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˜˜˜˜˜˜Scallywags - ft. Revenge.
maybe life should be about more than just surviving


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29/04/2015 Joy. 568 Adriana Lima. Bazzart. / Tumblr. Combattante & Navigatrice ( Pirate, dearie. ) 1


Sujet: Scallywags - ft. Revenge.
Ven 31 Mar - 19:00


 Scallywags.
feat. le Revenge
And way down we go.

L'ennuie l'enferme, l'ennui la tue. Elle ne s'était jamais sentie aussi confinée que derrière ces barreaux fantômes, cette prison factice qui a pour seule frontière celle de l'esprit. On parle des cages avec terreur, mais ces gens là ne connaissent pas la routine. Que peuvent – ils savoir des poches qui sonnent vident ? D'un avenir opaque ?

Le temps coure, les jours se ressemblent. Elle était épuisée et à la fois si lasse. Ce fut étrange, elle qui jurait seulement par le futur ne parvenait plus à se défaire du passé. Des silhouettes spectrales étaient là, tout autour. Elles l'encerclaient, la harcelaient de souvenirs impies. Avec leurs bouches informes qui vomissaient des douleurs enfouies, une torture oubliée, elle se sentait piégée.
Pourtant, Maria avait voulu balayer cet infernal empire qu'elle avait forgé. Elle s'était entourée d'innocence : elle avait ses enfants. Des êtres nus de culpabilité avec un sourire candide, loin encore de l’ego des Hommes. Elle aurait dût oublier, elle aurait dût avancer. Mais non, la voici – là, toujours à contempler le soir prochain avec l'espoir de se renforcer demain.  
Elle faisait la besogne que l'on attendait des femmes, et ça ne lui correspondait pas. Certes, elle aimait Iris et Nihil comme il ne fut pas permis d'aimer, mais elle répugnait ce quotidien. S'occuper sans relâche de besoins primaires, elle préférait laisser cela à d'autres, à ceux qu'on avait dépossédé d'ambition.

Ses passions lui avaient échappé. Elle n'avait plus foulé le pont d'une frégate depuis des lustres, plus entendu le vent claquer dans les voiles d'albâtre ni sourit de voir la coque fendre fièrement les vagues. Naviguer, c'est un autre terme pour parler en ton nom, Liberté. Il était temps pour elle de te retrouver.

Aujourd'hui, Maria avait laissé les jumeaux sous la garde d'Eon et prit du répit. La vie qu'elle menait ne lui suffisait plus, elle ne suffirait jamais. Elle s'était rendue sur la plage, parce qu'on murmurait au village qu'un de ses hommes était revenu d'écumes endiablées. Un seul. Sur tout un équipage.
Au départ, elle n'avait qu'esquivé les rumeurs car les marins aimaient causer de tout, de rien. Et puis alors, comme un éclair de lucidité, elle y vit l'occasion de reprendre du service. Son cœur s'était emballé pour la première fois depuis des siècles. Enfin ! Reprendre le large ! Courir les mers ! Tout ce qu'elle souhaitait, finalement là, aux creux de ses mains. Il suffisait de le saisir.
C'était sans plus tarder qu'elle commanda à ce que l'on appelait «  rescapé » de la retrouver, trop enthousiaste de revenir à une existence plus exaltante.
Elle l'attendit, le regard perdu sur le lit désordonné des algues et de la marée montante. L'homme ne se pointa sur le banc de sable qu'après un certain temps, il se traînait vers l'ancienne Capitaine d'un pas faible et assez lent pour qu'elle vienne finalement d'elle – même.

- « Où est le navire ? Parle ! » Vociféra – t – elle, à peine fut – elle à sa hauteur. Dans sa chemise en haillons et ses bas déchirés, le type n'avait pas fière allure.
- « Y a plus rien. Ni gréement, ni matelots. » Ses joues s'empourpraient misérablement, recouvert d'une honte singulière qu'il se retrouvait seul à affronter. La demoiselle arquait un sourcil à cette révélation qu'elle jugea absurde : elle ne saisissait pas comment il eut pu être si idiot que cela.
- « Comment ça, plus rien ? » Grogna – t – elle avec toute l'impatience qui refroidissait le ton de sa voix. Le gaillard chaloupa un peu, se triturait les doigts comme il se triturait l'esprit. Puisse – t – il y avoir tableau plus minable ?
- « On était au large, ce jour là. On rentrait quand un énorme monstre nous a barré la route. Les forces de la nature ont fait l'reste ... »  Expliqua – t – il sans rassasier son besoin de savoir. Alors, le visage grimé de sang et la voix chevrotante, il lui lança :
«  J'ai vu ce serpent de bois avec les mâchoires de la mort ! J'l'ai vu ! D'un coup de crocs, il a pourfendu l'navire ! »

La Calusa fronçait le nez avec mépris tant elle abhorrait ses jambes tremblantes et les syllabes qui trébuchaient de ses lèvres. S'il n'en tenait qu'à elle, elle lui aurait déjà rayé la chair d'un coup preste de poignard. Mais il fallait se contenir, elle ne tenait pas à ce que l'âme curieuse qui passait là ne détale pour tout rapporter.  Ce n'est donc qu'avec un reniflement hautain qu'elle lui répondit.

- « Garde tes fables pour les fous, tu veux ? Je ne suis pas encore assez perdue pour croire à un Léviathan. » Elle retroussait dédaigneusement la lèvre au fur et à mesure que le mathurin osât prolonger le silence. « Il faut que j'te pose la question autrement ? Peut – être qu'en te lardant le torse, tu me cracheras ta réponse ?  » Les chimères de son regard traduisaient toute sa colère, toute sa rancœur. Elle était à deux doigts de lui tirer les vers du nez de sa propre méthode si bien que le quidam, intimidé, n'hésita plus.

- « Arraisonné, puis brisé contre les récifs ! » Bégaya – t – il comme s'il voulait qu'elle le prenne en pitié. « Y avait ces autres, là. Ils ont attaqué comme des barracudas, puis la tempête nous a tous pris d'assaut. Mais je l'ai revu ce bateau de canailles ! Il mouille, il mouille pas loin … dans une crique à l'abri des regards téméraires … 'Sont là – bas, à l'Ouest. Si vous avez l'courage de longer les falaises … Et d'affronter leur Capitaine. »  

Il écarquilla les yeux lorsqu'il vit qu'elle lovait ses doigts autour du sabre. Il serait inutile de tergiverser sur l'état d'âme de la navigatrice quand on sait que le temps ne lui manquait plus, et qu'après tout, elle n'avait pas grand chose à perdre en se rendant là – bas.

«  Vas, ce n'est pas pour toi que je réserve cette lame … Pas encore. » Un sourire cruel dénuda ses dents. Elle se délectait de la lueur paniquée qui embrasait le regard du marin. Il n'y avait pas plus simple plaisir que retrouver un peu de son cynisme. L'homme fila donc la queue entre les jambes, sans demander son reste, ni même dériver d'une œillade. Tant mieux. Elle n'aurait pu supporter une fois de plus cette couardise qui se glissait aux creux de ses traits à la façon d'une couleuvre.

Il lui fallut peut – être une heure pour atteindre ledit lieu. Elle venait de tomber nez à nez avec une curieuse carcasse de bois bleuté, parée de filets et de mille objets trouvés, quand des voix s'élevèrent. Le bougre avait dit vrai, le navire était bel et bien là, avec sa gueule géante, et il se laissait tranquillement bercer par la houle. De toutes évidences, on avait tenté de le maquiller comme une catin se poudrait le visage. Or, ce n'était pas ce masque burlesque qui allait la duper, oh non. Les petites petites roublardises de flibustier, elle ne les connaissait que trop bien.

Ce fut avec une certaine hargne dans sa démarche qu'elle s'engagea jusqu'au bateau. Se jetait – elle dans la gueule du loup ? Allez savoir.
Dans son sillon, elle croisa un villageois qu'elle devait déjà avoir vu autrefois. Mais pas seulement. Elle débarquait à peine dans la scène, tel un personnage qui saute à pied joints au cœur de l'intrigue, qu'un des forbans déroba son attention.
La barbe drue qui encadrait son visage camouflait des traits bien familiers. Il y eut néanmoins une étincelle espiègle dans ce regard qui ne lui échappa pas. Comment ne pas se souvenir ? Elle l'avait suivie tout un morceau de vie, cette étincelle. Cette prunelle avide d'aventures, aux couleurs des lagunes. Ciaphas. L'intrépide gamin. Était – il même seulement possible de l'oublier, tant il fut à ses trousses ? Ah, voilà qu'il était devenu charmant avec cet air fripon, qui d'ailleurs, ne l'avait jamais quitté ! Peut – être était – ce la seule chose qui n'eut pas changé, chez lui ? Car l'idée qu'il soit devenu pirate lui parut incongrue. Ce n'était pas là le destin qu'il semblait avoir dépeint. Devait – elle lui tenir quelques laïus ? Non. Elle prit le risque de croire qu'il l'avait effacée, que le temps eut fait son œuvre.  Elle décida ne pas y prêter attention, tout comme avant. Elle décida de faire comme si elle ne le connaissait pas, comme si elle ne l'avait jamais vu.
Et la vipère passa son chemin. Elle avait un autre serpent à débusquer de ce nœud. Le chef du grand orchestre, le Diable de ces enfers.
Il était là, tout près. A vrai dire, il ne fut pas tâche complexe de le reconnaître ou de lui coller l'étiquette de meneur sur le front. Il avait le charisme et l'air hardi du navigateur. Ses boucles de jais lui tombaient sur les épaules et lui donnaient une allure résolument rebelle. C'était lui, le Maître du navire, ça devait être lui.

De toutes façons, il était trop tard. Maria s'était déjà embarquée dans la provocation. Elle bondit devant le Capitaine comme un félin, toutes griffes dehors.

- « Fils de pute ! » Feula – t – elle. Que voilà une bien étrange façon de se présenter. Cependant Maria ne doutait pas un seul instant qu'elle fut la seule à tenir de rustres propos devant lui. Après tout, les pirates ne s'échangeaient guère de poésies. Le seul lyrisme qu'ils étaient en mesure d'habilement manier était celui du vent, de la mer et du sang. «  C'est toi qui a éventré mon navire ?! » Elle se garda d'ajouter qu'il avait arraché ses espoirs et désirs de la même occasion.
« Amène – toi que je te saigne comme le porc que tu es ! »   Elle délirait de brandir sa lame ainsi, elle qui ne l'avait pas faite danser depuis si longtemps maintenant. Qu'importait ? Sa haine dévastait tout ce qu'elle détenait de censé. Comme toujours.

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09/08/2016 Chiimaira / Adrien 242 chris john millington ava: champagne mami; sign: myself Timonier du Revenge 49
Chroniqueur d’Écumeuses Aventures


Sujet: Re: Scallywags - ft. Revenge.
Lun 3 Avr - 14:45

Scallywags
Dante & Maria

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Honnêtement, j’en avais plein les pattes de cette journée grotesque. Déjà, parce que je m’étais coltiné les deux autres sapajous et qu’ils m’avaient tapé sur les nerfs à se tirer la bourre à qui serait le plus emmanché des deux. Et puis après coup, parce que ça m’avait drôlement coué que devoir faire gaffe à chaque instant étant donné qu’au village Calusa, des zigotos capable de me reconnaître j’en connaissais à la pelle, que j’avais pas du tout envie qu’on crie dans tout le patelin que Ciaphas était revenu crécher chez ses vieux, et que ces foutaises arrivent jusqu’aux oreilles desdits vieux que j’avais pas vu depuis dix piges. C’était déjà sacrément couillu que de mouiller pas loin du port, alors de là à musarder sur plages pour coincer un curieux… je vous raconte pas l’aventure que ça avait été pour moi. Donc le capitaine il avait beau dire, j’étais pas plus tire-au-flanc qu’un autre. Si je m’étais octroyé le temps d’une sieste, c’était pas juste pour le plaisir de roupiller sur fond de ressac, même s’il était vrai que j’aimais bien ça que d’être bercé par la cajole incessante des vagues.
Par ailleurs, figurez-vous que le lascar qu’on avait ramassé sur la grève, c’était une connaissance d’enfance. Lui et moi, on s’était pas reconnus d’emblée, parce qu’y faut avouer que j’étais méconnaissable avec toute cette barbe. Mais quand le capitaine lui avait fait cracher son blase, ça avait fait tilt ! Aedan ! Bien sûr ! Je lui étais pas tombé dans les bras, c’était même plutôt le contraire pour ainsi dire, parce que ça m’aurait fait une belle jambe qu’il aille répandre au village que Ciaphas était devenu pirate. J’avais pas du tout envie de renouer avec le passé, et encore moins de m’expliquer avec les anciens. Du coup j’avais feint ne pas le connaître, histoire d’avoir la conscience tranquille. L’Aedan, on l’avait gentiment raccompagné sur le pont non sans lui dresser de jolis et poignants portrait de sa mort s’il venait à jacqueter sur notre existence, comme on achète le silence d’un quidam en instillant la peur. Puis, une fois sûrs qu’il serait muet comme une tombe, on l’avait relâché dans la nature, tel un poisson qu’on refourgue à la mer après qu’on l’aie crocheté, admiré et montré à tous ses amis pêcheurs. Allez! A l’eau l’Aedan! Et qu’on l’y reprenne plus à s’approcher d’trop!

Nonobstant, aujourd’hui me réservait d’autres surprises. Moi, j’étais prêt à décarrer et fuir allègrement mes responsabilités, mais je fus piégé par une drôle de furie. Elle déboula à la façon d’un ouragan, débarqua chez nous sans frapper, d’une démarche ne souffrant aucune ambiguïté quant à la nature de ses intentions. Une brune élancée, l’épiderme hâlé,chaloupée comme une coureuse de remparts, d’une splendeur à vous laisser moite d’appétit et qui, de fait, sut capter toute notre virile attention. A la première manifestation de sa pimbêcherie bravache, je me souvenais ces airs revêches et ces yeux aussi bleus qu’un lagon comme si c’était hier. Son effronterie doublée d’indignation me souffla son prénom comme la bise méduse les territoires du nord en hiver, et pour tout vous dire, me glaça le sang jusqu’aux os. Maria. Mon béguin de môme. Je dégringolais net l'echelier sournois du temps et je me retrouvais à lui faire de la chouffe bouche bée avec mon âme d’antan. Douze ans plus tôt, sur le port du village, à lui adresser des franches oeillades et à lui balancer des propositions énamourées.
Elle glissa devant moi sans esquisser l’ombre d’une pause, filant droit vers des desseins plus grands. Une beauté terrifiante, voilà ce qu’elle était, et ce rappel me redonna contenance. Elle m’avait ignoré toutes ces années durant, et ne semblait pas encline à changer d’attitude. Après tout, je n’avais dû être rien de plus qu’un guignol opiniâtre à ses yeux. D’un côté, ça me rassurait, parce que ça me permettait de classer l’affaire à hier et de tuer dans l’oeuf les sentiments qui avaient fait surface ; d’un autre, ça me minait vachement, parce que dans mon orgueil j’avais cru lui laisser un bon souvenir.
Quoi qu’il en soit, Maria, elle se fichait de moi comme d’une guigne, et elle fila droit sur Dante.

Fils de pute!
Qu’ouï-je ? Qu’entends-je ?! J’agitais mon petit dernier dans mes entonnoirs à musique, pas certain de bien avoir entendu. Oh que si ! D’un rapide coup d’oeil autour de moi, et au vu de la déconfiture des camarades forbans, j’avais très bien saisi l’insulte ! Sacrément direct, comme entrée en matière ! C’est que les copains et moi, en bon spectateurs, quand on voyait débarquer une telle sirène, on s’attendait pas à de si vilains mots dans une si jolie bouche. Son premier acte nous avait médusé. Et si la matrone du Dante avait certainement pas mérité qu’on lui manque de respect, passé la stupeur j’esquissais un sourire amusé, bien content que je sois pas le seul à lui rentrer dans le lard. Je dardais une oeillade brillante d’excitation et d’espoir sur la lame tendue par Maria, comme si la seule volonté que transportait mon regard pouvait l’inciter à plonger sa ligne de fer dans le coeur obscur de mon capitaine. Qu’elle le poinçonne ici, et je jure que j’en ferais mon épouse ! Mon palpitant jouait les saltimbanques, dansant dans ma poitrine comme les jours de fête ; j’étais aussi émoustillé que le soir où je m’étais délassé les valseuses dans une crédule minette pour la première fois, voire plus, vu que des femmes j’en connaîtrais d’autres, alors que Dante ne pouvait crever qu’une fois. Les autres, ces imbéciles, ils étaient horrifiés, le temps qu’ils comprennent qu'à quinze contre un, y’avait quand même peu de chances pour qu’elle se farcisse le grand chef.

L’ivresse de l’instant retomba bien vite quand je compris que le capitaine vivrait. Pour autant, la partie n’était pas encore jouée, et j’avais moi-même des cartes à jouer. Cocasse coïncidence que l’homme au pavillon noir ait également coulé le navire de Maria, et c’était un avantage non négligeable pour moi. Espiègle, je saisissais cette chance unique de me faire un allié et d’être autre chose qu’un plouc passionné pour elle en me glissant dans son dos. Je disposais d’une paluche amicale sur son épaule et effectuais une légère pression pour la forcer à me regarder. Lorsque nos regards se croisèrent, je tentais de lui faire parvenir un message. On est dans le même camp. C’était peu probable qu’elle le saisisse, parce qu’au vu de la hargne qui dansait dans ses iris, la lucidité n’était sûrement pas au rendez-vous. Mais mieux valait tenter maintenant que regretter plus tard. « - Allons allons, gazelle, en voilà de bien mauvaises manières ! C’est que tu nous ficherais presque les miquettes ! Range ton arme, et je suis sûr que notre bon capitaine saura te pardonner ton effronterie. » Qu’elle range sa fichue lame, ou elle était foutue. « - Dis nous ton p’tit nom, qu’on sache à qui appartient cette jolie bouille. » Je feignais ne pas la connaître, jouant la même mascarade qu’avec Aedan plus tôt. Que notre lien soit tu au reste de l’équipage, et ce serait un atout de plus dans ma manche.

Spoiler:
 
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Admin - Tears of the phoenix
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12/10/2014 Brimbelle 46413 Jessica Chastain Lux Aeterna Médecin / Herboriste 322
Admin - Tears of the phoenix


Sujet: Re: Scallywags - ft. Revenge.
Sam 9 Sep - 21:05

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Scallywags - ft. Revenge.

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