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˜˜˜˜˜˜Knowledge is power |Meeka|
maybe life should be about more than just surviving


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02/03/2017 Thinkky/Angel 597 Zoe Saldana Lux aeterna (ava), Astra (signa), Psychadelya & Angie & hennaed (icones) Conseillère chamane ~ Gardienne du savoir/Oratrice & diplomate 175
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Sujet: Knowledge is power |Meeka|
Dim 19 Mar - 22:17

Le soleil se levait à peine quand Rowena se glissa hors de son habitation. Le village était encore endormi alors qu’elle le traversait. Quelques personnes étaient levées, s’occupant des réserves ou encore de déblayer la terre malgré le temps plus que froid de ce début de journée. La chamane s’arrêta quelques minutes, histoire de faire la conversation, demander si tout allait bien. Il s’agissait aussi de son métier de faire attention aux autres, de vérifier que tout allait bien au cœur même de la tribu. Même si parfois, sa patience était mise à rude épreuve. L’un des cas les plus « problématiques », si elle pouvait parler ainsi, était le comportement à l’encontre d’Isha. Rowena ne parvenait toujours pas à comprendre les doutes, le mépris envers elle, et c’était quelque chose qui l’agaçait tout de même.  Parce que la jeune femme avait toutes les capacités nécessaires mais que personne ne le voyait réellement. Et la conseillère avait toujours détesté ce genre de comportement au sein de la tribu, là où était, à ses yeux, prôné la tolérance. Et l’acceptation des autres, dans la mesure où la personne n’avait fait aucun acte répréhensible. Enfin, il fallait croire que la nature humaine avait toujours eu des soucis…

Rowena finit par quitter le village une fois son tour des personnes réveillées fait. Le froid la saississait sous les étoffes pourtant chaudes, lui rappelant que le printemps n’avait pas encore totalement repris ses droits sur la Nature. Et il fallait vivre suivant le rythme de celle-ci, chose que la chamane faisait sans le moindre souci. Ses yeux se glissaient sur les arbres, la forêt alentour, s’attardaient sur les différentes plantes ornant les lieux. Elle n’avait pas les connaissances d’Harlan et Caleb au sujet de celles-ci, préférant l’observation du ciel et la méditation. Néanmoins, cela ne l’avait jamais empêché d’observer la beauté de la Nature, et de tout faire pour que celle-ci ne soit plus détruite comme elle l’a pu être lors de la guerre ultime de leurs ancêtres. D’ailleurs, avec l’arrivée des débarqués, elle aurait pu avoir peur de ce qu’ils avaient prévu de faire sur leur Nature. Allaient-ils la respecter, ou l’envahir à nouveau ? De grandes questions qui n’avaient pas empêché Rowena de leur venir en aide, mais qui étaient restées présentes dans son esprit tout du long. Un soupir quitta ses lèvres alors que ses yeux se tournaient vers le ciel. Le soleil avait pris ses droits sur la nuit, et un grand ciel bleu la surplombait désormais. Et pourtant, l’air ambiant ne se réchauffait pas. Son souffle produisait toujours de petits nuages blancs, une couche de glace très fine recouvrait le sol par endroits… Une belle matinée d’hiver.

Il lui fallut une ou deux heures pour atteindre le deuxième bras de la rivière. Elle aurait pu rester non plus du village, mais la chamane voulait être tranquille. Ou plutôt, elle s’apprêtait à revoir une amie qui lui était très chère, bien qu’aujourd’hui, ce soit plus pour des informations que pour discuter du bon vieux temps qu’elle lui avait donné rendez-vous ici. Enfin, dans un premier temps. Après, il y avait de grandes chances pour que cela digresse, comme toujours. Enfin, pour l’instant, Rowena était comme à son habitude en avance, ce qui lui permettait de se mettre non loin de la rivière pour une petite méditation. Elle avait moins de chances de se faire interrompre ici qu’au milieu du village, où on pouvait venir la trouver à tout moment, pour n’importe quelle affaire. En espérant aussi que personne ne déclenche une guerre en son absence. Quoique, elle n’avait pas forcément besoin de ne pas être là pour qu’on manipule dans son dos…

Un bruit de pas, une présence. La conseillère rouvrit ses paupières, tourna la tête. Juste à temps pour voir Meeka arriver. Meeka, qui était une amie très proche, et surtout très vieille puisque les deux femmes avaient plus ou moins le même âge. Meeka, qui allait et venait dans les autres tribus. Et qui pouvait certainement mieux se fondre que la conseillère que Rowena était. Un avantage, si l’on souhaitait avoir certains types d’informations. Puisque la chamane savait que certains pans lui étaient volontairement cachés quand elle était en déplacement, en visite pour de quelconques négociations. Un large sourire se dessina sur son visage, alors qu’elle se relevait rapidement pour accueillir la femme.

« Meeka ! Ca faisait longtemps… »


En effet, les voyages de son interlocutrice prenaient toujours un certain temps…

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Sujet: Re: Knowledge is power |Meeka|
Mar 18 Avr - 21:02

» Knowledge is power
Il faudrait peut-être qu’elle envisage d’un peu moins s’éloigner de chez elle. Meeka le sait, ce n’est pas en restant dans le village qu’elle parviendra à lier contact avec les gens. Pour autant, elle ne cache pas non plus que sur certains points, elle fait absolument tout ce qu’elle peut pour ne pas se faire absente trop longtemps. Jamais deux voyages en un. Toujours un retour de plusieurs jours entre deux. Si elle part longtemps, elle rentre pour un petit moment. Il faut savoir se fixer quelques bases, après tout. Sinon, nos voisins deviennent des inconnus et si on devient des inconnus pour eux, ce n’est pas très bien non plus. En réalité, à côté de ses envies et de sa bonne volonté de faire en sorte que tout se passe bien, la Naori a réalisé depuis bien longtemps qu’il n’est pas toujours facile de faire ce qu’on veut. Que c’est une volonté, certes, et qu’on rêve de faire les choses convenablement mais que ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Il y aura toujours les imprévues, les aléas de la vie. Parfois, elle part longtemps, parfois elle croise quelqu’un et elle fait la route pour se rendre ailleurs. Parfois, en réalité, elle se dit qu’elle n’a pas assez vendu et que ce sera plus intéressant d’aller ailleurs. Et parfois encore, elle réalise que c’est ridicule. De toute manière, on a toujours envie de bien faire les choses. Est-ce qu’on y arrive ? Pas vraiment. Et c’est sans doute sur ça qu’il est préférable de se concentrer. Mais ça n’a rien de facile. Un soupir s’échappe lourdement des lèvres de la femme, alors qu’elle avance au cœur de la forêt. Ses pas l’approchent de plus en plus de son village, elle le sait.

Elle regarde autour d’elle, un instant. Elle préfère faire attention à ce qu’on ne la suivre pas. En général, elle trouve ça plus facile, d’ailleurs. Elle est proche de la rivière, pour le moment. Cette volonté de se débarbouiller est plus forte que de rentrer. Elle profite, se baigne et lorsqu’elle en a assez, sort de l’eau. L’air n’est pas très chaud et elle frissonne doucement alors qu’elle se sert de sa tenue pour se sécher le visage. Le vent lui fouette la gueule et lui fait même un peu mal sur les joues. Autant s’éviter ça. Et quand elle se sent prête, elle retourne du côté de son village. Mais elle ne marche pas bien longtemps parce que ses pas sont entendus par quelqu’un qui ne tarde pas à pointer le bout de son nez. « Meeka ! Ca faisait longtemps… ». Levant le sien, le regard de Meeka se pose doucement sur Rowena. Une amie qu’elle n’a pas vu depuis quelques temps. Faut dire que pour que ça coule tout seul, il faudrait que la blonde ait un peu moins la bougeotte. Elle lui sourit, s’avance vers elle doucement. « Oui, je rentre à peine ! Comment vas-tu ? ». Elle remet son sac sur son épaule. Lourd mais moins qu’à l’aller, ça a plutôt bien marché. Et puis bon, elle a l’habitude de ce poids, ça ne lui fait plus grand-chose. Et ça la muscle un peu. C’est pour ça qu’elle a un joli corps. Il n’est même pas question de prétention hein. Elle estime qu’elle a un joli corps parce qu’elle a une carrure assez sportive. Pas trop non plus, heureusement.

Forcément, puisqu’elles se croisent en dehors du village, il y a deux options. Soit elle rentre aussi, et dans ce cas, Meeka peut entraîner la conversation sur d’où elle vient. Tranquillement. Mais bon, le danger sera alors de lui demander si elle est d’accord ou non. Il est possible qu’elle ne le soit pas, d’ailleurs. Mais ça, c’est une autre histoire. Ou alors elle s’en va et dans ce cas, elle peut lui demander où elle va. Mais bon, dans les deux cas, c’est vrai que c’est un peu intrusif. Mais ça, c’est une autre histoire à laquelle elle n’a pas envie de songer. Meeka n’use pas forcément des bonnes choses, elle ne fait pas toujours attention. D’ailleurs, pour tout dire, parfois, sa curiosité lui fait défaut. Elle ne peut pas s’empêcher de laisser les choses se passer comme ça a toujours été. Alors forcément, elle se mêle assez régulièrement de ce qui ne la concerne pas. S’intéressant à des sujets qui ne sont même pas supposer atteindre les oreilles des gens. C’est compliqué. Mais si les questions gênent les gens, les réponses sont faciles non ? Ils n’ont qu’à dire qu’ils ne veulent pas répondre. Et il n’y aura alors rien de plus à y ajouter. « Où vas-tu donc ? ». Un fin sourire sur les lèvres, elle n’use pas d’un ton tranchant. Heureusement. Juste la politesse et la curiosité. L’envie de savoir, et de bavarder avec son amie qu’elle ne voit pas assez souvent. Faut dire que la conseillère ne peut pas vraiment l’accompagner sur la route et qu’inversement, elle ne supporterait pas de ne pas partir.


notes » w/ Rowena, près de la rivière, le 19 mars 2117.

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Sujet: Re: Knowledge is power |Meeka|
Sam 6 Mai - 16:33

Revoir le visage de sa vieille amie lui faisait du bien, elle devait l’avouer. Rares étaient les amitiés qui duraient autant, et elle le ressentait davantage depuis la rupture avec Harlan, et leur relation qui avait rapidement tourné au vinaigre. Le conseil était devenu un lieu empli de tensions, où chacun refusait de lâcher ses principes, où la chamane se retrouvait à devoir aller à l’affrontement pour éviter certaines propositions. D’ailleurs, elle avait compris que cela embêtait franchement son ancien amant. Il n’avait pas l’habitude qu’on le comprenne, qu’on puisse trouver d’autres arguments pour rendre les siens inexploitables. Finalement, voilà où l’avait menée leur relation. La blonde était donc une bouffée d’air bienvenue dans sa vie, surtout avec l’hiver qui touchait à sa fin. Un bon timing, et le sourire s’accentua un peu plus sur ses lèvres alors qu’elle se rapprochait à grand pas de Meeka. Meeka qui était assise sur le bord de la rivière, ayant certainement profité de la douceur du temps pour une petite baignade dans l’eau pure qui s’étendait sous leurs yeux. Chose que Rowena aurait pu faire aussi, si elle n’avait pas été là pour récupérer quelques plantes, et se laisser aller à quelques méditations. Enfin, c’était ce qui était prévu dans un premier temps, mais la rencontre pourrait lui faire réadapter son emploi du temps. Ce qui n’était pas plus mal à vrai dire.

Elle rentrait, revenait de son voyage d’affaires comme elle en faisait temps. Rowena n’avait jamais évoqué que ceux-ci avaient tendance à l’effrayer pour la femme, quand bien même celle-ci était légèrement plus âgée qu’elle et qu’elle la savait suffisamment prudente et intelligente pour ne pas se mettre dans des situations dangereuses. Néanmoins, la chamane avait toujours été ainsi envers les membres de la tribu. Protectrice, au point d’en être étouffante. Sans forcément la fermer aux personnes extérieures, elle-même se plaisant à discuter avec d’autres tribus. Cependant, elle n’en restait pas moins méfiante dans certains cas, et souhaitait à tout prix que les siens restent à l’abri. Et si les deux autres conseillers en pensaient de même, les moyens qu’ils souhaitaient mettre en œuvre pour arriver à cette fin étaient bien différents. La question la fit légèrement sourire. Comment allait-elle. En voilà une qu’elle ne se posait plus depuis des lustres, la vie étant rythmée par les décisions à prendre, les personnes à rassurer quant à l’arbre de vie. Encore plus ces dernières semaines, ces derniers mois, alors qu’une branche s’était brisée. C’était d’ailleurs par rapport à celle-ci qu’Harlan avait pris contact avec elle quelque temps plus tôt, d’où un léger besoin de s’éloigner, de se ressourcer.

Sac remis sur le dos, arrachant un sourire à la chamane. Elle aussi en avait un, vide puisqu’il devait lui servir à récupérer quelques échantillons dans la forêt, et ainsi observer l’état global de celle-ci. Car l’Arbre de Vie était une chose, mais si le mal rongeait tout leur habitat, toute la Nature les entourant, celle qu’ils respectaient et adoraient plus que tout, là, Rowena serait réellement inquiète. Pour le moment, elle attendait d’en voir plus, d’en savoir plus, même si ses vaines tentatives de communication se heurtaient au silence. Finalement, il avait fallu qu’elle s’avoue vaincue. Pour l’instant. Evidemment, elle n’évoquerait pas entièrement cela, malgré la qualité d’amie qu’avait son interlocutrice, il ne fallait pas provoquer une panique pour si peu. En espérant que ce soit réellement si peu…

« Ca va plutôt bien de mon côté. Le printemps arrive, que demandez de plus ? On va pouvoir à nouveau revivre à l’extérieur et en profiter pour cueillir les premières baies et recultiver. » Léger sourire à cette évocation. Voilà qui permettrait d’oublier quelques soucis pour la tribu. « Et toi, tu vas bien ? Le voyage n’a pas été trop long ou dur ? »

Rowena se rapprocha de l’eau, s’accroupit sur la berge et laissa ses doigts glisser dans le liquide. Frais, mais une température logique par rapport à l’époque de l’année. Il faudrait encore attendre quelques mois, en espérant que la chaleur serait au rendez-vous, pour pouvoir s’y baigner pleinement, sans risquer d’attraper froid en sortant d’ailleurs. Elle se redressa, reposa son regard sur Meeka.

« Je me promenais un peu, et je cherchais quelques plantes à récupérer et à ramener au village. Ca me permet de vérifier l’état de la forêt au passage. Ton déplacement a été bon de ton côté ? Tu étais loin cette fois ? »

Question, intérêt pour la femme qui se trouvait face à elle. La main mouillée fut séchée à même les vêtements de la conseillère. Nouveaux pas vers la blonde.

« Si tu prends la direction du village, on peut discuter en chemin. »

Ce n’était pas comme si quelqu’un pourrait intercepter leurs paroles. Pas au milieu de la forêt.

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29/01/2017 avengedinchains 321 Katheryn Winnick ava by Dandelion / sign by ALAS Forgeron qui bricole aussi le bois 21
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Sujet: Re: Knowledge is power |Meeka|
Dim 27 Aoû - 19:48

» Knowledge is power
Tu ne prends pas toujours le temps pour tes amis hein. Tu le sais et au moins, pour cette raison, tu n’en blames personne. Meeka, tu n’as jamais eu un fond vraiment méchant. Tu as toujours fait de ton mieux pour satisfaire tout le monde. Sauf qu’au fil des années, tu as fini par réaliser que tu n’étais pas au mieux, et que ça ne risquait pas d’aller en s’arrangeant. Au contraire, même. Tu as juste cessé de t’attarder sur les gens et tu t’es mis à t’intéresser à toi. Tu en avais besoin, disons. Et tu ne risques pas de te le reprocher. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Et c’est mieux. Tu n’es pas rancunière, du moins, pas sur n’importe quoi. Mais au moins, tu apprends toujours de tes erreurs. Et tu estimes que c’est ce qui se trouve être le plus important. La logique ne s’envole jamais bien loin. Et c’est juste comme ça. Mais tu refuses de souffrir pour les autres comme tu l’as si souvent fait. Aujourd’hui, tu tentes d’avancer et de comprendre ce monde que tu ne comprends pas toujours. Un soupir s’échappe de tes lèvres alors que tu grimaces légèrement. Tu as souvent fait souffrir les gens. Tu ne le voulais pas mais c’est arrivé. Les gens viennent parfois te voir pour te demander comment tu vas ou pourquoi ils n’ont pas l’occasion de te voir plus souvent. Triste à n’en pas douter. Mais les gens semblent incapables de le comprendre. Tu ne fais pas vraiment mal les choses. Tu n’utilises pas toujours les bonnes ruses mais tu fais de ton mieux et suppose que c’est suffisant. Ce n’est pas le cas. On ne parvient pas à comprendre que tu puisses vouloir voyager, vendre ton bordel, te faire connaître comme ton père était connu. Il ne l’était pas de tout le monde mais il a fait de son mieux. Et c’est un assez bon début, disons. Alors quand son regard se pose sur le doux visage de Rowena, Meeka n’a pas vraiment envie de réfléchir aux choses de la vie et surtout aux mauvaises choses. Toi, tu vois le bon côté des gens, et surtout, tu vois leurs bons points. Qu’ils fassent donc une fixette sur tes mauvais côtés, s’ils le souhaitent. Toi, tu sais sur qui tu peux compter. Et la jeune femme devant toi fait partie des personnes sur qui tu peux compter justement.

Il faudrait juste que tu prennes un peu plus de temps rien que pour toi. Tu n’y arrives pas. Jamais, et c’est bien ça le problème. Tu as toujours une occasion, ou une envie. Tu aimes bouger et quand tu reste au village, tu traînes dans ta forge pour fabriquer un peu plus. Tu ne restes jamais vraiment en place ou à de très rares occasions. Alors forcément, on ne te voit pas souvent si on ne vient pas te voir, justement. Et les choses ne se passent jamais comme on le voudrait. Mais oui, de plus en plus, tu envisages de faire la part des choses. De rester un peu plus souvent chez toi. De toute manière, tu sais que bientôt, si ton commerce fonctionne vraiment comme tu le voudrais, tu finiras par trouver des clients devant ta porte. Et tu en as besoin. Parce que ce sera la consécration de ton travail jusque là, un signe d’une existence réussie. Tu veux faire la fierté de ton père, est-ce que c’est vraiment surprenant ? Qu’il soit là ou non, tu sais que son esprit n’est pas bien loin et à tes yeux, ça compte. Ca compte plus que tout.

« Ca va plutôt bien de mon côté. Le printemps arrive, que demandez de plus ? On va pouvoir à nouveau revivre à l’extérieur et en profiter pour cueillir les premières baies et recultiver. ». Tu es contente de savoir qu’elle va bien. Et ça te fait du bien de l’entendre. Mais elle a raison, le printemps arrive et il s’agit de ta saison préférée. Les arbres qui fleurissent à nouveau, la température qui se fait plus clémente. Tout un tas de petites choses qui te font du bien. Et tu n’as besoin de rien d’autre. Enfin bref. Oui, tu es contente de voir le printemps revenir et de pouvoir grignoter à nouveau dans les cultures quand tu leurs ramènes certains outils pour y arriver plus facilement, pour épargner les dos, avec quelques faucilles. Tu n’es pas du genre à te fatiguer à la tâche et tu cherches toujours une certaine facilité. Et quand tu peux aider autour de toi, oui, ça te fait du bien aussi. Tu détestes tourner en rond. Mais ces derniers temps, c’est vrai que tu en as un peu envie. ” J’ai hâte de venir vous voler quelques baies au passage. Il faudra me dire si niveau faucille, il en refau “. Tu aimes aider mais tu n’aimes pas être intrusive. Si on ne te demande rien, tu ne fais rien volontairement et sans raison. Tu ne t’imposes jamais, et c’est bien mieux comme ça.

« Et toi, tu vas bien ? Le voyage n’a pas été trop long ou dur ? ». Tu souries doucement. Parce qu’en réalité, tu trouves toujours que les voyages sont trop longs ou trop durs. Ton sac est lourd, tes pieds crient de douleur. Mais tu ne te lasses pas, sans vraiment savoir pourquoi. Tu profites de chaque trajet, de chaque instant. Tu prends le temps dont tu as besoin pour traverser. Tu ne te précipites jamais. Tu visites, si on peut le dire, découvrant toujours un nouveau coin. Cette île reste gigantesque et tu as l’impression que chaque jour, tu pourrais être amené à découvrir un nouveau truc. Oui, tu trouves ça fou, mais on ne peut pas toujours savoir de quoi il sera question. Ce qui n’est finalement pas si mal. Tu râles souvent mais c’est toujours fait avec plaisir, tu ne le nies pas. Jamais. ” Je vais bien oui. Trajet fatiguant comme toujours mais ça ira mieux après une bonne nuit de sommeil. “. C’est toujours comme ça. Et bien sûr, tu ne pourras pas partir en voyage dès demain. Il te faut toujours plusieurs jours pour récupérer, pour souffler un peu. Et puis bon, tu as quand même échangé certaines armes. Tu vas donc devoir en faire de nouvelles.

Tu la regardes se rapprocher de l’eau, y glisser ses doigts. Tu t’installerais bien sur le sol, glissant tes pieds dans l’eau. Pourtant, à cette période de l’année, il fait un peu trop froid et l’eau ne risque pas d’avoir les degrés nécessaires. Tu viens de chez les Calusas et là-bas déjà, l’eau était bien trop froide. Ce n’est donc pas ici que ça va changer. ” Nous pourrons bientôt à nouveau nous baigner “. Bientôt oui, mais tu ne sais pas encore dans combien de temps. Pas tout de suite, en tout cas. Mais bientôt, et c’est sans doute tout ce qui compte. Les fraîcheurs s’envoleront et les peaux de bêtes avec elles. « Je me promenais un peu, et je cherchais quelques plantes à récupérer et à ramener au village. Ca me permet de vérifier l’état de la forêt au passage. Ton déplacement a été bon de ton côté ? Tu étais loin cette fois ? ». Trop loin mais agréable, malgré tout. Et tu te permets de penser que c’est la seule chose qui compte. Tu as été bien accueilli et on t’a même prêté une chambre pour le temps de ton séjour. On t’a permis de manger du très bon poisson, également. Oui, tu as été bien reçu. Et les enfants ont bien reçu tes petites sculptures. ” C’était vraiment bien oui. Je suis allée au village Calusa. J’ai eu un très bon accueil. Je n’ai pas réussi à obtenir grand chose mais c’était vraiment agréable. J’ai fait quelques cadeaux “. Comme à chaque fois, Meeka. Tu aimes plaire et satisfaire les gens. Voir les sourires se glisser sur les lèvres des gens. Un besoin. Et tu ne risques pas de t’en formaliser.

« Si tu prends la direction du village, on peut discuter en chemin. ». Parfait alors. Puisque c’est par-là que tu vas et que tu n’as pas franchement envie de la voir s’éloigner de toi déjà. Vous ne vous retrouvez que depuis quelques minutes. Pourquoi donc faudrait-il que vos routes se séparent ? C’est bien trop tôt. Et tu es même persuadée qu’elle a beaucoup de choses à raconter. T’as même aucun doute à ce sujet. ” Je rentre oui. Et j’espère que tu as des choses à me raconter ! Je veux du croustillant “. Tu te mets légèrement à rire, c’est que t’as toujours été curieuse comme femme. Et ça, tout le monde le sait.

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notes » w/ Rowena, près de la rivière, le 19 mars 2117.

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Sujet: Re: Knowledge is power |Meeka|
Lun 20 Nov - 15:09

Il n’y avait que peu de personnes à qui Rowena pouvait se confier. C’était le désavantage de sa fonction et de son rang. Elle avait beau ne pas se penser au-dessus de ses comparses, il fallait être réaliste : elle n’était pas comme les autres. Ses préoccupations, elle ne pouvait pas les évoquer avec n’importe qui. En fait, elle évitait de le faire à l’extérieur du conseil. Yuma, Caleb et Harlan étaient ceux avec qui elle partageait le plus. Cependant, ce n’était plus possible aujourd’hui, la conseillère s’en rendait compte. Une fracture était visible avec Harlan, depuis bien longtemps, et petit à petit, elle pouvait sentir les préoccupations de Caleb différées des siennes. Et elle se retrouvait seule, sans montrer que cela l’affectait, et les doutes et les questions se heurtaient à l’intérieur de son crâne. C’était une cacophonie incessante, malgré tous ses efforts pour la faire taire. La chamane avait fait des reproches à Harlan concernant sa gestion des émotions, mais elle, elle n’était pas mieux, avec cette foutue tendance à tout analyser et penser en détails. Le pire était peut-être qu’elle savait à quel point c’était dangereux, là où son compagnon l’ignorait, et elle restait incapable d’y faire face et de changer.

Voilà qu’intervenait Meeka. Une vieille amie, dont les chemins se séparaient régulièrement. Et pourtant, Rowena était toujours heureuse de la croiser, et de lui relater les derniers changements de la tribu. Il y avait quelque chose d’agréable à cette oreille extérieure, même si le caractère de la forgeronne pouvait en décourager certains. Déjà, elle était toujours sur les routes, ou enfermée dans sa forge, agaçant certains. La conseillère, elle, comprenait. Après tout, avec ses obligations, le temps pour ses amis était fortement réduit, alors tomber avec quelqu’un que cela ne dérangeait pas… Elle ne pouvait qu’apprécier. Tant qu’elle avait des nouvelles de temps à autre, pour s’assurer que tout allait bien, c’était tout ce qu’elle demandait. Son côté maman poule qui ressortait. Aussi loin qu’elle se souvenait, depuis son ascension jusqu’au poste de conseillère, elle s’était toujours comportée de la sorte. A vouloir que la tribu aille bien, ne manque de rien. Que chaque membre s’y sente à sa place, et que la paix s’y installe. C’était la clef pour garder un équilibre parfait, notamment lorsqu’on savait que les alliances extérieures étaient fragiles, basées sur des mensonges finement tissés. Lorsque la guerre était à votre porte, mieux valait garantir la paix parmi votre peuple.

Les paroles de Meeka lui arrachèrent un sourire. Voler était un bien grand mot, quand leur culture était basée sur le partage. « Je t’en garderai quelques-unes de côté alors, les premières de la récolte même si tu veux ! Et je demanderai aux agriculteurs ce qu’il leur manque alors. » Non, Rowena n’était pas au courant de tout cela. Tout ce qui touchait aux cultures et aux plates, elle le laissait à Caleb, peut-être parce qu’elle n’avait jamais eu la relation particulière qui unissait l’animiste aux êtres végétaux. Pourtant, elle respectait la Nature, et comme tout autre membre de la tribu, elle avait étudié celle-ci. Juste… Elle était plus à l’aise avec les étoiles que la terre. C’était là que c’était décidé sa vocation de chaman : la facilité avec laquelle elle entrait en contact avec les esprits, lisait dans le ciel.

Un trajet fatiguant, évidemment. Rowena ne savait pas comment son amie faisait, pour trouver encore le courage de continuer à traverser le continent aussi souvent. Elle, clairement, elle n’y parviendrait pas. Elle avait vieilli trop vite il fallait croire, en stressant pour des questions politiques. D’ailleurs, elle était étonnée de ne pas avoir le crâne recouvert de cheveux blancs dans cette histoire… Les doigts effleurèrent l’eau, laissèrent la fraîcheur la faire frissonner. Bientôt, oui… « Décidément, je ne sais pas comment tu fais pour supporter autant de voyages. Rien qu’avec un déplacement, je suis KO pendant des semaines. » Expression exagérée, puisqu’elle ne pouvait pas abandonner sa fonction autant de temps. Mais elle restait épuisée aussi longtemps, oui. « Je dirai une dizaine ou une vingtaine de jours pour la baignade, le temps semble se réchauffer rapidement cette année. » L’inquiétude ne perçait pas dans son ton de voix, mais elle ne put s’empêcher de repenser à sa discussion avec Harlan, et la branche brisée de l’Arbre de vie. Etait-ce une conséquence de tout cela ? Bonne question…

Des cadeaux, du positif. Meeka avait toujours été une personne agréable et adorable, cherchant à faire plaisir aux autres lors de ses voyages. D’un côté, elle créait des liens pour les Naoris, et Rowena n’aurait pu rêver d’une meilleure ambassadrice… « Ca ne m’étonne pas venant de toi ! Les Calusas sont réputés pour leur gentillesse, je suis heureuse que tu ais pu en profiter ! » Du croustillant, en avait-elle ? Certainement. Elle se releva, se redressa, et prit le chemin du village, avec Meeka à ses côtés. Le vent froid fouettait leurs vêtements, offrait une résistance de temps à autre. Cela n’empêchait pas Rowena de sourire, et de reprendre : « Du croustillant, je ne sais pas s’il y en a ! Je peux juste te dire qu’Harlan m’a demandé des nouvelles des esprits, chose qui est particulièrement cocasse, lui qui est si terre à terre ! » Son ancienne relation avec Harlan n’était un secret pour personne, tout comme son esprit scientifique – un peu trop d’ailleurs –. Et puis il s’agissait de Meeka, celle en qui Rowena avait entièrement confiance. Bien plus qu’en son collègue désormais…

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Sujet: Re: Knowledge is power |Meeka|
Lun 20 Nov - 18:17

» Knowledge is power


Aurais-tu eu les épaules suffisantes pour prendre la place de Rowena en tant que conseillère ? Sans doute que non. Tu n’es pas une mauvaise personne et tes qualités ne te font pas défauts, tes défauts ne te vont pas mal non plus. Disons juste que tu te permets simplement de croire que les choses ne se passent pas toujours comme tu le voudrais et à cause de ça, tu ne sais pas toujours vraiment où donner de la tête.T out comme tu ne sais pas toujours comment t’y prendre pour ne pas passer pour une folle. Tu fais de ton mieux mais tu n’aurais pas supporté de ne pas pouvoir faire les choses comme tu le souhaites. Oh, bien sûr, tu ne sais pas vraiment de quoi il s’agit. Tu ne sais pas quelles sont ses fonctions véritables et tu n’as pas le détail de tout. La vérité, c’est que tu passes beaucoup trop de temps ailleurs pour pouvoir y réfléchir à ta guise. Tu sais juste qu’elle n’a pas la possibilité de vivre comme elle aurait pu le souhaiter. Et imagine un peu le scandale hein ? Une forgeronne conseillère ? La tribu n’est pas prête pour un truc de ce genre. Mais ça, c’est une autre histoire et ce n’est pas forcément le moment d’y penser. Les choses en sont bien loin. A quoi bon chercher plus loin pour essayer d’y comprendre quelque chose ? Ce n’est pas vraiment le sujet du moment. En plus de ça, tu n’as pas la moindre raison d’occuper sa place, elle le fait très bien. Elle et les autres conseillers. Mais parfois, tu te demandes s’ils ont vraiment la possibilités de vivre les choses comme ils le voudraient. C’est ça qui te poserait un problème. Elle ne peut pas souffler, elle ne peut pas perdre son temps en bavardages avec quelqu’un d’autre. Et c’est ce qui te rend folle. Mais tu n’as pas particulièrement envie de comprendre les choses, non plus. Tout est très bien comme ça. Tu préfères ne pas chercher plus loin.

La conversation glisse vers un sujet léger. La cueillette est un moment apprécié dans la tribu, et tu ne risques pas de prétendre le contraire. C’est comme un besoin, comme un petit quelque chose de plaisant et d’agréable. Un sourire se glisse sur tes lèvres. Tu es contente d’être avec elle, comme un besoin de retrouver son amie, de temps en temps. Tu ne la vois définitivement pas assez longtemps et c’est une chose que tu trouves vraiment dommage. Tu aurais apprécié d’avoir la possibilité de la voir un peu plus souvent, mais tu ne peux pas toujours faire les choses comme tu el voudrais. C’est aussi ce qui peut être dommage, dans tout ça. Pour pouvoir lui parler autant que tu le voudrais, il faudrait sans doute que tu passes un peu plus de temps dans ton village. Et tu y penses, parfois. Mais est-(ce que tu tiendrais vraiment le coup ? C’est là que se pose la véritable question. Est-ce que tu aurais vraiment envie de rester dans ta tribu sur de longues périodes ? Et est-ce que ça ne te ferait pas un peu de bien ? « Je t’en garderai quelques-unes de côté alors, les premières de la récolte même si tu veux ! Et je demanderai aux agriculteurs ce qu’il leur manque alors. ». Les baies de la cueillette, toujours un pur plaisir. Et tu as donc hâte de pouvoir les goûter et les manger. C’est même évident. En tout cas, tu as déjà hâte de pouvoir manger ces baies. Mais ce n’est pas encore pour tout de suite. Si elle t’en garde de côté, ce sera avec plaisir. Quant aux faux, tu attendras d’avoir des nouvelles. ” Ca marche, tu me diras ça”. Tu n’as pas particulièrement envie de courir après les agriculteurs pour leurs proposer tes services. Avec les années écoulées, tu aurais aimé qu’ils viennent vers toi. Mais ce n’est pas encore le cas. C’est assez dommage, de ton point de vu, mais tu ne peux pas les forcer à te donner du travail ou à te laisser une chance. Ils n’ont pas à le faire. Est-ce donc si dur de te donner une chance ? Après, sans doute que la conseillère n’est pas la mieux placée pour te parler des besoins des agriculteurs. Après tout, ce n’est pas vraiment son domaine de prédilection. Mais il s’agit de ton amie alors forcément, le contact t’est plus simple avec elle.

« Décidément, je ne sais pas comment tu fais pour supporter autant de voyages. Rien qu’avec un déplacement, je suis KO pendant des semaines. ». Comment tu fais ? Parfois, tu ne le sais pas toi même. A toujours t’aventurer à droite et à gauche, il devient presque difficile d’avoir des attaches. Et tu détestes te sentir seule. C’est sans doute ce qu’il y a de plus dur dans tout ça. Tu n’aimes pas la solitude mais à force d’aller un peu partout, tu ne t’attaches pas à grand monde. Ce qui est assez stupide, on ne va pas se mentir. Bien sûr, tu t’en doutes qu’elle exagère mais c’est vrai, quand tu rentres chez toi, t’as juste envie de rester là pour des semaines et des semaines. T’as envie de souffler quoi. Mais ce n’est malheureusement pas comme ça que c’est supposé fonctionner. Et c’est justement l’aspect dommage de tout ça. ” L’habitude je pense. Parce que sinon, je suis pareille que toi, incapable de rebouger si j’attends trop longtemps”. Un sourire poli sur les lèvres, tu le penses vraiment. Tu n’y peux rien hein, c’est ainsi que tu vois les choses, voilà tout. Mais t’as besoin de bouger. Un besoin étouffant, presque. T’as l’impression de stagner inutilement quand tu ne bouges pas. Et c’est ce qui est vraiment ridicule, dans tout ça. Tu fais juste ce que tu peux pour ne pas virer folle.

« Je dirai une dizaine ou une vingtaine de jours pour la baignade, le temps semble se réchauffer rapidement cette année. ». Oui, pour l’heure, l’eau est encore trop fraîche, c’est sûr. Mais tu adores mettre ne serait-ce que les pieds dans l’eau. Alors forcément, t’as hâte quand même. ” Et bien vivement ! C’est la seule période où on peut regarder les garçons sans passer pour des perverses ! Et ça fera du bien de faire trempette aussi.”. Bah quoi ? Tu aimes regarder les garçons, alors tu ne vas quand même pas te mettre à le nier. Et puis il s’agit d’un jeu aussi, d’une certaine manière. Tu n’es pas non plus une grosse dégueulasse tapis dans l’ombre avec de la bave au coin des lèvres.

« Ca ne m’étonne pas venant de toi ! Les Calusas sont réputés pour leur gentillesse, je suis heureuse que tu ais pu en profiter ! ». Oui, tu as un peu trop tendance à faire des cadeaux. Disons que tu n’aimes pas partir avec le même stock que tu es arrivé. Alors oui, tu as tendance à en donner un peu pour t’alléger et surtout pour contenter ceux qui ne savent pas quoi te troquer en échange. Ton but n’est pas de montrer ce dont tu es capable et de le garder pour toi. Alors… Qu’est-ce que ça change ? Si en plus, le trajet était agréable, c’est quand même toi la gagnante. ” Bien sûr, je m’abstiens de faire cadeau d’armes aux plus jeunes mais les petites figurines en bois font plaisir aux enfants”. Et qu’est-ce qui est plus cher qu’un sourire d’enfant hein ? Toi qui en a toujours voulu au moins un et qui ne trouve aucun homme pour t’accompagner dans cette aventure, tu as simplement appris à aimer les enfants des autres.

« Du croustillant, je ne sais pas s’il y en a ! Je peux juste te dire qu’Harlan m’a demandé des nouvelles des esprits, chose qui est particulièrement cocasse, lui qui est si terre à terre ! ». Dommage pour le croustillant, bien que tu aurais apprécié d’en apprendre quelques petites choses amusantes. Tant pis. Ce n’est pas bien grave, disons. Tu ne connais pas très bien Harlan, et tu n’as jamais eu de véritables conversations avec lui, si ce n’est quelques politesses ou ce genre de choses. ” Et entre vous, comment ça se passe ?”. Tu n’es pas souvent là alors forcément, tu ne sais pas tout. Pour autant, tu as parfaitement conscience du fait qu’entre eux, ce n’est plus comme avant. Tu ne connais juste pas les raisons exactes. Et dans le fond, tu ne te voyais pas vraiment lui poser des questions à outrances pour t’immiscer dans son existence. Tu es son amie, pas un espion caché.


notes » w/ Rowena, près de la rivière, le 19 mars 2117.

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02/03/2017 Thinkky/Angel 597 Zoe Saldana Lux aeterna (ava), Astra (signa), Psychadelya & Angie & hennaed (icones) Conseillère chamane ~ Gardienne du savoir/Oratrice & diplomate 175
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Sujet: Re: Knowledge is power |Meeka|
Mar 28 Nov - 20:16

Marcher, pour se réchauffer, mais aussi pour éviter que les pensées noires s’accrochent de trop à son esprit. Elle avait toujours caché ce poids sur le coeur et les épaules, et pourtant, il était de plus en plus présent. Après des années passées dans son rôle de conseillère, à faire passer le bien-être de la tribu avant le sien, elle commençait à craquer. L’inébranlable Rowena qui s’écroulait, comme un château de cartes face à un coup de vent. Jusqu’ici, il avait semblé à l’abri, mais l’usure avait obtenu gain de cause, diminuant jour après jour, coup après coup, les protections établies autour de ce fragile château. Et pourtant, malgré chaque jour qui devenait de plus en plus compliqué à supporter, elle restait là, elle gardait son sourire, son calme qui la caractérisait tant. Douceur et fermeté, jamais un mot plus haut que l’autre pour se faire entendre. Aujourd’hui, sa simple présence suffisait à faire taire les plus récalcitrants au sein de la tribu. On l’écoutait, celle qui avait les mots justes. Cependant, on ne se demandait jamais si elle allait bien, parce qu’elle le devait forcément. L’être humain avait disparu derrière l’aura de la conseillère aux yeux du monde…

La chamane aurait aimé dire qu’elle avait quelqu’un à qui se confier. Et pourtant, même si elle estimait Meeka, qu’elle considérait comme l’une de ses plus proches amies, elle n’irait jamais s’ouvrir sur les sujets touchant la politique ou ses propres ressentis. La forgeronne avait autre chose à faire que d’écouter la brune se plaindre, c’était un fait. Et puis bon, certaines choses devaient rester entre conseillers. Même si elle n’en parlait pas plus à Harlan ou Caleb. Elle était compliquée Rowena, derrière l’image qu’elle s’était construite.

Voilà pourquoi elle avait préféré garder des sujets plus légers, avec le printemps qui arrivait à grand pas. Cela lui permettait pour une fois de ne pas penser à tous les soucis qui s’accumulaient, ou restaient en sursis surtout. D’ailleurs, elle était étonnée que tout soit si calme désormais. Alors certes, une branche de l’arbre de Vie s’était cassée la gueule, ce n’était pas le top, mais la tribu était encore en vie, et ne s’était pas fait attaquer par leurs voisins en colère. Rowena estimait que tant que les Rahjaks se tenaient loin de la forêt, c’était une bonne chose, et que tout allait bien dans le meilleur des mondes. « En tout cas, d’après les dernières nouvelles que j’ai eues par Caleb, ils semblaient avoir tout en quantités nécessaires, donc tu pourras peut-être prendre un peu de repos. » Léger sourire en coin, ironie palpable. Meeka n’était pas le genre de personnes à se poser quand elle en avait l’occasion. Hyperactive, elle était toujours en train de bouger, même lorsqu’elle rentrait au village. La conseillère l’admirait pour cette force qu’elle avait, le travail qu’elle abattait en toutes circonstances.

La remarque sur les hommes fit rire Rowena, en même temps que lever ses yeux au ciel. « Tu n’as pas bien tort après… On aurait dû être druide, on aurait eu une excuse pour mater toute l’année. » Sarcasme bien présent, et pourtant, ce n’était même pas une si mauvaise idée que cela. Il fallait juste supporter les corps malades à longueur de journées, et les morts qui s’accumulaient sans que l’on puisse faire quelque chose. Autant ne pas penser à cette partie-là. La gentillesse de la femme fut soulignée, et Rowena fut heureuse qu’elle ait pu profiter de son voyage au maximum. « J’espère bien ! Je n’ose même pas imaginer la tête de leurs parents si une inconnue venait offrir une arme à leur gosse. » Elle, elle rirait certainement. Mais elle n’avait pas d’enfants, n’en aurait probablement jamais. D’un côté, elle considérait chaque membre de la tribu comme tel. Ce qui lui faisait pas mal de gamins à s’occuper, elle n’allait pas s’en rajouter un supplémentaire.

Elles avaient repris leur chemin, avaient bien une heure ou deux devant elles avant d’arriver au village. Du temps à meubler, et pourtant, la question de Meeka fit grimacer Rowena. La conseillère n’avait jamais expliqué ce qui s’était passé avec Harlan, juste qu’ils avaient fini par se séparer. Elle avait passé sous silence les raisons, notamment parce qu’elle-même n’avait pas supporté la déferlante de haine et de mépris qu’elle s’était prise dans la gueule. Le silence s’étala bien plus qu’elle ne l’aurait voulu. Elle se perdait bien trop dans ses pensées lorsqu’il s’agissait de son collègue. Un soupir ponctua sa réflexion. « Mal, j’imagine. » Le ton se fit sarcastique, cachant la réalité bien plus blessante. « Il m’a rappelé qu’il me détestait toujours au moins un peu il y a peu. » C’était super de bosser avec en sachant cela. Elle se pencha pour passer sous une branche un peu basse. Le ton était néanmoins dénué d’émotions, comme si la femme était passée au-dessus depuis bien longtemps. Alors pourquoi y avait-il toujours ce coup au coeur lorsqu’elle l’évoquait ?

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29/01/2017 avengedinchains 321 Katheryn Winnick ava by Dandelion / sign by ALAS Forgeron qui bricole aussi le bois 21
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Sujet: Re: Knowledge is power |Meeka|
Ven 8 Déc - 22:17



Knowledge is power

« En tout cas, d’après les dernières nouvelles que j’ai eues par Caleb, ils semblaient avoir tout en quantités nécessaires, donc tu pourras peut-être prendre un peu de repos. ». Prendre un peu de repos, une notion qui lui échappe légèrement. Pourtant, elle peut comprendre que ça puisse intéresser certaines personnes. Est-ce qu’elle est capable de faire une pause dans tout ça et de s’installer dans sa forge ? Sans doute, mais parviendrait-elle à rester en place ? Un fin sourire se glisse sur ses lèvres alors qu’elle se fait légèrement rêveuse. Oui, elle en serait forcément capable et ne quitterait sans doute pas sa forge pour fabriquer de nouveaux trucs. Elle n’ira pas jusqu’à dire qu’il s’agit là d’une drogue ou d’une autre chose de ce genre. Pourtant, oui, c’est vrai, elle est incapable de tourner en rond ou de rester dans son coin. Elle ne parvient pas à s’arrêter de travailler ou de faire les choses. Elle ne parvient pas à rester en place et pourtant, elle sait que s’arrêter de courir dans tous les coins lui ferait du bien. Ses douleurs de dos, ses insomnies.. Elle sait que ça lui ferait du bien et qu’il n’est pas bon de faire autant de marche avec autant de poids. Mais Meeka ne parvient jamais à se calmer et à s’arrêter. Et en fin de compte, on ne le lui a jamais reproché. ” Tu m’imagines tourner en rond chez nous ? Mais c’est vrai que ça me ferait du bien.”. Et pourquoi pas ? Il faudrait qu’elle essaie, tiens. Et puis ça lui permettrait aussi de renouer avec ses amis qui sont toujours là, ou même de passer un peu de temps avec Rowena, tout simplement. Elle y songe, parfois, mais elle sait aussi que c’est plus facile à dire à faire. Elle a peur de l’ennui, quand elle est seule. Cette maison familiale si vide sans son père ne lui permet pas toujours de réfléchir. Est-ce que ce n’est pas ça qu’elle fuit ? Ca et son célibat, les années qui passent et son corps qui n’enfante pas. Elle se fait du mal quand elle y songe mais ça lui arrive régulièrement. Meeka rêve de devenir mère mais ce n’est pas une chose que l’on fait seul. Ou même avec n’importe qui.

Alors peut-être que c’est pour ça qu’elle regarde les hommes. Parce qu’elle a envie de trouver le bon, celui qui pourrait la faire rêver. Ce n’est pourtant pas aussi simple qu’elle ne le voudrait. Et puis bon, ce n’est pas parce qu’on pose les yeux sur un bel homme que tout se fait. Il n’y a pas que ça. Combien de fois a-t-elle eu l’occasion, lors de ses périples, de croiser des hommes pas forcément futés avec un physique agréable. « Tu n’as pas bien tort après… On aurait dû être druide, on aurait eu une excuse pour mater toute l’année. » . Si l’idée aurait pu être intéressante, Meeka ne cherche pas à regarder les hommes à longueur de journée. Quoique, cela ne l’empêche pas de le faire. Mais elle n’imagine pas que ça puisse être le but d’une vie. Elle vise plus grand, parfois trop gran. Et elle ne parvient juste pas à s’en empêcher, elle agit comme elle le peut et elle ne risque pas de chercher plus loin. Le regard des hommes sur elle lui plaît aussi, pourtant, en fonction du regard, elle peut parfois se sentir outrée et dévisagée. D’une personne à l’autre, tout peut toujours paraître un peu différent. En définitif, la jeune blonde aime les hommes mais elle se sent obligée de garder ses distances malgré tout ce qu’elle pourrait bien apprécier dan tout ça. Et puis bon, aurait-elle vraiment été en mesure d’être druide ? Elle ne s’est jamais penchée sur la question. ” Tu m’imagines druide, moi ?”. Elle en tout cas, pas du tout. Et elle s’en moque un peu. Elle en tout cas, elle n’imagine pas trop la situation. Il n’y a pas de métier type pour chaque personne, c’est son existence qui le dirige vers telle ou telle tâche. Et le caractère. Et les capacités, aussi. Tout un tas de petites choses qui, combinées, amènent à quelque chose.

Vendre ses armes est une chose importante et intéressante, à n’en pas douter. Pour autant, la jeune femme ne cache pas qu’elle garde ses propres valeurs. Elle fait attention à qui elle vend son matériel et se refuse à mettre une arme dans les mains d’un enfant. Elle ne veut pas être responsable de ce genre de chose en tout cas, mais elle pourrait comprendre que certains parents puissent trouver ça important. Sans doute serait-elle une mère trop protectrice pour son enfant, si elle vient un jour à en avoir un. Et elle n’ira jamais prétendre le contraire. « J’espère bien ! Je n’ose même pas imaginer la tête de leurs parents si une inconnue venait offrir une arme à leur gosse. ». Bien sûr que son amie est d’accord avec elle. Et puis oui, qu’un parent choisisse de mettre une arme dans les mains de son enfant, soit. Mais qu’un inconnu le fasse sans même lui poser la moindre question, ça rend la situation un peu compliquée. Au moins, elle sait que ça n’arrivera pas délibérément. ” Il ne vaut mieux pas. Même si certains parents sont dérangés”. Mais elle n’est personne pour juger d’une telle histoire. C’est mieux comme ça. Le temps d’un instant, elle se demanda comment serait Rowena si elle avait un enfant. Sans doute une mère exceptionnelle. Mais est-ce qu’au moins, elle veut un enfant? Ce n’est pas une question qu’il est facile de poser, en tout cas. Et bien que curieuse, il y a certaines lignes qu’elle ne veut pas franchir.

Harlan. Homme particulier qu’elle observe de loin et qui l’impressionne, parfois. Mais Meeka peut comprendre que certaines choses ne se passent pas forcément aussi bien que ça n’en donne l’impression de loin. Et puis bon, Rowena étant son amie, bien sûr qu’elle sait ce qui a pu se passer entre eux. Mais toute cette histoire ne la concerne pas vraiment et elle fait de son mieux pour ne pas s’en mêler. Ce n’est juste pas toujours facile. « Mal, j’imagine. ». Une grimace se glisse sur les traits de la jeune femme. « Il m’a rappelé qu’il me détestait toujours au moins un peu il y a peu. ». Ouais, ça ne s’arrange pas vraiment donc. ” Et il a fait ça comment ?”. Faudrait pas non plus qu’il se mette à mal lui parler. Conseiller ou non, on ne touche pas aux copines hein ?

notes » w/ Rowena, près de la rivière, le 19 mars 2117.

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