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˜˜˜˜˜˜Le murmure d'une femme. | Tamara
maybe life should be about more than just surviving


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12/03/2017 Ponyta 48 Ruby Rose avengedinchains notion de soin, orientation, guérisseuse 20


Sujet: Le murmure d'une femme. | Tamara
Sam 18 Mar - 21:29

Il était encore tôt, le soleil n’était pas encore levé, mais Cyd était debout. La femme préparait avec concentration ses affaires. Elle se dirigea vers la chambre de sa mère et la regarda dormir profondément. Elle vérifia la réserve de plantes pour les soins et l’embrassa sur le front avant de s’éclipser en silence. Elle avait ajusté ses vêtements pour bien tenir face au froid et évoluait rapidement à travers la tribu. Certaines femmes étaient déjà debout et se mettaient au travail. Cyd hocha la tête en signe de respect, même si elle sentait certains regards peser sur elle. Elle savait l’apparence qu’elle dégageait. Très masculine, si quelqu’un la connaissait, on l’aurait prise pour un homme. Elle s’en fichait. Déjà qu’elle ne parlait plus de ce sujet pour éviter d’heurter les sensibilités de tout le monde. La femme avait pour projet d’aller sur le continent. Cela faisait longtemps qu’elle préparait son voyage qui allait durer plusieurs heures. Elle n’était pas inquiète. Cyd était allée plusieurs fois sur la côte et savait ce qui l’y attendait. Si elle respectait toutes les règles, elle serait de retour au coucher du soleil. La guérisseuse ne jeta pas un regard par-dessus son épaule, sachant pertinemment que personne ne la regardait ou ne lui donnerait une quelconque bénédiction. Cela ne la rendait pas triste. Elle savait à quel destin elle s’était vouée. Elle assumait complètement.

Elle trouva sa pirogue là où il fallait et s’y glissa, déposant son sac entre ses jambes tandis qu’elle attrapa sa pagaie. Elle se mit à ramer, pas trop vite, mais assez pour tenir le rythme durant plusieurs heures. Le soleil se leva, illuminant son regard clair. Elle contempla une dernière fois ses terres natales et se mit en route. Ce n’était qu’un au revoir, pas un adieu. Cyd avait un itinéraire précis à tenir pour éviter de se faire croquer par la faune maritime qui voguait dans les eaux peu profondes. Elle ne se laissait pas aller à la beauté des berges. Après plusieurs heures de navigation, elle arriva sur la berge du continent et posa pieds au sol. Cyd n’avait pas vraiment le pied marin, mais elle ne vomissait pas. Elle se sentait quelque peu vaseuse. La guérisseuse prit quelques goulées d’air pour se détendre et tressaillit. Elle passa sa main dans ses cheveux courts et se mit en marche, sachant précisément ce qu’elle cherchait. Son arc se trouvait en travers de sa poitrine qui ne se voyait pas. Ses formes étaient dissimulées par une bonne couche de vêtements qui la protégeait du froid. Cyd s’arrêta soudainement et s’accroupit, regardant des traces dans le sol gelé. Elle avait peut-être bien devant elle les traces d’un cerf. Peut-être pourrait-elle ramener de la viande pour les siennes, mais d’une plus petite créature.

Un cerf serait trop compliqué à transporter. Elle préférait nettement un lièvre si elle avait la chance d’en prendre un. Cyd se remit en marche, observant les alentours. Elle trouva un plant d’herbes et se mit à le récolter, soigneusement, ne prenant pas tout, mais juste assez. Un bruit léger, mais perceptible la fit reculer derrière un arbre. Elle fit passer son arc par-dessus sa tête et banda aussitôt une flèche. Les sens en alerte, elle distingua une silhouette. Cyd plissa les yeux, ne sachant que faire. Elle se cacha encore plus. Devait-elle fuir ou affronter cette femme qu’elle distinguait ? Elle décida d’affronter ce danger et sans attendre, pointa l’inconnue de sa flèche. « Stoppe-toi et décline ton identité. » Sa voix était forte et assurée, son regard acéré. Cyd avait reçu une formation de base de guerrière, même si elle avait fait le restant de sa formation en tant que guérisseuse, mais elle savait viser. La femme écarta les jambes, plaçant bien son poids. Elle était féroce. Cyd n’avait pas froid aux yeux, tout ceci, elle le faisait pour les siennes. Elle se le répétait sans cesse pour se donner de la force, ça et invoquer la force et la sagesse de sa déesse.

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29/01/2017 I/RiverSoul 231 Imaan Hamman Lux aeterna Sentinelle / Artisan ( potier ) 20
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Sujet: Re: Le murmure d'une femme. | Tamara
Lun 10 Avr - 1:03


Cyd & Tam-Tam

Une terrible migraine joue du tambour dans sa tête. Hier piquée par la mouche sociabilité, la jeune sentinelle à rejoint un groupe de naoris de son âge. Quelque uns qu'elle apprécie, qui ne la regardent jamais de haut. Tamara à rit, plaisanté, parlé pendant de joyeux instants. Puis comme toujours tout n'est devenu que flou et bruyant alors qu'elle tentait de flirter avec l'un deux. La jeune demoiselle aime se laisser entraîner au jeu de la séduction, toutefois que ça ne perdure pas dans le futur. Pour le moment elle refuse de se laisser enchaîner dans une relation ou elle s'impliquerait trop avec un autre. Aussi gentil, adorable ou séduisant soit-il. Ils ne comprennent pas toujours ceux à qui elle s'abandonne parfois. Homme ou femme. Alors en se réveillant ce matin, malgré sa tête  en morceaux elle se concède que finalement il reste préférable d’être retournée seule dans son abri. Surtout qu'elle n'aurait pas su participer à un échange matinal avec les douleurs lancinantes qui la forcent à se diriger au dehors du village. Dans la nature. Le seul endroit capable de guérir ses maux par l'apparente tranquillité qui y règne. Habités par des tas de petits animaux, les lieux ne sont jamais totalement silencieux. Mais ces tous petits bruits que la sentinelle perçoit sous forme de vibrations ne l'éprouvent pas au fil de la journée.

La jeune fille aime musarder en observant à la fois tout et rien. Le moindre mouvement furtif se fait capter par ses yeux perçants. Déformation professionnelle, oui déjà aussi jeune, mais la frisée tient à l'estime des autres Naoris pour ce métier auquel elle se donne entièrement depuis quelques années. Et bien qu'aujourd'hui se décline en journée de repos, Tamara ne manque pas de faire le tour de quelques pièges pour s'assurer qu'aucun étranger ne sera diriger par mégarde vers son village. Ensuite la Brune Naori fouille dans les branchages ceux qu'elle estimera parfaits. Afin de les récupérer pour créer plus tard un ou deux arcs pour ceux qui en nécessiteraient dans le futur. Elle ne cherche pas particulièrement à se dissimuler, surtout qu'elle connait le terrain par cœur. Et peu d'autres terriens traînent par ici. Au moindre soupçon elle se dissimulera, elle sait cependant les "horaires" de ceux qu'elle nomme "les habitués" dans ses pensées. Ils ne la connaissent pas mais elle les rencontre fréquemment lors de ses rondes ou de ses sorties. Certains, Tamara les à affublés de petits noms qui décrivent leur petite particularité selon la Sauvage Demoiselle. Et la Naori différencie parfaitement les êtres plus inquiétants des plus inoffensifs. Aussi en espionne t'elle des hurluberlus par prudence, et d'autres par plaisir.

Bien entendu aucune interdiction de chasser sur ces terres n'a été revendiquée. Tant qu'elle ou une autre sentinelle ne constatent pas d'exagération tout se passera bien. Sinon il faudra intervenir tout en se montrant très clair. Un peu plus loin elle distingue une silhouette dont elle n'arrive pas à déterminer le genre. Curieuse elle en oublie de se dissimuler. Alors la personne se rapproche la visant directement avec une flèche. Tamara ne ressent aucune peur plutôt de l’excitation, Même un sourire amusé apparait sur son ses lèvres quand elle lui rétorque légèrement moqueuse. « Tu me menaces sur mes terres ? C'est plutôt toi qui devrait décliner ton identité ! » Et la Frisée se rapproche sans que l'on puisse apercevoir des signes de crainte. Néanmoins sa jeunesse ne la rend pas complétement inconsciente, elle n'ignore pas qu'elle risque sa peau, mais elle pense que si cet(te) inconnu(e) désire véritablement la tuer, elle ne serait déjà plus là, les deux pieds sur le sol à respirer l'air qui les entoure. « Du coup je pense que ta proie s'est volatilisée » Remarque Tamara un peu déçue pour Celui ou celle qui se tient là. Et au fond elle s'en moque de son sexe. « Je suis Naori et toi ? » Pas tout à la fois quand même, faut savoir y mettre les formes, et une certaine politesse, avec un grain d’espièglerie.

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Sujet: Re: Le murmure d'une femme. | Tamara
Ven 28 Avr - 22:24

Cyd pouvait se montrer très arrogante. Elle ne se rendait pas compte, mais elle avait un comportement très hautain. Il fallait être en parti arrogant pour pointer quelqu’un de sa flèche l’air de rien. Elle se doutait qu’elle avait affaire à une naori. Il n’y avait qu’eux qui vivaient dans la forêt. Peut-être avait-elle affaire à une voyageuse, mystère. Elle regarda les branchages qu’elle avait entre les mains. Au final, impossible de savoir qui s’adressait à elle. C’était probablement toujours mieux qu’un enfant du ciel. Il n’y avait pas la barrière de la langue. Cyd se demandait comment interpréter le sourire qu’elle vit se peindre sur le visage de la belle femme. Car elle était belle à ne pas en douter une seule seconde. Mais la Kovarii n’était pas là pour draguer et conter fleurette. Bon d’accord, l’autre femme avait raison et Cyd eut une petite moue, parfaitement consciente de sa bêtise. Sauf qu’elle n’allait pas s’excuser ainsi, que nenni ! Elle était un brin fière. A la place, elle consentit à abaisser son arc alors qu’elle observa les boucles de la femme qui s’approchait d’elle. Ah oui, sa proie. Cyd haussa simplement les épaules. « J’en trouverai une autre. La forêt est généreuse. » Elle parlait pour la première fois sans émettre de menace et avec un certain calme. Inutile de se montrer agressive inutilement. Ah tiens une naori !

Elle aurait presque pu parier avec elle-même et un petit sourire passa sur son visage avant de disparaître. Ce n’était pas très bon d’être trop arrogante. Deux voix se disputaient sans cesse dans son esprit. C’était ainsi. « Je suis Kovarii. » Cyd avait passé son arc autour de son torse, car visuellement, on dirait un torse. Elle seule savait réellement ce qui se cachait en-dessous et elle ne comptait pas montrer ainsi la vérité. « Je me nomme Cyd, enchanté. » Oui quand même enchanté même si elle avait failli l’embrocher avec conviction. Elle reporta son regard sur les branchages. « Tu vas en faire quoi ? » Petite curieuse. Mais elle était ainsi. Elle ne parlait pas énormément d’habitude. Elle se méfiait des mots qui pouvaient jaillir de sa bouche et la trahir. Les mots étaient parfois ses pires ennemis si elle n’y prenait pas garde. La femme ne savait pas si elle devait parler plus ou moins. Que devait-elle dire ? Dire la raison de sa présence ici ? Non, elle ne devait rien à personne. Cyd avait ses raisons d’être là, elle était sa place. Elle se le répétait énormément cela. Elle savait que même si elle ne venait pas du continent, mais d’ailleurs, elle était une native. Elle avait soudainement envie de demander pour les enfants du ciel. Était-ce vrai tout ce qu’on racontait ?

Mais elle devait attendre avant, faire connaissance et de pas se jeter sur les mots comme une désespérée. Elle aurait l’air vraiment spécial si elle le faisait. Au moins elle devait tenir un minimum la conversation. « Je suis venue chercher des herbes. Des herbes qu’il n’y a pas chez moi. » Sinon elle ne se serait pas tapée un tel trajet de si bonne heure, c’était évident. Elle n’aurait pas quitté son île native aussi facilement. Le continent ne l’effrayait pas, mais elle appréciait toujours d’être chez elle. Malgré les histoires, malgré qu’elle soit différente, elle aimait cela. Elle avait besoin des siennes, oui elle pensait essentiellement aux femmes de sa tribu. Elle n’avait rien contre les hommes, mais les cheffes restaient les femmes chez elles. Alors autant s’entourer des bonnes personnes. En ressemblant à un garçon, Cyd s’exposait à énormément de risque mine de rien. Elle s’attirait des regards mauvais qui ne comprenaient pas comment une femme joue sur sa différence et accepte autant son côté masculin.

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Sujet: Re: Le murmure d'une femme. | Tamara
Dim 4 Juin - 22:07


Cyd & Tam-Tam

Un oiseau s'égosille non loin de Tamara qui observe la curieuse personne avec qui elle vient d'entamer un dialogue. Elle qui se voyait partie pour une journée de fouilles solitaires n'a pas été assez prudente, à l’affût, pour se faire surprendre ainsi. Mais La Sentinelle n'éprouve aucune crainte, elle ne rejette pas les rencontres de hasard, elles peuvent toujours prendre un tour intéressant pour cette jeune femme curieuse de tout. Elle écarte quelques branchages qui lui dissimulent la vue afin de mieux détailler la silhouette fière qui se dresse en face d'elle. Un certain charisme s'en dégage alors que son regard traîne sur des courbes à la fois douces et anguleuses. La voix tout aussi mystérieuse ne lui permet pas d'identifier correctement le genre exact de son interlocuteur, et au fond elle s'en moque un peu. « Je pourrais t'indiquer un endroit ou le gibier abonde mais il ne faudrait pas partager cette information avec tout le monde  » Lui propose la Naori, consciente qu'une proie perdue représente souvent un ventre vide. Et si elle se montre légèrement possessive envers cette forêt, ce qui peut la conduire à de mauvais choix, elle reste malgré tout partisane de la voie la plus pacifique entre deux personnes.

«  Kovarii ? » Cela sonne comme une demande d'explication, mais non il s'agit d'un léger étonnement, La Frisée ne se rappelle pas de cette tribu, où alors elle n'a pas très bien comprit cette réponse. A part son voyage du côté du désert pour libérer les prisonniers débarqués; capturés par les Rahjaks, la Naori n'a jamais été plus loin que les alentours de son village. Au-delà de la forêt ... Elle sait qu'il existe autour d'elle des Athnas, des pikunis ou des calusas mais rien de plus. Ce peuple-là viendrait-il d'une autre île que la sienne ? Elle n'a jamais su se montrer très attentive à l'école, aussi une partie de l'histoire qui les englobe lui à parfois échappée. Vide ? Voilà un prénom peu commun qui ne lui apprend pas rien de plus « Et moi Tamara » Quant à être enchantée, il faudra attendre un peu avant qu'elle le décide ou non, si l'autre lui laisse le temps de le connaître . Car il se peut très bien que d'ici cinq minutes, chacun se sépare pour continuer son propre chemin et ne se recroise jamais. Une question fuse alors des lèvres charnelles de *vide*. La jeune Naori dirige son regard vers les bois que tiennent sa main. « Que vais-je en faire ? Peut-être en user pour me défendre contre toi, mais probablement que je les destine pour un nouvel arc, et si ils ne s'avèrent pas assez résistants ils finiront dans le feu »

Tamara ne se montrait pas partisane du mensonge, elle ne voyait rien qui fut à dissimuler dans ses activités, à part son village. Rien de surprenant à se fabriquer des armes pour se préserver d'éventuelles attaques quand on parcourait la forêt. De son côté, elle n'en demandait pas plus, respectant la raison de tous pour passer en ces lieux tant qu'on ne l’abîmait pas ou on en abusait pas. « Oh tu es guérisseur ou druide alors ? Quelles herbes ?  » Ça se trouvait elle les connaissait, aucun coin dans les environs n'échappait à son regard inquisiteur. Après s'il s'agissait de plantes rares ou sacrées pour son peuple elle ne pourrait pas aider son vis-à-vis. Pour le moment Tamara décida qu'elle s'adressait à un joli garçon, Si jamais elle se trompait en le vexant, et bien elle s'excuserait mais pour elle il s'agissait plus d'une question pratique. Elle eut été bien étonnée en découvrant les coutumes du peuple de Cyd, et certainement une centaine de demandes  bouillonneraient alors dans sa tête.

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Sujet: Re: Le murmure d'une femme. | Tamara
Mar 27 Juin - 22:34

Cyd ignorait à qui elle avait affaire, mais elle la trouvait amusante. Une espèce de vent frais qui arrivait soudainement dans le calme étrange de sa vie. Sa proposition la surprit et un sourire étira son visage aux traits particuliers. « Avec plaisir. Si je ramène du gibier ce soir, ce serait bien. » Si tout allait bien, peut-être rentrerait-elle ce soir. A la base elle voulait au mieux un lièvre pour sa tribu, mais elle se dit qu’elle partagerait sa prise avec cette femme. Elle se dit qu’elle devait avoir des gens à nourrir, elle aussi. Sans honte, presque avec fierté, la guérisseuse dévoila sa tribu. Cyd remarqua bien que la naori semblait surprise. Mais compte tenu du fait qu’elle ne posa pas une question directe, la femme décida de se taire. Elle était ainsi, tant qu’on ne lui demandait pas concrètement les choses, elle préférait ne rien dire. Elle n’avait pas envie d’expliquer plus. Peut-être était-ce une manière impolie d’agir, mais elle agissait toujours avec prudence. Cyd agissait toujours pour le bien-être des siennes, quoi qu’il arrive. Elle mettait sa tribu en premier et avant tout, avant elle-même aussi. Elle avait été élevée dans cette idée et elle ne dérogeait pas au rôle que sa mère lui avait donné. « Tamara, quel joli prénom. » La guérisseuse se sentait d’humeur généreuse et avait bien envie de poser des questions. Elle avait envie d’en apprendre plus soudainement, se questionnant et questionnant cette femme. Elle ne manqua pas de demander pour les bois dans la main.

La curiosité était un vilain défaut, sa maman le lui avait toujours dit, mais bien souvent Cyd n’en faisait qu’à sa tête et demandait ce qui la turlupinait au fond de sa tête. Un rire franc lui échappa alors que la fameuse Tamara parla d’user du bois contre la Kovarii. La situation aurait été bien cocasse et la brune était franchement curieuse de voir une naori l’attaquer avec du bois. Etaient-ils aussi doux qu’on les disait ? Pacifistes ? Mais on murmurait aussi que c’était une tribu comportant des individus fourbes et vicieux. Des murmures dans le vent, des histoires qu’on se racontait au coin du feu, voilà ce que Cyd avait entendu. Elle avait entendu des femmes de son village décrire les autres tribus sans jamais vraiment savoir si c’était vrai ou juste des histoires qu’on racontait au coin du feu pour occuper les petits. « Un arc, tu sais fabriquer les arcs ? » Il y avait clairement de l’intérêt dans le fond de sa voix. Un arc elle en portait, alors rencontrer quelqu’un qui savait en fabriquer, c’était clairement une source d’enrichissement. Elle aimait bien cette femme qui ne semblait pas se retenir de dire ce qu’elle pensait et cela faisait du bien. Du bien d’avoir affaire à quelqu’un d’honnête qui n’allait pas mentir ou inventer une jolie histoire. Les paroles les plus simples étaient bien souvent celles qui faisaient le plus mouche.

L’androgyne avoua la raison de sa présence sur cette île, elle avait besoin d’herbes et de certains champignons qui ne poussaient qu’ici. La flore était différente et avait ses avantages. Le fait que Tamara la croit homme et la désigne comme guérisseur ne la gêna pas. Cyd acceptait de naviguer entre les deux et que parfois, on la considère comme un homme. Cela gênait bien souvent les femmes qui s’en vexaient, mais pas elle. « Je suis guérisseuse. » Elle ne la corrigea pas, mais utilisa le féminin pour se désigner. Ce serait à Tamara d’interpréter ou non cette manière de parler. « Je cherche certaines herbes, attends je te montre. » Parfois les mots étaient différents malgré leur langue commune, mais Cyd avait appris certains termes de sa mentore, sans savoir si les noms des plantes se disaient pareil partout. Elle sortit de son sac un herbier qu’elle possédait et tourna les pages. Elle présenta une première page où elle cherchait de l’arnica. « Connais-tu cette plante ? » Elle leva son regard clair sur Tamara. Elle s’était rapprochée de l’autre femme pour pouvoir mieux s’exprimer. L’androgyne admira les boucles qu’elle voyait et se demanda un instant quelle texture elles avaient entre les mains. Elle décida de ne pas y toucher, cela ne se faisait pas. Lentement, sans quitter des yeux la naori et parce qu’elle connaissait son herbier par cœur, elle tourna les pages jusqu’à arriver à la page des orties. « Je cherche aussi cette herbe. » Elle la désigna du bout de l’index, curieuse de voir sa réaction.
 

Le murmure d'une femme. | Tamara

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