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˜˜˜˜˜˜meet me in the middle (Ciro)
maybe life should be about more than just surviving


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28/07/2015 avengedinchains 1234 Rose Leslie ava lux ♥ ; sign by ALAS Mercenaire et voleuse 32
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Sujet: meet me in the middle (Ciro)
Mar 21 Mar - 16:54

» Meet me in the middle
Douce Astrid qui observe l’hiver se défiler. La rousse est là, droite, au cœur de la forêt, à toucher du bout des doigts les plantes qui ont commencé à pousser. A croire qu’elle n’a pas vu le changement de météo, à croire qu’elle ne s’attendait pas vraiment à voir la météo changer. Elle est toujours assez surprise. Elle sait pourtant qu’au niveau du désert, ça annonce à nouveau les grosses chaleurs vraiment étouffantes. Mais elle y est habituée, bien sûr. Et c’est sans doute mieux comme ça. Mais en parallèle, elle sait aussi que les situations ne sont pas des plus agréables pour tout le monde. Qu’elle supporte ou non la chaleur, quand tout est vraiment étouffant, c’est une autre histoire. De toute manière, elle n’est même pas à la cité, et c’est sans doute le point le plus important de tout ceci. Au cœur de la forêt, glissée dans des vêtements chauds confectionnés par Basile, elle profite de la fraîcheur, incapable de comprendre pourquoi elle préfère cette météo à celle qu’elle a toujours connu. Mais à quoi bon tenter de comprendre son propre comportement hein ? S’il nous échappe, qui peut bien nous aider à le comprendre ?

Elle s’étire, soupire, finit par passer une main dans ses cheveux. Elle ne sait pas vraiment quoi faire de son temps. Elle n’a aucune piste quant à un homme qui aurait pu s’échapper, et de ce fait, n’a pas vraiment de boulot à réaliser. Ce qui n’est pas plus mal, si on veut son avis. Elle n’a pas forcément besoin de se prendre la tête quant à un boulot ou autre chose. Elle profite de son temps libre et de temps à autre, elle ne cache pas que ça fait du bien. Il n’est pas forcément toujours nécessaire de courir après les esclaves en fuite, ou de courir après les gens qui n’en valent finalement pas la peine. Et puis bon, c’est épuisant, aussi, elle ne va certainement pas le nier.

Ses pas l’ont emmenée au bord de l’eau. Les pieds nus, elle les y glisse pour savourer le contact. La première seconde est difficile, bien sûr. Tout est trop froid, et elle frissonne légèrement. Mais elle ne retire pas ses pieds et elle continue d’en profiter parce qu’elle ne voit pas en quoi ce serait un problème. Il n’y a jamais personne de ce côté de l’île, si ce n’est quelques bateaux qui viennent s’arrêter là. Non sans un réel besoin, ou une quelconque utilité. Un bateau se trouve là, d’ailleurs. Et l’idée la traverse d’aller fouiller l’intérieur pour voir si elle ne trouve pas quelque chose d’intéressant. Pourtant, il y a du mouvement, alors elle hausse les épaules. Pas la peine de courir le moindre risque, autant rester à bonne distance, pour le moment. Astrid n’a pas pour vocation de perdre la vie parce qu’elle n’a pas suffisamment réfléchi au moment de voler quelqu’un. Il peut y avoir une dizaine de personnes à bord, comme moins, ou même plus. Et elle préfère ne pas prendre autant de risque.

Alors, elle s’éloigne un peu, avant de se faire repérer. Ils ne doivent pas être là depuis longtemps et vont sans doute chercher à explorer, ou autre chose. Les visiteurs ne sont jamais discrets. De ce côté de l’île, encore une fois, il n’y a pas grand monde qui se pointe. Et elle, elle est assez curieuse, elle ne va pas le nier. Mais elle préfère quand on l’imagine faible, alors elle cache son arc et ses flèches dans un coin, sous suffisamment de végétation pour qu’on ne le voit pas. Elle n’a pas besoin de ça, pour tuer. Ses couteaux, son fouet sont bien suffisamment. Pour le reste, la fragilité de son corps adoucit les méfiances. Mais la fourberie de son esprit peut obtenir bien des choses… Alors oui, elle a hâte d’en croiser un.


notes » w/ Ciro, à la lisière de la forêt, au bord de l'eau, le 21/03/2117

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11/03/2017 ELOW ; 300 MATHIAS LAURIDSEN ELOW ; CRÉATEUR D'ARCS ET DE FLÈCHES, HOMME DE MAIN ET DE FOI DÉVOUÉ. FAUX IDIOT AUX PENSÉES PRONONCÉS. 71
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Sujet: Re: meet me in the middle (Ciro)
Jeu 23 Mar - 19:09




meet me in the middle.
21 MARS 2117

La tête baissait, affrontant en silence le rayon de soleil qui se posait droit sur lui, Ćiro ramait. Il gardait un rythme, ni trop rapide, ni trop lent, juste assez pour qu'il ne s'épuise pas trop vite et qu'ils puissent rejoindre l'autre côté sans craindre que le navire bascule du mauvais côté. Ils n'étaient pas nombreux, il ramait avec une autre. Ils ramèrent durant de longues minutes, peut-être même heures, dans le silence le plus total, à sentir le regard de sa sœur posait sur lui. L'opposition n'était pas une option. Pas avec elle. Il devait laisser ses outils et ses projets de côté le temps d'une journée.

Il n'y avait jamais rien de plaisant dans l'idée de traverser la mer, d'être si proche de l'eau. Surtouts pour elles. Ćiro le savait bien. Il prétendait partager ces mêmes peurs.

Ils ne tardèrent pas à arriver, à mettre un pied sur la terre ferme du continent que Ćiro ne connaissait absolument pas. Lui, ça ne l'avait jamais tenté de venir jusqu'ici, de découvrir et traverser cette forêt aussi effrayante que sa jungle. Alors qu'il tire la barque, il essaye de ne pas penser à l'inconnu qu'est ce continent. Toutes ces choses qu'il ignore, se trouvent là, à quelques centimètres de lui. Le danger comme la nouveauté est à portée de main. Comme il l'avait pressenti, son rôle n'était que mineur dans cette aventure. Une fois sur la terre, sa sœur lui confia une mission des plus simples. Rester là. Près de l'eau, près de leur moyen de retour. Les femmes, précieuses et entêtées, s'en allèrent sans un mot de plus. Ćiro les observas disparaitre dans les feuilles, rapide et discrète, sans se soucier de ce qui lui pourrait faire dans l'attente. La chaleur de ses muscles le poussa à s'asseoir sur les galets de cette côte, attendant que sa respiration retrouve une normalité qui lui était propre. Les bruits naturels de l'environnement qui l'entourent prirent possession des lieux et Ćiro ferma ses yeux un instant. Un tout petit instant.

Parce qu'il avait le temps, il le savait. Des heures sans doute, avant qu'ils reviennent ici. Les mains dans les cheveux, il se recoiffa un peu bêtement avant de regarder derrière lui. Il fronça les sourcils face à la forêt. Le soleil avait beau réchauffer un peu sa peau, le froid de la saison restait mordant. Il n'échappa pas à un frisson, avant de se lever. Il se dirigea au bord de l'eau, puis se mit à marcher dans la longueur, évitant d'entrer en contact avec le liquide. Son corps semblait se libérer des chaines qu'il s'impose continuellement et Ćiro en profite pour s'étirer, siffloter, rire aux images qui apparaissent dans son esprit. L'imagination est faite pour l'aider à voir l'improbable et ça, ça le fait toujours sourire. Il imagine sa sœur se retrouver dans des situations aussi gênantes qu'extravagantes.

De nouveau, il jette un coup d'œil derrière lui. Le bateau plus loin est immobile, toujours là comme s'il avait fait partie du décor qui l'entourait depuis des décennies. Il baisse son regard sur ses mains, toujours aussi rouge et vif qu'à son arrivée. Elles sont étranges, ses mains. Préparé à subir le pire depuis qu'il travaille le bois, sans pour autant éviter de se retrouver blessé et saigné. Il fait un pas de plus, se baisser et plonge ses deux mains ouvertes dans l'eau glacée. Ses yeux se perdent alors dans l'eau claire, alors que ses mains changent de main. Il devait finir des flèches aujourd'hui, sceller ces pierres taillées à ces branches de bois sculptés. Il a tout laissé sur ordre de sa sœur, sans lui faire le moindre reproche, sans oser une seule seconde lui refuser ce qu'elle désirait. Il retira ses mains de l'eau, les agita légèrement, avant d'entendre un bruit. Seules les gouttes d'eau s'échappant de ses doigts semblaient résonner désormais. Dans un élan de paranoïa totale, il se releva, essayait de trouver la moindre source d'information.

Non… Non, non, non. Le voilà qui souriait et riait de nouveau. Il cessa de regarder derrière lui pour faire marche arrière, rapidement. Quelques pas seulement. Oui, deux, avant de se retourner de nouveau et de la voir, elle. Il laissa échapper un cri, léger et timide, mais signe d'une surprise évidente. Oubliant toute tactique de défense, il se contenta simplement de demande :

Etes-vous réelle ? Il n'y avait pas forcément de peur de sa voix, mais simplement un étonnement palpable. Il s'attendait à devoir être l'unique compagnie de ces prochaines heures. Il était d'ailleurs convaincu qu'il ne croiserait jamais la route d'aucune mauvaise âme du continent. Mais peut-être que la déesse avait d'autres plan pour lui. En attendant, et parce que Ćiro n'était pas assez doué pour savoir si instinctivement quelqu'un était mauvais ou non, il se contenta de rajouter avec une douceur certaine : J'espère que vous l'êtes.


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28/07/2015 avengedinchains 1234 Rose Leslie ava lux ♥ ; sign by ALAS Mercenaire et voleuse 32
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Sujet: Re: meet me in the middle (Ciro)
Mar 11 Avr - 22:31

» Meet me in the middle
Astrid aimerait voyager. C’est une chose qui se glisse au creux de ses reins parfois, lorsqu’elle voit un bateau au loin, ou lorsqu’elle vient ici. Elle ne prétend pas que c’est déjà arrivé, elle ne se permet pas de croire que ça finira par arriver. Partir sur un bateau, ça représenterait un très long voyage, elle l’imagine. Elle refuserait, en tout cas, de tout laisser tomber juste pour ça. Partir longtemps, ce serait peut-être vu comme une trahison, et elle ne peut pas prendre ce risque. Dans le désert, les règles sont sévères ou en tout cas, on ne tolère pas vraiment les longues absences qui peuvent être prises comme des départs. Et il est difficile de prouver que ce n’en est pas un lorsqu’on s’absente aussi longtemps. Elle, elle n’a pas la chance de jouir d’un environnement Rahjak responsable et motivé. Elle n’a pas la chance de pouvoir prétendre que tout son monde a toujours été dans le désert. Tout est bien plus compliqué que ça. Et Astrid n’a donc pas la chance de profiter de ce monde comme il le voudrait. Parfois, tout est trop compliqué à comprendre pour essayer d’y arriver. De ça, la jeune rousse en est convaincue et hors de question pour elle de chercher plus loin. Mais son esprit divague et se perd, c’est vrai, quand elle se permet de rêvasser. Et là pour le coup, c’est rêveur. Il serait tellement facile de monter à bord, de se cacher dans un coin et de rester là… Mais ce n’est pourtant pas comme ça que ça marche et elle ne risque pas de l’oublier. Alors elle reste éloignée, et elle préfère attendre de voir à quoi peut bien ressembler l’équipage. Pieds nus, les mains vides, elle paraît inoffensive mais c’est une idée que l’on se fait. Son fouet est noué autour de sa taille, ses couteaux sont dissimulés par la robe. Surtout celui accroché à sa cuisse. Elle ne perd pas la raison en se mettant à rêver. Elle en est loin.

Non… Non, non, non. La voit la surprend, elle sursaute et se retourne, la main sur la taille. Elle se demande si ce n’est pas le bon moment pour sortir le fouet, ou une arme pour se défendre. Elle regarde en direction de là où elle a laissé son arc, il serait facile de l’attraper. Pourtant, elle ne bouge pas. Courage, impulsivité ou stupidité. Il est impossible de vraiment trouver la bonne réponse. Et en fin de compte, elle n’en a pas vraiment envie. Elle s’avance vers la source de la voix, la tête penchée par la curiosité de voir ce qui pourrait bien se passer. Alors quand elle avance et qu’il pousse un cri, elle réalise que c’est son tour d’être surpris. Elle qui pensait qu’il l’avait vu. Ce n’est visiblement pas le cas. Elle sourit légèrement, un peu perdu face à l’homme qui se tient devant elle. Il semble perplexe, perturbé. Un peu à côté de la plaque également. On n’y comprend pas grand-chose. Etes-vous réelle ?. La question la prend par surprise et elle fronce les sourcils. Comment peut-il lui demander si elle est réelle ? Il n’a donc pas l’habitude de voir quelqu’un ? Quelqu’un ou une fille ? Autant dire qu’il est un peu étrange d’entendre une telle question. Alors elle reste là, un peu incertaine de la marche à suivre ou de ce qu’il est bon de dire. En tout cas, il n’a pas l’air terrifiant ou même menaçant, et elle ne sait pas très bien ce qu’elle pourrait faire. « Je crois que je suis réelle. Tu veux me toucher pour être sûr ? ». Elle ne sait même pas pourquoi elle se met à dire ça. Mais bon, est-ce qu’il y a une réelle solution pour montrer à quelqu’un qu’on est réel ? Prétendre l’être, ce n’est pas une manière de lui laisser supposer que ce n’est pas forcément le cas ? C’est une affaire complexe, si on peut le dire ainsi. Et il est préférable de ne pas réfléchir.

J'espère que vous l'êtes. C’est son jour de chance alors, puisqu’elle l’est, mais dans ce cas, qu’est-ce qu’elle est supposée en dire ? Et comment doit-elle le dire, en plus de ça ? C’est compliqué, si on peut le dire comme ça, et il est préférable de ne pas réfléchir. Il est touchant et intriguant. Alors forcément, elle a envie de lui parler un peu plus. Mais il ne peut pas être venu dans le coin de lui-même non plus, hein ? « Ils sont où, les autres qui sont venus en bateau ? ». La curiosité la dévore. Elle se demande si lors d’une première virée, elle se mettrait à vomir parce que ça tangue. C’est ce qu’on lui a raconté, une fois. « Et encore une fois, oui, je suis réelle, vraiment. Tu viens d’où ? ». Deux îles. Deux possibilités. Ou plus ? Si ça se trouve, il s’agirait d’une contrée éloignée que personne ne connaît, c’est possible aussi. Mais il est impossible de vraiment savoir.


notes » w/ Ciro, à la lisière de la forêt, au bord de l'eau, le 21/03/2117

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Sujet: Re: meet me in the middle (Ciro)
Lun 17 Avr - 16:28




meet me in the middle.
21 MARS 2117

La curiosité n'était pas une chose réelle chez Ćiro. Il observait oui, mais que lorsque quelque chose attirait son regard. Que lorsque cela semblait assez intéressant pour apporter en lui de nouveau savoir. C'était connaitre l'inconnu qui représentait plus à ses yeux et qui effaçait toute réelle envie de curiosité naïve. Puis ses oreilles s'égaraient souvent, il entendait des choses qu'il ne devrait pas. Des histoires qu'il n'était pas censé saisir. Et ça, ça lui donnait de la force. Comme si le jeune Kovarii se nourrissait de tout ce qu'il n'était pas censé connaitre. C'était bien son droit, à lui, de conserver toutes ses informations. Parce qu'il a toujours peur, même aujourd'hui, d'être exclu. D'être abandonné. Il a toujours peur que sa mère décide de le laisser sur le continent, de le laisser avec les autres hommes parce qu'il était un homme. C'était hors de question. Et Ćiro était prêt à tout pour conserver sa place. Même petite. Il était prêt à faire ce qui était nécessaire.

Ce voyage, il n'avait pas été prévu. Ćiro a tout de suite accepté de faire ce qu'il faut pour les accompagner, parce qu'elles avaient besoin de lui. Maintenant, il se demandait bien quoi faire en attendant, regrettant de ne pas être parti avec elles finalement. Malheureusement, il n'était pas en pouvoir de décider quoi que ce soit et il laissait volontiers la forêt aux femmes qui savaient bien mieux se débrouiller que lui. Son rôle était donc simple. Rester là. Attendre en silence leur attendre. Il le ferait. Il le ferait, mais un rien ne pouvait changer une situation et il n'avait aucune idée de ce que cette terre pouvait vraiment lui réserver. Il se fichait pas mal de ce qui pouvait se trouver ici. Pour être honnête, il était déjà impatient de retourner chez lui. De retourner auprès de ses arcs à moitié construit. De ces armes qu'il fabriquait. Il avait déjà hâte de retrouver son espace, son monde. De retourner au centre même de l'univers de sien. Plus il restait là, plus il perdait du temps. Il le sentait. Ce n'était pas comme s'il pouvait croiser quelqu'un avec qui discuter de ce monde dont il ignorait tout. Peut-être avait-il d'autres façons de faire – et c'était bien là la seule chose qu'il aimerait savoir.

C'était comme si quelqu'un avait entendu sa pensée. Car il était peut-être idiot avec le monde, mais il ne l'était pas intérieurement et pouvait naturellement reconnaitre que quelqu'un ou quelque chose approchait. Une chose était là, alors Ćiro use de son arme la plus efficace et naturelle du monde. La naïveté. Ces quelques mots avaient signalé sa présence à lui, maintenant c'était au tour de l'autre personne. Où de l'animal. Mais même s'il aurait préféré qu'une bête apparaissent – une bête inoffensive – c'était finalement une femme. Une femme. Cela le surpris vraiment, au point qu'il laisse les mots sortirent seuls. Etait-elle réelle ? En voilà une question digne de sa stupidité. Ils en avaient des centaines dans le style. Elle semblait d'ailleurs un peu confuse face à sa question, lui il attendait une réponse. Ses yeux s'écartent alors qu'elle donne une réponse. Comme si l'entendre confirmait tout. Il hésite à lui demander s'il peut vraiment la toucher, mais se ravise. Son sourire se fait alors plus grand. Il espérait qu'elle l'était, parce qu'elle était jolie. Une preuve nouvelle que la déesse était la meilleure. Elle avait apporté en ce monde des femmes extraordinaires.

Elles sont parties. Dit-il simplement, faisant un signe de la main pointant une direction de la forêt assez vague. Il n'allait pas réellement révéler la direction à laquelle elles étaient parties, ni même donner des détails. Ce n'était pas nécessaire. Par contre, il pouvait parler de lui. Je dois attendre. C'est mon travail. Il le dit comme si c'était la plus belle tâche du monde, comme si c'était une évidence. Il en profite pour montrer le bateau, un peu plus loin.


C'est une excellente nouvelle ! Je ne sais absolument pas ce que ces terres peuvent cacher, alors je me suis dit que peut-être vous n'étiez qu'un rêve. Il la regarde dans les yeux puis baisser automatiquement son regard comme si c'était trop pour lui. Il rit de nouveau, timidement presque. Je n'oserais pas, je ne peux pas… Il rougit. Enfin, vous touchez quoi. Comment oserais-je ? C'est… inapproprié. De toute manière, je suis bien content de ne pas devoir attendre seul. Je ne sais franchement pas quoi faire ici. Il regarde les pierres sur le sol, l'eau qui va et viens doucement. Non, il n'y a rien à faire. Il n'y a que l'attente. Puis, il se souvient de la question qu'elle avait posée et semble revenir à la réalité.

Oh. Je viens… eh bien… de l'autre côté de l'eau.


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Sujet: Re: meet me in the middle (Ciro)
Mar 9 Mai - 10:18

» Meet me in the middle
Ce gars, il a l’air un peu trop perché pour elle. Astrid n’a pas pour habitude de rencontrer des personnes qui viennent d’une autre île. Ici, tout le monde est un peu pareil et on n’a plus vraiment ce genre de surprise. Mais là, pour le coup, elle s’y perd carrément, incapable de déterminer ce qu’elle pourrait bien dire à propos de tout ça. C’est perturbant, c’est tout ce qu’elle sait. Et en parallèle, elle n’a pas vraiment envie de réfléchir. C’est mieux comme ça. La rousse n’est pas certaine que ce soit évident, à chaque instant. Par moment, d’ailleurs, ça ne l’est pas du tout. Les choses sont comme elles sont. Là, elle fait face à un homme d’une autre ile et il est carrément différent des hommes qui sont ici. Et elle ne saurait même pas expliquer en quoi. Ca lui plaît bien pourtant, et en même temps, ça la perturbe aussi. Il fait « mou » si on peut le dire comme ça. Et on est un peu tenté de lui remuer le derrière pour que ça passe un peu mieux. Mais ce n’est malheureusement pas comme ça que ça fonctionne. Elle est tentée de le secouer ouais. Mais ele ne sait pas vraiment comment.

Elles sont parties.. Dommage, elle aurait été contente de les découvrir. Surtout qu’il a dit « elles » et que donc, il n’est accompagné que de filles. Et ça change quoi. Une embarcation de femmes. C’est assez plaisant. Elle aurait aimé converser avec elles. « Que des filles alors ? Et tu es le seul homme du lot ? ». Ici, bien que certains hommes semblent tout faire pour se convaincre qu’ils sont supérieurs, ce n’est pas franchement le cas. Et elle n’hésite jamais à le rappeler. C’est même mieux comme ça, quand on y réfléchit. Enfin bref, tout ça pour dire que ça change, voilà, et qu’elle aimerait bien les ramener dans sa tribu pour leurs montrer. Mais pour le moment, elle a juste le gars. Et c’est peut-être le capitaine non ? « C’est ton bateau ? ». Peut-être que son truc, c’est de contrôler des femmes, après tout. Et dans ce cas, ça ne changerait pas forcément grand-chose. Je dois attendre. C'est mon travail.. Ah bah ça doit pas vraiment être le capitaine, finalement. La manière dont il le dit, ça sonne davantage larbin que capitaine. Mais peut-être qu’elle se trompe hein. « Et du coup, c’est ton bateau ou t’es juste chargé de le garder ? ». Elle est un peu étrange son histoire, mais il ne voit pas vraiment ce qu’il pourrait bien en dire. Surtout parce que ça ne servirait à rien, tout simplement. Le pire, c’est qu’il a l’air contente de faire ça, et ça n’a pas franchement de logique. Mais soit, chacun son truc hein. Elle se demande juste s’il n’est pas un esclave, du coup. Mais elle préfère ne pas poser la question. C’est le genre de chose qui a tendance à vexer, quand ce n’est pas le cas.

C'est une excellente nouvelle ! Je ne sais absolument pas ce que ces terres peuvent cacher, alors je me suis dit que peut-être vous n'étiez qu'un rêve.. Il pensait quoi, du coup ? Que la grande île était vide ? Dans ce cas, pourquoi est-ce qu’ils seraient venus par ici ? Sa logique est bancale ou en tout cas, c’est son point de vu à elle. Elle peut comprendre que ça le dépasse hein, mais quand même. Ce serait la première fois qu’il vient dans le coin alors ? C’est un peu perturbant. Astrid serait la première personne qu’il rencontre par ici. Un fin sourire se dessine sur ses traits, c’est que ça lui donne envie de jouer, à la mercenaire. Elle a envie de jouer avec la situation et de s’amuser un peu de lui. « Tu n’es jamais venu par ici alors ? ». Et puisqu’il n’est pas trop dégueulasse à regarder, le jeu pourrait même être amusant.

Elle lui propose de la toucher, à force de l’entendre mettre en doute son existence. Faut dire que c’est un peu bizarre d’être devant lui et de voir qu’il ne croit pas tout ce qui se passe. Ca n’a pas vraiment de sens, faut bien se le dire. C’est même plutôt logique, finalement. Il fait vachement timide en tout cas, et c’est un trait de caractère auquel elle n’est absolument pas habituée. Dans le désert, les hommes ne sont pas farouches et eux, ils touchent avant même de réfléchir, en réalité. Je n'oserais pas, je ne peux pas… Il rougit. Enfin, vous touchez quoi. Comment oserais-je ? C'est… inapproprié. De toute manière, je suis bien content de ne pas devoir attendre seul. Je ne sais franchement pas quoi faire ici.. Oui, elle va définitivement jouer avec lui. Et puisqu’il n’est pas trop dégueulasse, ça pourrait être même assez facile. Avançant vers lui, elle pose doucement sa main sur la joue de l’homme en face d’elle, avant de l’embrasser. Un jeu ? Carrément. Astrid est comme ça, elle joue, toujours. Manipulatrice, plus une personne aura l’air perdue, plus elle voudra s’amuser avec lui. S’écartant doucement, un sourire toujours là, sur ses lèvres, elle l’observe. « Tu vois, je suis bien réelle ».

Oh. Je viens… eh bien… de l'autre côté de l'eau.. L’autre côté de l’eau oui, elle en aurait été sûre. Un jour, elle ira voir comment c’est là-bas. Un jour oui.


notes » w/ Ciro, à la lisière de la forêt, au bord de l'eau, le 21/03/2117

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Sujet: Re: meet me in the middle (Ciro)
Lun 29 Mai - 16:37




meet me in the middle.
21 MARS 2117

Se sentir utile, c'était sans doute le sentiment le plus doux pour Ćiro. Le sentiment le plus important et le plus vital. Cela représentait peut-être même un peu trop pour lui, mais il n'en avait pas encore conscience. Il était persuadé que ses actions étaient guidées par sa foi et non par sa peur. Il était le genre à vouloir sentir que les autres avaient besoin de lui. Que sa présence était nécessaire. Pourtant, aujourd'hui il considérait que sa place était quasiment sécurisée. Oui, quasiment, parce qu'il devait encore prouver tellement de choses et que la peur d'être exclu était toujours aussi vive au fond de lui. Après toutes ces années, il continuait à être dévoré par ces craintes qui ne le laissaient pas tranquille. Sa mère et sa sœur étaient toujours là pour prouver qu'il était très facile de le jeter à l'eau sans y réfléchir à deux fois. Il savait peut-être nager, mais si une chose pareille arrivée, il serait bien le premier à se laisser couler. Alors Ćiro ne baissait pas les bras. Il continuait d'être celui qui ne disait jamais non. Celui qui était toujours prêt à aider. Il était là, sur le continent, parce qu'elles lui avaient demandé de venir et malgré les idées qu'il avait de cet endroit, il n'avait pas pu refuser. Jamais il ne refuserait. Maintenant, il était coincé à attendre et aucune curiosité n'animait son esprit. Son île valait une dizaine de continent comme celui-ci et il se fichait pas mal de la manière dont les autres vivaient. Après tout, ils étaient tous perdus, tous dans du mauvais côté. Ćiro refusait de laisser son cœur se corrompre face à des inconnus. Il était prêt à se battre si nécessaire, même s'il n'était pas du tout formé à attaquer qui que ce soit – et encore moins d'autres femmes. Il espérait donc que cette journée se passe sans tracas, sans problème, sans rencontre improbable et ridicule. Mais l'ennui est trop rapide et l'apparition presque magique d'Astrid réveille en lui quelque chose. Il était peut-être prêt à abandonner les hommes de cette terre, mais les femmes ?

La situation était différente de toute celle qu'il avait connue jusqu'ici. Parce qu'il n'était pas chez lui. Parce qu'il n'était pas là où il connaissait et gérait les choses. Autant il aimait les surprises, autant il aimait le contrôle. Et sa stupidité lui permettait de contrôler beaucoup de choses et l'une d'entre-elles était la distance. Pas grand monde ne s'attardait sur lui et c'était parfois très bien comme ça. Il aimait être celui qui se rapproche, celui qui ouvre les discussions, celui qui tend la main. Pour une fois, quelqu'un venait à lui. Quelqu'un dont il ignorait tout. Quelqu'un qui pouvait même être dangereux, mais dont il était déjà séduit. Parce qu'Astrid ne présentait aucun signe de mal. Elle semblait être le genre d'âme qui croisait les autres pour mieux repartir. Sans doute qu'elle finirait par le trouver encore plus ennuyante que le temps qui passe et qu'elle retournerait à ses tâches. En attendant, elle était là. Elle était devant lui. Elle était le divertissement qui allait faire passer cette longue journée avec rapidité.

Elles n'allaient pas revenir tout de suite, il le savait. Les Kovarii agissaient vite, mais pas si vite. Il savait qu'il allait devoir attendre pendant un bon moment et que cette conversation pouvait s'éterniser si l'inconnue le souhaitait.

Oui… enfin, oui, je suis le seul. L'habitude. Ils ne représentent pas grand-chose les hommes, alors même lui a tendance à les ignorer. Ils ne sont que des outils qui parlent, mais qui n'ont pas forcément le droit de penser. Il construit des arcs, mais as-il vraiment le droit de le faire seul, sans aucune femme à ses côtés pour le guider ? C'est bien parce qu'il était doué et minutieux qu'on l'avait laissé à cette tâche parfois difficile et épuisante. Il n'avait rien d'un leader, d'un guerrier, il n'avait simplement rien d'une femme et ça, ça changeait beaucoup. Elles avaient tous les pouvoirs et c'était même mieux ainsi. Il finissait souvent par oublier les autres hommes, mais aujourd'hui il était bien le seul.

Mon bateau ? Il explosa de rire. Un rire timide et charmé. Un rire un peu embêté. Il ne se sent pas de dire qu'elle se trompe largement sur la situation, il préfère lui dire tout simplement son rôle. C'est presque flatteur de croire que c'est son bateau et il se demande pourquoi elle croit un truc aussi bête ? Peut-être parce qu'il était là et que les autres étaient ailleurs ? Non, non. Ce n'est pas mon bateau. La capitaine est partie avec les autres. Je suis juste chargé de le garder, c'est mon rôle à moi. Je suis pas doué pour la chasse alors il n'y a pas de raison que je les accompagne. En même temps, c'est logique, je risque d'être un fardeau. Et puis je ne suis qu'un homme après tout, je ne peux pas posséder un truc pareil.

Son regard se pose sur l'engin. Non, ce n'était pas le sien et tout ce qu'il possédait était en fait à sa mère. Rien ne lui appartenait vraiment, si ce n'est les arcs qu'il vendait. Ce continent est bien différent de ce qu'il imaginait et jusqu'ici, il n'avait vu que ce petit bout de terre. Soit rien. Il croise les bras et se dit que peut-être que sa sœur posséderait un truc pareil un jour. Ça ne l'étonnerait même pas.

Pardon ? Il était trop dans ses pensées pour complètement entendre la question d'Astrid. Quelque part, sa voix le réveil un peu de cet instant de rêverie. Ah ! Mais oui ! C'est ma première fois ! Je ne m'en étais pas rendu compte… Est-ce qu'il faut fêter ça ? Elle pose bien trop de questions, cette inconnue. Il ne sait pas si elle est curieuse ou si elle cache autres fois. Comme si ses paroles camouflées d'autres envies. Il ignore sincèrement comment ça marche, mais comme toujours il garde ses distances. Joli ou non, il ne peut pas se permettre de se faire hameçonner. Il a pourtant bien envie de la toucher pour vérifier si elle est réelle. Comme il le dit, c'est une chose qui ne se fait pas. C'est inapproprié. Idiot ou non, jamais il ne se permettrait de faire quelque chose d'aussi insensible. Même pour vérifier son existence. Ses yeux clairs observaient d'ailleurs Astrid avec un étrange intérêt. Allait-elle rester pour lui faire compagnie où allait-elle s'en aller ? À son plus grand étonnement, elle se rapprocha. Il ne bougea pas. Il ne pouvait pas – ou ne voulait pas bouger. C'était étrange. Puis elle posa sa main sur sa joue et un frisson parcourut son corps tout entier. Peut-être était-ce une alerte, une seconde pour le prévenir de s'en aller. Peut-être que c'était ça, mais peut-être que c'était autre chose aussi. La curiosité, l'attirance, le désir… Il sait juste que pendant cet instant, le voile qui jusqu'ici ne l'avait jamais quitté s'était tout simplement évaporé. Une fraction de seconde, un tout petit instant, jusqu'à ce que les lèvres d'Astrid s'approchent des siennes et qu'il se laisse emporter. Oui, pendant un tout petit instant, tout s'écroula au fond de lui. Il ne resta que du vide. Un vide nouveau et effrayant qui le ramena à la raison que lorsqu'elle cessa.

Il n'ajouta rien. Perturbé plus qu'il ne le devrait par ce qui venait de se passer. Il tâcha de reprendre ses esprits un instant, sans juger Astrid par son acte.

Elles sont toutes comme toi, les femmes d'ici ? Il était obligé de poser la question. Obligé, parce qu'il ne savait pas si Astrid était différente de ces semblables. Toutes aussi jolies ? Il parlait toujours avec cette sincérité naïve. Ciaphas lui avait d'ailleurs conseillé d'être direct en ce qui concernait les compliments alors Ćiro tachait d'appliquer ces conseils. Et… Et est-ce que c'est une façon de dire bonjour ici ? Un baiser ? Il semblait rougir, bien qu'au fond il sache pertinemment que ce n'était pas une coutume. Il en doutait fortement. D'ailleurs, il se mit à sourire, regardant autour de lui si quelqu'un avait vu ce qui s'était produit. Non, personne. Ils étaient toujours seuls.

Il ne faut vraiment pas recommencer, ce n'est pas bon pour moi vous savez. Il était pourtant visiblement content et ravi de ce qui venait de se passer. Pourtant, un baiser, c'est peut-être une ligne franchie qu'il n'aurait pas dû. Que la déesse Di'anada me pardonne. Il leva les yeux aux ciels, sincèrement désolé de s'être laissé faire. Peut-être qu'il aurait dû s'écarter, mais sur le moment il n'en avait pas ressenti le besoin. Il n'avait pas eu l'impression qu'elle allait lui faire du mal. Vraiment. Peut-être que ses intentions n'étaient pas bonnes, mais il ne serait pas forcément en mesure de se défendre. L'arc qu'il a sur le dos n'est pas censé être utilisé. Oh ! Je sais ce que vous êtes ! Il semblait avoir eu un éclair de génie. Il s'écarta un peu plus pour l'observer entièrement. Il ne pouvait pas mentir, les créations de la déesse sont toutes d'une beauté sans pareil. Il était conquis, mais devait se souvenir de sa position et il était hors de question d'être trop proche de cette femme, surtout quand les autres allaient revenir.

Vous êtes une tentatrice ! Une si belle personne ne peut être qu'une tentation. Un test envoyé par la déesse pour vérifier mon dévouement. Pour savoir si je suis un homme décent Il paraissait très sûr de lui. Peut-être un peu trop. Quand les lueurs du soleil prennent feu, prenez-garde à vos yeux. Il y a dans l'air un parfum doré, prêt à vous dévorer ! Cette fois il ne bougea plus, gardant ses distances. Son sourire était toujours présent, il trouvait l'idée fantastique d'être mis à l'épreuve. Il semblait fier d'avoir compris ce qui se passait. C'était même la meilleure chose qui lui soit arrivée depuis des mois. Il passait définitivement trop de temps à travailler, enfermé avec ces morceaux de bois et son imagination. Finalement, la voilà l'aventure, la vraie. Il avait hâte de raconter ça à Cyd. De lui racontait qu'une fleur l'avait un peu trop approché. Vous n'avez pas à faire tout ça. Mon cœur vous appartient déjà, vous n'avez rien à faire de plus que d'exister. Et par ça, il voulait dire l'embrasser. Non, clairement, elle n'avait pas à le séduire pour l'amadouer. Elle ne se rendait pas compte que pour lui, c'était déjà trop de passer autant de temps à lui parler.

Il n'y avait pas de mot plus sincère à son cœur. Il appartenait aux femmes. Il est là pour les servir elles et uniquement elles. Quelle que soit la situation, quelle que soit la terre sur laquelle il se trouve. Cependant, Astrid n'était pas une Kovarii. Il pouvait la respecter et ne vouloir que son bien, mais il ne pouvait pas lui obéir aussi aveuglement. Car si elle était là, c'est qu'elle ne connaissait sans doute pas ses coutumes et sa façon de vivre. C'est qu'elle ignorait sans doute comment les choses étaient censées se produire. Il allait définitivement classer son âme dans la liste de celles qui s'étaient égarés.

Croyez-vous en la déesse Di'anada ? Voilà son ultime question, son ultime moyen de savoir si oui ou non elle était ce test envoyé du ciel ou bien cette âme qu'il était censé sauver. Dans tout le cas, il était ravi. Émerveillé par les possibilités qui s'offraient à lui. Il n'y avait pas que les Kovarii qui avaient besoin de lui. Il avait la sensation que le monde aussi attendait de grandes choses de la part. Il continuerait de rependre les bonnes paroles de sa foi sans aucune limite, parce que le continent même lui ouvrait les bras pour entendre ces mots. Finalement, il était presque content d'être là, mais il espérait sincèrement que les autres n'allaient pas trop tarder et qu'il pourrait rentrer rapidement pour essayer de s'organiser un minimum sur ce qu'il pourrait faire pour ses pauvres âmes.


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Sujet: Re: meet me in the middle (Ciro)
Dim 30 Juil - 11:27

» Meet me in the middle
Oui… enfin, oui, je suis le seul.. Bien sûr, tu lui as posé une question assez simple. Pour toi, du moins. Et pour lui, vu la réponse, aussi. Pour autant, tu ne vas certainement pas négliger le fait que de ton point de vu, ça reste quand même assez surprenant. Parce que c’est aussi de ça qu’il est question, n’est-ce pas ? Le seul homme sur tout un bateau. Autant dire que pour toi, c’est assez surprenant quand même. Il vaut mieux que cet homme n’aille jamais dans le désert, en tout cas. Non que la situation soit digne de moquerie mais par chez toi, certains hommes continuent à se sentir supérieurs grâce à leurs égos démesurés. Chose qui parvient à te prendre la tête assez souvent et avec facilitée mais tu es toujours apte à faire avec, si on peut le dire comme ça, du moins. Mais c’est une autre histoire, bien sûr. Et ce n’est pas le moment d’en parler, surtout. La situation ne semble d’ailleurs pas le surprendre, ce qui n’a rien de vraiment désagréable, en réalité. Un homme qui semble mettre les femmes en avant ou en tout cas, qui semble se dire qu’un unique homme sur un bateau est logique, si on peut le dire comme ça. Et ça ne te déplaît pas vraiment.

Mon bateau ?. Bah oui, si c’est le sien, ça te paraîtrait presque logique. Après tout, s’il a choisi son équipage, il peut avoir délibérément choisi des femmes pour le servir. Et dans ce cas, ça rejoindrait ton avis sur les hommes. Sauf que voilà qu’il se met à rire et que t’es là, à le regarder, sceptique. Est-ce donc à ce point improbable qu’il puisse s’agir de son bateau ? Autant dire que toi, t’es pas vraiment du genre à rire au nez et à la vu de n’importe qui. Surtout quand tu ne parviens pas à voir le point drôle d’une situation. Le dévisageant, la tête un peu penchée, le front plissé, tu ne parviens pas vraiment à déterminer où peut bien se situer le problème de la situation. Non, non. Ce n'est pas mon bateau. La capitaine est partie avec les autres. Je suis juste chargé de le garder, c'est mon rôle à moi. Je suis pas doué pour la chasse alors il n'y a pas de raison que je les accompagne. En même temps, c'est logique, je risque d'être un fardeau. Et puis je ne suis qu'un homme après tout, je ne peux pas posséder un truc pareil.. Une capitaine alors hein ? Très plaisant à entendre. Les hommes de chez toi auraient considérablement besoin d’entendre un truc pareil, en tout cas, mais ça n’a pas vraiment grand-chose de si étonnant que ça, non ? Ou en tout cas, c’est une chose dont tu as besoin, si on peut le dire comme ça. Un fardeau alors hein ? A le voir comme ça, c’est vrai qu’il ne paraît pas très fort mais qui es-tu pour le juger sur tout ça hein ? Tu n’es toi-même pas d’apparence très forte. Tu aimes jouer de tout ça, t’en moquer et en rire, est-ce que c’est vraiment si surprenant que ça ? De ton point de vu, non, bien sûr. Il n’est qu’un homme, après tout. Mais encore une fois, tu restes sur le cul, tu trouves cela improbable. C’est carrément surprenant. Donc chez lui, les hommes sont des ingrats, des fardeaux dont personne ne veut ? Tu ne sais pas où c’est, mais ça t’intéresserait presque. « Et bien, c’est assez peu commun. Ici, les hommes ne sont pas tous des fardeaux ». Pas tous quoi. Mais il y en a pas mal quand même. Tu n’es pas du genre à parler en mal de tout le monde ou à faire quelques généralités. Ce n’est pas ton genre, mais dans le fond, est-ce que ça a vraiment quelque chose de si surprenant ? Mais du coup, tu comprends mieux que ça ait pu le faire rire. S’il se juge comme un fardeau, il ne peut pas imaginer posséder un bateau rien qu’à lui.

Pardon ?. Tu lui as demandé s’il est déjà venu dans le coin et tu te demandes s’il ne t’a vraiment pas entendu ou si c’est vraiment si surprenant que ça. Bien sûr que ça ne l’est pas, mais qu’est-ce que tu pourrais vraiment en dire, finalement ? Tu te demandes si tu dois te répéter. T’aimes pas te répéter. Ah ! Mais oui ! C'est ma première fois ! Je ne m'en étais pas rendu compte… Est-ce qu'il faut fêter ça ?. Vous pouvez, mais tu n’as rien pris avec toi pour fêter ça. Tu ne t’attendais pas à tomber sur quelqu’un comme lui. D’ailleurs, tu envisageais plutôt de dépouiller ce bateau de ses objets de valeur et ça reste encore dans un coin de ton esprit. Mais ce n’est pas ta priorité immédiate. Ce garçon t’intrigue, c’est vrai. Et il accapare ton attention.

Le baiser que tu poses sur ses lèvres n’était pas prévu. Tu n’es pas venu ici avec en tête l’idée que tu allais embrasser un homme et l’attirer dans tes filets. Cela n’aurait pas été la première fois mais ce n’est pas le cas et en général, tu n’as pas vraiment besoin de venir jusque-là. Mais vu la manière dont il réagit, forcément, ça te surprend un peu. Il semble sonné, perdu. Comme choqué, finalement. Pourtant, il ne recule pas, ne se dégage pas du baiser. Mais puisqu’il n’y répond pas, tu finis par t’écarter. Tu ne prétends pas que les hommes ne te résistent jamais mais de là à ne pas mettre la moindre chaleur, là, tout de suite, ça te surprend davantage. Elles sont toutes comme toi, les femmes d'ici ?. Ah il est certain qu’ici, les femmes ne bécotent pas les hommes à tout va. Pourtant, oui, toi t’as une certaine attirance pour la chaleur de la chair et pour les hommes. Tu ne l’as jamais caché et en parallèle à ta réputation de mercenaire sans cœur, tu as ce statut aussi. Non que tu t’en vantes particulièrement mais tu estimes en même temps qu’il n’y a pas grand-chose à cacher à ce sujet. Pourtant, tu ne réponds pas de suite et de son côté, voilà qu’il se met à ouvrir à nouveau la bouche. Toutes aussi jolies ?. Un fin sourire se glisse sur tes traits à cette remarque. Voilà un compliment auquel tu ne t’attendais absolument pas. Perturbé mais franc, visiblement. « Non, nous ne sommes pas toutes comme ça, ici. Rassure-toi ». Déjà qu’il flippe à cause d’un baiser, si toutes les filles étaient comme toi, pas sûr que ça l’aurait vraiment aidé. Et… Et est-ce que c'est une façon de dire bonjour ici ? Un baiser ?. Tu te mets doucement à rire, imaginant un peu la scène mais pas forcément très à l’aise à ce songe. « Non, non, du tout. Nous ne faisons ça qu’avec les beaux garçons ». D’une certaine manière, du moins, mais il n’est pas uniquement question de ça. Faut en avoir envie aussi. Et là, pour le coup, tu en avais envie. Envie d’embrasser ce garçon qui ne semblait pas être en mesure de croire en ton existence, finalement.

Il ne faut vraiment pas recommencer, ce n'est pas bon pour moi vous savez.. Dommage, c’est le genre de réplique qui te donne plutôt envie de recommencer. Que la déesse Di'anada me pardonne.. Un dieu que tu ne connais pas mais qui semble assez frigide. C’est quoi le problème avec un baiser ? Il ne tolère pas les contacts physiques ? Quel est le problème, dans ce cas ? Oh ! Je sais ce que vous êtes !. T’es pas forcément à l’aise avec ça, et t’es pas certaine d’avoir envie de savoir. C’est trop bizarre ça, quand même. Et tu n’as pas particulièrement envie d’y penser. Mais est-ce que tu as vraiment le choix ? Non plus.

Vous êtes une tentatrice ! Une si belle personne ne peut être qu'une tentation. Un test envoyé par la déesse pour vérifier mon dévouement. Pour savoir si je suis un homme décent. Une tentatrice hein ? C’est que ça te va pas si mal que ça. Tu aimes user de ton corps pour manipuler les hommes et obtenir ce que tu veux, ensuite. Est-ce que c’est vraiment si surprenant que ça ? Mais c’est une affaire à laquelle tu ne veux pas avoir à réfléchir, finalement. Mais c’est comme ça. Un homme décent peut-être mais saint d’esprit, certainement pas ! Quand les lueurs du soleil prennent feu, prenez-garde à vos yeux. Il y a dans l'air un parfum doré, prêt à vous dévorer ! . Ca y est, il devient fou. Trop bizarre.

Vous n'avez pas à faire tout ça. Mon cœur vous appartient déjà, vous n'avez rien à faire de plus que d'exister.. Faut dire que tu ne fais absolument rien. Mais que son cœur t’appartienne, ça, ça te laisse sceptique. « Comment ça ton cœur m’appartient ? ». C’est assez inattendu, ça encore. Mais bon, autant lui poser la question, vu à quel point il semble différent, le terme peut l’être tout autant. Trop bizarre, cette histoire.

Croyez-vous en la déesse Di'anada ?. Non, et selon toi, elle paraît carrément chiante. Mais c’est une autre histoire à laquelle tu ne préfères pas vraiment penser. « Pas du tout. Et je ne suis pas non plus une tentatrice, si jamais tu te poses aussi la question ». Trop bizarre de croire ça d’elle. En tout cas, c’est la première fois qu’elle attend ça.


notes »  w/ Ciro, à la lisière de la forêt, au bord de l'eau, le 21/03/2117

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11/03/2017 ELOW ; 300 MATHIAS LAURIDSEN ELOW ; CRÉATEUR D'ARCS ET DE FLÈCHES, HOMME DE MAIN ET DE FOI DÉVOUÉ. FAUX IDIOT AUX PENSÉES PRONONCÉS. 71
— hand gon wamplei —


Sujet: Re: meet me in the middle (Ciro)
Mer 13 Sep - 22:44




meet me in the middle.
21 MARS 2117

Les hommes ici sont des idiots. Le ton qu’il employa le surpris lui-même. Il ne s’attendait pas à lui répondre si rapidement, si sérieusement. Son illusion se brisa un tout petit instant. Comme si Ćiro était incapable de laisser passer une telle chose. Du peu qu’il avait compris, les hommes ici étaient à ses yeux des égarés. Perdu dans un égoïsme idiot. Aucun d’eux ne semblaient réaliser ce que la Déesse à créer et ceux pourquoi ils étaient en ce monde. Un rôle essentiel. Ils étaient en ce monde grâce à ces femmes. Elles n’étaient pas toutes parfaites, pas toutes extraordinaires, elles avaient même parfois leurs caprices et la famille de Ćiro en était un exemple même, sauf que Ćiro était capable de sacrifier pour elles sans le moindre problème tant il connaissait sa place. Son rôle. Il y avait une petite place pour lui dans la communauté des Kovarii, mais il y en avait une et il chérissait sa place. Il en acceptait les responsabilités. Il acceptait d’être un outil, aussi oubliable que ce bateau et pourtant tellement nécessaire.

Il profite des questions d’Astrid pour rebondir, pour redonner l’image de cet homme naïf, paumé. Même s’il a été faible une seconde, selon ne prouve rien outre sa colère envers ce continent et ses hommes. Rien de si grave que ça. Il était sur cette terre pour la première fois de son existence. Sa présence n’était que le devoir imposé par sa sœur, autrement il serait resté dans son paradis à lui. Sur son île, confortablement installé chez lui. Dans un monde qu’il connaissait, qu’il ne l’effrayait pas. Qu’il désirait. Sa place était là-bas, pas ici. Il y avait juste quelque chose de différent, quelque chose qui changea en lui. Il était persuadé qu’il n’y avait rien pour lui ici et pourtant, voilà qu’il croisait une enfant de la Déesse, magnifique tentatrice au cheveux de feu. Les hommes du continent n’étaient pas tous puni de laideur, comme il se l’était si facilement imaginé. Même dans la plus horrible et simple des forêts, pouvait se trouver la plus étonnante des beautés. Astrid l’intriguait, complétement et sincèrement. Ce baiser n’avait fait qu’éveillé une curiosité de plus en plus grande. Ce baiser l’avait complétement perturbé. Ça n’avait rien de désagréable, au contraire, mais c’était tellement surprenant. Un rapprochement tel lui était presque interdit là-bas. Si les femmes voulaient le plaisir de la chair, elle attendait la fête des roses et quittaient l’île. Lui n’était même pas une option. Pourtant, Ćiro n’était pas désagréable à regarder. Il était peut-être un peu trop grand, un peu trop fin, mais son visage, quand il n’abordait pas ces airs d’idiots, avait de quoi attirer les autres. Mais il ne s’est jamais considéré comme étant quelqu’un de désirable, alors ce geste bouscule toutes ses pensées.

De la même manière qu’il n’a pas peur de dire ouvertement qu’elle est sublime et qu’être embrassé par une si belle femme l’étonne entièrement. Est-ce que toutes les femmes du continent étaient ainsi ? Peut-être que cela expliquait pourquoi la fête des roses se passaient en dehors de l’île… Peut-être que là-bas, ils étaient préservés d’une sorte de maléfice ?

Oh… Un peu déçu face à sa réponse. Il aurait aimé qu’elles soient toutes comme elle. Mais évidemment, tout n’était pas si facile et il devrait le savoir. Mais sa déception n’était que temporaire. Un rire léger, timide, renforce ces joues légèrement rosé face aux paroles d’Astrid. Beaux garçons… Mais ce compliment s’arrête vite face à cet étrange sentiment. Elle ne doit pas recommencer. C’est certain. Il ne veut pas qu’on lui colle l’étiquette de prédateur. Il doit simplement garder le bateau et éviter les potentiels danger. Il abuse peut-être un peu, mais il dit vrai. C’est un homme décent, respectueux. Prêt à chérir les femmes, à les épauler. Il ne veut pas succomber bêtement au désir de la chair. Cela ne devrait pas se faire si rapidement, si facilement. Non, non… d’ailleurs, il ne la connait même pas !

Eh bien, c’est simple. Les femmes représentent l’existences de chaque être en ce monde. Je vis pour servir chacune d’elles. Une main sur le cœur, il offre son sourire le plus charmant et s’incline légèrement. Même si vous n’êtes pas l’une des nôtres, cela ne change pas le fait que vous avez le droit à mon respect le plus sincère. Il parle d’une voix toute douce, toute calme. Il pense chacun de ces mots. Qui qu’elle soit, il serait bien incapable de la maltraiter.

Mais si vous n’êtes pas une tentatrice… Alors je suis vraiment si beau que ça ? Et c’était une vraie question. Une vraie demande. Il toucha même sa propre joue pour se demander ce qui avait bien pu l’attirer. Soudain, un bruit dans les bois. Un léger mouvement qui pousse Ćiro à prendre son Arcs et à placer une flèche dans un geste parfaitement maitrisé. Les Kovarii ne peuvent pas être là, c’est trop tôt et elles sont plus discrètes. Ce n’est probablement qu’une bête. Cela n’empêche pas Ćiro de rester en position.

Vous devriez croire en la Déesse. Je suis persuadé qu’elle est la raison pour laquelle nos chemins se croisent. D’une certaine façon, il en était certain. Tout ne se faisait pas sans raison. Il y avait quelque chose au bout de chaque aventure, même à la fin des plus petites épopées. De la même manière qu’il savait qu’Astrid ne semblait pas être du genre à avoir besoin d’être défendu, mais il souhaitait tout de même préciser quelque chose : Vous savez pourquoi les hommes de chez vous sont des idiots ? En cas de danger, ils sacrifieraient sans problème votre vie pour la leurs. Il glissa son regard vers Astrid. Pas chez nous. Il lâcha la flèche qui se planta sur la tête d’une bête rampante, un peu plus loin. Quelque seconde plus tard, son regard se redirigea vers la bête et son expression reprit cet air naif qu’il aimait tant.

Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ! C'est immonde ! Une preuve de plus que cet endroit est vraiment loin d'être aussi bien que notre cher île !




(word m'a fait perdre le début de ma rep, du coup je boude et j'ai zéro motivation pour me relire, pardonne-moiiii)

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Sujet: Re: meet me in the middle (Ciro)
Ven 17 Nov - 15:16

» Meet me in the middle
Les hommes ici sont des idiots. . Un fin sourire se glisse sur tes lèvres, alors que tu le dévisages. C’est vrai que dans le coin, les gars ne sont pas tous les plus malins qui soient. Pour autant, c’est une moyenne qui fait que ça passe. Les hommes sont libres, ce qu’il n’a pas l’air d’être. Et de ce fait, il y a des cons et des moins cons. Cela rend la chose un peu plus supportable, disons. Il faut juste savoir faire la part des choses, en général, et les gens n’en sont pas toujours capables. Mais oui, si dans son monde, les hommes n’ont pas le même statut, forcément, ça rend les choses différentes et il ne peut pas les voir comme toi, tu les vois. Cela fait un certain écart de comportement qui peut se faire déplacer et mal géré. Mais bon, lui, il ne connaît pas les hommes de chez toi. Il n’a jamais fait face à un homme avec un caractère plus fort. Il n’a vu que les femmes, visiblement. Enfin bon, en tout cas, il vient clairement d’un monde étrange. Un monde que tu aimerais connaître, cela dit. Parce que ça pourrait être sacrément intéressant, mine de rien. ” Ce ne sont pas forcément des idiots. Ils sont différents, c’est tout.”. Oui, voilà qui rend les choses un peu différentes, bien que ça ne passe pas pour tout le monde. Après, tu es la première à dire qu’ils sont crétins, mais ils ne le sont pas tous et pas tout le temps, ce qui peut parfois faciliter les choses. Et c’est bien aussi comme ça. Il faut juste éviter de se faire marcher sur les pieds et de manière générale, ils sont assez réglo pour que ça ne se passe pas trop mal.

Oh…. Il semble déçu que les filles ici ne soient pas toutes comme toi. En même temps, quel aurait pu être l’intérêt, si ça avait été le cas ? Chaque personne doit être différente et ça rend presque les choses plus supportables et plus facilement gérable aussi. Mais ça ne se passe pas toujours comme on le voudrait. Au contraire, même. Et tu aimes l’idée d’être unique. Tu n’aimerais pas qu’il y ait quelqu’un d’autre comme toi. Le monde non plus, d’ailleurs. ” Ne sois pas triste chaton, une seule comme moi, c’est bien suffisant”. Clairement oui, mais lui, il n’a vu que le bon côté hein, Astrid. La mercenaire n’est pas en train de bosser, alors tout peut paraître beaucoup plus supportable là, comme ça. Mais tu comprends que ça ne passe pas de la même manière pour tout le monde.

Lorsqu’il te dit que son coeur t’appartient déjà, bien sûr que tu marques un temps d’arrêt. Ce n’est pas le genre de remarque à laquelle tu t’attendais. Tu trouves ça mignon, et adorable mais forcément, ça te dépasse un peu et ça n’a pas vraiment de sens. On va pas se mentir. Il ne te connaît pas, et il dit lui-même qu’il ne veut pas que tu recommences à l’embrasser. Mais il serait quoi ? Amoureux de toi ? Si vite, tel un claquement de doigts ? Finalement, c’est lui qui t’intrigue, maintenant. Mais il le fait déjà depuis le début. Tu veux en savoir plus sur lui mais tu comprends que ce ne soit pas aussi simple que ça. C’est même plutôt logique. Eh bien, c’est simple. Les femmes représentent l’existences de chaque être en ce monde. Je vis pour servir chacune d’elles.. Ouais, la femme, porteuse du monde, c’est ça ? Beaucoup moins vendeur. Toi, t’aurais préféré que ce soit les hommes qui mettent au monde. Eux si fiers parfois lorsqu’ils tirent un coup. M’enfin bon, t’as pas vraiment l’intention de devenir maman, toi. Tu ne t’imagines pas vraiment dans le rôle. Certaines choses sont déjà bien assez compliquées comme ça. Même si vous n’êtes pas l’une des nôtres, cela ne change pas le fait que vous avez le droit à mon respect le plus sincère. . Vraiment étrange comme garçon. Mais tu évites de le dire à voix haute. Il a cet air sur le visage qui te laisse voir qu’il croit chaque mot qu’il prononce. Ce sourire sur ses lèvres, cet inclination. Il a un amour pour les femmes qui continue de te rendre sceptique. Mais tu peux comprendre, bien sûr. C’est juste une situation qui continue de te laisser perplexe. Est-ce que c’est vraiment si étonnant ? ” Ici, il n’y a vraiment pas la même mentalité.”. Un monde véritablement différent en tout cas, c’est une certitude. Et il est amusant pour toi de voir que d’une île à l’autre, les choses peuvent être à ce point différentes. C’est un truc que tu ne comprends pas vraiment, forcément. Mais tu n’as jamais été sur une autre île alors est-ce que c’est vraiment étonnant ? Tu pourrais l’envisager, quand même. Envisager d’aller ailleurs, de faire un tour, de découvrir un peu un autre monde. Mais que dirait le désert si tu partais pour un long voyage ? Ce n’est généralement pas bien vu. Au contraire.

Mais si vous n’êtes pas une tentatrice… Alors je suis vraiment si beau que ça ?. Son innocence te fait rire, le temps d’un instant. C’est stupide mais oui, tu n’as jamais vu quelqu’un comme lui et ça te turlupine à outrance. Tu n’y peux pas grand chose. Il est vrai qu’il est beau, il serait bien étrange de dire le contraire. Après, tu n’es pas non plus du genre à flatter les gens à outrance, tu trouves ça un peu bizarre. S’il semble à ce point surpris, est-ce que cela veut dire que personne ne lui a jamais fait de compliment ? Est-ce que cela veut dire que les gens ont toujours cherché à lui cacher un truc comme ça ? Et dans ce cas, qu’est-ce qu’ils ont bien pu lui dire ? C’est à n’y rien comprendre, finalement. Et tu n’as pas non plus envie d’y réfléchir plus que ça. Tu lui dis les choses, tu es quelqu’un de franc. Si dans sa tribu, les hommes sont plus ou moins mis de côté, ça n’a pas grand chose de surprenant. On ne va pas flatter quelqu’un qu’on veut mettre de côté et laisser à l’indifférence, n’est-ce pas ? ” Bien sûr que tu l’es. Sinon, je me garderais bien de dire un truc pareil”. Et s’il avait été moche, tu ne l’aurais pas approché, et tu l’aurais encore moins embrassé. Sans prétendre que tu as des valeurs, tu marches beaucoup en fonction de tes goûts, en réalité. Et tout peut paraître plus simple comme ça. D’une certaine manière, du moins. Mais bon, c’est un détail aussi. Ce n’est pas non plus parce que tu trouves quelqu’un beau que tu vas faire n’importe quoi. Là, c’est sa façon de se tenir qui t’a amusée. Tu l’entends aussi, le bruit, mais il bouge beaucoup plus vite que toi et ça change tout. Alors tu le laisses, tu observes ses mouvements, il n’est pas sûr de lui avec les femmes mais il l’est avec une arme, ça se voit.

Vous devriez croire en la Déesse. Je suis persuadé qu’elle est la raison pour laquelle nos chemins se croisent.. Chacun son délire. Toi, tu ne risques pas de prétendre que la Déesse est cool juste parce que lui, il te parle d’une déesse. La religion, ce n’est pas pour toi en tout cas. Tu ne crois qu’aux choses réelles et rationnelles. Tout te paraît toujours plus facile comme ça. Mais en même temps… Tu peux comprendre que certaines personnes aient besoin de croire à quelque chose hein. Si vos routes se sont croisées, c’est principalement parce que tu as eu envie de croiser sa route. Et non pas autre chose. Tu n’as pas envie de croire en une Déesse qui ne t’intéresse pas. Mais tu la lui laisses. T’es cool non ? Vous savez pourquoi les hommes de chez vous sont des idiots ? En cas de danger, ils sacrifieraient sans problème votre vie pour la leurs.. C’est même certains. Mais pas qu’eux. Parce que toi, t’es du genre à sacrifier les autres pour rester en vie aussi. Mais c’est juste chez vous peut-être ? Tu ne saurais pas dire. Pas chez nous.. Sa flèche finit par partir et atteindre une cible. Un animal là, dans le buisson. Un truc rampant, assez dégueulasse mais pas vraiment dangereux. ” Sans doute, mais chez nous, on sait se défendre.”. Le geste est cool mais t’espère qu’il n’est pas en train de dire qu’il vient de te protéger parce que tu sais te démerder. Tu espères en tout cas qu’il en a conscience. Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ! C'est immonde ! Une preuve de plus que cet endroit est vraiment loin d'être aussi bien que notre cher île !. Tu aimerais t’y rendre pour pouvoir juger de tes propres yeux. ” Notre île est cool. Tu ne peux pas la juger pour les 20 mètres que tu as vu en quelques minutes”. Parce que là, on est carrément loin d’avoir fait le tour.


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Sujet: Re: meet me in the middle (Ciro)
Lun 27 Nov - 19:46




meet me in the middle.
21 MARS 2117

Ćiro n’attendait rien du continent. Rien ne pourrait faire basculer son coeur tant elle appartenait à son île. Ici, il ne résidait que des mystères que la déesse avait épargnés. Il refusait de croire en ceux qui ne comprenait pas des vérités aussi simples que celles qu’on lui avait enseignées. La seule raison qui explique sa présence actuelle, c’est sa soeur. Ćialla ne lui épargnait aucun geste et il ne pouvait lui offrir aucun refus. Il n’avait pas de préjugé précis sur les êtres qui peuplaient ces terres. Il les nommait simplement les égarés, car à ses yeux il n’y avait pas de mot plus juste pour décrire ces personnes. Ils n'étaient ni bon, ni mauvais, car chaque âme possède sa propre couleur et ce n'était pas à lui de décider. En revanche, ils n’avaient pas reçu les paroles ultimes sur le sens même de la vie. Les hommes en particulier. Ćiro avait entendu tout un tas d’histoires, tout un tas d'anecdote venant des marchands qui se posaient parfois sur son île. Les phrases employées n’avaient rien de plaisant et, au contraire, avaient fait bouillir le sang du Kovarii. Il était quelque part blessé par ce comportement, car il était lui aussi un homme. Il craignait souvent que cette image se pose sur lui et qu’on oublie ainsi aisément son amour et son respect. Alors oui, les hommes ici, sur le continent, ne sont que des idiots. Sa phrase sort de son corps comme une vérité absolue. Il ne regrette pas d’avoir répondu aussi facilement, cela témoigne simplement des différences entre lui et les autres. Néanmoins, quand l’inconnue le reprend, il se contente de baisser les yeux. Différent, c’est certain. Une différence qui ne devrait pas exister. Ćiro croyait en un équilibre, mais surtout au simple fait qu’elles, elles donnaient la vie. Ce don était unique. Elles avaient besoin des hommes pour engendrer un nouvel être, mais ce n’était pas l’homme qui regardait son corps se transformer pour permettre à de nouvelle génération d’arriver. Il comprenait parfaitement sa culture, accepter parfaitement sa position, ne regrettait aucune de ses actions et souriait face à ses jours bienheureux.

Car il l’était, heureux. Complètement et entièrement. Même sous les mots furieux de sa mère, il souriait. Même sous les coups de sa soeur et les larmes de son corps, il souriait encore. Ćiro était un être simple, mais surtout unique. Il cherchait le bonheur à chaque seconde de la journée, non le malheur. Les souffrances, ils les éradiquaient quoi qu’il refuse. Il ne veut pas se laisser faire par des détails, il veut voir le tableau en grand et ne garder que le meilleur. Et Astrid faisait partie, pour l’instant, de ces instants surprenant et marquants. Un sourire sur son visage approuve alors absolument ses propos. Elle était très bien comme elle, unique joyau tentateur qu’il venait de découvrir sur ses terres maladroites.

À ses yeux, elle mérite complètement son admiration et son respect le plus sincère. Son coeur lui appartient donc. Il était fier d’être un homme, fier d’être un frère et un fils. Mais il comprenait la grande fierté des femmes, leurs pouvoirs et leurs besoins. Il sait qu’Astrid trouvera sans doutes sa façon d’être étrange, il est d’ailleurs. Cette rencontre, c’est un choc. Deux différences qui se surprennent.

Je sais. Dit-il en pensant à tout ce qui avait été dit dans son passé. À tous ses souvenirs et ses images floues des hommes du continent. Il sait aussi qu’il y a des gens ici qui acceptent sans doute volontiers leurs situations. Qui ne voit pas le mal, qui ne saisit pas les problèmes liés à leurs comportements. Il a presque de la peine alors, pour Astrid. Il ne la connaissait pas et n’allait certainement pas tout découvrir en une fois, mais quelque part, elle, comme toutes les autres, méritait de vivre dans un lieu sans crainte et sans homme prêt à tout pour des stupidités. Il pense à celles qu’il est venue accompagnée. Elles étaient puissantes, sans crainte, une communauté soudée et surtout prête à tout. Il n’avait rien de leurs forces. Il n’avait rien de leur présence. Il était ridicule à côté d’elles. Si faible, si naïf… Ćiro il n’est rien, mais il aime croire qu’il est plus. Le compliment qu’Astrid avait prononcé est surprenant car jamais entendu. Lui, beau ? C’était une chose qui le dépassait. Il n’y avait pas vraiment de critère pour les seuls hommes de l’île. Le physique était secondaire, surtout pour eux. Il n’est qu’un homme après tout et la vanité n’était pas une de ses priorités. Celles des femmes, en revanche, prenaient une toute place et surtout sur l’île. Elles jouaient entre leurs beautés et leurs auras. Comme les étoiles, si belle et si loin, elles brillaient. Elles fascinaient, déstabilisaient, et peuvent ainsi tuer sans résistance.

Gênait, il sourit de nouveau, rougissant timidement. Il pouvait dire d’une chose d’Astrid : elle avait un franc parlé particulier. Il n’avait jamais entendu une femme parlait comme elle. Ça manque presque d’élégance, mais ça ne change rien à son charme. Il découvre alors un sentiment nouveau. La flatterie comble une toute partie de son coeur. Si pour elle ce n’était rien de bien difficile à dire, pour lui ça changeait beaucoup. Jusqu’ici, sa beauté était inexistante. Il ne s’était jamais considéré comme quelqu’un d’attirant. Mais voilà qu’une femme qu’il avait qualifiée de tentatrice lui disait l’inverse. C’était des mots qui réchauffent, qui font plaisir et qui naturellement l’émerveillent. Il n’allait jamais oublier cette première rencontre. Il le savait.

Il y a encore du temps avant le retour des femmes. Alors le bruit qu’il perçoit le pousse à réagir. Il n’a aucune idée quant aux aux capacités d’Astrid et refuse de la mettre en danger. Il a laissé une flamme coulée une fois, pas deux. Plus jamais. En tant que créateur des plus beaux arcs de ce monde, il devait les maîtriser. Il le montrait rarement, surtout avec sa soeur et ses amis. Il n’avait pas besoin de les protéger, elles. Mais là c’était Astrid. C’était différent. Quoi qu’il arrive, Ćiro est sincère. Sacrifier sa vie pour elles, était une chose qui était inscrite dans son sang.

En voilà une bonne chose ! Les femmes chez nous sont les meilleures. Moi, je ne sais malheureusement pas faire grand-chose à part ça. Il pose son regard sur son arc, même si celui-ci était loin d’être le plus beau. Puis son regard aperçoit la bête et là, c’était répugnant. Quelle horreur ! Si elle est cool, elle abrite quand même des choses étranges. Ce n’est pas comme si l’idée de découvrir de nouvelle chose ne l’avait pas effleuré. Ce n’est pas comme si l’idée de répandre la parole de la déesse n’avait jamais germé en lui. Mais Ćiro ne voulait pas se laisser tenter et s’éloigner de la place qui était la sienne. Partir de l’île pourrait être considéré comme un adieu par sa famille. Et ça, c’est impossible.

Elle est belle, notre île. La jungle qui l’entourent à ses parts d’ombres, mais aussi ses beautés. Vous pourriez y trouver des trésors uniques. Il y a des plages qui s’illuminent parfois dans la nuit et le ciel laissent souvent les étoiles illuminaient nos terres. Je vous assure, vous seriez émerveillé par la paix que mon monde peut vous offrir. Il offre un sourire sincère, il espère qu’elle viendra, un jour. Je ne vous force pas, mais si jamais… Il prend une de ces flèches et le donne à Astrid. Cherchez le faiseur d’arc et vous me trouverez. Il y avait des étincelles dans les yeux. Il attendit qu’elle prenne la flèche et se rapprocha du monstre pour récupérer l’ancienne, le tout dans un gémissement de dégoût. Il lance un coup d’oeil au soleil et calcul mentalement le temps qu’il a passé sur ce petit espace, avant de se retourner.

Mais quel imbécile ! Je n’ai même pas demandé votre nom ! Il se rapproche de l’eau et y nettoie le bout de sa flèche. Je m’égare si facilement, je m’en excuse. Je vous prenais vraiment pour une illusion…  Il se relève, espérant que cela suffira. Qu'il pouvait être bête, parfois...


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Sujet: Re: meet me in the middle (Ciro)
Mar 28 Nov - 17:04



Meet me in the Middle

Astrid n’aurait jamais pu imaginer, au cours de son existence, que sa route puisse croiser celle de quelqu’un comme lui. L’homme qui se tient devant elle est naïf ou en tout cas, c’est ce qu’il dégage. Il ne l’est peut-^être pas vraiment, il a juste appris à être différent et il s’est construit une identité en fonction de l’existence qu’il a pu mener jusque là. Il n’a donc pas vécu la vie qu’il aurait pu mener et c’est visiblement ce qu’il y a de véritablement dommage dans tout ça, une situation à laquelle il est bien difficile de faire face, finalement. N’est-elle pas confiante et fière justement parce qu’elle a grandit dans le désert ? Son existence ne s’est pas faite grâce aux choix qu’elle a pu faire de son côté, ou du moins, pas seulement. C’est un ensemble de tout. Elle s’est construite dans un foyer masculin et dans une arène remplie d’hommes. On ne la trouve donc pas forcément très féminine dans ses mots, mais elle prend parfois un malin plaisir à se vêtir comme on peut le souhaiter. Une robe permet d’affronter les chaleurs du désert plus facilement, par exemple. Et ça fait du bien, assez régulièrement. Mais ce n’est qu’une petite chose à laquelle elle ne pense pas, ou du moins, elle ne se tracasse jamais des choses. Astrid a toujours fait les choses comme elle le voulait et tout a toujours été plus facile, tout a toujours été plus simple, dans un sens. Mais les choses ne sont pas aisées et il ne sert à rien de chercher plus loin. Il ne voit pas à quoi ça pourrait bien servir. De toute manière, face à cet homme, son statut ne change rien et n’amène rien. Il n’est pas forcément disposé à l’écouter, parce qu’il semble se conforter dans son existence et ne pas imaginer que les choses puissent bien se passer dans un autre contexte. Elle peut pourtant le comprendre alors qu’elle n’imagine pas sa vie autrement que comme elle a été. Elle n’a pas envie de songer aux bons ou aux mauvais côtés parce que les choses sont seulement comme elles doivent être. Et ça s’arrête là, ça s’est toujours arrêté là. On ne peut critiquer quelqu’un sur l’existence qu’il a pu avoir. Et elle ne se fatigue pas à le critiquer. Elle prend juste conscience que son monde et le sien sont considérablement différents. S’il a toujours mis les femmes sur un pied d’estale, il lui sera toujours un peu difficile d’aller contre ça. Mais en même temps, il est triste de voir une vision aussi fermée que la sienne.

Il est assez dommage d’imaginer qu’il ne sait rien faire et la jeune rousse a un peu de mal avec ce genre de comportement. De ceux avec lesquels on ne sait pas forcément où donner de la tête. Mai son ne cherche jamais à voir les choses changer. C’est plus simple comme ça, mais ce n’est pas toujours aussi simple. En voilà une bonne chose ! Les femmes chez nous sont les meilleures. Moi, je ne sais malheureusement pas faire grand-chose à part ça.. Elle ne comprend pas pourquoi est-ce qu’il semble avoir à ce point besoin de se rabaisser, parce que c’est de ça qu’il est question non ? D’un besoin étrange de se rabaisser devant une femme ? De prouver qu’il n’a pas les épaules pour se débrouiller tout seul ? En tout cas, elle, elle ne voit pas quel peut bien être l’intérêt à tout ça et elle ne cherche pas vraiment. C’est bien assez compliqué comme ça. ” Je suis sûre que tu sais faire bien des choses que tu ne soupçonnes pas encore”. Peut-être qu’elle se trompe, elle ne saurait pas vraiment dire

Si elle est cool, elle abrite quand même des choses étranges.. Il ne faudrait pas que ce monde soit trop facile non plus. Si Astrid n’est pas toujours à l’aise en fonction des épreuves qu’elle peut affronter, elle sait cependant que ses options ne sont pas aussi catastrophiques que ça, au contraire. La rousse a juste besoin d’une existence un peu différente, besion d’être remuée, secouée et agitée. Est-ce que du coup, c’est vraiment censé être un problème ? Elle n’en croit strictement rien. Les choses sont très bien comme elles sont. Elle sait que parfois, c’est un peu difficile mais elle sait aussi que parfois, c’est une affaire de survie compliquée à laquelle on a du mal à faire face. ” Les choses étranges, ça aide à devenir forts. Et elles ne mordent pas”. Pas toutes du moins, et pas autant que les hommes lorsque cela arrive. Mais ce n’est pas de ça qu’elle doit lui parler maintenant, elle essaie de lui montrer que le grand continent ne fait pas peur et pour qu’il l’accepte, il ne faut pas lui apporter davantage de frayeur, ça n’aurait pas de sens n’est-ce pas ? L’intention est de lui montrer qu’elle a raison en lui disant que le continent est cool. C’est un lieu où il est bon de vivre et où il faut profiter des choses. Elle comprend qu’on puisse se contenter de l’endroit où on a grandi, mais tout de même, il a désormais l’occasion de voir ailleurs, pourquoi ne pas en profiter ? Il lui est offert de découvrir le monde, non ? Oui, là, il attend ses “chefs” ou “supérieurs”, elle ne saurait le dire, mais c’est seulement pour maintenant non ? Donc forcément, quand on y réfléchit un peu, on peut se permettre de penser qu’il aura une nouvelle occasion et il lui sera même permis de visiter un peu plus le coin. Il faut juste qu’il envisage les possibilités que ça lui offre et elle comprend que ce soit un blocage, mais il ne doit vraiment pas s’arrêter à ça. Du moins, ça reste encore une fois son avis. Et encore une fois, elle peut comprendre que ça puisse le rebuter, ce n’est pas son intention. Mais comment savoir que quelque chose n’est vraiment pas cool si on ne se penche pas un peu sur le sujet et si on ne s’y intéresse pas un peu ? C’est bizarre non ? ” Ce n’est peut-être pas le bon moment mais il faudrait que tu essaies un peu plus souvent non ? Je veux dire… N’hésite pas à revenir et à explorer un peu, peut-être ?”. On ne peut pas se fier à juste un bout de paysage ou à une seule personne croisée. De son point de vu en plus, seul un homme pourra lui faire voir à quel point les choses sont différentes dans le coin.

Pour autant, elle reste curieuse à propos de son île à lui et, si ça lui est permis, elle prendrait un grand plaisir à aller voir ce que ça peut donner de son côté, aussi. Il faudrait juste que le trajet ne se fasse pas trop long, il ne faudrait pas que pour un peu de curiosité, elle oit jugée comme traître à sa tribu pour une absence un peu trop longue. Ce serait un peu… Une cause totalement ridicule. Mais on ne sait jamais comment ça pourrait être interprété. Après tout, elle n’est pas de naissance Rahjak, de base, elle n’a pas le profil du citoyen modèle. Elle est belle, notre île. La jungle qui l’entourent à ses parts d’ombres, mais aussi ses beautés. Vous pourriez y trouver des trésors uniques. Il y a des plages qui s’illuminent parfois dans la nuit et le ciel laissent souvent les étoiles illuminaient nos terres. Je vous assure, vous seriez émerveillé par la paix que mon monde peut vous offrir.. Emerveillée ? Pas forcément. En réalité, il ne sait pas vraiment qui est Astrid et il ne s’en fait qu’une impression assez sommaire. Ce n’est bien sûr pas au premier échange qu’elle va se mettre à lui dire qui elle peut bien être. La mercenaire se fait discrète et ne prend pas le moindre risque. Il est absolument hors de question pour elle de se montrer idiote. Il est plus facile de cacher les choses pour éviter les ennemis qui ne seraient pas prêts. Déjà, la rousse profite de son physique pour se faire discrète et dissimuler ce dont elle est capable. Ce n’est donc pas pour se dénoncer au premier coup d’oeil sans la moindre raison, n’est-ce pas ? Tout ceci n’aurait pas le moindre sens non ? C’est pourtant la voleuse qui se fait attirer par la possibilité de découvrir quelques trésors cachés. Et elle se demande vraiment sur quoi elle pourrait tomber. Toute éventualité est envisageable quand il est question de se remplir les poches. Pour Helgusson, il n’y a pas grand chose d’autre qui compte. ” Il faudra me montrer ça alors.”. Oui, elle ne se voit pas vraiment partir juste comme ça, sans prévenir qui que ce soit. Je ne vous force pas, mais si jamais…. Un fin sourire se glisse sur les traits de la jeune rousse à cette idée. Il ne la force pas mais il aimerait qu’elle vienne le voir hein ? ” Tu aimerais que je vienne te voir, j’ai bien compris.”. Bien sûr qu’elle plaisante. on ne va quand même pas se mettre à plaisanter juste pour ça, non ? Elle veut juste le taquiner encore un peu.

Cherchez le faiseur d’arc et vous me trouverez.. Et ça aussi, elle en prend bonne note. Il est impossible d’imaginer une situation différente, en tout cas. Mais ce n’est pas encore pour tout de suite, alors… Il faudra attendre un peu. C’est mieux comme ça. Et puis oui, ses flèches ont l’air très intéressantes, songe-t-elle tout en en tenant une dans la main. Il est doué avec ce qu’il a entre les mains et elle ne pourrait pas vraiment le nier. ” Et comment me qualifierais-tu ?”. La curiosité bien sûr. Peu importe le sujet, il sera toujours loin du compte.

Mais quel imbécile ! Je n’ai même pas demandé votre nom !. Un point non négligeable en effet. Astrid se met à rire à l’idée qu’elle ait pu embrasser un homme sans même savoir son nom. Oh, ça lui arrive souvent, et même d’aller au-delà du simple baiser. Mais d’habitude, elle a quand même un coup dans le nez et au matin, elle réalise régulièrement qu’elle a fait une belle erreur et que le mec n’en vallait pas la peine physiquement. Alors que là, elle est sobre et il en vaudrait plutôt bien la peine. ” Astrid. Mais c’est vrai que nous ne nous sommes pas présentés”. La mercenaire ne prend pas toujours le temps de se présenter, à dire vrai. Après tout, au vu de son travail, il n’est pas toujours bon de donner son nom. Surtout quand on prévoit de voler quelque chose comme elle peut le faire parfois. Enfin… Bien plus souvent que parfois, en réalité. Mais ça, c’est encore un petit secret qu’elle préfère garder pour elle. Je m’égare si facilement, je m’en excuse. Je vous prenais vraiment pour une illusion…. Voilà qu’il parle à nouveau d’illusion. Il veut qu’elle agisse encore une fois pour lui faire comprendre le contraire ? Aucun problème hein ! Mais ce n’est pas lui qui parlait de justement ne pas le tenter ? ” Il te faut donc une nouvelle preuve ?”


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Sujet: Re: meet me in the middle (Ciro)
Mar 28 Nov - 21:56




meet me in the middle.
21 MARS 2117


Le monde était un mystère en lui-même. Depuis toujours. Ćiro était incapable de comprendre ce qui l’entourait et le plus souvent, quand il était dans le flou le plus total, il se tournait vers sa foi en la déesse. Alors son imagination prenait le dessus et tenter de trouver les raisons derrière chaque événement. Et c’était toujours positif. C’était toujours beau. Parce que le monde, malgré ses mystères et ses ténèbres, ne méritait pas d’être retenu pour ses douleurs. Ćiro était comme un magicien qui peignait ce monde de lumière et de sourire. Son île était le parfait exemple de cet équilibre. La jungle était son pire cauchemar, mes les terres en elle-même était celle de sa maison. Ces lieux sont ancrés dans son coeur, comblant son passé des plus doux souvenirs. Alors oui, ce continent il ne le connaissait pas et, quelque part, ne voulait pas le connaître. Il jugeait son univers déjà bien comme il était, il refusait de demander plus. L’homme véritable se contentait de ce qui lui était offert et chérissait chacune de ses possessions comme si elles étaient les plus précieuses. Commes ces pierres qu’il conservait dans une petite boite. Inutile à ses conceptions, mais si douce à observer à tel point que parfois, il avait l’impression que la terre avait peint les étoiles sur les rochers. Astrid faisait partie de ces choses qui capture l’âme en une apparition. Il y avait de très belles femmes chez les Kovariis. Hécate était un exemple parfait. Un alliage à la fois de douceur et de puissance. Dans sa manière d’agir, elle était forte et sûr d’elle. Elle savait prendre les bonnes décisions, elle savait se battre et remettre à sa place ce qui s’osaient la défier. Et en même temps, elle pouvait lui tendre la main et rester à ses côtés tout en parlant des choses les plus simples. Astrid n’avait pas cette élégance, mais cela ne faisait qu’ajouter à sa beauté un effet brute. Comme un diamant qui n’aurait pas besoin d’être taillé et poli. A première vue, elle n’a besoin de rien. Pourtant, elle est précieuse elle aussi.

Ćiro n’était pas du genre à comparer les femmes de son entourage. Il les mettait toutes sur la même échelles. Toutes excellentes, toutes parfaites même. Mais Astrid était différente et c’était inconsciemment qu’il s’amusait à détecter ce qu’elle avait que les autres ne possédaient pas. Cela ne voulait pas dire qu’Astrid était moins bien ou meilleure. Ćiro refusait de penser ainsi. Chacun était comme il était. Lui, les autres, elle, le monde.

Un sourire s’étire sur son visage face aux belles paroles de sa nouvelle amie. Il était peut-être capable de plus, mais ça… Quand et comment le savoir ? Il n’en savait rien. Il trouva cependant les mots d’Astrid réconfortant et très gentil. Il était pour l’instant comblé dans son art des flèches. Il adorait ça même. Une véritable passion qui se faisait sentir dans ses créations. Il aimait dessiner sur ses arcs, représentait des choses. Surtout, il aimait croire qu’il y avait de la beauté dans une arme. De la lumière même dans la mort. C’est peut-être un défaut pour les autres, mais Ćiro est heureux dans sa routine. Dans ses habitudes, dans son petit atelier. Il heureux dans sa simplicité et il a dû mal à comprendre les gens qui ont soif d’aventure, de nouveauté, de surprise. Les surprises pour lui, c’était imaginer un jaguar foncer sur prise sans que le temps ne lui permette de fuir. Peut-être bien qu’il était traumatisé par ce souvenir, incapable depuis d’envisager quoi que ce soit qui lui demande d’être en face des imprévus.

Ah bon ? Il observe de nouveau une partie de la forêt. Elle parlait avec beaucoup de sagesse en disant ça. Les choses étranges ça aide à devenir fort. Voilà une chose qu’il n’allait pas oublier. Mais si on a pas envie d’être fort ? Lui il sait que s’il devient fort, il sera considéré comme une menace par sa famille et par les autres. Un homme fort dans un village où les femmes ont le pouvoir… c’est demander le bannissement sans même le dire. Soit son pire cauchemar. Il ne veut pas partir, i ne veut pas s’éloigner. Il veut conserver la place qui est la sienne, à jamais. Cependant, il y avait d’autres choses qui pouvait être forte, comme son esprit. Lui qui jouait avec sa façon d’être savait très bien que l’intelligence était un pouvoir et une force. Les gens malins s’en sortaient. J’essayerais. Dit-il alors. Quand ? Il n’en savait rien. Il lui faudrait la permission de sa mère. Mais s’il a du temps, s’il peut le faire, pourquoi pas ? Tant qu’il ne s’éloigne pas trop. Il sait qu’il y a un volcan plus loin et l'embout de ses flèches sont taillés dans des roches volcaniques. L’île est de plus en plus limité. Il ne peut pas tout y trouver et c’était bien pour cela que les échanges existaient. Peut-être bien qu’il pourrait revenir pour y chercher ce dont il aurait besoin. Pourquoi pas. Il considérait ce continent comme inutile à sa personne, étrange et sans intérêt. Au fond, il en avait peur. Pour devenir plus fort, affronter ces peurs étaient une bonne chose. Autant commencer petit à petit et laisser le peu de curiosité qu’il possède prendre le dessus. Pour une fois.

En attendant, cela ne l’empêchait pas de décrire poétiquement sa maison et d’espérer qu’elle aussi, tente de venir là où le soleil n’apporte que le nécessaire. Il sait qu’il en fait toujours trop, qu’il a tendance à trop imagé ses propos, mais il ne ment pas. Il croit en ce qu’il dit et il visualise parfaitement ce qu’il décrit. Sa réponse positif l’enchante, bien qu’il ajoute qu’il ne veut pas la pousser contre son gré. Il aime l’idée de lui faire visiter et de lui montrer son environnement. De nouveau, il ne peut s’empêcher de sourire comme un enfant à qui on accordé sa bénédiction. Un rien pouvait le faire sourire, mais Astrid était particulièrement douée pour la tâche.

Les kovariis l’avait surnommé la main de la mort. Un surnom bien morbide à ses yeux. Une histoire de flèche qui ne rate pas sa cible. Ćiro trouve ça un peu bizarre et donc refuse de se présenter ainsi. Mais il se rend compte, finalement, qu’il n’a pas connaissance de son nom à elle et qu’il ne pouvait absolument pas lui en trouver un en une si brève rencontre.

Astrid. La flamme de l’autre côté de l’océan. Dit-il à voix haute, comme une pensée qu’il aurait dû garder pour lui. Il avait bien d’autres noms en tête. “La tentatrice de feu” serait une insulte maintenant et “L’illusion du continent” serait un mensonge. Pour l’instant, il aimait se raccrocher à une simple véritée. C’était la première femme qu’il croisait, elle méritait un nom particulier pour ça. La flamme, pas à cause de votre chevelure, mais parce que vos mots sont vifs et brûlants. Si elle l’avait insulté, il ne doutait pas que cela lui aurait fait mal comme un couteau en plein coeur. Astrid l’avait perdu, Ćiro s’était égaré dans ses folies. Il s’arrête, se gratte les cheveux et sourit maladroitement. Il aurait dû se terre.

N-non, non… voilà un rire gêné. Vous n’avez p-pas besoin… p-pas du t-tout. Son rire s’éternise un peu plus, il recule même par peur qu’elle le surprenne. Il n’est pas contre, au fond. C’était une chose qu’il n’avait jamais expérimenté. Et ça avait été particulièrement enivrant. Il se reprend, vérifie que son arc est toujours là, bien accroché à son dos et range sa flèche. Jamais aucune femme ne m’a approché de cette façon. Il s’approche légèrement et murmure. Si on nous aperçoit, on pourrait croire que c’est ma faute.



HJ : Pardon on m'attend ! J'ai pas relu/corrigé. :]

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Sujet: Re: meet me in the middle (Ciro)
Sam 9 Déc - 9:51



Meet me in the Middle

Il n’est pas facile pour Astrid de faire face à un homme qui manque cruellement de confiance en lui ou de possibilités de voir qu’il va bien et que les choses vont tout aussi bien pour lui. Elle a l’habitude de faire face aux hommes responsables et forts, pas que, bien sûr, mais des comme lui, jamais. Sans doute est-ce pour ça qu’elle reste, qu’elle parle et écoute, qu’elle découvre. Elle n’y peut rien, elle ne peut pas s’en empêcher. Pour autant, par moment, il est difficile de savoir sur quel pied danser avec elle. En tout cas, elle ne veut pas le voir juger son île sur une bête croisée ou encore sur les choses qui peuvent se passer ici. Un pas après l’autre et on ne se contente pas d’un passage dans un petit coin pour juger de tout ça. Ah bon ?. Il ne voit rien de son séjour, en restant ici. Il ne voit rien de l’île, ne découvre rien. Et c’est justement ce qu’elle trouve dommage. Elle ne prétend pas que tout est beau par ici mais elle ne cache pas pour autant qu’il y a plus à voir que le néant d’une plage ou d’une entrée de forêt. J’essayerais.. Un fin sourire se glisse sur les lèvres de la jeune femme, oui c’est sans doute mieux comme ça. Qu’il revienne oui, et elle se fera pour mission de lui faire apprécier le coin. ” Je serais ton guide quand tu reviendras !”. Encore que, ça dépendra de s’ils se croisent à ce moment là. Sait-on jamais. Peut-être qu’ils ne se reverront pas, seul l’avenir pourra le leurs dire. De tout ce qu’elle comprend dans sa manière de parler, il lui faudra la permission ou quelque chose de ce genre ? Ouais, carrément bizarre, elle ne peut pas le nier.

Astrid. La flamme de l’autre côté de l’océan.. Un songe qui la fait sourire davantage. Elle ne s’y attendait pas et elle se demande pourquoi un tel surnom ? La flamme peut être la représentation de sa couleur de cheveux, ou de son caractère peu avenant et tranchant. Bien des choses sont possibles, mais elle apprécie l’idée, malgré tout. Elle ne s’en plaint absolument pas. La flamme, pas à cause de votre chevelure, mais parce que vos mots sont vifs et brûlants.. Et elle obtient la réponse assez rapidement, ce qui lui plaît plutôt pas mal. De toute manière, en lui disant les choses ainsi, il ne lui apprend rien, Astrid sait que son caractère n’est pas toujours facile à gérer, qu’il est parfois étouffant et effrayant. Elle ne compte pas changer son comportement, ni les choses qu’elle peut être capables de faire. Elle ne change rien à propos de tout ça parce qu’elle ne voit pas ce que ça pourrait changer. Pour autant, il ne sait pas à quel point elle peut être vive et dangereuse. Mercenaire, elle a arrêté bien des gens et les a contraint à vie d’esclavage. Ou à la mort, parce que c’est aussi arrivé, évidemment. Les choses ne sont pas faciles, elles sont loin de l’être. Et là, face à cet homme qui semble la voir différemment, elle n’a pas envie d’amener le sujet sur le tapis. Il ne lui a pas demandé ce qu’elle faisait dans la vie, alors pourquoi prendre le risque de perdre cet échange positif au profit d’un terni par ses agissements ? Astrid n’est pas du genre à avoir honte de son métier et de ce qu’elle peut faire de ses journées. Pour autant, la jeune femme sait que ce n’est pas l’avis de tout le monde et que certaines personnes peuvent avoir du mal avec ça. Alors face à cet homme un peu candide, elle ne préfère pas prendre de risque. Elle ne veut pas être jugée. ” Ca me va bien, je pens”, lâche-t-elle alors qu’elle le voit un peu mal à l’aise.

Il parle encore de l’hypothèse qu’elle ait pu n’être qu’une illusion. Alors oui, l’occasion est trop belle pour lui faire croire qu’elle va encore l’embrasser. Elle joue, s’amuse, et elle ne peut pas se résoudre à agir différemment. C’est assez marrant, il faut dire, de le voir paniquer ainsi. N-non, non… voilà un rire gêné. Vous n’avez p-pas besoin… p-pas du t-tout.. Il bégaye et ça la fait doucement rire. Elle s’amuse de sa timidité tant elle n’a pas pour habitude de faire face à un tel caractère. Il est amusant et en plus, il recule, de peur qu’elle ne tente quand même quelque chose. Jamais aucune femme ne m’a approché de cette façon.. Et ça se voit, sinon, il n’aurait pas un mouvement de recul alors que la rousse n’a même pas fait un seul mouvement vers lui. Il n’a pas l’habitude d’être touché comme ça et elle, elle a encore envie de l’embrasser. Faut dire que pour un débutant, il ne se débrouille pas si mal. Son innocence l’attire, sans qu’elle ne soit vraiment en mesure de se l’expliquer. Si on nous aperçoit, on pourrait croire que c’est ma faute. . Elle se met à rire. Les filles de son peuple pourraient vraiment penser ça ? Alors elles ne sont pas aussi intelligentes qu’elles ne peuvent bien le croire. ” C’est donc la peur d’être pris en flagrant délit qui t’en empêche ?”. La lueur de défi se glisse à nouveau dans son regard alors qu’elle sourit. ” Dommage, tu te débrouilles bien pour un débutant. Mais c’est en pratiquant, qu’on s’améliore..”. Elle se met à rire, elle a déjà hâte de voir comment il pourrait réagir face à ça. Observant autour d’elle, elle se demande cependant si les filles de son bateau ne vont pas finir par revenir. ” Et elles en ont pour combien de temps tes filles ?”. La curiosité, oui, à n’en pas douter.

notes » w/ Ciro, à la lisière de la forêt, au bord de l'eau, le 21/03/2117

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11/03/2017 ELOW ; 300 MATHIAS LAURIDSEN ELOW ; CRÉATEUR D'ARCS ET DE FLÈCHES, HOMME DE MAIN ET DE FOI DÉVOUÉ. FAUX IDIOT AUX PENSÉES PRONONCÉS. 71
— hand gon wamplei —


Sujet: Re: meet me in the middle (Ciro)
Lun 11 Déc - 21:03




meet me in the middle.
21 MARS 2117

Souvent, il lui arrivait de s’asseoir sur la plage, de poser ses pieds près de l’eau et d’attendre que les vagues lui caressent la peau. Ses yeux se perdent vers l’horizon presque invisible tant la mer se confond avec le ciel. D’un seul coup sa maison semble être protégée par un voile épai et magique les camouflant du reste de l’univers. Là, en sécurité, il se sentait bien. Il se sentait heureux. Il avait passé des années à créer un rythme à sa vie et il en était conscient. Ses habitudes, son quotidien, tout ça faisait partie de ce qu’il était. La place qu’il possédait chez les Kovariis était précieuse à ses yeux et malgré le temps, il continuait de craindre l’exclusion. C’était son fardeau, en tant qu’homme. Cette crainte constante de ne pas être approuvé. Il ne pouvait se laisser aller, il devait rester dans une case bien définie. Cela ne le rendait pas malheureux et il y avait un tas de choses qu’il n’avait pas encore connues ou explorer. Un tas de choses dont il n’avait pas forcément besoin, mais qui aurait satisfait une part de sa curiosité. Ćiro ne voulait pas sombrer dans l’inutilité. Dans les cercles vicieux des désirs. Il ne voulait pas mettre son coeur en avant et négliger celui des femmes qui se trouvaient dans sa vie. Il se plaçait donc toujours en second, parfois en dernier. Même en face d’Astrid, même loin de son chez lui, il gardait cette manière de pensée bien ancré dans son coeur. Elles avaient plus d’importance qu’il n’en aura jamais.

Ce continent, il ne l’aime pas. Il n’est pas forcé de l’aimer, d’ailleurs. Mais la perspective de la visiter un peu plus et peut-être même aux côtés d’Astrid l’enchante. Si c’est une femme qui lui montre le chemin, alors c’est la déesse qui parle. Il ne peut pas refuser et son sourire est d’autant plus grand qu’il est ravi de revenir, pour elle.

Avec plaisir ! Je vais prier que nos chemins se croisent de nouveau. À ce moment-là, je vous suivrai. Il était d’une sincérité étonnante. Même lorsqu’il mentait, ces mots sonnaient réelles. C’était là le plus difficile désormais : la limite entre la vérité et le mensonge. Pour l’instant, il n’avait aucune raison de dire n'importe quoi à Astrid et bien au contraire, il savait sa parole honnête. Si jamais il recroise Astrid, il accepterait de visiter le continent à ses côtés. Elle serait son guide. Elle n'est personne d’autre. Il voulait voir le continent à travers ses yeux. Les yeux d’une femme d’ailleurs. D’une femme qui l’avait embrassé sans y réfléchir à deux fois et à cette pensée, les joues de Ćiro changèrent de couleur. Il sait qu’il va chérir ce souvenir longtemps et qu’il aura même du mal à l’oublier. Peut-être bien que la flamme qu’elle était, allait brûler en lui encore un bon moment. Qu’elle allait réchauffer la curiosité perdue, la volonté de Ćiro de s’améliorer et d’être plus qu’un outil malmené. Il veut croire en la simplicité des rencontres et des événements. Il ne s’était pas attendu à croiser sa route et désormais, il remerciait la déesse de lui avait fait faire tout ce chemin pour être en face d’Astrid.

Ćiro aimerait, au fond, qu’elle l’embrasse de nouveau. Ce n’est pas bon de l’avouer et d’en profiter, alors il panique et s’éloigne. Il n’a pas le droit d’être si proche d’une femme, du moins pas si vite. Astrid était réellement une tentatrice, mais elle n’en profitait pas non plus. Elle semblait être amusée par sa manière d’agir et, d’une certaine façon, cela lui permettait de se sentir un peu en sécurité. Il n’avait rien à craindre d’elle, parce qu’elle n’avait rien à craindre de lui. L’innocence qui émanait de lui était touchante. C’était une arme idéale, mais Ćiro n’était pas du genre belliqueux. Il n’avait aucune capacité combative. Il était vraiment gêné. Lui, embrasser une fille . Personne ne voulait de lui. De l’idiot. Quelquefois, ça le rendait un peu triste. Il voulait une femme et des enfants, mais c’était toujours un peu compliqué et les Kovariis allaient chercher des hommes fertiles ailleurs, pas chez elles… Il se souvient de la gifle de sa mère quand une amie d'enfance lui avait déposé un baiser sur la joue. Il n’avait pas le droit. Il était l'aîné, mais c’était un garçon et quelque part, si jamais il avait un enfant… ça serait sans doute un garçon. Voilà la logique.

C’est vrai ?! Ses yeux brilles, puis il se ravise. Ne jouez pas avec moi, je tomberais bien facilement dans vos pièges. Il boude un peu, mais ne peut s’empêcher de trouver amusant ce petit jeu. Aurait-il le droit à un autre baiser ? Voilà que cette journée s’annonçait comme un rêve. Le genre léger et solide en même temps, qui marque de la bonne façon. Il allait sourire pendant des jours à la liberté soudaine dont il avait eu le droit.

Elles ne devraient plus tarder. S’il y a une chose pour laquelle ma soeur est douée, c’est bien la chasse. Il regarde le ciel, puis le bateau. Le temps passait si vite… C’était comme si les saisons avaient disparu pour ne laissait place qu’à cet après-midi. Une éternité perdue dans une fraction de seconde. Il se tourna de nouveau vers Astrid, le regard presque nostalgique de ce moment qui n’était pourtant pas terminé.

Je ne vous aie pas du mon nom. Il garde le silence un instant, jouant de son pied avec les galets au sol, puis il s’arrête. C’est comme si un masque tombe. Il s’autorise. Avec elle. Je suis Ćiro. La plupart m’appellent Ći. Qu’un symbole, même plus un nom. Le reflet de ce qu’il représente pour les siens. D’autres disent que je suis l’idiot du village. Je suis pas très intelligent... Il sourit, tant il aime ce masque. Ou alors la main de la Mort à cause de mes flèches. Il semblerait qu’elles ne ratent jamais leurs cibles. Dit-il en murmurant légèrement. Je suis un Kovarii. Et j’en suis fier, moi l’homme parmi les femmes. Enfin, je ne suis pas le seul, je vous rassure. Il a yen d’autres, des hommes, mais on n'est vraiment pas nombreux... Il rit légèrement. Décidément, vous me mettez dans tous mes états, Astrid, flamme de l’autre côté de l’océan. Et j'espère que vous ne m’oublierez pas d'ici notre prochaine rencontre.


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Sujet: Re: meet me in the middle (Ciro)

 

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