pour passer voir Hiro afin qu'il garde Lou, ainsi que sa monture le temps de son absence. Car le voilà bien décidé à traverser l'océan pour se rendre chez les Kovariis.

Sa fournisseuse de fleurs exotiques, Thy, désormais aux abonnés absents depuis presque deux ans, le blond ne pouvait pas non plus se rabattre sur Basile tout aussi invisible que la première. Et certains de ses parfums nécessitaient des fleurs bien spécifiques qu'il ne trouverait pas ici. Hyacinthe ne songeait à personne d'autre qui pu lui venir en aide sur cette île. Alors il s'y rendrait lui-même, après tout il ne se dirigeait pas en terrain inconnu, vu les quelques années de navigation qu'il possédait à son compteur. Il espérait simplement ne pas se retrouver face à Cyd, Car les retrouvailles pourraient posséder le goût d'une certaine amertume. Cependant il ne ressemblait plus en rien à celui qui aborda le Jangal quelques années auparavant. Et surtout il ne cherchait pas véritablement à se rendre au village. Ainsi entreprit-il la traversée de ses propres terres au cours du printemps, persuadé qu'il trouverait bien un moyen de locomotion pour l'amener jusque là. Les Kovariis ne se coupaient pas du commerce, donc des étrangers, et entretenaient des bonnes relations avec les Calusas. Même si il n'estimait plus vraiment faire parti de cette tribu depuis un long moment.
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Il déposa un pied sur le ponton, puis l'autre, tout en poussant un long soupir. Ses prunelles redécouvraient la magnificence des lieux. Oh il n'y avait jamais séjourné bien longtemps, mais toujours assez pour faire connaissance de quelques Kovariis. Il utilisa alors à mauvais escient son apparence encore féminine pour développer quelques liens amicaux. Désormais aujourd'hui il ne pourrait plus jouer sur cette singularité. Hyacinthe ne se pressait pas, il respirait cet air si différent de celui qu'il inspirait sur sa plage. L'eau ne l'a jamais inquiété, au contraire, elle le fascinait. Et les souvenirs qui se bousculaient dans ses pensées alors qu'il naviguait vers cette ancienne escale, le bouleversait complétement. Il devait donc calmer ce palpitant qui s'affolait avant de prendre une nouvelle décision. Le blond voulait  croire qu'il parviendrait à dominer ses TOC mais ces derniers finissaient toujours par reprendre le dessus. Après celui qui concernait le langage se retrouvait souvent assimilé à du bégaiement. Aussi amenait-il quelques sourire sur les visages, ainsi que des paroles moqueuses. Et lui qui ne supportait pas qu'on lui fit des réflections au sujet de ses manies, laissait couler facilement celles-là. Autant se mettre en colère pour des raisons plus proches de la vérité.

Son regard vert inspecta les personnes présentes, beaucoup de femmes comme il s'y attendait, mais aussi quelques hommes. Un peu plus loin il aperçu un longue chevelure noire qui l'intrigua. Alors il se rapprocha tout en ajustant son bagage sur le dos. Avant que de se diriger vers l'individu en question il se retourna vers le marin qui avait accepté de le prendre à bord, tout lui assurant qu'il serait là pour le départ. Non il ne s'illusionnait pas vraiment sur le fait qu'on l'attendit fort longtemps. Mais il se présenterait certainement une autre embarcation qui ne refuserait pas de faire un peu de profit. Non que le Blond roula sur l'Or mais comme il dépensait peu, subvenant à ses propres besoins, Hyacinthe ne découvrait pas trop dépourvu. Il refusait néanmoins de tout dépenser en matériaux pour sa maison, et préférait partir dans la forêt, ou plus loin pour récupérer directement le meilleur. L'autre lui tournait le dos visiblement peu intéressé par les arrivants, ou simplement trop concentré dans son occupation. « Et et et dites, vous ne sauriez pas ou je pourrais trouver un bon guide ? Il faudrait que je me rende à un endroit bien particulier sur l'île » Son amie sorcière lui avait décrit bien des fois, et bien qu'il se rappela avoir un peu arpenté le sol de ce refuge, jamais auparavant le Calusa ne s'était enfoncé profondément dans cette jungle.

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Sujet: Re: All the black roses that grow in your heart
Sam 22 Avr - 18:28

Les jours se suivent et le même schéma se répète indéfiniment. Tu te réveilles seul, fixe le plafond pendant plusieurs minutes en guettant le moindre signe pouvant t’indiquer qu’il s’agit du Grand Jour avant de te résoudre à l’évidence : ce sera pour un autre jour. Alors tu te lèves, t’enfiles rapidement une tunique aux tons ocres et tu sors après avoir choppé quelque chose à grignoter sur ton chemin. Dehors les chiens de ta mère aboient sur ton passage, espérant que tu les délivres de cet enclos dans lequel ils sont enfermés. Quand t’es de bonne humeur, t’en prends généralement un ou deux pour qu’ils t’accompagnent dans ta journée mais aujourd’hui tu préfères rester seul, alors tu te contentes de leur adresser un signe de main désolé qui ne fait que redoubler leur concert d’aboiement, réveillant sûrement au passage quelques maisons voisines. Les rayons du soleil font briller ta peau alors que t’empruntes un chemin pour te diriger vers là où ta pirogue se trouve, fidèle compagne de tes voyages en solitaire. T’as pas prévu grand-chose si ce n’est pêcher de quoi faire les repas de la semaine, rien de plus. Tes derniers passages au marché t’ont permis d’économiser assez pour ne plus avoir à te soucier de ça pour au moins deux semaines. Et tu marches, le bruit incessant de la jungle pleine de vie autour de toi, les cris d’oiseaux, les bruissements des feuilles, les craquements des branches. Tout ce qui finirait par te rendre fou si tu n’avais pas ces voyages vers le continent, terre de tous tes désirs et tes rêves inavoués, la promesse d’un endroit où tu aurais une vraie place. Sur ton passage quelques regards glissent sur ta peau, ton visage aux traits aussi fins que ta mère qui aurait pu être joli si tu n’avais pas été un homme, et tu sens le mépris tout autour de toi, encore bien plus envahissant que le son de la jungle. Oh non, tu as l’habitude. C’est presque dans ton sang. Les choses sont comme ça : tu ne vaux rien et il faut que tu t’en rappelles tous les jours.

Perdu dans tes pensées qui, non sans grande surprise, ne cessent de dériver vers le continent, tu ne t’entends pas d’abord la voix qui te hèle. Est-ce encore quelqu’un pour te narguer ? Vérifier la légende qui te décrit bête comme tes pieds ? Ou bien tout simplement une nouvelle série de reproches parce que tu ne sais rien faire de correct ? Tes sourcils se froncent, te donnent un air sévère qui ne te va pas du tout et tu te retournes, tes cheveux noir corbeau entourant ton visage comme un voile protecteur. L’homme qui te parle n’est pas d’ici, tu en es certain. Il porte un gros bagage sur son dos et tu détailles pendant quelques instants ses cheveux blonds et son teint de peau, plus clair que le tien. Ton air un peu plus naïf revient alors aussitôt sur ton visage, retirant cette impression de fauve qui ne te ressemble absolument pas, et tu te surprends à esquisser un demi-sourire maladroitement.

« Peu de femmes accepteront de t’aider ici. En revanche, moi, je peux t’aider. » Dis-tu alors que ton sourire s’efface, pas habitué à rester longtemps sur ton visage. Tu connais assez bien l’île, en dehors du village. Tu peux pas prétendre connaître la jungle aussi bien que les chasseuses mais à force de naviguer sur ta pirogue à l’intérieur des terres, t’as rapidement appris à t’y repérer pour ne pas finir dans un marécage ou à côté d’un reptile pas très commode. Et bien entendu, tu connais tous les coins de pêche, métier oblige. « Dis-moi quel endroit tu souhaites atteindre et je pourrais t’y emmener, du moment où c’est accessible par pirogue. La jungle est remplie de créatures dangereuses qui n’hésiteront pas à s’attaquer à celui qui ne la connaît pas. » Et toi, tu ne la connais pas assez pour oser t’y aventurer, seul ou accompagné. Les chasseuses y vont tous les jours pour rapporter du gibier, mais tu ne sais pas trop comment elles font pour ne pas se perdre parmi ce véritable labyrinthe de lianes. Tu préfères l’eau, calme et apaisante, où il est bien plus simple de s’y déplacer une fois les courants d’eau mémorisés.

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Sujet: Re: All the black roses that grow in your heart
Dim 18 Juin - 22:24


Sadenkar & Hyacinthe

Cette chevelure noire vole comme un voile fendant l'air gorgé d'humidité, tel un étendard. Alors que l'homme se retourne vers Le Calusa en le fixant d'un regard sombre. Dans ses iris fusent des reproches mêlés à un agacement dont le blond prend immédiatement la responsabilité. Evidemment il fallait se renseigner avant d'aborder une personne au petit bonheur la,chance. Son ancienne expérience de marin l'a poussé à ne pas tergiverser pour une fois. Mais celà fait plus de dix ans qu'il a quitté son navire. Il se peut donc que les coutumes, ainsi que les manières aient bien changées depuis lors. Hyacinthe réprime sa tendance à se confondre en excuse d'exister depuis qu'il à été élevé au rang de paria. Mauvaise tournure d'esprit qu'il s'efforce de réprimer depuis peu. Bonne idée puisque la première expression du jeune homme s'envole comme s'il retirait un masque. Ou s'apprêtait à l''enfiler. Au fond le verrier qui vient d'entrer en collision avec l'existence de cet inconnu ignore complètement la potentialité de noirceur qui se cache chez ce dernier. Tout comme la blondeur d'or qui souligne le vert de son regard intraduisible, dissimule ce qu'un de ces enfants du ciel appellerait *Squelette dans le placard*. Cependant ni l'un, ni l'autre ne se retrouve dans cette situation pour déverser des confessions. Le garçon lui donnera le renseignement qu'il demande - ou lui dira de dégager -, puis ils s'éloigneront pour retourner chacun à leur histoire.

Finalement les paroles qui franchissent les lèvres de cet insulaire ne ressemblent nullement à ce que Hyacinthe prévoyait « Peu de femmes vraiment ? » Répète interrogatif le Calusa, non pas qu'il mette en doute l'assertion de son interlocuteur mais ... « Pourtant il y a en a beaucoup  » Pour ne pas dire : Que ça ! Mais ce garçon doit savoir de quoi il parle, à moins qu'il ne désirerait tirer la couverture vers lui « C'est aussi bien au fond fond fond  » Le parfumeur se dit qu'il a parlé trop vite, il ne cherche pas à les insulter mais généralement avec le sexe féminin ça se termine irrévocablement mal. Elles finissent toujours par ne plus vouloir lu parler. A part Hope probablement.[/i] « Mais si tu peux m'aider alors c'est parfait, ça veut dire que tu es guide ou que tu en connais un ?  » Se renseigne le blond qui préfère ne pas s'étaler sur la remarque échappée un peu plutôt. Il n'aimerait pas que ça se retourne contre lui avant d'avoir quitté les lieux. Hyacinthe espère vivement que son vis-à-vis n’interprétera pas ses dires de la mauvaise façon. Il n'insinuait nullement qu'il souhaitait voir toutes ses femmes disparaître. Finalement Hyacinthe réalisa que l'autre venait de lui donner la réponse en lui proposant de lui indiquer le lieu où il désirait se rendre.

Aussitôt le blond attrapa sa besace puis l'ouvrit pour fouiller à l'intérieur, mais avant de commencer il le refermer. Il exécuta ce petit manège 3 fois, avant d'engouffrer sa main à l'intérieur pour en extraire une carte qu'il déplia pour la déployer sous le nez du jeune homme à la longue chevelure noire. Un peu passée par les années, abîmée aussi lors du tremblement de terre, la lisibilité légèrement douteuse n'efface cependant pas la forme très reconnaissable de l'île. Le verrier pose son doigt à un endroit précis « Ici, une vieille amie s'y est rendue et m'a rapporter certaines plantes bien précises qui ne se trouvent que là ... Vous sauriez m'y amener ? » Pas gratuitement bien sûr, mais Hyacinthe se doute bien que le jeune homme lui parlera de son prix très vite. A ce moment ils en discuteront, l'important restant pour le Calusa de s'y rendre pour récupérer tout ce qu'il à été détruit l'été dernier. Du moins ce qui lui manque encore, mais que lui en solitaire ne pourra pas jamais atteindre. Hyacinthe laissa la carte aux mains de son potentiel futur guide, reculant de quelques pas. Ses ongles s'enfoncèrent dans la douceur de ses paumes dans l'attente de la réponse - Positive  ? - qui ne manquerait pas d'arriver dans les minutes à venir.

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Sujet: Re: All the black roses that grow in your heart
Mar 1 Aoû - 16:04

Tes yeux curieux ne peuvent s’empêcher de détailler avec intérêt cet étranger, cherchant à deviner d’où il vient en fonction de son action et de son grain de peau – une devinette bien naïve, sans doute. Tu ne connais pas assez le continent pour en connaître les accents, ceux-ci se mélangeant toujours dans ta tête tant ils te semblent ressemblants les uns des autres. Tu finis alors par abandonner, du moins à remettre cette interrogation à plus tard, car le chemin que cette conversation évoque commence à se tracer. En effet, s’il lui faut un guide, tu as l’innocent orgueil de pouvoir y prétendre – après tout, ta connaissance des eaux te différencie du reste des femmes qui ne connaissent que la terre ferme de la jungle. Mais encore faudrait-il qu’il ait besoin d’un bateau…

« Je ne suis pas guide, je suis pêcheur. » Cela sonne un instant comme un aveu honteux avant que tu te reprennes. Les femmes Kovariis craignent l’eau pour la plupart, c’est notamment pour ça qu’elles t’ont laissé devenir pêcheur et t’occuper de cette besogne. Mais il ne faut pas que tu oublies que tes talents en mer sont aussi hérités de ton père, cet Iskaar inconnu et mystérieux dont tu te plais à dresser un portrait imaginaire, rêvant de l’avenir que tu aurais eu si tu avais connu son existence. Il faut que tu sois fier de tes origines, de ton sang mêlé considéré comme précieux par les membres de ta tribu. Même s’ils pensent aussi que c’est du gâchis – ça, cet étranger n’a pas à le savoir.

En parlant de l’étranger, celui-ci avait sorti de son sac une sorte de carte, après une sorte de petit manège que tu n’avais pas trop compris. Ouvrir, fermer, rouvrir la besace. Peut-être était-ce un rituel du continent ? Tu n’y fais pas vraiment attention, tes yeux se posant sur la carte et s’illuminant de milles étoiles comme s’il s’agissait d’une relique précieuse. Tu reconnais la forme de l’île, sa jungle dominante. Quant au point qu’il semble t’indiquer, il te faut quelques secondes pour pouvoir le reconnaître. Oui, tu y étais déjà allé dans l’espoir de pêcher de nouveaux poissons pour au final ne revenir qu’avec une poignée de grenouilles (tu aurais d’ailleurs juré que même elles s’étaient moquées de toi à ton retour au village). Ce n’était pas inaccessible par pirogue, mais le cours d’eau était assez sinueux et les animaux sauvages pas toujours amicaux.

« Je pense que oui. » Réponds-tu à sa demande, examinant un peu plus la carte, remarquant son âge certain. Alors des cartes de l’île existait pour ceux du continent ? De quand datait celle-ci ? Les questions se coincèrent dans ta gorge – il n’est pas question que tu laisses ta curiosité prendre le dessus. « Je peux t’y emmener. Le chemin n’est pas toujours facile pour y aller mais tant que nous ne croisons pas de caïmans, c’est possible. » Tu tentes un sourire un peu confiant, comme tu as vu les chasseuses le faire des milliers de fois quand celles-ci ramènent de véritables trophées de chasse. Bien sûr que tu ne fais pas le poids à côté d’elles avec tes poissons-chats… Mais tu peux au moins essayer de les imiter.

« Voici ma pirogue. Sans panier de pêche et sans un de mes chiens, il devrait y avoir assez de place. » Dis-tu en montrant d’un mouvement de bras ton embarcation de fortune. Taillée dans le bois bleuté si réputé de l’île, ta pirogue a des allures oniriques, garnie de quelques fleurs colorées ramassées à la lisière de la jungle. « Et mon nom est Tek. Du moins, c’est comme ça que tout le monde m’appelle. » P’tit Tek pour être précis, même si cela fait des années que tu dépasses la plupart des femmes d’au moins une tête. P’tit Tek. P’tite tête. Ce qui devait être à la base un sobriquet moqueur a fini par devenir ta véritable identité, sans que tu n’y fasses vraiment attention. Pour dire la vérité, tu n’as jamais vraiment compris l’intérêt de ta mère à te donner un prénom aussi long que Sardaukar – Tek, c’est mieux.

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Sujet: Re: All the black roses that grow in your heart
Lun 28 Aoû - 2:41


Sadenkar & Hyacinthe

« Oh moi aussi aussi aussi ... Je suis pêcheur » Enchaîna le blond souriant. Mais pas que. Et surtout il ne s'agissait pas de son activité principale, mais si ça permettait de créer un lien entre lui et ce jeune homme, cela pourrait sans doute l'avancer dans ses recherches. Hyacinthe ne doutait pas un instant que toutes les femmes vivant par ici fussent sympathiques,  - Quoi que ... - mais commercer avec ce brun lui plaisait davantage. Il ne ressentait aucune arrogance en lui, bien entendu le calusa ne possédait pas la science divine, il ne le prétendait pas. Mais l'innocence de certaines personnes ne lui échappait pas, sans doute que ça rejoignait sa propre naïveté face à certaines situations. Et il désirait se sentir à l'aise avec ceux avec qui il conversait. Surtout si loin de chez lui « Je pratique la pêche au harpon le long de la plage ou j'habite » Rajouta le blond comme pour se justifier au cas où le brun à la longue chevelure douterait de son assertion. Et puis ça paraîtrait certainement moins effrayant qu'un pirate ou un requin des mers, et moins ridicule que Parfumeur. Cela semble bien faire on effet puisque le jeune homme accepte de regarder la carte que Hyacinthe lui tend. Et même il affirme reconnaître les lieux que le blond lui a indiqués un peu auparavant « Oh bien ! »

Ce bout de papier d'ailleurs avive les prunelles de son interlocuteur, Hyacinthe le lâche afin qu'il puisse la regarder de plus prêt « Avant d'être pêcheur j'ai été marin, enfin moussaillon surtout, pendant trois ans et je me suis même arrêté ici. L'eau à un peu abîmé l'encre mais on peut bien voir de quel quel quel coin il est question » 0]]Ajoute le blond comme pour prévenir tous arguments négatifs que pourraient lui opposer le jeune homme. Celui-ci d'ailleurs lui propose miraculeusement de d'accompagner sur les lieux. Le calusa exécuterait bien du coup une danse de la joie[/i] « Des Caïmans ? » Interroge-t-il curieux ayant dans son vocabulaire les mots crocodiles ou alligators, mais rien de plus. Avec une désignation aussi poétique ça ne doit pas être aussi effrayant, sinon il n'existerait plus personne sur cette Isle ! « Ce n’est pas grave, je dois absolument m'y rendre » S'empresse de souligner le blond afin de démontrer que rien ne l'arrêtera. Que sans véritablement l'avoir dit tout haut, il accepte cette proposition qu'il ne concevait pas se présenter aussi vite. Le verrier se penche vers la pirogue, intéressé, car il en possède aussi une pour voguer sur la mer quand il désir "chasser" des poissons plus volumineux et d'un goût différent à son palais « Moi aussi j'ai un chien mais je n'ai pas pu le prendre avec moi jusqu'ici »

En réalité il se vente un peu, car Lou lui ne lui appartient pas, il suit le blond parce qu'il en à envie et disparaît quand ça lui chante. Mais Hyacinthe veut absolument établir des points communs entre lui et son futur guide. Un genre de Toc. « C'est parfait, On embarque quand ? Et puis ce sont des plante plantes plantes que je recherche alors le panier serait inutile » Il faudra aussi éviter les chemins ou l'on croise trop de gros rochers car il ne supporte pas bien ça. Mais il suppose que quand ils poseront pied sur le sol ça ressemblera à de la terre humide. Pour finir Hyacinthe avance trois fois sa main dans le but de serrer celle du Brun « Et bien enchanté Tek, moi c'est Hyacinthe mais je n'ai pas de surnom, du moins aucun que je ne connaisse » A part *La fille* Mais il ne va pas se vanter de ça. Qui pourrait être intéressé par un tel détail qui ne change rien à sa quête. Hyacinthe il n'est pas dangereux, enfin pas toujours, ni fou, même si d'aucun prétendraient le contraire, ni agressif sauf quand on attise sa colère, ni ... A quoi bon creuser trop loin ? « Mais avant de partir ... que ... quoi .... En échange de ce service ? »

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Sujet: Re: All the black roses that grow in your heart
Dim 24 Sep - 20:50

Un pêcheur disait-il ? Tu souris naïvement, content d’apprendre qu’il existe un point commun entre toi et cet étranger venu d’au-delà l’océan. Sur l’île, difficile de trouver d’autres pêcheurs – les kovariis, elles aimaient pas du tout l’eau et ses tréfonds en général, elles te laissaient bien volontiers t’y aventurer seul. C’était devenu ton jardin secret et, avec le temps, tu avais fini par considérer ces vagues comme ton royaume… Difficile d’imaginer d’autres personnes les naviguer, mais c’était une nouvelle que tu adorais découvrir. Combien d’autres secrets te seront dévoilés avant que tu ne décides de mettre enfin les voiles vers tes rêves ?

Les yeux toujours vers cette carte, nouvel objet de tes convoitises et ton infatigable curiosité, tu hoches plusieurs fois la tête. « Le harpon, ça éloigne les caïmans. Un coup dans la tête et bam. Ils me laissent tranquille. Généralement… » Tu racontes ça plus pour toi-même que pour l’autre. La peur, elle coule dans ton sang, elle parcoure tout le chemin de ton corps à chaque instant de ta vie. Ce serait mentir de dire que t’étais pas terrifié par l’immensité de ce monde, de ce qui pouvait te sauter dessus au détour d’un buisson ou d’un arbre… Mais ce sont ces mêmes raisons qui te font tant aimer ta vie et qui nourrissent ton imagination, ton désir inassouvi de découverte et de liberté. Il faut juste que tu te rassures un peu.

La mention de son chien te fait un peu plus sourire encore – encore un autre point commun. Etait-ce Di’anada qui s’amusait de toi en plaçant cet homme sur ta route… ou plutôt en te plaçant sur la sienne ? Peut-être était-ce même un signe, un nouvel indice te mettant sur le chemin de ton départ tant attendu. Tu notes dans un coin de ton esprit qu’il te faudra aller consulter la Kuhani pour clarifier tout ça… enfin, si on te laissait aller la voir ; ça, c’était pas gagné d’avance.

« Quand tu es prêt à partir. » T’essaies de prendre un air sérieux qui ne te ressemble pas, voulant à tout prix faire bonne impression à cet étranger qui possède tout ce dont tu as jamais rêvé. Une partie de toi se retient encore de lui poser les mille et une questions qui fracturent ton esprit, mais pour combien de temps peux-tu encore tenir ? Chassez le naturel et il revient au galop. Difficile de cacher le Tek naïf, presque enfantin, que tu es réellement. Tu ne leurres personne, pas même un inconnu.

Il te tend la main dans un geste amical et, naturellement, tu avances la tienne pour la serrer mais tes doigts ne rencontrent que du vide. Un sourcil levé, tu le vois reculer puis réavancer sa main une deuxième, puis une troisième fois avant d’enfin trouver contact. « Hyacinthe. » Répètes-tu comme une sorte d’incantation magique, une formule qui ouvrirait toutes les portes du monde. Tu as bien remarqué la singularité de ce Hyacinthe, les ricochets que font les mots dans ce qu’il dit, les gestes qu’il répète sans avoir de logique… Mais t’es pas méchant toi, tu juges pas beaucoup – en fait, tu manques carrément de jugement. Après tout, qu’est-ce que tu as de plus que lui ? Au village tu es la déception, le pauvre pêcheur que seuls les chiens écoutent. Pour quelques mots tu ne vas pas en faire tout un plat. Tes lèvres s’étirent pour former un doux sourire qui se fige face à la proposition d’un échange.

Tu n’y as pas vraiment pensé, rêveur comme tu es, trop occupé à suivre tes pensées échappatoires. Mais tu devais qu’admettre qu’un service comme le tien méritait bien quelque chose en échange. Il ne te fallut pas beaucoup de temps pour trouver quoi.

« Ta carte… » Commences-tu en désignant du bout du doigt le sac qu’il porte, celui d’où il avait sorti sa petite merveille. « En possède-tu d’autres ? Du continent ? » Tu précises, même si cela semblerait logique à n’importe qui ; n’importe qui sauf toi. C’était plutôt évident que tu choisisses ça par-dessus n’importe quoi d’autre. Au village tu troques tes poissons contre d’autres denrées, juste de quoi te nourrir et te couvrir. Mais face à cet étranger, les possibilités sont immenses. Et t’as enfin l’occasion de prévoir ce fameux voyage qui occupe tes pensées jour et nuit, alors pourquoi t’en priver ? On te juge souvent trop idiot pour penser à toi, mais ce n’est qu’une façade qui cache la vérité. Au fond, tu penses en permanence à toi, à tes rêves et ambitions qui te dépassent parfois. « Je prévois de me rendre sur le continent… Par mes propres moyens. Une carte me serait extrêmement utile, je peux pas vraiment en demander à quelqu’un sur l’île alors… Si tu en as une… Ou si tu peux m’en dessiner une, ce sera mon prix. »

Le doute serre un instant ton cœur. Et s’il n’en avait pas ? Tu ne pouvais pas savoir si les natifs se promenaient en permanence avec plusieurs copies de cartes du continent. Et s’il ne voulait pas ? Tes épaules se voûtent un peu tandis que tes espoirs se fracassent, fragiles comme la flamme d’une bougie qui oscille sous les coups de vent.

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Sujet: Re: All the black roses that grow in your heart
Jeu 26 Oct - 18:16


Sadenkar & Hyacinthe

Dans son esprit demeurait un goût de Nostalgie, bien que son précédent passage ici coïncidait avec ce mystérieux changement d'identité. Ainsi que le désir profond de son père de le transformer en l'homme qu'il imaginait son fils devenir pour effacer la honte cette "affaire" qui lui pesait. Trois ans pour se défaire de son allure féminine et acquérir les muscles d'un vrai marin. Une vide rude, compliquée, cruelle, épuisante ou souvent le ventre criait famine mais pourtant remplie de mille souvenirs. Il ne souhaiterait pas, pour tout l'or du monde y revenir le blond, tout autant il ne regrettait pas ce passage dans sa vie, bien qu'on dû le traîner par les cheveux pour le faire intégrer le navire. Depuis il se définissait comme verrier ou parfumeur. Cependant il pêchait pour vivre, vendant parfois son butin contre du matériel qu'il nécessitait pour son travail. Alors prétendre qu'il était un pêcheur n'avait rien d'un mensonge. Le mot de Harpon parlait bien à son cœur, bien qu'il ne Visualisa pas encore complètement à quoi pouvait bien ressembler un Caïman, ça sonnait comme serpent ... Sans doute que ça nageait dans les rivières et que ça tentait de s'infiltrer dans les barques pour mordre les chevilles ou voler les butins plus facilement. Comme il ne souhaitait pas passer pour un ignorant - Une fierté mal placée -, il ne questionna pas plus loin le possesseur de la longue chevelure brune à ce sujet « Ah oui, dans la mer c'est meilleur outil qu'on puisse utiliser et si d'aventure un requin vient tournoyer autour de toi, il y a toujours moyen de le blesser assez fort pour l'éloigner et rejoindre la rive » Par contre dans les rivières ce n'est pas obligatoire, mais le Calusa il préférait quand même car la possibilité de croiser un Ours affamée ne s'éteignait jamais.

« Je suis prêt  » Répondit joyeusement Hyacinthe qui posa un pied dans le canoë pour le retirer trois fois de suite avant de se décider à trouver une place pour s’y asseoir « Je peux peux peux ramer aussi si ça te convient ? » Proposa-t-il au jeune homme toujours en possession de sa carte légèrement passée, et qui paraissait presque hypnotisé par elle. A lui le verrier ça ne lui paraissait pas un objet aussi extraordinaire que ça, surtout depuis qu'il avait découvert des tas de papiers dans le coffrer d'un navire échoué. Si hermétique qu'il conserva sa précieuse cargaison intacte à travers le temps. Si bien qu'il pouvait s'en recréer à loisir s'il le désirait. Evidemment pour le faire il fallait un peu avoir voyagé pour connaître la disposition des lieux et des routes. D'ailleurs Tek évoqua cette fameuse carte, prolongeant ainsi les pensées du Calusa qui porta le regard sur sa besace alors que l'autre la désignait. Un petit soubresaut souleva son cœur, Le Blond il s'accrochait à ce qu'il possédait, un peu radin parfois, même si pour l'hospitalité il se montrait toujours généreux. Il ne pouvait décemment le lui donner sinon comment protégerait-il les graines, ou les plans qu'il souhaitait ramener de cette aventure « D'autres ... Comme celle-là ? Parce que non je n'en avais pas la nécessité pour ce voyage-ci et je préférais ne pas risquer de les abîmer » Bien qu'il puisse les reproduire à loisir, avec dextérité, il ne rêvait pas de s'y atteler toutes la journée. Après tout il ne s'agissait pas de son métier « Mais chez moi j'en ai quelques-unes » Ce qui n'arrangeait probablement pas son interlocuteur, puisque qu'une immense étendue d'eau le séparait de ce lieu.

Mais bon cœur le calusa imagina très vite une solution à ce problème afin que celui-ci ne l'empêcha de se rendre ou il le voulait, par la faute d'un petit détail. Ou simplement le retarder parce que le jeune homme bien que fort sympathique refuserait s'il se voyait déposséder de ce qu'il demandait « Si tu prévois de te rendre sur le continent je pourrais très bien t'expliquer ou même te faire un plan pour que tu saches venir chez moi, et là tu pourrais choisir la ... Ou même les cartes dont tu aurais besoin dans l'avenir, qu'est-ce que tu tu tu en dis ? » Après l'insulaire se méfierait possiblement de lui ou de sa parole. Ils se rencontraient aujourd'hui pour la première fois alors rien, et surtout pas sa parole ne lui prouverait que le brun ne craignait rien à se fier au blond. Aussi cherchait-il une raison qui convaincrait Tek d'accepter ce marché, et il pensa avoir trouvé un compromis « Et si je te laissais quelque chose qui me tiens à cœur quand je repartirais pour que tu le ramènes afin que tu vois ma bonne foi ça marcherait ? » Après le nouveau guide, pour le moment, n'émettait aucune réserve. Forcément Hyacinthe ne lui laissait pas le temps de répondre, rongé par cette inquiétude de ne pas accomplir le pèlerinage qu'il visionnait dans son esprit depuis le départ de sa jolie cabane biscornue. Mais le verdict tomberait bientôt ...  « Mais que veux-tu aller faire faire faire sur le continent ? Si jamais je pourrais te servir de guide à mon tour  »

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14/03/2017 fio 348 willy cartier rex corvus (ava) + crack in time (signa) pêcheur (zoologie et navigation) 25
if i'm lost ξ don't find me


Sujet: Re: All the black roses that grow in your heart
Dim 26 Nov - 22:15

Tu te glisses sur le côté, tout humble, pour le laisser prendre place sur ton embarcation de fortune. Tu ne sais pas à quoi ressemblent les bateaux du continent mais tu espères qu’en comparaison le tien ne paraît pas trop miteux avec son bois bleuté un peu usé et l’odeur assez forte de poissons qui y persiste, mêlée à celle du chien mouillé. Il te propose de ramer et tu ouvres la bouche sans qu’aucun son n’en sorte. Seul sur ta pirogue, tu es bien obligé de ramer, si bien que les muscles de tes bras ont fini par devenir conséquent. Toi, ton truc, c’est plutôt naviguer, guider le bateau à travers les courants et les remous, le bout de tes doigts plongés dans l’eau pour déterminer les meilleurs chemins à prendre. Ramer c’est le superflu, la condition pénible de la pêche. Doucement tu hoches la tête. « Oh, oui oui, si tu veux. Les courants ne sont pas très forts à l’intérieur de l’île, cela ne devrait pas être trop pénible. » Tu préfères rajouter, au cas où. Tu n’as pas envie de ressembler non plus à ces tortionnaires de Rahjak, sur qui l’on raconte d’horribles histoires d’esclavage qui te font trembler rien que d’y penser.

Une fois Hyacinthe installé tu défais la corde gardant ton bateau accroché et sautes à ton tour dedans, souple comme un chat, plaçant naturellement tes pieds sur le bois de façon à répartir ton poids correctement. Tu pourrais le faire les yeux fermés. Attrapant ton harpon que tu gardes sous ton filet, tu désignes ensuite au voyageur les rames, elles aussi taillées dans le bois caractéristique de l’île. T’as pas besoin de réfléchir vraiment à tous les gestes à faire pour quitter les abords du village tellement tu les connais par cœur – de toute façon, ton esprit est bien trop concentré sur quelque chose d’autre : cette carte qui a attiré toute ton attention et dont tu attends la réponse avec impatience.

Réponse qui te fait soupirer quand il t’annonce qu’il n’en a pas d’autres. Certes il fallait t’y attendre mais tu t’enflammes tellement vite quand il s’agit de tes rêves, qui pourrait te le reprocher ? Alors que tu t’apprêtes à te renfrogner, le blond continue et ce qu’il venait de briser deux instants plus tôt se répare instantanément. Tu t’es arrêté à sa promesse, naïf comme tu es, imaginant déjà les répliques de ce que tu as vu devenir enfin tiennes. Des cartes du continent ! Enfin !

Bien entendu dans ton excitation et ton innocence tu ne penses absolument pas un instant au fait que l’on puisse te rouler dans la farine. Et si Hyacinthe n’y avait pas pensé à ta place, tu te serais fait volontiers arnaquer sans t’en douter une seconde. Bien heureusement pour toi le voilà qui cherche à te donner un gage de sa parole, parole dont tu n’as même pas douté un instant – tu le remercieras plus tard d’avoir réfléchi à ta place.

« Ta bonne foi ? » Tu répètes, d’abord un peu dubitatif, avant qu’enfin les choses s’alignent dans ta tête. Evidemment ! Tout de suite tu reprends des airs plus sérieux, hochant vigoureusement la tête comme si tu y avais également pensé – toujours un mensonge. « Bien sûr. Oui. Cela garantirait mieux notre marché. » Mais quel genre d’objet pourrait-il te confier ? Quel genre d’objets auxquels l’on tient peut-on confier à des inconnus ? Toi, à sa place, tu serais bien embêté. Tu n’as pas beaucoup de biens matériels qui te sont chers et tu ne te séparerais pour rien au monde des rares que tu possèdes. Là était tout l’enjeu de l’échange, tu finis enfin par comprendre. Bien plus qu’une garantie, il s’agit d’une promesse.

« Je compte me rendre sur le continent prochainement. Définitivement. » Réponds-tu à sa question finale qui a capté ton attention. Après tout, pourquoi refuserais-tu un guide ? Tu n’y connais quasiment rien au continent, voilà pourquoi il te faut une carte si tu ne veux pas te faire tuer ou pire encore. Mais un guide, c’est encore mieux. C’est bien plus que ce que tu espérais. « Je sais que ma place n’est pas ici, sur l’île, mais sur le continent. Mais je dois être préparé avant, parce que je n’y connais pas grand-chose au final. Les peuples et les coutumes sont différents au-delà de l’île. » Avoues-tu avant de lui désigner d’un mouvement du bras la direction à prendre, le petit cours d’eau se faufilant dans la jungle et son obscurité accentuée. « Mais c’est mon rêve depuis que je suis tout petit. Ici on est trop à l’étroit, trop serré. Il y a tant de choses à découvrir sur le continent que je ne sais même pas par où commencer. On m’a raconté tellement de récits que j’ai envie de tout explorer, tout voir, tout vivre. » Et tu pourrais encore continuer comme ça pendant des heures. C’est ce qu’il t’arrive de faire avec Cyd par exemple, quand tu l’assumes de tes réflexions à voix haute pendant tous les trajets entre l’île et le continent. Cyd te connaît alors elle ne dit rien, mais face à un étranger, quelle impression vas-tu donner de toi ? Et que pourrait-il répéter au reste de la tribu s’il comprenait tes ressentis amers, même implicites ?

« Il faut faire attention aux branches et aux lianes dans la jungle, elles sont particulièrement basses. Ca s’accroche, ça griffe et des fois, c’est couvert d’insectes pas très inoffensifs. » Expliques-tu alors que vous passez sous les premières branches, marquant la fin définitive du petit lac servant de port et l’entrée dans la partie luxuriante et sauvage de l’île.

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Sujet: Re: All the black roses that grow in your heart

 

All the black roses that grow in your heart

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