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˜˜˜˜˜˜Cause though the truth may vary this Ship will carry our Bodies safe to shore
maybe life should be about more than just surviving


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27/05/2015 I 4556 Anson Mount AVENGEDINCHAINS & Brimbelle & Pivette Eclaireur & Orientation & Combat 74
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Sujet: Cause though the truth may vary this Ship will carry our Bodies safe to shore
Jeu 16 Mar - 0:08

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Eirik & Ozvan #Ozrik


Lourdement sa besace tomba sur le sol alors qu'il venait de choisir le lieu parfait pour bivouaquer. Il délivrait son Appaloosa pour la nuit, le laissant circuler librement. Un ruisselet chantonnait doucement pas loin si l'équidé éprouvait le besoin de se désaltérer. Alors que le Rahjak s'étirait après cette longue marche, on put entendre tous ses os craquer. De son pied il dégagea le sol recouvert de vieille mousse et de végétaux pourrissants. Le vagabond se pencha alors pour  s'emparer de quelques champignons, dont il se remémorait qu'on les désignait sous le mot plus savant de Psalliote. Une connaissance qu'il devait à Basile le cultivé quand ils se fréquentèrent des années auparavant. Ce dernier ne résistait pas au désir d'étaler son savoir devant Ozvan quand l'occasion s'en présentait. L'homme du désert les déposa précieusement sur un rocher alors qu'il se décidait à ramasser du bois pour démarrer un petit feu afin d'illuminer sa nuit. Bien que le ciel fut clair et que la lune brilla avec force dans les cieux. Il demeurait que les premiers jours du printemps conservaient une certaine fraîcheur, qui bien que salvatrice picotait un peu le nez ainsi que les doigts. Surtout après la chaleur éprouvante du désert.

Une fois ce petit brasier démarré il se frotta les mains avec force au dessus tout en observant Emzelt qui grignotait l'écorce des arbres. Le hululement d'une chouette fendit les airs alors le voyageur se décidait à s'assoir attirant sa sacoche vers lui. La précieuse ! qui contenait les quelques bouteilles achetées - dérobées ? - Chez Orion. Non loin d'ici l'attendait la petite grotte ou il se dévoila face à Gen en promettant de revenir. Oui mais ... La simplicité fuyait ce monde avec rage, et ce soir il désirait vider sa tête avant que de lui faire prendre une direction bien précise. Demain il se demanderait que devenait Grâce et si sa mémoire la turlupinait à présent ? Comment se portait Liam ? Réussissait-il à développer ce lien essentiel avec Elle ? Eon lui en voulait-il toujours ? La paix guérissait-elle enfin le cœur de Maria ? Et sa nièce, et kyran, et Gen ... Pas aujourd'hui. Il termina la viande fumée de ses réserves, l'accompagnant des bienheureux champignons cueillis un peu plus tôt. Pas de ventre vide avant une nuit de bombance solitaire. Rien de mieux pour ragaillardir son homme ! Pas la première, et certainement pas la dernière. Alors qu'il transbahuta son bagage sur ses genoux quelques tintements retentirent lançant un étrange écho qui s'éleva vers la canopée.

Une bouteille, deux, trois ... Voilà déjà une bel arsenal devant lui. Par laquelle le Rahjak commencera t-il ? Celle qui possédait une teinte verte lui fit de l'oeil, qu'à celà ne tienne, la voilà débouchée. Ozvan porta le goulot avec avidité vers ses lèvres quand au même instant son cheval se mit soudain à souffler avec nervosité. Le voyageur écarta alors la dive bouteille en renversant du liquide particulièrement fort et odorant sur sa chemise. Un prédateur ? Pas déjà un ours quand même ! Bougon, l'éclaireur se remit debout malgré tout, pour vérifier qu'une réelle menace ne trainait pas dans le coin. Son regard se perdit dans l'obscurité de la forêt alors que doucement il ramenait pour plus de sureté l'étalon blanc vers les flammes. Une ombre traversa la clarté produite par le feu, rapide Oz cru y reconnaître une silhouette humain. L'homme fouilla ses poches attrapant son lance-pierre ainsi qu'un rocher bien pointu. Il ajusta son arme puis attendit à l'affut que l'importun se trahisse bêtement. Un bon tir assez puissant vous explosait la tête aussi sûrement qu'un coup de massue. Pourtant en cet instant Le voyageur ne souhaitait pas finir sa nuit avec du sang sur ces mains « Sinon j'ai du bon alcool que je partagerais de bon cœur avec vous et vos souvenirs au lieu de se tirer dans les pattes » Une petite soirée au chaud bien arrosée au lieu d'un bain d'hémoglobine, tout se négociait, on garderait le droit de s'entretuer demain...


Dernière édition par Ozvan Hickok-Cannary le Dim 9 Avr - 17:38, édité 1 fois

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Sujet: Re: Cause though the truth may vary this Ship will carry our Bodies safe to shore
Dim 26 Mar - 21:14

La lame s’enfonça dans la chair, le sang lui coula sur les mains. Il entendit l’individu gargouiller faiblement et s’effondrer. Eirik l’observa et continua de planter sa lame dans son corps. Une fois, deux fois. Encore, encore. Il voulait détruire, coûte que coûte. L’homme ouvrit les yeux, la main refermée sur sa dague, à cran, les nerfs à vif. Il avait encore la senteur du sang dans le nez, mais pas de mort, pas aujourd’hui. L’homme regarda autour de lui, quelque peu nerveux. Il ne se sentait pas bien. Malgré tout, il constata qu’il était seul. La peur et la rage s’apaisèrent et il se redressa lentement. Il avait la bouche sèche et attrapa sa bouteille, buvant quelques gorgées d’eau. Il marchait depuis des heures, revenant de la mer. Merde, il faisait nuit. Il s’était caché dans la forêt pour ne se reposer que quelques minutes, mais le soleil semblait couché depuis longtemps. Une migraine, c’était ce qui avait mis KO Eirik. Un mal de tête si effroyable qu’il avait pensé ne pas s’en relever. L’homme se redressa lentement et constata avec grand étonnement que son étalon impétueux se trouvait à ses côtés. Il ne s’attendait pas à ce que la bête lui soit aussi fidèle. Lui qui n’était pas tendre avec sa monture. D’accord il ne le frappait pas, mais il n’avait aucun geste d’affection.

Il avait vu des cavaliers tendres avec leurs montures, mais cela lui échappait complètement. Il était quelqu’un sans cœur, surtout avec les animaux. Il ne leur portait pas grand intérêt. Eirik se redressa de sa place. Il était encore bien endormi ou plutôt, sonné. Il avait une vision floue des choses. Néanmoins, le brun grimpa en selle, grognant au passage. Il vérifia d’un regard qu’il n’avait rien oublié, malgré la faible luminosité. Il n’aurait jamais dû se reposer aussi longtemps, il avait couru des risques considérables. Eirik savait que des mercenaires le cherchaient, il ne donnait pas cher de sa peau si on le trouvait. L’homme pressa les flancs de son étalon gris qui partit d’un pas rapide, visiblement content de reprendre la route. Eirik décida de le faire galoper quelques mètres, sentant bien l’énergie que la bête dégageât volontiers. Il laissait l’obscurité l’entourer. Cela ne dérangeait pas le Rahjak. Il se sentait en paix. S’il suivait toujours la même direction, cela devrait aller normalement. Eirik avait les sens à l’affut, prêt à se défendre si cela devait arriver. Il n’était pas sûr d’y arriver, mais pourquoi pas après tout.

Une lumière au loin attira son attention et il guida sa monture vers le rayonnement. Il stoppa l’étalon gris non loin de ce qu’il distinguait être un feu et descendit de selle. Silencieux comme une ombre, le Rahjak se rapprochait. Il était prêt à en découdre s’il le fallait. Mais quelle ne fut pas sa surprise de se retrouver face à un lance-pierre ! Il distingua alors Ozvan, mais leva quand même les mains. « Je veux bien de l’alcool l’ami. » Sa voix était rocailleuse, il ne parlait pas assez. Il décocha un petit sourire et s’approcha de l’autre Rahjak, heureux de le revoir. « Cela faisait bien longtemps. Excuse-moi, je pensais tomber sur quelqu’un d’endormi. » A voler ou tuer, mais il ne le précisa pas. Eirik n’était pas quelqu’un de bon, bien au contraire. Un bruit lui fit lever la tête et il vit son étalon gris s’approcher, mais pas trop, méfiant des flammes. Foutu canasson ! Le brun ne devait pas être assez réveillé et l’avait mal attaché, forcément. « Que fais-tu si loin de chez toi ? » Allait-il voir quelqu’un ? Rose ? Eirik ne l’avait plus vue depuis longtemps et il aurait bientôt des problèmes s’il ne trouvait pas un autre moyen de se fournir en plantes. Il balaya cette pensée et alla s’asseoir aux côtés d’Oz. Il était ravi de voir son ami, même si son visage restait hermétique.

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Sujet: Re: Cause though the truth may vary this Ship will carry our Bodies safe to shore
Lun 3 Avr - 20:13

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Eirik & Ozvan #Ozrik

la voix qui lui répondit dans l'obscurité ne sonna pas inconnue à ses oreilles. Alors il releva la tête pour observer au dessus de son lance-pierre qui s'amenait ainsi en pleine nuit. Ça s’annonçait plutôt bien puisque l'individu semblait charmé par une promesse d'alcool partagé. Celui-ci qui se dressait en face de l'éclaireur, possédait tout du croque-Mitaine mais il le connaissait. Bien que le Rahjak sache qu'il fut un ancien esclave sujet à des crises de brutalité, il ne le craignait pas. Ozvan ignorait tout de la vie d'Eirik à part ce qu'il en devinait. En dehors de ça il respectait sa règle de ne pas interroger l'autre quand il ne se confiait pas à lui. le vagabond estimait que nul ne devait se justifier devant un autre, de sa propre personne. Le plus important en cet instant restait de s'enfiler ce petit nectar dans la gorge, et quoi de mieux que de se trouver avec un camarade de passage. « Parfait viens te joindre à moi » Pas besoin de civilités entre eux deux. Et en effet on pouvait dire que beaucoup de jours s'étaient écoulés depuis leur dernière rencontre. Oz revenait de cette cité de feu dont son interlocuteur ne s'approcherait pour rien au monde. « Oui j'ai eut quelques affaires à régler, j'ai du m'éloigner quelque temps ». Et sur le chemin du retour il croisa une Grâce amnésique dont il ne savait que penser. Voilà qui lui infligeait une magnifiques migraine, sûrement dignes de celles qu’évoquait Eirik.

Baissant son arme pour dévisager un peu l'homme, il remarqua du sang séché sur ses vêtements. le voyageur préférait ne pas en imaginer la raison. Oublié aujourd'hui toutes les petites vicissitudes de la vie. Éviter de se creuser la tête pour des vétilles. Ainsi il enfourna rapidement ce que certains prendraient trop facilement pour un jouet dans sa poche, jeta la pierre au loin et rejoignit les flammes crépitantes pour y récupérer une place agréable. « Et non ne comptais pas m'endormir si vite  » Déclara l'homme du désert en saisissant une bouteille alléchante qui roula vers son pied, douce tentatrice. Par contre, Il comptait bien faire sommeiller les voix imitant sa conscience qui peuplaient son esprit. Alors d'un geste brusque il déboucha le goulot pour le porter à ses lèvres afin d'avaler une grosse goulée, de ce liquide brulant créé pour tordre les boyaux. Après il tendit vers le nouveau larron, "L'occasion" qui ne demandait qu'à être consommée. « Ce que je fais si loin de chez moi ? Je prends une pause pour souffler, arrêter le temps histoire d'une nuit sans penser à toutes les complications qui nous entoure » Et l'autre pourquoi circulait-il ainsi de nuit comme une ombre cherchant à surprendre un malheureux perdu dans cette forêt ? Oz remarqua l'étalon gris attiré par le feu.  « Oh les gamins ... ils peuvent bien passer une nuit sans qu'on les surveille » De toute façon l'équidé offert à Ozvan par Eon, même s'il n'en faisait qu'à sa tête ne s'éloignait jamais bien loin. Et il serait le premier à prévenir si une autre silhouette louche rodait dans les parages.

Le vagabond se demandait si l'homme au comportement sauvage savait pour Rose, Cette dernière particulièrement affectée par son enlèvement désirait vivre tranquillement dans son coin et ne plus s'occuper des malades. Aussi ne pourrait-elle plus fournir l'ancien esclave des herbes nécessaires. Ozvan décida d'attendre qu'Eirik se dévoila un peu pour le lui annoncer. Si la question venait à être aborder. En attendant autant ne pas se mettre martel en tête. « Ce que je fais surtout c'est que je compte bien me laisser gagner par l'euphorie de cette liqueur afin de laisser remonter quelques beaux souvenirs de mon passé. On doit bien en avoir non ? Deux routards comme nous ... Des trucs qui vaillent la peine de se les rappeler avant de se jeter à nouveau dans le tourbillon des jours ... » Finalement le vagabond attrapa sa besace pour l'ouvrir et laisser apparaitre tous les litres qu'elle contenait. Si son invité désirait choisir qu'il ne se gêna pas, aujourd'hui Ozvan offrait la tournée. Et si l'autre arguait ne posséder aucun récit qui amena le sourire « Au pire on partagera nos galères pour se vider une peu le cerveau en se disant qu'on aura tout oublié demain »

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Sujet: Re: Cause though the truth may vary this Ship will carry our Bodies safe to shore
Mer 12 Avr - 22:18

Ce soir Eirik était rattrapé par ces vieux démons. Ceux-ci dévoraient son âme et sa tête. Ils faisaient remonter à la surface des souvenirs qu’il aurait préférés ne jamais se souvenir. L’invitation d’Oz n’était pas tombée dans l’oreille d’un sourd et le voici le voilà aux côtés de l’autre homme au coin du feu. Ils s’entendaient bien. Eiri se doutait qu’Oz était comme lui du désert. L’accent si particulier de Rahjak ne s’oubliait pas. Pour autant, jamais ils n’en parlaient. C’était un accord tacite. Ils ignoraient pourtant qu’ils étaient reliés par la même femme. Il ne demanda rien sur les affaires à régler. Si Ozvan ne les abordait clairement, c’était que cela ne devait être guère important. C’était ainsi que résonnait Eirik. Il ne se faisait jamais du mal pour rien. II prenait les choses comme elles venaient. C’était une philosophie de vie qui lui permettait de survivre depuis de nombreuses années loin de Rahjak. Selon lui, si on ne se mettait pas quelques coups de pieds mentaux au cul, on était foutu. Un sourire étrange passa sur son visage quand Oz affirma ne pas compter s’endormir si vite, tant mieux. Eirik le remercia d’un signe de tête pour la bouteille tendue. Il avala une gorgée de l’alcool qui brûla sa gorge, puis tomba dans son estomac. C’était tout à fait suffisant pour profiter de l’instant.

« Je pense que tu as bien raison. Arrêter le temps. Quelles saloperies, toutes ces histoires. » Il parlait plus pour lui-même, mais n’en dit rien. Il tendit la bouteille à l’autre homme, songeur. Il était d’humeur étrange Eirik ce soir. Une humeur qui pouvait être particulièrement dangereuse si on n’y prenait pas garde. Le Rahjak regarda l’étalon gris proche du feu. L’animal était encore calme malgré les flammes qui dansaient non loin de lui. Les gamins, cela lui fit penser à quelque chose qu’il s’empressa d’enterrer. Il n’avait pas le temps pour cela. Il ne voulait pas y penser. Il hocha la tête. Autant faire sans les chevaux. Depuis qu’il avait l’étalon gris, l’animal ne s’était jamais enfui. Eirik ne le frappait pas, veillait sur lui. Alors ce foutu canasson devait bien comprendre qu’il ne risquait rien à ses côtés. Le brun ignorait tout pour Rose, mais il s’en rendrait rapidement compte quand il serait question d’aller chercher ses plantes. Les souvenirs, il ne savait pas s’ils devaient remonter. Mieux ne fallait-il pas. Les paroles d’Oz tournoyèrent étrangement en lui, provoquant une remontée de souvenirs. Il ferma les yeux, voulant faire taire les voix, les supplications, les pleurs. Il tourna la tête vers Ozvan en entendant le bruit de plusieurs bouteilles. « J’en aurais bien besoin. » Il prit la bouteille entamée depuis le début et en prit une gorgée. « As-tu tes regrets dans ce monde ? L’impression d’avoir laissé échapper un être à qui tu devais énormément ? » Il se souvenait de cette femme venue d’une autre tribu.

Il avait éprouvé des choses pour elle. Il avait tenu à ce qu’elle échappe, qu’elle vive loin des mines. Il pensa à son sourire, son caractère. Lui était encore humain, pensait aux autres. « Tu sais ce que je suis, hein ? » L’alcool déliait les langues et il décida de l’affronter. Eirik plongea son regard Oz. « Si tu regardes mon corps tu le sauras. » Il parlait de la marque d’esclave. Il parlait des marques sur son corps. L’homme oserait-il l’affronter ? Le brun regarda quelques secondes après le ciel. « J’ai l’impression d’avoir vécu cent vies et que tout ne fait que commencer. » La rébellion, la folie, tuer les maîtres-esclaves sans pitié, libérer les autres esclaves, faire tomber la royauté. Il pensa à elle, Leïa. Vingt ans après, elle le hantait encore. Il aurait pu la chercher, vérifier si elle était vivante ou morte, mais n’avait jamais osé. Le passé restait le passé. Il était bien loin de se douter de qui il avait à ses côtés. L’alcool se chargerait de faire parler Eirik en temps voulu.

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Sujet: Re: Cause though the truth may vary this Ship will carry our Bodies safe to shore
Mar 18 Avr - 20:20

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Eirik & Ozvan #Ozrik

Une journée ou il marchait sur la plage le vagabond tomba sur cet homme, tout de suite il comprit qu'il s'agissait d'un de ces esclaves échappés des mines. Non le Rahjak ne se prétendait pas devin mais il parcourait ce monde depuis assez longtemps pour différencier un chat sauvage d'un chat apprivoisé. Les anciens prisonniers gardaient souvent des façons de se comporter assez particulières. Comme s'ils souhaitaient se dissimuler aux yeux de tous malgré leur liberté retrouvée. Et depuis très longtemps il feintait de l'ignorer en abordant d'autres sujets. La dénonciation ne viendrait pas de lui. La plupart du temps, ou lalors il fournissait les renseignements avec quelques erreurs-. D'ailleurs on ne pouvait pas lui en vouloir, les êtres vivants, surtout les fugitifs ne prenaient que rarement racine pour des années. le vagabond n'ignorait pas le coté coupant, dangereux d'Eirik, mais Oz ne le craignait pas, il le combattrait si nécessaire. Ne l'avait-il pas bercé une fois dans ses bras pour le calmer ? Bien entendu il ne le lui rappellerait pas. Ce sont des instants dont les témoins avec une trop bonne mémoire devenaient indésirables. Leur conversation se déroulait donc toujours au temps présent sans jamais creuser de tranchées autour d'eux ou ils se fourvoieraient.

Mais cette nuit au coin du feu il sera permis de se laisser aller pour se décharger le cœur, l'esprit, ainsi que l'âme éventuellement, et au fond on le voyageur il s'en moquait. Toutefois qu'il se relevait plus léger au petit matin. Les bouteilles tentatrices jonchaient le sol entre les cailloux et la terre. Les estomacs accusaient avec bonheur cette liqueur forte qui fouettait le sang au point de se sentir légèrement endolori. Confiant. Pas encore assez pour avouer le pire de ses crimes. Pour le moment.. « Oh ... J'aime à dire que je n'ai pas de regrets Eirik, mais je dois en avoir quelques uns bien cachés dans ma tête de pioche » Non qu'il joua soudainement au timide en n'énonçant pas clairement lesquels. Mais à force de les ignorer, ils se dissimulaient si bien que ceux-ci ne répondaient plus à l'appel d'un simple sifflement. « Il y a cette rousse pour laquelle j'aurais du me battre un peu plus par exemple ... » Grâce, mais certainement qu'il ne la connait pas alors inutile de s'encombrer avec les prénoms. Puis aussi il y a ces fantômes qui le hantaient parfois venant lui réduire ses rêves en poussière «  cette petite que je ne suis jamais retourné voir malgré mes promesses ... » Il y à aussi cet .. Gen, mais voilà un dilemme trop présent pour l'évoquer. Ou plus tard quand il oubliera ou il se trouve et avec qui il cause.  Et depuis Ozvan honorait toujours sa parole. Ou presque, parce que ce qu'il jurait complétement saoul en roulant sous la table ne comptait pas vraiment. « Des fois je me dis que j'aurais du me battre un peu plus pour des gens qui souffraient »

Le voyageur termina cette phrase dans un souffle avec des visages précis en tête dont il ignorait complétement le devenir. Oui le vagabond, parfois, dans la mesure ou ça ne le mettait pas en danger, en à sauvé d'autres. Mais pas assez. Non. « Oui je sais qui tu es ... » Ou plus spécifiquement ce qu'il devrait être. Un fait jusque là évité par le plus grand soin par l'homme du désert, mais son camarade fonçait tête dedans, alors autant ne pas jouer l'innocent « Je le sais parce que mon travail c'est Eclaireur mais je n'éclaire pas grand chose ces temps ci ... Et je crois bien que ça va me retomber sur le dos, et moi aussi je finirais dans une mine ... » Le voilà qui se taisait parce que la brunette abandonnée resurgissait dans son cerveau, celle sur laquelle il à butté des années plus tard, complétement folle. Il ne comprenait pas vraiment comment une Naori comme elle avait pu atterrir dans un tel endroit. Cependant il se contenta de la ramener chez elle, puis de la sortir de sa tête, une fois encore. Il souleva le récipient déjà vide, admirant le feu dansant à travers la transparence du verre. « Je pense que tu commences seulement à vivre mon ami ... Et toi as tu des regrets dont tu veux te débarasser ? »

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Sujet: Re: Cause though the truth may vary this Ship will carry our Bodies safe to shore
Lun 8 Mai - 18:50

Il pensa à cette femme qui hantait son esprit, depuis presque vingt ans. Tout le monde avait des regrets et l’alcool avait le don de faire chanter les mots trop longtemps endormis. Eirik prenait de temps en temps la bouteille, buvant des gorgées qui apaisaient son âme écorchée. Il regarda Oz et se demanda ce qu’il éprouvait pour cette rousse. Il pensa à la brune qu’il avait chéri dans une mine. Cette femme venue d’une autre tribu qu’il avait aidé à s’enfuir et lui il était resté. Des promesses, rien que des promesses. Eirik lui avait dit que tout irait bien, mais ensuite, cela avait été l’enfer. Le brun regarda le feu danser, le feu qui symbolisait tant pour eux, les Rahjaks. Se battre, parfois cela ne menait rien. « Tu t’es battu. Nous nous sommes tous battus. » Souffla l’homme écorché. De qui parlait-il ? De lui, des autres ? Des esclaves ? Il ferma les yeux un instant avant de les rouvrir, soudainement belliqueux. Il regarda droit dans les yeux Oz et décida de l’affronter, enfin. S’il avait voulu le tuer, il l’aurait tué dès le début, dès la première rencontre. Maintenant, cela ne servait plus à rien, n’est-ce pas ? « Un éclaireur, voyez-vous cela. » Dit-il calmement tout en le fixant. Il s’était douté que c’était un Rahjak, sans jamais s’imaginer ce qu’il était réellement. « Je n’aurais pas parié sur ce métier. » Petit, il admirait les éclaireurs. Puis Rahjak l’avait brisé, broyé jusqu’à qu’il ne puisse rien faire. L’homme laissa ses pensées voguer au loin.

Le feu et l’alcool créaient une ambiance étrange, presque magique. Il ignorait qu’en face de lui, il avait un homme qui avait connu sa petite naori. Il était étonné de ne pas se faire prendre, attacher et emmener à Rahjak. De toute manière il avait déjà essayé de rentrer sans arriver à se livrer complètement. Et puis il était là, plus que chaotique que jamais, avec de moins en moins de plantes dans sa poche. L’homme souffla quand Ozvan affirma qu’il ne commençait que seulement à vivre, si seulement. Mais la vie n’était pas si magique et franchement, lui n’y croyait pas. Des regrets, tellement, une liste sans fin qui n’en finirait probablement jamais. Eirik regarda le ciel sombre où quelques étoiles brillaient paresseusement. « Il y a cette femme… » Il laissa les mots venir, lentement, les souvenirs remonter avec lenteur qui prouvait que son esprit avait oublié tout ceci, son rire, son odeur, elle. « J’ai aidé une femme à s’enfuir des mines. Et j’y suis resté, dans ces mines. » Il l’avait aidée, mais il était resté. Pour éviter d’éveiller les soupçons et aussi, pour subir les châtiments. Plus on passait de temps avec lui et moins on courait après Leïa. Était-elle morte dans le désert ? Il se le demandait encore aujourd’hui. Il se souvenait de son ventre rond et lui, son désir sauvage que son enfant ne naisse pas dans la mine.

Son enfant ne serait pas esclave comme lui. Mais l’enfant avait-il seulement survécu ? Probablement pas, mort. Il se l’était toujours dit. « Elle est probablement morte dans ce désert. Une non-native meurt là-dedans. » Il regarda Ozvan. « Je me demande ce qu’aurait été ma vie si j’étais venu avec elle. Si je n’étais pas resté des années de plus dans cet enfer. » Il aurait été différent. Il n’y aurait pas eu toute cette rage, cette envie de détruire. Ensuite il avait muri son plan durant des années et était parti. Il avait survécu, année après année. Chaque année était une victoire qu’aucun mercenaire ne pourrait avoir sur lui. Il pensa aussi à son frère, cet homme qu’il n’avait jamais nommé frère. Ces non-dits, ces secrets entre eux et leur lien de parenté si particulier. Oui franchement, vie de merde, il gagnait la palme. Pourquoi penser à cette femme ? Il n’en savait rien. Eirik laissa un rire sortir de sa gorge alors que sa main se posa ouverte, sur l’entier de son visage. Son rire était fou, rempli de souffrances enterrées depuis des années. L’homme rit à gorge déployée, puis cessa. Il retira la main de son visage. « Oh excuse-moi l’ami mais… Cette femme j’en sais rien où elle est. Elle doit même avoir oublié mon nom si elle existe encore. Les relations humaines ne valent pas grand-chose dans l’enfer. » Il pouvait se le répéter autant de fois qu’il le voulait, il savait qu’il mentait. Cette femme, il l’avait aimée. Elle et son caractère particulier. Elle et son ventre rond. Leur enfant qui était probablement mort dans son désert, de la main du Dieu Soleil écrasant.

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Sujet: Re: Cause though the truth may vary this Ship will carry our Bodies safe to shore
Dim 14 Mai - 17:42

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Eirik & Ozvan #Ozrik

Les flammèches qui dansaient sous ses yeux chantaient doucement à ses oreilles d'une façon à la fois joyeuse et languissante. Des milliers de petites étincelles montaient dans les airs puis retombaient non loin d'eux. Le vagabond aimait ces feux dans la nuit, il trouvait que ça harmonisait son âme, ça le réconfortait de toutes les blessures qu'il trimballait derrière lui comme des casseroles. Non qu'il vécu dans le passé, mais Le Voyageur savait que tenter de l'oublier ne produisait que l'effet inverse. Naguère s'arcboutait alors tentant d'y enfoncer ses racines le plus profondément possible en y laissant des traces sanglantes qui envahissaient l'esprit. Alors après maintes batailles, désormais Ozvan composait avec. Plus ou moins bien. Voilà pourquoi il affectionnait les bitures, involontairement elles écrasaient souvent les relents persistants et nauséabonds d'histoires peu reluisantes. Tout cela prenait un ton décoloré au petit matin, L'homme du Désert continuait alors sa marche à travers l'immense ile sans trop de regrets ou de remords. Chacun son remède pour se refaire une santé mentale comme physique. Et quand on s'échangeait ses secrets au cours d'une nuit de beuverie on repartait plus léger à l'aube avec un sourire aux lèvres, ainsi qu'un mal de tête carabiné.

Il remerciait la chance de cette compagnie inattendue en la personne d'Eirik, d'autant plus qu'il semblait enclin à la confidence, et que sa soif paraissait immense. Se battre oui, tous les jours, contre ses voix malheureusement invitées un jour de colère afin de venger la mort de ses amis. Tout comme son envie de se révolter contre les règles qui pourrissaient la moitié de la vie des Rahjak esclaves, gladiateurs ou emprisonnés dans les mines. « Oui Éclaireur, au début ça me permettait de voyager pour calmer mes humeurs, puis j'y ait prit goût, je troque avec les gens, je passe la plupart de mon temps loin ...  » D'un geste de la main un peu dédaigneux Le Vagabond désigna la direction du désert. Non qu'il le détesta complétement, après tout ça restait sa patrie, son sang, son berceau. Bien entendu le fuyard eut pu soudainement le considérer comme son ennemi, mais visiblement les songes de ce dernier l'emportaient ailleurs, comme le devait le contenu de la dive bouteille envahissant ses veines. Il en fallait peu pour que les petites lumières s'échappant des flammes puissent être identifiées comme des fées profitant de la soudaine chaleur, pour apparaître devant ses deux hommes dont l'alcool endormait la vivacité d'esprit. Sans doutes venaient-elles écouter les récits de ses deux baroudeurs.

« J’ai aidé une femme qui s'était enfuie de ses Mines  » Répondit le voyageur comme un écho aux dire de son compagnon. Sans véritablement faire un lien entre ses deux faits. Parce bien que ça n'arriva pas tous les jours sur une trentaine d'années qu'il bourlinguait dans le désert, Le rahjak croyait malgré tout qu'il existait une bonne poignée de rescapés à laquelle il vint en aide. Des femmes, des hommes ou même des enfants. « Pas forcément, il y à de simples habitants qui viennent en aide aux fugitifs tu sais ? J'en ai vu le faire, moi-même ... Évidement c'est rare, en général ils sont rattrapés mais quand on les déclare morts ou disparus alors il y a des chances » Qu'ils fussent sauvés oui, mais dans quel état, parfois on leur souhaitait même la mort, qui deviendrait une belle délivrance pour eux. Un vieu souvenir vint lui piquer les méninges. Alors Oz attrapa une autre bouteille car celle qu'il tenait devenait aussi aride que le désert. Il entendit ensuite le rire étrange d'Eirik à coté de lui, se dépêcha d'avaler quelques goulées avant qu'un sentiment destructeur ne vient bousculer tous les plans de cette soirée. « Et toi tu te souviens de son nom ?  » Questionna Ozvan soudainement curieux. Qui sait peut-être l'avait-il croisée lors de ses pérégrinations ?

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Sujet: Re: Cause though the truth may vary this Ship will carry our Bodies safe to shore
Mar 30 Mai - 18:18

Ce désert représentait tant pour Eirik. Il écouta l’autre homme qui expliqua son rôle. Il regarda le désert désigné par le doigt d’Ozvan. Il était presque sûr de comprendre ce qu’il essayait de dire. « Avec le temps, je découvre des lieux différents du désert et plus accueillants. » Quoi de plus accueillant que la douceur de la mer ? Cela donnait vraiment envie. Eirik caressa ce doux souvenir qui hanterait probablement longtemps son esprit. Mais malgré la douceur du désert, les mots se déversèrent de sa bouche et il parla de ses sombres souvenirs. Il pensa à cette femme qu’il avait aidée. Une femme enceinte de lui, jamais il n’avait pensé être père. Et il ne le pensait toujours pas. Ce n’était qu’un concept. Les enfants étaient quelque chose d’inutile pour lui. Un fardeau qui empoissonnait la vie. Il ne voyait pas l’intérêt de faire des enfants si c’était pour les condamner à une vie d’enfer. Non franchement, il faudrait lui expliquer. Lui avait été condamné à l’enfer par sa mère. Il ne lui en était absolument pas reconnaissant. Il avait très peu souvenir d’elle. Il avait dû se débrouiller de force par lui-même. Seulement quelques présences avaient été régulières dans sa vie avant de mourir elles aussi. L’homme sortit de ses pensées quand Ozvan parla d’une femme qui s’était enfuie des mines. « Elles doivent être des dizaines. » Ou pas, les fuites n’étaient pas courantes.

Il fallait être malin pour sortir et ne jamais se faire prendre. Surtout que bien souvent, les mercenaires se lançaient à votre poursuite pour ramasser la récompense. Et il fallait traverser tout un désert. Eirik y était arrivé, comme d’autres avant et après lui. Le Rahjak pensa aux gens qu’il avait libérés de la mine avec Kyran. Se souvenir resterait longtemps dans son esprit. C’était sa bonne action depuis bien des années. Lui qui était particulièrement instable et dangereux. Combien de chance de survivre ? Pas beaucoup selon lui, mais Ozvan proposa une autre théorie. Le brun le fixait, réfléchissant. « Personne ne m’a aidé quand je me suis enfui. Si tu te fais prendre en train d’aider un esclave… Tu ne vaux pas mieux. » Cela revenait à aller à l’encontre des maîtres esclaves. Oh Eirik était bien content que des gens aident. Malgré tout, personne ne l’avait aidé. Il avait dû se débrouiller seul et apprendre ce que cela voulait dire être libre quand on était une bête enchaînée depuis son enfance. Et si Leïa avait survécu ? Cela ferait quoi, vingt ans ? Ne l’aurait-elle pas cherché ? Pourquoi faire ? Certes Eirik l’avait aimée, ils avaient couché ensemble et elle était tombée enceinte et après ? L’amour était un concept. Au bout d’un moment, il avait cessé d’y croire, comme à peu près tout comme ici-bas. Il avait perdu son humanité parcelle par parcelle, année après année.

Il n’était plus ce qu’il avait été. Il était un monstre, un monstre forgé par Rahjak. « Leïa. » Il se souvenait du nom de sa petite naori. Un étrange sourire passa sur son visage alors qu’il venait de dire son prénom. Une part de lui l’aimait encore. La partie qui n’était pas malade et qui allait bien. Cette partie-là était loin depuis longtemps. Enfoui profondément en lui, mais là, parmi d’autres souvenirs qui le hantaient. Était-ce possible qu’Ozvan ait croisé la route de cette femme si particulière ? Eirik regarda son ami, pensif. Etaient-ils amis ? Peut-être bien, en tout cas ils avaient un lien qui s’en rapprochait fortement. Le Rahjak n’irait pas jusqu’à lui confier sa vie, mais c’était dans sa nature d’agir ainsi. Il se méfiait jusqu’au bout des gens. Il savait qu’il ne devait pas prendre pour acquis certaines relations. Il avait bien vu des gens en trahir d’autres et même lui, avait été trahi. Ainsi allait la vie.

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Sujet: Re: Cause though the truth may vary this Ship will carry our Bodies safe to shore
Mer 14 Juin - 16:30

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Eirik & Ozvan #Ozrik

Autour d'eux l'agitation des animaux nocturnes s’intensifie doucement. Des craquements à gauche, des piétinements à droite viennent agrémentés leur conversation sans que les deux hommes ne s'en soucient vraiment. Ils ne sont pas nés de la dernière pluie, ils connaissent ce que cache la noirceur de la nuit. Les animaux ne sont pas forcément le plus à craindre. En tout cas pas le Hibou qui hulule  au-dessus de leurs têtes. Si un réel danger survient les chevaux s'agiteront, ce sont les premiers à donner l'alerte. Oz lance une bûche dans le feu dont les petites étincelles tourbillonnent dans l'air avant de se reposer sur le sol. Quelques cadavres de bouteilles séparent l'ancien esclave de l'éclaireur, mais il y de la réserve, ils n'en sont pas encore venu à bout. Cependant un brouillard commence à envahir l'horizon d’Oz, Le vagabond n'y prête pas attention préférant se concentrer sur les paroles de son compagnon. « Oui la forêt le lieu où je me sens le plus à l'aise mais j'aime me rendre sur la plage des Calusa, l'air ...  » Ne trouvant pas de mots exacts pour le décrire le vagabond inspire en gonflant la poitrine pour exprimer la pureté qu'il y décèle. « Je ne sais pas mon ami, j'en ai pas croisé des dizaines ... Une ... Deux ... Je sais plus trop  » Avec les années il perd le compte, de plus il n'a pas noté tout ça dans un petit carnet pour en garder la mémoire. Ça pourrait tomber entre de mauvaises mains et le trahir.

La tête en arrière, Le voyageur essaye de distinguer les étoiles à travers le feuillage de la Canopée, malheureusement quelques poussière s'insinuèrent dans ses yeux alors il les frotta avec acharnement à la limite de se faire mal. Bon fallait tâcher de ne pas partir dans délires ingérables, mais une fois qu'on perdait les pédales se rattraper se résumait à de la haute voltige. Oui des gens il en avait aidé, pas autant qu'il l'eut désiré parce qu'Eirik énonçait une vérité incontestable.  « Yep ça prouve que tu es un vrai survivant, tu ne dois rien à personne, mais ceux que j'aide ... Bah je leur demande rien ... que d'être heureux ... Mais est-ce que c'est encore possible après ... » Tout ça ? La torture, la maltraitance, la destruction physique et/ou morale d'un être vivant ? L'expérience lui disait que non. Sur le peu qu'il pu suivre au long des années, les échappés gardaient pour la plupart des traces psychologiques irréversibles. Certains devenaient fous puis se suicidaient tout simplement. Voilà pourquoi Oz tentait de les acheter au marché, juste avant qu'ils ne soient abimés, pour les libérer et leur laisser une chance. *Leîa* ? Des éclairs électrocutèrent son cerveau alors qu'il recrachait l'alcool brûlant encore dans sa bouche. « Mais non certes à leurs yeux je ne vaudrais pas mieux  » Crachota-t-il en cherchant un indice sur le visage de son compagnon. Surtout parce que ce prénom le mettait mal à l'aise.

Cependant l'homme du désert ne pouvait pas se plaindre, il recevait la réponse à sa question. Qu'elle le mette mal à l'aise ne pesait pas dans la balance. Il pouvait toujours espérer qu'il ne s'agissait que d'une Coïncidence. Mais la petite voix démoniaque pourtant endormie par la liqueur émit un rire sardonique dans sa conscience. Parce qu'un mauvais pressentiment commençait à la ronger. Oui le vagabond accumulait trop de galères pour que celle-ci ne fasse pas partie de la panoplie qu'il portait sur la conscience. « Leïa... Ne me dis pas qu'elle aurait pu être une Naori ... Parce que ...  » Le Hasard serait bien joueur pour leur avoir poussé dans les bras la même femme à tour de rôle. Il lui revenait ces phrases insensées qu'elle baragouinait alors qu'il la reconduisait dans son village espérant en être débarrassé très vite, peu fier de la retrouver dans un tel état après autant d'années d'oubli. Le Rahjak s'empara d'une autre carafe la fixant comme si une solution se dissimulait dans le rhum qu'elle contenait. Et s'il prenait une ou deux petites goulées avant  de poursuivre sa route en laissant tout ça derrière. Il lui suffisait de ne pas gratter les détails, de continuer à se saouler jusqu'à en perdre la raison pour retrouver un nouveau jour à son futur  réveil vaseux. « Mais est-ce que ... » Non non vas tu te taire sale conscience ? « Est-ce que cette femme aurait pu attendre un enfant ?  »

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Sujet: Re: Cause though the truth may vary this Ship will carry our Bodies safe to shore
Mer 5 Juil - 21:58

Leur vie loin du désert ne manquait pas à Eirik. Ils parlèrent des lieux différents du désert. Le brun fixa le voyageur quand celui-ci parla de la mer et un sourire étira les lèvres légèrement gercées de l’homme. « La plage et la mer… Des lieux tout simplement magiques. » Il murmura ceci avec ferveur. Oui il appréciait énormément l’eau lui qui était né dans un lieu qui n’en possédait pas énormément. L’eau était devenue une sorte de richesse pour lui. Ils parlèrent des gens en fuite et Eirik fut dur. Il transmettait ainsi comment il avait pu survivre. Peut-être bien une part de lui détestait ceux qui avaient reçu de l’aide alors que lui n’en avait reçu aucune. Il avait été dans le flou total. Eirik avait dû se relever de ses cendres par la force des choses. « Être heureux, c’est subjectif. » Dit l’ancien esclave en buvant une gorgée d’alcool. Il pensait être heureux dans une certaine mesure et d’une certaine manière. En tout cas il arrivait à dormir et fonctionner la journée malgré son corps douloureux. Un corps qui malgré l’usure, continuait d’avancer. Il n’en demandait pas plus. Eirik se suffisait de peu et là, il était reconnaissant. Il se demandait si des esclaves en fuite retrouvaient le bonheur, un vrai bonheur. Mais comment oublier tout ce qu’ils avaient vécu ? C’était tout simplement impossible dans son cas, de la folie pure. Eirik tenait encore bien l’alcool, selon lui, même si sa langue se déliait progressivement. Il prononça le nom de la femme qu’il avait sauvé et crut entrevoir une réaction chez Oz. « Tout va bien ? » Sa question voulait dire autre chose, connaissait-il cette femme ?

Une sorte d’angoisse envahit le brun. Ce n’était pas quelqu’un de naturellement angoissé, mais là, une drôle de sensation l’envahit, ainsi qu’un goût amer dans la bouche. Eirik tenta de maîtriser sa respiration pour ne pas perdre les pédales. Malgré tout, c’était le chaos à l’intérieur de son corps et un bourdonnement sourd l’envahit. Ils ne pouvaient pas avoir connu la même femme, c’était tout simplement impossible, un mirage, rien de plus. Il avait beau se dire cela, Eirik avait une drôle d’impression. Le mot naori provoqua comme un électrochoc en l’homme et il eut comme un mouvement de recul, impossible. Non cela ne pouvait être la même. Il se taisait, toisant Oz comme s’il venait d’apparaître d’un mirage. Le regard écarquillé, il semblait tout simplement en état de choc. Il imita le voyageur et attrapa lui aussi une bouteille pour en boire le nectar. Secrètement, Eirik espérait que l’alcool allait le purifier et le soigner, mais c’était probablement bien trop naïf. Il n’aurait jamais dû espérer cela. Il n’aurait dû jamais parler de cette femme qu’une part de lui aimait encore. Une part de lui enfouit si profondément qu’il croyait avoir oublié le sens du mot amour.

Tout se bouscula quand Oz demanda si elle était enceinte. Eirik ferma les yeux un instant et revit le ventre rond de Leïa. Il savait alors que l’enfant était de lui. Il savait alors qu’il devait l’aider à partir et que lui resterait pour subir la colère des contremaîtres. Il rouvrit les yeux. « Elle attendait un enfant et elle était une naori. » Où était-elle ? La voix d’Eirik était rauque, il avait la gorge serrée. « Tu la connaissais ? » Il était parti du principe qu’elle était morte à un moment donné. Une vieille blessure se réveilla et il se rendit compte qu’il ne voulait pas savoir. Cela ferait bien trop mal. Cela ne serait que trop de souffrance. Il avait presque réussi à l’oublier, mais elle habitait encore son esprit. Elle était là et il se demanda, près de vingt ans après, qu’était-elle devenue ? Il se demanda si Oz l’avait aidée comme il le disait. Où l’avait-il mené ? Des dizaines de questions commencèrent à se bousculer et une nausée l’envahit.

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Sujet: Re: Cause though the truth may vary this Ship will carry our Bodies safe to shore
Lun 17 Juil - 17:17

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Eirik & Ozvan #Ozrik

Dans un état d'esprit cotonneux, le Rahjak se souvient de la première fois qu'il aperçut Eirik alors qu'il longeait la plage. L'homme qui apparut comme ça, soudainement, sans crier gare, rempli de méfiance envers le monde entier. Aussi farouche qu'un animal sauvage. A l'époque il ne possédait pas cette jument, non il parcourait l'île à pied, il fuyait. Dès le début l'homme le désert le comprit mais il ne le mentionna pas. Car très vite il remarqua un comportement un peu erratique, à la limite de l'incontrôlable chez ce dernier. Il ne s'agissait pas alors d'un jugement, car le vagabond souffrait lui-même d'humeurs qui le portaient à accomplir des actes parfois douteux. Il savait simplement la difficulté des esclaves en fuite à se relever de leurs douleurs physiques et psychologiques. Depuis lors les deux loustics avaient parcouru un certain chemin. Ils se croisaient régulièrement sans forcément s'attarder longtemps, histoire de se dire bonjour puis de continuer les activités en cours. Il arrivait cependant, comme aujourd'hui qu'ils partagent, un feu, un repas, une conversation mais sans jamais trop se découvrir. Celle-ci pouvait donc être qualifiée de première en la matière, grâce à l'aide inattendue d'une quantité de bouteilles d'alcool trimbalées par l'Eclaireur. « Ouaih puis c'est très volatile, si tu espères que ça dure toujours tu risques de te prendre de sacrées claques toute ta vie ! Après faut voir ce tu espères de celle-ci ... Le mieux c'est de profiter de ce que tu trouves sur ton chemin »

Evidemment en tâchant de ne pas laisser des cadavres tout le long du chemin. Et il suffisait d'une fois pour le regretter toute sa vie si on possédait un tant soit peu de conscience. La meilleure option restait de planquer ça dans un coin noir de son cerveau, même si ça chatouillait par moment pour refaire surface. Et la liqueur facilite souvent l'ouverture des cachettes secrètes ressemblant à des souterrains. Un prénom ça ne veut rien dire peuchère ! Une seule personne n'en hérite pas à vie et pour toujours. D'accord on en croise des plus rares que d'autres « Oh oui j'ai simplement voulu avalé trop vite » Ou de travers sous la réminiscence d'un acte dont il ne tire aucune fierté. Il y à bien eut une *Leïa* des années auparavant à qui il compta fleurette. Elle lui plaisait beaucoup, mais une autre rousse capta son regard alors qu'il crapahutait du côté de la plaine. Il l'oublia, pour lui ça ne portait pas vraiment à conséquence, jusqu'à ce qu'il lui retombe dessus bien des années plus tard. Dans le désert. Un froid glacial parcourt les veines d'Ozvan. Cette boisson leur faisait-elle vivre un moment de folie ou ils hallucinaient collectivement. Enfin plutôt en duo car les canassons broutaient tranquillement non loin d'eux. Indifférents aux affres des deux hommes. Seraient-ils liés lui le vagabond à l'esclave par des liens inextricables et invisibles qui doucement s'extirpaient d'un long sommeil afin de réclamer leur droit à une certaine reconnaissance. Allait-il reculer le Rahjak pour ne pas prendre ses responsabilités. Une fois de plus ...

Les réponses tombaient comme des couperets. Bien que l'âme se plongea avec délectation dans les flagrances que dégageaient certains goulots.... Les pensées se faisaient alpaguer par les épouvantails qui naissaient des paroles de son compagnon. Ceux qui hantaient ses nuits depuis si longtemps qu'ils participaient au paysage désertique de ses cauchemars. il soupira, tenté de se laisser happer par le noir qui immergeait de toute cette bouillasse. Comment, mais comment de telles coïncidences, avortées pendant autant d'années arrivaient-elles à se faufiler juste pendant un petit moment de faiblesse ?  « Oui il y à vingt ans ... Je l'ai croisé, je l'avais fréquentée quelques années auparavant, lors de me vingt ans ... je ne comprenais pas ce qu'elle faisait là, elle m'a raconté s'être enfuit d'une mine. J'ai cru qu'elle délirait mais je l'ai reconduite chez les Naoris bien vivante ... Oui très vivante avec son enfant qui allait naître. Mais depuis j'ai plus jamais eut de ses nouvelles »  Fallait dire qu'il ne se remua pas beaucoup pour s'en procurer. En plus, s'il n'ignorait pas comment trouvé le village des Naoris, Ozvan ne souhaitait pas vraiment devoir répondre de ce qui avait pu arriver à la jeune fille. Après tout elle accusait les Rahjaks et donc on l'eut certainement jugé responsable de son état   « Il n'y avait pas vraiment de sens dans ses paroles elle confondait le présent et le passé ... Je me suis juste assurée qu'elle arrive à bon port sans se faire rattraper une nouvelle fois, là ça l'aurait tuée certainement »

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Sujet: Re: Cause though the truth may vary this Ship will carry our Bodies safe to shore
Ven 4 Aoû - 21:08

Profiter de ce qu’il trouverait sur son chemin, il profitait bien assez à son sens. Il n’avait pas envie de profiter plus. Peut-être qu’Eirik était quelqu’un de sombre qui ne profitait pas assez, mais il avait toujours été ainsi. Il ne changerait pas alors qu’il était si âgé. Il se demanda si Ozvan avait réellement avalé trop vite, mais décida de ne rien dire. Ce n’était pas là-dessus qu’on s’énervait ou faisait des remarques, ce serait complètement ridicule. Il n’avait pas autant de temps à perdre. Leïa flottait dans son esprit et semblait réveiller une part de lui qu’il croyait à jamais endormi. Il n’avait donc pas oublié la naori, ni même ce qu’elle avait représenté à ses yeux. Il ne pouvait pas y penser, sinon cela risquait de vraiment le rendre malade. Il ne pouvait pas laisser l’espoir naître en lui. Il ne pouvait pas penser à cette femme du passé. Non, impossible. Il tentait de réfléchir, mais en vain. La situation était étrange, surréaliste. Avaient-ils réellement connu la même femme ? Il ne devait pas y avoir deux Leïa naori et enceintes, n’est-ce pas ? C’était ce qu’Eirik se disait. Mais s’il se mettait à croire, cela le rendrait malheureux et lui donnerait des espoirs infondés. Ozvan ne réagissait pas comme Eirik l’aurait espéré, à se demander comment il aurait espéré qu’il réagisse. Peut-être avait-il espéré que le brun exprime plus de sentiments que lui. Ou alors qu’il soit ému.

Mais rien de tout ceci ne se produit. Ou alors le Rahjak nageait en plein brouillard, il n’en savait rien. Peut-être que l’ancien esclave ne voyait pas la réalité comme elle était réellement. Sa tête était lourde, douloureuse, il avait soudainement envie de vomir. « Fréquenté ? » Une pointe de jalousie monta. Il repensa à son ventre rond, à ses yeux qui lui donnaient envie de détruire Rahjak pour elle. Il se souvenait de son odeur, de sa douceur, de leurs premiers baisers. Il avait tenté de ne pas tomber amoureux, de la repousser en vain, mais elle avait percé son monde sans qu’il ne puisse rien y faire. Le gamin de l’époque l’avait aimée follement et il l’avait faite tomber enceinte, sombre idiot. Il avait fait ce qu’il détestait chez les autres esclaves. Ils avaient consommé leur amour et elle était tombée enceinte, évidemment. Il avait préféré l’aider pour que les maîtres ne découvrissent jamais cela et qu’ils tuassent l’enfant. « Je l’ai aidée à sortir. » Il ne savait pas s’il l’avait déjà dit, mais il le répéta au moins. Elle avait donc survécu, mais elle n’était jamais revenue pour lui, tant mieux. Un sentiment étrange naquit en lui. Il regarda Ozvan et le trouva tellement passif. Pourquoi n’avait-il pas gardé contact avec Leïa ? Pourquoi aurait-il fait mieux qu’Eirik ? Eirik ne l’avait cherchée, la pensant morte. Il n’avait même pas cherché à savoir comment on pouvait trouver ou même envisager de croiser les naoris. Non, jamais. « Elle attendait un bébé, elle allait accoucher. » Il semblait être dans son propre monde.

Il entendait à peine les paroles d’Oz qui auraient dû le rassurer. Le voyageur avait sauvé la femme. Eirik aurait dû se montrer reconnaissant, il aurait dû dire un merci. Mais il était chamboulé et il ne savait pas comment gérer. C’était bien trop difficile. L’homme se redressa. Il devait respirer, il étouffait trop. Il regarda le feu à côté d’eux et passa une main dans ses cheveux pas si courts que cela. Il était dérouté, perdu. Il aurait peut-être préféré ne pas savoir qu’elle était vivante. Maintenant que devait-il faire avec ces informations ? L’enfant était-il seulement encore vivant, vingt ans après ? Eirik resta à regarder le ciel, profondément bouleversé. Une part de lui était fâché contre lui-même. Il l’avait abandonnée. Il était parti du principe qu’elle avait échoué, qu’elle était morte. Il s’était lourdement trompé. « Merci de l’avoir sauvée. » Il tourna la tête vers Ozvan, il ne pouvait pas lui dire la vérité. Il ne pouvait pas avouer ce qu’elle représentait pour lui. Qu’elle représentait cette vie qu’il croyait avoir perdu. Eirik était bouleversé, mais son visage restait hermétique, n’exprimant rien. C’était mieux ainsi. Il ne pouvait pas montrer ses sentiments, ce serait montrer une faille. Mais comment retrouver une femme qui avait disparu et dans une tribu introuvable ? Impossible…

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Sujet: Re: Cause though the truth may vary this Ship will carry our Bodies safe to shore
Dim 20 Aoû - 16:05

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Eirik & Ozvan #Ozrik


Les sentiments. Idée complexe. Le vagabond ne se situe pas toujours très bien dans les rapports humains. Il possède un code particulier sur la fidélité, la loyauté, la confiance, l'amitié ou même la camaraderie. Généralement il se montre direct avec ceux dont il ne veut que partager des plaisirs oubliés dès le lendemain. Ozvan reste persuadé que l'amitié perdura à travers les années alors que ce que bien des cœurs nomment l'amour se fanera très vite. A moins qu'on ne l'entretienne avec intensité, en lui accordant beaucoup de sacrifices, auxquels il ne sera que très rarement reconnaissant. Il pense, le voyageur, que de cet amour-là il ne doit pas l'attendre, jamais, il se développera ou dépérira bien souvent sans qu'on ne trouve une explication logique. Parce que ce qui se dégage du palpitant, cognant la chamade, en pompant le sang qui circule dans tout le réseau de vos veines, ne peut ni se palper, ni se décrire. Alors l'homme du désert se dresse comme une tour imprenable quand on en vient à ce sujet. Il ne partage rien, ou avec parcimonie. Trop rétif pour s'étendre sur les détails. Alors pour que tous ces non-dits s'expulsent de son gosier il doit y enfoncer un liquide qui débloquera les verrous tout en ensevelissant l'instant précis ou il les évoquera. Du tréfonds de coin du mémoire sombre ou se cache les secrets qu'il se dissimule à lui-même. Ses doigts puissants se lovent sur une nouvelle fiole qu'il englouti beaucoup trop vite. S'il ouvrait cette vanne-là cela s'apparenterait un peu pour lui à la boîte de Pandore.

« Peut-être qu'on devrait remettre quelques branches dans ce feu  » Proposa-t-il en faisant mine de se relever. Mais les jambes ne suivaient pas la tête, alors il laissa rouler la bouteille vide qui s'arrêta juste devant le foyer encore très actif. Et qui le demeurerait certainement jusqu'à l'aube. « Fréquenté ... Oui je sais pas si c'est le bon mot, un flirt, une amourette, rien de vraiment sérieux ... » Enfin si, il se rappelait que malgré tout ce printemps-là, il lui jurait de revenir pour l'emporter avec lui. Sauf que ... Cette promesse s'envola comme les oiseaux qui migrent vers un autre pays, quand il rencontra cette Rousse. Celle qui lui perça le cœur après Basile. Au point qu'il n'envisageait de ne plus jamais se laisser entraîner dans une telle mascarade. Sauf que quelque part, il y avait cet Athna auquel il laissa échapper la promesse de revenir  « Du genre ou l'on se dit des trucs qu'on oublie... Rien de sérieux » Oui il se conformait à cette version dure comme fer. Mais qui commençait à fréquenter Ozvan apprenait très vite qu'il parsemait rarement ses paroles pour qu'elles ne fleurissent pas après. Malheureusement il existait cet accroc au prénom de Leia, l'exception qui confirmait la règle. « Oui oui elle disait qu'elle devait sa liberté grâce à un autre prisonnier, il se peut même qu'elle ait prononcé ton prénom mais alors je te connaissais pas ... Elle était vraiment très mal en point, mais vivante ». Oui vivante, et lui honteux de tomber sur cette jeune fille  magnifique désormais si usée par une vie de misère.

Il releva la tête vers le haut comme s'il eut souhaité s'enfuir rejoindre les étoile, non il n'évitait pas le regard D'Eirik, simplement sa vision se troublait. Le Vagabond ne pouvait plus vraiment distinguer les expressions de ce dernier. Mais les mots parvenaient jusqu'à ses oreilles empreints de crainte, de douleur et ... D'espoir ? Pourquoi donc insistait-il sur le fait que la femme ait attendu un enfant. L'Eclaireur ne cessait pourtant de le répéter à l'ancien esclave « Par hasard portait-elle ton enfant ? Parce qu'elle paraissait si confuse elle en évoquait un autre perdu des années auparavant ... J'ai cru qu'elle délirait mais comme je l'avais malgré tout reconnue je l'ai reconduite là-bas » Oui malgré ce visage émacié, il se dégageait encore d'elle le fantôme de la jeune fille qu'il rencontra, fraîche et joyeuse un jour ensoleillé. Quelles possibilités existaient-elles sur mille que lui et Eirik ? Non non ... Ozvan secoua la tête. Ses doigts tâtant avec énergie la terre dans l'espoir de rencontrer une fiole pleine et salvatrice. Bien entendu s'il eut possédé tout sa maîtrise Ozvan ne se fut jamais permis de telles assertions. Il ne cherchait jamais à sonder les autres malgré eux. Cependant les réactions de son invité d'un soir le titillaient. Il devinait sa respiration difficile  « Je t'en prie, je ne pouvais pas la laisser comme ça ... Si tu veux je t'indiquerais l'endroit exact où je l'ai ramenée » Pas le village, il en ignorait l'endroit exact mais ne doutait qu'il ne fut pas très éloigné de là où ils se rencontraient vingt ans plus tôt ...

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Sujet: Re: Cause though the truth may vary this Ship will carry our Bodies safe to shore
Sam 26 Aoû - 15:22

Eirik ne bougea pas alors qu’Oz parla du feu, il s’en fichait comme pas possible mine de rien. Il resta silencieux comme une tombe alors que son ami parla d’avoir fréquenté Leïa. C’était il y a plus de vingt ans, mais l’ancien Eirik en fut blessé. D’un côté, il aurait dû s’y attendre. La belle brune et lui ne s’étaient rien promis à l’époque, sûrs que l’un ou l’autre allaient mourir avant de pouvoir profiter de leur liberté ensemble. Le Rahjak décida donc de se taire et ne réagit plus vraiment. Il voyait bien la désinvolture d’Ozvan qui ne semblait pas attaché une grande importance à cette amourette du passé qui ne représentait rien. Inutile dans ce cas de s’énerver. Cela aurait été parfaitement ridicule. L’ancien esclave fut rassuré, elle n’avait probablement dit à personne que le père du bébé c’était lui, lui qui l’avait aidée à s’enfuir. Il hocha la tête alors que son ami ne semblait se souvenir de pas grand-chose. Les souvenirs étaient parfois pervers et ne se manifestaient plus au bout d’un certain nombre d’année. Eirik ne doutait pas du fait que Leïa soit en mauvais état. Il avait fallu de l’énergie pour traverser le désert et il se demandait bien comment elle avait fait, enceinte comme elle était quand il lui avait permis de s’enfuir. Elle avait réussi avec la volonté d’une future mère, visiblement. Il était fier d’elle. Ses sentiments étaient compliqués et il arrivait difficilement à les interpréter. Sa langue se déliait à cause de l’alcool et sa prudence habituelle s’envolait. Il parlait sans se soucier de ce qui pourrait arriver.

Il répétait inlassablement le fait qu’elle fût enceinte. Enceinte de lui. Avait-elle pu seulement mettre au monde un enfant ? Il l’ignorait. Il ne se souvenait même pas si à l’époque, elle était proche du terme. Peut-être pas vraiment, peut-être qu’ils avaient réussi à cacher. Comment démêler le vrai du faux ? Dans sa tête, c’était de la brume. Il se souvenait de certaines choses, mais pas toutes. Son esprit avait pris soin d’enfouir cela, car il le fallait. Il avait été ensuite dans l’arène, se battre car il n’était pas un esclave facile et qu’il aurait été plus aisé qu’il mourût. Mais il n’était jamais mort dans l’arène, ni dans la mine. On aurait pu l’abattre, mais il bossait malgré les mauvais traitements et fait très important aux yeux des maîtres esclaves, il était résistant. La maladie ne le touchait pas et malgré les blessures, il forçait son corps. Eirik s’était interdit de baisser les bras, convaincu que tôt ou tard, il serait destiné à faire de grandes choses. Il était bien loin de se douter que ces grands choses arriveraient prochainement, cet été plus précisément. « Non elle ne portait pas mon enfant, mais celui de mon ami. » C’était plus facile de mentir. Ce n’était pas vraiment lui, c’était un autre lui de l’époque. Un homme encore bon qu’une femme avait su séduire involontairement. Il avait l’impression d’avoir lui aussi entendu l’histoire d’un précédent enfant, mais en était-il si sûr ? Non.

Il haussa simplement les épaules. Il partait du principe que cette femme était morte car il en était probablement ainsi. Eirik était après tout vieux et ce serait un miracle si Leia avait survécu à l’accouchement. A l’époque, s’il se souvenait bien, elle était légèrement plus jeune que lui. Mais cela lui ferait un grand âge aujourd’hui et la vie en tant qu’esclave vieillissait considérablement le corps et l’esprit, précipitant plus vite de l’autre côté. Au moins son ami n’était pas insistant et le brun appréciait cela. Il s’affalait presque devant le feu, risquant de se faire brûler, mais il s’en fichait. Le feu l’avait terrifié à l’époque, mais plus aujourd’hui. Le brun ferma à demi les yeux, prêt à s’endormir grâce à l’alcool. « Oui j’aimerais bien. » Souffla-t-il d’une voix usée. Il ne savait pas s’il trouverait quelque chose, s’il chercherait vraiment, mais pourquoi pas après tout ? Eirik ne pouvait pas négliger cette piste. Il le devait bien à l’ancien lui.

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27/05/2015 I 4556 Anson Mount AVENGEDINCHAINS & Brimbelle & Pivette Eclaireur & Orientation & Combat 74
† Hell Ain't Civilized †


Sujet: Re: Cause though the truth may vary this Ship will carry our Bodies safe to shore
Jeu 7 Sep - 23:32

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Eirik & Ozvan #Ozrik


Ne représentait-elle vraiment rien cette amourette ? Possédait-il l'esprit assez clair pour dégager de son cerveau alcoolisé une réponse honnête ? Ou préférait-il se laisser bercer par des souvenirs qu’il rebâtirait selon son gré ? Ozvan ne désirait pas s'attarder sur la question, mais par le plus grand des hasards la vie venaient d'écarter les rideaux qui assombrissaient la pièce. Sans hésitation, ni pitié. Jusqu'alors aucun mauvais sang ne s'étalait entre les deux hommes. Ça changerait éventuellement dans les secondes qui suivraient, ou les heures, les jours, les semaines ... Tenant une bouteille vide à la main qu'il porta à ses lèvres plusieurs fois avant de comprendre que la source de son apaisement venait de tarir, Oz la fit rouler nerveusement contre son torse, les yeux fixés sur les flammes qui crépitaient ! Le voyageur attendait la réplique mortelle qui ne tarderait certainement pas à s'abattre sur cette petite beuverie. Ce genre de réunion, il l'admettait, risquait une fois sur deux de se terminer en pugilat. Bien que peu bagarreur - Oui tâchons de l'écrire avec conviction -, le Rahjak ne comptait plus les fois ou ne roulant pas sous la table de la taverne, il s'en faisait éjecter par un mercenaire à l'honneur chatouilleux. Pour s'y engouffrer et finir et par se perdre dans des grandes diatribes se terminant sur de longues accolades accompagnées d'un charabia mystérieux.

Le vol d'une chauve-souris fendit l'air rasant la chevelure du Rahjak. Le Hululement d'un hibou s'éleva pour se joindre à une conversation qui s'éclipsa en même temps la queue touffue d'un renard roux, dont la silhouette passagère agita légèrement les flammes du feu de bois. Le petit peuple de la nuit respirait, vivait, se déplaçait indifférent au silence pesant qui s'installait sur le bivouac. Chacun refusant qu'une pièce de son passé puisse s'encastrer dans celle de l'autre. Au seuil de leur long voyage sur cette terre ils dissimulaient aux regards des autres, ainsi qu'à leur propre esprit, des actes dont la gloriole fondrait comme neige au soleil si on les exposait sur la place publique. Et assurément leurs juges prendraient soin d'escamoter leurs propres fautes derrière les leurs. Possible aussi que le temps soulignaient dramatiquement des détails transformés en méfaits à leur mémoire. Le hurlement élogné d'un loup provoqua la pression de la main de l'Eclaireur qui tenait la fiole, la brisant en milliers de petits éclats. Au même instant ou résonnait la voix d'Eirik envahissant l'espace comme la dépouille d'un mort remontant des eaux noires et souillées de la mare dans laquelle il reposait. Oh son ami ? Penché vers sa paume  ensanglantée, Ozvan  en extrayait des bouts de verres, alors qu'il lui répondait « Ah oui, et il à survécu ton ami ?  » Ce qui indifférait complètement le vagabond qu'on ne bernait pas si facilement.

****

Son pied endormi glissa parmi les débris de la bouteille éclatée, Les rayon du soleil traversant la canopée rebondirent sur ses derniers envoyant des reflets dans tous les sens qui jouèrent sur le visage du vagabond endormi. Cela intrigua une mouche qui atterri sur les commissures de sa bouche, des doigts impatients la chassèrent, tout en se griffant la peau ce qui éveillé le dormeur. Un peu hébété, Ozvan dut réfléchir intensément sur les événements de la veille tout en découvrant l'esclave endormi non loin. Leur chevaux dociles, les attendaient en grignotant l'écorce des arbres pour en lécher la sève. La terre jonchée de flacons vides, il n'en récupéra pas un seul  dont il put absorber le nectar divin. D'un pied impatient, guidé par une gueule de bois pareille à un rassemblement de fourmis grignotant son cerveau, il les écarta de son chemin alors qu'il se dirigeait vers l'assoupi. Une promesse resurgissait de toute cette bouillie révolutionnant ses pensées. Il devait mener Eirik sur le lieu où il rencontrait naguère Leïa, là ou il la reconduit après l'avoir extraite à demi-morte du désert.  Pourquoi ? la raison lui échappait, il s'agissait d'un serment, alors il le tiendrait. Il secoua l'épaule de l'homme « Eirik on y va ! »

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Cause though the truth may vary this Ship will carry our Bodies safe to shore

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