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˜˜˜˜˜˜eirik _ Rustling Trees
maybe life should be about more than just surviving


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29/01/2017 avengedinchains 321 Katheryn Winnick ava by Dandelion / sign by ALAS Forgeron qui bricole aussi le bois 21
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Sujet: eirik _ Rustling Trees
Sam 11 Mar - 23:14

» Rustling trees
Village Pikuni. Meeka ne vient pas souvent dans ce village et pourtant, elle en apprécie les recoins. Beaucoup plus accessible que la montagne, elle s’y sent en sécurité et plus ou moins apprécié. Il ne faut pas imaginer qu’elle ne voit que le positif de ces lieux et qu’elle aimerait s’y installer. Chaque lieu possède ses attraits et ses points négatifs. C’est pareil pour tout, en réalité. Elle ne se voit pas vivre ailleurs que dans son village dans la forêt. Tout simplement parce que c’est là qu’elle a grandi, là qu’elle a appris à développer ses habitudes et là qu’elle a vécu ses moments de joies et de peines. Là que son père se trouve, ou du moins, son esprit, elle le croit. Toujours dans cette forge, évidemment, à surveiller le moindre de ses faits et gestes et elle, elle espère que malgré les détails qu’elle a pu changer, il reste fier d’elle. Un peu au moins. Elle n’a pas vraiment envie d’y réfléchir parce qu’elle n’y voit pas d’intérêt. Tout ça pour dire qu’elle se sent bien chez elle et qu’elle explore suffisamment le monde en s’en approchant régulièrement avec son commerce. Elle n’est arrivée que depuis deux jours, logée chez une vieille dame qui a acceptée de la prendre chez elle. Elle lui a même fabriqué quelques bricoles pour la remercier. La chaleur humaine, que peut-on vouloir de plus ?

Devant son petit stand, la jeune femme attend, elle n’est pas vraiment pressée et ça permet de rester tranquille. Il n’est pas dans ses habitudes de courir les rues et de crier à plein poumons pour signifier aux gens qu’elle a des armes à vendre ou quelques bricoles en parallèle. Où serait le réel intérêt ? Vendre trois cuillères ? Elle veut vendre ses armes, pas des ustensiles, bien que ça lui permette de commercer à plus grande échelle, ainsi que ses petites statuettes. Il n’y a pas grand monde qui vient la voir mais ça ne la dérange pas vraiment. Le temps n’est pas catastrophique et il lui suffit de bien se couvrir pour parvenir à rester dans un coin comme elle le fait. Elle n’a pas besoin de se prendre la tête pour aussi peu. Si le temps n’est pas bon, et bien elle change de coin pour rester à l’abri, il n’est pas nécessaire de chercher plus loin.

Installée sur un siège relativement confortable, la jeune femme sourit aux passants, profitant de la journée. Elle a prévu de rester encore deux jours et ensuite, elle prendra la route pour rentrer chez elle. Elle a vendu peu mais suffisamment. Elle ne cherche jamais à atteindre des objectifs impossibles. Elle se contente de ce qu’elle a et puisqu’elle fabrique avec plaisir, tout ceci lui convient. Encore qu’elle verra. S’il lui reste beaucoup, peut-être glissera-t-elle le pas du côté de la montagne. La route est plus compliquée et assez agaçante, mais ils aiment les armes, là-bas, et elle ne le sait que trop bien. Pour autant, c’est plus compliqué de s’y rendre et elle ne le fait pas souvent. Si c’est pour se fouler la cheville sur le trajet, ça n’a absolument rien d’intéressant. En plus de ça, les ententes entre les tribus ne sont pas au beau fixe et elle fait de son mieux pour ne jamais trop s’y attarder ; Elle sait que les siens ne sont pas très bien vu. Et c’est agaçant sur bien des points. Mais elle a appris à faire avec parce que ses options sont presque inexistantes. Et puis bon, ça ne veut pas dire qu’elle n’a pas le droit de s’y rendre. Ce ne sont pas tous des monstres. Les gens devraient vraiment arrêter de mettre toujours tout le monde dans des sacs ridicules. S’ils ne sont pas capables de faire la part des choses, qui le fera hein ? On ne peut pas continuellement repousser la faute sur le voisin. Elle se fit à ce qu’elle voit et non pas à ce qu’on lui dit et sa vie devient alors plus facile à gérer. Si les gens ne sont pas capables d’en faire de même, elle ne voit pas ce qu’elle pourrait leurs dire.

Un homme passe, s’intéresse, se penche, mais repart alors et elle se dit qu’elle ne peut pas l’attirer à son stand ou à s’attarder davantage juste parce qu’elle le veut. Alors il repart, relativement vite, et elle soupire. Son stand n’est peut-être pas assez bien présenté ? Elle se lève, et tente d’y remettre un peu d’ordre. Peut-être que ça manque de couleur ?


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Sujet: Re: eirik _ Rustling Trees
Dim 19 Mar - 14:42

Il se réveiller en sursaut. Eirik posa sa main sur son arme et se souvint où il était. Chez Baelfire, tout allait bien. Le brun grogna et laissa retomber sa tête, pensif. Il se réveillait toujours la peur au ventre, prêt à se battre et à faire couler le sang sans frémir. Le Rahjak se redressa sur son lit et regarda sa cheville droite qui se portait mieux, quoiqu’encore douloureuse. Elle avait dégonflé, mais il boitait encore. Eirik décida de se lever en silence et alla chercher de quoi étancher sa soif. Il avait un petit creux, il ne savait pas trop quoi manger et décida qu’il irait troquer quelque chose sur le marché plutôt que de taper dans les réserves de Baelfire. Il préférait se rendre utile plutôt que d’être inutile. Eirik était toujours hanté par ses vieux démons et être utile était une litanie qui se répétait inlassablement dans sa tête. Il ne pouvait pas se montrer inutile, même s’il était blessé. Eirik devait se montrer reconnaissant envers son ami. Il savait pertinemment que cela lui permettait de survivre plus longtemps. Vu son état, il n’aurait pas tenu longtemps avec sa cheville blessée. Il le savait. Eirik était reconnaissant même s’il avait du mal à remercier trop souvent. Il avait l’impression qu’il devenait vulnérable quand il le faisait. Il se dirigeait vers le centre de la tribu, pensif.

Il avait bien envie de voir le marché, peut-être bien pourrait-il troquer quelque chose d’intéressant. Eirik était toujours curieux de ce qu’il découvrait. Il pénétra sur la place marchande et marcha calmement. Cela faisait du bien, personne ne le regardait de travers. On se contentait de le fixer, l’air de rien, sans rien dire. Il ne détonnait pas. Il avait une nouvelle tenue qui faisait plus locale. Il semblait moins sale et même s’il boitait légèrement, cela allait. Son regard fou ne faisait peur à personne. Il prenait les plantes et cela faisait taire les voix qui sommeillaient au fond de son être. Le brun s’arrêta devant une étale de poisson et se demanda si cela ferait plaisir à Baelfire. Il décida d’en prendre un. L’homme du désert adorait cette chair adorait qu’il ne trouvait nul-part ailleurs, sauf s’il pêchait dans certaine rivière. Armé de son cadeau pour ami, il continua de marcher entre les étals. Il y avait tout ce qu’on voulait, tissu, viande, bijou et son regard se posa sur un étal d’armes tenu par une blonde qui venait d’être délaissée par un homme. Ou plutôt un individu qui n’avait rien voulu acheter. Le Rahjak s’arrêta, fasciné et observa les lames sous ses yeux. Il trouva l’ouvrage fabuleux. « Bonjour, c’est toi qui les fais ? » Son regard foncé sur posa sur la femme. Il avait toujours un goût prononcé pour les armes.

Cela lui rappelait son passé. Il s’arrêta devant une dague sublime. « Puis-je ? » Il posa le poisson sur un coin de l’étal, pour avoir les mains libres. Il observait la fine lame qui venait clairement de lui taper dans l’œil. Il observa le fourreau de l’objet, soudainement fasciné. Il se demandait bien contre quoi il le troquerait. « Que veux-tu en échange ? » Eirik avait soudainement en tête d’acquérir l’objet et qu’importe ce qu’il faudrait pour l’avoir, il trouverait ce qu’elle voudrait. Il ne s’était même pas présenté. Il était soudainement comme un enfant devant les armes, ne regardant pas jusqu’au bout de son nez. Sa voix avait été clairement autoritaire. Eirik pouvait se montrer très autoritaire et arrogant quand il s’y mettait. Il ne partait pas du principe que tout lui était acquis, mais vu son âge, il se montrait très sûr de lui. Du haut de ces quarante-trois ans, bientôt quarante-quatre, il estimait qu’il avait assez prouvé à ce monde fou.

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Sujet: Re: eirik _ Rustling Trees
Jeu 13 Avr - 11:45

» Rustling trees
Au village des Pikunis, Meeka se sent assez à l’aise. C’est loin de chez elle et la route n’est pas toujours évidente mais elle s’en moque. Marcher est devenu apaisant, et plaisant, également. C’est une nécessité en réalité. Elle ne supporterait pas de rester chez elle, de rester dans la forêt avec son village et de ne pas sortir. Il y en a qui font ça, il y en a qui sont persuadés que c’est plus facile comme ça. Ridicule pourtant, mais puisque les gens sont persuadés qu’ils peuvent rester, ils imaginent que les autres aussi. Sauf que ce n’est pas la mentalité de tout le monde et qu’il est souvent plus facile de ne pas se tracasser de la sorte. Son père lui reprochait son envie de bouger. Ce qui n’avait pas grand-chose d’étonnant, parce que déjà quand elle était gosse, elle ne pouvait pas s’empêcher de courir à droite et à gauche. Et là, aujourd’hui, elle avait fait ce qu’il n’avait jamais eu le courage de faire. Elle avait étendu le commerce plus loin. Et désormais, elle se mettait même à faire le marché dans d’autres villages. C’était assez plaisant de voir de nouvelles têtes, de commercer avec des gens qu’elle n’avait jamais eu avant. Comme un besoin de souffler et de voir autre chose, finalement. Et ça fait plaisir de converser avec des gens qu’on ne connaît pas. D’être soi-même et de faire ce qu’on aime. C’est une manière comme une autre de souffler et de se détendre aussi. Et elle ne va certainement pas se mettre à prétendre le contraire. Alors elle est là, aujourd’hui, chez les Pikunis, avec un petit stand assez minime pour exposer le plus de choses possibles. Et dans le fond, elle ne veut pas forcément vendre à foison aujourd’hui, elle veut surtout montrer son travail et inviter les gens à passer commande, par la suite, s’ils en ont envie. Elle veut se faire connaître, se faire un nom, se créer une place dans un monde d’homme, finalement. Et elle ne voit pas pourquoi elle ne pourrait pas se faire un petit nid.

Mais bien sûr, quand l’homme passe, s’arrête et fait mine de s’intéresser, ça n’a pas grand-chose de rassurant ou de plaisant. Elle n’a pas envie de chercher plus loin parce qu’elle se permet de croire que ça ne servirait à rien. Elle devrait faire quoi ? Crier et l’inciter à venir voir un peu mieux ? Ce n’est pas comme ça que ça marche. Alors oui, elle tente de mettre tout ça un peu mieux, de faire ça mieux, d’étaler et de donner un style. Elle ne saurait pas vraiment dire ce qu’elle peut faire. Et de toute manière, les solutions ne sont pas vraiment nombreuses. Mais un autre homme arrive, se positionne devant le stand et observe. Elle ne sait pas vraiment quoi dire, elle n’ose plus bouger, croise ses bras dans le dos, attend. Elle baisse même le regard, sans même vraiment savoir pourquoi. Elle ne veut juste pas courir le risque de le faire fuir pour une raison x ou y. Pour un regard fixé sur elle, une attention trop poussée ou ce genre de chose. Elle fait attention quoi. « Bonjour, c’est toi qui les fais ? ». Elle se met à sourire, lève les yeux, l’observe et leurs regards se croisent. « Oui, c’est moi. ». Elle n’ose pas trop parler, parce que dans le fond, il pourrait très bien lui poser une question de ce genre dans le seul et unique but de lui dire que tout ceci est mauvais. Après tout, c’est une éventualité non ? Mais elle préfère faire attention à tout ça. Après tout… Il serait stupide de courir un risque débile et de prendre une telle claque dans la gueule, si on peut le dire comme ça. Meeka ne prétend pas qu’elle n’est pas fière de son travail mais il est toujours difficile de prétendre que tout est parfait. On repère les défauts, on fait attention à tous les détails quand. Tout ceci n’a rien d’évident. Mais on apprend à essayer de faire en sorte que ce le soit. Malgré tout, il est impossible d’agir comme si on venait de faire l’arme parfaite.

Elle l’observe alors qu’il pose quelque chose dans un coin de l’étale. Un poisson, visiblement. Mais il n’est pas évident de déterminer de quoi il s’agit. Son attention semble s’arrêter sur une dague du stand. « Puis-je ? ». Elle sourit, il semble intéressé par l’arme ou en tout cas, il en donne l’air. « Oui oui, bien sûr, allez y ». Il n’a pas pris la peine de se présenter mais elle n’y prête pas forcément attention. Après tout, qu’est-ce que ça change. Ils ne sont pas forcément là pour échanger des banalités, mais plutôt là pour les armes. Est-ce que c’est vraiment si étonnant ? En tout cas, il semble intéressé et c’est bien plus qu’un compliment qu’il aurait pu lui faire. Tout ceci l’atteint davantage. Et oui, ça fait du bien. « Elle vous plaît ? ». Elle ne sait pas vraiment quoi dire de plus. Elle ne veut pas faire la lourde parce qu’elle a l‘impression que ça n’aiderait en rien. Ce qui n’a rien de vraiment étonnant, finalement. « Que veux-tu en échange ? ». Donc l’homme est visiblement intéressé. Et ça la touche parce que mine de rien, ça montre à quel point une arme lui plaît, à quel point il la veut et la désire, aussi. Et c’est bien plus qu’un plaisir de savoir cela. « Si elle te plaît, elle est à toi. Je ne suis venue ici que pour principalement faire connaître mon travail. Mais si tu habites dans le coin, je veux bien être invitée lorsque tu feras ce poisson ». Un fin sourire sur les lèvres, son intention n’est pas de s’inviter. Mais après tout, pourquoi pas hein ? En plus de ça, Meeka n’a pas envie de faire payer son premier client. Il est le premier, après tout. C’est plutôt important.


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Sujet: Re: eirik _ Rustling Trees
Sam 6 Mai - 23:00

Une nouvelle dague ne serait pas du luxe, bien au contraire. Cela lui permettrait de tuer quelques personnes au passage, dès qu’il rentrerait de son séjour de chez Baelfire. Eirik avait un goût prononcé pour les armes depuis sa fuite. Esclave, il en était resté loin, sauf quand il avait été gladiateur et encore, c’était seulement quand on désirait lui passer une arme. Maintenant qu’il était libre, il collectionnait un peu les armes. Une nouvelle dague serait l’idéal. Un nouvel objet pour ôter la vie. Il ne manqua pas de lui demander si c’était elle qui l’avait fait. Après tout, elle ne pourrait être qu’une simple marchande. Elle sourit et il la dévisagea silencieusement. C’était la première fois que leurs regards se croisèrent. Il hocha la tête quand elle affirma que c’était elle qui avait fait. Il n’avait rien d’autre à dire. Eirik n’était pas forcément le parleur de l’année. Il n’enchaînait pas de longues phrases interminables, cela avait plutôt tendance à l’agacer profondément. Il ne savait pas quoi dire d’autre, il continuait d’observer la dague sans la toucher. Il posa finalement son poisson, se sentant observé et demanda avant de toucher l’objet. Il obtint l’autorisation et prit l’objet entre ses mains calleuses. Il soupesa la dague. Elle était bien, très bien même. Le métal qui la formait n’était ni trop légère, ni trop lourde.

Les doigts épais de l’homme s’enroulèrent autour du manche et il plia le bras en angle droit, observant le jeu de son poignet, de sa main autour de cette dague. « Elle est très belle. » Simple, mais efficace. Il venait de tomber amoureux d’un objet. Il était en train de s’amuser avec, de tester l’objet en mouvement quand la voix de la femme l’interrompit dans ses pensées. Eirik n’apprécia pas cela, mais décida de se taire. « Oui, elle est très bien. » C’était un compliment qu’il faisait. Il faisait un effort, selon lui, en le donnant à cette femme. D’un côté, difficile de nier le travail qu’elle avait fait. Il fallait bien féliciter quelqu’un quand il faisait quelque chose de bien, n’est-ce pas ? Eirik se demanda un instant de quelle tribu venait cette femme. Elle pouvait très bien être une voyageuse, venir de loin, des montagnes. Il rêva quelques secondes sur l’origine de cette inconnue blonde. Eirik était libre de lui inventer une vie, une famille, un mari. Il aimait bien de temps en temps, imaginer quelque chose de fou pour les autres. Sa vie à lui n’était pas folle, juste chaotique et sans foi ni loi. Cela ne le dérangeait pas, au final il s’en accommodait parfaitement. L’homme décida de demander ce qu’elle voulait en échange. Il n’hésiterait pas à négocier avec elle. Il s’attendait à bien des choses, mais pas à ce qu’elle dit.

L’inviter à manger ce poisson ? Malgré son sourire, il en resta sans voix. Elle ne demandait rien, juste une invitation. L’homme plissa le nez, ne sachant que dire. Il était perplexe. C’était bien la première fois qu’on lui demandait quelque chose de la sorte. « Je ne vis pas ici. Je suis chez un ami. » Il ne devrait pas en dire plus. Il ne voulait pas créer des problèmes à Baelfire. Mais son ami appartenait à des pikunis, non ? Alors tout irait bien, n’est-ce pas ? Mais accepterait-il une femme chez lui ? L’homme sentit un mal de tête venir. Trop de réflexion pour rien soudainement. « Tu veux le poisson ? » Cela lui ferait franchement mal au ventre de le donner, mais pourquoi pas ? Il trouvait sa simple demande étrange. Elle voulait juste faire connaître son travail. C’était donc ces premiers ouvrages ? Il regarda la dague entre ses mains. « Tu es nouvelle dans le milieu ? » Et il la regarda, vraiment. Il ne la trouvait plus si jeune que cela. Il lui donna un âge approximatif. Elle était moins usée que lui physiquement, plus jeune, mais elle n’était pas une jeune femme. L’homme n’avait pas été agressif avec elle. D’habitude il l’était, mais pas là. Parler d’armes le détendait et l’apaisait. Vivre avec Baelfire aussi, cela avait le don de calmer ses démons. Il réfléchissait moins et ses vieilles habitudes semblaient s’être calmées. Mais tout ceci n’était qu’éphémère, il comptait bien partir une fois guéri.

Spoiler:
 

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Sujet: Re: eirik _ Rustling Trees
Jeu 15 Juin - 11:03

» Rustling trees
Lorsqu’elle se déplace dans les tribus, l’intention première de Meeka n’est pas forcément de vendre ou de toucher quelque chose pour quelques commandes que ce soit. De par sa démarche, la jeune femme fait de son mieux pour être reconnue et pour qu’on vienne la trouver dans sa tribu. Du haut de ses années qui défilent, la jeune blonde se permet de croire que viendra un jour où elle ne sera plus en mesure de voyager pour les autres.  Et dans le fond, elle a beau aimer voyager, ce n’est pas son activité préférée. Le mal de pieds, les armes trop lourdes, la fatigue une fois sur place et les négociations pour pouvoir se trouver un coin où s’installer. Ce n’est pas toujours facile et parfois, elle rentre avec tout son stock sans avoir attiré qui que ce soit. C’est éprouvant. Alors que lorsque personne ne vient chez soi, on peut plus ou moins trouver quelque chose à faire. Fabriquer, sculpter ou même simplement s’occuper de sa maison. Mais pas là, pas quand on va ailleurs. Sur son petit stand, pendant de longues minutes éprouvantes, la jeune femme a fini par se demander si quelque chose de mal n’allait pas finir par lui tomber sur la gueule. Mais est-ce qu’elle pourrait reprocher aux membres de cette tribu de ne pas venir vers elle ? Ils ont sans doute un forgeron à eux. Et dans ce cas, il peut être très doué ou les inciter à ne pas venir la voir. C’est une option et elle ne pourrait que le respecter. Pour autant, elle serait blessée que ce soit ce qui les éloigne, comme ça. Qu’on ne lui laisse pas sa chance pour des soucis ridicules de concurrences. Ils ne bossent pas de la même manière, voilà tout. Et il faut se serrer les coudes. Mais Meeka ne pense pas comme tout le monde et elle l’a compris depuis bien longtemps. Elle essaie, depuis, de ne pas s’attarder sur tout ça. Mais ça n’a rien de facile.

Mais quand un homme s’arrête devant son stand, tout change. Et ça devient plus supportable déjà. Un fin sourire sur les lèvres, elle l’observe alors qu’il regarde ses objets. Et son attention s’attarde sur une dague. Bien sûr qu’il peut la toucher. Qui serait-elle à lui dire qu’il ne le peut pas, si l’idée est de la vendre ? il doit pouvoir juger de la qualité de ses propres mains. Et c’est plus simple comme ça. Alors il la regarde, alors qu’elle est là, devant lui, et qu’elle ne bouge pas, attendant une quelconque réaction de sa part. « Elle est très belle. ». Son sourire s’agrandit. Elle apprécie qu’on complimente son talent et ses « jouets ». Elle aime qu’on les regarde et qu’on lui dise que c’est du bon boulot. C’est une importance capitale pour la suite. Si on lui avait continuellement dit qu’elle n’avait aucun talent, il y a fort à parier qu’elle se serait tourné vers autre chose. « Oui, elle est très bien. ». Le ton de sa voix semble un peu décalé, un peu plus froid mais elle choisit de ne pas y prêter attention. A quoi bon, après tout. « Merci ». Plus facile de remercier et de garder une trace de politesse. Plus facile de s’arrêter sur ça et de ne pas y prêter attention davantage. Elle n’est pas ici pour faire une leçon de politesse ou de respect aux gens. Et puisqu’il complimente ce qu’elle fait, qu’est-ce qu’elle devrait faire hein ? Il serait ridicule de chercher plus loin.

Quand il lui demande ce qu’elle veut en échange, elle reste sur ses principes. Elle ne veut rien. Ou en tout cas, l’intention n’est pas forcément de réclamer de l’or ou autre bêtise de ce genre. Quand elle se déplace, elle attire moins l’attention. Elle prend ce qu’on lui propose. Elle veut faire connaître son travail et faire comprendre aux gens qu’elle est douée de ses mains et leurs souffler où la trouver. Alors, toute demande sera payante. Mais là, il ne s’agit rien de personnel, il ne s’agit que d’amitié et de reconnaissance. Oui, dans un sens, du moins. Tout ça pour dire que ce qu’elle cherche, c’est à être plus connu et à ce qu’on vienne la voir pour lui demander des choses. Des choses comme on le souhaite, voilà tout. Mais les gens, ils ne parviennent pas à le comprendre, visiblement. Et c’est l’aspect ridicule de la chose.  « Je ne vis pas ici. Je suis chez un ami. ». Elle ouvre la bouche et la referme aussitôt. La curiosité n’a pas sa place ici et il serait plus que ridicule de sa part de lui poser une quelconque question. Oui, il vaut mieux garder les choses comme elles sont pour ne pas réfléchir plus loin. Oui, c’est plus facile comme ça, d’une certaine manière. « Oh d’accord. Toujours agréable un peu de colocation ». Oui, il vaut mieux ça que de le questionner à outrance. Et puis, il ne veut peut-être pas ouvrir la bouche sur sa provenance. Ce n’est pas à elle de chercher plus loin. Bien que ça la démange. Meeka est curieuse, elle l’a toujours été. Avide d’écouter les potins, parfois. « Tu veux le poisson ? ». Son intention n’est pas non plus de lui voler son achat. Ce serait ridicule. Mais en parallèle, il y a bien assez à manger pour plusieurs non ? Enfin bon, ce n’est peut-être pas non plus à elle de s’imposer de la sorte. « Je n’ai pas l’intention de voler ton poisson. J’imaginais qu’on pouvait le partager mais si tu es chez un ami, il t’attend peut-être pour le manger ». Bah quoi ? C’est une option envisageable. « Tu es nouvelle dans le milieu ? ». La question la surprend et pourtant, en même temps, c’est assez évident. Rien de surprenant, dans le sujet. Elle ne vend pas, ou en tout cas, elle parle de faire connaître son œuvre. « Mon père vendait ses armes. Il le fait depuis des années, bien avant ma naissance. J’ai repris le flambeau. Et j’y ai apporté ma touche. Du coup, j’essaie de me faire un nom ». Elle hausse les épaules. Il y a sans doute un peu trop de détail dans tout ça. Mais… Les choses sont comme elles sont. Pas besoin de réfléchir plus loin.


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Sujet: Re: eirik _ Rustling Trees
Mar 11 Juil - 10:15

Eirik était maladroit dans ses relations et ne savait pas communiquer aux gens. Il avait la délicatesse d’un poulpe, ou non poulpe. Il était en train de s’éparpiller et pas qu’un peu. Il tenta de faire un commentaire, maladroitement, mais il tenta de le faire. A son sens c’était mieux que rien. Eirik trouvait le travail de la femme très bon. Déjà il manipulait la dague et appréciait le contact du métal entre ses doigts. Il avait une sensation de familiarité qui lui plaisait énormément. Il n’avait plus ressenti cela avec une arme depuis bien longtemps. C’était le genre de sensation qui ne s’expliquait pas, mais se vivait. Il était normal pour lui de donner quelque chose en échange, mais à son grand étonnement, la femme n’attendait rien. C’était difficile pour le brun d’accepter cela. A son sens, chaque chose valait un prix. C’était ainsi qu’il considérait le monde, que cela plaise ou non. Il avait été élevé dans ce genre de mentalité, s’il eut bénéficié d’une quelconque éducation qui tenait la route. Eirik ne savait pas ce qu’il devait faire face à cette femme. Surtout qu’elle formula une demande à propos du poisson. Le Rahjak ne savait pas comment Baelfire son ami le prendrait de voir une inconnue débarquer chez lui. Le brun avait perdu trop longtemps contact avec l’autre homme pour se risquer à introduire une femme sans prévenir au préalable.

Alors il précisa qu’il n’était pas d’ici, sans dire d’où il venait. En général il se montrait clair dans son envie de rien communiquer aux autres quant à où il venait. Eirik n’était pas le genre d’homme qu’on faisait parler et son air féroce dissuadait quiconque de parler. Il faudrait être franchement suicidaire pour avoir envie de le forcer à quoi que ce soit. Il crut voir la blonde fermer et ouvrir la bouche, mais resta silencieux tout en la regardant. Le brun se dit qu’il avait rêvé cette vision probablement. « Oui, je repars bientôt. » Là aussi il ne précisa pas où, peut-être la mer. En soi ce ne serait pas un énorme secret et ne dévoilerait pas qui il était. Eirik se sentait redevable envers cette femme et proposa encore le poisson. La réponse de la femme le mettait dans une position délicate. Il voulait partager le poisson avec elle, mais voulait en garder pour Baelfire. Son esprit tourna dans tous les sens pour tenter de trouver une solution convenable qui ne le mettrait pas dans un embarras certain. « Nous n’avons qu’à le cuisiner en partie, j’en garderai pour mon ami. Tu as un coin où tu dors non ? On peut y cuisiner ? » C’était la meilleure solution selon lui pour la remercier. Il jouait encore avec la dague de manière presque automatique et presque terrifiante.

Il l’aimait vraiment, il était tombé amoureux de l’objet si on pouvait dire les choses ainsi. Il était curieux de cette femme et décida de poser des questions. Eirik pencha la tête de côté alors que Meeka se dévoila et expliqua qui elle était. C’était très intéressant. Il n’avait pas à y redire à ce sujet. « Il voyageait ? » En tant qu’amateur d’arme, Eirik avait rencontré quelques forgerons sans pour autant retenir leurs noms. Il avait souvent été de passage très rapide pour laisser le moins de trace possible. « Je me nomme Eirik, enchanté. » Et il était poli avec cette femme. Quelque part au fond de lui, il était aussi admiratif. Elle faisait du beau travail. Il n’était pas un expert, mais appréciait fortement ce qu’il voyait. Pour lui une belle lame qui se fondait dans sa main était la preuve qu’il pourrait tuer sans sourciller. « Nous pourrions échanger autour d’un bon verre et du poisson. Tu en dis quoi ? » Il proposait quelque chose d’inédit. Ces mots sonnaient étrangement dans sa bouche, mais il arrivait à les prononcer. C’était presque un miracle. Il ignorait tout de cette femme et il était curieux. Pour l’instant elle n’éveillait rien de dangereux en lui. Il avait envie de discuter et de voir ce qu’elle avait au fond d’elle.

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Sujet: Re: eirik _ Rustling Trees
Dim 27 Aoû - 19:53

» Rustling trees
Depuis que ton père est parti, tu n’as plus eu l’occasion de partager le toit de quelqu’un. Enfin si, bien sûr, lorsque tu t’aventures dans une nouvelle tribu dans l’idée de faire un peu de troc ou ce genre de chose. Ce n’est pas toujours évident de trouver, mais ce n’est surtout pas pareil qu’un peu de colocation. Tu ne connais pas ces gens qui sont suffisamment gentils pour t’accueillir chez eux, c’est vrai. Mais tu ne vas pas te mettre à prétendre que c’est la même chose. Vivre chez un ami, c’est aller chez quelqu’un qu’on connaît, s’attirer la sympathie d’un homme et voir une situation devenir agréable. Pour autant, non, ce n’est absolument pas aussi simple que ça. Mais un jour, tu aimerais essayer. Ce n’est juste pas le moment d’y penser face à cet homme qui n’a sans doute pas vraiment envie de t’entendre à ce sujet. « Oui, je repars bientôt. ». Oh, ça c’est plutôt dommage. Bon, tu ne le connais pas vraiment et il serait étrange de ta part d’évoquer tout ça sans l’ombre d’une raison. Tu n’as pas particulièrement envie de comprendre ses intentions, tout comme tu n’as pas particulièrement envie de chercher plus loin. Tu as envie d’apprendre à le connaître parce qu’il a l’air de bonne compagnie et d’avoir du goût. mais en même temps, on ne peut pas décider du bon ou du mauvais côté de quelqu’un au premier contact. Tu ne le connais pas et vous n’avez pas vraiment beaucoup échangé. Tu ne peux donc pas vraiment juger comment il est, ni qui il est. Mais les choses sont juste comme elles sont et il ne sert à rien de chercher plus loin. Il n’y a aucun intérêt à cela. De toute évidence. ” Oh dommage. Avez-vous apprécié le séjour ? “. Tu ne vas pas non plus te mettre à lui dire que tu es triste qu’il parte, disons que d’ici quelques jours, tu te souviendras de l’avoir croisé et qu’il a été agréable avec toi, s’arrêtant sur ton stand. Mais ça risque de s’arrêter là bien plus vite que tu ne pourrais l’admettre. Est-ce qu’il y a vraiment autre chose à en dire ? Tu n’en es pas vraiment certain. En plus, ce n’est pas ta tribu, alors s’il n’est pas à l’aise dans le coin, ça ne change pas grand chose pour toi. S’il ne savoure pas son séjour ici, toi, ça ne te fera rien du tout, même. Mais… Tu apprécies de voir les gens contents et s’il ne se plaît pas ici, si ça se trouve, ce sera aussi ton cas. C’est une éventualité, n’est-ce pas ?

Lorsque le sujet glisse sur son ami, tu te demandes où il est, observant rapidement autour de toi. Il n’y a pas grand monde et s’il était dans le coin, sans doute auraient-ils été ensemble. Puisque ce n’est pas le cas, tu imagines que tu ne peux pas croiser son regard ou le repérer de près ou de loin. Ce qui n’a donc rien de vraiment étonnant dans la situation actuelle. Logique. Et pour ce qu’il en est du poisson, bien sûr que tu ne veux pas le lui voler, ou le manger alors que son ami l’attend certainement quelque part. Ce n’est pas non plus la solution. Ce serait bizarre, disons. Et il n’y aurait rien de surprenant à ce sujet. Tu n’es pas du genre à gratter sur les choses qui ne te concernent pas. Mais les gens ne parviennent pas forcément à comprendre tout ceci. « Nous n’avons qu’à le cuisiner en partie, j’en garderai pour mon ami. Tu as un coin où tu dors non ? On peut y cuisiner ? ». L’idée n’est pas bien mauvaise, sur l’idée. Pour autant, tu n’as pas non plus envie de gâcher le poisson. Tu es presque tentée de proposer de manger un morceau à trois mais une nouvelle fois, tu aurais l’impression d’imposer ta présence. Et ce n’est pas non plus la solution immédiate. L’homme semble avoir trouvé un bon compromis. Mais ce n’est pas le seul point qui pose problème. Si tu as en effet trouvé un coin où dormir, tu n’as pas pour habitude de t’y rendre si la personne n’est pas là et elle est partie pour la journée. Alors, pour manger le poisson, il faudra faire un petit feu juste ici. Non que ce soit réellement un problème mais c’est la seule possibilité. ” Je n’ai malheureusement pas la possibilité de m’y rendre ou en tout cas, je n’aime pas squatter chez les gens quand ils ne sont eux-même pas là. Mais nous pouvons nous cuir quelque chose ici même, non ?”. Est-ce que ça aurait vraiment quelque chose de si étonnant que ça ? Peut-être serait-il capable de dire non. Et ça n’aurait rien d’étonnant. C’est assez “sauvage” de cuisiner juste comme ça. Pis vous n’avez pas d’épices. Il aime peut-être son poisson d’une manière particulière ? Qu’est-ce que tu en sais.

Tu n’as plus vraiment l’habitude de parler de ton père, lors d’un échange. Ca continue à te faire bizarre mais c’est une chose que tu ne connais plus vraiment. Et tu préfères ça, de manière générale. Pourtant, c’était un homme bien, une personne formidable et pas seulement parce qu’il était ton père, qu’il t’a aimé et qu’il t’a tout appris. Mais les choses sont comme elles sont et tu as juste appris à faire avec, sans chercher plus loin. A quoi bon, hein ? « Il voyageait ? ». Un fin sourire se glisse sur tes lèvres. Il voyageait, il ne prenait jamais le temps de te prendre avec lui et tu ne cherchais pas vraiment à partir avec lui. A quoi bon, hein ? Disons que pour toi, ça ne servait pas à grand chose. Il n’était pas souvent là mais quand il l’était, il faisait en sorte que ça compte. ” Beaucoup, oui. Mais il essayait d’être souvent là pour moi aussi. “. Mais il s’en fout de tes attentes d’enfants. Tout ceci remonte à loin. Il n’est pas mort depuis longtemps mais dans les dernières années, il ne voyageait pas du tout. Il était à tes côtés pour t’apprendre les ficelles du métier. Il était trop vieux. Et il le savait. Il attendait les clients et ils étaient nombreux à venir pour lui. Ils ne le sont pas autant pour toi. Tu dois te faire connaître. Voilà tout.

« Je me nomme Eirik, enchanté. ». Tu te mets doucement à rire. Tu réalises seulement maintenant que vous ne vous êtes même pas présentés. ” Je réalise seulement que nous ne nous sommes pas présentés. Moi c’est Meeka, tout aussi enchantée “. Après tout, en plus d’être de compagnie agréable, il est assez beau à regarder. Ce n’est pas le moment de le pointer du doigt quant à son physique. Mais tu ne peux pas non plus prétendre que ce n’est pas le cas.

« Nous pourrions échanger autour d’un bon verre et du poisson. Tu en dis quoi ? ». Tu souris à nouveau. Cette idée te semble parfaite. Mais tu n’as pas vraiment envie de manger à côté de ton établi. Autant se poser tranquillement quelque part non ? Un peu à l’écart, où les curieux ne pourront pas entendre mais tout en restant assez proche pour que si quelque chose venait à disparaître, tu puisses te lever et partir en guerre. Façon de parler, bien sûr. ” Ca me semble bien. On pourrait se mettre un peu à l’écart, il y a un coin assez sympathique par là, tranquille où on pourrait faire un feu tout en me permettant de garder un oeil sur l’établi, pour que des enfants ne se coupent pas. “. Le vol te fait moins peur qu’une coupure sur la main d’un enfant, ou pire encore. ” Si cela te tente, bien sûr. “. Et un nouveau sourire.


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Sujet: Re: eirik _ Rustling Trees
Dim 10 Sep - 12:03

Cette femme n’était pas désagréable et ne semblait lui vouloir aucun mal. Eirik laissait tomber sa méfiance naturelle et se laissa même à parler. Apprécier le séjour ? Il se laissa le temps de la réflexion, Baelfire n’était pas désagréable, mais la véritable raison de la présence du Rahjak était sa cheville gravement blessée. Les premiers temps avaient été durs, la douleur ne l’avait pas rendu d’une humeur excellente à dire vrai. Maintenant cela allait mieux et il profitait de cette dernière période. « Oui j’ai apprécié. Je suis quelqu’un qui voyage énormément, alors se poser quelques temps, c’est toujours sympa. » Il ne dit pas pourquoi il voyageait régulièrement. Il ne disait à personne car il faudrait alors tuer un éventuel témoin. Il ne pouvait pas se permettre de laisser derrière lui des gens qui en savaient trop. Après tout, pour une bonne récompense, n’importe quelle langue de quelqu’un de modeste se délierait. Eirik l’avait bien vu, bien des âmes se laissaient tenter et corrompre. Vivre plus longtemps et bien était toujours un petit plus non négligeable. Mais ce n’était plus la question, il proposa volontiers à la femme de partager la moitié du poisson avec elle. Il était sûr que Baelfire n’y prendrait pas ombrage et pis au pire, tant pis. Il subirait le courroux de son ami. Eirik regarda la place marchande tout en pensant à l’idée de faire cuir ici. « On risque de créer des envieux, faudra défendre le poisson. » Dit-il avec une pointe d’humour.

Il ne s’était plus frotté à l’humour depuis longtemps et se demanda si cela réussirait. En tout cas, il était étrangement partant pour se lancer dans la cuisson du poisson parmi les autres. Au moins cela aurait l’avantage de les occuper un petit moment. Il ne savait pas qui était le père de la blonde, mais demanda s’il voyageait. Au moins il apprit qu’il voyageait énormément et le reste… Eirik ne sut pas quoi répondre. Lui et la compassion, cela faisait deux à présent. Il imaginait bien que la femme ait pu profiter enfant de son père, même si lui de son côté, n’avait jamais connu son père et sa mère. Il se contenta donc de hocher la tête. Ils avaient longuement parlé sans que chacun se présentât alors le Rahjak décida de se lancer et fait intéressant, il décida de dire son vrai prénom. Il aurait pu mentir et inventer, mais le brun décida que non. « Vous sauriez étonné le nombre de personne avec qui j’ai discuté et dont je serai incapable de dire le prénom aujourd’hui. » Dit Eirik avec un bref hochement d’épaule. Il n’avait pas honte, il avait croisé des gens sans leur demander qui ils étaient. Il s’en fichait car il partait du principe que tôt ou tard, on mourait. Alors pourquoi s’attacher ? Eirik voyait la vie ainsi. Elle avait un joli sourire et l’homme se surprit de penser ainsi. Il y avait un léger changement dans son comportement, quelque chose qu’il ne s’expliquait pas.

Comme une amélioration avant de tomber encore plus dans le chaos. Il renouvela sa proposition de partager un moment ensemble, c’était à elle de choisir. « Je comprends. Je te laisse me montrer le chemin. » Les enfants étaient importants, même dans le milieu des esclaves. Les enfants représentaient toujours l’espoir et l’amélioration qu’on pouvait un jour atteindre. Eirik se mit en route, suivant la blonde tout en se disant qu’ils partageraient un bon moment. Il n’avait rien à boire sur lui. « Tu as de quoi boire ? Sinon nous n’avons qu’à troquer. » Après tout, ils étaient sur la place marchande, alors inutile de se gêner. Ils n’avaient qu’à se pencher pour ramasser ce qu’ils désiraient. Ils arrivèrent au petit coin et Eirik s’installa calmement, rassemblant le bois pour préparer le feu qui cuirait leur demi-poisson. Il avait un couteau pour découper la bête.

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Sujet: Re: eirik _ Rustling Trees
Mer 1 Nov - 17:43

» Rustling trees
Tu ne cherches pas vraiment à ce que ton travail soit super célèbre, à ce que tu aies des centaines de commandes qui s’empilent et à ce que tu sois débordée. En réalité, c’est même le genre de chose qui serait susceptible de te faire paniquer à outrance. Pour autant, il est vrai que tu as envie de voir ton travail être reconnu. Tu as envie de voir les gens se tourner vers toi pour te demander ton travail, pour te dire que ce que tu fais est bien ou ce genre de chose. Tu ne demandes pas la célébrité, tu ne demandes que la reconnaissance. Tu n’as pas le talent de ton père mais pour autant, tu ne risques pas de prétendre que ton travail est mauvais. Tu fais le nécessaire, tu fais absolument tout ce que tu peux et de la manière que tu veuxs. Et de ton point de vu, tu ne te débrouilles pas si mal que ça. Tu n’as pas envie qu’on te dise “tu suis bien les traces de ton père” mais plutôt “c’est du bon travail” et c’est ce que tu obtiens avec l’homme qui se tient devant toi. Et c’est réellement un gros besoin. Une nécessité, tout simplement. Tu as envie qu’on te dise que ce que tu fais n’est pas mauvais, tu as envie de te dire que tout va bien, que tout se passera bien. Que tu es devenu quelqu’un de responsable et que tu ne fais pas ça pour rien. C’est stupide mais oui, tu ne cherches qu’un peu de reconnaissance. Ton père était réputé mais ton père n’est pas toi. Et aujourd’hui, tu veux te créer ton petit monde, ce monde qui ne serait donc qu’à toi et qui ne compterait pour personne d’autre. Est-ce que c’est vraiment si étonnant que ça ? Tu émets quelques doutes. Enfin bref, tout ça pour dire que voir l’attrait de cet homme pour ton travail te flatte et te fait du bien. Tu ne peux pas te résoudre à agir autrement parce que mine de rien, la convivialité et la complaisance te plaisent. Voilà tout.

« Oui j’ai apprécié. Je suis quelqu’un qui voyage énormément, alors se poser quelques temps, c’est toujours sympa. ». Tu ne peux qu’être d’accord avec ça. Toi-même, tu as souvent l’occasion de voyager et ce n’est absolument pas le trajet qui te plaît mais davantage les moments où tu te poses un peu, où tu t’arrêtes quelques temps pour profiter d’un village et en connaître plus de choses. Tu en as besoin, voilà tout. Et oui, ça te fait quand même pas mal de bien. Est-ce qu’on peut vraiment te le reprocher ? Tu en doutes pas mal. Tu aimes voyager parce que ça te permet de découvrir des mondes différents et pas tant que ça à la fois. Pour ça, il faudrait sans doute que tu te glisses dans un campement de débarqués mais tu n’es pas certaine que les ententes y soient réellement propices. Mais pour autant, les choses sont comme elles sont, et c’est ainsi. Tu voyages, tu te perds parfois et tu passes beaucoup de temps loin de ta tribu. Tu te demandes d’où il vient, ce qui le pousse vraiment à voyager et si sa tribu ne lui manque pas. Tu sais aussi que ce n’est pas vraiment à toi de prétendre que tu le connais ou bien qu’il peut se permettre de se confier à toi. C’est déplacé n’est-ce pas ? Enfin bon, oui, il est souvent plus facile d’éviter tout ça et de ne pas faire n’importe quoi. Mais ce n’est pas comme ça que ça marche. De toute manière, tu n’as pas besoin de chercher plus loin. Tu n’as pas à te mêler de tout ça et pourtant, Meeka, tu sais que c’est plus fort que toi, que ça te brûle les lèvres, quoi que tu puisses bien en dire. Tu n’y peux rien, c’est là, en toi. Tu as toujours été trop curieuse. Il faut juste faire de son mieux pour formuler ça de la bonne manière. Mais ce n’est pas toujours facile. Pas du tout. ” Tu ne retournes jamais chez toi ?”. La question est simple, et ne se veut pas trop intrusive. Pour autant, tu sais que pour certaines personnes, elle pourrait le devenir. A lui de déterminer s’il veut te répondre ou non. Il pourrait se contenter de te dire que non, et tu ferais avec. Tu ravalerais ta curiosité, du mieux que tu le pourrais. Est-ce que tu y peux quelque chose s’il t’intrigue, finalement?

« On risque de créer des envieux, faudra défendre le poisson. ». En mangeant au milieu de tout le monde, en effet, ça fait un peu acte déplacé. Et tu réalises qu’il n’a pas tort, du fait que certains pourraient être tenté de se glisser entre vous pour manger un morceau. Et en fin de compte, il en est absolument hors de question. Alors oui, il faut opter pour une solution de repli. ” Ah non, faudrait pas qu’en plus, on se retrouve à partager notre part”. Tu lui souris doucement. Tu es vraiment contente d’avoir trouvé une charmante compagnie avec lui. Tu n’espérais rien de plus.

Le prénom. Un morceau de l’identité de quelqu’un. Son nom, la chose qui définit plus ou moins qui il est. Et pourtant, tu n’as même pas pris la peine de demander son prénom avant de converser. Toi la curieuse qui veut toujours trop savoir. Pour autant, tu t’amuses de la situation. Tu ne vas quand même pas en faire tout un plat hein ? « Vous seriez étonné le nombre de personne avec qui j’ai discuté et dont je serai incapable de dire le prénom aujourd’hui. ». N’est-ce pas un peu ton cas, à toi aussi ? Parfois, l’échange est si enflammé qu’on en oublie le principal. Mais ce n’est qu’un détail et on peut découvrir quelqu’un en n’en connaissant même pas son identité, ça ne pose jamais vraiment de problème. Et c’est mieux comme ça. ” Je crois que nous sommes tous un peu dans ce cas. Mais j’essaie toujours de connaître l’identité de la personne qui est en face de moi.”. Mais parfois oui, tu oublies simplement de demander. Ce n’est qu’un détail à tes yeux, mais la réalité est telle que tu ne cherche pas plus loin. En général, du moins. Mais on ne fait pas toujours ce qu’on veut, n’est-ce pas ? Tu ne peux pas toujours interrompre une conversation pour demander à la personne en face de toi qui elle est. Ce n’est pas ainsi que les choses fonctionnent. Et parfois, c’est mieux.

Un coin tranquille et vous pourrez parler à votre guise, vous pourrez vous dire bien des choses sans même avoir à vous prendre la tête. N’est-ce pas la seule et unique chose qui ait de l’importance, finalement. L’échange est doux, et oui en effet, tu n’as pas envie de le voir terminer si vite. Tu as envie de continuer à en profiter et tu ne vois pas pourquoi ça devrait déjà prendre fin. Cela n’aurait pas vraiment de sens, n’est-ce pas ? « Je comprends. Je te laisse me montrer le chemin. ». Tu n’as pas vraiment peur pour les enfants, en général, ils ne sont pas trop stupides. Mais on ne sait jamais et un accident est si vite arrivé. Tu aurais tout aussi bien pu ranger tes armes et en rester là. Mais tu as envie de continuer à les montrer, même si tu n’es pas au niveau du stand. Tu n’es pas loin, après tout, n’est-ce pas tout de même suffisant ? Toi, du moins, tu te permets de le penser. Et tu n’y vois donc pas le moindre problème. Mais ça s’arrête là. Tu passes devant lui, non sans lui adresser un nouveau sourire, et tu te diriges vers un arbre, un peu à l’écart mais pas trop loin non plus. Un coin abrité de la météo et assez tranquille vis à vis de quelconques passages. Tu as d’ailleurs déjà vu des personnes s’arrêter par ici auparavant. « Tu as de quoi boire ? Sinon nous n’avons qu’à troquer. ». Tu n’y as même pas pensé. Tu te mets à fouiller dans ton grand sac. Bien sûr, il doit y avoir de quoi boire là dedans. Sans doute uniquement de l’eau mais tu n’es pas du genre à boire autre chose. Pour accompagner ce poisson, ça te semble très bien, mais tu n’es jamais très regardante quant aux boissons que tu bois. ” J’ai de l’eau. Si ça te convient, on peut rester avec ça. Sinon, oui, il faudra sans doute troquer”. Mais il n’a pas l’air d’être du genre compliqué.


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Sujet: Re: eirik _ Rustling Trees
Jeu 23 Nov - 21:08

Cette discussion était si simple et calme. Il n’y avait aucun enjeu. Juste une discussion, rien de plus. Mais cela la dérapa quand il parla de voyage. Eirik s’y attendait à la question de son chez lui. Cela lui fit pourtant une étrange sensation quand elle lui demanda s’il ne retournait jamais chez lui. Rahjak n’avait jamais été chez lui. Il n’avait été qu’un sous-citoyen, un esclave, de la chair à canon pour les plus riches. Il avait envie de retourner chez lui, bien sûr, mais il savait qu’il mourait. « Non jamais, c’est mieux ainsi et toi ? » Il n’expliquerait pas plus. Il pouvait aussi être quelqu’un qui ne retournait pas chez lui car il s’était fâché avec des membres de sa tribu. Il n’était pas le seul solitaire, sa raison était juste différente que d’autres. Il se demanda un instant si elle pourrait être une mercenaire. Non, elle n’avait pas la tête de quelqu’un à jouer la comédie, quoi qu’elle pourrait être surprenante. Il ne savait pas trop quoi penser. Il était perdu. Il préféra se concentrer sur le poisson. Il se méfiait toujours des regards envieux des autres et du mauvais œil que cela pouvait apporter. Il valait mieux aller manger ailleurs pour avoir la paix. Il n’y avait pas que des gens bien ici, il en restait convaincu au fond de lui. « Je ne partage pas. » Et même si elle souriait, lui gardait un visage fermé, très sérieux. Sous son non partage, il y avait autre chose. Il n’hésiterait pas à défendre son repas car il avait trop longtemps souffert de la faim. Même en voyage, parfois il ne mangeait pas durant plusieurs jours. Maintenant il savait s’organiser et prévoir, mais avant c’était plus difficile. Et par défendre, cela sous-entendait des méthodes violentes, Eirik n’hésitait jamais car c’était une question de survie pour lui.

Sa mémoire s’avérait être une vraie passoire pour les prénoms, mais aussi car parfois, Eirik ne voyait une personne qu’une fois. Quand on voyait une personne une fois, quel était le lien ? Reverrait-il Meeka un jour ? Il n’en savait rien, il prévoyait rarement son emploi du temps, il vivait jour après jour. Il se réjouissait de se réveiller le matin, cela prouvait qu’il était vivant, avant de se rappeler des démons qui le hantaient. Mais il réussissait à fonctionner, encore. Ils décidèrent finalement de manger un peu ailleurs et le brun suivit la blonde. Il la regarda laisser son stand ainsi et ne commenta pas. Elle devait bien avoir ses raisons, de toute manière ils ne semblaient pas aller bien loin. Il la regarda lui sourire et se demanda un instant s’il avait l’air sympathique pour qu’elle lui sourît autant, probablement. Eirik ne savait plus sourire, il avait su à une époque, mais aujourd’hui il était quelque peu rouillé. L’arbre était ombrageux, c’était idéal en cette saison. Le brun bougea un tronc mort qui traînait là, mais pas encore pourri et s’y installa pour regarder l’emplacement. Visiblement ils ne seraient pas les premiers à utiliser la zone. Il y avait des restes de feux. Le Rahjak commença à rassembler calmement le bois qui se trouvait là. Ils avaient de la chance, ils n’auraient pas à chercher bien loin. Il sortit le poisson de son sac, encore emballé dans son papier et le déposa dans l’herbe. Il ne disait pas à Meeka quoi faire, lui faisait son rôle.

Il ne pensait pas que les femmes devaient faire la cuisine, il savait suffisamment faire seul pour ne pas dépendre d’une femme. Il leva la tête vers la blonde qui avait une bouteille d’eau. « Ça suffira. » Il voulait contrôler la situation, il était ainsi, un vrai maniaque du contrôle. Il ne voulait pas perdre la face en pleine journée. Il lui arrivait de boire, mais pendant la nuit, quand il se sentait mieux et capable de se cacher. Difficile de se cacher quand on était en plein jour, il n’avait pas de pouvoir magique pour se cacher. Eirik commença à allumer un feu, frottant des pierres l’une contre l’autre et souffla sur le feu naissant. Il ne savait pas quoi lui dire d’autre, il fallait bien l’avouer, il était peu doué pour faire tenir une conversation. Le silence ne le gênait pas, mais il savait que cela pouvait très vite gêner les autres. Mais vu le temps qu’ils avaient passé ensemble, il ne se faisait aucun souci. Ils semblaient très bien se tolérer.

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Sujet: Re: eirik _ Rustling Trees
Lun 27 Nov - 12:21

» Rustling trees
La curiosité de Meeka n’a pas toujours été la plus agréable qui soit. Ses décisions n’ont pas toujours été mauvaises et elle n’a jamais cherché à pousser les gens à parler mais il est vrai que par moment, elle peut sembler un peu intrusive. Mais c’est plus fort qu’elle. Son intention n’est pas de tout savoir pour pousser les gens à tout révéler aux gens. Ce n’est absolument pas comme ça qu’elle voit les choses, et ça n’a jamais été comme ça. Dans le fond, il s’agit juste d’un besoin personnel de savoir les choses sans être en mesure de voir les choses devenir un peu différentes. Elle aime savoir les choses sur les gens, qu’il s’agisse des trucs que tout le monde sait ou même de petits secrets. C’est comme un besoin de savoir, comme un besoin de tout connaître sur quelqu’un. Alors que ça n’a pas vraiment de sens, en réalité. Dans le fond, elle aime juste connaître les gens à qui elle parle. C’est tout. Et c’est aussi pour cette raison qu’elle pose la question à Eirik. Elle veut en savoir plus sur lui, puisqu’elle est amenée à manger avec lui. Elle ne demande pas grand chose, elle veut juste en savoir un peu plus sur cet homme venu en promenade dans une tribu qui n’est pas la sienne. Tout comme elle, finalement, mais pour elle, la raison de sa présence ici semble évidente. « Non jamais, c’est mieux ainsi et toi ? ». Le fait qu’il ne donne pas plus de détail lui laisse entendre qu’il ne compte pas lui en donner et elle peut le comprendre. Parfois, les choses dont on ne veut pas parler, elle reste enterrer dans un coin et c’est souvent mieux comme ça. Il ne faut pas toujours chercher à ce que les choses s’arrangent, ou à tout savoir. Alors elle serre les dents et choisit de ne rien dire ou en tout cas, de ne pas chercher plus loin. Elle s’imagine juste que c’est plus facile comme ça, pour une raison qui lui échapperait presque. S’il ne veut pas en parler, le but ici n’est pas de changer la conversation et de la rendre imbuvable. Tout est cordial jusqu’à présent, pourquoi donc devrait-elle insister pour que ce soit différent ? ” J’y retourne parfois. Mais j’aime bouger, me déplacer et voir de nouvelles têtes.”. Pourtant, elle songe à faire un séjour un peu plus long dans sa tribu, la prochaine fois. Elle ne saurait pas vraiment dire pourquoi mais elle réalise que ce serait presque nécessaire, finalement. Pour se ressourcer, il n’y a rien de mieux que son propre domicile, n’est-ce pas ?

Partager le repas avec les envieux, cela la fait rire mais ce n’est définitivement pas une option. Meeka n’est pas fermée au partage, et elle n’hésite jamais à le faire. Quand c’est prévu et que c’est un choix. Là, pour le coup, si elle se mettait à partager son repas, ce serait à cause d’une personne qui se serait avancé vers eux dans le seul et unique but de se faire inviter. Et ça, ce n’est absolument pas le genre de comportement qu’elle est capable d’apprécier. Pas du tout même. « Je ne partage pas. ». Pourtant, le ton de voix de Eirik la déroute quelque peu. Si elle, elle se permet de sourire à cette idée, son visage à lui reste assez fermé; Elle n’a pas envie de le juger sur ça mais évidemment, elle ne peut pas s’empêcher de trouver ça un peu étrange. Sans doute est-ce dû à son passé ou à ce que sa vie a pu être par le passé ? Elle ne saurait le dire. Et elle ne peut pas vraiment le deviner puisque de nombreuses raisons peuvent l’amener à agir comme ça. Peut-être qu’il a souffert de la faim ou qu’il avait une famille nombreuse ? Comment le savoir hein ? C’est si compliqué parfois d’essayer de deviner comment est la vie d’un interlocuteur. C’est peut-être pour ça qu’elle a toujours cherché à poser tout un tas de question aux gens à qui elle parle. Comme ça, aucune réelle surprise ?

Mais elle n’a pas envie de le juger sans fondement. Jusque là, l’échange qu’il y a entre eux est très cordial et très agréable et elle n’a pas envie de changer ça. Elle veut uniquement profiter du moment et de ce contact qui lui fait du bien. Elle n’irait pas jusqu’à dire que tomber sur quelqu’un comme lui est rare mais quelqu’un prêt à partager son repas avec une inconnue, ce n’est pas vraiment comment. Et pour cette raison, elle ne voudrait pas que ça se termine bêtement juste parce qu’elle imagine des choses sans le moindre fondement. S’il cherche à garder une part d’ombre, et bien soit, elle ne peut pas l’en priver et elle n’a aucun moyen pour le faire, non plus. Il est bien libre de vivre comme il le souhaite et ce n’est pas à elle d’aller contre ça. Même si elle trouve ça dommage. Elle aurait aimé en savoir un peu plus sur lui. En tout ça, qu’il en sache un peu plus ou non, elle espère qu’ils auraient d’autres occasions de se voir. L’île est très grande mais le hasard fait très régulièrement bien les choses. Alor elle a envie d’y croire, que ce soit évident ou non. C’est vrai. Il lui serait impossible de lui poser la question pourtant, elle trouve ça un peu déplacer, sans trop savoir pourquoi. Etrange sans doute. Mais on ne peut pas toujours faire les choses comme on le voudrait. Aucune idée. Il est de bonne compagnie, agréable à regarder et semble être quelqu’un de très intéressant. Elle est contente d’avoir croisé sa route à cet instant précis. Pourtant, elle ne sait pas grand chose sur lui et il pourrait être n’importe qui. C’est fou ce que la vie peut bien être capable de faire parfois.

Il n’y a pas grand chose en eau dans ce que Meeka tient entre les mains. Elle espère que ce sera suffisant et en réalité, il s’avère plus facile de lui poser la question. « Ça suffira. ». Oui, bien sûr que ça suffira. Il faudra juste qu’ils n’abusent pas du contenu de la gourde pour pouvoir finir le repas avec. Elle le regarde, alors qu’il entreprend d’allumer un feu avec deux pierres et qu’elle le regarde faire. Un léger silence s’installe entre eux mais elle ne le trouve pas gênant, il est occupé, après tout. Et autant qu’il s’occupe lui du feu, et du poisson, au moins, il est sûr que ce sera bien fait. ” Je te laisse t’en occuper alors, je suis sûre que ce sera très bien”. Elle cherche, réfléchit à trouver comment faire une conversation, comment trouver les mots et ce qu’il pourrait bien dire. Mais les options ne sont pas vraiment nombreuses n’est-ce pas ? Difficile de rater un poisson, en réalité, à moins de trop le cuire. ” Ton ami ne va pas te chercher ?”. Parce que ce serait possible finalement. Il est allé chercher un poisson pour son ami et il ne rentre toujours pas. Meeke ne voudrait pas poser de problème dans leur relation, même si elle apprécie l’instant.


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