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˜˜˜˜˜˜meet me in the middle (Ciro)
maybe life should be about more than just surviving


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28/07/2015 avengedinchains 1139 Rose Leslie sign by ALAS Mercenaire et voleuse 70
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Sujet: meet me in the middle (Ciro)
Mar 21 Mar - 16:54

» Meet me in the middle
Douce Astrid qui observe l’hiver se défiler. La rousse est là, droite, au cœur de la forêt, à toucher du bout des doigts les plantes qui ont commencé à pousser. A croire qu’elle n’a pas vu le changement de météo, à croire qu’elle ne s’attendait pas vraiment à voir la météo changer. Elle est toujours assez surprise. Elle sait pourtant qu’au niveau du désert, ça annonce à nouveau les grosses chaleurs vraiment étouffantes. Mais elle y est habituée, bien sûr. Et c’est sans doute mieux comme ça. Mais en parallèle, elle sait aussi que les situations ne sont pas des plus agréables pour tout le monde. Qu’elle supporte ou non la chaleur, quand tout est vraiment étouffant, c’est une autre histoire. De toute manière, elle n’est même pas à la cité, et c’est sans doute le point le plus important de tout ceci. Au cœur de la forêt, glissée dans des vêtements chauds confectionnés par Basile, elle profite de la fraîcheur, incapable de comprendre pourquoi elle préfère cette météo à celle qu’elle a toujours connu. Mais à quoi bon tenter de comprendre son propre comportement hein ? S’il nous échappe, qui peut bien nous aider à le comprendre ?

Elle s’étire, soupire, finit par passer une main dans ses cheveux. Elle ne sait pas vraiment quoi faire de son temps. Elle n’a aucune piste quant à un homme qui aurait pu s’échapper, et de ce fait, n’a pas vraiment de boulot à réaliser. Ce qui n’est pas plus mal, si on veut son avis. Elle n’a pas forcément besoin de se prendre la tête quant à un boulot ou autre chose. Elle profite de son temps libre et de temps à autre, elle ne cache pas que ça fait du bien. Il n’est pas forcément toujours nécessaire de courir après les esclaves en fuite, ou de courir après les gens qui n’en valent finalement pas la peine. Et puis bon, c’est épuisant, aussi, elle ne va certainement pas le nier.

Ses pas l’ont emmenée au bord de l’eau. Les pieds nus, elle les y glisse pour savourer le contact. La première seconde est difficile, bien sûr. Tout est trop froid, et elle frissonne légèrement. Mais elle ne retire pas ses pieds et elle continue d’en profiter parce qu’elle ne voit pas en quoi ce serait un problème. Il n’y a jamais personne de ce côté de l’île, si ce n’est quelques bateaux qui viennent s’arrêter là. Non sans un réel besoin, ou une quelconque utilité. Un bateau se trouve là, d’ailleurs. Et l’idée la traverse d’aller fouiller l’intérieur pour voir si elle ne trouve pas quelque chose d’intéressant. Pourtant, il y a du mouvement, alors elle hausse les épaules. Pas la peine de courir le moindre risque, autant rester à bonne distance, pour le moment. Astrid n’a pas pour vocation de perdre la vie parce qu’elle n’a pas suffisamment réfléchi au moment de voler quelqu’un. Il peut y avoir une dizaine de personnes à bord, comme moins, ou même plus. Et elle préfère ne pas prendre autant de risque.

Alors, elle s’éloigne un peu, avant de se faire repérer. Ils ne doivent pas être là depuis longtemps et vont sans doute chercher à explorer, ou autre chose. Les visiteurs ne sont jamais discrets. De ce côté de l’île, encore une fois, il n’y a pas grand monde qui se pointe. Et elle, elle est assez curieuse, elle ne va pas le nier. Mais elle préfère quand on l’imagine faible, alors elle cache son arc et ses flèches dans un coin, sous suffisamment de végétation pour qu’on ne le voit pas. Elle n’a pas besoin de ça, pour tuer. Ses couteaux, son fouet sont bien suffisamment. Pour le reste, la fragilité de son corps adoucit les méfiances. Mais la fourberie de son esprit peut obtenir bien des choses… Alors oui, elle a hâte d’en croiser un.


notes » w/ Ciro, à la lisière de la forêt, au bord de l'eau, le 21/03/2117

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11/03/2017 ELOW ; 154 MATHIAS LAURIDSEN ELOW ; CRÉATEUR D'ARCS ET DE FLÈCHES, HOMME DE MAIN ET DE FOI DÉVOUÉ. FAUX IDIOT AUX PENSÉES PRONONCÉS. 42
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Sujet: Re: meet me in the middle (Ciro)
Jeu 23 Mar - 19:09




meet me in the middle.
21 MARS 2117

La tête baissait, affrontant en silence le rayon de soleil qui se posait droit sur lui, Ćiro ramait. Il gardait un rythme, ni trop rapide, ni trop lent, juste assez pour qu'il ne s'épuise pas trop vite et qu'ils puissent rejoindre l'autre côté sans craindre que le navire bascule du mauvais côté. Ils n'étaient pas nombreux, il ramait avec une autre. Ils ramèrent durant de longues minutes, peut-être même heures, dans le silence le plus total, à sentir le regard de sa sœur posait sur lui. L'opposition n'était pas une option. Pas avec elle. Il devait laisser ses outils et ses projets de côté le temps d'une journée.

Il n'y avait jamais rien de plaisant dans l'idée de traverser la mer, d'être si proche de l'eau. Surtouts pour elles. Ćiro le savait bien. Il prétendait partager ces mêmes peurs.

Ils ne tardèrent pas à arriver, à mettre un pied sur la terre ferme du continent que Ćiro ne connaissait absolument pas. Lui, ça ne l'avait jamais tenté de venir jusqu'ici, de découvrir et traverser cette forêt aussi effrayante que sa jungle. Alors qu'il tire la barque, il essaye de ne pas penser à l'inconnu qu'est ce continent. Toutes ces choses qu'il ignore, se trouvent là, à quelques centimètres de lui. Le danger comme la nouveauté est à portée de main. Comme il l'avait pressenti, son rôle n'était que mineur dans cette aventure. Une fois sur la terre, sa sœur lui confia une mission des plus simples. Rester là. Près de l'eau, près de leur moyen de retour. Les femmes, précieuses et entêtées, s'en allèrent sans un mot de plus. Ćiro les observas disparaitre dans les feuilles, rapide et discrète, sans se soucier de ce qui lui pourrait faire dans l'attente. La chaleur de ses muscles le poussa à s'asseoir sur les galets de cette côte, attendant que sa respiration retrouve une normalité qui lui était propre. Les bruits naturels de l'environnement qui l'entourent prirent possession des lieux et Ćiro ferma ses yeux un instant. Un tout petit instant.

Parce qu'il avait le temps, il le savait. Des heures sans doute, avant qu'ils reviennent ici. Les mains dans les cheveux, il se recoiffa un peu bêtement avant de regarder derrière lui. Il fronça les sourcils face à la forêt. Le soleil avait beau réchauffer un peu sa peau, le froid de la saison restait mordant. Il n'échappa pas à un frisson, avant de se lever. Il se dirigea au bord de l'eau, puis se mit à marcher dans la longueur, évitant d'entrer en contact avec le liquide. Son corps semblait se libérer des chaines qu'il s'impose continuellement et Ćiro en profite pour s'étirer, siffloter, rire aux images qui apparaissent dans son esprit. L'imagination est faite pour l'aider à voir l'improbable et ça, ça le fait toujours sourire. Il imagine sa sœur se retrouver dans des situations aussi gênantes qu'extravagantes.

De nouveau, il jette un coup d'œil derrière lui. Le bateau plus loin est immobile, toujours là comme s'il avait fait partie du décor qui l'entourait depuis des décennies. Il baisse son regard sur ses mains, toujours aussi rouge et vif qu'à son arrivée. Elles sont étranges, ses mains. Préparé à subir le pire depuis qu'il travaille le bois, sans pour autant éviter de se retrouver blessé et saigné. Il fait un pas de plus, se baisser et plonge ses deux mains ouvertes dans l'eau glacée. Ses yeux se perdent alors dans l'eau claire, alors que ses mains changent de main. Il devait finir des flèches aujourd'hui, sceller ces pierres taillées à ces branches de bois sculptés. Il a tout laissé sur ordre de sa sœur, sans lui faire le moindre reproche, sans oser une seule seconde lui refuser ce qu'elle désirait. Il retira ses mains de l'eau, les agita légèrement, avant d'entendre un bruit. Seules les gouttes d'eau s'échappant de ses doigts semblaient résonner désormais. Dans un élan de paranoïa totale, il se releva, essayait de trouver la moindre source d'information.

Non… Non, non, non. Le voilà qui souriait et riait de nouveau. Il cessa de regarder derrière lui pour faire marche arrière, rapidement. Quelques pas seulement. Oui, deux, avant de se retourner de nouveau et de la voir, elle. Il laissa échapper un cri, léger et timide, mais signe d'une surprise évidente. Oubliant toute tactique de défense, il se contenta simplement de demande :

Etes-vous réelle ? Il n'y avait pas forcément de peur de sa voix, mais simplement un étonnement palpable. Il s'attendait à devoir être l'unique compagnie de ces prochaines heures. Il était d'ailleurs convaincu qu'il ne croiserait jamais la route d'aucune mauvaise âme du continent. Mais peut-être que la déesse avait d'autres plan pour lui. En attendant, et parce que Ćiro n'était pas assez doué pour savoir si instinctivement quelqu'un était mauvais ou non, il se contenta de rajouter avec une douceur certaine : J'espère que vous l'êtes.


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28/07/2015 avengedinchains 1139 Rose Leslie sign by ALAS Mercenaire et voleuse 70
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Sujet: Re: meet me in the middle (Ciro)
Mar 11 Avr - 22:31

» Meet me in the middle
Astrid aimerait voyager. C’est une chose qui se glisse au creux de ses reins parfois, lorsqu’elle voit un bateau au loin, ou lorsqu’elle vient ici. Elle ne prétend pas que c’est déjà arrivé, elle ne se permet pas de croire que ça finira par arriver. Partir sur un bateau, ça représenterait un très long voyage, elle l’imagine. Elle refuserait, en tout cas, de tout laisser tomber juste pour ça. Partir longtemps, ce serait peut-être vu comme une trahison, et elle ne peut pas prendre ce risque. Dans le désert, les règles sont sévères ou en tout cas, on ne tolère pas vraiment les longues absences qui peuvent être prises comme des départs. Et il est difficile de prouver que ce n’en est pas un lorsqu’on s’absente aussi longtemps. Elle, elle n’a pas la chance de jouir d’un environnement Rahjak responsable et motivé. Elle n’a pas la chance de pouvoir prétendre que tout son monde a toujours été dans le désert. Tout est bien plus compliqué que ça. Et Astrid n’a donc pas la chance de profiter de ce monde comme il le voudrait. Parfois, tout est trop compliqué à comprendre pour essayer d’y arriver. De ça, la jeune rousse en est convaincue et hors de question pour elle de chercher plus loin. Mais son esprit divague et se perd, c’est vrai, quand elle se permet de rêvasser. Et là pour le coup, c’est rêveur. Il serait tellement facile de monter à bord, de se cacher dans un coin et de rester là… Mais ce n’est pourtant pas comme ça que ça marche et elle ne risque pas de l’oublier. Alors elle reste éloignée, et elle préfère attendre de voir à quoi peut bien ressembler l’équipage. Pieds nus, les mains vides, elle paraît inoffensive mais c’est une idée que l’on se fait. Son fouet est noué autour de sa taille, ses couteaux sont dissimulés par la robe. Surtout celui accroché à sa cuisse. Elle ne perd pas la raison en se mettant à rêver. Elle en est loin.

Non… Non, non, non. La voit la surprend, elle sursaute et se retourne, la main sur la taille. Elle se demande si ce n’est pas le bon moment pour sortir le fouet, ou une arme pour se défendre. Elle regarde en direction de là où elle a laissé son arc, il serait facile de l’attraper. Pourtant, elle ne bouge pas. Courage, impulsivité ou stupidité. Il est impossible de vraiment trouver la bonne réponse. Et en fin de compte, elle n’en a pas vraiment envie. Elle s’avance vers la source de la voix, la tête penchée par la curiosité de voir ce qui pourrait bien se passer. Alors quand elle avance et qu’il pousse un cri, elle réalise que c’est son tour d’être surpris. Elle qui pensait qu’il l’avait vu. Ce n’est visiblement pas le cas. Elle sourit légèrement, un peu perdu face à l’homme qui se tient devant elle. Il semble perplexe, perturbé. Un peu à côté de la plaque également. On n’y comprend pas grand-chose. Etes-vous réelle ?. La question la prend par surprise et elle fronce les sourcils. Comment peut-il lui demander si elle est réelle ? Il n’a donc pas l’habitude de voir quelqu’un ? Quelqu’un ou une fille ? Autant dire qu’il est un peu étrange d’entendre une telle question. Alors elle reste là, un peu incertaine de la marche à suivre ou de ce qu’il est bon de dire. En tout cas, il n’a pas l’air terrifiant ou même menaçant, et elle ne sait pas très bien ce qu’elle pourrait faire. « Je crois que je suis réelle. Tu veux me toucher pour être sûr ? ». Elle ne sait même pas pourquoi elle se met à dire ça. Mais bon, est-ce qu’il y a une réelle solution pour montrer à quelqu’un qu’on est réel ? Prétendre l’être, ce n’est pas une manière de lui laisser supposer que ce n’est pas forcément le cas ? C’est une affaire complexe, si on peut le dire ainsi. Et il est préférable de ne pas réfléchir.

J'espère que vous l'êtes. C’est son jour de chance alors, puisqu’elle l’est, mais dans ce cas, qu’est-ce qu’elle est supposée en dire ? Et comment doit-elle le dire, en plus de ça ? C’est compliqué, si on peut le dire comme ça, et il est préférable de ne pas réfléchir. Il est touchant et intriguant. Alors forcément, elle a envie de lui parler un peu plus. Mais il ne peut pas être venu dans le coin de lui-même non plus, hein ? « Ils sont où, les autres qui sont venus en bateau ? ». La curiosité la dévore. Elle se demande si lors d’une première virée, elle se mettrait à vomir parce que ça tangue. C’est ce qu’on lui a raconté, une fois. « Et encore une fois, oui, je suis réelle, vraiment. Tu viens d’où ? ». Deux îles. Deux possibilités. Ou plus ? Si ça se trouve, il s’agirait d’une contrée éloignée que personne ne connaît, c’est possible aussi. Mais il est impossible de vraiment savoir.


notes » w/ Ciro, à la lisière de la forêt, au bord de l'eau, le 21/03/2117

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Sujet: Re: meet me in the middle (Ciro)
Lun 17 Avr - 16:28




meet me in the middle.
21 MARS 2117

La curiosité n'était pas une chose réelle chez Ćiro. Il observait oui, mais que lorsque quelque chose attirait son regard. Que lorsque cela semblait assez intéressant pour apporter en lui de nouveau savoir. C'était connaitre l'inconnu qui représentait plus à ses yeux et qui effaçait toute réelle envie de curiosité naïve. Puis ses oreilles s'égaraient souvent, il entendait des choses qu'il ne devrait pas. Des histoires qu'il n'était pas censé saisir. Et ça, ça lui donnait de la force. Comme si le jeune Kovarii se nourrissait de tout ce qu'il n'était pas censé connaitre. C'était bien son droit, à lui, de conserver toutes ses informations. Parce qu'il a toujours peur, même aujourd'hui, d'être exclu. D'être abandonné. Il a toujours peur que sa mère décide de le laisser sur le continent, de le laisser avec les autres hommes parce qu'il était un homme. C'était hors de question. Et Ćiro était prêt à tout pour conserver sa place. Même petite. Il était prêt à faire ce qui était nécessaire.

Ce voyage, il n'avait pas été prévu. Ćiro a tout de suite accepté de faire ce qu'il faut pour les accompagner, parce qu'elles avaient besoin de lui. Maintenant, il se demandait bien quoi faire en attendant, regrettant de ne pas être parti avec elles finalement. Malheureusement, il n'était pas en pouvoir de décider quoi que ce soit et il laissait volontiers la forêt aux femmes qui savaient bien mieux se débrouiller que lui. Son rôle était donc simple. Rester là. Attendre en silence leur attendre. Il le ferait. Il le ferait, mais un rien ne pouvait changer une situation et il n'avait aucune idée de ce que cette terre pouvait vraiment lui réserver. Il se fichait pas mal de ce qui pouvait se trouver ici. Pour être honnête, il était déjà impatient de retourner chez lui. De retourner auprès de ses arcs à moitié construit. De ces armes qu'il fabriquait. Il avait déjà hâte de retrouver son espace, son monde. De retourner au centre même de l'univers de sien. Plus il restait là, plus il perdait du temps. Il le sentait. Ce n'était pas comme s'il pouvait croiser quelqu'un avec qui discuter de ce monde dont il ignorait tout. Peut-être avait-il d'autres façons de faire – et c'était bien là la seule chose qu'il aimerait savoir.

C'était comme si quelqu'un avait entendu sa pensée. Car il était peut-être idiot avec le monde, mais il ne l'était pas intérieurement et pouvait naturellement reconnaitre que quelqu'un ou quelque chose approchait. Une chose était là, alors Ćiro use de son arme la plus efficace et naturelle du monde. La naïveté. Ces quelques mots avaient signalé sa présence à lui, maintenant c'était au tour de l'autre personne. Où de l'animal. Mais même s'il aurait préféré qu'une bête apparaissent – une bête inoffensive – c'était finalement une femme. Une femme. Cela le surpris vraiment, au point qu'il laisse les mots sortirent seuls. Etait-elle réelle ? En voilà une question digne de sa stupidité. Ils en avaient des centaines dans le style. Elle semblait d'ailleurs un peu confuse face à sa question, lui il attendait une réponse. Ses yeux s'écartent alors qu'elle donne une réponse. Comme si l'entendre confirmait tout. Il hésite à lui demander s'il peut vraiment la toucher, mais se ravise. Son sourire se fait alors plus grand. Il espérait qu'elle l'était, parce qu'elle était jolie. Une preuve nouvelle que la déesse était la meilleure. Elle avait apporté en ce monde des femmes extraordinaires.

Elles sont parties. Dit-il simplement, faisant un signe de la main pointant une direction de la forêt assez vague. Il n'allait pas réellement révéler la direction à laquelle elles étaient parties, ni même donner des détails. Ce n'était pas nécessaire. Par contre, il pouvait parler de lui. Je dois attendre. C'est mon travail. Il le dit comme si c'était la plus belle tâche du monde, comme si c'était une évidence. Il en profite pour montrer le bateau, un peu plus loin.


C'est une excellente nouvelle ! Je ne sais absolument pas ce que ces terres peuvent cacher, alors je me suis dit que peut-être vous n'étiez qu'un rêve. Il la regarde dans les yeux puis baisser automatiquement son regard comme si c'était trop pour lui. Il rit de nouveau, timidement presque. Je n'oserais pas, je ne peux pas… Il rougit. Enfin, vous touchez quoi. Comment oserais-je ? C'est… inapproprié. De toute manière, je suis bien content de ne pas devoir attendre seul. Je ne sais franchement pas quoi faire ici. Il regarde les pierres sur le sol, l'eau qui va et viens doucement. Non, il n'y a rien à faire. Il n'y a que l'attente. Puis, il se souvient de la question qu'elle avait posée et semble revenir à la réalité.

Oh. Je viens… eh bien… de l'autre côté de l'eau.


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Sujet: Re: meet me in the middle (Ciro)
Mar 9 Mai - 10:18

» Meet me in the middle
Ce gars, il a l’air un peu trop perché pour elle. Astrid n’a pas pour habitude de rencontrer des personnes qui viennent d’une autre île. Ici, tout le monde est un peu pareil et on n’a plus vraiment ce genre de surprise. Mais là, pour le coup, elle s’y perd carrément, incapable de déterminer ce qu’elle pourrait bien dire à propos de tout ça. C’est perturbant, c’est tout ce qu’elle sait. Et en parallèle, elle n’a pas vraiment envie de réfléchir. C’est mieux comme ça. La rousse n’est pas certaine que ce soit évident, à chaque instant. Par moment, d’ailleurs, ça ne l’est pas du tout. Les choses sont comme elles sont. Là, elle fait face à un homme d’une autre ile et il est carrément différent des hommes qui sont ici. Et elle ne saurait même pas expliquer en quoi. Ca lui plaît bien pourtant, et en même temps, ça la perturbe aussi. Il fait « mou » si on peut le dire comme ça. Et on est un peu tenté de lui remuer le derrière pour que ça passe un peu mieux. Mais ce n’est malheureusement pas comme ça que ça fonctionne. Elle est tentée de le secouer ouais. Mais ele ne sait pas vraiment comment.

Elles sont parties.. Dommage, elle aurait été contente de les découvrir. Surtout qu’il a dit « elles » et que donc, il n’est accompagné que de filles. Et ça change quoi. Une embarcation de femmes. C’est assez plaisant. Elle aurait aimé converser avec elles. « Que des filles alors ? Et tu es le seul homme du lot ? ». Ici, bien que certains hommes semblent tout faire pour se convaincre qu’ils sont supérieurs, ce n’est pas franchement le cas. Et elle n’hésite jamais à le rappeler. C’est même mieux comme ça, quand on y réfléchit. Enfin bref, tout ça pour dire que ça change, voilà, et qu’elle aimerait bien les ramener dans sa tribu pour leurs montrer. Mais pour le moment, elle a juste le gars. Et c’est peut-être le capitaine non ? « C’est ton bateau ? ». Peut-être que son truc, c’est de contrôler des femmes, après tout. Et dans ce cas, ça ne changerait pas forcément grand-chose. Je dois attendre. C'est mon travail.. Ah bah ça doit pas vraiment être le capitaine, finalement. La manière dont il le dit, ça sonne davantage larbin que capitaine. Mais peut-être qu’elle se trompe hein. « Et du coup, c’est ton bateau ou t’es juste chargé de le garder ? ». Elle est un peu étrange son histoire, mais il ne voit pas vraiment ce qu’il pourrait bien en dire. Surtout parce que ça ne servirait à rien, tout simplement. Le pire, c’est qu’il a l’air contente de faire ça, et ça n’a pas franchement de logique. Mais soit, chacun son truc hein. Elle se demande juste s’il n’est pas un esclave, du coup. Mais elle préfère ne pas poser la question. C’est le genre de chose qui a tendance à vexer, quand ce n’est pas le cas.

C'est une excellente nouvelle ! Je ne sais absolument pas ce que ces terres peuvent cacher, alors je me suis dit que peut-être vous n'étiez qu'un rêve.. Il pensait quoi, du coup ? Que la grande île était vide ? Dans ce cas, pourquoi est-ce qu’ils seraient venus par ici ? Sa logique est bancale ou en tout cas, c’est son point de vu à elle. Elle peut comprendre que ça le dépasse hein, mais quand même. Ce serait la première fois qu’il vient dans le coin alors ? C’est un peu perturbant. Astrid serait la première personne qu’il rencontre par ici. Un fin sourire se dessine sur ses traits, c’est que ça lui donne envie de jouer, à la mercenaire. Elle a envie de jouer avec la situation et de s’amuser un peu de lui. « Tu n’es jamais venu par ici alors ? ». Et puisqu’il n’est pas trop dégueulasse à regarder, le jeu pourrait même être amusant.

Elle lui propose de la toucher, à force de l’entendre mettre en doute son existence. Faut dire que c’est un peu bizarre d’être devant lui et de voir qu’il ne croit pas tout ce qui se passe. Ca n’a pas vraiment de sens, faut bien se le dire. C’est même plutôt logique, finalement. Il fait vachement timide en tout cas, et c’est un trait de caractère auquel elle n’est absolument pas habituée. Dans le désert, les hommes ne sont pas farouches et eux, ils touchent avant même de réfléchir, en réalité. Je n'oserais pas, je ne peux pas… Il rougit. Enfin, vous touchez quoi. Comment oserais-je ? C'est… inapproprié. De toute manière, je suis bien content de ne pas devoir attendre seul. Je ne sais franchement pas quoi faire ici.. Oui, elle va définitivement jouer avec lui. Et puisqu’il n’est pas trop dégueulasse, ça pourrait être même assez facile. Avançant vers lui, elle pose doucement sa main sur la joue de l’homme en face d’elle, avant de l’embrasser. Un jeu ? Carrément. Astrid est comme ça, elle joue, toujours. Manipulatrice, plus une personne aura l’air perdue, plus elle voudra s’amuser avec lui. S’écartant doucement, un sourire toujours là, sur ses lèvres, elle l’observe. « Tu vois, je suis bien réelle ».

Oh. Je viens… eh bien… de l'autre côté de l'eau.. L’autre côté de l’eau oui, elle en aurait été sûre. Un jour, elle ira voir comment c’est là-bas. Un jour oui.


notes » w/ Ciro, à la lisière de la forêt, au bord de l'eau, le 21/03/2117

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Sujet: Re: meet me in the middle (Ciro)
Lun 29 Mai - 16:37




meet me in the middle.
21 MARS 2117

Se sentir utile, c'était sans doute le sentiment le plus doux pour Ćiro. Le sentiment le plus important et le plus vital. Cela représentait peut-être même un peu trop pour lui, mais il n'en avait pas encore conscience. Il était persuadé que ses actions étaient guidées par sa foi et non par sa peur. Il était le genre à vouloir sentir que les autres avaient besoin de lui. Que sa présence était nécessaire. Pourtant, aujourd'hui il considérait que sa place était quasiment sécurisée. Oui, quasiment, parce qu'il devait encore prouver tellement de choses et que la peur d'être exclu était toujours aussi vive au fond de lui. Après toutes ces années, il continuait à être dévoré par ces craintes qui ne le laissaient pas tranquille. Sa mère et sa sœur étaient toujours là pour prouver qu'il était très facile de le jeter à l'eau sans y réfléchir à deux fois. Il savait peut-être nager, mais si une chose pareille arrivée, il serait bien le premier à se laisser couler. Alors Ćiro ne baissait pas les bras. Il continuait d'être celui qui ne disait jamais non. Celui qui était toujours prêt à aider. Il était là, sur le continent, parce qu'elles lui avaient demandé de venir et malgré les idées qu'il avait de cet endroit, il n'avait pas pu refuser. Jamais il ne refuserait. Maintenant, il était coincé à attendre et aucune curiosité n'animait son esprit. Son île valait une dizaine de continent comme celui-ci et il se fichait pas mal de la manière dont les autres vivaient. Après tout, ils étaient tous perdus, tous dans du mauvais côté. Ćiro refusait de laisser son cœur se corrompre face à des inconnus. Il était prêt à se battre si nécessaire, même s'il n'était pas du tout formé à attaquer qui que ce soit – et encore moins d'autres femmes. Il espérait donc que cette journée se passe sans tracas, sans problème, sans rencontre improbable et ridicule. Mais l'ennui est trop rapide et l'apparition presque magique d'Astrid réveille en lui quelque chose. Il était peut-être prêt à abandonner les hommes de cette terre, mais les femmes ?

La situation était différente de toute celle qu'il avait connue jusqu'ici. Parce qu'il n'était pas chez lui. Parce qu'il n'était pas là où il connaissait et gérait les choses. Autant il aimait les surprises, autant il aimait le contrôle. Et sa stupidité lui permettait de contrôler beaucoup de choses et l'une d'entre-elles était la distance. Pas grand monde ne s'attardait sur lui et c'était parfois très bien comme ça. Il aimait être celui qui se rapproche, celui qui ouvre les discussions, celui qui tend la main. Pour une fois, quelqu'un venait à lui. Quelqu'un dont il ignorait tout. Quelqu'un qui pouvait même être dangereux, mais dont il était déjà séduit. Parce qu'Astrid ne présentait aucun signe de mal. Elle semblait être le genre d'âme qui croisait les autres pour mieux repartir. Sans doute qu'elle finirait par le trouver encore plus ennuyante que le temps qui passe et qu'elle retournerait à ses tâches. En attendant, elle était là. Elle était devant lui. Elle était le divertissement qui allait faire passer cette longue journée avec rapidité.

Elles n'allaient pas revenir tout de suite, il le savait. Les Kovarii agissaient vite, mais pas si vite. Il savait qu'il allait devoir attendre pendant un bon moment et que cette conversation pouvait s'éterniser si l'inconnue le souhaitait.

Oui… enfin, oui, je suis le seul. L'habitude. Ils ne représentent pas grand-chose les hommes, alors même lui a tendance à les ignorer. Ils ne sont que des outils qui parlent, mais qui n'ont pas forcément le droit de penser. Il construit des arcs, mais as-il vraiment le droit de le faire seul, sans aucune femme à ses côtés pour le guider ? C'est bien parce qu'il était doué et minutieux qu'on l'avait laissé à cette tâche parfois difficile et épuisante. Il n'avait rien d'un leader, d'un guerrier, il n'avait simplement rien d'une femme et ça, ça changeait beaucoup. Elles avaient tous les pouvoirs et c'était même mieux ainsi. Il finissait souvent par oublier les autres hommes, mais aujourd'hui il était bien le seul.

Mon bateau ? Il explosa de rire. Un rire timide et charmé. Un rire un peu embêté. Il ne se sent pas de dire qu'elle se trompe largement sur la situation, il préfère lui dire tout simplement son rôle. C'est presque flatteur de croire que c'est son bateau et il se demande pourquoi elle croit un truc aussi bête ? Peut-être parce qu'il était là et que les autres étaient ailleurs ? Non, non. Ce n'est pas mon bateau. La capitaine est partie avec les autres. Je suis juste chargé de le garder, c'est mon rôle à moi. Je suis pas doué pour la chasse alors il n'y a pas de raison que je les accompagne. En même temps, c'est logique, je risque d'être un fardeau. Et puis je ne suis qu'un homme après tout, je ne peux pas posséder un truc pareil.

Son regard se pose sur l'engin. Non, ce n'était pas le sien et tout ce qu'il possédait était en fait à sa mère. Rien ne lui appartenait vraiment, si ce n'est les arcs qu'il vendait. Ce continent est bien différent de ce qu'il imaginait et jusqu'ici, il n'avait vu que ce petit bout de terre. Soit rien. Il croise les bras et se dit que peut-être que sa sœur posséderait un truc pareil un jour. Ça ne l'étonnerait même pas.

Pardon ? Il était trop dans ses pensées pour complètement entendre la question d'Astrid. Quelque part, sa voix le réveil un peu de cet instant de rêverie. Ah ! Mais oui ! C'est ma première fois ! Je ne m'en étais pas rendu compte… Est-ce qu'il faut fêter ça ? Elle pose bien trop de questions, cette inconnue. Il ne sait pas si elle est curieuse ou si elle cache autres fois. Comme si ses paroles camouflées d'autres envies. Il ignore sincèrement comment ça marche, mais comme toujours il garde ses distances. Joli ou non, il ne peut pas se permettre de se faire hameçonner. Il a pourtant bien envie de la toucher pour vérifier si elle est réelle. Comme il le dit, c'est une chose qui ne se fait pas. C'est inapproprié. Idiot ou non, jamais il ne se permettrait de faire quelque chose d'aussi insensible. Même pour vérifier son existence. Ses yeux clairs observaient d'ailleurs Astrid avec un étrange intérêt. Allait-elle rester pour lui faire compagnie où allait-elle s'en aller ? À son plus grand étonnement, elle se rapprocha. Il ne bougea pas. Il ne pouvait pas – ou ne voulait pas bouger. C'était étrange. Puis elle posa sa main sur sa joue et un frisson parcourut son corps tout entier. Peut-être était-ce une alerte, une seconde pour le prévenir de s'en aller. Peut-être que c'était ça, mais peut-être que c'était autre chose aussi. La curiosité, l'attirance, le désir… Il sait juste que pendant cet instant, le voile qui jusqu'ici ne l'avait jamais quitté s'était tout simplement évaporé. Une fraction de seconde, un tout petit instant, jusqu'à ce que les lèvres d'Astrid s'approchent des siennes et qu'il se laisse emporter. Oui, pendant un tout petit instant, tout s'écroula au fond de lui. Il ne resta que du vide. Un vide nouveau et effrayant qui le ramena à la raison que lorsqu'elle cessa.

Il n'ajouta rien. Perturbé plus qu'il ne le devrait par ce qui venait de se passer. Il tâcha de reprendre ses esprits un instant, sans juger Astrid par son acte.

Elles sont toutes comme toi, les femmes d'ici ? Il était obligé de poser la question. Obligé, parce qu'il ne savait pas si Astrid était différente de ces semblables. Toutes aussi jolies ? Il parlait toujours avec cette sincérité naïve. Ciaphas lui avait d'ailleurs conseillé d'être direct en ce qui concernait les compliments alors Ćiro tachait d'appliquer ces conseils. Et… Et est-ce que c'est une façon de dire bonjour ici ? Un baiser ? Il semblait rougir, bien qu'au fond il sache pertinemment que ce n'était pas une coutume. Il en doutait fortement. D'ailleurs, il se mit à sourire, regardant autour de lui si quelqu'un avait vu ce qui s'était produit. Non, personne. Ils étaient toujours seuls.

Il ne faut vraiment pas recommencer, ce n'est pas bon pour moi vous savez. Il était pourtant visiblement content et ravi de ce qui venait de se passer. Pourtant, un baiser, c'est peut-être une ligne franchie qu'il n'aurait pas dû. Que la déesse Di'anada me pardonne. Il leva les yeux aux ciels, sincèrement désolé de s'être laissé faire. Peut-être qu'il aurait dû s'écarter, mais sur le moment il n'en avait pas ressenti le besoin. Il n'avait pas eu l'impression qu'elle allait lui faire du mal. Vraiment. Peut-être que ses intentions n'étaient pas bonnes, mais il ne serait pas forcément en mesure de se défendre. L'arc qu'il a sur le dos n'est pas censé être utilisé. Oh ! Je sais ce que vous êtes ! Il semblait avoir eu un éclair de génie. Il s'écarta un peu plus pour l'observer entièrement. Il ne pouvait pas mentir, les créations de la déesse sont toutes d'une beauté sans pareil. Il était conquis, mais devait se souvenir de sa position et il était hors de question d'être trop proche de cette femme, surtout quand les autres allaient revenir.

Vous êtes une tentatrice ! Une si belle personne ne peut être qu'une tentation. Un test envoyé par la déesse pour vérifier mon dévouement. Pour savoir si je suis un homme décent Il paraissait très sûr de lui. Peut-être un peu trop. Quand les lueurs du soleil prennent feu, prenez-garde à vos yeux. Il y a dans l'air un parfum doré, prêt à vous dévorer ! Cette fois il ne bougea plus, gardant ses distances. Son sourire était toujours présent, il trouvait l'idée fantastique d'être mis à l'épreuve. Il semblait fier d'avoir compris ce qui se passait. C'était même la meilleure chose qui lui soit arrivée depuis des mois. Il passait définitivement trop de temps à travailler, enfermé avec ces morceaux de bois et son imagination. Finalement, la voilà l'aventure, la vraie. Il avait hâte de raconter ça à Cyd. De lui racontait qu'une fleur l'avait un peu trop approché. Vous n'avez pas à faire tout ça. Mon cœur vous appartient déjà, vous n'avez rien à faire de plus que d'exister. Et par ça, il voulait dire l'embrasser. Non, clairement, elle n'avait pas à le séduire pour l'amadouer. Elle ne se rendait pas compte que pour lui, c'était déjà trop de passer autant de temps à lui parler.

Il n'y avait pas de mot plus sincère à son cœur. Il appartenait aux femmes. Il est là pour les servir elles et uniquement elles. Quelle que soit la situation, quelle que soit la terre sur laquelle il se trouve. Cependant, Astrid n'était pas une Kovarii. Il pouvait la respecter et ne vouloir que son bien, mais il ne pouvait pas lui obéir aussi aveuglement. Car si elle était là, c'est qu'elle ne connaissait sans doute pas ses coutumes et sa façon de vivre. C'est qu'elle ignorait sans doute comment les choses étaient censées se produire. Il allait définitivement classer son âme dans la liste de celles qui s'étaient égarés.

Croyez-vous en la déesse Di'anada ? Voilà son ultime question, son ultime moyen de savoir si oui ou non elle était ce test envoyé du ciel ou bien cette âme qu'il était censé sauver. Dans tout le cas, il était ravi. Émerveillé par les possibilités qui s'offraient à lui. Il n'y avait pas que les Kovarii qui avaient besoin de lui. Il avait la sensation que le monde aussi attendait de grandes choses de la part. Il continuerait de rependre les bonnes paroles de sa foi sans aucune limite, parce que le continent même lui ouvrait les bras pour entendre ces mots. Finalement, il était presque content d'être là, mais il espérait sincèrement que les autres n'allaient pas trop tarder et qu'il pourrait rentrer rapidement pour essayer de s'organiser un minimum sur ce qu'il pourrait faire pour ses pauvres âmes.


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28/07/2015 avengedinchains 1139 Rose Leslie sign by ALAS Mercenaire et voleuse 70
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Sujet: Re: meet me in the middle (Ciro)
Dim 30 Juil - 11:27

» Meet me in the middle
Oui… enfin, oui, je suis le seul.. Bien sûr, tu lui as posé une question assez simple. Pour toi, du moins. Et pour lui, vu la réponse, aussi. Pour autant, tu ne vas certainement pas négliger le fait que de ton point de vu, ça reste quand même assez surprenant. Parce que c’est aussi de ça qu’il est question, n’est-ce pas ? Le seul homme sur tout un bateau. Autant dire que pour toi, c’est assez surprenant quand même. Il vaut mieux que cet homme n’aille jamais dans le désert, en tout cas. Non que la situation soit digne de moquerie mais par chez toi, certains hommes continuent à se sentir supérieurs grâce à leurs égos démesurés. Chose qui parvient à te prendre la tête assez souvent et avec facilitée mais tu es toujours apte à faire avec, si on peut le dire comme ça, du moins. Mais c’est une autre histoire, bien sûr. Et ce n’est pas le moment d’en parler, surtout. La situation ne semble d’ailleurs pas le surprendre, ce qui n’a rien de vraiment désagréable, en réalité. Un homme qui semble mettre les femmes en avant ou en tout cas, qui semble se dire qu’un unique homme sur un bateau est logique, si on peut le dire comme ça. Et ça ne te déplaît pas vraiment.

Mon bateau ?. Bah oui, si c’est le sien, ça te paraîtrait presque logique. Après tout, s’il a choisi son équipage, il peut avoir délibérément choisi des femmes pour le servir. Et dans ce cas, ça rejoindrait ton avis sur les hommes. Sauf que voilà qu’il se met à rire et que t’es là, à le regarder, sceptique. Est-ce donc à ce point improbable qu’il puisse s’agir de son bateau ? Autant dire que toi, t’es pas vraiment du genre à rire au nez et à la vu de n’importe qui. Surtout quand tu ne parviens pas à voir le point drôle d’une situation. Le dévisageant, la tête un peu penchée, le front plissé, tu ne parviens pas vraiment à déterminer où peut bien se situer le problème de la situation. Non, non. Ce n'est pas mon bateau. La capitaine est partie avec les autres. Je suis juste chargé de le garder, c'est mon rôle à moi. Je suis pas doué pour la chasse alors il n'y a pas de raison que je les accompagne. En même temps, c'est logique, je risque d'être un fardeau. Et puis je ne suis qu'un homme après tout, je ne peux pas posséder un truc pareil.. Une capitaine alors hein ? Très plaisant à entendre. Les hommes de chez toi auraient considérablement besoin d’entendre un truc pareil, en tout cas, mais ça n’a pas vraiment grand-chose de si étonnant que ça, non ? Ou en tout cas, c’est une chose dont tu as besoin, si on peut le dire comme ça. Un fardeau alors hein ? A le voir comme ça, c’est vrai qu’il ne paraît pas très fort mais qui es-tu pour le juger sur tout ça hein ? Tu n’es toi-même pas d’apparence très forte. Tu aimes jouer de tout ça, t’en moquer et en rire, est-ce que c’est vraiment si surprenant que ça ? De ton point de vu, non, bien sûr. Il n’est qu’un homme, après tout. Mais encore une fois, tu restes sur le cul, tu trouves cela improbable. C’est carrément surprenant. Donc chez lui, les hommes sont des ingrats, des fardeaux dont personne ne veut ? Tu ne sais pas où c’est, mais ça t’intéresserait presque. « Et bien, c’est assez peu commun. Ici, les hommes ne sont pas tous des fardeaux ». Pas tous quoi. Mais il y en a pas mal quand même. Tu n’es pas du genre à parler en mal de tout le monde ou à faire quelques généralités. Ce n’est pas ton genre, mais dans le fond, est-ce que ça a vraiment quelque chose de si surprenant ? Mais du coup, tu comprends mieux que ça ait pu le faire rire. S’il se juge comme un fardeau, il ne peut pas imaginer posséder un bateau rien qu’à lui.

Pardon ?. Tu lui as demandé s’il est déjà venu dans le coin et tu te demandes s’il ne t’a vraiment pas entendu ou si c’est vraiment si surprenant que ça. Bien sûr que ça ne l’est pas, mais qu’est-ce que tu pourrais vraiment en dire, finalement ? Tu te demandes si tu dois te répéter. T’aimes pas te répéter. Ah ! Mais oui ! C'est ma première fois ! Je ne m'en étais pas rendu compte… Est-ce qu'il faut fêter ça ?. Vous pouvez, mais tu n’as rien pris avec toi pour fêter ça. Tu ne t’attendais pas à tomber sur quelqu’un comme lui. D’ailleurs, tu envisageais plutôt de dépouiller ce bateau de ses objets de valeur et ça reste encore dans un coin de ton esprit. Mais ce n’est pas ta priorité immédiate. Ce garçon t’intrigue, c’est vrai. Et il accapare ton attention.

Le baiser que tu poses sur ses lèvres n’était pas prévu. Tu n’es pas venu ici avec en tête l’idée que tu allais embrasser un homme et l’attirer dans tes filets. Cela n’aurait pas été la première fois mais ce n’est pas le cas et en général, tu n’as pas vraiment besoin de venir jusque-là. Mais vu la manière dont il réagit, forcément, ça te surprend un peu. Il semble sonné, perdu. Comme choqué, finalement. Pourtant, il ne recule pas, ne se dégage pas du baiser. Mais puisqu’il n’y répond pas, tu finis par t’écarter. Tu ne prétends pas que les hommes ne te résistent jamais mais de là à ne pas mettre la moindre chaleur, là, tout de suite, ça te surprend davantage. Elles sont toutes comme toi, les femmes d'ici ?. Ah il est certain qu’ici, les femmes ne bécotent pas les hommes à tout va. Pourtant, oui, toi t’as une certaine attirance pour la chaleur de la chair et pour les hommes. Tu ne l’as jamais caché et en parallèle à ta réputation de mercenaire sans cœur, tu as ce statut aussi. Non que tu t’en vantes particulièrement mais tu estimes en même temps qu’il n’y a pas grand-chose à cacher à ce sujet. Pourtant, tu ne réponds pas de suite et de son côté, voilà qu’il se met à ouvrir à nouveau la bouche. Toutes aussi jolies ?. Un fin sourire se glisse sur tes traits à cette remarque. Voilà un compliment auquel tu ne t’attendais absolument pas. Perturbé mais franc, visiblement. « Non, nous ne sommes pas toutes comme ça, ici. Rassure-toi ». Déjà qu’il flippe à cause d’un baiser, si toutes les filles étaient comme toi, pas sûr que ça l’aurait vraiment aidé. Et… Et est-ce que c'est une façon de dire bonjour ici ? Un baiser ?. Tu te mets doucement à rire, imaginant un peu la scène mais pas forcément très à l’aise à ce songe. « Non, non, du tout. Nous ne faisons ça qu’avec les beaux garçons ». D’une certaine manière, du moins, mais il n’est pas uniquement question de ça. Faut en avoir envie aussi. Et là, pour le coup, tu en avais envie. Envie d’embrasser ce garçon qui ne semblait pas être en mesure de croire en ton existence, finalement.

Il ne faut vraiment pas recommencer, ce n'est pas bon pour moi vous savez.. Dommage, c’est le genre de réplique qui te donne plutôt envie de recommencer. Que la déesse Di'anada me pardonne.. Un dieu que tu ne connais pas mais qui semble assez frigide. C’est quoi le problème avec un baiser ? Il ne tolère pas les contacts physiques ? Quel est le problème, dans ce cas ? Oh ! Je sais ce que vous êtes !. T’es pas forcément à l’aise avec ça, et t’es pas certaine d’avoir envie de savoir. C’est trop bizarre ça, quand même. Et tu n’as pas particulièrement envie d’y penser. Mais est-ce que tu as vraiment le choix ? Non plus.

Vous êtes une tentatrice ! Une si belle personne ne peut être qu'une tentation. Un test envoyé par la déesse pour vérifier mon dévouement. Pour savoir si je suis un homme décent. Une tentatrice hein ? C’est que ça te va pas si mal que ça. Tu aimes user de ton corps pour manipuler les hommes et obtenir ce que tu veux, ensuite. Est-ce que c’est vraiment si surprenant que ça ? Mais c’est une affaire à laquelle tu ne veux pas avoir à réfléchir, finalement. Mais c’est comme ça. Un homme décent peut-être mais saint d’esprit, certainement pas ! Quand les lueurs du soleil prennent feu, prenez-garde à vos yeux. Il y a dans l'air un parfum doré, prêt à vous dévorer ! . Ca y est, il devient fou. Trop bizarre.

Vous n'avez pas à faire tout ça. Mon cœur vous appartient déjà, vous n'avez rien à faire de plus que d'exister.. Faut dire que tu ne fais absolument rien. Mais que son cœur t’appartienne, ça, ça te laisse sceptique. « Comment ça ton cœur m’appartient ? ». C’est assez inattendu, ça encore. Mais bon, autant lui poser la question, vu à quel point il semble différent, le terme peut l’être tout autant. Trop bizarre, cette histoire.

Croyez-vous en la déesse Di'anada ?. Non, et selon toi, elle paraît carrément chiante. Mais c’est une autre histoire à laquelle tu ne préfères pas vraiment penser. « Pas du tout. Et je ne suis pas non plus une tentatrice, si jamais tu te poses aussi la question ». Trop bizarre de croire ça d’elle. En tout cas, c’est la première fois qu’elle attend ça.


notes »  w/ Ciro, à la lisière de la forêt, au bord de l'eau, le 21/03/2117
 

meet me in the middle (Ciro)

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