Partagez | 
 

˜˜˜˜˜˜eirik _ Rustling Trees
maybe life should be about more than just surviving


Admin
avatar
29/01/2017 avengedinchains 284 Katheryn Winnick sign by ALAS Forgeron qui bricole aussi le bois 1
Admin


Sujet: eirik _ Rustling Trees
Sam 11 Mar - 23:14

» Rustling trees
Village Pikuni. Meeka ne vient pas souvent dans ce village et pourtant, elle en apprécie les recoins. Beaucoup plus accessible que la montagne, elle s’y sent en sécurité et plus ou moins apprécié. Il ne faut pas imaginer qu’elle ne voit que le positif de ces lieux et qu’elle aimerait s’y installer. Chaque lieu possède ses attraits et ses points négatifs. C’est pareil pour tout, en réalité. Elle ne se voit pas vivre ailleurs que dans son village dans la forêt. Tout simplement parce que c’est là qu’elle a grandi, là qu’elle a appris à développer ses habitudes et là qu’elle a vécu ses moments de joies et de peines. Là que son père se trouve, ou du moins, son esprit, elle le croit. Toujours dans cette forge, évidemment, à surveiller le moindre de ses faits et gestes et elle, elle espère que malgré les détails qu’elle a pu changer, il reste fier d’elle. Un peu au moins. Elle n’a pas vraiment envie d’y réfléchir parce qu’elle n’y voit pas d’intérêt. Tout ça pour dire qu’elle se sent bien chez elle et qu’elle explore suffisamment le monde en s’en approchant régulièrement avec son commerce. Elle n’est arrivée que depuis deux jours, logée chez une vieille dame qui a acceptée de la prendre chez elle. Elle lui a même fabriqué quelques bricoles pour la remercier. La chaleur humaine, que peut-on vouloir de plus ?

Devant son petit stand, la jeune femme attend, elle n’est pas vraiment pressée et ça permet de rester tranquille. Il n’est pas dans ses habitudes de courir les rues et de crier à plein poumons pour signifier aux gens qu’elle a des armes à vendre ou quelques bricoles en parallèle. Où serait le réel intérêt ? Vendre trois cuillères ? Elle veut vendre ses armes, pas des ustensiles, bien que ça lui permette de commercer à plus grande échelle, ainsi que ses petites statuettes. Il n’y a pas grand monde qui vient la voir mais ça ne la dérange pas vraiment. Le temps n’est pas catastrophique et il lui suffit de bien se couvrir pour parvenir à rester dans un coin comme elle le fait. Elle n’a pas besoin de se prendre la tête pour aussi peu. Si le temps n’est pas bon, et bien elle change de coin pour rester à l’abri, il n’est pas nécessaire de chercher plus loin.

Installée sur un siège relativement confortable, la jeune femme sourit aux passants, profitant de la journée. Elle a prévu de rester encore deux jours et ensuite, elle prendra la route pour rentrer chez elle. Elle a vendu peu mais suffisamment. Elle ne cherche jamais à atteindre des objectifs impossibles. Elle se contente de ce qu’elle a et puisqu’elle fabrique avec plaisir, tout ceci lui convient. Encore qu’elle verra. S’il lui reste beaucoup, peut-être glissera-t-elle le pas du côté de la montagne. La route est plus compliquée et assez agaçante, mais ils aiment les armes, là-bas, et elle ne le sait que trop bien. Pour autant, c’est plus compliqué de s’y rendre et elle ne le fait pas souvent. Si c’est pour se fouler la cheville sur le trajet, ça n’a absolument rien d’intéressant. En plus de ça, les ententes entre les tribus ne sont pas au beau fixe et elle fait de son mieux pour ne jamais trop s’y attarder ; Elle sait que les siens ne sont pas très bien vu. Et c’est agaçant sur bien des points. Mais elle a appris à faire avec parce que ses options sont presque inexistantes. Et puis bon, ça ne veut pas dire qu’elle n’a pas le droit de s’y rendre. Ce ne sont pas tous des monstres. Les gens devraient vraiment arrêter de mettre toujours tout le monde dans des sacs ridicules. S’ils ne sont pas capables de faire la part des choses, qui le fera hein ? On ne peut pas continuellement repousser la faute sur le voisin. Elle se fit à ce qu’elle voit et non pas à ce qu’on lui dit et sa vie devient alors plus facile à gérer. Si les gens ne sont pas capables d’en faire de même, elle ne voit pas ce qu’elle pourrait leurs dire.

Un homme passe, s’intéresse, se penche, mais repart alors et elle se dit qu’elle ne peut pas l’attirer à son stand ou à s’attarder davantage juste parce qu’elle le veut. Alors il repart, relativement vite, et elle soupire. Son stand n’est peut-être pas assez bien présenté ? Elle se lève, et tente d’y remettre un peu d’ordre. Peut-être que ça manque de couleur ?


notes » w/ Eirik, au village Pikunis peu avant le tremblement de Terre 2116
En ligne

avatar
15/06/2015 322 Colin Farrell avengedinchains ancien esclave, participe à la rébellion Rahjak 55


Sujet: Re: eirik _ Rustling Trees
Dim 19 Mar - 14:42

Il se réveiller en sursaut. Eirik posa sa main sur son arme et se souvint où il était. Chez Baelfire, tout allait bien. Le brun grogna et laissa retomber sa tête, pensif. Il se réveillait toujours la peur au ventre, prêt à se battre et à faire couler le sang sans frémir. Le Rahjak se redressa sur son lit et regarda sa cheville droite qui se portait mieux, quoiqu’encore douloureuse. Elle avait dégonflé, mais il boitait encore. Eirik décida de se lever en silence et alla chercher de quoi étancher sa soif. Il avait un petit creux, il ne savait pas trop quoi manger et décida qu’il irait troquer quelque chose sur le marché plutôt que de taper dans les réserves de Baelfire. Il préférait se rendre utile plutôt que d’être inutile. Eirik était toujours hanté par ses vieux démons et être utile était une litanie qui se répétait inlassablement dans sa tête. Il ne pouvait pas se montrer inutile, même s’il était blessé. Eirik devait se montrer reconnaissant envers son ami. Il savait pertinemment que cela lui permettait de survivre plus longtemps. Vu son état, il n’aurait pas tenu longtemps avec sa cheville blessée. Il le savait. Eirik était reconnaissant même s’il avait du mal à remercier trop souvent. Il avait l’impression qu’il devenait vulnérable quand il le faisait. Il se dirigeait vers le centre de la tribu, pensif.

Il avait bien envie de voir le marché, peut-être bien pourrait-il troquer quelque chose d’intéressant. Eirik était toujours curieux de ce qu’il découvrait. Il pénétra sur la place marchande et marcha calmement. Cela faisait du bien, personne ne le regardait de travers. On se contentait de le fixer, l’air de rien, sans rien dire. Il ne détonnait pas. Il avait une nouvelle tenue qui faisait plus locale. Il semblait moins sale et même s’il boitait légèrement, cela allait. Son regard fou ne faisait peur à personne. Il prenait les plantes et cela faisait taire les voix qui sommeillaient au fond de son être. Le brun s’arrêta devant une étale de poisson et se demanda si cela ferait plaisir à Baelfire. Il décida d’en prendre un. L’homme du désert adorait cette chair adorait qu’il ne trouvait nul-part ailleurs, sauf s’il pêchait dans certaine rivière. Armé de son cadeau pour ami, il continua de marcher entre les étals. Il y avait tout ce qu’on voulait, tissu, viande, bijou et son regard se posa sur un étal d’armes tenu par une blonde qui venait d’être délaissée par un homme. Ou plutôt un individu qui n’avait rien voulu acheter. Le Rahjak s’arrêta, fasciné et observa les lames sous ses yeux. Il trouva l’ouvrage fabuleux. « Bonjour, c’est toi qui les fais ? » Son regard foncé sur posa sur la femme. Il avait toujours un goût prononcé pour les armes.

Cela lui rappelait son passé. Il s’arrêta devant une dague sublime. « Puis-je ? » Il posa le poisson sur un coin de l’étal, pour avoir les mains libres. Il observait la fine lame qui venait clairement de lui taper dans l’œil. Il observa le fourreau de l’objet, soudainement fasciné. Il se demandait bien contre quoi il le troquerait. « Que veux-tu en échange ? » Eirik avait soudainement en tête d’acquérir l’objet et qu’importe ce qu’il faudrait pour l’avoir, il trouverait ce qu’elle voudrait. Il ne s’était même pas présenté. Il était soudainement comme un enfant devant les armes, ne regardant pas jusqu’au bout de son nez. Sa voix avait été clairement autoritaire. Eirik pouvait se montrer très autoritaire et arrogant quand il s’y mettait. Il ne partait pas du principe que tout lui était acquis, mais vu son âge, il se montrait très sûr de lui. Du haut de ces quarante-trois ans, bientôt quarante-quatre, il estimait qu’il avait assez prouvé à ce monde fou.

Admin
avatar
29/01/2017 avengedinchains 284 Katheryn Winnick sign by ALAS Forgeron qui bricole aussi le bois 1
Admin


Sujet: Re: eirik _ Rustling Trees
Jeu 13 Avr - 11:45

» Rustling trees
Au village des Pikunis, Meeka se sent assez à l’aise. C’est loin de chez elle et la route n’est pas toujours évidente mais elle s’en moque. Marcher est devenu apaisant, et plaisant, également. C’est une nécessité en réalité. Elle ne supporterait pas de rester chez elle, de rester dans la forêt avec son village et de ne pas sortir. Il y en a qui font ça, il y en a qui sont persuadés que c’est plus facile comme ça. Ridicule pourtant, mais puisque les gens sont persuadés qu’ils peuvent rester, ils imaginent que les autres aussi. Sauf que ce n’est pas la mentalité de tout le monde et qu’il est souvent plus facile de ne pas se tracasser de la sorte. Son père lui reprochait son envie de bouger. Ce qui n’avait pas grand-chose d’étonnant, parce que déjà quand elle était gosse, elle ne pouvait pas s’empêcher de courir à droite et à gauche. Et là, aujourd’hui, elle avait fait ce qu’il n’avait jamais eu le courage de faire. Elle avait étendu le commerce plus loin. Et désormais, elle se mettait même à faire le marché dans d’autres villages. C’était assez plaisant de voir de nouvelles têtes, de commercer avec des gens qu’elle n’avait jamais eu avant. Comme un besoin de souffler et de voir autre chose, finalement. Et ça fait plaisir de converser avec des gens qu’on ne connaît pas. D’être soi-même et de faire ce qu’on aime. C’est une manière comme une autre de souffler et de se détendre aussi. Et elle ne va certainement pas se mettre à prétendre le contraire. Alors elle est là, aujourd’hui, chez les Pikunis, avec un petit stand assez minime pour exposer le plus de choses possibles. Et dans le fond, elle ne veut pas forcément vendre à foison aujourd’hui, elle veut surtout montrer son travail et inviter les gens à passer commande, par la suite, s’ils en ont envie. Elle veut se faire connaître, se faire un nom, se créer une place dans un monde d’homme, finalement. Et elle ne voit pas pourquoi elle ne pourrait pas se faire un petit nid.

Mais bien sûr, quand l’homme passe, s’arrête et fait mine de s’intéresser, ça n’a pas grand-chose de rassurant ou de plaisant. Elle n’a pas envie de chercher plus loin parce qu’elle se permet de croire que ça ne servirait à rien. Elle devrait faire quoi ? Crier et l’inciter à venir voir un peu mieux ? Ce n’est pas comme ça que ça marche. Alors oui, elle tente de mettre tout ça un peu mieux, de faire ça mieux, d’étaler et de donner un style. Elle ne saurait pas vraiment dire ce qu’elle peut faire. Et de toute manière, les solutions ne sont pas vraiment nombreuses. Mais un autre homme arrive, se positionne devant le stand et observe. Elle ne sait pas vraiment quoi dire, elle n’ose plus bouger, croise ses bras dans le dos, attend. Elle baisse même le regard, sans même vraiment savoir pourquoi. Elle ne veut juste pas courir le risque de le faire fuir pour une raison x ou y. Pour un regard fixé sur elle, une attention trop poussée ou ce genre de chose. Elle fait attention quoi. « Bonjour, c’est toi qui les fais ? ». Elle se met à sourire, lève les yeux, l’observe et leurs regards se croisent. « Oui, c’est moi. ». Elle n’ose pas trop parler, parce que dans le fond, il pourrait très bien lui poser une question de ce genre dans le seul et unique but de lui dire que tout ceci est mauvais. Après tout, c’est une éventualité non ? Mais elle préfère faire attention à tout ça. Après tout… Il serait stupide de courir un risque débile et de prendre une telle claque dans la gueule, si on peut le dire comme ça. Meeka ne prétend pas qu’elle n’est pas fière de son travail mais il est toujours difficile de prétendre que tout est parfait. On repère les défauts, on fait attention à tous les détails quand. Tout ceci n’a rien d’évident. Mais on apprend à essayer de faire en sorte que ce le soit. Malgré tout, il est impossible d’agir comme si on venait de faire l’arme parfaite.

Elle l’observe alors qu’il pose quelque chose dans un coin de l’étale. Un poisson, visiblement. Mais il n’est pas évident de déterminer de quoi il s’agit. Son attention semble s’arrêter sur une dague du stand. « Puis-je ? ». Elle sourit, il semble intéressé par l’arme ou en tout cas, il en donne l’air. « Oui oui, bien sûr, allez y ». Il n’a pas pris la peine de se présenter mais elle n’y prête pas forcément attention. Après tout, qu’est-ce que ça change. Ils ne sont pas forcément là pour échanger des banalités, mais plutôt là pour les armes. Est-ce que c’est vraiment si étonnant ? En tout cas, il semble intéressé et c’est bien plus qu’un compliment qu’il aurait pu lui faire. Tout ceci l’atteint davantage. Et oui, ça fait du bien. « Elle vous plaît ? ». Elle ne sait pas vraiment quoi dire de plus. Elle ne veut pas faire la lourde parce qu’elle a l‘impression que ça n’aiderait en rien. Ce qui n’a rien de vraiment étonnant, finalement. « Que veux-tu en échange ? ». Donc l’homme est visiblement intéressé. Et ça la touche parce que mine de rien, ça montre à quel point une arme lui plaît, à quel point il la veut et la désire, aussi. Et c’est bien plus qu’un plaisir de savoir cela. « Si elle te plaît, elle est à toi. Je ne suis venue ici que pour principalement faire connaître mon travail. Mais si tu habites dans le coin, je veux bien être invitée lorsque tu feras ce poisson ». Un fin sourire sur les lèvres, son intention n’est pas de s’inviter. Mais après tout, pourquoi pas hein ? En plus de ça, Meeka n’a pas envie de faire payer son premier client. Il est le premier, après tout. C’est plutôt important.


notes » w/ Eirik, au village Pikunis peu avant le tremblement de Terre 2116
En ligne

avatar
15/06/2015 322 Colin Farrell avengedinchains ancien esclave, participe à la rébellion Rahjak 55


Sujet: Re: eirik _ Rustling Trees
Sam 6 Mai - 23:00

Une nouvelle dague ne serait pas du luxe, bien au contraire. Cela lui permettrait de tuer quelques personnes au passage, dès qu’il rentrerait de son séjour de chez Baelfire. Eirik avait un goût prononcé pour les armes depuis sa fuite. Esclave, il en était resté loin, sauf quand il avait été gladiateur et encore, c’était seulement quand on désirait lui passer une arme. Maintenant qu’il était libre, il collectionnait un peu les armes. Une nouvelle dague serait l’idéal. Un nouvel objet pour ôter la vie. Il ne manqua pas de lui demander si c’était elle qui l’avait fait. Après tout, elle ne pourrait être qu’une simple marchande. Elle sourit et il la dévisagea silencieusement. C’était la première fois que leurs regards se croisèrent. Il hocha la tête quand elle affirma que c’était elle qui avait fait. Il n’avait rien d’autre à dire. Eirik n’était pas forcément le parleur de l’année. Il n’enchaînait pas de longues phrases interminables, cela avait plutôt tendance à l’agacer profondément. Il ne savait pas quoi dire d’autre, il continuait d’observer la dague sans la toucher. Il posa finalement son poisson, se sentant observé et demanda avant de toucher l’objet. Il obtint l’autorisation et prit l’objet entre ses mains calleuses. Il soupesa la dague. Elle était bien, très bien même. Le métal qui la formait n’était ni trop légère, ni trop lourde.

Les doigts épais de l’homme s’enroulèrent autour du manche et il plia le bras en angle droit, observant le jeu de son poignet, de sa main autour de cette dague. « Elle est très belle. » Simple, mais efficace. Il venait de tomber amoureux d’un objet. Il était en train de s’amuser avec, de tester l’objet en mouvement quand la voix de la femme l’interrompit dans ses pensées. Eirik n’apprécia pas cela, mais décida de se taire. « Oui, elle est très bien. » C’était un compliment qu’il faisait. Il faisait un effort, selon lui, en le donnant à cette femme. D’un côté, difficile de nier le travail qu’elle avait fait. Il fallait bien féliciter quelqu’un quand il faisait quelque chose de bien, n’est-ce pas ? Eirik se demanda un instant de quelle tribu venait cette femme. Elle pouvait très bien être une voyageuse, venir de loin, des montagnes. Il rêva quelques secondes sur l’origine de cette inconnue blonde. Eirik était libre de lui inventer une vie, une famille, un mari. Il aimait bien de temps en temps, imaginer quelque chose de fou pour les autres. Sa vie à lui n’était pas folle, juste chaotique et sans foi ni loi. Cela ne le dérangeait pas, au final il s’en accommodait parfaitement. L’homme décida de demander ce qu’elle voulait en échange. Il n’hésiterait pas à négocier avec elle. Il s’attendait à bien des choses, mais pas à ce qu’elle dit.

L’inviter à manger ce poisson ? Malgré son sourire, il en resta sans voix. Elle ne demandait rien, juste une invitation. L’homme plissa le nez, ne sachant que dire. Il était perplexe. C’était bien la première fois qu’on lui demandait quelque chose de la sorte. « Je ne vis pas ici. Je suis chez un ami. » Il ne devrait pas en dire plus. Il ne voulait pas créer des problèmes à Baelfire. Mais son ami appartenait à des pikunis, non ? Alors tout irait bien, n’est-ce pas ? Mais accepterait-il une femme chez lui ? L’homme sentit un mal de tête venir. Trop de réflexion pour rien soudainement. « Tu veux le poisson ? » Cela lui ferait franchement mal au ventre de le donner, mais pourquoi pas ? Il trouvait sa simple demande étrange. Elle voulait juste faire connaître son travail. C’était donc ces premiers ouvrages ? Il regarda la dague entre ses mains. « Tu es nouvelle dans le milieu ? » Et il la regarda, vraiment. Il ne la trouvait plus si jeune que cela. Il lui donna un âge approximatif. Elle était moins usée que lui physiquement, plus jeune, mais elle n’était pas une jeune femme. L’homme n’avait pas été agressif avec elle. D’habitude il l’était, mais pas là. Parler d’armes le détendait et l’apaisait. Vivre avec Baelfire aussi, cela avait le don de calmer ses démons. Il réfléchissait moins et ses vieilles habitudes semblaient s’être calmées. Mais tout ceci n’était qu’éphémère, il comptait bien partir une fois guéri.

Spoiler:
 

Admin
avatar
29/01/2017 avengedinchains 284 Katheryn Winnick sign by ALAS Forgeron qui bricole aussi le bois 1
Admin


Sujet: Re: eirik _ Rustling Trees
Jeu 15 Juin - 11:03

» Rustling trees
Lorsqu’elle se déplace dans les tribus, l’intention première de Meeka n’est pas forcément de vendre ou de toucher quelque chose pour quelques commandes que ce soit. De par sa démarche, la jeune femme fait de son mieux pour être reconnue et pour qu’on vienne la trouver dans sa tribu. Du haut de ses années qui défilent, la jeune blonde se permet de croire que viendra un jour où elle ne sera plus en mesure de voyager pour les autres.  Et dans le fond, elle a beau aimer voyager, ce n’est pas son activité préférée. Le mal de pieds, les armes trop lourdes, la fatigue une fois sur place et les négociations pour pouvoir se trouver un coin où s’installer. Ce n’est pas toujours facile et parfois, elle rentre avec tout son stock sans avoir attiré qui que ce soit. C’est éprouvant. Alors que lorsque personne ne vient chez soi, on peut plus ou moins trouver quelque chose à faire. Fabriquer, sculpter ou même simplement s’occuper de sa maison. Mais pas là, pas quand on va ailleurs. Sur son petit stand, pendant de longues minutes éprouvantes, la jeune femme a fini par se demander si quelque chose de mal n’allait pas finir par lui tomber sur la gueule. Mais est-ce qu’elle pourrait reprocher aux membres de cette tribu de ne pas venir vers elle ? Ils ont sans doute un forgeron à eux. Et dans ce cas, il peut être très doué ou les inciter à ne pas venir la voir. C’est une option et elle ne pourrait que le respecter. Pour autant, elle serait blessée que ce soit ce qui les éloigne, comme ça. Qu’on ne lui laisse pas sa chance pour des soucis ridicules de concurrences. Ils ne bossent pas de la même manière, voilà tout. Et il faut se serrer les coudes. Mais Meeka ne pense pas comme tout le monde et elle l’a compris depuis bien longtemps. Elle essaie, depuis, de ne pas s’attarder sur tout ça. Mais ça n’a rien de facile.

Mais quand un homme s’arrête devant son stand, tout change. Et ça devient plus supportable déjà. Un fin sourire sur les lèvres, elle l’observe alors qu’il regarde ses objets. Et son attention s’attarde sur une dague. Bien sûr qu’il peut la toucher. Qui serait-elle à lui dire qu’il ne le peut pas, si l’idée est de la vendre ? il doit pouvoir juger de la qualité de ses propres mains. Et c’est plus simple comme ça. Alors il la regarde, alors qu’elle est là, devant lui, et qu’elle ne bouge pas, attendant une quelconque réaction de sa part. « Elle est très belle. ». Son sourire s’agrandit. Elle apprécie qu’on complimente son talent et ses « jouets ». Elle aime qu’on les regarde et qu’on lui dise que c’est du bon boulot. C’est une importance capitale pour la suite. Si on lui avait continuellement dit qu’elle n’avait aucun talent, il y a fort à parier qu’elle se serait tourné vers autre chose. « Oui, elle est très bien. ». Le ton de sa voix semble un peu décalé, un peu plus froid mais elle choisit de ne pas y prêter attention. A quoi bon, après tout. « Merci ». Plus facile de remercier et de garder une trace de politesse. Plus facile de s’arrêter sur ça et de ne pas y prêter attention davantage. Elle n’est pas ici pour faire une leçon de politesse ou de respect aux gens. Et puisqu’il complimente ce qu’elle fait, qu’est-ce qu’elle devrait faire hein ? Il serait ridicule de chercher plus loin.

Quand il lui demande ce qu’elle veut en échange, elle reste sur ses principes. Elle ne veut rien. Ou en tout cas, l’intention n’est pas forcément de réclamer de l’or ou autre bêtise de ce genre. Quand elle se déplace, elle attire moins l’attention. Elle prend ce qu’on lui propose. Elle veut faire connaître son travail et faire comprendre aux gens qu’elle est douée de ses mains et leurs souffler où la trouver. Alors, toute demande sera payante. Mais là, il ne s’agit rien de personnel, il ne s’agit que d’amitié et de reconnaissance. Oui, dans un sens, du moins. Tout ça pour dire que ce qu’elle cherche, c’est à être plus connu et à ce qu’on vienne la voir pour lui demander des choses. Des choses comme on le souhaite, voilà tout. Mais les gens, ils ne parviennent pas à le comprendre, visiblement. Et c’est l’aspect ridicule de la chose.  « Je ne vis pas ici. Je suis chez un ami. ». Elle ouvre la bouche et la referme aussitôt. La curiosité n’a pas sa place ici et il serait plus que ridicule de sa part de lui poser une quelconque question. Oui, il vaut mieux garder les choses comme elles sont pour ne pas réfléchir plus loin. Oui, c’est plus facile comme ça, d’une certaine manière. « Oh d’accord. Toujours agréable un peu de colocation ». Oui, il vaut mieux ça que de le questionner à outrance. Et puis, il ne veut peut-être pas ouvrir la bouche sur sa provenance. Ce n’est pas à elle de chercher plus loin. Bien que ça la démange. Meeka est curieuse, elle l’a toujours été. Avide d’écouter les potins, parfois. « Tu veux le poisson ? ». Son intention n’est pas non plus de lui voler son achat. Ce serait ridicule. Mais en parallèle, il y a bien assez à manger pour plusieurs non ? Enfin bon, ce n’est peut-être pas non plus à elle de s’imposer de la sorte. « Je n’ai pas l’intention de voler ton poisson. J’imaginais qu’on pouvait le partager mais si tu es chez un ami, il t’attend peut-être pour le manger ». Bah quoi ? C’est une option envisageable. « Tu es nouvelle dans le milieu ? ». La question la surprend et pourtant, en même temps, c’est assez évident. Rien de surprenant, dans le sujet. Elle ne vend pas, ou en tout cas, elle parle de faire connaître son œuvre. « Mon père vendait ses armes. Il le fait depuis des années, bien avant ma naissance. J’ai repris le flambeau. Et j’y ai apporté ma touche. Du coup, j’essaie de me faire un nom ». Elle hausse les épaules. Il y a sans doute un peu trop de détail dans tout ça. Mais… Les choses sont comme elles sont. Pas besoin de réfléchir plus loin.


notes » w/ Eirik, au village Pikunis peu avant le tremblement de Terre 2116
En ligne

avatar
15/06/2015 322 Colin Farrell avengedinchains ancien esclave, participe à la rébellion Rahjak 55


Sujet: Re: eirik _ Rustling Trees
Mar 11 Juil - 10:15

Eirik était maladroit dans ses relations et ne savait pas communiquer aux gens. Il avait la délicatesse d’un poulpe, ou non poulpe. Il était en train de s’éparpiller et pas qu’un peu. Il tenta de faire un commentaire, maladroitement, mais il tenta de le faire. A son sens c’était mieux que rien. Eirik trouvait le travail de la femme très bon. Déjà il manipulait la dague et appréciait le contact du métal entre ses doigts. Il avait une sensation de familiarité qui lui plaisait énormément. Il n’avait plus ressenti cela avec une arme depuis bien longtemps. C’était le genre de sensation qui ne s’expliquait pas, mais se vivait. Il était normal pour lui de donner quelque chose en échange, mais à son grand étonnement, la femme n’attendait rien. C’était difficile pour le brun d’accepter cela. A son sens, chaque chose valait un prix. C’était ainsi qu’il considérait le monde, que cela plaise ou non. Il avait été élevé dans ce genre de mentalité, s’il eut bénéficié d’une quelconque éducation qui tenait la route. Eirik ne savait pas ce qu’il devait faire face à cette femme. Surtout qu’elle formula une demande à propos du poisson. Le Rahjak ne savait pas comment Baelfire son ami le prendrait de voir une inconnue débarquer chez lui. Le brun avait perdu trop longtemps contact avec l’autre homme pour se risquer à introduire une femme sans prévenir au préalable.

Alors il précisa qu’il n’était pas d’ici, sans dire d’où il venait. En général il se montrait clair dans son envie de rien communiquer aux autres quant à où il venait. Eirik n’était pas le genre d’homme qu’on faisait parler et son air féroce dissuadait quiconque de parler. Il faudrait être franchement suicidaire pour avoir envie de le forcer à quoi que ce soit. Il crut voir la blonde fermer et ouvrir la bouche, mais resta silencieux tout en la regardant. Le brun se dit qu’il avait rêvé cette vision probablement. « Oui, je repars bientôt. » Là aussi il ne précisa pas où, peut-être la mer. En soi ce ne serait pas un énorme secret et ne dévoilerait pas qui il était. Eirik se sentait redevable envers cette femme et proposa encore le poisson. La réponse de la femme le mettait dans une position délicate. Il voulait partager le poisson avec elle, mais voulait en garder pour Baelfire. Son esprit tourna dans tous les sens pour tenter de trouver une solution convenable qui ne le mettrait pas dans un embarras certain. « Nous n’avons qu’à le cuisiner en partie, j’en garderai pour mon ami. Tu as un coin où tu dors non ? On peut y cuisiner ? » C’était la meilleure solution selon lui pour la remercier. Il jouait encore avec la dague de manière presque automatique et presque terrifiante.

Il l’aimait vraiment, il était tombé amoureux de l’objet si on pouvait dire les choses ainsi. Il était curieux de cette femme et décida de poser des questions. Eirik pencha la tête de côté alors que Meeka se dévoila et expliqua qui elle était. C’était très intéressant. Il n’avait pas à y redire à ce sujet. « Il voyageait ? » En tant qu’amateur d’arme, Eirik avait rencontré quelques forgerons sans pour autant retenir leurs noms. Il avait souvent été de passage très rapide pour laisser le moins de trace possible. « Je me nomme Eirik, enchanté. » Et il était poli avec cette femme. Quelque part au fond de lui, il était aussi admiratif. Elle faisait du beau travail. Il n’était pas un expert, mais appréciait fortement ce qu’il voyait. Pour lui une belle lame qui se fondait dans sa main était la preuve qu’il pourrait tuer sans sourciller. « Nous pourrions échanger autour d’un bon verre et du poisson. Tu en dis quoi ? » Il proposait quelque chose d’inédit. Ces mots sonnaient étrangement dans sa bouche, mais il arrivait à les prononcer. C’était presque un miracle. Il ignorait tout de cette femme et il était curieux. Pour l’instant elle n’éveillait rien de dangereux en lui. Il avait envie de discuter et de voir ce qu’elle avait au fond d’elle.

Admin
avatar
29/01/2017 avengedinchains 284 Katheryn Winnick sign by ALAS Forgeron qui bricole aussi le bois 1
Admin


Sujet: Re: eirik _ Rustling Trees
Dim 27 Aoû - 19:53

» Rustling trees
Depuis que ton père est parti, tu n’as plus eu l’occasion de partager le toit de quelqu’un. Enfin si, bien sûr, lorsque tu t’aventures dans une nouvelle tribu dans l’idée de faire un peu de troc ou ce genre de chose. Ce n’est pas toujours évident de trouver, mais ce n’est surtout pas pareil qu’un peu de colocation. Tu ne connais pas ces gens qui sont suffisamment gentils pour t’accueillir chez eux, c’est vrai. Mais tu ne vas pas te mettre à prétendre que c’est la même chose. Vivre chez un ami, c’est aller chez quelqu’un qu’on connaît, s’attirer la sympathie d’un homme et voir une situation devenir agréable. Pour autant, non, ce n’est absolument pas aussi simple que ça. Mais un jour, tu aimerais essayer. Ce n’est juste pas le moment d’y penser face à cet homme qui n’a sans doute pas vraiment envie de t’entendre à ce sujet. « Oui, je repars bientôt. ». Oh, ça c’est plutôt dommage. Bon, tu ne le connais pas vraiment et il serait étrange de ta part d’évoquer tout ça sans l’ombre d’une raison. Tu n’as pas particulièrement envie de comprendre ses intentions, tout comme tu n’as pas particulièrement envie de chercher plus loin. Tu as envie d’apprendre à le connaître parce qu’il a l’air de bonne compagnie et d’avoir du goût. mais en même temps, on ne peut pas décider du bon ou du mauvais côté de quelqu’un au premier contact. Tu ne le connais pas et vous n’avez pas vraiment beaucoup échangé. Tu ne peux donc pas vraiment juger comment il est, ni qui il est. Mais les choses sont juste comme elles sont et il ne sert à rien de chercher plus loin. Il n’y a aucun intérêt à cela. De toute évidence. ” Oh dommage. Avez-vous apprécié le séjour ? “. Tu ne vas pas non plus te mettre à lui dire que tu es triste qu’il parte, disons que d’ici quelques jours, tu te souviendras de l’avoir croisé et qu’il a été agréable avec toi, s’arrêtant sur ton stand. Mais ça risque de s’arrêter là bien plus vite que tu ne pourrais l’admettre. Est-ce qu’il y a vraiment autre chose à en dire ? Tu n’en es pas vraiment certain. En plus, ce n’est pas ta tribu, alors s’il n’est pas à l’aise dans le coin, ça ne change pas grand chose pour toi. S’il ne savoure pas son séjour ici, toi, ça ne te fera rien du tout, même. Mais… Tu apprécies de voir les gens contents et s’il ne se plaît pas ici, si ça se trouve, ce sera aussi ton cas. C’est une éventualité, n’est-ce pas ?

Lorsque le sujet glisse sur son ami, tu te demandes où il est, observant rapidement autour de toi. Il n’y a pas grand monde et s’il était dans le coin, sans doute auraient-ils été ensemble. Puisque ce n’est pas le cas, tu imagines que tu ne peux pas croiser son regard ou le repérer de près ou de loin. Ce qui n’a donc rien de vraiment étonnant dans la situation actuelle. Logique. Et pour ce qu’il en est du poisson, bien sûr que tu ne veux pas le lui voler, ou le manger alors que son ami l’attend certainement quelque part. Ce n’est pas non plus la solution. Ce serait bizarre, disons. Et il n’y aurait rien de surprenant à ce sujet. Tu n’es pas du genre à gratter sur les choses qui ne te concernent pas. Mais les gens ne parviennent pas forcément à comprendre tout ceci. « Nous n’avons qu’à le cuisiner en partie, j’en garderai pour mon ami. Tu as un coin où tu dors non ? On peut y cuisiner ? ». L’idée n’est pas bien mauvaise, sur l’idée. Pour autant, tu n’as pas non plus envie de gâcher le poisson. Tu es presque tentée de proposer de manger un morceau à trois mais une nouvelle fois, tu aurais l’impression d’imposer ta présence. Et ce n’est pas non plus la solution immédiate. L’homme semble avoir trouvé un bon compromis. Mais ce n’est pas le seul point qui pose problème. Si tu as en effet trouvé un coin où dormir, tu n’as pas pour habitude de t’y rendre si la personne n’est pas là et elle est partie pour la journée. Alors, pour manger le poisson, il faudra faire un petit feu juste ici. Non que ce soit réellement un problème mais c’est la seule possibilité. ” Je n’ai malheureusement pas la possibilité de m’y rendre ou en tout cas, je n’aime pas squatter chez les gens quand ils ne sont eux-même pas là. Mais nous pouvons nous cuir quelque chose ici même, non ?”. Est-ce que ça aurait vraiment quelque chose de si étonnant que ça ? Peut-être serait-il capable de dire non. Et ça n’aurait rien d’étonnant. C’est assez “sauvage” de cuisiner juste comme ça. Pis vous n’avez pas d’épices. Il aime peut-être son poisson d’une manière particulière ? Qu’est-ce que tu en sais.

Tu n’as plus vraiment l’habitude de parler de ton père, lors d’un échange. Ca continue à te faire bizarre mais c’est une chose que tu ne connais plus vraiment. Et tu préfères ça, de manière générale. Pourtant, c’était un homme bien, une personne formidable et pas seulement parce qu’il était ton père, qu’il t’a aimé et qu’il t’a tout appris. Mais les choses sont comme elles sont et tu as juste appris à faire avec, sans chercher plus loin. A quoi bon, hein ? « Il voyageait ? ». Un fin sourire se glisse sur tes lèvres. Il voyageait, il ne prenait jamais le temps de te prendre avec lui et tu ne cherchais pas vraiment à partir avec lui. A quoi bon, hein ? Disons que pour toi, ça ne servait pas à grand chose. Il n’était pas souvent là mais quand il l’était, il faisait en sorte que ça compte. ” Beaucoup, oui. Mais il essayait d’être souvent là pour moi aussi. “. Mais il s’en fout de tes attentes d’enfants. Tout ceci remonte à loin. Il n’est pas mort depuis longtemps mais dans les dernières années, il ne voyageait pas du tout. Il était à tes côtés pour t’apprendre les ficelles du métier. Il était trop vieux. Et il le savait. Il attendait les clients et ils étaient nombreux à venir pour lui. Ils ne le sont pas autant pour toi. Tu dois te faire connaître. Voilà tout.

« Je me nomme Eirik, enchanté. ». Tu te mets doucement à rire. Tu réalises seulement maintenant que vous ne vous êtes même pas présentés. ” Je réalise seulement que nous ne nous sommes pas présentés. Moi c’est Meeka, tout aussi enchantée “. Après tout, en plus d’être de compagnie agréable, il est assez beau à regarder. Ce n’est pas le moment de le pointer du doigt quant à son physique. Mais tu ne peux pas non plus prétendre que ce n’est pas le cas.

« Nous pourrions échanger autour d’un bon verre et du poisson. Tu en dis quoi ? ». Tu souris à nouveau. Cette idée te semble parfaite. Mais tu n’as pas vraiment envie de manger à côté de ton établi. Autant se poser tranquillement quelque part non ? Un peu à l’écart, où les curieux ne pourront pas entendre mais tout en restant assez proche pour que si quelque chose venait à disparaître, tu puisses te lever et partir en guerre. Façon de parler, bien sûr. ” Ca me semble bien. On pourrait se mettre un peu à l’écart, il y a un coin assez sympathique par là, tranquille où on pourrait faire un feu tout en me permettant de garder un oeil sur l’établi, pour que des enfants ne se coupent pas. “. Le vol te fait moins peur qu’une coupure sur la main d’un enfant, ou pire encore. ” Si cela te tente, bien sûr. “. Et un nouveau sourire.


notes » w/ Eirik, au village Pikunis peu avant le tremblement de Terre 2116
En ligne

avatar
15/06/2015 322 Colin Farrell avengedinchains ancien esclave, participe à la rébellion Rahjak 55


Sujet: Re: eirik _ Rustling Trees
Dim 10 Sep - 12:03

Cette femme n’était pas désagréable et ne semblait lui vouloir aucun mal. Eirik laissait tomber sa méfiance naturelle et se laissa même à parler. Apprécier le séjour ? Il se laissa le temps de la réflexion, Baelfire n’était pas désagréable, mais la véritable raison de la présence du Rahjak était sa cheville gravement blessée. Les premiers temps avaient été durs, la douleur ne l’avait pas rendu d’une humeur excellente à dire vrai. Maintenant cela allait mieux et il profitait de cette dernière période. « Oui j’ai apprécié. Je suis quelqu’un qui voyage énormément, alors se poser quelques temps, c’est toujours sympa. » Il ne dit pas pourquoi il voyageait régulièrement. Il ne disait à personne car il faudrait alors tuer un éventuel témoin. Il ne pouvait pas se permettre de laisser derrière lui des gens qui en savaient trop. Après tout, pour une bonne récompense, n’importe quelle langue de quelqu’un de modeste se délierait. Eirik l’avait bien vu, bien des âmes se laissaient tenter et corrompre. Vivre plus longtemps et bien était toujours un petit plus non négligeable. Mais ce n’était plus la question, il proposa volontiers à la femme de partager la moitié du poisson avec elle. Il était sûr que Baelfire n’y prendrait pas ombrage et pis au pire, tant pis. Il subirait le courroux de son ami. Eirik regarda la place marchande tout en pensant à l’idée de faire cuir ici. « On risque de créer des envieux, faudra défendre le poisson. » Dit-il avec une pointe d’humour.

Il ne s’était plus frotté à l’humour depuis longtemps et se demanda si cela réussirait. En tout cas, il était étrangement partant pour se lancer dans la cuisson du poisson parmi les autres. Au moins cela aurait l’avantage de les occuper un petit moment. Il ne savait pas qui était le père de la blonde, mais demanda s’il voyageait. Au moins il apprit qu’il voyageait énormément et le reste… Eirik ne sut pas quoi répondre. Lui et la compassion, cela faisait deux à présent. Il imaginait bien que la femme ait pu profiter enfant de son père, même si lui de son côté, n’avait jamais connu son père et sa mère. Il se contenta donc de hocher la tête. Ils avaient longuement parlé sans que chacun se présentât alors le Rahjak décida de se lancer et fait intéressant, il décida de dire son vrai prénom. Il aurait pu mentir et inventer, mais le brun décida que non. « Vous sauriez étonné le nombre de personne avec qui j’ai discuté et dont je serai incapable de dire le prénom aujourd’hui. » Dit Eirik avec un bref hochement d’épaule. Il n’avait pas honte, il avait croisé des gens sans leur demander qui ils étaient. Il s’en fichait car il partait du principe que tôt ou tard, on mourait. Alors pourquoi s’attacher ? Eirik voyait la vie ainsi. Elle avait un joli sourire et l’homme se surprit de penser ainsi. Il y avait un léger changement dans son comportement, quelque chose qu’il ne s’expliquait pas.

Comme une amélioration avant de tomber encore plus dans le chaos. Il renouvela sa proposition de partager un moment ensemble, c’était à elle de choisir. « Je comprends. Je te laisse me montrer le chemin. » Les enfants étaient importants, même dans le milieu des esclaves. Les enfants représentaient toujours l’espoir et l’amélioration qu’on pouvait un jour atteindre. Eirik se mit en route, suivant la blonde tout en se disant qu’ils partageraient un bon moment. Il n’avait rien à boire sur lui. « Tu as de quoi boire ? Sinon nous n’avons qu’à troquer. » Après tout, ils étaient sur la place marchande, alors inutile de se gêner. Ils n’avaient qu’à se pencher pour ramasser ce qu’ils désiraient. Ils arrivèrent au petit coin et Eirik s’installa calmement, rassemblant le bois pour préparer le feu qui cuirait leur demi-poisson. Il avait un couteau pour découper la bête.
 

eirik _ Rustling Trees

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» BEHIND THE TREES ㄨ Ouvrez les portes, déjouez les pièges.
» TREES.asso[Ajouté]
» I'd like to see your head flying above the trees ~ Aaron&Apo
» Bonjour de Limoges.
» Sven-Eirik Claes Solehim 2.0 ► Mitch Hewer

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Hundred :: no one came back :: La plaine :: Le village des Pikunis :: La place marchande-