Partagez | 
 

˜˜˜˜˜˜Une bouteille à la mer | Demetra
maybe life should be about more than just surviving


avatar
12/03/2017 Ponyta 45 Ruby Rose avengedinchains notion de soin, orientation, guérisseuse 120


Sujet: Une bouteille à la mer | Demetra
Mer 29 Mar - 22:27

Elle éprouvait une intense fatigue, malgré tout Cyd ouvrit les yeux. Elle devait se lever tôt, elle n’avait pas le choix. Elle comptait aller assez sur le continent et cela prendrait bien une journée entière. Elle avait dit à sa sœur aînée avoir besoin de plantes précises sur le continent et que celles-ci ne se trouveraient pas ailleurs. Sa sœur n’avait pas discuté, trop préoccupée par sa maternité. Sa mère malade ne pouvait plus la contrôler, Cyd était libre d’une certaine manière. Plus grand monde n’était là pour la contrôler. Elle était libre et cette liberté avait un goût étrange pour cette femme d’âge bien avancée si on pouvait dire les choses ainsi. La guérisseuse se leva et fit le tour de ses stocks qu’elle allait devoir remplir prochainement. Elle devait toujours être prête et s’attendre presque au pire. La femme devait être capable de guérir les siennes, quoi qu’il arrive. Son petit côté perfectionniste la forçait à faire le plus d’effort possible. Elle ne voulait que le bien des femmes de sa tribu. Cyd se leva et se débarbouilla rapidement, préparant ses affaires. Elle devait faire vite, elle avait un objectif précis en tête. Elle connaissait un Iskaar qui allait dans un coin précis du continent et elle irait plus vite en bateau. Mais pour cela, elle devait le rejoindre en pirogue. Il n’irait pas la chercher près des Kovariis. Les siennes ne supporteraient pas, elles seraient furieuses.

Cyd savait que ce qu’elle faisait pouvait lui attirer les foudres de sa mère, mais celle-ci était trop malade pour s’angoisser sur quelque chose qui était tu. Sa sœur ne demandait rien, alors la Kovarii ne disait rien. Tant qu’on ne demandait rien, elle ne parlait pas. La brune passa une main dans ses cheveux. Elle effleura de la pulpe de ses doigts sa nuque découverte et ajusta sa veste épaisse. Elle avait intérêt à être bien habillée si elle ne voulait pas prendre froid. Elle quitta son habitation et traversa silencieusement le village, les sens en alerte, le regard vif. Elle récupéra à l’entrée du village son arc et monta dans sa pirogue. Elle en avait pour quelques heures, elle s’arrêterait à un endroit précis pour se faire ramasser. Pleine d’entrain, Cyd se mit à pagayer rapidement, vive. Le soleil se levait, réchauffant sa peau et jouant avec l’ombre de ses tatouages qui couraient sur sa peau. On les voyait très peu, ils étaient cachés par les vêtements. Il n’y avait pas que les tatouages que les habits cachaient, mais les formes aussi. Elles se distinguaient difficilement, voire pas du tout. C’était un atout de Cyd qui lui servirait pour ne pas avoir des remarques sur le bateau de l’Iskaar. Elle ne faisait jamais rien pour démentir si on émettait l’avis qu’elle soit un homme. Tant qu’on ne lui demandait pas, là encore elle se taisait.

C’était la meilleure arme qu’avait la femme. Se taire, rien de plus. Ainsi, on ne l’accusait de rien et tant qu’on ne lui posait pas les bonnes questions, elle ne se dévoilait pas. Cyd fut après quelques heures au point de rendez-vous et attendit, impatiente, le bateau. Malgré tout son visage restait hermétique et elle profita pour ramasser ce qu’elle trouvait près d’elle. Un bruit lui fit tourner la tête et elle avisa le bateau, contente. Un sourire discret se dessina sur son visage et elle rejoignit l’embarcation qui l’attendait. Elle fut accueillie à coup de blagues salaces, mais elle ne s’en formalisa pas. Elle avait bien l’habitude après tout. Son ami marin semblait d’excellente humeur et ne cessa pas de parler. Cyd parlait le minimum, observant la mer, observant le peu de rive qu’elle distinguait. Elle était impatiente. Elle avait hâte d’atterrir sur le continent et de tout y découvrir. En réalité elle connaissait parfaitement le coin. Ou du moins elle y était déjà allée une fois, ce qui pour elle était déjà pas mal. Elle avait déjà prévu un trajet de retour avec un autre navire. Seule, avec une pirogue ridicule, elle ne pouvait pas parcourir cette distance. Ce serait la mort assurée et elle ne voulait pas mourir. Elle somnolait sur le bateau, mais Cyd restait toujours attentive et à méfiante, on ne savait jamais.

Finalement, ils arrivèrent et elle débarqua sur la terre ferme. Elle s’étira longuement, laissant le bateau derrière elle partir. Elle distingua les arbres devant elle, la forêt profonde. Cyd fit quelques pas quand soudainement, un bruit la fit se figer. Elle était en terrain inconnu, les sens à vif, mais là elle était sûre, elle n’était pas seule. Lentement, elle retira son arc d’autour sa poitrine et banda une flèche, prête à tirer plus vite que son ombre.

avatar
29/08/2016 Pivette 125 Margot Robbie Pivette Cartographe / douée pour le dessin. Patrouille de temps en temps. 80


Sujet: Re: Une bouteille à la mer | Demetra
Lun 10 Avr - 0:02


Une bouteille à la mer
feat. Cyd Raye et Demetra Knight


Le vent sifflant dans les branches m'avait réveillé de bon matin, ce n'était pas plus mal, j'avais de la route à faire aujourd'hui. Une envie d'espace, de solitude et de découverte. Dès que l'on quitte le campement, niveau espace on est servi, mais ce n'est pas ce que j'avais en tête aujourd'hui. Depuis quelques semaines, quand le temps le permet, je pousse mes explorations, de plus en plus loin, sortant de ma zone de confort. Aujourd'hui je ne suis plus là pour survivre sur Terre, la condamnée à mort envoyée vers une mort certaine il y a deux ans est désormais une rescapée qui a enfin décidé de vivre sur cette planète. Une nouvelle naissance et comme une enfant qui fait ses premiers pas après un an ou deux, je pars à la découverte de mon monde. Embarquant dans un sac  quelques victuaille, de l'eau, une couverture, mon matériel à dessin et quelques rouleaux du papier que j'arrive désormais à me fabriquer.

Quittant le camp, je décide de partir plein sud, sans me retourner, j'avance dans la forêt et au fil de ma progression après un peu plus de deux heures je me retrouve face à des ruines. Je décide de faire une pause, ce n'est pas la fatigue qui me le réclame mais l'envie de croquer le décor qui s'offre à mes yeux. Une tour, bien qu'à moitié en ruine, qui s'élève plus haut que ce que j'ai pu voir jusqu'à aujourd'hui. Je prends quelques heures, traçant sur le papier avec le plus de détails possible ce que mes yeux perçoivent. Rangeant mon matériel à dessin, avalant quelques gorgées d'eau, je décide de reprendre la route. L'idée de découvrir encore d'autres ruines ou je ne sais quelles merveilles, me pousse à avancer toujours plus profondément dans la sylve.

Là-haut, jamais je n'aurais pu imaginer qu'un jour je puisse respirer autre chose que l'air en boîte dans lequel nous sommes nés, ici, chaque bouffée d'air est une bénédiction. J'ai mis du temps à m'en rendre compte ce qu'il y a quelques temps que le déclic s'est fait dans mon esprit, aujourd'hui comme mes compagnons d'infortune, nous sommes des habitants de la Terre, même si cela ne plait pas à tout le monde dans les tribus autochtones. On ne peut que les comprendre, ça aussi, il m'a fallu du temps avant de l'assimilé. Nous comme eux n'avons rien demandé à personne. Eux n'avaient pas fait de demande particulière pour que deux vaisseaux viennent s'écraser sur leur bout de planète. Quant à nous, personne ne nous a rien demandé non plus avant de nous envoyer vers ce qui semblait pour beaucoup une mort certaine. Cela me fait sourire aujourd'hui, s'ils avaient su qu'on serait libres une fois que l'on poserait le pied sur le sol, que la Terre était viable, c'est sans doute l'inverse qui se serait produit. C'est eux qui serait descendu s'établir sur la planète de nos ancêtres, et nous…nul doute que l'on serait toujours là-haut à tourné dans l'espace jusqu'à ce qu'on en crève ou que l'on s'entretue.

La fatigue commence à se faire sentir, perdue dans mes pensées je ne sais absolument pas depuis combien d'heures je marche dans les profondeurs de la forêt. Après avoir passé la rivière je déviais un peu vers l'est et continuais ma route vers le sud encore quelques heures, avant de voir le jour décliner, je décidais de trouver un endroit propice pour poser un bivouac de fortune et passer la nuit. Les nuits étaient encore fraîches et la couverture que j'avais prévue ne serait pas de trop. L'idée de faire un feu me posait un véritable dilemme. Soit je tentais d'allumer un foyer pour me réchauffer d'avantage, soit j'y renonçais par peur de signaler ma présence à d'éventuels autochtones qui pourraient m'être hostiles. Après mûre réflexion, j'optais pour la seconde solution, quitte à avoir un peu plus froid durant la nuit. Avalant quelques fruits en guide de souper, je m'allongeais sur une parcelle de sol plus ou moins meuble, me calant tant bien que mal sous ma couverture. Les heures de marches furent bénéfiques et malgré l'infime peur de me faire surprendre par je ne sais qui, le sommeil m'embrassa bien plus vite que je ne l'aurai pensé.

Aux premières heures du jour, avant que le soleil ne soit véritablement levé, je me réveillais véritablement reposée, jamais je n'aurais pensé dormir aussi bien en pleine forêt. Rangeant ma couverture dans mon sac, je passais un peu d'eau sur mon visage et tentais de démêler ma crinière blonde du bout des doigts. Me levant, je continuais ma route en suivant le soleil, il ne me fallu pas plus d'une heure avant de me retrouver face au spectacle le plus époustouflant qu'il m'ait été donné d'admirer, et pourtant, j'avais contemplé l'espace de la fenêtre de ma cellule tous les jours pendant dix ans … L'astre rougeoyant qui embrasait l'immensité aquatique avait réussi à me mettre quelques larmes au coin des paupières. C'était donc ça qu'avaient tenté de décrire dans leurs œuvres tant d'écrivains que j'avais pu lire ? Dans leurs écrits cela semblait superbe, mais le spectacle qui s'offrait à mes yeux était bien plus fort, voir une telle chose de mes propres yeux était tout simplement magique.

Je restais là à admirer le lever du soleil sur la mer tout le temps que cela durait avant d'être fasciné par un spectacle totalement différent. Au loin, sur les flots, quelque chose se détachait, attirant mon regard, une embarcation qui accostait à quelques centaines de mètres de l'endroit où j'étais postée. Le frêle esquif accostait, laissant l'un de ses occupants mettre pied à terre avant de poursuivre sa route. J'avais besoin de savoir, j'avais envie de poser des questions, ma curiosité me poussa à reprendre la route, longeant la grève jusqu'à ce que je me rapproche de l'endroit où j'avais vu disparaitre l'occupant du bateau. Arrivé à mon but, je ne voyais pourtant personne, marchant sur le bord de l'eau, presque malgré moi, frustrée, je donnais un coup de pied dans quelques cailloux les expédiant dans l'eau avant de me retourner quelques secondes plus tard, me retrouvant nez à nez avec un terrien, ou plutôt entre le terrien et une flèche qui pouvait à tout moment venir se ficher dans ma poitrine.

Levant les mains en signe de non agression, je tentais malgré moi de lui décrocher un sourire, ne fuyant absolument pas son regard, détaillant son visage, ses traits, le terrien était en fait une terrienne que j'interpellais, ne sachant absolument pas si elle pouvait me comprendre. "Ai laik Demetra kom Skaikru… je … je ne te veux aucun mal, alors s'il te plait, baisse ce … truc … avant que ça parte tout seul."



© Pivette

avatar
12/03/2017 Ponyta 45 Ruby Rose avengedinchains notion de soin, orientation, guérisseuse 120


Sujet: Re: Une bouteille à la mer | Demetra
Mer 26 Avr - 22:32

Cyd n’avait jamais rencontré aucun enfant du ciel. Elle en avait entendu parlé comme des êtres différents, très différents. Elle avait discuté avec un Iskaar, mais il avait semblé méfiant à propos de ce sujet. Comme s’il ne portait pas dans son cœur les enfants tombés du ciel. La guérisseuse se demandait ce que cela faisait de tomber de ce ciel si bleu. Elle se sentait étrangement nerveuse face à cette femme. Les habits changeaient des autres natifs. Une fille du ciel ? Elle ne dit rien, la flèche sur cette femme. La Kovarii la fixait avec conviction, prête à se défendre même si les Kovariis étaient à tendance diplomatique, là elle se méfiait très clairement. Elle avait quelques notions d’anglais et comprit ce que la blonde lui dit. « Ça ne part jamais seul. » Pour qui la prenait-elle ?! Une débutante ? Cyd était particulièrement fière. La femme respira un grand coup et consentit à abaisser son arc. Elle regarda la femme face à elle. Elle avait dit être une Skaikru, le ciel donc. Ses pressentiments concernant cet individu étaient donc les bons. Cyd avait des centaines de questions en tête, mais ne savait pas comment les poser, elle était étrangement muette. Elle se sentait timide, maladroite. Ce n’étaient absolument pas des qualitatifs qui lui correspondaient. « Que fais-tu… Ici ? » Bah quoi ? Elle n’avait repéré aucun campement au loin. Alors elle demandait, tout simplement.

Elle la détailla soigneusement, ayant mis une certaine distance entre elles, au cas où. Elle savait se battre et n’hésiterait pas une seule seconde à le faire en vérité. Il en valait de sa survie. Cyd était très sur la défense. Elle savait que c’était stupide ce genre de comportement. Elle qui avait été curieuse des gens du ciel, voilà qu’elle se montrait des plus agressives ! Quelle bêtise ! La femme ne savait pas si elle devait parler plus. Elle avait clairement le cul entre deux chaises. « Toi, trop bruyante. » Elle avait clairement oublié un verbe dans sa phrase, mais elle ne s’en préoccupait pas. Oui cette femme était trop bruyante. Un prédateur un peu affamé par l’hiver n’hésiterait pas à attaquer. Cyd ne savait pas pourquoi elle était agacée par le fait que cette femme ne faisait preuve d’aucune prudence. Était-ce de la bêtise ? Peut-être bien. « Tu viens… ciel ? » Elle pointa le ciel clair au-dessus de leurs têtes. Elle en avait des questions la petite. Elle avait plein de questions. Les mots se bousculaient dans sa tête, mais aussi sur sa langue. Les mots étaient pressés de sortir, mais la brune les retenait. Elle trouvait les habits de la femme différents des siens. Ceux de Cyd étaient en cuir. Ils ne tenaient pas vraiment chaud, chez elle il faisait bon. La température était plus haute que sur le continent.

Ici il faisait frais. Elle portait une veste en cuir qui retenait sa chaleur corporelle. L’air frais ne gênait pas la femme. Les habits de la blonde tenaient-ils chauds ? Elle regarda cette femme qui semblait se lever à peine. Peut-être se trompait-elle. Elle ignorait tout de leurs uses et coutumes. Avait-elle envie d’en apprendre plus ? Oui, assurément. Cyd se demandait si la femme savait parler sa langue, elle avait dit quelques mots avant de parler en anglais. L’idée qu’une étrangère parle sa langue natale provoqua un étrange sentiment. Un sentiment dont elle n’arrivait pas à déterminer la nature.  

avatar
29/08/2016 Pivette 125 Margot Robbie Pivette Cartographe / douée pour le dessin. Patrouille de temps en temps. 80


Sujet: Re: Une bouteille à la mer | Demetra
Dim 21 Mai - 20:45


Une bouteille à la mer
feat. Cyd Raye et Demetra Knight


Ça ne part jamais seul ? Je n'avais pas envie de la contredire mais quoi qu'il arrive, quelque chose me disait que les accidents ça pouvait toujours arriver, on était à l'abri de rien. Je fus tout de même rassurée lorsque l'indigène abaissa finalement son arme. J'abaissais moi aussi mes mains, les posant sur mes hanches tout en dévisageant celle qui me faisait face. On ne pouvait pas dire que j'avais rencontré beaucoup d'autochtones comparé à d'autres au camp, et ce n'est pas l'ours mal léché que j'avais croisé dans les bois qui avait été le plus loquace pour m'en apprendre beaucoup sur les habitants de la Terre. Elle au moins semblait me comprendre avec d'avantage d'aisance ce qui pourrait sans doute être un point plus que positif pour échanger avec elle.

Sa question était légitime, elle voulait savoir ce que moi, l'étrangère, venait faire ici ? Même si cela pouvait valoir des précisions. Ici sur Terre ? Ici au bord de la mer ? Ici face à elle ? Et en plus j'étais trop bruyante. Sur ce point-là elle avait entièrement raison, je n'étais pas encore vraiment habituée à me déplacer dans les bois sans prendre le risque de marcher sur une branche un peu trop sèche, éviter les craquements d'écorce ou des feuilles mortes. "Je l'avoue, on a pas encore tous l'habitude d'être aussi silencieux que vous, ça nous prendra du temps." J'avais répondu à son affirmation mais pas à sa question encore, posant ma main sur le sac que je portais en bandoulière, je fis un geste afin de lui montrer qu'elle n'avait rien à craindre de moi ou de ce que j'allais sortir de mon sac. J'en tirais quelques une des feuilles de papier artisanal sur lesquelles j'avais croqué ça et là des végétaux que j'avais trouvé sur mon chemin. "Je dessine … regarde …" Tendant les quelques esquisses dans sa direction, je regardais ensuite la mer. "Je n'avais jamais vu la mer, je voulais venir l'observer, la dessiner, j'avais envie de m'évader et … c'est là que je t'ai vue." Des tonnes de questions se bousculaient dans ma tête, je voulais l'assaillir de tout ce que j'avais envie de savoir au sujet de ceux qui peuplaient la ces terres, de ceux qui contrairement à nos ancêtres, avait survécu sans avoir le privilège d'être envoyé dans l'espace.

L'espace. Elle pointait son doigt vers le ciel et j'esquissais un sourire lorsqu'elle me demande si je venais du ciel. Levant le visage vers les nuages, un instant j'étais presque nostalgique, voir la Terre depuis les étoiles était un spectacle qui me manquerait, tout comme voir les constellations depuis la mince fenêtre de ma cellule. Ma cellule, ça c'est une chose qui ne me manquait pas, enfin peut-être seulement les soirs d'orage quand je tremble comme une feuille dans note abri, mais au moins ici, personne ne me dictait ma conduite, personne ne pouvait m'enfermer entre quatre murs. Bien sur il y avait des règles au sein du camp, comme partout pour que cela fonctionne un minimum entre les uns et les autres. "On vivait dans l'espace, dans un vaisseau, celui qui s'est écrasé en deuxième sur Terre … et toi ? Tu … je t'ai vu arriver sur l'eau … il y a d'autres terres au delà de la mer ?" Je me souvenais les nombreux récits que j'avais pu lire, ce qui parlaient de découvertes, d’aventures en tout genres, de marins et autres pirates, si toutes ces histoires avaient un fond de vérité, j'étais curieuse d'en apprendre encore bien d'avantage sur ceux qui vivaient ici et là sur la Terre sur laquelle nous avions échoués.



© Pivette

avatar
12/03/2017 Ponyta 45 Ruby Rose avengedinchains notion de soin, orientation, guérisseuse 120


Sujet: Re: Une bouteille à la mer | Demetra
Dim 11 Juin - 17:54

Cyd regarda la fille du ciel sans rien dire. Elle la regarda abaisser ses mains et se dit que tout allait bien. Elle était bien la première de son genre qu’elle croisait et elle ne savait pas forcément comment se comporter avec elle. La guérisseuse ne manqua pas de lui dire qu’elle était trop bruyante. Pourquoi se gêner après tout ? Si elle avait pu l’entendre, d’autres l’avaient pu aussi. Du temps hein ? La Kovarii la détailla, pas sûre qu’avec le temps cela s’améliorait. Peut-être même pas. Peut-être que cela serait bien pire. Malgré tout, elle ne rajouta pas une couche. Elle préférait ne pas vexer cette femme. Elle n’avait pas mérité d’être insultée. Son regard clair se posa sur le sac que la fille du ciel bougea. Aussitôt la guérisseuse se tendit, plus méfiante que jamais. Elle vit alors des feuilles et s’approcha lentement comme on l’aurait fait avec une bête prédatrice et sauvage. Elle attrapa les feuilles tendues et les bougea avec précaution, regardant les végétaux qu’elle avait croqué. « Des plantes. » Murmura Cyd tout en regardant ces beaux dessins. Elle ressentit quelque chose d’étrange. De l’admiration ? Peut-être bien. La brune redressa la tête vers l’inconnue qui parlait de la mer. La Kovarii n’avait plus cette même magie envers cet eau. La mer restait la mer à ses yeux. Un endroit compliqué qui la stressait, mais qui lui était utile pour quitter son île de temps en temps. « T’évader ? » Cela voulait-il dire qu’elle fuyait les siens ? En tout cas elle semblait être une sacrée observatrice.

La brune ne dit rien sur la mer, décidant de rester évasive sur ce sujet-ci. Elle ne savait pas vraiment ce qu’elle pouvait dire et pis il fallait dire la vérité, elle se méfiait terriblement. Elle parla de l’espace, montrant le ciel. Elle était curieuse. Comment était le ciel ? Y avaient-ils réellement vécu ? Cet endroit semblait si incroyable, plus incroyable que tout. Cyd était un peu comme une enfant avide de découvrir quelque chose d’intéressant, mais apprendrait-elle quelque chose d’intéressant ? Un vaisseau, le second sur Terre. « Deuxième ? Où est le premier ? » Elle ignorait toutes les histoires concernant les deux vaisseaux. Pour elle c’était un seul et même peuple. De plus, elle n’avait entendu que des rumeurs. Les Kovariis n’étaient pas le peuple qui avait rencontré en premier les enfants du ciel. Après tout elles étaient à l’abri et loin de tout ceci. Personne ne pouvait les atteindre, en tout cas pas les enfants du ciel. Elle aurait dû s’y attendre à cette question sur d’où elle venait. Cyd savait qu’elle ne devait pas dire la vérité, quoi qu’il arrive. Ce n’était pas elle la priorité, mais sa tribu. « J’ai pris la mer. Il y a des terres, là-bas. » Elle indiqua une zone différente de là où se trouvait l’île des Kovariis, elle ne vendrait pas les siennes. « Je prends souvent la mer. » Les phrases de la femme étaient le plus court possible pour essayer de maîtriser le dialogue. Mais aussi, pour donner le moins d’information possible. Les enfants du ciel devaient habiter loin, cette femme était la première que Cyd croisait.

« Je suis Cyd. » Et elle tendit sa main en signe de salutation. L’usage était de se présenter avec le nom de sa tribu, mais elle ne l’avait pas fait. Et elle ne le ferait pas tant qu’elle pouvait l’éviter. « Pourquoi… Tu dessines les plantes ? Tu guéris ? » Oui pourquoi les dessiner ? Peut-être que c’était juste une artiste, mais tout de même, la brune ne pouvait s’empêcher de s’interroger et d’interroger. La femme risquait de dire stop aux questions au bout d’un moment. Mais la guérisseuse se laissait porter par ce qui la questionnait. Ce serait fabuleux de rencontrer une guérisseuse d’une autre tribu et en plus du ciel. Elles pourraient parler de tellement de choses ! Cyd regardait de temps en temps autour d’elle, attentive à ne pas se faire surprendre par qui que ce soit ou alors, par un prédateur. Il faisait encore frais sur le continent principal, mais elle supportait bien les températures.
 

Une bouteille à la mer | Demetra

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Bouteille à la mer...
» Comment faire rentrer un oeuf dur dans une bouteille sans le toucher ?
» Une bouteille de vodka, deux grands enfants et trois étoiles
» La bouteille d'eau emportée était une oeuvre d'Art...
» Une bouteille vide [PV Kelen]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Hundred :: place of death :: La forêt profonde-