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˜˜˜˜˜˜Diamonds On The Inside
maybe life should be about more than just surviving

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20/12/2016 ELOW ; 421 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 44
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Sujet: Re: Diamonds On The Inside
Ven 14 Juil - 20:11




Diamonds on the inside.
29 mars 2117

Peut-être… Ils pourraient s'y rendre, songea-t-il. Après tout, ils seraient difficiles de faire un aller-retour jusqu'au campement maintenant tant le trajet avait pris en longueur. Et sans doute que les jeunes étaient plus proches et plus enclins à les accueillir. D'ailleurs, toute action rebelle les concernaient, eux aussi. Devos aimerait sincèrement que les deux groupes se réunissent. Il y avait pourtant tant de choses à faire, tant de choses à accomplir avant qu'une action pareille se met en place. Et d'ailleurs, seraient-ils capables de pardonner à ces adultes ce choix suicidaire ? Il n'en savait rien, tout comme il était difficile pour lui d'imaginer la manière dont ils avaient survécu ici, seuls contre l'inconnu.

Sur terre, rien n'avait vraiment changé pour Devos. Outre le fait qu'il n'avait plus son poste d'informaticien, il restait celui que personne ne comprenait. Celui qui personne ne cherchait à comprendre. Jusqu'ici, cela ne l'avait jamais dérangé. Les autres n'avaient pas ces facultés mentales et par conséquent ne pouvaient pas saisir son esprit. Du moins, pas complètement. Il ne leur reprochait donc pas de ne pas rester avec lui, de ne pas lui parler, de pas se lier à lui, parce que quelque part, ça n'avait aucune importance. Cela ne modifierait en rien sa vie. Il n'y avait aucun impact. Pourtant, la société qu'ils avaient dans l'espace se transformait sur terre. Les hiérarchies semblaient s'effritaient et le regard sur les conseils n'était pas toujours rempli de respect. Cette chute du ciel avait été un réveil pour certain. Pour d'autres, c'était simplement un coup de chance d'être encore en vie. Dans tous les cas, les survivants devaient se soutenir et travaillaient ensemble. Ils devaient se reconstruire sur la planète, même si cela nécessite l'apprentissage de nouvelle compétence. Pour Devos, cela avait été étrange. Il avait approfondi son regard vers les autres, améliorait son empathie. La raison pour laquelle il était un rebelle, c’était parce qu’il comprenait très bien ce que l’expression ‘bien commun’ signifiait. Et c’est pour améliorer leur situation qu’il s’était engagé à modifier l’emprise du conseil sur eux. Changer la manière dont ils prenaient des décisions, changer la manière dont ils vivaient, tous, ensemble. S’il pouvait aisément se retirer de l’équation, cela ne signifiait pas qu’il pouvait ignorer les problèmes de ceux qui étaient là-haut, avec lui. Oubliez toutes les rumeurs qui donnent à Devos un égoïsme certain. Il était peut-être bien le premier à penser aux autres avant de penser à lui-même. La preuve, il travaillait toujours, il ne baissait pas les bras, et cela depuis les premiers jours. Il s’occupait encore de bidouiller et d’améliorer la vie de chacun. De tenir compte des ressources, de faire en sorte qu’ils ne manquaient de rien. Parce que Devos est obsédé par l’humanité et sa sauvegarde. Et quitte à sauver les derniers hommes intelligent de ce monde, autant que ces hommes soient profondément honnêtes, généreux et prêt à faire le nécessaire pour l’ensemble de la communauté.

Il le pensait vraiment. La terre leur permettait aujourd'hui de vivre plus librement. De ne plus être limité. Ils pouvaient transformer les choses et vivre. Réellement vivre. C'était l'occasion parfaite pour que les rebelles prennent les choses en main. Ils n'avaient pas à prendre le contrôle par force, ils pouvaient simplement rester dans l'ombre et continuer à agir de la bonne façon pour changer les mentalités. Les enjeux étaient différents et Devos l'avait tout de suite remarqué. Faust aussi, quelque part, s'était rendu compte des conséquences qu'avait eu la chute de l'Arche sur leur mode de vie. Peut-être que si elle avait été encore là, peut-être que Devos lui aurait fait part de ces idées… peut-être qu'elle aurait vu, tout comme lui, l'opportunité qui était à saisir. C'était sans doute son absence qui poussait Devos à agir différemment. Trop de temps à la chercher, à l'attendre, à ne plus bouger. Chris avait une place particulière dans la vie de Devos et certainement l'aurait-il suivi dans ces idées, mais il n'y en avait pas eu. Les rebelles s'étaient arrêtées de respirer, de bouger même. Et Devos avait agi.

Il avait sincèrement réfléchi à ce qu’il devait faire et aux conséquences. Les soupçons d’une taupe ne lui avaient pas échappé. Il l’avait vu venir. Pourtant, malgré ces tentatives de rassurer les siens avec un piège qui ne mènerait nulle part, il sent bien que tout change. Que la paranoïa prend le dessus. C’est les propos du Tennessee qui lui ouvre les yeux. Il est hors de question que les rebelles s’autodétruisent bêtement alors qu’ils étaient enfin de retour. Alors qu’ils avaient enfin un semblant de pouvoir entre les mains. Alors il doit le dire. Au moins a elle. Parce qu’il doit trouver une solution pour que les choses ne dérapent pas.

Il y a quelque chose d’amer au fond de sa gorge, alors qu’il rattrape la jeune mécanicienne. Non pas qu’il regrette de lui avoir dit. Mais c’est plus complexe, c’est surtout bien nouveau pour lui. Cela lui coupe le souffle alors qu’il a Tennessee entre les bras. Il ne veut pas lui faire du mal, mais surtout, il ne veut pas qu’elle le regarde comme s’il était un ennemi à abattre. Comme s’il était un inconnu. Maintenant qu’il dépose de nouveau entre eux un peu de distance, il se demande comment choisir les bons mots pour la rassurer, lui faire comprendre qu’il n’avait en rien cherché à détruire ce qu’ils avaient tous construit. C’est un coup qu’il reçut. La force n’était pas énorme et la douleur minime, mais Tennessee ne s’arrêta pas et Devos ne bougea pas.

Si je dois dire la vérité, je le ferais. Les doutes de chacun auraient dû se dissiper depuis longtemps, mais si j'ai bien compris, ça ne fait qu'empirer… Finalement il dépose sa main sur son épaule, exactement là où elle venait de le frapper plusieurs fois. Je ne pouvais plus attendre. Depuis que nous sommes sur terre, c'est comme si nous étions tous coincé à attendre que quelque chose nous réveille. Je n'ai pas pu ignorer l'opportunité qui s'est présentée. Ce déménagement devait avoir lieu. Pour nous tous. Il n'osait plus bouger, vraiment. Ni avancer, ni reculer. Il refusait d'ailleurs de quitter Tennessee des yeux. Je n'ai trahi personne. Je ne suis pas une taupe, il n'y en a pas. Il n'y en a jamais eu. Il se rendit alors compte qu'il avait besoin de rajouter quelque chose. Un mot qu'il n'avait, jusqu'ici, jamais réellement prononcé.

Je suis désolé. Mais je sais que j'ai fait la bonne chose.


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14/11/2015 Isa & I 3091 Katie Melua Kyran adorable & Avengedinchains & Lux aeterna Mécanique & Nanotechnologie 90
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Sujet: Re: Diamonds On The Inside
Lun 17 Juil - 19:20


Devos & Tennessee #Tennevos

« On verra plus tard  » Quand ils auraient finit leur investigation de ce lieu. Au fond ils ne savaient pas combien de temps ça prendrait, et si ça se trouve ils seraient obligés de dormir sur place. Alors une petite halte chez les cent ne pourrait être que bienvenue avant de reprendre le chemin qui menait vers l'Odyssée. De plus ils ignoraient ce qu'ils trouveraient là, et s’ils estimaient que ça valait la peine de ramener quelque chose, faudrait voir si à deux ils atteindraient la capacité de chargement requise. Car oui, Tennessee possédait une certaine force mais La mécanicienne restait malgré tout assez frêle. Bien qu'on pu distinguer quelques muscles aux mollets qui témoignaient de ses habituelles marches dans la nature. Sa véritable énergie résidait dans son mental qui semblait toujours contourner les difficultés - ou les absorbées parfois - pour en venir à une solution que généralement elle seule trouvait évidente. Toujours en mouvement, soit elle fatiguait celui qui la côtoyait, soit elle lui insufflait de l'énergie. Elle supposait que les tous ces jeunes les dévisageraient, avec pour certains des regards durs et suspicieux et pour d'autres des expressions beaucoup plus ouvertes. Voilà ce qu'elle avait pu constater lors de sa visite auprès d'eux à Noel. Selon la mécanicienne il fallait simplement leur prouver leur bonne foi, et mettre cartes sur table. Elle en reparlerait à son compagnon quand leurs recherches de l'endroit toucheraient à leurs fins.

De son côté, avant que d'apprendre l'étonnante nouvelle au sujet du fameux espion qui triturait les cerveaux des rebelles, Tennessee ne jugeait jamais Devos. Ni personne en général, même si elle remarquait des comportements étranges chez les siens. Tant que ça ne mettait pas sa vie en danger elle laissait vivre les autres à leur mode, estimant que ce serait perdre du temps que de les disséquer des heures entières. Si les gens souhaitaient qu'on les comprenne, pour elle, il suffisait qu'ils s'expriment clairement et surtout sans pleurnicher. Cette propension de sa race à se répandre en plaintes et bavardages l'agaçait prodigieusement. Et dépassait très souvent son entendement. Chez son ami, oui elle utilisait ce terme-là dorénavant, aucune de ces fioritures. Devos ne tournait pas autour du pot, avec lui pas besoin de se triturer l'esprit, de faire attention à sa façon de formuler ses idées, il captait tout de suite. Et de son côté il ne passait pas quatre chemin pour énoncer ce qu'il voulait aborder. Sur l'Odyssée, elle l'appréciait déjà beaucoup, le travail avec lui se résumait toujours au simple mot : Plaisir. Mais sur terre elle le découvrait, parce qu'elle s'attachait à lui au fil des jours, et notait donc les petites anecdotes ou les petites failles qui le concernaient. Et il ne la décevait jamais. Mais Tennessee, elle devenait un peu aveugle aux défauts de ceux de son petit cercle. Un peu comme une maman ours, elle prenait tout sans rien jeter. Alors qu'elle pouvait se révéler extrêmement blessante avec tous ceux qui n'y figuraient pas. Injustice quand tu nous tiens ...

On peut bien dire : Adieu Prudence ... Voilà pourquoi elle n'a absolument pas vu venir cette situation, et que de plus ça lui coupe légèrement le souffle. Ça la peine grandement qu'il ait comploté dans son dos sans se confier. Quoi ? L'aurait-elle aidé sinon ? Impossible de répondre désormais, mais probablement l'aurait-elle envisagé. Après avoir certainement tenté de lui faire changer d'avis vainement. Le pincement qu'elle ressent la surprend quand elle comprend le recevoir plus personnellement que de s'offusquer pour le mouvement lui-même. Et Devos il ne bouge pas d'un centimètre « t'es même pas ébranlé !» Souffle-t-elle ignorant sur le moment la suggestion de ce dernier. Elle le vise plus physiquement que moralement. Car momentanément elle se retrouve dans un domaine ou elle perd pied la Bouclée. Émotionnel. Elle veut pas, elle ne comprend pas, elle repense à ce battement dans la poitrine de son ami, si fascinant. Alors sans avoir prémédité ce geste, son pied la ramène vers lui de quelques centimètres, puis l'autre... Jusqu'à ce qu'elle puisse tendre son bras et poser sa main à l'emplacement du cœur de Devos. Bien sur ce n'est qu'un organe qui pompe le sang pour qu'il circule dans tout le corps, pour tenir en vie l'homme qui se dresse devant elle. Et toutes ces expressions que la bouclée juge stupide lui tournent bêtement dans la tête. Ou s'est barré ta logique de Tennessee ? « Mais là dis-moi, tu ne m'as pas trahie, tu es toujours avec nous ? C'est ce qui importe le plus ... Tu ne nous as pas détruits ?   » Attend-t-elle réellement quelque chose à cette demande, ou laisse-t-elle échapper ses craintes malgré elle ?

Tennessee secoue farouchement sa tignasse sauvage tout en levant son visage vers le ciel azuré qui transparaît en travers la cime des arbres. Non, la solution ne viendra pas d'un dieu imaginaire, elle va devoir la concocter avec ce truc impalpable nommé âme que chacun possède. D'après les rumeurs elle représenterait l'essentiel de l'être. La mécanicienne jongle dans tous ces sables mouvement affectifs. Alors plusieurs mots franchissent ses lèvres de leur propre chef « Oui ... Non tu me l’as dite la vérité ... je pense ... Je crois que ça suffira  » La silhouette de Murphy « Oui je t'ai écouté, tu as voulu prendre des raccourcis c'est ça ? Tu te sentais impatient, tu voulais que ça bouge alors tu as joué double jeu ... J'ai juste besoin de savoir que tu ne nous a pas mis en danger ... Parce que tu as peut-être trahi personne selon ta conception mais je crois que ... eux ils le verraient pas de cette manière ... Pas directement en tout cas, et ce serait dommage que tous ces efforts là que tu as fait tombent à l'eau » Et puis surtout Tennessee ne se résout pas à jeter Devos aux chiens, à l'ingratitude, aux reproches... Elle ne supporterait pas de le voir malmener, ni de le voir exclu de sa vie. Inenvisageable ! « Tu me promets qu'on aura pas de retombées venant du conseil ? »

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20/12/2016 ELOW ; 421 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 44
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Sujet: Re: Diamonds On The Inside
Lun 17 Juil - 21:42




Diamonds on the inside.
29 mars 2117

Il se souvient parfaitement de la première fois où Tennessee avait croisé sa route. L’univers tout entier illuminé l’Arche de loin et les survivants de l’espace suivaient les règles sans broncher. Les jours et les nuits ne semblaient pas réels et déjà à l’époque Devos avait un réel mal à trouver ce sommeil qui semblait n’appartenir qu’au privilégié. Depuis tout jeune, il est incapable de suivre les règles correctement. Tant qu’il voit une autre solution, pourquoi s’embêter ? Toujours en décalage, toujours à foutre son grain de sel là où il ne faut pas, il n’avait jamais réussi à se taire quand il le fallait. Il n’avait jamais réussi à trouver les bons mots non-plus. Jusqu’à ce qu’elle apparaisse. Plus jeune que lui, mais pas plus idiote, elle semblait comprendre ces mots et ses idées. Elle, elle semblait vivre dans le même monde que lui. Il ne sait pas vraiment si les sentiments qui l’ont traversé ce jour-là était ce qui pouvait se comparer à du soulagement, mais peut-être. Parce qu’il savait qu’une personne, une seule, pourrait peut-être le soutenir le moment venu. Travailler avec elle a donc toujours été un plaisir. Un vrai plaisir. Il n’y a pas de réflexion avant la prononciation de ces phrases. Il n’y a pas de jugement dans ces regards. Il n’y a qu’une connexion, réelle, fluides et sans bug. Sans pause. Pourtant, dans le ciel, il n’avait jamais réussi à trouver le bon mot pour la décrire. Etait-ce ça, l’amitié ? Il n’en avait sérieusement aucune idée et il n’était jamais nécessaire de poser ce terme sur leur relation. Sur terre, en revanche, les choses ont basculés. Peut-être parce que Devos se pose plus de question. Peut-être parce qu’il réfléchit trop et constamment. Il a la sensation de devoir redéfinir chaque chose, chaque geste même, tant la terre modifie les choses qu’il a connu ou qu’il croyait connaitre. Quelque chose, pourtant, lui parut des plus évidents. Il avait entièrement et complétement confiance en Tennessee.

Il ne doute pas de ce qu’elle fait, de pourquoi elle le fait. Il sait. Naturellement. C’est comme si quelque part, ils étaient deux logiciels dont une partie codée étaient identiques et complémentaires. C’est cette confiance qui le pousse à s’ouvrir, à avouer. Quitte à rester dans le secret, il y a une personne qui peut savoir ce secret et c’est elle. C’est cette mécanicienne qui cache des surprises derrières ses expressions parfois sévère. Ils étaient sans doute les deux êtres les plus honnêtes de toute l’Arche. Les plus enclins à comprendre la force du mot justice et à vouloir l’appliqué. Malgré le secret qui s’était imposé à Devos dans ses actions, c’est bien sa volonté de rebelle qui l’avait guidé tout de long. Une fois concentré, une fois décidé, il était difficile de l’arrêter. Devos calculait alors toutes les possibilités. Il envisageait chaque situation. Il vérifiait les conséquences possibles, les retombées et automatiquement réfléchissait à des moyens de limiter les dégâts. La raison pour laquelle il n’a rien dit, c’est bien parce que tout autre implication aurait pu faire échouer la mission. C’est bien aussi parce qu’il est prêt, dès le départ, à porter seul les mauvais échos de ces actes. Sauf qu’il était persuadé qu’il n’y en avait pas. Outre cette crainte d’une taupe, il ne risquait rien lui. Eux, ils ne risquaient rien non-plus. Le conseil était toujours dans le flou concernant les rebelles. C’était avantage précieux que Devos ne voulait pas perdre.

Quand Tennessee le frappe, Devos ne bouge pas. Quelque part, il mérite peut-être cette violence physique. Parce que maintenant qu’il a dit les choses toutes hautes, il se sent coupable de ne pas lui avoir révélé les choses plus tôt. Il y avait peut-être eut des bons moments, mais Devos avait enfoui tout ça au fond de lui, comme si tout était déjà réglé. D’une autre, il est prêt à accepter qu’elle s’attaque à lui si elle en a besoin. Elle a bien le droit de lui en vouloir, elle a le droit de réagir à sa façon face à ce qu’il avait fait. Lui de réaliser par l’étendue de son geste, ni même la manière dont les autres risquaient de le prendre. Son incapacité à exprimer correctement ces émotions l’empêchaient aussi de comprendre certains signes. Ce qui l’inquiète, ce n’est pas ces coups, mais plutôt ce qu’elle pense de lui. Est-ce qu’il a perdu la place qu’il avait ? Est-ce qu’il a brisé cette confiance qu’ils partageaient ? Perdu dans ses pensées, à moitié en train de réfléchir à ce qu’il doit dire pour rattraper la situation, il se surprend à ne plus respirer alors que la main de Tennessee se pose sur son torse. Il ne s’autorise à respirer que lorsqu’elle reprend la parole, curieux de l’entendre plus calme d’un coup.

Jamais. Il n’a pas besoin de sentir offensé par ces mots. Elle peut lui poser la question, surtout maintenant. Il ne pouvait pas trahis les rebelles parce qu’ils se battaient pour eux. Pour chacun d’eux. Il pose alors sa propre main sur celle de la jeune femme, regardant étrangement se contact. Je suis incapable de te trahir, Tennessee. Une vérité absolue. Elle, peut-être plus que les autres. Peut-être à égalité avec Chris et Murphy. Avec Faust, aussi, même si elle est désormais la disparue. Ensemble, ils étaient devenu quelque chose pour lui. Quelque chose de puissant. Chacun à sa façon. Chris était comme un frère. Ils étaient si différents et pourtant, quelques choses avaient germé avec le temps. De la même manière que Faust et Murphy avaient pris leurs places, parfois même jusqu’à toucher Devos d’une nouvelle façon. Il pouvait trahir le monde, mais pas eux. Surtout pas eux. Parce qu’il avait beau prétendre n’aimer personne et trouver ce terme ridicule, il les aimait eux. Sincèrement.

Tu penses ? Vraiment ? Il l’espère. Il se dit prêt à le dire si c’est nécessaire, mais n’a aucune idée de la manière dont les autres pourraient réagir. En pleine réflexion, c’est comme si Tennessee semblait reprendre la connexion qui les unissaient. Silencieux, il se surprend à se sentir rassurer par ses paroles. Nous ne sommes pas en danger. J’y ai veillé. Et je n’ai pas agi parce que j’étais impatient. J’ai agi parce que nous étions en train de nous perdre. Parce que le temps était, à ce moment-là, contre eux. Attendre, patienter que quelque chose se bouge… Ils n’auraient rien pu faire. Ils avaient plus de possibilité maintenant, plus d’option. Que la mécanicienne le comprenne indiquait Devos qu’il avait bien fait. Que les choses pourraient s’arranger.

Il n’y en aura pas. Je te le promets. Il s’était avancé, comme pour mieux ponctuer sa promesse. Comme pour qu’elle analyse entièrement son regard.

Spoiler:
 

 

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