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˜˜˜˜˜˜Diamonds On The Inside
maybe life should be about more than just surviving

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20/12/2016 ELOW ; 587 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 332
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Sujet: Re: Diamonds On The Inside
Ven 14 Juil - 20:11



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Diamonds on the inside.
29 mars 2117

Peut-être… Ils pourraient s'y rendre, songea-t-il. Après tout, ils seraient difficiles de faire un aller-retour jusqu'au campement maintenant tant le trajet avait pris en longueur. Et sans doute que les jeunes étaient plus proches et plus enclins à les accueillir. D'ailleurs, toute action rebelle les concernaient, eux aussi. Devos aimerait sincèrement que les deux groupes se réunissent. Il y avait pourtant tant de choses à faire, tant de choses à accomplir avant qu'une action pareille se met en place. Et d'ailleurs, seraient-ils capables de pardonner à ces adultes ce choix suicidaire ? Il n'en savait rien, tout comme il était difficile pour lui d'imaginer la manière dont ils avaient survécu ici, seuls contre l'inconnu.

Sur terre, rien n'avait vraiment changé pour Devos. Outre le fait qu'il n'avait plus son poste d'informaticien, il restait celui que personne ne comprenait. Celui qui personne ne cherchait à comprendre. Jusqu'ici, cela ne l'avait jamais dérangé. Les autres n'avaient pas ces facultés mentales et par conséquent ne pouvaient pas saisir son esprit. Du moins, pas complètement. Il ne leur reprochait donc pas de ne pas rester avec lui, de ne pas lui parler, de pas se lier à lui, parce que quelque part, ça n'avait aucune importance. Cela ne modifierait en rien sa vie. Il n'y avait aucun impact. Pourtant, la société qu'ils avaient dans l'espace se transformait sur terre. Les hiérarchies semblaient s'effritaient et le regard sur les conseils n'était pas toujours rempli de respect. Cette chute du ciel avait été un réveil pour certain. Pour d'autres, c'était simplement un coup de chance d'être encore en vie. Dans tous les cas, les survivants devaient se soutenir et travaillaient ensemble. Ils devaient se reconstruire sur la planète, même si cela nécessite l'apprentissage de nouvelle compétence. Pour Devos, cela avait été étrange. Il avait approfondi son regard vers les autres, améliorait son empathie. La raison pour laquelle il était un rebelle, c’était parce qu’il comprenait très bien ce que l’expression ‘bien commun’ signifiait. Et c’est pour améliorer leur situation qu’il s’était engagé à modifier l’emprise du conseil sur eux. Changer la manière dont ils prenaient des décisions, changer la manière dont ils vivaient, tous, ensemble. S’il pouvait aisément se retirer de l’équation, cela ne signifiait pas qu’il pouvait ignorer les problèmes de ceux qui étaient là-haut, avec lui. Oubliez toutes les rumeurs qui donnent à Devos un égoïsme certain. Il était peut-être bien le premier à penser aux autres avant de penser à lui-même. La preuve, il travaillait toujours, il ne baissait pas les bras, et cela depuis les premiers jours. Il s’occupait encore de bidouiller et d’améliorer la vie de chacun. De tenir compte des ressources, de faire en sorte qu’ils ne manquaient de rien. Parce que Devos est obsédé par l’humanité et sa sauvegarde. Et quitte à sauver les derniers hommes intelligent de ce monde, autant que ces hommes soient profondément honnêtes, généreux et prêt à faire le nécessaire pour l’ensemble de la communauté.

Il le pensait vraiment. La terre leur permettait aujourd'hui de vivre plus librement. De ne plus être limité. Ils pouvaient transformer les choses et vivre. Réellement vivre. C'était l'occasion parfaite pour que les rebelles prennent les choses en main. Ils n'avaient pas à prendre le contrôle par force, ils pouvaient simplement rester dans l'ombre et continuer à agir de la bonne façon pour changer les mentalités. Les enjeux étaient différents et Devos l'avait tout de suite remarqué. Faust aussi, quelque part, s'était rendu compte des conséquences qu'avait eu la chute de l'Arche sur leur mode de vie. Peut-être que si elle avait été encore là, peut-être que Devos lui aurait fait part de ces idées… peut-être qu'elle aurait vu, tout comme lui, l'opportunité qui était à saisir. C'était sans doute son absence qui poussait Devos à agir différemment. Trop de temps à la chercher, à l'attendre, à ne plus bouger. Chris avait une place particulière dans la vie de Devos et certainement l'aurait-il suivi dans ces idées, mais il n'y en avait pas eu. Les rebelles s'étaient arrêtées de respirer, de bouger même. Et Devos avait agi.

Il avait sincèrement réfléchi à ce qu’il devait faire et aux conséquences. Les soupçons d’une taupe ne lui avaient pas échappé. Il l’avait vu venir. Pourtant, malgré ces tentatives de rassurer les siens avec un piège qui ne mènerait nulle part, il sent bien que tout change. Que la paranoïa prend le dessus. C’est les propos du Tennessee qui lui ouvre les yeux. Il est hors de question que les rebelles s’autodétruisent bêtement alors qu’ils étaient enfin de retour. Alors qu’ils avaient enfin un semblant de pouvoir entre les mains. Alors il doit le dire. Au moins a elle. Parce qu’il doit trouver une solution pour que les choses ne dérapent pas.

Il y a quelque chose d’amer au fond de sa gorge, alors qu’il rattrape la jeune mécanicienne. Non pas qu’il regrette de lui avoir dit. Mais c’est plus complexe, c’est surtout bien nouveau pour lui. Cela lui coupe le souffle alors qu’il a Tennessee entre les bras. Il ne veut pas lui faire du mal, mais surtout, il ne veut pas qu’elle le regarde comme s’il était un ennemi à abattre. Comme s’il était un inconnu. Maintenant qu’il dépose de nouveau entre eux un peu de distance, il se demande comment choisir les bons mots pour la rassurer, lui faire comprendre qu’il n’avait en rien cherché à détruire ce qu’ils avaient tous construit. C’est un coup qu’il reçut. La force n’était pas énorme et la douleur minime, mais Tennessee ne s’arrêta pas et Devos ne bougea pas.

Si je dois dire la vérité, je le ferais. Les doutes de chacun auraient dû se dissiper depuis longtemps, mais si j'ai bien compris, ça ne fait qu'empirer… Finalement il dépose sa main sur son épaule, exactement là où elle venait de le frapper plusieurs fois. Je ne pouvais plus attendre. Depuis que nous sommes sur terre, c'est comme si nous étions tous coincé à attendre que quelque chose nous réveille. Je n'ai pas pu ignorer l'opportunité qui s'est présentée. Ce déménagement devait avoir lieu. Pour nous tous. Il n'osait plus bouger, vraiment. Ni avancer, ni reculer. Il refusait d'ailleurs de quitter Tennessee des yeux. Je n'ai trahi personne. Je ne suis pas une taupe, il n'y en a pas. Il n'y en a jamais eu. Il se rendit alors compte qu'il avait besoin de rajouter quelque chose. Un mot qu'il n'avait, jusqu'ici, jamais réellement prononcé.

Je suis désolé. Mais je sais que j'ai fait la bonne chose.


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Sujet: Re: Diamonds On The Inside
Lun 17 Juil - 19:20

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Devos & Tennessee #Tennevos

« On verra plus tard  » Quand ils auraient finit leur investigation de ce lieu. Au fond ils ne savaient pas combien de temps ça prendrait, et si ça se trouve ils seraient obligés de dormir sur place. Alors une petite halte chez les cent ne pourrait être que bienvenue avant de reprendre le chemin qui menait vers l'Odyssée. De plus ils ignoraient ce qu'ils trouveraient là, et s’ils estimaient que ça valait la peine de ramener quelque chose, faudrait voir si à deux ils atteindraient la capacité de chargement requise. Car oui, Tennessee possédait une certaine force mais La mécanicienne restait malgré tout assez frêle. Bien qu'on pu distinguer quelques muscles aux mollets qui témoignaient de ses habituelles marches dans la nature. Sa véritable énergie résidait dans son mental qui semblait toujours contourner les difficultés - ou les absorbées parfois - pour en venir à une solution que généralement elle seule trouvait évidente. Toujours en mouvement, soit elle fatiguait celui qui la côtoyait, soit elle lui insufflait de l'énergie. Elle supposait que les tous ces jeunes les dévisageraient, avec pour certains des regards durs et suspicieux et pour d'autres des expressions beaucoup plus ouvertes. Voilà ce qu'elle avait pu constater lors de sa visite auprès d'eux à Noel. Selon la mécanicienne il fallait simplement leur prouver leur bonne foi, et mettre cartes sur table. Elle en reparlerait à son compagnon quand leurs recherches de l'endroit toucheraient à leurs fins.

De son côté, avant que d'apprendre l'étonnante nouvelle au sujet du fameux espion qui triturait les cerveaux des rebelles, Tennessee ne jugeait jamais Devos. Ni personne en général, même si elle remarquait des comportements étranges chez les siens. Tant que ça ne mettait pas sa vie en danger elle laissait vivre les autres à leur mode, estimant que ce serait perdre du temps que de les disséquer des heures entières. Si les gens souhaitaient qu'on les comprenne, pour elle, il suffisait qu'ils s'expriment clairement et surtout sans pleurnicher. Cette propension de sa race à se répandre en plaintes et bavardages l'agaçait prodigieusement. Et dépassait très souvent son entendement. Chez son ami, oui elle utilisait ce terme-là dorénavant, aucune de ces fioritures. Devos ne tournait pas autour du pot, avec lui pas besoin de se triturer l'esprit, de faire attention à sa façon de formuler ses idées, il captait tout de suite. Et de son côté il ne passait pas quatre chemin pour énoncer ce qu'il voulait aborder. Sur l'Odyssée, elle l'appréciait déjà beaucoup, le travail avec lui se résumait toujours au simple mot : Plaisir. Mais sur terre elle le découvrait, parce qu'elle s'attachait à lui au fil des jours, et notait donc les petites anecdotes ou les petites failles qui le concernaient. Et il ne la décevait jamais. Mais Tennessee, elle devenait un peu aveugle aux défauts de ceux de son petit cercle. Un peu comme une maman ours, elle prenait tout sans rien jeter. Alors qu'elle pouvait se révéler extrêmement blessante avec tous ceux qui n'y figuraient pas. Injustice quand tu nous tiens ...

On peut bien dire : Adieu Prudence ... Voilà pourquoi elle n'a absolument pas vu venir cette situation, et que de plus ça lui coupe légèrement le souffle. Ça la peine grandement qu'il ait comploté dans son dos sans se confier. Quoi ? L'aurait-elle aidé sinon ? Impossible de répondre désormais, mais probablement l'aurait-elle envisagé. Après avoir certainement tenté de lui faire changer d'avis vainement. Le pincement qu'elle ressent la surprend quand elle comprend le recevoir plus personnellement que de s'offusquer pour le mouvement lui-même. Et Devos il ne bouge pas d'un centimètre « t'es même pas ébranlé !» Souffle-t-elle ignorant sur le moment la suggestion de ce dernier. Elle le vise plus physiquement que moralement. Car momentanément elle se retrouve dans un domaine ou elle perd pied la Bouclée. Émotionnel. Elle veut pas, elle ne comprend pas, elle repense à ce battement dans la poitrine de son ami, si fascinant. Alors sans avoir prémédité ce geste, son pied la ramène vers lui de quelques centimètres, puis l'autre... Jusqu'à ce qu'elle puisse tendre son bras et poser sa main à l'emplacement du cœur de Devos. Bien sur ce n'est qu'un organe qui pompe le sang pour qu'il circule dans tout le corps, pour tenir en vie l'homme qui se dresse devant elle. Et toutes ces expressions que la bouclée juge stupide lui tournent bêtement dans la tête. Ou s'est barré ta logique de Tennessee ? « Mais là dis-moi, tu ne m'as pas trahie, tu es toujours avec nous ? C'est ce qui importe le plus ... Tu ne nous as pas détruits ?   » Attend-t-elle réellement quelque chose à cette demande, ou laisse-t-elle échapper ses craintes malgré elle ?

Tennessee secoue farouchement sa tignasse sauvage tout en levant son visage vers le ciel azuré qui transparaît en travers la cime des arbres. Non, la solution ne viendra pas d'un dieu imaginaire, elle va devoir la concocter avec ce truc impalpable nommé âme que chacun possède. D'après les rumeurs elle représenterait l'essentiel de l'être. La mécanicienne jongle dans tous ces sables mouvement affectifs. Alors plusieurs mots franchissent ses lèvres de leur propre chef « Oui ... Non tu me l’as dite la vérité ... je pense ... Je crois que ça suffira  » La silhouette de Murphy « Oui je t'ai écouté, tu as voulu prendre des raccourcis c'est ça ? Tu te sentais impatient, tu voulais que ça bouge alors tu as joué double jeu ... J'ai juste besoin de savoir que tu ne nous a pas mis en danger ... Parce que tu as peut-être trahi personne selon ta conception mais je crois que ... eux ils le verraient pas de cette manière ... Pas directement en tout cas, et ce serait dommage que tous ces efforts là que tu as fait tombent à l'eau » Et puis surtout Tennessee ne se résout pas à jeter Devos aux chiens, à l'ingratitude, aux reproches... Elle ne supporterait pas de le voir malmener, ni de le voir exclu de sa vie. Inenvisageable ! « Tu me promets qu'on aura pas de retombées venant du conseil ? »

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Sujet: Re: Diamonds On The Inside
Lun 17 Juil - 21:42



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29 mars 2117

Il se souvient parfaitement de la première fois où Tennessee avait croisé sa route. L’univers tout entier illuminé l’Arche de loin et les survivants de l’espace suivaient les règles sans broncher. Les jours et les nuits ne semblaient pas réels et déjà à l’époque Devos avait un réel mal à trouver ce sommeil qui semblait n’appartenir qu’au privilégié. Depuis tout jeune, il est incapable de suivre les règles correctement. Tant qu’il voit une autre solution, pourquoi s’embêter ? Toujours en décalage, toujours à foutre son grain de sel là où il ne faut pas, il n’avait jamais réussi à se taire quand il le fallait. Il n’avait jamais réussi à trouver les bons mots non-plus. Jusqu’à ce qu’elle apparaisse. Plus jeune que lui, mais pas plus idiote, elle semblait comprendre ces mots et ses idées. Elle, elle semblait vivre dans le même monde que lui. Il ne sait pas vraiment si les sentiments qui l’ont traversé ce jour-là était ce qui pouvait se comparer à du soulagement, mais peut-être. Parce qu’il savait qu’une personne, une seule, pourrait peut-être le soutenir le moment venu. Travailler avec elle a donc toujours été un plaisir. Un vrai plaisir. Il n’y a pas de réflexion avant la prononciation de ces phrases. Il n’y a pas de jugement dans ces regards. Il n’y a qu’une connexion, réelle, fluides et sans bug. Sans pause. Pourtant, dans le ciel, il n’avait jamais réussi à trouver le bon mot pour la décrire. Etait-ce ça, l’amitié ? Il n’en avait sérieusement aucune idée et il n’était jamais nécessaire de poser ce terme sur leur relation. Sur terre, en revanche, les choses ont basculés. Peut-être parce que Devos se pose plus de question. Peut-être parce qu’il réfléchit trop et constamment. Il a la sensation de devoir redéfinir chaque chose, chaque geste même, tant la terre modifie les choses qu’il a connu ou qu’il croyait connaitre. Quelque chose, pourtant, lui parut des plus évidents. Il avait entièrement et complétement confiance en Tennessee.

Il ne doute pas de ce qu’elle fait, de pourquoi elle le fait. Il sait. Naturellement. C’est comme si quelque part, ils étaient deux logiciels dont une partie codée étaient identiques et complémentaires. C’est cette confiance qui le pousse à s’ouvrir, à avouer. Quitte à rester dans le secret, il y a une personne qui peut savoir ce secret et c’est elle. C’est cette mécanicienne qui cache des surprises derrières ses expressions parfois sévère. Ils étaient sans doute les deux êtres les plus honnêtes de toute l’Arche. Les plus enclins à comprendre la force du mot justice et à vouloir l’appliqué. Malgré le secret qui s’était imposé à Devos dans ses actions, c’est bien sa volonté de rebelle qui l’avait guidé tout de long. Une fois concentré, une fois décidé, il était difficile de l’arrêter. Devos calculait alors toutes les possibilités. Il envisageait chaque situation. Il vérifiait les conséquences possibles, les retombées et automatiquement réfléchissait à des moyens de limiter les dégâts. La raison pour laquelle il n’a rien dit, c’est bien parce que tout autre implication aurait pu faire échouer la mission. C’est bien aussi parce qu’il est prêt, dès le départ, à porter seul les mauvais échos de ces actes. Sauf qu’il était persuadé qu’il n’y en avait pas. Outre cette crainte d’une taupe, il ne risquait rien lui. Eux, ils ne risquaient rien non-plus. Le conseil était toujours dans le flou concernant les rebelles. C’était avantage précieux que Devos ne voulait pas perdre.

Quand Tennessee le frappe, Devos ne bouge pas. Quelque part, il mérite peut-être cette violence physique. Parce que maintenant qu’il a dit les choses toutes hautes, il se sent coupable de ne pas lui avoir révélé les choses plus tôt. Il y avait peut-être eut des bons moments, mais Devos avait enfoui tout ça au fond de lui, comme si tout était déjà réglé. D’une autre, il est prêt à accepter qu’elle s’attaque à lui si elle en a besoin. Elle a bien le droit de lui en vouloir, elle a le droit de réagir à sa façon face à ce qu’il avait fait. Lui de réaliser par l’étendue de son geste, ni même la manière dont les autres risquaient de le prendre. Son incapacité à exprimer correctement ces émotions l’empêchaient aussi de comprendre certains signes. Ce qui l’inquiète, ce n’est pas ces coups, mais plutôt ce qu’elle pense de lui. Est-ce qu’il a perdu la place qu’il avait ? Est-ce qu’il a brisé cette confiance qu’ils partageaient ? Perdu dans ses pensées, à moitié en train de réfléchir à ce qu’il doit dire pour rattraper la situation, il se surprend à ne plus respirer alors que la main de Tennessee se pose sur son torse. Il ne s’autorise à respirer que lorsqu’elle reprend la parole, curieux de l’entendre plus calme d’un coup.

Jamais. Il n’a pas besoin de sentir offensé par ces mots. Elle peut lui poser la question, surtout maintenant. Il ne pouvait pas trahis les rebelles parce qu’ils se battaient pour eux. Pour chacun d’eux. Il pose alors sa propre main sur celle de la jeune femme, regardant étrangement se contact. Je suis incapable de te trahir, Tennessee. Une vérité absolue. Elle, peut-être plus que les autres. Peut-être à égalité avec Chris et Murphy. Avec Faust, aussi, même si elle est désormais la disparue. Ensemble, ils étaient devenu quelque chose pour lui. Quelque chose de puissant. Chacun à sa façon. Chris était comme un frère. Ils étaient si différents et pourtant, quelques choses avaient germé avec le temps. De la même manière que Faust et Murphy avaient pris leurs places, parfois même jusqu’à toucher Devos d’une nouvelle façon. Il pouvait trahir le monde, mais pas eux. Surtout pas eux. Parce qu’il avait beau prétendre n’aimer personne et trouver ce terme ridicule, il les aimait eux. Sincèrement.

Tu penses ? Vraiment ? Il l’espère. Il se dit prêt à le dire si c’est nécessaire, mais n’a aucune idée de la manière dont les autres pourraient réagir. En pleine réflexion, c’est comme si Tennessee semblait reprendre la connexion qui les unissaient. Silencieux, il se surprend à se sentir rassurer par ses paroles. Nous ne sommes pas en danger. J’y ai veillé. Et je n’ai pas agi parce que j’étais impatient. J’ai agi parce que nous étions en train de nous perdre. Parce que le temps était, à ce moment-là, contre eux. Attendre, patienter que quelque chose se bouge… Ils n’auraient rien pu faire. Ils avaient plus de possibilité maintenant, plus d’option. Que la mécanicienne le comprenne indiquait Devos qu’il avait bien fait. Que les choses pourraient s’arranger.

Il n’y en aura pas. Je te le promets. Il s’était avancé, comme pour mieux ponctuer sa promesse. Comme pour qu’elle analyse entièrement son regard.

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Sujet: Re: Diamonds On The Inside
Mer 26 Juil - 22:55

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Devos & Tennessee #Tennevos

Invariablement les psychologues - ou psychiatres - vous demandent de vous définir, de citer vos défaut ou vos qualités, ainsi qu’une incommensurable autre quantité de niaiserie. Et là Tennessee, elle restait toujours silencieuse, tout simplement parce qu'elle ne comprenait pas ce jeu. Ce genre de questions, ça ne peut pas être sérieux vraiment ? La bouclée, elle ne se définit pas car elle est tout simplement. Elle sait ce qui lui plait ou non mais comment pourrait-elle avancer la manière dont elle réagira dans 10 minutes, un jour ou une semaine ? Il Faut d'abord tout pouvoir analyser. Et une hypothèse humaine sans les corrélations, pour elle ça ne résume qu'à du vent. La mécanicienne pourrait vous dire qu'elle n'est pas une tueuse, ni une criminelle ... Et pourtant, le jour du crash elle a terminé sciemment la vie de deux ou trois personnes. Et surtout celle de son père. Elle ne se prétendra jamais médecin, mais dans certaines circonstances, on n'a pas besoin de se prétendre devin pour comprendre la simplicité de la situation. Quand un être humain se retrouve presque coupé en deux par une plaque en métal, sans rajouter tous les détails sordides qui prouvent qu'il ne s'en sortira pas, le geste le plus humain qui s'impose reste celui d'abroger ses souffrances. Surtout devant le nombre de blessés à qui il reste encore une chance. Et sur lesquels devront impérativement se pencher ce qui reste de l'équipe médical encore dans la capacité de le faire. Il ne lui à pas paru vraiment indispensable, à la bouclée, de demander la permission. Ou de se préoccuper d'un éthique quelconque puisque ça n'aurait eu comme impact que de prolonger l'agonie évidente de ces gens inutilement. Ou de son père. Elle n'en à jamais parlé, et ne se considère pas comme une meurtrière, les conjonctures exceptionnelles ont guidées ses choix.

Tout comme s'impose maintenant sa réaction face à Devos. Pour le moment, les cent, les rebelles, le lieu à explorer s'évaporent alors qu'elle lui envoie ses petits poings légers mais robustes contre l'épaule. Tout comme le crash, il lui est nécessaire d'assimiler la situation, non pas de la décortiquer, sinon ça la dirigerait vers des fausses pistes. Et avec l'informaticien, elle ne veut en aucun cas commettre une erreur. Étourdie par les mots dont le sens s'obstine à imploser au départ pour ne pas accepter cette simple constatation : L'espion, le traître, la taupe se révèle à son regard sous les traits de celui dont elle n'a jamais douté un moment. Avec qui elle se sentait entière, en liberté même entre les quatre murs d'une boîte de conserve. Presque ... non Certainement son point de repaire autour duquel évolue sa vie sur le campement, et qui l'empêche de s'enfoncer loin dans la forêt pour ne plus jamais revenir. Certes Murphy aussi mais depuis moins longtemps. Lui d'abord, puisqu'il ne lui reste plus personne en dehors d'eux ... Ni son faux fiancé Roland, ni son ami précieux Tristam... Pas plus que son père. Et les rebelles. Que lui Devos a intégré aussi, ce qui a solidifié le lien qui le reliait à elle. Par cette idée que les mêmes intérêts dirigeaient leur pas dans une direction identique. Alors oui, ça la vexe bêtement quand elle remarque ne pas réussir à le faire reculer d'un millimètre. La sur le moment, elle voudrait l'ébranler, qu'il vacille comme une statue qui tomberait de son pied d'Estale. Parce qu'elle ne mériterait pas de s'y trouver. Alors idiotement elle glisse à sa place, et lui il la rattrape. Et finalement, en vérité, elle sait qu'elle ne souhaite pas réellement qu'il disparaisse de cet endroit qui à toujours été le sien. Au fond de son esprit ou de son âme ou dieu sait quoi ...

« Jamais » Répète alors la jeune fille à sa suite savourant ce mot qui l'autorise enfin à visualiser intérieurement tous les tenants et les aboutissants de cette histoire « Jamais » La bouclée le fredonne comme si elle avalait un bonbon sucré qu'elle venait de dérober dans la pièce d'à côté, destiné aux seuls enfants qui s'y trouvaient. Mais ne sont-ils pas eux aussi des enfants ? A jouer comme ça au gendarme et au voleur, en ajoutant un espion à gauche puis à droite. Ses pensées s'élancent dans des circonvolutions compliquées, afin de déterminer à quel point les actions de Devos pourraient se retourner contre lui. Oui. Lui d'abord. Toujours. Ne vient-il pas de lui confier que *Jamais* il ne les mettrait en danger. Alors pour elle ça vaut tout l'or du monde. La mécanicienne ne l'avouera pas tout de suite - Ou bien jamais -. Non pour le punir ou le faire languir, mais parce que logique, la brune ne songe qu'à l'essentiel, la suite, les incidences, sa complicité, son incapacité à mentir ou cacher quoi que ce soit. Très sérieusement elle croit qu'une perte de mémoire s'affirmerait, pour elle, l'option la plus viable sur la longueur. Mais elle n'a pas la capacité, ni les connaissances nécessaires pour provoquer cela dans son cerveau. Sinon elle se rebouterait comme un simple computer avec de nouvelles instructions. Mais voilà une direction impraticable. « Tu es ...  » Adorable ? Il va rire Devos si elle le qualifie de tel surtout dans cet instant précis, puis'elle ne disperse que rarement les compliments à la volée Tennessee. « A..r.. le » Murmure-t-elle tout bas avant de continuer très vite « Mais faut que tu saches que je suis une très mauvaise menteuse, alors je ferais en sorte de jamais resté dans la pièce si jamais on commence à parler de la taupe ... » Non pas qu'elle indiquerait L'homme du doigt en hurlant *C'est lui* Mais la vérité lui échappe toujours malgré elle, car elle ne se met aucun interdiction. Et Tennessee ne voudra jamais prendre ce risque.

« Oui je pense, évidement je ne suis pas dans leur tête mais ... tu sais la confiance ...  » Elle lève ses yeux noisette vers les prunelles de Devos avec un air doux qui ne lui ressemble pas, mais en même temps si sérieux qu'il semble lui transmettre des codes que lui seul pourra déchiffrer « Déjà il s'agit d'une organisation secrète alors je pense que la confiance oui ... Ils y sont farouchement attachés et toi ... TOI ... tu es un eu leur conscience... s'ils se disputent, s'ils se questionnent ... ils se retournent vers toi. Alors ils penseront avoir été bafoués » Généralement plus logique la bouclée décrit les autres leaders comme si il s'agissait d'elle, de sa propre impression de trahison, de ce petit couteau qui s'enfonce toujours doucement dans ses cotes ... Non un peu plus au-dessus, oui là… Le cœur, revenons y un peu à cet organe qu'elle regarde de haut. Parce le langage qui s'échappe de cette pompe sanglante n'à rien de commun avec ce qu'elle entend - ou écoute - Habituellement -. D'ailleurs elle croise soudainement les bras une peut trop vite, si bien qu'on pourrait y deviner comme un zeste de désappointement ? ... Ah non tristesse, qui lui fait déclarer, passant brusquement du coq à l'âne « Et me fais plus jamais ça ! Si tu as jamais d'autres idées aussi géniales, viens d'abord frapper à ma porte si tu es trop impatient  » Tennessee accepte complètement la vision de son ami.Bien qu' elle-même n'eut jamais emprunté ce chemin de traverse, et si avaler ce nouvel élément lui provoque encore une démangeaison désagréable, la mécanicienne fera en sorte de l'enterrer très vite. Et puis Devos il promet, alors la bouclée efface l'ardoise sans regret. Un peu timidement, elle refait un pas vers lui, puis deux, puis soulève ses pieds pour venir poser un bisou sur la joue un peu rêche du génie  « D'accord je te crois, on va porter ça ensemble »

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Sujet: Re: Diamonds On The Inside
Dim 10 Sep - 19:58



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29 mars 2117

C'est toujours lorsqu'on espère que les choses soient simples, qu'elles deviennent compliquées. Devos en faisait l'expérience. Il avait mentalement tout préparé. Chaque détail, chaque probabilité et pourtant… Cette histoire de taupe prenait une tournure non souhaitée qu'il ne parvenait pas à arranger. Il avait conscience que ces doutes pouvaient détruire toutes ses années de travail. Il lui arrivait encore de regretter la disparition de Faust. Elle, elle aurait su quoi faire. Elle aurait agi, pris les choses en main. Elle lui manquait. Parfois plus qu'il ne pouvait l'admettre. Aujourd'hui, ils devaient faire sans et lui, surtout, devait réussir à trouver un équilibre dans cette situation au bord de la catastrophe. Ils s'écoutaient, se faisaient mutuellement confiance, pourquoi ça ne pouvait pas revenir à ça ? Pourquoi ce doute persistait quand il n'avait pas lieu d'être… Devos ne savait plus quoi faire, mais patientait. Le temps avait un impact certain sur les conséquences de ses actions et tôt ou tard, il saurait. Il devra sortir de l'ombre et admettre ses plans passés. Ces mêmes plans qui les avaient conduits à être là où ils en sont aujourd'hui. Le déménagement se mettait en place, l'avenir des survivants se transformait. Leurs vies allaient être différentes et petit à petit, la survie ne serait plus une question. Ils pourront simplement vivre sur cette planète, celle de leurs ancêtres. C'était ce que voulait Devos, en plus de modifier les fondements de la société qui s'étaient construit sur l'arche. Il avait des objectifs précis à l'esprit et c'était ceux du mouvement. Rien d'autre. Devos pouvait être défini par un mot très simple : efficace. Il ne laissait jamais rien l'arrêter quand il devait accomplir une tâche. Il ne se laissait pas distraire, il agissait en sachant exactement quoi faire.

Mais face à Tennessee il était perplexe. Pour la première fois, il n'avait aucune idée de la manière dont il devait agir. Il comprenait parfaitement sa situation et refusait d'infliger quoi que ce soit de plus douloureux à la demoiselle. Il gardait le silence en essayant de trouver les mots qui ne la blesseraient pas. Les mots qui, au contraire, pourraient la rassurer. Elle le connaissait mieux que n'importe qui. Il y a aussi autre chose, d'étrange, d'imprévisible. Lui qui a peur de la mort, se rend compte qu'il y a autre chose de plus douloureux : perdre les autres. La perdre, elle. Cette pensée le prend par les tripes. Devos n'a jamais été du genre à se lier aux autres, à faire la différence entre les amis et la famille. Sa conception des relations n'était pas la même. Son père partageait son sang et l'avait élevé, mais n'en restait pas moins distant et peu enclin à essayer de le comprendre. Devos ne s'est jamais senti proche de lui ou de sa mère. Et puis il y a eu Tennessee. Elle le comprenait, elle l'acceptait. Il pouvait se sentir plus libre à ses côtés, il pouvait être lui-même à ses côtés. Il n'avait pas à se limiter, à essayer de s'adapter. Non, c'était inutile.

Physiquement, rien ne se produit alors que la mécanicienne le frappe. Elle se défoule, sans qu'il ne bouge. Mais intérieurement chacun de ces coups résonnent. Elle lui ouvre les yeux sur quelques choses jusqu'à présent inconnu à ses yeux. Une peine, certaine, discrète. Si elle le frappe, c'est qu'il lui a fait mal, qu'elle ressent le besoin de le lui faire comprendre. Donc, il lui a fait du mal. Inévitablement, cette conclusion l'attriste. Il est incapable de la trahir et pourtant, elle est bléssée. Il est prêt à encaisser plus si besoin. Oui, qu'elle se défoule, il le mérite.

Il fronce les sourcils, se demandant ce qu'elle essaye de lui dire. Par la suite, il ne préfère pas insister.

Ce n'est pas grave. Je ne t'en voudrais pas si ça arrive. Il le pense. Si ça doit arriver, ça arrivera. Il ne veut pas la forcer à mentir pour lui où la mettre dans une position désagréable. C'est à elle de choisir. Il lui fait entièrement confiance. Ainsi, il comprend. Il risque sa position et sa place dans la rébellion avec toute cette histoire. Il en a conscience. Et Tennessee lui prouve que c'est bien ce qui risque d'arriver. Ils imaginent très bien les rebelles se sentir trahis par l'informaticien, se retourner contre lui, lui en vouloir. Le faire partir. Il visualise très bien tout ça et espère que ça n'arrivera pas. Il espère, voilà quelque chose drôle. Lui et l'espoir, ça n'a jamais marché.

Un sourire timide, voilà sa réponse. Il se sent rassurer par sa réaction et sera prêt à venir lui parler la prochaine fois. En espérant qu'il n'ait plus à agir de la sorte et qu'il n'y ait pas vraiment de prochaine fois… Encore une fois, Tennessee le comprend. Elle accepte ce qu'il a fait. Elle accepte ce qu'il est. Il se perd dans cette pensée avant de se rendre compte qu'elle est là, à quelques centimètres, déposant un baiser sur sa joue. Le geste le surprend. Il se met à rougir, sans le savoir. Il y a quelqu'un sur qui il peut toujours compter. Quelqu'un pour qui il serait prêt à faire un effort hors normes.

Merci. Il a du mal à réfléchir d'un seul coup, ces pensées se bousculent. Il parvient cependant à lui faire signe. On devrait continuer, nous ne sommes plus très loin. Oui, changer de sujet, rappeler pourquoi ils sont là. Il observe la silhouette de la jeune femme prendre les devants et profite du fait qu'elle lui tourne le dos pour toucher sa joue. À cet instant précis, Devos se rend compte que pour Tennessee, il serait bien capable de donner sa propre vie.


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Sujet: Re: Diamonds On The Inside
Lun 18 Sep - 23:06

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Devos & Tennessee #Tennevos

Face à ses émotions la jeune femme agissait comme une employée d'un supermarché chargée de ranger les produits qu'on lui fournissait. Tennessee triait au fur et à mesure : Ce petit frisson se devait d'aller dans le panier vert, ce bout de mécontentement se plaçait dans l'étagère blanche, et tout ce qui ne s'identifiait pas parfaitement se balançait dans le vide ordure. Une fois terminé la mécanicienne continuait son petit bonhomme de chemin sans se torturer les idées plus que nécessaire. Ça paraissait très simple à première vue, mais quelque part, tous les petits mystères ignorés, puis jetés à la casse s'attiraient comme des aimants pour finir par se rejoindre. Ils s'agglutinaient alors, construisant nouvel organe inconnu. Qui bien qu'invisible se tordait dans ce que Tennessee identifiait comme ses tripes, à chaque fois qu'elle se retrouvait face à un nouveau problème insondable. Pour elle la blesser relevait de l'exploit, car elle refusait de gâcher plus que quelques secondes à se morfondre à propos de faits qu'elle ne parvenait pas à modifier. S'impliquer émotionnellement entravait une bonne réflexion et menait inéluctablement à des mauvaises décisions. Voilà ce qu'elle chérissait comme sagesse - d'après elle -, à force d'observer les humains agir autour d'elle. Tant de bavardages pour construire une tour vide de sens. Malencontreusement si son esprit approuvait, son corps lui échappait régulièrement, lui concoctant un cocktail se sentiments qui la perturbaient au point de la rendre beaucoup moins fiable.

Légèrement orgueilleuse, elle se situait souvent au-dessus de la mêlée, persuadée de ne jamais se faire avaler par ce que les êtres évoluant autour d'elle nommaient les sentiments. Néanmoins divers de ces actes découlaient de la proximité que des personnes réussissaient à développer avec elle. Si Tristam ne lui eut pas démontré l'injustice qui s'opérait sournoisement jour après jour dans l'Odyssée, jamais elle ne se fut enrôlé parmi les rebelles. Tout comme elle aurait probablement haussé les épaules si on eut porté les accusations sur une autre personne que Devos. La blessure qui la faisait vaciller intérieurement en cet instant se comparait à un coup de poing reçu en plein poitrine. Autrement plus efficace que ceux qu'elle tentât de rendre au génie. A la fois elle questionnait sa capacité à bien évaluer une situation au sein de leur groupe, tout en se dissimulant la blessure de cette tromperie qu'il lui avouait sans détour. Impossible de se tourner vers Murphy pour obtenir son opinion sur un tel cas sans lui débaler complètement l'histoire. D'ailleurs cette dernière comprendrait tout de suite que Tennessee se dissimulait en dessous de ce conte. La garde détectait en moins d'une seconde une tentative de mensonge de sa part. Artifice auquel la mécanicienne faisait très peu appel car elle s'emmêlait les pinceaux à chaque nouvelle essai. Non, ce moment ne dépendant que d'elle, que de sa proposition, que de sa décision lourdement dirigée par la "sympathie" qu'elle éprouvait pour son - désormais - complice.

« Mais moi s'il t'arrivait quelque chose de fâcheux je m'en voudrais ...   » Le monde n'était-il pas entrain de s'inverser ? Ou s'envolait l'esprit cartésien de Tennessee ? Alors que sa confiance se voyait bafouée aussi facilement, elle refusait de prendre le rôle de la victime en demandant réparation pour cette offense. Non elle persévérait dans une protection dont Devos ne nécessitait probablement pas. Depuis toujours il se débrouillait seul, ne demandait jamais assistance à personne. Elle l'admirait pour cela, retrouvant en lui des côtés d'elle-même. Ils partageaient un éloignement du monde les entourant qui ironiquement les rapprochait. Et si par bien des aspects ils se croisaient sur de nombreuses intersections, en rien on ne pouvait les déclarer parfaitement similaires. Tennessee eut peu lui offrir de se tenir à ses côté alors qu'il avouerait tout à la rébellion, mais les incessantes et houleuses disputes qui opposaient Chris et Murphy se résumaient à un panorama vertigineux  « Le hic, plutôt épineux, c'est que tu l'as fait sans prendre la température, ni avertir personne ... » Le but premier se voulant d'être efficace, la bouclée assimilait parfaitement le mouvement, même légèrement trompe-la-mort. Elle ne remettait en doute à aucun moment la parole de Devos, elle se raccrochait encore à la certitude de sa sincérité « ... Alors ils vont se disputer, se déchirer et ça se résumera à perdre tout le temps que tu as gagné » D'ailleurs devait-on en débattre plus que ça ou tout simplement reprendre son voyage ?

Elle tortillait légèrement ses mains sans en avoir concience alors que les joues de Devos se coloraient doucement en rose. Sans doute que le fond de l'air se rafraîchissait, ce pourquoi il paraissait si songeur. Après tout elle venait de le rassurer, il pouvait compter sur elle, au-delà de toutes ces années, la mécanicienne ne lui posa jamais un seul problème. Pourquoi maintenant ? Ils mentiraient tous les deux par omissions, liés par ce "petit" secret qu'ils n'évoqueraient plus jamais. Si un doute, une absurdité le tourmentait il garderait la possibilité de s'ouvrir à elle. Mais là tout de suite, reprendre le cours normal de leur virée lui semblait impératif. Attraper au vol toutes ces petites sensations indésirables qui picotaient son âme pour les escamoter  dans un coin d'ombre. Effacer sur le tableau noire l'impression blanche que lui laissait les battements du cœur de Devos. Remettre en place tous les petits dysfonctionnements de la "machine" Tennessee. Alors la mécanicienne  bénit les paroles de Devos, venant telles des perles lumineuses apportées la lumière dans la caverne obscure ou elle se débattait. Elle lui saisit la main sur une impulsion, l’entraînant à sa suite avant de la relâcher , légère comme un papillon « Tu as raison ! Retournons aux choses sérieuses » Là-bas dans cette structure métallique doivent se dissimuler des trésors abandonnés depuis des décades ! Quel Gâchis !

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20/12/2016 ELOW ; 587 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 332
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Sujet: Re: Diamonds On The Inside
Dim 22 Oct - 1:03



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Diamonds on the inside.
29 mars 2117

Cette situation dangereuse avait éveillé quelque chose chez Devos. L’hypothèse qu’il aurait peut-être dû attendre un peu plus avant de se lancer. Clairement, il aurait dû prendre en compte des valeurs émotionnelles qui lui échappaient. Mais peut-être que cela n’aurait rien changé. Il y avait parfois des opportunités qui ne pouvaient pas apparaitre. Qui s’échappait rapidement. L’informaticien avait donc profité d’un instant idéal pour mettre en place un plan qui avait plutôt bien fonctionné. En réalité, il n’y avait pas eu d’erreur, de complication. Pas le moindre doute sur les rebelles et son existence. Le déménagement était sur le point de se mettre en place et rien ne semblait indiquer un contrecoup. Tout allait bien. Et tout devrait aller pour le mieux malgré tout. Pourtant, les doutes persistants, les pièges mis en place, la paranoïa grandissante… Devos ne pensait pas que ça grandirait autant. Il y avait un début, il y avait une fin. Mais pour ce sentiment-là, rien ne semblait vouloir l’arrêter. Et Devos ne comprenait pas. Malgré les preuves, les mots rassurants, malgré l'énorme probabilité, pourquoi ne pas passer à autre chose ? En quoi était-ce si difficile d’écouter sa raison plutôt que le reste ?

Peut-être bien qu’il était aussi vide qu’un robot. Faust qui était effrayé à cette idée, Faust qu’il critiquait dans ce sens-là pour au final être exactement ça : une machine. D’os et de sang, mais conditionné à réfléchir d'une façon si différente que beaucoup de choses lui échappaient. Ce qui était normal pour lui, ne l’était pas pour les autres. Il essayait de prendre ce facteur en considération, mais cela ne réussissait pas toujours. Alors naturellement, beaucoup le trouvait froid sans pour autant saisir la part de chaleur qui émanait de lui. Sans comprendre le sens de ces regards ou même de ces mots. L’image qu’on avait de lui était parfois si éloigné de ce qu’il était vraiment. Devos en jouer, pas par amusement, mais parce que c’était pratique. Pratique d’être ignoré, d’être laissé tranquille. Pratique de pouvoir faire ce que bon lui semble dans ce qu’il maîtrise le mieux. Il peut disparaître et revenir sans que ça ne pose de problèmes. Devos aimer croire que s’il essayait de s’adapter aux autres, peut-être que certains se sont adaptés à ce qu’ils pensent qu’il est. C’est un peu compliqué, mais Devos n’y réfléchissait pas. Pas en dehors d’un moment précis. Il avait plus important à faire, plus important à accomplir et il refusait de laisser des choses pareilles le détourner de ses actions. En quoi mettre un mot sur un sentiment l’aiderait dans sa quête de survit ? En quoi cela aiderait ceux qui survivaient avec lui ? C’est ainsi qu’il a toujours fonctionné. C’est pourquoi toutes ses pensées se tournent vers des projets et des missions précises.

Il ne baisse jamais les bras. Il est toujours en recherche de quelque chose. Toujours prêt à accomplir quelque chose. Que ça soit seul, pour les rebelles, pour la communauté en lui-même. Mais quand il avoua à Tennessee, ce fut alors ces fameux moments où tout autre chose disparaissait face à l’incertain. Il ne pouvait pas lui mentir, de toute manière ça n’avait jamais été une option chez lui. Garder le silence, agir seul, oui. Mais prétendre le faux, non. Et encore moins avec la seule personne qui arrivait à sincèrement le comprendre sans un quelconque manuel d’utilisation.


Je sais. Il baisse les yeux. Il a conscience que le temps gagné est en train de s’effacer face à la faculté des autres à se perdre dans le doute. Il va falloir arranger ça, d’une manière ou d’une autre. Il doit réfléchir, mettre un nouveau plan en place… Rien ne l’arrête. La rébellion a été créé pour une chose, une chose importante que même lui ne peut ignorer. Il doit se battre pour remettre les choses en place. S’il était l’auteur des problèmes, il pouvait aussi être la solution. Il ne doutait pas lui.

La jeune mécanicienne lui prit alors la main, l’entrainant vers les choses sérieuses. Les joues rosées de Devos ne s’en allèrent pas, alors qu’il ne rajouta rien. Les mystères l’attendaient, calmement. Un lieu inexploré cachant sans doute des trésors nécessaires à la communauté. D’un pas plus assuré, il marcha près de Tennessee, observant déjà ce qui pourrait lui être utile. Il en oublia la conversation précédente, parfaitement trier dans ses archives, pour se focaliser sur les découvertes. Accompagné d’une âme brillante, il savait qu’ils feraient ensemble des miracles. Rapidement, les deux acolytes se perdent dans leurs trouvailles pour se rendre compte que la marche du retour sera bien longue et épuisante. Alors une idée germe. Une nuit près des jeunes. Le sang de Devos s’inquiète, mais décide de suivre son amie. Il n’était jamais allé les voir…



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20/12/2016 ELOW ; 587 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 332
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Sujet: Re: Diamonds On The Inside
Dim 22 Oct - 1:04


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