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˜˜˜˜˜˜Des octopodes et des hommes [Gustave]
maybe life should be about more than just surviving


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04/03/2017 122 Anna Torv pêche/cueillette 10


Sujet: Des octopodes et des hommes [Gustave]
Ven 17 Mar - 22:27

Elle n’en revient toujours pas. Ne s’habitue pas… Pas vraiment. Du bout des lèvres, du bout des doigts, du bout des dents. Du bout de l’âme. Entre deux enchantements.

Les levers, les couchers de soleil, entre les arbres.Le chatoiement des feuilles. Les haillons de brume au matin. Et les odeurs… Dieu, les odeurs… Tant et tant de parfums différents. Que jamais… jamais elle n’avait imaginés.  Elle se surprend à oublier la réalité, à rêvasser, à cause d’un simple parfum…

...And it's been the ruin of many a poor boy
And God I know I'm one


Puis la réalité revient. Folle. Forte. Violente. Avec ses blessés, sa faim, son froid. Avec une survie à organiser. Les jours passent, les semaines aussi… Les provisions s’accumulent, lentement. Le bois, à proximité, se fait rare. Ils apprennent, tous, peu à peu… trop lentement. Oh… comme elle redoute l’hiver...

Assise contre une tôle d’acier, sous le soleil automnal qui la réchauffe de ses rayons, elle épluche des châtaignes. Elle a trois seaux pleins devant elle, un autre contenant où elle jette les épluchures, qui allumeront les feux, un dernier où atterrissent les fruits, nus, dans leur chaire, pâle, et duvet, rouille.

My mother was a tailor
She sewed my new blue jeans
My father was a gamblin' man
Down in New Orleans



La tâche est longue, monotone. Elle coince un fruit entre son pouce et ses doigts repliés, l’entaille de son petit couteau de poche, puis arrache la coque brune, jette le fruit avec les autres, les déchets avec le reste. Passe au fruit suivant. Les gestes se répètent, à l’infini. Pour accompagner ses gestes, elle fredonne, les chansons se succèdent, ne se ressemblent pas toute, aident à tuer le temps.

Étrangement, elle ne s’ennuie pas.

Now the only thing a gambler needs
Is a suitcase and trunk
And the only time he's satisfied


Elle ne connaît ni les créateurs,ni les époques, ni, parfois, le texte ou l’air d’origine… Le temps les a modifiés, effacés, parfois elle les a entendues dans les archives, sur le vaisseau,si différentes de la forme qu’elle leur connaissait… Parfois elle s’est corrigée en les écoutant, à l’époque...

Is when he's on a drunk

Oh mother tell your children
Not to do what I have done



Ses tas ont grossit peu à peu, ses doigts sont douloureux, mais, dans l’étrange transe des mouvements répétitifs, elle ne s’en soucie guère. Elle en sait depuis quand elle est assise là, depuis quand elle travaille, seule. Oh, la solitude, elle l’a voulue, recherchée. IL lui semble parfois que la foule des survivants pourrait la rendre folle, avec ses tensions, ses disputes, ses récriminations et ses inquiétudes cent fois répétées.

Spend your lives in sin and misery
In the House of the Rising Sun

Well, I got one foot on the platform
The other foot on the train
I'm goin' back to N… aAAAAAAAAAAAAARGHHH

Les chataignes volent, se renversent. Elle saute sur ses pieds et recule en hurlant, trépignant en fixant la créature. Elle est… elle est affreuse, immonde, terrifiante, immense, dégoûtante, elle est répugnante et… aaaah ses pattes, épaisses, articulées. Son corps. Dodu de proies dévorées, épais comme un pouce. Son habit gris sale, le fil duquel elle pend, là, où quelques instants auparavant, sa tête s’appuyait.[/i][/i]

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07/09/2016 Nexus 244 Tom Mison Nexus Maniement des armes | orateur 30


Sujet: Re: Des octopodes et des hommes [Gustave]
Ven 24 Mar - 20:03

Il observe, compte, liste et stock ce qu'on lui ramène. La nourriture, viande essentiellement, les légumineux, les armes, les médicaments... Tout ce qui est palpable, utile... Tout. C'est son travail à Gustave. Et il est là, jour après jour enfermé dans le hangar à noter savamment chaque chose qui constitue l'essentiel de leur survie. Ses visiteurs ne sont pas ses amis, ils sont ceux qui lui permette de travailler. Ceux qui chassent, ceux qui cultivent, ceux qui cumule, cherche et trouve. Ils sont plus nombreux qu'il n'y paraît et entre deux sourires poli, il attend parfois qu'on lui amène un peu de travail. Parfois, c'est aussi lui qui en donne. Tout dépend du temps, des saisons, des trouvailles. En ce temps difficile, l'hiver qui s'amenuise, laisse place à certain plaisir offert par la nature. Il leur à fait une place spéciale, juste là, dans le coin de la pièce. Ce que Gustave attend ? Les châtaignes. Et elles sont en retard, justement.

C'est le cri qui l'alerte. Strident, complètement paniqué et surtout féminin. Qui dont peut bien geindre aussi fort ? Le danger doit être imminent et tel le bon patriote qu'il est, le sauveur de ses dames, Gustave s’élance, bondit à travers le hangar et fait coulisser la porte. La petite blonde est là, en compagnie des sceaux de châtaigne qu'il attend depuis un moment. Elle prends son temps, pourquoi ? Maintenant qu'il est là, il voit que l'un des sceau est au sol, renverser. Il piétine, grogne de mécontentement avant de lâcher, dans la hâte.

« Wilhemina ! Par tout les saints ! Qu'est-ce qui vous arrive ? »


Bien que l'agacement et l'inquiétude trahissent sa voix, il n'en oublie pas la politesse ; la jeune femme est vouvoyé, respecté avec la plus grande délicatesse. Mais en cet instant ce n'est pas cela qui compte mais l'air effrayé qui fait pâlir son visage, qui fait trembler ses lèvres et qui tend son corps comme jamais. Alors qu'il enjambe le sceau, se rapproche d'elle dans l'espoir de la calmer, ses yeux se pose sur l'ignoble créature à l’origine de la peur de sa comparse. Un second cris survient. C'est celui de Gustave qui perd soudainement toute sa crédibilité, sa dignité, sa virilité ! A son tour il recule, lève un pied pour éviter la chose qui gigote, qui cour entre les châtaignes sans vraiment savoir où allez. Infâme bestiole aux pattes velues et trop nombreuses ! Jamais encore il n'avait vu pareil créature ! La nature pouvait parfois offrir de bien drôle de surprise.

« Misère et damnation ! Reculez Wilhelmina ! »

D'un geste protecteur il force la femme à se décaler. Courageux et téméraire de surcroît, Gustave réagit à toute vitesse. Il faut se débarrasser de cette chose mais aussi répugnante soit-elle, il se refuse à la tuer. Il se penche, contourne la chose qui se débat entre les coques brisées des châtaignes. Lentement, sans geste brusque, l'odysséen s'empare du sceau, le retourne et d'un geste vif, le plaque sous le sol pour emprisonner l'animal en dessous. Un long soupir passe les lèvres de l'homme qui lève les yeux vers sa consœur, une lueur de fierté dans le regard.

« Voyez comme j'ai vaincu la bête, Wilhelmina ! »





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04/03/2017 122 Anna Torv pêche/cueillette 10


Sujet: Re: Des octopodes et des hommes [Gustave]
Ven 7 Avr - 19:19

A-t-on idée de créer pareille araignée ? Un corps immonde, des pattes innombrables, plus velues qu’un ours, et cet air moqueur et cruel, dans chaque mouvement… Hurlant toujours, s’étonnant à part elle de tenir, si longtemps, pareille note, Wilhelmina jette sur le monstre un regard horrifié.

La voix qui l’interpelle, grognonne, visiblement mécontente, ne lui fait détourner les yeux qu’une seconde de la cauchemardesque créature qui tentait de se dissimuler pour mieux revenir attaquer à son insu…

Gustave, en charge des réserves de nourriture… Gustave, toujours si poli que c’en devenait absurde. Gustave, visiblement impatient, qui ne voyait pas l’abomination qu’elle lui désignait d’un doigt tremblant, en trépignant, et dont le regard lui signifiait clairement qu’elle se comportait comme une hystérique…

Puis, enfin, il voit la diabolique apparition. Et son cri vient rejoindre le sien, rivalisant, grimpant les octaves et les décibels avec une époustouflante facilité, qui parvient à lui clouer le bec. Son regard passe du monstre à l’homme, puis de l’homme à la bête.

« Misère et damnation ! Reculez Wilhelmina ! »

Oh, de ce côté, nul souci, elle a reculé, et se tient prête à filer, sans demander son reste, au moindre geste menaçant de la bête. Tendue, tremblant un peu, elle surveille le moindre geste de l’abominable araignée. Mais Gustave s’interpose, l’oblige à reculer encore, et elle perd des yeux le prédateur, redoublant d’une inquiétude presque… absurde.

Mais certaines araignées sont dangereuses.
Elle le sait.
Et vu la taille de celle-là, elle ne mange pas que des moustiques !
Son poison doit être dangereux…
Sa peur est tout à fait rationnelle.

Alors c’est d’un air méfiant qu’elle observe son protecteur improvisé avoir des ruses de chat, des détours de politicien, des pas de danseur, et approcher de leur ennemi, saisir un seau et l’abattre là où se débattait le monstre. Est-elle bien sous le seau, l’araignée ? Est-elle bien prisonnière ??? … Le danger est-il réellement écarté ?

« Voyez comme j'ai vaincu la bête, Wilhelmina ! »

Il semble si fier de sa victoire… et elle en est si soulagée. Presque entièrement soulagée.

« Vous… vous êtes certain ? Elle ne peut pas se faufiler sous le seau ? Elle… Elle va creuser un tunnel ! Elle va s’échapper... »

Si sa terreur s’amenuise rapidement, l’inquiétude reste bien là, et elle surveille le seau, n’osant en détacher le regard, ne serait-ce que pour remercier son chevalier blanc. Et puis… Maudite créature! L’emprisonner ne suffirait pas à écarter le danger. Il faut une solution bien plus définitive !

« Tuez-la, gustave ! S’il vous plait… Tuez-la avant qu’elle ne s’enfuie !!! »

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07/09/2016 Nexus 244 Tom Mison Nexus Maniement des armes | orateur 30


Sujet: Re: Des octopodes et des hommes [Gustave]
Dim 9 Avr - 19:55

Gustave renâcle face à la réaction de la jeune femme. Allons bon, avait-elle si peu confiance en lui pour douter encore de son acte héroïque ? Le corps élancé et l'odysséen se voûte puis lentement, il vient poser son séant sur le sol. Son poids devrait être largement suffisant pour maintenir la bête en cage. N'avait-on pas idée, dans la nature, de donner vie à pareil chose ? Alors quand Wilhelmina en vient à le questionner sur les possibles échappatoires de la bête, c'est avec un haussement de sourcil perplexe que l'homme la fixe.

« Que... quoi... Pardon ? Nous parlons d'une... araignée... Aussi atroce soit cette vision il ne me semble pas qu'il soit dans ses possibilités que de creuser des tunnels, chère Mina. »

Sans doute était-ce l'angoisse qui la faisait dire pareil sottises. L'homme remue sur son seau, pas très à l'aise quand à la situation ou même sa propre position. Il n'allait tout de même pas rester ainsi toute la journée ? Il fallait trouver une solution et vite... Et visiblement sa comparse avait une idée bien arrêté sur le sujet.

Tuez-la, gustave ! S’il vous plait… Tuez-la avant qu’elle ne s’enfuie !!!

Les geignements stridents lui percent les oreilles et l'homme toise la blonde avec un regard offusqué. Se rendait-elle compte de ses paroles ? Mais ici, lui seule semblait trouver la chose aberrante.

« La tuer ? Certainement pas ! Tout être vivant dispose du même droit de vivre, miss Stone ! C'est une chose que vous devriez garder en tête !»

Il se lève, le port altier, la fierté dans l'allure. Gentleman dans l'âme, Gustave est ravie de sa tirade alors qu'il observe sa comparse de haut. Il lève le pied, le pose sur le haut du seau avant de poser ses poings contre ses hanches. Et puis, c'était sa prise à lui, après tout. Il disposait que de son trophée de chasse comme bon lui semblerait, que cela ne plaise à la jeune femme, ou non. Cheveux au vent, le preux chevalier fixe l'horizon, soupirant longuement, l'air grave. Avec tout cela, il n'avait toujours pas la moindre idée de la façon dont il allait remettre cette créature dans la nature sans pour autant se confronter à la vision cauchemardesque qu'elle représentait. Quel atroce dilemme ! Ses yeux d'azur glisse lentement vers Wilhelmina, il la fixe un instant, plisse les yeux et fini par reprendre la parole, toujours sur ce ton enjoué, sûr de lui.

« Mina ? Trouvez moi un support rigide mais pas trop épais ! Nous allons le glisser sous le seau pour ensuite le retourner et nous irons ensuite rendre sa vie à sa animal ! Voici donc votre mission, pendant que je surveille votre Némésis, vous devrez fouiller le hagard à la recherche d'un carton, de bois, de métal on-ne-sait quel autre chose qui puisse être glisser sous ce seau ! »


Il attend, il espère la voir bouger. Fronçant les sourcils, Gustave tend les mains vers la comparse et lui fait signe de s'éloigner tout en lâchant.

« Hâtez-vous jouvencelle ! Il n'est pas question de rester planter là toute la journée et de laisser cette animal subir le dégoût de nos paires ! Vous et moi valons mieux que cela, n'est-ce pas ? Et que plus jamais ne sorte de votre bouche l'envie de tuer un autre être vivant ! »

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04/03/2017 122 Anna Torv pêche/cueillette 10


Sujet: Re: Des octopodes et des hommes [Gustave]
Dim 23 Avr - 21:55

… Mais? Mais pourquoi défend-il ce monstre, avec des airs de preux chevalier, de pourfendeur de dragon, de sauveur de donzelles? Pourquoi refuse-t-il la solution la plus logique, la plus saine, la plus simple ? Et… Elle bat des cils en l’écoutant, estomaquée. Et il la prend de haut, en plus ?

La blonde plisse les yeux, fixant sur le fier matador un regard où se mêlent incrédulité et envie de meurtre. C’est qu’il semble particulièrement fier de sa tirade, de plus… Et la regarde avec condescendance. Soupçonne-t-il l’orage qu’il allume dans son sang, le bouillonnement dans son ventre ? Prenant une profonde inspiration, elle tente de modérer la vague furieuse qui se lève en elle. Peut-être interprète-t-elle mal son attitude…

… Mais… Mais non, elle ne s’est pas trompée… Il continue à la traiter comme un sous-fifre un peu idiot, voire totalement débile. Quelque peu stupéfaite, sonnée par cette assurance insolente qu’il manifeste, elle ne bouge pas, l’observant, les yeux écarquillés… ce qui le relance dans une autre tirade paternaliste, qui la laisse bouche bée.

« Bah… non. »

Elle cherche encore ses mots, le fixant comme on regarderait un Rhajak dansant le ballet, un ours peignant un paysage impressionniste. Que croit-il? Qu’imagine-t-il ? Qu’elle va répondre à ses injonctions ? Lui obéir en regrettant les erreurs qu’il dénonce ? Faire amende honorable ? Elle a plus envie de lui lancer à la tête des marrons que de l’aider, en cet instant… Et plus il lui parle, plus cette envie s’avère tentante, presque irrésistible.

« Ô mais… J’ai bien trop peur.… Je n’oserais pas bouger, pas tant que vous menacez de libérer ce monstre… messire. Ne bougez pas, s’il vous plait !!! Elle pourrait s’échapper si vous en pesez par sur le seau… »

Et, comme pour nier ses propos, elle hausse un peu les épaules, prend un seau et commence à récolter les châtaignes qui s’étaient répandues sur l’herbe, autour d’eux, le laissant planté là, son preux chevalier, un pied sur le seau qui emprisonnait la bête. Le seau s’alourdissait rapidement, et, enfin, elle leva les yeux, posant sur lui un regard froid.

« Je ne suis pas vraiment une jouvencelle, Gustave… je n’ai plus l’âge des..tendres émois et des palpitations. Évitez de me traiter en faible femelle effarouchée et obéissante. »

Elle reste assez loin de lui, malgré tout, un frisson déplaisant la parcourant lorsqu’elle pense à la créature prisonnière qu’il voudrait libérer. Et elle le surveille du coin de l’œil, de peur qu’il bouge et puisse délivrer de sa prison l’énorme araignée qui les menace, tapie dans l’ombre, prête à bondir, à l’abri du seau.

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07/09/2016 Nexus 244 Tom Mison Nexus Maniement des armes | orateur 30


Sujet: Re: Des octopodes et des hommes [Gustave]
Mar 2 Mai - 14:31

Bah… non.

La motivation retombe comme un soufflé. Gustave observe sa comparse, yeux rond comme des billes. C'est qu'il est perplexe, prit au dépourvu par le refus de la jolie blonde qui lui tient tête, qui se refuse à l'aider à sauver l'animal et surtout d'obéir à sa demande si ce n'est son ordre.

Ô mais… J’ai bien trop peur.… Je n’oserais pas bouger, pas tant que vous menacez de libérer ce monstre… messire. Ne bougez pas, s’il vous plait !!! Elle pourrait s’échapper si vous en pesez par sur le seau…

Le ton chantant, faussement théâtrale de Wilhelmina, le met à l'aise. Elle se moquait ouvertement de lui comme beaucoup avait la sale manie de faire face au comportement de Gustave et de son attitude venu d'une autre époque. Silencieux, le barbue la fixe, attendant simplement qu'elle termine son manège. Gus garde son pied sur le seau mais son dos se voute sensiblement alors qu'il observe sa comparse qui se détourne de l'araignée et de sa cage qui la retient, pour ramasser les châtaignes avant de balancer, plus acerbe que jamais.

Je ne suis pas vraiment une jouvencelle, Gustave… je n’ai plus l’âge des..tendres émois et des palpitations. Évitez de me traiter en faible femelle effarouchée et obéissante.

L'odysséen fronce les sourcils, ses mains relâchent ses hanches pour venir pendre le long de son corps. Ah, la situation venait soudainement de s'envenimer, pourtant il n'était pas prêt à lâcher le morceau.

« Miss Stone, si j'avais voulu vous traiter en faible femelle, je n'aurais pas chercher à vous éviter la vue de cet animal qui semblait vous déranger au plus haut point. Mais face à votre enthousiasme prononcé quant au fait de sauver une vie, aussi minime puisse-t-elle paraître... Je ne peux m'empêcher de réaliser que finalement, vous ne valait guère mieux que les autres. »

Lentement, il retire son pied du seau, dardant son regard azuré sur la silhouette accroupie de la femme auquel il a répondu avec toute l'amabilité possible mais non sans une pointe d'amertume à peine dissimulé. Elle aussi, ne comprend rien. N'y avait-il donc personne pour faire un effort dans ce fichu campement ? Comme Murphy, Leary et Richard lui manquait cruellement en cet instant, à croire qu'ils étaient les seul à passé outre son excentricité. Eux au moins, ne jugeaient pas. D'un geste du doigts, il désigne le seau, usant d'un ton beaucoup moins cordiale.

« Soit, je vais m'en charger moi-même. Sachez cependant une chose, mademoiselle Stone, si vous étiez concentré sur autre chose que votre ego, vous auriez réaliser que c'est à cause de ce genre de comportement que les Hommes ont ruiné cette planète et que nous avons été forcé de vivre dans l'espace. C'est aussi à cause de ce genre de façon de penser que des gamins ont été balancé sur terre, livré à eux-même. »

Il s'éloigne doucement, la toisant d'un regard en biais avant d'ajouter froidement, mais d'un ton calme.

« Homme ou femme, faible ou fort. Cela n'a pas d'importance. L'ego n'a plus sa place ici... Nous sommes tous sur le même pied d'égalité. Mais je vous remercie d'avoir ouvertement pensé que j'étais le genre d'homme à soumettre une amie à la voir comme plus faible qu'elle n'est enn réalité. Avant de vouloir tuer cette bête, commencer à revoir votre jugement sur quelqu'un qui a toujours eu le plus grand respect pour vous. »

Il n'est visiblement pas content. Gustave s'en retourne d'où il vient, le pas rapide, le corps tendu par la tension qui s'est soudainement installé entre lui et Wilhelmina. La déception était évidente, que ce soit dans son regard comme ses paroles. Pourtant il revient quelques instant après, tout juste le temps de trouver ce qu'il lui avait réclamer initialement et qu'elle avait refuser de lui apporté parce qu'elle avait jugé que sa petite personne soit disant humilié par ses propres, valait plus que la mine d'une créature qui n'avait rien demandé à personne ; Ignorant parfaitement la demoiselle, Gustave s'accroupit à son tour, glissant le bout de taule issus des débris du crash, entre le sol et le seau doucement. Lentement et d'un geste assuré, il retourne le seau et enlève la taule, observant l'araignée dans le fond du seau. Si la bête l'avait effrayé plus tôt, elle lui semble soudainement moins plus fragile. Non sans un sourire qui se veut tendre, Gustave se relève et murmure.

« Libre à vous, miss Stone, de m 'accompagné à la sortie du campement pour rendre sa liberté à cette petite bête. Mais si vous préférez vous pencher sur vos châtaigne plus que de faire un geste altruiste qui vous ferez sans doute vous sentir mieux, c'est à votre guise. »


Et sans un mot de plus, il se détourne d'elle encore, se mettant en marche avec le seau dans les mains. Gustave avait au moins le mérite d'être en paix avec lui-même.

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04/03/2017 122 Anna Torv pêche/cueillette 10


Sujet: Re: Des octopodes et des hommes [Gustave]
Ven 5 Mai - 23:31

Elle l’écoute, sans cesser sa maraude. Le seau, libéré de son poids, l’inquiète, elle trace prudemment un large cercle autour de la prison de son arachnide némésis. Ses yeux son rivés au sol, son corps bourdonne d’irritation, l’agacement vrombit à ses oreilles, prêt à darder son venin, planter ses piques.

Elle serre les dents, Wilhelmina, sur son impatience, sur ses nerfs maltraités, sur son prénom démodé. Elle serre les dents sur la peur qu’elle a eue, sur les épreuves que tous, ils traversent. Elle serre les dents, et les mots de l’homme, qu’il déverse comme la brume se rue sur les marais… Ces mots qu’il assène s’infiltrent et s’en viennent creuser dans sa tension des galeries béantes, où se loge une douleur, une maladie, une infection qui gonfle et suppure. La grignote. La contamine.

Elle ne veut pas, pourtant. Elle a assez de sa douleur. De ses regrets. De ses lancinantes questions. Elle était bien, assise, à s’occuper de ses châtaignes et savourer la caresse du soleil sur sa peau. Que pourrait-elle faire de cette plaie, entre les mots et la condescendance ? Que pourrait-elle bien en faire ? Elle n’est pas sienne. Elle lui est étrangère…

Un peu. Beaucoup. A la folie.
Pas du tout.

Son « mademoiselle Stone » la renvoie aux chaises de métal, aux cours, aux enseignants et à leurs examens.  Il se parfume de souvenirs. Ses leçons se pavanent, dans leurs voiles volés à d’autres hommes, père, époux, supérieurs,… Ses leçons pavoisent et griffent. Lui tirent le premier sang.

Elle ne veut pas entendre parler des gamins, elle veut les oublier. Elle ne veut plus savoir. Plus penser. Elle veut survivre, égoïste, seule, ne se soucier de rien, elle veut…

La blessure s’étend, ses racines fiévreuses se plantent dans son ventre, ses poumons, lui coupent le souffle. Enserrent les entrailles.

L’égo, dit-il…
Ses yeux la brûlent.
Elle serre les lèvres, devient plus rageuse, dans ses mouvements, dans la tension de son dos.
Ses yeux brûlent, s’inondent.
Elle ne veut pas.
Surtout pas.

« Mais je vous remercie d'avoir ouvertement pensé que j'étais le genre d'homme à soumettre une amie à la voir comme plus faible qu'elle n'est en réalité. »


Elle voûte un peu plus le dos, refuse de lever les yeux, de croiser son regard.  Elle ne veut pas lire la colère, l’amertume… ce qui vibre, quelque part, entre les mots, ce qui résonne dans ses os. Elle ne veut pas e voir. L’entendre lui suffit. Mine sa colère. Y dessine des lézardes, des failles béantes.

Et lorsqu’il s’éloigne, elle n’a pas un mot pour le retenir. Juste de l’égo pour se contenir. Alors elle continue. Penchée sur le sol, ses brins d’herbes, ses plaques de terre battues. Ne relève pas les yeux lorsqu’il revient vers elle, ne répond pas…

Elle bat des cils, à l’abri des rideaux de ses cheveux. Elle se moque bien d’être altruiste, se moque bien de l’accompagner, de la vie, de la liberté d’une araignée, elle se…

On lui tapote la fesse.
Les yeux écarquillés, elle pivote, se retrouve nez à nez avec son agresseur.
Son mètre cinq,  sa chevelure carotte, sa morve au nez et son regard hébété, ombré de cils sombres. Son sourire innocent, édenté.

« M’daaaame... »

Faute d’une réponse assez rapide, il tiraille son pull.

« M’daaame… Tu fais quoi ? »

Elle s’assoit, détache ses petites mains sales de ses vêtements, dissimulant un dégout et une méfiance instinctifs.

« Bonjour, Charles… »

Une salutation accompagnée d’un sourire charmeur lui répond. Un autre « tu fais quoiiii ? » où les voyelles s’éternisent et taquinent l’irritation. Le regard brun trouble qui plonge dans le sien et s’étonne d’y trouver un éclat humide.

« Je ramasse des chataignes. »

« Pourquoi ? »

« Je les ai fait tomber. »

« Poooourquoi ? »

« J’ai eu peur d’une araignée. »

« Ah. »

Un instant, la réponse semble satisfaire l’inquisiteur, perché sur ses six années et ses trois pommes. Wilhelmina range derrière une oreille un peu décollée une mèche rousse et cherche, de l’oeil, la trace d’un carré de tissu qui pourrait faire office de mouchoir.

« C’est pour ça que tu es triste ? »

Elle sourit, à l’intérieur, un peu douloureusement, et, le visage incliné, répond après un instant de réflexion.

« Non. Je suis triste parce que je me suis disputée avec un ami. »

« Pourquoiiii ? »

« Toi aussi tu es triste quand tu te fâches avec un ami, non ? »


« Pourquoiii tu t’es disputée ? Tu sais bien que c’est pas bien, les disputes, madame. »


« Ah… A cause de l’araignée… »

« Elle a fait quoiiiii ? »

« … euh… rien de grave.»

« Alors pourquoi tu t’es disputééééééée ? »

« ...mh… tu sais, les adultes aussi se trompent, parfois. J'ai eu très peur et, après ça... j'ai été méchante, parce que j'ai cru que je me sentirais mieux si je faisais mal à quelqu'un. C'était bête, non?»


Charles bat des cils, semblant absorber, soupeser cette information, avant de demander.

« Avec qui tu t’es disputée, madame ? »

« Avec Gustave. »

« Ah…. »

A nouveau, il semble réfléchir, comme si le nom invoquait mille images.

« Tu lui as demandé pardon ? »

Elle se mord la lèvre, tentant un sourire d’excuse, un peu embarrassée.

« Pas encore… »

« Mais alors vous ne serez plus jamais amis ! Tu dois demander pardon, et lui faire un dessin de dragon. »

C’est d’une logique limpide, et Charles pensepenser qu'il n'y a pas pire sort que celui de tuer une amitié,... et elle ne peut qu’acquiescer, lui désigner la forme outrée de l’homme, déjà éloignée, qui se dirige vers la lisière de leur campement, drapée dans son indignation.

« Cours le prévenir, je te suis... »

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07/09/2016 Nexus 244 Tom Mison Nexus Maniement des armes | orateur 30


Sujet: Re: Des octopodes et des hommes [Gustave]
Mer 17 Mai - 18:27

Rien n'était pire que les tensions, l’incompréhension qui menait indéniablement à un désaccord. Pire encore quand c'était pour une broutille sans nom, quelque chose d'aussi ridicule que risible. Qu'est-ce qui était passé par la tête de Wilhelmina pour croire une tel chose de Gustave ? Le soucis étant qu'elle n'était pas la première, ce fut aussi le cas avec cette terrienne du nom d'Astrid. Pourquoi donc ces femmes avaient l'art et la mauvaise manie de se croire victime de sexisme par l'un des rares qui ne se permettait pas ce genre de penser ? L'agacement est à son paroxysme et l'odysséen se sent bouillir. Ces colères qu'il éprouvait devenaient de plus en plus récurrente. Inquiétante même. Alors qu'il réalise -non sans une pointe de déception- que son ami ne l'a pas suivit et se refuse donc à la remise en liberté de l'arachnée, il quitte l'enceinte du camp, dans un soupir las.

Tant pis, ce serait entre lui et l’araignée. Et comme à son habitude, il serait le seul à s'émouvoir d'une chose simple comme épargné une vie ainsi infime puisse t-elle paraître. Il marche Gustave, monte les collines verdoyante, ballottant son seau alors que l'air vivifiant de l'extérieur a au moins le mérite de le soulager un temps soit peu de ce qui le ronge. Et quand l'orée de la forêt est enfin là, à quelques mètres, il accélère le pas puis s'arrête sous le couvert des arbres.

« Là, nous y sommes... »

Sa colossale carrure se voûte et l'homme s'accroupit doucement, posant son seau sur le sol avant de doucement l'incliner,j laissant la créature à l'origine de bien des peurs se faufiler doucement vers la liberté. C'est un doxu sourire qui vient ourler les lèvres de Gustave sous sa moustache, le regard bienveillant, il fixe la bête qui se glisse dans la l'herbe et disparaît doucement à travers la végétation. Toute cette histoire pour si peu... Au finale, celle qui avait été le plus effrayé était sans doute cet animal. Gustave se redresse, soulevant son seau puis observe la forêt qui s'étend avant de se détourner, revenant sur ses pas. Son visage ne se défait pas de ce sourire, rien ne valait un acte pleins d’humanité pour se sentir bien. Pourquoi donc certain ne le voyait pas ainsi ? Alors qu'il franchit les barricade du campement, c'est sans surprise qu'il revint là où toute l'angoisse avait pris naissance. Il fixe son amie, pince les lèvres et dépose le seau.

« Wilhelmina ? Je suis désolé si je vous ai offusqué, cela n'a jamais été mon attention. J'espère cependant que vous comprendrez que j'ai réellement du respect pour vous. Je sais que vous êtes une femme forte et douce... Je ne me permettrais de vous faire sentir comme inférieur d'une quelconque façon. Vous le savez, n'est-ce pas ?»

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04/03/2017 122 Anna Torv pêche/cueillette 10


Sujet: Re: Des octopodes et des hommes [Gustave]
Lun 17 Juil - 2:56

Les cosses brillent sous ses doigts, alors qu’elle récolte les fruits répandus,les jette dans le seau. Son esprit est ailleurs, posé sur l’épaule de Charles, il traverse le campement, les fourrés, suit rejoint Gustave. Mais son corps… Oh,lui,le traitre, l’englué, il reste là, à genoux au sol, à se courber et récolter. Elle l’a dit, pourtant. Elle les rejoindra… Elle ne va pas tarder, elle…

Et le temps s’écoule.
Les châtaignes sont toutes, ou presque, dans leur seau, prêtes à être déshabillées…
Elle ne s’est pas levée.
Elle ne les a pas retrouvés.
Ne s’est pas excusée.

La traîtresse humidité, à ses paupières, s’est levée, évadée, comme la brume, avec le passage du temps. Elle n’a pas bougé, n’a pas réussi à se secouer, se lever.

Et… Lorsqu’elle l’entend… Comme un rapace trop lourd, un vautour charognard, la culpabilité s’abat sur son dos courbé, la couvre de ses ailes, plante ses serres dans ses épaules. La blonde déglutit, ferme brièvement les yeux. Elle l’écoute, à travers le brusque afflux d’émotions.

Elle aurait du le rejoindre et s’excuser. Elle ne sait quel orgueil, quelle peur l’ont retenue… Ne se comprend pas. Mais elle l’écoute… expliquer. Comme un arrière-goût déplaisant, au fond de son ventre, elle sent remuer les vers, les larves de colère, comme fouaillés par ses paroles. C’est un écho distant de la fureur précédente, de cette colère froide, brûlante qu’il avait allumée en elle, sans le vouloir. De cette blessure suppurante qu’il avait réveillée…

Une araignée pour déchirer les boucliers et puis quelques mots, tombés dans une faille, un moment de faiblesse. Elle souffle prudemment, lentement, éloigne ses pensées de tout ce qu’elle pourrait lire dans ses mots de paternalisme ou… Elle ne veut pas.

Et, levant les yeux vers lui, se redressant, elle essaie de se focaliser sur ce qu’il dit, réellement, ce qu’il veut transmettre. Lui. Pas ce qu’elle comprend, elle, avec ses insomnies, ses cauchemars et sa susceptibilité…

Il suffit de le regarder pour que le ressentiment, et ses sœurs indistinctes, Furies sans noms, s’éloignent, et que leurs protestations grinçantes s’assourdissent puis se taisent. La lumière, l’honnêteté dans ses yeux, sa stature. Que pourrait-elle encore lui reprocher ?

« Je sais. »

C’est un aveu embarrassé, qui a du mal à franchir ses lèvres, fait se détourner son regard. La pointe de son pied creuse, sus une touffe d’herbe jaunie, un creux poussiéreux.

« Je… J’ai eu trop peur et puis… Après ça, je n’ai pas été très raisonnable. Ni avec vous, ni avec cette bestiole. Et je sais que vous vouliez juste m’aider. »

Elle pourrait parler des insomnies, des angoisses et de ce bouleversement… De sa difficulté à accepter l’inexorabilité de leur nouvelle situation. Elle se tait. Parce que ce n’est pas intéressant. Parce qu’elle ne veut pas se plaindre. Parce qu’il y a mieux à faire, toujours, que se concentrer sur ces détails-là. Elle n’est pas la seule, ils sont des dizaines. Pourquoi s’appesantirait-on sur son cas ?

« Je ne voulais pas être désagréable… et blessante. Enfin. Si, sur le moment... »

Oh… Elle ne fait que s’enfoncer un peu plus. Elle se mord la joue, se morigène. Serre les poings, dans son dos, avant de lever les yeux vers lui. Elle voudrait tourner le dos. S’éloigner. Fuir. Il est si grand, ce nouvel univers, elle pourrait ne plus jamais le croiser… Ce serait plus simple, non ? S’excuser est… reste l’une des actions les plus compliquées au monde… quel que soit le monde et l’univers où ils vivent.

« Je regrette de vous avoir blessé, Gustave… »

Pour briser la tension, elle sautille, se penche, prend l’anse de son seau lourd d’automne, avant de le regarder, à nouveau.

« Charles vous a rattrapé, alors ? Il ne vous a pas fait tout un cinéma, j’espère… Il peut être… hum… insistant, mais j’espère qu’il vous a bien transmis mes excuses ? »

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07/09/2016 Nexus 244 Tom Mison Nexus Maniement des armes | orateur 30


Sujet: Re: Des octopodes et des hommes [Gustave]
Sam 23 Sep - 11:02

La bonne foi est payante. Gustave prouve une fois encore qu'admettre ses tords, savoir plier l'échine et se montrer humble, reste le meilleur moyen de résoudre un conflit. La récompense pour cela ? La sauvegarde d'une amitié en jeune qui ne demande qu'à grandir. Par ce choix, cet acte, il inspire Wilhelmina à faire de même et bien vite la jeune femme se confie sur les raisons de son entêtement. La pire de toute : la peur. Le propre de l'Homme, la seule chose suffisamment forte qui pouvait pousser les Hommes à faire les pires erreurs.

« Soyez sans crainte Wilhelmina, je comprend parfaitement... Et pour être honnête, moi aussi je souffre de phobie assez particulière.» Il se penche vers elle, pinçant les lèvres avant de murmurer sous le ton de la confession. « J'ai une peur bleue des écureuils. »

Et c'était la stricte vérité. Le moins que l'on puisse dire c'est que cette révélation avait de quoi faire sourire. Gustave lâche lui-même un rire amusé en réalisant combien sa dignité pouvait être piétiné en quelques mots. Il n'en a cure, ce qu'il veut c'est rassurer sa comparse, qu'elle ne craint pas un quelconque élan rancunier. Lui ne l'a jamais été, il n'a aucun intérêt à nourrir la colère et la haine. Rien ne vaut le sourire d'un ou une amie alors pourquoi insisterait-il et laisserait-il un malentendu briser cela ?

« Tout va bien Wilhelmina, détendez-vous je ne vous en veux aucunement. De plus, vous m'avez expliqué que cette soudaine tension était due à la frayeur... Quel genre d'homme serais-je si je jugeais quelqu'un sur ses peurs ? Nous tous humain Mina. Et l'erreur est humaine. »

Murmure-t-il, paternel, avec un sourire rempli de douceur. L'odysséen se décale de quelques pas, regard en biais vers sa comparse et toujours avec cette lueur dans le regard. Charles ? Non malheureusement il n'avait pas transmis les excuses mais c'était un enfant, pourrait-on lui en tenir rigueur ?

« Non, il ne m'a rien dit mais... Wilhelmina, n'envoyez plus quelqu'un faire à votre place que vous devriez faire par vous-même. Encore moins demander à un enfant de transmettre des excuses que vous devriez avoir le courage de faire vous-même, de vive voix. »

Le courage et l'honnêteté étaient des vertus que Gustave défendait le plus. En cela, Wilhelmina lui avait fait défaut, elle, la femme, l'adulte, demander à un enfant de dire pardon pour elle ? Non il n'approuve pas mais là encore, n'insiste pas. La culpabilité était une punition bien assez large en sois et il savait que Whilmina en souffrirait bien assez. Un nouveau sourire est cependant offert à la demoiselle à la blonde chevelure avant que le buste de l'odysséen se penche dans une révérence respectueuse.

« Bien, il est temps pour moi de retourner à mes occupations. Je me vois donc dans l'obligation de vous abandonner ici Whilmina. Si de l'aide vous nécessitez à nouveau, n'hésitez pas à venir la quérir auprès de moi. Bonne journée à vous, Mina... »

Dernier sourire, clin d'oeil complice, la bonne humeur ne le quitte pas malgré ces quelques déboires passagers. Sans un mot de plus Gustave retourné à ses affaires, retrouvant la solitude et le silence du hangar à provision.

- FIN -
 

Des octopodes et des hommes [Gustave]

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