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˜˜˜˜˜˜Une bouteille à la mer | Demetra
maybe life should be about more than just surviving


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12/03/2017 Ponyta 90 Ruby Rose avengedinchains notion de soin, orientation, guérisseuse 31


Sujet: Une bouteille à la mer | Demetra
Mer 29 Mar - 22:27

Elle éprouvait une intense fatigue, malgré tout Cyd ouvrit les yeux. Elle devait se lever tôt, elle n’avait pas le choix. Elle comptait aller assez sur le continent et cela prendrait bien une journée entière. Elle avait dit à sa sœur aînée avoir besoin de plantes précises sur le continent et que celles-ci ne se trouveraient pas ailleurs. Sa sœur n’avait pas discuté, trop préoccupée par sa maternité. Sa mère malade ne pouvait plus la contrôler, Cyd était libre d’une certaine manière. Plus grand monde n’était là pour la contrôler. Elle était libre et cette liberté avait un goût étrange pour cette femme d’âge bien avancée si on pouvait dire les choses ainsi. La guérisseuse se leva et fit le tour de ses stocks qu’elle allait devoir remplir prochainement. Elle devait toujours être prête et s’attendre presque au pire. La femme devait être capable de guérir les siennes, quoi qu’il arrive. Son petit côté perfectionniste la forçait à faire le plus d’effort possible. Elle ne voulait que le bien des femmes de sa tribu. Cyd se leva et se débarbouilla rapidement, préparant ses affaires. Elle devait faire vite, elle avait un objectif précis en tête. Elle connaissait un Iskaar qui allait dans un coin précis du continent et elle irait plus vite en bateau. Mais pour cela, elle devait le rejoindre en pirogue. Il n’irait pas la chercher près des Kovariis. Les siennes ne supporteraient pas, elles seraient furieuses.

Cyd savait que ce qu’elle faisait pouvait lui attirer les foudres de sa mère, mais celle-ci était trop malade pour s’angoisser sur quelque chose qui était tu. Sa sœur ne demandait rien, alors la Kovarii ne disait rien. Tant qu’on ne demandait rien, elle ne parlait pas. La brune passa une main dans ses cheveux. Elle effleura de la pulpe de ses doigts sa nuque découverte et ajusta sa veste épaisse. Elle avait intérêt à être bien habillée si elle ne voulait pas prendre froid. Elle quitta son habitation et traversa silencieusement le village, les sens en alerte, le regard vif. Elle récupéra à l’entrée du village son arc et monta dans sa pirogue. Elle en avait pour quelques heures, elle s’arrêterait à un endroit précis pour se faire ramasser. Pleine d’entrain, Cyd se mit à pagayer rapidement, vive. Le soleil se levait, réchauffant sa peau et jouant avec l’ombre de ses tatouages qui couraient sur sa peau. On les voyait très peu, ils étaient cachés par les vêtements. Il n’y avait pas que les tatouages que les habits cachaient, mais les formes aussi. Elles se distinguaient difficilement, voire pas du tout. C’était un atout de Cyd qui lui servirait pour ne pas avoir des remarques sur le bateau de l’Iskaar. Elle ne faisait jamais rien pour démentir si on émettait l’avis qu’elle soit un homme. Tant qu’on ne lui demandait pas, là encore elle se taisait.

C’était la meilleure arme qu’avait la femme. Se taire, rien de plus. Ainsi, on ne l’accusait de rien et tant qu’on ne lui posait pas les bonnes questions, elle ne se dévoilait pas. Cyd fut après quelques heures au point de rendez-vous et attendit, impatiente, le bateau. Malgré tout son visage restait hermétique et elle profita pour ramasser ce qu’elle trouvait près d’elle. Un bruit lui fit tourner la tête et elle avisa le bateau, contente. Un sourire discret se dessina sur son visage et elle rejoignit l’embarcation qui l’attendait. Elle fut accueillie à coup de blagues salaces, mais elle ne s’en formalisa pas. Elle avait bien l’habitude après tout. Son ami marin semblait d’excellente humeur et ne cessa pas de parler. Cyd parlait le minimum, observant la mer, observant le peu de rive qu’elle distinguait. Elle était impatiente. Elle avait hâte d’atterrir sur le continent et de tout y découvrir. En réalité elle connaissait parfaitement le coin. Ou du moins elle y était déjà allée une fois, ce qui pour elle était déjà pas mal. Elle avait déjà prévu un trajet de retour avec un autre navire. Seule, avec une pirogue ridicule, elle ne pouvait pas parcourir cette distance. Ce serait la mort assurée et elle ne voulait pas mourir. Elle somnolait sur le bateau, mais Cyd restait toujours attentive et à méfiante, on ne savait jamais.

Finalement, ils arrivèrent et elle débarqua sur la terre ferme. Elle s’étira longuement, laissant le bateau derrière elle partir. Elle distingua les arbres devant elle, la forêt profonde. Cyd fit quelques pas quand soudainement, un bruit la fit se figer. Elle était en terrain inconnu, les sens à vif, mais là elle était sûre, elle n’était pas seule. Lentement, elle retira son arc d’autour sa poitrine et banda une flèche, prête à tirer plus vite que son ombre.

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29/08/2016 Pivette 153 Margot Robbie ava : Pivette / sign : Grey Wind Cartographe / douée pour le dessin. Patrouille de temps en temps. 75


Sujet: Re: Une bouteille à la mer | Demetra
Lun 10 Avr - 0:02


Une bouteille à la mer
feat. Cyd Raye et Demetra Knight


Le vent sifflant dans les branches m'avait réveillé de bon matin, ce n'était pas plus mal, j'avais de la route à faire aujourd'hui. Une envie d'espace, de solitude et de découverte. Dès que l'on quitte le campement, niveau espace on est servi, mais ce n'est pas ce que j'avais en tête aujourd'hui. Depuis quelques semaines, quand le temps le permet, je pousse mes explorations, de plus en plus loin, sortant de ma zone de confort. Aujourd'hui je ne suis plus là pour survivre sur Terre, la condamnée à mort envoyée vers une mort certaine il y a deux ans est désormais une rescapée qui a enfin décidé de vivre sur cette planète. Une nouvelle naissance et comme une enfant qui fait ses premiers pas après un an ou deux, je pars à la découverte de mon monde. Embarquant dans un sac  quelques victuaille, de l'eau, une couverture, mon matériel à dessin et quelques rouleaux du papier que j'arrive désormais à me fabriquer.

Quittant le camp, je décide de partir plein sud, sans me retourner, j'avance dans la forêt et au fil de ma progression après un peu plus de deux heures je me retrouve face à des ruines. Je décide de faire une pause, ce n'est pas la fatigue qui me le réclame mais l'envie de croquer le décor qui s'offre à mes yeux. Une tour, bien qu'à moitié en ruine, qui s'élève plus haut que ce que j'ai pu voir jusqu'à aujourd'hui. Je prends quelques heures, traçant sur le papier avec le plus de détails possible ce que mes yeux perçoivent. Rangeant mon matériel à dessin, avalant quelques gorgées d'eau, je décide de reprendre la route. L'idée de découvrir encore d'autres ruines ou je ne sais quelles merveilles, me pousse à avancer toujours plus profondément dans la sylve.

Là-haut, jamais je n'aurais pu imaginer qu'un jour je puisse respirer autre chose que l'air en boîte dans lequel nous sommes nés, ici, chaque bouffée d'air est une bénédiction. J'ai mis du temps à m'en rendre compte ce qu'il y a quelques temps que le déclic s'est fait dans mon esprit, aujourd'hui comme mes compagnons d'infortune, nous sommes des habitants de la Terre, même si cela ne plait pas à tout le monde dans les tribus autochtones. On ne peut que les comprendre, ça aussi, il m'a fallu du temps avant de l'assimilé. Nous comme eux n'avons rien demandé à personne. Eux n'avaient pas fait de demande particulière pour que deux vaisseaux viennent s'écraser sur leur bout de planète. Quant à nous, personne ne nous a rien demandé non plus avant de nous envoyer vers ce qui semblait pour beaucoup une mort certaine. Cela me fait sourire aujourd'hui, s'ils avaient su qu'on serait libres une fois que l'on poserait le pied sur le sol, que la Terre était viable, c'est sans doute l'inverse qui se serait produit. C'est eux qui serait descendu s'établir sur la planète de nos ancêtres, et nous…nul doute que l'on serait toujours là-haut à tourné dans l'espace jusqu'à ce qu'on en crève ou que l'on s'entretue.

La fatigue commence à se faire sentir, perdue dans mes pensées je ne sais absolument pas depuis combien d'heures je marche dans les profondeurs de la forêt. Après avoir passé la rivière je déviais un peu vers l'est et continuais ma route vers le sud encore quelques heures, avant de voir le jour décliner, je décidais de trouver un endroit propice pour poser un bivouac de fortune et passer la nuit. Les nuits étaient encore fraîches et la couverture que j'avais prévue ne serait pas de trop. L'idée de faire un feu me posait un véritable dilemme. Soit je tentais d'allumer un foyer pour me réchauffer d'avantage, soit j'y renonçais par peur de signaler ma présence à d'éventuels autochtones qui pourraient m'être hostiles. Après mûre réflexion, j'optais pour la seconde solution, quitte à avoir un peu plus froid durant la nuit. Avalant quelques fruits en guide de souper, je m'allongeais sur une parcelle de sol plus ou moins meuble, me calant tant bien que mal sous ma couverture. Les heures de marches furent bénéfiques et malgré l'infime peur de me faire surprendre par je ne sais qui, le sommeil m'embrassa bien plus vite que je ne l'aurai pensé.

Aux premières heures du jour, avant que le soleil ne soit véritablement levé, je me réveillais véritablement reposée, jamais je n'aurais pensé dormir aussi bien en pleine forêt. Rangeant ma couverture dans mon sac, je passais un peu d'eau sur mon visage et tentais de démêler ma crinière blonde du bout des doigts. Me levant, je continuais ma route en suivant le soleil, il ne me fallu pas plus d'une heure avant de me retrouver face au spectacle le plus époustouflant qu'il m'ait été donné d'admirer, et pourtant, j'avais contemplé l'espace de la fenêtre de ma cellule tous les jours pendant dix ans … L'astre rougeoyant qui embrasait l'immensité aquatique avait réussi à me mettre quelques larmes au coin des paupières. C'était donc ça qu'avaient tenté de décrire dans leurs œuvres tant d'écrivains que j'avais pu lire ? Dans leurs écrits cela semblait superbe, mais le spectacle qui s'offrait à mes yeux était bien plus fort, voir une telle chose de mes propres yeux était tout simplement magique.

Je restais là à admirer le lever du soleil sur la mer tout le temps que cela durait avant d'être fasciné par un spectacle totalement différent. Au loin, sur les flots, quelque chose se détachait, attirant mon regard, une embarcation qui accostait à quelques centaines de mètres de l'endroit où j'étais postée. Le frêle esquif accostait, laissant l'un de ses occupants mettre pied à terre avant de poursuivre sa route. J'avais besoin de savoir, j'avais envie de poser des questions, ma curiosité me poussa à reprendre la route, longeant la grève jusqu'à ce que je me rapproche de l'endroit où j'avais vu disparaitre l'occupant du bateau. Arrivé à mon but, je ne voyais pourtant personne, marchant sur le bord de l'eau, presque malgré moi, frustrée, je donnais un coup de pied dans quelques cailloux les expédiant dans l'eau avant de me retourner quelques secondes plus tard, me retrouvant nez à nez avec un terrien, ou plutôt entre le terrien et une flèche qui pouvait à tout moment venir se ficher dans ma poitrine.

Levant les mains en signe de non agression, je tentais malgré moi de lui décrocher un sourire, ne fuyant absolument pas son regard, détaillant son visage, ses traits, le terrien était en fait une terrienne que j'interpellais, ne sachant absolument pas si elle pouvait me comprendre. "Ai laik Demetra kom Skaikru… je … je ne te veux aucun mal, alors s'il te plait, baisse ce … truc … avant que ça parte tout seul."



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Dernière édition par Demetra Knight le Dim 26 Nov - 14:15, édité 1 fois

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12/03/2017 Ponyta 90 Ruby Rose avengedinchains notion de soin, orientation, guérisseuse 31


Sujet: Re: Une bouteille à la mer | Demetra
Mer 26 Avr - 22:32

Cyd n’avait jamais rencontré aucun enfant du ciel. Elle en avait entendu parlé comme des êtres différents, très différents. Elle avait discuté avec un Iskaar, mais il avait semblé méfiant à propos de ce sujet. Comme s’il ne portait pas dans son cœur les enfants tombés du ciel. La guérisseuse se demandait ce que cela faisait de tomber de ce ciel si bleu. Elle se sentait étrangement nerveuse face à cette femme. Les habits changeaient des autres natifs. Une fille du ciel ? Elle ne dit rien, la flèche sur cette femme. La Kovarii la fixait avec conviction, prête à se défendre même si les Kovariis étaient à tendance diplomatique, là elle se méfiait très clairement. Elle avait quelques notions d’anglais et comprit ce que la blonde lui dit. « Ça ne part jamais seul. » Pour qui la prenait-elle ?! Une débutante ? Cyd était particulièrement fière. La femme respira un grand coup et consentit à abaisser son arc. Elle regarda la femme face à elle. Elle avait dit être une Skaikru, le ciel donc. Ses pressentiments concernant cet individu étaient donc les bons. Cyd avait des centaines de questions en tête, mais ne savait pas comment les poser, elle était étrangement muette. Elle se sentait timide, maladroite. Ce n’étaient absolument pas des qualitatifs qui lui correspondaient. « Que fais-tu… Ici ? » Bah quoi ? Elle n’avait repéré aucun campement au loin. Alors elle demandait, tout simplement.

Elle la détailla soigneusement, ayant mis une certaine distance entre elles, au cas où. Elle savait se battre et n’hésiterait pas une seule seconde à le faire en vérité. Il en valait de sa survie. Cyd était très sur la défense. Elle savait que c’était stupide ce genre de comportement. Elle qui avait été curieuse des gens du ciel, voilà qu’elle se montrait des plus agressives ! Quelle bêtise ! La femme ne savait pas si elle devait parler plus. Elle avait clairement le cul entre deux chaises. « Toi, trop bruyante. » Elle avait clairement oublié un verbe dans sa phrase, mais elle ne s’en préoccupait pas. Oui cette femme était trop bruyante. Un prédateur un peu affamé par l’hiver n’hésiterait pas à attaquer. Cyd ne savait pas pourquoi elle était agacée par le fait que cette femme ne faisait preuve d’aucune prudence. Était-ce de la bêtise ? Peut-être bien. « Tu viens… ciel ? » Elle pointa le ciel clair au-dessus de leurs têtes. Elle en avait des questions la petite. Elle avait plein de questions. Les mots se bousculaient dans sa tête, mais aussi sur sa langue. Les mots étaient pressés de sortir, mais la brune les retenait. Elle trouvait les habits de la femme différents des siens. Ceux de Cyd étaient en cuir. Ils ne tenaient pas vraiment chaud, chez elle il faisait bon. La température était plus haute que sur le continent.

Ici il faisait frais. Elle portait une veste en cuir qui retenait sa chaleur corporelle. L’air frais ne gênait pas la femme. Les habits de la blonde tenaient-ils chauds ? Elle regarda cette femme qui semblait se lever à peine. Peut-être se trompait-elle. Elle ignorait tout de leurs uses et coutumes. Avait-elle envie d’en apprendre plus ? Oui, assurément. Cyd se demandait si la femme savait parler sa langue, elle avait dit quelques mots avant de parler en anglais. L’idée qu’une étrangère parle sa langue natale provoqua un étrange sentiment. Un sentiment dont elle n’arrivait pas à déterminer la nature.  

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29/08/2016 Pivette 153 Margot Robbie ava : Pivette / sign : Grey Wind Cartographe / douée pour le dessin. Patrouille de temps en temps. 75


Sujet: Re: Une bouteille à la mer | Demetra
Dim 21 Mai - 20:45


Une bouteille à la mer
feat. Cyd Raye et Demetra Knight


Ça ne part jamais seul ? Je n'avais pas envie de la contredire mais quoi qu'il arrive, quelque chose me disait que les accidents ça pouvait toujours arriver, on était à l'abri de rien. Je fus tout de même rassurée lorsque l'indigène abaissa finalement son arme. J'abaissais moi aussi mes mains, les posant sur mes hanches tout en dévisageant celle qui me faisait face. On ne pouvait pas dire que j'avais rencontré beaucoup d'autochtones comparé à d'autres au camp, et ce n'est pas l'ours mal léché que j'avais croisé dans les bois qui avait été le plus loquace pour m'en apprendre beaucoup sur les habitants de la Terre. Elle au moins semblait me comprendre avec d'avantage d'aisance ce qui pourrait sans doute être un point plus que positif pour échanger avec elle.

Sa question était légitime, elle voulait savoir ce que moi, l'étrangère, venait faire ici ? Même si cela pouvait valoir des précisions. Ici sur Terre ? Ici au bord de la mer ? Ici face à elle ? Et en plus j'étais trop bruyante. Sur ce point-là elle avait entièrement raison, je n'étais pas encore vraiment habituée à me déplacer dans les bois sans prendre le risque de marcher sur une branche un peu trop sèche, éviter les craquements d'écorce ou des feuilles mortes. "Je l'avoue, on a pas encore tous l'habitude d'être aussi silencieux que vous, ça nous prendra du temps." J'avais répondu à son affirmation mais pas à sa question encore, posant ma main sur le sac que je portais en bandoulière, je fis un geste afin de lui montrer qu'elle n'avait rien à craindre de moi ou de ce que j'allais sortir de mon sac. J'en tirais quelques une des feuilles de papier artisanal sur lesquelles j'avais croqué ça et là des végétaux que j'avais trouvé sur mon chemin. "Je dessine … regarde …" Tendant les quelques esquisses dans sa direction, je regardais ensuite la mer. "Je n'avais jamais vu la mer, je voulais venir l'observer, la dessiner, j'avais envie de m'évader et … c'est là que je t'ai vue." Des tonnes de questions se bousculaient dans ma tête, je voulais l'assaillir de tout ce que j'avais envie de savoir au sujet de ceux qui peuplaient la ces terres, de ceux qui contrairement à nos ancêtres, avait survécu sans avoir le privilège d'être envoyé dans l'espace.

L'espace. Elle pointait son doigt vers le ciel et j'esquissais un sourire lorsqu'elle me demande si je venais du ciel. Levant le visage vers les nuages, un instant j'étais presque nostalgique, voir la Terre depuis les étoiles était un spectacle qui me manquerait, tout comme voir les constellations depuis la mince fenêtre de ma cellule. Ma cellule, ça c'est une chose qui ne me manquait pas, enfin peut-être seulement les soirs d'orage quand je tremble comme une feuille dans note abri, mais au moins ici, personne ne me dictait ma conduite, personne ne pouvait m'enfermer entre quatre murs. Bien sur il y avait des règles au sein du camp, comme partout pour que cela fonctionne un minimum entre les uns et les autres. "On vivait dans l'espace, dans un vaisseau, celui qui s'est écrasé en deuxième sur Terre … et toi ? Tu … je t'ai vu arriver sur l'eau … il y a d'autres terres au delà de la mer ?" Je me souvenais les nombreux récits que j'avais pu lire, ce qui parlaient de découvertes, d’aventures en tout genres, de marins et autres pirates, si toutes ces histoires avaient un fond de vérité, j'étais curieuse d'en apprendre encore bien d'avantage sur ceux qui vivaient ici et là sur la Terre sur laquelle nous avions échoués.



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Sujet: Re: Une bouteille à la mer | Demetra
Dim 11 Juin - 17:54

Cyd regarda la fille du ciel sans rien dire. Elle la regarda abaisser ses mains et se dit que tout allait bien. Elle était bien la première de son genre qu’elle croisait et elle ne savait pas forcément comment se comporter avec elle. La guérisseuse ne manqua pas de lui dire qu’elle était trop bruyante. Pourquoi se gêner après tout ? Si elle avait pu l’entendre, d’autres l’avaient pu aussi. Du temps hein ? La Kovarii la détailla, pas sûre qu’avec le temps cela s’améliorait. Peut-être même pas. Peut-être que cela serait bien pire. Malgré tout, elle ne rajouta pas une couche. Elle préférait ne pas vexer cette femme. Elle n’avait pas mérité d’être insultée. Son regard clair se posa sur le sac que la fille du ciel bougea. Aussitôt la guérisseuse se tendit, plus méfiante que jamais. Elle vit alors des feuilles et s’approcha lentement comme on l’aurait fait avec une bête prédatrice et sauvage. Elle attrapa les feuilles tendues et les bougea avec précaution, regardant les végétaux qu’elle avait croqué. « Des plantes. » Murmura Cyd tout en regardant ces beaux dessins. Elle ressentit quelque chose d’étrange. De l’admiration ? Peut-être bien. La brune redressa la tête vers l’inconnue qui parlait de la mer. La Kovarii n’avait plus cette même magie envers cet eau. La mer restait la mer à ses yeux. Un endroit compliqué qui la stressait, mais qui lui était utile pour quitter son île de temps en temps. « T’évader ? » Cela voulait-il dire qu’elle fuyait les siens ? En tout cas elle semblait être une sacrée observatrice.

La brune ne dit rien sur la mer, décidant de rester évasive sur ce sujet-ci. Elle ne savait pas vraiment ce qu’elle pouvait dire et pis il fallait dire la vérité, elle se méfiait terriblement. Elle parla de l’espace, montrant le ciel. Elle était curieuse. Comment était le ciel ? Y avaient-ils réellement vécu ? Cet endroit semblait si incroyable, plus incroyable que tout. Cyd était un peu comme une enfant avide de découvrir quelque chose d’intéressant, mais apprendrait-elle quelque chose d’intéressant ? Un vaisseau, le second sur Terre. « Deuxième ? Où est le premier ? » Elle ignorait toutes les histoires concernant les deux vaisseaux. Pour elle c’était un seul et même peuple. De plus, elle n’avait entendu que des rumeurs. Les Kovariis n’étaient pas le peuple qui avait rencontré en premier les enfants du ciel. Après tout elles étaient à l’abri et loin de tout ceci. Personne ne pouvait les atteindre, en tout cas pas les enfants du ciel. Elle aurait dû s’y attendre à cette question sur d’où elle venait. Cyd savait qu’elle ne devait pas dire la vérité, quoi qu’il arrive. Ce n’était pas elle la priorité, mais sa tribu. « J’ai pris la mer. Il y a des terres, là-bas. » Elle indiqua une zone différente de là où se trouvait l’île des Kovariis, elle ne vendrait pas les siennes. « Je prends souvent la mer. » Les phrases de la femme étaient le plus court possible pour essayer de maîtriser le dialogue. Mais aussi, pour donner le moins d’information possible. Les enfants du ciel devaient habiter loin, cette femme était la première que Cyd croisait.

« Je suis Cyd. » Et elle tendit sa main en signe de salutation. L’usage était de se présenter avec le nom de sa tribu, mais elle ne l’avait pas fait. Et elle ne le ferait pas tant qu’elle pouvait l’éviter. « Pourquoi… Tu dessines les plantes ? Tu guéris ? » Oui pourquoi les dessiner ? Peut-être que c’était juste une artiste, mais tout de même, la brune ne pouvait s’empêcher de s’interroger et d’interroger. La femme risquait de dire stop aux questions au bout d’un moment. Mais la guérisseuse se laissait porter par ce qui la questionnait. Ce serait fabuleux de rencontrer une guérisseuse d’une autre tribu et en plus du ciel. Elles pourraient parler de tellement de choses ! Cyd regardait de temps en temps autour d’elle, attentive à ne pas se faire surprendre par qui que ce soit ou alors, par un prédateur. Il faisait encore frais sur le continent principal, mais elle supportait bien les températures.

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Sujet: Re: Une bouteille à la mer | Demetra
Dim 25 Juin - 20:08


Une bouteille à la mer
feat. Cyd Raye et Demetra Knight


Les quelques feuillets étaient à présent entre les mains de la jeune fille venue des flots, elle semblait les examiner soigneusement avant de relever les yeux vers elle, cet air interrogateur au fond des prunelles. "Oui, c'est quelques une des plantes que j'ai vues sur mon chemin jusqu'ici." Je désignais le chemin duquel je m'étais éloignée il y a peu avant d'arriver après tout je ne savais pas à quel moment elle m'avait repérée, je n'avais pas été très prudente à me tenir à la vue de n'importe qui, mais le spectacle qui s'offrait à mes yeux m'avait subjugué, m'avait ôté tout sentiment de danger possible.

Son regard interrogateur s'amplifia lorsque je repris la parole, soit le choix des mots n'avaient pas été idéal, soit ils n'avaient pas la même signification pour elle. Est-ce qu'elle pensait que je voulais m'évader de manière à dire que j'étais en cavale ? Est-ce que j'étais en fuite ? Je ne savais pas ce qu'elle savait sur nous, sur mes compagnons de galère. Je m'empressais d'apporter d'avantage de précision à mes mots. "Quand je parle de m'évader c'était d'avantage dans le sens de me changer les idées, je rentrerai auprès des miens bientôt." C'était ce que j'avais prévu en tout cas, j'avais prévenu Atlas que je serais absente quelques jours, pour qu'il ne lance pas de battue à ma recherche, même si je me demande qui pourrait bien remarquer mon absence en fin de compte. Qui peut bien s'inquiéter pour la folle qui fait la conversation à quelqu'un que personne d'autre ne peut voir ?

Sa question me surpris, alors il y en avait donc sur cette planète qui n'étaient pas au courant de l'arrivée de l'Odyssée ? Cela m'étonnait un peu mais après tout, le crash n'avait peut-être pas pu être visible de partout, pour nous cela avait eu une importance capitale. Après tout, c'était nous geôliers qui débarquaient et nous avions tous une crainte, raisonnée ou non qu'ils ne veuillent nous incarcérer à nouveau, qu'ils veuillent venir faire la loi comme lorsque nous étions là-haut, alors que depuis notre arrivée nous n'avions pu compter que sur nous même à chaque instant, ce n'était pas pour laisser les nouveaux arrivants nous dicter notre conduite. Nous avions tous payés pour nos crimes, nous avions tous failli crever, ils nous avaient envoyé à une mort plus que probable.

"Tu avais vu l'arrivée du premier vaisseau ? J'étais dans celui-ci, nous sommes arrivés il y a … whaou déjà 2 ans maintenant…" passant machinalement ma main dans mes mèches dorées je me surprends à poursuivre presque pour moi-même, gardant une voix qu'elle pouvait tout de même entendre. "Ce que le temps passe vite quand on découvre autant de nouvelles choses …" Le deuxième vaisseau nous a suivis à peu près un an plus tard, on nous avait envoyés en … éclaireurs. Le mot sonnait faut, j'avais pu m'en rendre compte au moment où celui-ci avait franchi la frontière de mes lèvres. Je n'allais pas balancer sans préambule à une inconnue que j'étais une meurtrière, que je faisais partie de cent condamnés à mort que l'on avait envoyé sur terre en espérant les faire crever. Cela ne serait sans doute pas du meilleur effet n'est-ce pas ?

Je suivais du regard le geste vague qu'elle effectuait en désignant l'immensité de la mer. Elle devait venir de loin car mes yeux avait de la peine à percevoir quoi que ce soit, elle ne semblait pas autant passionné par l'étendue aqueuse que je pouvais l'être, mais cela semblait normal après tout, on ne voit plus les choses de la même manière lorsqu'on les a sous les yeux à longueur de temps. Je fis un pas pour attraper la main qu'elle me tendait en se présentant et la serrai quelques instants dans la mienne avant de la relâcher, répétant son prénom. "Cyd, c'est une prénom que je n'avais jamais entendu, je ne pourrai pas l'oublier." Surtout lorsqu'il était porté par une jeune femme qui était loin d'être vilaine à mon goût.

Je souris à sa question, après tout elle était légitime. Une parfaite étrangère qui prenait du temps pour faire des croquis de plantes qui se trouvaient sur son chemin, cela pouvait pousser à la réflexion et la sienne aurait pu être correcte, mais je ne faisais pas partie des soigneurs de notre groupe. "Non je me contente de dessiner ce que je trouve, pour nous, tout est nouveau ici et il y a tellement d'essences différentes que c'est difficile pour nous de toutes les distinguer avec autant de faciliter que vous pourriez le faire." On n'était jamais à l'abri de manger ou toucher une plante ou un fruit que l'on ne connaissait pas et qui pourrait nous être fatal d'une manière ou d'une autre, autant mettre toutes nos chances de nôtre côté et éviter de faire des erreurs. "J'aimerai en savoir d'avantage sur les plantes et comment elles peuvent guérir … mais pour le moment je me contente de les dessiner, je donne mes croquis à nos soigneurs quand je tombe sur une nouvelle espèce que je n'ai pas encore dessinée auparavant." J'avais lu des milliers d'ouvrages durant mes dix ans de captivité, mais j'avoue qu'à l'époque, la botanique n'était pas forcément mes lectures les plus passionnées. Je l'interrogeais à mon tour, intéressée d'en savoir d'avantage à son sujet. " Est-ce que toi tu es médecin, tu soignes les tiens ? Est-ce que c'est pour ça que tu as traversé la mer ?" A cet instant j'avais peur de la retarder si elle était en route pour soigner quelqu'un, je ne voulais pas être responsable de la santé de quelqu'un. C'est pour ça que jamais je ne pourrai être soigneuse, jamais je ne m'intéressais suffisamment à ce qui pouvait arriver aux autres, à part ceux qui me sont chers, et aujourd'hui … ils se comptent sur les doigts d'une main, et encore …



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Dernière édition par Demetra Knight le Dim 26 Nov - 14:16, édité 1 fois

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12/03/2017 Ponyta 90 Ruby Rose avengedinchains notion de soin, orientation, guérisseuse 31


Sujet: Re: Une bouteille à la mer | Demetra
Mer 19 Juil - 13:16

Cette femme était intrigante, elle intriguait Cyd. Alors qu’elle regardait les feuilles, elle ne manqua pas de remarquer les dessins de plantes, fascinée. Elle suivit du regard le doigt de l’inconnue qui montrait l’endroit. La Kovarii hocha la tête. Elle se fit une petite note mentale, elle irait voir ensuite ce qui en était. Peut-être que c’était une plante qu’elle pourrait utiliser à l’avenir. Cyd ne maîtrisait pas parfaitement l’anglais même si elle en comprenait toutes les subtilités. Elle demanda plus de précision quant au mot évader qui lui semblait fort et lourd de sens. « Oh je vois alors. » Elles étaient dans le même cas. Même si Cyd le faisait aussi dans l’idée de trouver certaines plantes. La brune ne comprenait pas tout concernant cette histoire de vaisseaux. Comment pouvait-elle expliqué que depuis son île elle n’avait rien vu ? Cela aurait été insensé. Et il aurait tant à expliquer. La Kovarii ne voulait aucunement le faire. Elle restait méfiante envers cette femme qu’elle ne connaissait pas. « Deux ans ? Tu connais la Terre alors ? » Deux ans, c’était long selon elle. Elle ne se doutait pas que les enfants du ciel étaient là depuis si longtemps. C’était tout simplement incroyable. Cyd se fit alors la réflexion qu’elle avait été déconnectée de ces histoires. Pas seulement elle, mais de nombreuses femmes de sa tribu. Elles vivaient dans leur monde sans se soucier du reste.

« Il y a deux vaisseaux, c’est juste ? » Une simple question, mais elle avait besoin d’une confirmation pour être sûre de tout comprendre. La femme montra d’où elle venait. C’était montrer et à la fois, ne rien montrer. Son île était trop loin pour qu’on la voit. Mais au moins elle avait répondu à l’autre femme. Cyd décida de se présenter, curieuse de l’inconnue qui lui plaisait énormément mine de rien. Cette fraîcheur du ciel était quelque chose d’inédit. Elle avait croisé quelques femmes, mais jamais comme celle-ci. Un fin sourire étira ses lèvres pulpeuses. Elle se retint de faire une blague concernant le fait de ne jamais oublier son prénom. Elle ne voulait pas effrayer l’autre femme et elle n’était pas sûre au fond, si son humour serait bien perçu dans une langue qui n’était pas la sienne. « Comment tu t’appelles ? » Elle n’était pas sûre d’avoir entendu son prénom et était curieuse de mettre un nom sur ce joli minois. Les gens du ciel avaient-ils des prénoms très différents que les gens d’ici ? Elle se le demandait bien. Elle ne manqua pas d’interroger la blonde sur ce qu’elle était dans sa tribu. Elle était curieuse.

Cyd avait aussi envie de partager avec quelqu’un comme elle. Une vague de déception l’envahit quand l’autre femme expliqua pourquoi elle faisait cela. Bien évidemment. La cause n’était pas la même. « Les plantes sont un mystère. Il faut du temps pour les apprivoiser. » Elle avait sorti le mot apprivoiser spontanément, sans savoir si cela traduisait ses réelles pensées. Néanmoins, elle aimait bien ce mot qui sonnait étrangement dans sa bouche. Elle écouta la femme expliquer qu’elle aimerait en savoir davantage. « Si tu en as envie. Tu devrais demander à un de tes soigneurs si tu peux devenir son élève. » Aussi simple que cela selon Cyd. Chacun trouvait sa place et parfois, il fallait prendre un peu les devants pour pouvoir prendre son rôle qui nous était destiné. Elle avait fait une croix sur le fait d’être guerrière. Quelque part au fond d’elle, elle aurait voulu en être une, mais elle n’avait pas eu le choix. Ce n’était pas grave, elle restait tout de même utile aux femmes de sa tribu. « Oui je soigne les miens. » Dit-elle avec une grande fierté dans le regard. Il était important pour Cyd d’aider les autres. « Je suis venue ici pour quelques plantes, mais je ne rentrerai que le soir venu. » Elle ne précisa pas qu’on viendrait la chercher non loin d’ici. Cela ne regardait pas cette femme.

L’androgyne ne savait pas pourquoi elle avait précisé qu’elle rentrerait le soir. Peut-être pour faire comprendre que tout allait bien, qu’il n’y avait rien d’urgent. « Tu restes longtemps ici ? » Où voulait-elle en venir ? Elle n’en avait pas la moindre idée, mais continuait de parler. C’était bien plus fort qu’elle. Elle avait envie de continuer cette conversation.

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Sujet: Re: Une bouteille à la mer | Demetra
Dim 30 Juil - 21:34


Une bouteille à la mer
feat. Cyd Raye et Demetra Knight


Pouvait-on vraiment connaître la Terre en seulement deux ans ? Dans mon esprit, selon ma vision des choses je pense que je n’aurais pas assez du reste de ma vie pour véritablement découvrir et connaître la Terre. Elle y était née elle, elle avait cette chance d’avoir vécu libre toute sa vie, enfin c’est l’idée qui se faisait son chemin petit à petit dans les tréfonds de mon crâne depuis que j’avais posé mon regard sur cette femme. Malgré moi je ne pouvais m’empêcher de me demander à quoi ressemblait son quotidien, comment s’était passée son enfance au sein de sa tribu, de sa famille, est-ce qu’elle avait la chance d’avoir des frères ou des sœurs ? Cette idée-là m’intriguait depuis toujours, aucun de nous n’avait eu la moindre fratrie ce n’était qu’un concept abstrait, une chose plus qu’étrange qu’il n’est juste pas possible de réaliser pour nous. "Pour nous, deux ans c’est peu pour véritablement dire que l’on connaît la Terre … je connais les environs de mon campement mais il y a tellement de choses à découvrir… je n’avais jamais vu la mer … ça te donne une idée de mon ignorance !" J’esquissais un sourire qui ponctuait plutôt bien fin de ma phrase. J’avais tant de questions qui me brulaient les lèvres, tant d’interrogations qui ne demandaient qu’à trouver réponse. Mais c’était sans compter ses questions à elles … peut-être que si je répondais à toutes ses questions, elle répondrait ensuite aux miennes, ça valait la peine d’essayer après tout, je ne vois pas ce que j’aurai à y perdre.

"Oui ils nous ont envoyés sur Terre pour nous … exterminer, envoyer vers une mort certaine, se débarrasser de nous autres criminels de haut vol une bonne fois pour toute … pour être des éclaireurs, pour savoir si la planète était viable pour que nous revenions." Non, même si je n’avais qu’une envie, de faire payer le prix le plus fort à ceux qui nous avaient envoyer dans cette boite de conserve pour un aller simple à destination d’une planète à l’atmosphère que tous pensaient toxique et qui allait très certainement nous réduire au silence à jamais. Bien essayé … sauf que pour une fois, Mère Nature avait été de notre côté. "Nos réserves venaient à manquer, et ils ont suivi un an plus tard, le second vaisseau s’est séparé en deux en entrant dans l’atmosphère et une bonne moitié s’est crashé en mer, il y a eu beaucoup de morts …" Bien entendu il devait y avoir des gens que je connaissais de ma petite enfance dans ces victimes là, mais s’étaient-ils souciés de moi eux ? quand on m’a mise dans ce cercueil de métal ?

Mon prénom, je lui avais déjà donné mais après tout, peut-être qu’elle ne faisait que vérifier si je n’essayais pas de la duper avec une identité inventée. Ou alors elle ne l’avait pas compris, trop concentrée sur la flèche qu’elle avait bien failli me planter en pleine poitrine sans doute, elle devait être douée avec cette arme, et à cette distance, je n’aurais pas eu de grandes chances de m’en sortir si l’idée de m’ôter la vie lui avait traversée l’esprit. Je la regardais, un sourire sur les lèvres avant de lui donner ma réponse. "Demetra, je me m’appelle Demetra." Mon nom de famille je le gardais pour moi, même si je savais très bien qu’en lui donnant mon prénom, ce ne serait pas difficile de me retrouver, j’étais bien la seule au camp à porter ce prénom, mais il fallait bien garder un peu de mystère toute de même, je n’allais pas lui dévoiler tous les détails de ma vie.

J’attrapais les feuillets de croquis qu’elle me rendait, les pliais soigneusement avant de les ranger dans mon sac, comme un trésor précieux que je lui avais confié et partagé en toute confiance alors qu’elle avait bien failli me tuer quelques minutes plus tôt. Du temps. Il fallait du temps pour apprivoiser les plantes selon elle, je ne remettais pas sa parole en doute, pas le moins du monde, du temps aujourd’hui j’en avais à revendre, à présent j’avais tout le reste de ma vie devant moi, encore fallait-il que je sache ce que j’allais faire de cette vie. J’acquiesçais d’un hochement de tête lorsqu’elle suggéra que si l’envie d’apprendre était là, je pourrais devenir l’élève d’un de nous médecins. Je passais un instant en revu ceux du camp qui pouvaient être des mentors potentiels et hochait la tête de manière négative. "Je suis plus douée pour le dessin que pour apprendre des techniques de soins et des recettes d’onguents."

J’avais vu juste, elle était bien médecin elle, si elle était aussi douée pour les soins qu’elle prodiguait que pour tenir en joue une inconnue avec un arc, c’est sans doute avec elle que je voudrais apprendre. Sa réponse était basique mais après tout elle m’en apprenait davantage sur les environs, si elle devait venir jusqu’ici, loin de son île, pour rechercher certaines plantes, cela confirmait le fait que la flore était bien différente suivant les régions. Cela me donnait envie d’en apprendre encore plus sur mon nouvel environnement, sa géographie, ses habitants… j’avais lu tellement de chose lors de ma captivité que ma soif de connaissance n’avait fait que grandir au fil des ans. Je me risquais à poser une question, après tout elle pourrait refuser, je ne lui en tiendrais pas rigueur mais je mourrais d’envie qu’elle répondre par l’affirmative.

"Est-ce que … est-ce que tu accepterais que je t’accompagne ? Je ne te ferai aucun mal, et puis … c’est toi qui est armée pas moi !" Je désignais son arc d’un geste de la main en riant.



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Sujet: Re: Une bouteille à la mer | Demetra
Sam 12 Aoû - 10:09

Il était vrai que deux ans, cela pouvait passer vite. Ce n’était rien dans des années, que des poussières. La femme voulait bien en convenir. « J’ai découvert la mer tard. » Elle tentait d’une certaine manière de rassurer l’autre femme. Elle ne fit aucun commentaire sur le fait qu’elle connaissait l’environnement de son campement et rien d’autre. Il fallait bien commencer par quelque chose et au lieu de la considérer comme une adulte, Cyd aurait dû la voir comme une enfant. La femme continua de poser des questions sans s’arrêter, avide de savoir. Elle avait envie d’en savoir le plus possible. Elle apprit la vérité, enfin ce qu’elle croyait être la vérité. La première vague des enfants du ciel était donc des éclaireurs. Cyd n’avait jamais imaginé des éclaireurs ainsi à dire vrai. Elle les trouvait bien trop faibles. Pourtant, elle garda ce commentaire pour elle, inutile de mettre des tensions dans la discussion. « Vous auriez pu mourir ici. » C’était le seul constat qu’elle pouvait faire. Elle doutait que cette femme soit une grande guerrière. La Kovarii pouvait se tromper, mais elle en doutait fortement. Malgré tout, elle décida de laisser le bénéfice du doute à la blonde en face d’elle. Elle écouta la suite du récit et imagina ce vaisseau qui se scindait en deux et qu’une partie attirait dans la mer. La vision lui tira un tressaillement le long de l’échine. C’était tout simplement horrible et elle n’avait aucun mot pour décrire cela.

Dans ce chaos de sentiments et de sensations, elle oublia le fait qu’elle savait déjà le prénom de la femme. Elle le redemanda. Cela avait été dit quand elle bandait sa flèche et les souvenirs restaient encore vague. Elle hocha la tête quand la blonde rappela son prénom. Cyd ne s’excusa pas de l’avoir oublié, après tout cela arrivait. L’androgyne vit bien comment Demetra plia les feuilles, comme si c’était un trésor. Elle ne commenta pas ce fait. Son regard s’attarda sur cette femme sans savoir quoi en penser réellement. Elle laissa ses pensées de côté pour parler de son travail qui était une sorte de vocation. Quelque part au fond d’elle, Cyd aurait apprécié être une guerrière, protéger les femmes de sa tribu. Malgré tout, elle savait qu’à sa manière, elle protégeait les siennes. Son rôle était juste différent et elle tentait de les garder en vie, même si parfois, elle soulageait au point d’avancer le moment de la mort. « Au moins tu sais reconnaître tes forces et tes faiblesses. » Apprendre des recettes demandait énormément, bien plus que ce qu’on pouvait penser. Le moindre faux dosage et cela en était fini du patient. C’était un art très sensible qu’il fallait savoir manier. C’étaient des années d’observation avant de soigner quiconque. La brune continuait de parler. Elle ne s’arrêtait pas malgré la méfiance évidente qu’elle aurait dû éprouver envers cette femme.

Elle lui demanda humblement si elle restait longtemps ici, mais ne reçut aucune réponse à son grand étonnement. Cyd éprouva un sentiment étrange, probablement de la frustration et elle souffla. Mais la demande de Demetra la surprit et elle la dévisagea, ne sachant comment le prendre. Au fond d’elle, elle avait déjà la réponse à la question de l’autre femme. Son rire l’avait étrangement envoûtée et un sourire étira ses fines lèvres. « D’accord, mais sois discrète. Il y a des prédateurs et si tu m’embêtes, je te mords. » Dit-elle avec un éclat amusé dans le regard. Elle la provoquait pour voir comment elle réagirait. Son attitude n’était pas forcément intelligente, mais absolument pas méchante. Elle était juste d’humeur extrêmement joueuse. Cyd se mit en route, contente que Demetra semble lui faire confiance quant au fait qu’elle pourrait toujours la protéger. Même s’il fallait bien l’avouer, la guérisseuse, n’avait aucun syndrome de sauveuse, ce n’était tout simplement pas pour elle. La femme savait très exactement ce qu’elle recherchait. Elle espérait qu’elles ne croiseraient pas un ours car même si Cyd respectait la nature, elle n’appréciait pas les ours qu’elle trouvait extrêmement dangereux.

Elle en avait toujours vu de loin, jamais de près heureusement. « Tu as déjà vu d’autres natifs ? » Demanda-t-elle, curieuse. Elle se demandait à quel point les autres tribus s’étaient liés aux enfants du ciel.

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Sujet: Re: Une bouteille à la mer | Demetra
Ven 20 Oct - 18:25


Une bouteille à la mer
feat. Cyd Raye et Demetra Knight


Savoir qu’elle n’avait découvert la mer que tardivement m’intriguait, comment pouvait-elle vivre au-delà de la mer et ne pas l’avoir connue toute sa vie ? A sa place si on m’avait dit qu’il y avait une telle merveille à proximité jamais je n’aurais pu m’empêcher d’aller la découvrir ! Enfin je pense cela mais depuis deux ans, ce n’était que maintenant que je m’étais enfin décidé à l’approcher. Aujourd’hui je m’en voulais. Je m’en voulais de ne pas être venue voir ce spectacle plus tôt. Je m’en voulais de m’être privé durant deux années entières d’une vision aussi magnifique. Je ne répondis rien mais je restais concentrée sur elle, même si mon regard était irrémédiablement attiré vers l’étendue infinie qui se trouvait si proche.

Elle m’avait écouté parler brièvement des autres, le deuxième crash, bien plus meurtrier que le nôtre. J’avais esquissé un sourire lorsqu’elle avança qu’on aurait pu mourir ici. Je crois que c’était bien le but de ceux qui nous ont envoyés, mais même si je crève d’envie de le révéler, pour le moment je ne dis rien, peut-être que si elle me pose d’avantage de questions, là j’y répondrais, peut-être. Quel pourrait-être le sentiment des autochtones quant à notre condition de criminel ? Je ne pouvais m’empêcher de vouloir en parler rien que pour connaître leur réaction. Nous chasseraient-ils ? Nous enfermeraient-ils eux aussi ? Est-ce qu’ils nous extermineraient jusqu’au dernier ? Est-ce que certains de mes compagnons d’infortune en avait parlé déjà aux natifs qu’ils avaient rencontré ? On ne pouvait pas dire que j’étais la personne la plus sociable du camp, je n’étais pas celle à qui l’on venait se confier, encore moins celle qui se confiait au premier venu. Si certains avaient divulgué des informations, je n’en avais pas eu vent.

"Il faut croire qu’on était plus résistants qu’on aurait pu le croire … bien sûr, nous avons eu des pertes en deux ans. La Terre n’était pas fait pour tout le monde semble-t-il."

Revenir sur la terre ferme, pour moi, avait été une bénédiction, un nouveau départ, une nouvelle vie. C’est simple lorsque la porte de notre boîte de conserve s’était ouverte, lorsque nous avions respiré la première bouffée d’air, inspirant à plein poumons, à s’en décoller les alvéoles, je renaissais. À quelques mois près j’aurais dû flotter quelque part dans l’espace, au milieu de mes chères étoiles. Réaliser que non, je n’allais pas crever parce que le conseil en avait décidé ainsi, que j’avais une chance de faire de ma vie absolument ce que je voulais avait été quelque chose que j’avais du apprivoiser. Petit à petit, aujourd’hui je me sentais enfin prête à affronter le monde. Enfin, j’avais envie de croire que je pourrais être prête. Après tout je me trouvais face à Cyd, armée, qui ne m’avait pas réduit à l’état de charpie, c’était déjà un bon début.

"Tu ne fais aucun bruit, tu soignes les tiens, tu sembles douée avec les armes… d’autres forces auxquelles je devrais m’attendre ou tu préfères me surprendre ?"

La question était posée sur le ton de la légèreté, presque une plaisanterie, et pourtant, elle était sincère. Avoir une jeune femme de sa trempe en face de moi me fascinais. Elle ne me faisait pas peur, ou ne m’intimidait pas non plus, mais quelque chose en elle était capable de provoquer en moi des questionnements à foisons. Avec son arme elle était capable de vous faire du mal, mais elle était également celle qui pouvait vous secourir et vous soigner. A première vue elle n’était pas la personne que je pourrai qualifier de plus féminine que j’avais pu rencontrer au cour de mon existence, et pourtant il y avait dans ces trait une délicatesse qui me poussais à ne pas réussir à détacher mon regard d’elle. Je ne voulais pas non plus paraître intrusive ou être cette nouvelle arrivante qui dévisage les autochtones de manière un peu trop insistante.

Elle acceptait que je la suive, j’avais envie de sauter de joie, comme la gamine capricieuse que j’étais à l’époque et au caprice de laquelle on venait de céder. Je gardais tout cela en mon fort intérieur mais je ne laissais transparaitre qu’un sourire franc qui éclairait un peu plus mon visage. Si je l’embête, elle me mord ? Ne me parle pas comme ça jeune fille, je pourrais te prendre au mot et imaginer que c’est une invitation que tu me lances là. Je lui demandais de la suivre mais je n’avais absolument aucune idée de ce qu’elle allait faire, où elle comptait se rendre. Qu’importe, je n’avais aucun plan, pas de destination prévu, pas de lieu précis où me rendre, j’avais envie de tenter l’aventure, avec une guide comme elle, quelque chose me disait que j’étais en de bonnes mains.

"Je te promets que je ferai mon possible pour ne pas t’attirer d’ennuis ! Tu penses à quoi quand tu parles de prédateurs en fait ? Juste par pure curiosité …"

Il valait mieux savoir dans quel pétrin j’allais me fourrer après tout, est-ce qu’elle imaginais que, comme je n’étais pas une autochtone, je serais effrayer par la première feuille qui tombe ou est-ce qu’on était susceptibles de se retrouver face à je ne sais quelle créature oubliée et venue des tréfonds des âges et passablement modifiée par la radioactivité…

"Peu … je suis restée le plus souvent au campement, je faisais quelques patrouilles également mais je ne peux pas compter ceux que j’ai juste croisé … je crois qu’il n’y en a qu’un avec qui j’ai échanger quelques mots. Ce type était un ours, pas très causant, et contrairement à toi, il parlait bien moins ma langue, et je ne sais que quelques vagues mots de ta langue … Autant dire que la conversation n’a pas volé bien haut … et il m’a laissé en plan et a disparu sans rien dire. Je ne t’ai rencontré que depuis très peu de temps, mais il y a un monde entre vous deux ! Tout le monde est différent, il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier, même si on a tendance à avoir des idées bien arrêtées sur les gens … Je parles trop c’est ça ?"




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Sujet: Re: Une bouteille à la mer | Demetra
Dim 5 Nov - 21:25

Cyd écouta Demetra qui lui expliqua que la Terre n’était pas faite pour tout le monde. « La Nature sait choisir les meilleurs d’entre nous. » La Kovarii disait cela calmement, consciente que cela pourrait choquer, mais c’était ainsi. Seuls les plus forts survivaient, la nature était sélective et c’était tant mieux. Cela ne la rendait pas particulière triste, c’était juste un fait. Un sourire charmeur passa sur son visage alors que Demetra lui fit des éloges. « J’aime bien surprendre. » Et elle lui fit un clin d’œil clairement coquin. Elle ne savait pas à quoi elle jouait, mais elle avait bien envie de tester. Cette habitante du ciel la fascinait et c’était bien la première fois que Cyd rencontrait une telle femme. Elle aurait pensé sa rencontre avec quelqu’un du ciel bien plus difficile et conflictuelle, mais elle était heureuse de constater que cela n’arrivait pas. Elle n’était pas une guerrière, quoi qu’en dise Demetra. Cyd savait manier l’arc s’il le fallait, mais elle connaissait des femmes bien plus douées qu’elle au corps à corps. Elle prenait un risque, mais elle accepta la présence de la fille du ciel avec elle. Cela faisait-elle la responsable de Demetra ? Une espèce de frisson d’angoisse l’envahit. Elle ne voulait la vie de personne entre ses mains et ceci même si elle soignait les autres.

Soigner était une chose, veiller était une responsabilité qui la terrifiait énormément mine de rien. Elle vit bien le sourire de l’autre femme et se dit qu’elle avait fait le bon choix malgré tout. Ce sourire en valait la peine. Cyd aimait bien voir les gens sourire. Elle avait un meilleur fond qu’elle ne l’avouerait jamais mine de rien. « Des loups, des pumas, des lynx, des ours. Le plus inquiétant est l’ours, il est sans pitié. Les pumas et les lynx ont tendance à fuir, quant aux loups… Cela dépend de leur humeur. » Dit la femme en grimaçant. Par chance elle n’était jamais tombée sur une meute affamée. Elle en avait juste vu une fois chasser un cerf et cela avait été sans pitié et une traque rapide. Les loups n’avaient pas hésité. Déjà que non blessé un humain risquait beaucoup dans la forêt, mais blessé ! Elle ne donnait vraiment pas chère de sa peau. C’était bien pour cela qu’elle était très prudente. La brune marchait silencieusement, se déplaçant comme une ombre alors que la voix de Demetra résonnait à ses côtés. Elle leva son regard clair sur la fille du ciel. « Euh… Non tu ne parles pas trop. » Enfin oui un peu, mais autant éviter de vexer. « Les hommes sont bien souvent rustres. » Et là clairement, c’était la Kovarii qui parlait et sa faible opinion concernant les hommes. Elle ne changerait jamais cela.

Elle jeta un regard à Demetra enfin de développer. « Nous avons tous des niveaux différents… Selon sur qui tu es tombé, la Nature l’a rendu plus dur que moi. Certaines tribus sont rudes. » Et elle ne précisa rien d’autre. Car c’était compliqué et pas simple pour un sou d’expliquer certaines choses. Elle fit soudainement un signe pour indiquer à la blonde de ne plus bouger. « Attends. » Elle entendait un bruit, léger, mais régulier. Elle attrapa Demetra par la main et l’entraîna dans un bosquet où elle la força quelque peu à s’accroupir. Le bruit se fit de plus en plus fort quand soudain elle vit un troupeau de sangliers surgir. Leurs poils étaient brun foncé et ils émettaient des grognements particuliers. Ils couraient à vive allure et traversèrent la zone sans s’arrêter. La poussière se souleva à leur passage et Cyd couvrit sa bouche de son châle. Elle plissa les yeux pour ne pas souffrir plus de la poussière. Enfin le troupeau fut loin et elle retira son châle. « Quelque chose a dû les terrifier, on ne doit pas rester, viens. » Elle se redressa aussitôt, rapide comme un éclair. Elle jeta un regard à Demetra pour voir si elle suivait bien. Elles ne devaient pas perdre de temps une seule seconde. Le temps de la rigolade était terminé.

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Sujet: Re: Une bouteille à la mer | Demetra
Mer 22 Nov - 15:27


Une bouteille à la mer
feat. Cyd Raye et Demetra Knight


La nature sait choisir les meilleures d’entre nous … ah ça je ne te le fais pas dire … je ne pouvais qu’acquiescer car les paroles de Cyd résonnaient à mes oreilles comme une vérité fondamentale. La loi de la nature. C’est bien grâce à elle que j’étais toujours debout, grâce à elle que j’avais survécu jusqu’ici et grâce à elle encore que certains faibles parmi nous avaient passer l’arme à gauche rapidement après notre arrivée. Je ne répondis rien d’autre qu’un léger hochement de tête marquant mon approbation à ses propos.  Je préférais clairement m’attarder sur le sourire charmeur qui s’était dessiné sur son visage, l’éclairant d’une certaine lueur de fierté alors que je lui demandais ce qu’elle pouvait bien me réserver d’autre. Sa réponse me plut. Enormément. Quelque chose me laissait penser que l’entente entre la chasseresse et moi pouvait être intéressante sur bien des plans. "Dans ce cas … j’ai hâte d’être surprise !" Je ponctuais ma phrase d’un clignement de paupière répondant au sien. Qu’elle en pense ce qu’elle veuille ça m’était bien égal, ce qui comptait en ce moment c’est que je découvrais l’environnement qui m’entourait, avec une parfaite inconnue et que pour une fois depuis longtemps, j’avais l’impression d’être moi-même, de ne pas avoir à jouer de rôle.

En la suivant terrienne, j’observais ce qui m’entourait essayant de capter le plus possible d’images afin de garder à l’esprit un semblant de chemin que je pourrais peut-être reproduire sous forme de carte. Mais mon regard se posait tout aussi souvent sur des arbres que sur celle qui me précédait. L’énumération des créatures que l’on pourrait avoir l’occasion de croiser me fit stopper mon pas un instant, les mains posées sur mes hanches je la regardais le sourire aux lèvres. "Tu veux dire que ces bêtes-là existent ? Je veux dire qu’elles existent encore ? J’en ai jamais vu enfin dans certains livres là-haut oui, j’ai lu beaucoup de choses et je me suis fait des images de ce à quoi elles pouvaient ressembler … alors même si elles sont dangereuses … rien qu’en apercevoir ce serait … j’sais pas, quelque chose de magique !" Je savais bien que pour elle, mes paroles devaient paraître totalement insensées mais elle avait grandi ici elle, elle avait sans doute vu ces créatures-là déjà alors que moi, jamais de ma vie je n’aurais pu me faire à l’idée qu’un jour je remettrai les pieds sur Terre, et encore moi que ma route pourrait croiser celle de pareilles créatures.

Si grâce à elle je voyais je ne sais quel animal, je pense que ma gratitude serait proportionnelle à l’émerveillement qui pourrait se lire dans mes yeux. Enfin, c’est ce que je me faisais comme idée d’une pareille situation. Le mélange de crainte et d’excitation remplissait mes veines d’une adrénaline qui me faisait le plus grand bien. J’essayais de me souvenir à quel moment j’avais ressenti ce genre de sensation pour la dernière fois. Est-ce que c’était lorsque nous étions arrivés ici ? Lorsque la porte du vaisseau s’était ouverte ? Peut-être, je ne voyais pas vraiment d’autre moment aussi fort que celui-ci. Il y avait bien sûr eu de nombreux moments forts en deux ans de vie sur Terre, mais rien de comparable à notre arrivée. Peut-être était-il vraiment temps que je prenne ma vie en mains et que je fasse mes expériences en dehors de mon cercle, que j’aille me perdre dans ce monde et voir ce qu’il me réserve. Je laisse échapper un rire lorsqu’elle catalogue les hommes de rustres et lui sourit encore plus franchement qu’avant en apprenant que je ne parle pas trop à son goût.  Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment mais je me sens bien, je me sens … normale, elle ne me connaît pas, elle ne me juge pas, elle ne sait rien de moi, de mon passé, de mes crimes . Pour la première fois je réalise que mon ardoise a bien été effacée en arrivant ici, je peux vivre et arrêter de me contenter de survivre. "Je ne suis pas encore bien certaines d’avoir tout compris à vos tribus, aux ententes ou mésententes qu’il peut y avoir entre vous,  tout ce que je sais, c’est que notre arrivée à du chambouler pas mal de chose, et bien qu’on ait rien demandé, comme vous, on doit s’y faire."  

Avançant encore un peu dans ses pas, je ne peux m’empêcher de penser qu’effectivement l’homme que j’avais croisé au détour d’une reconnaissance n’avait strictement rien à voir avec elle. Il était aussi fermé qu’elle était ouverte malgré sa réserve. Alors que lui était froid et belliqueux, elle était souriante et charmeuse. Et puis n’oublions pas la langue, la conversation avait été succincte avec lui, alors qu’avec elle, avec sa maitrise de ma langue, le contacte s’établissait petit à petit mais plus naturellement. J’allais répondre quelque chose de plus lorsque d’un signe de main elle me fit signe de m’arrêter. Suspendant mon pas, je n’eut pas vraiment le temps de réaliser ce qui m’arrivait que je me retrouvais accroupie dans les fourrés, attirée par Cyd. J’avais senti furtivement sa main agripper la mienne me dégageant du chemin et me mettant à couvert avec elle. Le bruit se rapprochait et tous les sens en éveil je scrutais tout ce qui pouvait se passer autours de moi. Si je n’avais pas gardé les yeux ouverts, si je n’avais pas vu ces bêtes passer à quelques mètres de nous, j’aurais presque pu imaginer que la chasseresse avait tenté je ne sais quelle tentative de rapprochement, mais là avant que le nuage de poussière ne s’élève et me fasse détourner la tête, cachant mon nez et ma bouche de mes bras, je les avais vu et bien vu, l’espace d’un instant cette horde de cochons sauvages me fit penser à ceux que nous avions vu envahir le camps il a y bien des mois, je ne bougeais pas, je ne me souvenais que trop bien du carnage qu’ils avaient pu faire chez nous.

Le bruit s’éloignait peu à peu avec eux, et aussitôt Cyd se releva, je la regardais un instant, restant interdite avant de me relever à mon tour et de lui emboiter le pas. Quelque chose avait dû les terrifier … je me demandais ce que cela pouvait être et même si j’avais envie de découvrir ce qui provoquait une telle fuite, l’idée de me trouver face à je ne sais quelle créature oubliée ne me donnait pas tellement envie de camper sur place. "Rassure toi, j’ai pas envie de m’éterniser ici, et encore moins de perdre ta trace !" Marchant d’un bon pas près d’elle, je jetais quelques regards dans sa direction, scrutant son visage avec un peu plus d’intérêt encore qu’auparavant. Est-ce que c’était une certaine adrénaline qui la rendait aussi intéressante ou le simple fait de cette rencontre hors du commun qui m’attirait un peu plus vers elle. "Tu penses que c’était quoi ?" J’avais au moins dix mille questions qui me trottait en tête, est-ce qu’elle savait où elle se dirigeait ? Est-ce qu’elle nous emmenait vers un endroit sûr ? Est-ce qu’on allait se faire bouffer toutes crue par je ne sais quelle créature expulsée des plus profonds cercles de l’enfer ?




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12/03/2017 Ponyta 90 Ruby Rose avengedinchains notion de soin, orientation, guérisseuse 31


Sujet: Re: Une bouteille à la mer | Demetra
Ven 1 Déc - 18:49

Que faisait-elle avec cette fille du ciel ? A quoi jouait-elle réellement ? Elle n’en savait rien, mais son sourire se fit plus grand quand Demetra accepta d’être surprise et encore plus avec ce clin d’œil. Elles étaient peut-être bien sur la même longueur d’onde sans même s’en rendre compte. Cyd posa cette réflexion dans un coin de sa tête, elle y penserait un autre jour. Elles se mirent à marcher et la guérisseuse donna une liste précise des prédateurs dans la région qu’elle connaissait. Elle savait mère Nature ingénieuse et elle pouvait mettre au monde des prédateurs aux crocs acérés qui ne vous épargnaient pas s’ils mettaient la main sur vous. Le monde d’aujourd’hui était sans pitié et cela était ainsi depuis les dernières catastrophes qui avaient frappé la Terre. Cyd avait toujours connu cela, comme les précédentes générations avant elle. Elle regarda Demetra quand celle-ci lui demanda si toutes ces bêtes avaient existé. « Elles existent. C’est peut-être magique, mais si certaines t’attrapent, la magie s’envole. » Elle aussi trouvait les animaux très beaux, mais les observait de très loin et de manière très méfiante. Elle avait entendu bien souvent les histoires des idiots qui s’approchaient et se faisaient dévorer. Elle était bien des choses, mais sûrement pas une idiote.

Elle ne jugeait pas Demetra, c’était une fille du ciel, c’était normal que tout la fascine. Cyd aurait presque pu trouver cela mignon si elle n’avait pas eu la crainte que la jolie blonde se fasse dévorer toute crue en s’approchant d’un ours. L’androgyne parla des différentes tribus et des différentes éducations que chacun et chacune avaient reçu. Elle l’écouta expliquer que les enfants du ciel avaient chamboulé des choses et elle s’en doutait bien. Cyd avait entendu cela de la part des tribus du continent. Heureusement que les Kovariis sur leur île avaient été loin de tout ceci. Les femmes auraient probablement traité cette affaire de manière très sévère. « C’est compliqué. Nos histoires reposent sur des mythes, sur des histoires que nous nous racontons au coin du feu. » Comme des contes, mais elle ne le précisa pas. Leur histoire était emplie à la fois de mystère et de réalité. C’était ainsi qu’ils fonctionnaient. Ils étaient redevenus un peuple aux traditions orales qui transmettaient par la parole même si l’écrit n’était pas perdu. Néanmoins, les anciennes habitudes avant les grandes technologiques étaient revenues. Cela ne rendait pas Cyd nostalgique. Après tout, elle n’avait jamais connu la technologie.

La guérisseuse était inquiète de voir une harde de sangliers se déplacer ainsi, quelque chose les avait terrifiés et c’était ce qui la poussait à s’éloigner rapidement dans une autre direction d’où ils venaient. Elle ne voulait absolument pas se faire croquer par des prédateurs assez grands et féroces pour terrifier cette harde. Elle sentit bien le regard de Demetra sur elle et le lui rendit, la scrutant. Elle se demandait bien ce que ce regard signifiait et cela la rendait énormément curieuse. « Des loups, les ours ne sont pas aussi courageux et ils chassent seuls. Le loup est en meute et selon sa faim… Ils ne reculent pas. » Sa voix était rauque à cause de l’adrénaline, mais aussi car elle trouvait la blonde proche d’elle. Un bruit lui fit tendre l’oreille et elle attrapa la femme du ciel par le poignet. Cyd se glissa dans un tronc d’arbre qui avait une grosse ouverture, assez large pour faire passer son corps élancé. Elle attira contre elle Demetra et lui fit signe de se taire. Cela pouvait être le vent, un autre natif ou tout aussi bien les loups. Ses bras s’étaient refermés autour de Demetra en signe de protection et elle l’avait mise contre le fond du tronc, contrairement à elle qui était proche de l’ouverture. Son âme de guérisseuse parlait et même si elle n’était pas une guerrière, elle protégeait toujours les autres. Son regard clair croisa celui de la belle blonde. « Tout va bien, on ne risque rien ici. » L’odeur forte de l’arbre les protégerait si on ne les cherchait pas.

Elle repoussa une mèche blonde de Demetra et n’hésita pas plus longtemps. Elle effleura sa bouche pulpeuse de la sienne, presque timidement. Or Cyd était tout sauf timide. Elle était aussi douce qu’elle savait l’être. Elle recula la tête et sans plus attendre, elle colla avec envie sa bouche sur celle de Demetra dans un baiser franc et volontaire. Elle avait eu rapidement une attirance pour elle et elle voulait vérifier si c’était réciproque. Le lieu confiné était idéal pour un rapprochement.

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29/08/2016 Pivette 153 Margot Robbie ava : Pivette / sign : Grey Wind Cartographe / douée pour le dessin. Patrouille de temps en temps. 75


Sujet: Re: Une bouteille à la mer | Demetra
Hier à 20:19


Une bouteille à la mer
feat. Cyd Raye et Demetra Knight


Rencontrer diverses créatures était une nouveauté quelque chose qui n'était même pas au stade de rêves pour beaucoup d'entre nous. Revenir sur Terre ne faisait pas partie de notre destinée, pas de la mienne en tout cas, quand j'y pense, à l'heure actuelle, je devrais être morte, flotter quelque part dans les confins de l'espace, n'étant plus qu'un amas de cellules sans vie et dont personne ne s'en fasse. Débarrassés d'une criminelle parmi d'autres, voilà ce qui aurait de l'être ma destinée. Et pourtant j'étais là, sur Terre, à marcher d'un bon pas et converser avec une charmante native. L'observant du coin de l'œil, je l'écoutais, j'avais envie d'en apprendre plus sur ceux qui nous avaient précédés ici. Sur ceux qui n'étaient pas partis, ceux à qui l'on avait rien demandé avant d'envoyer une poignée d'élus dans l'espace.

"J'ai toujours aimé les histoires … peut-être que je pourrais trouver quelqu'un qui m'en raconterait au coin d'un feu."

Les histoires j'en connaissais un paquet, j'avais lu un grand nombre des ouvrages qui avait été embarqués là-haut. Tout était numérisé mais les mots restaient pareils, les histoires m'avaient tenu compagnie durant mes années de détention. J'avais pu lire toutes sortes d'ouvrages, tant historiques, scientifique, fictions en passant par des œuvres classiques en tous genres. Alors avoir la chance d'entendre de nouvelles histoires, que je ne connaissais sans doute pas, cette idée me donnait encore plus envie de rencontrer et de connaître des terriens.

Marchant à ses côtés, à mesure qu'elle parlait je m'imaginais les animaux qu'elle évoquait, me rappelant des images ou des descriptions que j'avais pu avoir de ces créatures que je pensais ne jamais connaître. Loup ou ours j'avoue que je n'étais pas très pressée d'en croiser sur ma route, me savoir accompagnée d'une personne possédant une arme me rassurait un peu, savoir qu'elle avait déjà fait preuve d'un bon instinct de survie en nous mettant à couvert quelques instants plus tôt, était également rassurant.

Une nouvelle fois je sentis sa main se refermer sur mon poignet et m'entrainer dans sa course, j'évitais quelques branches et avant que je n'aie le temps de réaliser ce qu'il se passait elle nous avait cachées toutes les deux dans la cavité offerte par un tronc creux. Dans la pénombre je sentais à la fois ses bras autours de moi et la paroi de l'arbre contre mon dos. J'obéissais lorsqu'elle me fit comprendre qu'il fallait qu'on ne fasse aucun bruit, elle avait déjà eu raison tout à l'heure alors lui faire confiance était presque naturel à cet instant précis. On ne risquait rien à l'abri dans ce tronc, c'est ce qu'elle venait de me dire, confirmant mes dernières craintes silencieuses. Je pu sentir l'une de ses mains quitter mon dos et venir près de mon visage, dégageant une mèche de cheveux de mon visage. Avant que je ne puisse comprendre ce qui m'arrivait, ses lèvres s'étaient posées sur les miennes. Un baiser bref, léger, furtif, mais un baiser quand même. Je la vis reculer son visage un instant avant de venir plaquer à nouveau sceller ses lippes aux miennes dans un baiser plus franc et volontaire.

"Quand je disais que tu étais pleine de surprises …"

Un murmure, un chuchotement, pas besoin d'élever la voix tant nos visages étaient proches l'un de l'autre à cet instant. Elle m'intriguait, si j'avais imaginé il y a encore quelques minutes que cette rencontre et cette expédition forestière se transformerait en promiscuité improvisée, jamais je n'y aurai cru. Elle me désarçonnait, je n'étais pas habituée à ce que l'on me surprenne de la sorte, c'était principalement l'inverse, j'étais celle qui faisait le premier pas lorsqu'une personne suscitait mon intérêt, c'est moi qui allait de l'avant et pour une fois je me retrouvais dans la position inverse. C'était étrange. Agréablement étrange.

Est-ce que c'était l'adrénaline de tout à l'heure qui n'était pas encore retombée ? Est-ce que c'était le fait de se retrouver dans cet espace clos ? Est-ce que c'était tout simplement parce qu'elle me plaisait ? Je ne sais pas ce qui me guidait mais ma main glissait le long de son bras jusqu'à venir se poser sur sa nuque, l'attirant vers moi, réduisant en un instant le faible espace qui subsistait entre nos deux corps. Ce fut à mon tour de capturer ses lèvres lui offrant à mon tour un baiser tout aussi sincère que le dernier.




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Une bouteille à la mer | Demetra

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