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˜˜˜˜˜˜Femmes fatales ♦ Avinashi
maybe life should be about more than just surviving


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28/02/2017 191 Katerina Graham apy ♥ + Navysunset Timonier du Moissonneur, Pirate 10


Sujet: Femmes fatales ♦ Avinashi
Dim 5 Mar - 17:21

Femmes fatales.

Lovely ladies. Ready for the call. Standing up or lying down. Or any way at all. Bargain prices up against the wall.


Malgré une chaleur insoutenable, Urr se rhabilla. Cette atmosphère aride contrastait avec les airs marins dont elle était amoureuse. Chaque bouffée d'air, semblait lui brûler les poumons, tendit que sa chair de bronze, cuisait sous les rayons solaires qui s'infiltraient dans la chambre. Difficile de s'habituer à une terre qui était le complet paradoxe avec la sienne. Enfin, cette terre n'était qu'une simple parcelle de glace où elle a vécu une vie antérieure, une vie fade, dont certains chapitres lui provoquaient des hauts-le-coeur. Ici, les horizons se résumaient uniquement à des océans de sables s'étendant sans fin et des vagues de chaleurs. On ne comptait plus les mirages, on ne parvenait plus à dissocier le vrai du faux. Ici, la réalité et le rêve se croisaient et s'entrecroisaient. Mais cette notion d'instabilité illusoire qui donnait un charme perfide à la cité Rahjak, Urr l'appréciait.

Des doigts féminins escaladèrent et chevauchèrent les épaules glissantes d'Urr, lui arrachant une grimace de dégoût. « Ma jolie, estime-toi heureuse que je t'ai laissée en vie et en un seul morceau. » Gronda la pirate à en faire trembler les murs, faisant fuir les tentatives d'affection des mains baladeuses. Puis elle se leva gracieusement, ignorant le froid qu'elle venait d'instaurer dans la pièce, tout en lançant un regard aussi langoureux qu'hypnotique. A croire que la menace venait d'être lancée par une tout autre personne. Jetant ses chaussures en cuir au visage de sa charmante compagnie, une voix mielleuse à souhaits découla de ses lèvres enjouées. « Par contre, tu peux avoir une autre utilité que de te faire sauter. » Faisant ainsi comprendre à la fille de joie, que ses bottes avaient besoin d'être lacées. Puis un soupir impatient émana de sa gorge en feu. Et tandis que les petites mains s'attardaient sur le minutieux travail de ses jambes, Urr enfila son ample chemise crème.

Ne prenant pas la peine de bander sa poitrine par cette forte température et étant à terre, -car cela lui permettait d'amortir les éclats de ferrailles ou de bois-, Urr enfila directement sa chemise de lin crème, tranchant avec la noirceur de sa peau. Ses courbes charnues étaient camouflées par l'ampleur du vêtement, mais la découpe échancrée révélait des bouts de chair ravageurs. Sans faire attention à la décence de sa tenue, la Mante Religieuse prit tout de même soin de ranger les pans de son haut à l'intérieur de son pantalon sombre de coton. Remarquant qu'elle était désormais parfaitement chaussée, Urr sourit de toutes ses dents. « Ne sois pas triste mon chou, un jour, je reviendrais. » Urr n'avait que faire de cette fille, ou bien de ses sentiments. Ses partenaires d'un soir, elle les prenait puis les jetait, ou mieux, les tuait. Mais elle ponctua sa douce réflexion, en écrasant passionnément ses lèvres contre celles de sa misérable amante. Fidèle à sa brutalité, ses dents se plantèrent dans la chair de la soumise, goûtant du bout de la langue, le sang dans sa bouche. Puis, déjà lassée, la pirate repoussa sans aucune délicatesse l'esclave, avant d’agripper ses effets, le reste de ses affaires et quitter la pièce, aussi tempétueuse qu'elle était arrivée.

Plongeant une main dans sa courte chevelure ébène, ses yeux voguèrent sur le patio baignant dans un soleil étouffant. Elle observa ses compagnons de mer prendre du bon temps avec les femmes présentes, sachant pertinemment comment les reconnaître. La plupart était ceux ayant un peu trop profité de l'alcool tenant à peine debout et d'autres ressemblaient à des porcs en chaleur, enchaînant les conquêtes. Et puis, ils portaient les couleurs de leur pavillon, celui du Moissonneur. Tandis qu'elle se moquait de certains de ses camarades, ses mains voleuses parvinrent à chiper une bouteille au passage. Mais elle ne comptait pas passer son temps à boire et coucher sans pouvoir faire saigner une ou deux filles. Car ici, dans cet endroit de luxure qu'elle connaissait bien, Urr avait un minimum de respect envers la gérante qui tenait au bien-être de sa marchandise. Avinashi.

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01/02/2017 Pivette 116 Deepika Padukone Pivette Gérante d'un bordel / Oratrice & Gestionnaire 50


Sujet: Re: Femmes fatales ♦ Avinashi
Dim 12 Mar - 0:47


Femmes fatales
feat. Urr Gaelåiq & Avinashi Ijaya


Elle était jeune la soirée, elle était pleine de promesses en tous genres. Les infidèles prêts à s'adonner aux plaisirs charnels alors que leur épouses tenaient la maisonnée. Les mercenaires et autres soldats en quête de réconfort après une journée harassante dans l'arène ou sur la route. Les filles de joie faisant leurs simagrées, leurs parodies de parades amoureuses afin de séduire des clients déjà acquis à leur cause. Et il y avait la ma maquerelle, celle qui régnait en maîtresse suprême sur son petit microcosme. A l'étage, au travers d'une meurtrière elle observait le ballet qui se tenait en contre-bas dans le patio.

Son regard se posait d'abord sur ses plus précieuses gagneuses, celle qui d'un coup d'œil savait repérer, le mâle en quête d'aventure et de plaisir, celui qui serait prête à délier sa bourse pour passer quelques heures en compagnie d'une charmante créature, ou d'avantage, celui qui ne compterai pas et mettrait le prix. Elles étaient malignes et lorsqu'elles étaient harassées par la tâche, elle savait mettre le grappin sur celui qui ne souhaitait qu'un peu de compagnie et une oreille attentive et qui, pour elle, était synonyme de quelques heures de répit. Elle se concentra sur l'une des nouvelles, une de ses dernières trouvailles qui devait encore faire ses preuves avant d'avoir la confiance et l'approbation de la patronne. Un peu timide de premier abord, c'était semble t'il quelque chose qui plaisait, depuis quelques semaines elle était très demandée et avait tout l'air de donner pleine satisfaction aux clients. Celui qui l'avait précédé dans le patio avait sur ses lèvres le sourire de l'homme ravi d'avoir pu se soulagée en charmante compagnie. J'allais la tenir à l'œil mais elle semblait être sur la bonne voie pour devenir l'une de ses principales gagneuses cette petite nouvelle.

Une démarche familière, une silhouette qui ne passe pas inaperçue dans l'œil de l'Ijaya. Un large sourire se dessine sur son facies alors qu'elle reconnait celle qui traverse le patio en compagnie d'une de ses prostituées. Qu'elle aille s'encanailler, elle ne sera que plus calme et réceptive pour passe du temps en sa compagnie plus tard. La maquerelle quitte son perchoir, décidant de se mêler à la faune qui vaque à ses occupations dans le patio. Abordée par quelques clients réguliers elle fait son petit manège, se rendant presque disponible sans pourtant n'accepter aucune invitation à partager un verre avec l'un ou l'autre. La beauté brune est devenue totalement inaccessible pour le commun des mortels depuis plus d'une décennie aujourd'hui. La prostituée n'est plus, tuée par la femme de poigne, l'affranchie, la maquerelle qui dirige son petit monde d'une main de fer.

Le temps s'égraine et Avinashi se fraye un chemin entre clients et prostituées, l'objet de toute son attention venant de refaire surface. La fille de joie avec qui elle avait disparue, revient à son tour, tenant un morceau de tissus contre ses lèvres. Elle la dévisage un instant sachant pertinemment que ce sera à elle de l'aborder, comme toujours, se faire connaître auprès de celle qui la découvre à chaque nouvelle rencontre. Déambulant ça et là, se rapprochant de sa proie à pas feutrés, la brune sait pertinemment comment manifester sa présence de manière à ce que la timonière la reconnaisse, malgré cette particularité qui la prive de garder en mémoire le visage de son amante occasionnelle. Se rapprochant de plus en plus, arrivant à sa hauteur, dans son dos, ses doigts se tendent et se posent en douceurs sur le haut de la nuque de la pirate sanguinaire. Ses phalanges glissent le long de sa nuque jusqu'au milieu de son dos, ses lèvres à la hauteur du lobe de son oreille. "Si tu abîmes mes filles, je vais devoir te faire payer un dédommagement… elle n'était pas … à ton goût ?"



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Dernière édition par Avinashi Ijaya le Lun 10 Avr - 0:55, édité 1 fois

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28/02/2017 191 Katerina Graham apy ♥ + Navysunset Timonier du Moissonneur, Pirate 10


Sujet: Re: Femmes fatales ♦ Avinashi
Mer 15 Mar - 23:02

Femmes fatales.

Lovely ladies. Ready for the call. Standing up or lying down. Or any way at all. Bargain prices up against the wall.


Un touché. Un contact. Un signe reconnaissable parmi mille et un doigté. Celui qui glissait le long de sa vertigineuse colonne vertébrale. Celui exécuté par de délicates phalanges. Une caresse glacée contrastant avec sa chair en feu. Des frissons grisant découlèrent du geste et sur ses lèvres pleines, dansa un sourire farouche. Urr appréciait cette douce sensation tranchant avec ses tableaux barbares. Elle qui d'habitude, n'était pas sensible à la délicatesse, à la retenue, se permit instinctivement d'autoriser celle-ci. Et pour sûr, elle ne l'acceptait de la part que d'une seule et  unique personne. Celle dont son approche spécifique s'était forgée à travers les années. Nul besoin de se retourner pour identifier la personne. Nul besoin d'un visage ou d'une voix pour reconnaître le pseudo inconnu posté à ses arrières. Car derrière cet acte de reconnaissance, Urr décela le charisme et la force pas si tranquille d'une femme qu'elle ne connaissait que trop bien. Puis une voix. Une intonation sensuelle à souhait, mais menaçante, chose dont elle ne fut point déçue. Mais Urr percevait les insinuations. Rien ne pouvait lui échapper. « Difficile de se contenter de l'entrée, lorsque l'on a déjà goûté.. » La démone chercha ses mots, tandis qu'elle pivota gracieusement afin de faire face à son interlocutrice.

Avinashi Ijaya.

« Au dessert. » Faille psychique oblige, les yeux scrutateurs et fiévreux de la pirate arborèrent la silhouette d'une femme qui ne laissait pas le commun des mortels indifférent. La gérante de ce bordel présentait des allures différentes de celles crasseuses et infectes de la cité Rahjak. Son regard émeraude détaillèrent une femme d'une beauté exclusive. Oh, de nombreux jolis minois sont passés dans les bras d'Urr, mais un charme comme celui-ci, elle ne l'avait exploré que dans une seule personne. La Mante Religieuse, savait qu'elle avait également ses propres atouts. Alors, que folie et sauvagerie émanait de son être dément, l'aura d'Avinashi était toute autre, mais aussi puissante. Il y avait ce contrôle intense qu'elle aimait titillé, mais qui persistait, tel un véritable mur de glace. Intimidante, sous ce visage aux traits délicats, Ijaya devait sûrement être la plus belle femme qu'elle n'ait jamais rencontré. Urr n'avait aucune honte à l'avouer. Et à chaque fois, elle la redécouvrait avec délice. Ce qu'elle aimait le plus chez elle, était cette cascade de cheveux qui glissait le long de son échine féminine. Alors que les cheveux d'Urr étaient coupés brut au couteau, ceux de la belle gérante, étaient soyeux, sans fin. Elle aimait plonger ses mains dans cette jungle de filet de soie, entrelacer ses doigts avec et agripper le cuir chevelu sous ses prises sauvages.

« Et puis tu sais très bien, que je fais des efforts pour faire attention. » Tenta-t-elle de se justifier avec une moue désolée, mêlée à un enthousiasme décadent. Son corps s'appuya nonchalamment sur le pilier le plus proche, les bras croisés sur sa poitrine à peine couverte et le regard émeraude sans pudeur. Avinashi la connaissait. Elle savait dans quoi elle s'engageait lorsqu'elle ouvrait ses portes à la Mante Religieuse. Ellle qui était célèbre pour son tableau de chasse charnel aussi étoffé que le meurtrier, ses conquêtes, elle ne les laissait pas indemnes. La belle tirait du plaisir de la douleur, de la brutalité et voilà que l'on entravait à ses envies. Mais étrangement ici, Urr savait se tenir. Enfin, un minimum. Car si la folle restait sage, c'était par respect et désir envers Avinashi. Envers une femme qui avait pu côtoyer l'Uriam antérieure. La faible et fade Uriam.

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01/02/2017 Pivette 116 Deepika Padukone Pivette Gérante d'un bordel / Oratrice & Gestionnaire 50


Sujet: Re: Femmes fatales ♦ Avinashi
Dim 19 Mar - 16:02


Femmes fatales
feat. Urr Gaelåiq & Avinashi Ijaya


Le moment précis où la timonière se retourne et pose son regard sur la maquerelle est toujours un plaisir. Ces instants ou elle l'observe, la découvre, détaille son visage et le reste de son physique pour la première fois et une petite friandise qui comble toujours la brune. Elle est consciente de ses atouts, sachant pertinemment pour quelles raisons on peut la dévorer du regard. Voir cette expression dans les yeux d'une personne pour la première fois et d'autant plus plaisant avec les années qui passent. Retrouver ce regard dans les yeux émeraude de la pirate est un véritable délice, à chaque fois. Malgré tout, elle a toujours cette crainte, qu'un jour elle ne perçoive plus cette étincelle d'admiration dans ses prunelles, lorsque ce moment sera venu, l' Ijaya sait qu'il sera temps de cesser de jouer avec le feu, qu'il sera temps de ne plus se laisser reconnaitre par la timonière, et ne rester plus qu'un souvenir brumeux et indistinct dans la mémoire d' Urr.

Ses mots résonnaient aux oreilles de la jeune femme comme une douce mélodie, elle savait que bien qu'Urr aiment s'amuser avec ses pensionnaires, le lien qu'elle partageait avec la maquerelle était totalement différent. Cela faisait de nombreuses années que les deux femmes se connaissaient, et dès leur première rencontre Avinashi avait décelé quelque chose de particulier en elle, cette force, cette combativité enfouie au plus profond d'elle qui ne demandait qu'à se manifester. Il avait fallu du temps avec qu'elle le se laisse gagner par cette force, Uriam était morte et avait laissé sa place à la jeune femme qui se tenait en face d'elle, et ce pour le plus grand plaisir de la maquerelle. Entendre la timonière la comparer au dessert de son menu la fit sourire.

La sanguinaire s'adosse à un pilier proche d'elle, croisant les bras sur sa poitrine, elle dit faire des efforts, je suis plus que consciente, se tenir à carreaux dans un endroit comme le bordel de l'Ijaya n'est pas chose facile pour elle. Mais pour la maquerelle, rester de marbre face à celle qui tient une place à part dans ses relations. Bien entendu, en public, à part ce signe distinctif afin de se présenter encore et encore à elle, jamais elle ne se permettrait un geste envers elle. Jamais. La maquerelle qui fraye avec des clients, quelle image cela donnerait d'elle ? Quelles répercussions cela pourraient avoir sur la réputation de son établissement, pire, sur sa propre réputation ? Jeter la honte et le discrédit sur son nom, sa personne serait la pire de toute chose. L'Ijaya n'était pas une oie blanche, bien loin de là, mais les quelques personnes avec qui elle entretenait des relations privilégiées savaient garder leur distances en public, c'était principalement pour cela qu'elle savait qui était susceptible de faire partie de son cercle d'intimes et ceux dont il fallait se méfier.

Le regard de la patronne se pose un instant sur le pichet de vin que la timonière a récupéré quelques instants plus tôt en revenant dans le patio. "Tu fais des efforts … qui méritent d'être récompensés, prend le temps de boire quelques verres avant de quitter les lieux …" Elle ne la chasse pas, bien au contraire, tout n'est que jeu et faux-semblants, on ne sait jamais qui peut laisser trainer ses oreilles dans son bordel, elle le sait mieux que quiconque, ses filles savent que tout ce qu'elles entendent est à transmettre immédiatement à leur protectrice. L'envie de passer du temps avec son amante est présent, bien présent, mais maintenir les apparences est encore plus important. Urr n'est pas stupide, loin de là, elle sait bien que ce genre de phrase lancée par Nashi n'est autre qu'une invitation à la rejoindre à l'abri des regards un peu plus tard. Les deux femmes se connaissent, se décryptent, et savent parfaitement lire entre les lignes.

La maquerelle ne reste pas plus de temps qu'il n'en faut, ne pas éveiller les soupçons, elle tourne ostensiblement le dos à sa secrète amante et passe saluer d'autres clients réguliers, évitant habilement quelques gestes un peu trop familiers des uns, et avances plus ou moins directes des autres. Quelques dizaines de minutes plus tard, elle disparait dans les couloirs menant aux appartements des filles. S'entretenant quelques instants avec l'une de ses catins, elle recueille quelques informations avant de se rendre dans la pièce qui lui sert de bureau, cet endroit où personne n'entre sans y être invité, cette pièce toujours fermée à clé. Qu'elle soit à l'intérieure, ou non, seule ou en compagnie de l'un ou l'une de ses intimes. Cet endroit qui est sa soupape de sécurité, son jardin secret. Des coups retentissent contre la porte et lorsqu'elle déverrouille la porte, l'ouvrant pour laisser entrer son invitée, avant de la refermer à double tour. "J'ai failli t'attendre … "



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Dernière édition par Avinashi Ijaya le Lun 10 Avr - 0:57, édité 1 fois

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28/02/2017 191 Katerina Graham apy ♥ + Navysunset Timonier du Moissonneur, Pirate 10


Sujet: Re: Femmes fatales ♦ Avinashi
Sam 25 Mar - 14:21

Femmes fatales.

Lovely ladies. Ready for the call. Standing up or lying down. Or any way at all. Bargain prices up against the wall.


Evidemment que la belle méritait une récompense pour ses efforts. La pirate se faisait violence pour apaiser ses désirs démoniaques. Un animal en cage qui grattait les barreaux de ses entrailles, qui hurlait à la mort dans cet infime espoir d'être libéré en ces lieux. Mille et une fois, elle avait pensé à redéfinir la décoration. Les murs étaient fades, manquaient de rouge et le patio étaient bien trop vide à son goût. Peut-être qu'il fallait le remplir de macchabées entassés, en une splendide pyramide. L'endroit émanait un parfum charnel, constamment alimenté par les parties de jambes en l'air qui s'animaient dans tous les coins. Elle, elle aimait lorsque l'on combinait le plaisir à la mort. Deux éléments d'un paradoxe certain, dont on ne pouvait déterminer le lien. Sauf que la timonière s'adonnait joyeusement au fait de forcer leur rencontre. Entrechoquer le vide éternel au péché passionnel, créant son propre vice.

Mais la réserve de la dame Ijaya contrebalançait avec le feu destructeur d'Urr. Ce qui maudissait son esprit en l'empêchant de reconnaître le faciès d'un autre au premier regard, ne la rendait pas aveugle à propos des airs d'une mascarade. La Mante Religieuse, connaissait très bien la situation de son amante occasionnelle. Durant les années ponctuées par leurs petites entrevues ou par sa précédente vie, elle avait pu assister à l'ascension d'Avinashi. Spectatrice de la bâtisse de son empire au sein de la cité Rahjak, de l'élévation du poussiéreux quotidien d'une catin à celle d'une femme de fer. Et bien qu'Urr n'ait pas pour habitude d'admirer le poste ou la vie d'un autre, le parcours de la maquerelle ne la laissait pas indifférente. Les insinuations de la pirate demeuraient dangereuses et si elles tombaient dans des oreilles un peu trop perspicaces, elles pouvaient être son tombeau.

Alors tenant au bien-être de la belle, à sa façon, Urr parvint à lire entre les lignes de sa mise en garde et resta muette. Chose rare. Afin de barricader ses malsaines paroles, elle croqua de ses dents sa lèvre inférieure. Portant le pichet à son visage, une imposante goulée pourpre coula grossièrement dans son gosier, en faisant dégouliner le breuvage le long de sa mâchoire aiguisée. Impatiente, elle était, mais en retrait, elle resta. L'intensité de son regard suivit la défilade d'Avinashi avant de se poser sur les restes du bordel. Elle était mauvaise lorsqu'il fallait attendre. Luttant, contre une excitation croissante, sa raison et son affection pour son amie, furent les barrières d'un carnage propice. Restant postée à la même place, elle s'activa sur le fond de vin que contenait sa bouteille, en guise de soulagement à son manque de sang-froid. Urr devait prendre son mal en patience et elle ne le supportait pas.

Mais elle savait où cela allait la mener. Le moment de s'éclipser dans les quartiers les plus reculés du bordel arriva finalement et Urr joua de sa démarche sinueuse pour se faufiler dans l'antre du démon, tel un serpent en chasse. Il y avait cette pièce qui lui était familière, celle qui accueillait leurs affaires, les coupant de ce monde nauséabond et étouffant. En piètre femme polie qu'elle voulait être, son poing se renferma afin d'exprimer sa présence contre la porte. Et lorsqu'on lui offrit l'accès à son propre paradis, Urr s'engouffra sans la moindre hésitation. La chaleur d'une voix qui lui était coutumière, lui permit de confirmer qu'elle s'était amarrée au bon port. Et la réflexion glissée, la fit sourire. Mais ce fut le son du double tour qui sonna comme une véritable mélodie auprès de ses tympans. Car cela annonça la libération de la bête.

D'une brusque volte-face, la pirate réduit la distance instaurée et sans crier gare, sa bouche goulue entra en collision avec celle de son amante retrouvée. Heurtant ses lèvres aux siennes traduisant sa famine effrontée, elle goûta à la douceur d'Avinashi. Puis satisfaite d'avoir proprement salué son amie, elle se retira furtivement, s'installant sur la chaise la plus proche. « Oh Avinashi. Je me laisse désirer, c'est tout. » Répondit-elle finalement, d'un ton langoureux saupoudré de malice. S'affalant sur le dossier en bois, ses bras tombèrent nonchalamment des accoudoirs, tandis qu'elle releva le torse, tentatrice à souhait. Un soupir exhaustif jaillit de sa gorge, faisant vibrer ses cordes vocales. « Alors, ma récompense ? » C'est bien ce que qu'elle lui avait dit, non ? Après tous ces efforts fournis.

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01/02/2017 Pivette 116 Deepika Padukone Pivette Gérante d'un bordel / Oratrice & Gestionnaire 50


Sujet: Re: Femmes fatales ♦ Avinashi
Ven 14 Avr - 2:05


Femmes fatales
feat. Urr Gaelåiq & Avinashi Ijaya


Le dos tourné à son invitée, sa main encore sur la clé qu'elle venait de tourner par deux fois dans la lourde serrure, qu'elle fut surprise par la timonière qui se rapprochait, à peine fut elle retournée qu'elle se retrouva nez à nez avec son amie et amante. Une manière de saluer que l'Ijaya apprécia, gouttant quelques instants à ses lèvres avant qu'Urr ne les séparent et rejoigne la chaise la plus proche, s'y installant de manière plus que nonchalante en lui exposant sa propre vision du temps qu'elle avait mis pour venir la rejoindre. Adossé à la porte, la maquerelle esquissa un sourire, faisant patienter la pirate encore quelques peu. Elle ne répondit pas cependant, se contentant d'observer la jeune femme, tellement différente de la presque gamine qu'elle avait connu quelques années plus tôt. La voir sûr d'elle, pleine de confiance et prête à tout pour obtenir ce qu'elle voulait offrait un contraste plus que saisissant avec la femme soumise qu'elle avait rencontré la toute première fois.

C'est cette femme là, pleine d'assurance qui lui plaisait, dont elle appréciait la compagnie et l'amitié. Une femme qui ne laissait personne se mettre en travers de son chemin, ou du moins n'en ressortait pas vivant la plupart du temps. Elle était dangereuse pour le commun des mortels, mais Avinashi connaissait celle qu'elle était, celle qu'elle avait été avant. Le véritable danger pour elle venait d'avantage du fait que l'on découvre qu'elle avait une amante, plutôt que la possibilité que son amante ne puisse lui faire du mal. Et puis avec le handicap dont souffrait Urr, disparaître en cas de danger restait toujours une porte de sortie envisageable pour l'Ijaya. Son sourire s'élargit d'avantage quand la jeune femme vient s'enquérir de la récompense promise tout à l'heure lors de leur échange dans le patio. "Quelle impatience …"

Contournant la chaise sur laquelle la timonière avait pris place, laissant ses doigts glisser sur le bras d'Urr, remontant sur son épaule et son cou avant de disparaitre. Dans son dos, un sourire malicieux sur les lèvres la maquerelle avait envie de s'amuser avec sa comparse. Le temps de leur retrouvailles était toujours une pause dans son quotidien, lorsqu'elle fermait cette porte, elle n'était plus vraiment la maquerelle, elle n'était plus ni la presque veuve d'un vieillard s'accrochant comme un forcené à ses derniers soupires, elle n'était plus non plus la mère de la jeune fille le plus parfaite qu'il ait pu être possible d'enfanter. Elle n'était plus que la femme. La femme qui retrouvait son amie pour passer un peu de temps en bonne compagnie, pour écouter quelques anecdotes, partager quelques gestes de tendresses et des étreintes que l'une comme l'autre appréciait grandement.

Elle avait eu quelques amants durant son mariage, mais bien qu'elle ait pu s'acheter leur silence, au fil des ans il n'en était resté qu'un ou plutôt une. Cette femme de poigne comme elle, cette femme qui d'une certaine manière lui ressemblait. Cette femme qui avait cheminé sur un parcours cabossé par la vie mais qui malgré tout, avait gardé la tête haute et avait su provoquer sa chance, devenir une autre, devenir celle qu'elle était destinée à être. Ces points communs, cette manière de se retrouver en elle avait été ce qui avait retenu son attention, qui avait fait que les deux femmes étaient devenues amies avant de devenir amantes.

Se tenant derrière elle, Nashi se saisit d'un pichet d'eau dont elle vida le contenu sur la jeune femme assise devant elle. L'arrosant copieusement sans crier gare avant de se pencher vers elle, son visage vient se nicher au niveau de son cou, ses doigts glissant sur le versant opposé de sa gorge, son épaule, faisant de légers mouvements de va et vient. Ses lèvres au creux de son oreille elle savait qu'Urr pourrait sentir le sourire dans les mots qu'elle lui glissa. "Il restait un peu de l'odeur de la catin que tu t'es envoyée tout à l'heure … ça me déconcentrait … "



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28/02/2017 191 Katerina Graham apy ♥ + Navysunset Timonier du Moissonneur, Pirate 10


Sujet: Re: Femmes fatales ♦ Avinashi
Mar 18 Avr - 13:56

Femmes fatales.

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Oui, Urr était impatiente. Mais, la machiavélique pirate s'adonnait aisément à cette attente tumultueuse avec l'hôte du célèbre bordel de la cité Rahjak. Bien qu'elle aimait les ébats brutaux et vifs, avec la dame Ijaya, la danse était bien plus spécifique. Puisque cette douce Avinashi, ne possédaient pas les allures d'une conquêtes quelconques, telle une fille de joie choisie spontanément ou bien un homme des bars, ensorcelé par ses soins. Elle était une amie, son amie. Ainsi exprimé, il y avait un goût de possessivité. Mais la timonière n'aimait gère partager. Elle s'appropriait un butin, le savourait seule, à sa manière, avec le temps qu'il faudra, jusqu'à en épuiser les ultimes ressources. Pourtant, elle possédait encore quelques difficultés à dissocier l'homme de l'objet, où apparemment, le monde n'était pas à ses pieds. Sauf que la Mante Religieuse n'en avait que faire, ce qu'elle désignait à elle, lui appartenait. Certes, avec quelques exceptions, mais tout de même.

Prenez exemple, avec son Capitaine. Elle s'appropriait tous les droits avec lui, quitte à le pousser un peu trop à bout. Bien qu'elle se confrontait souvent à son courroux ou ses exigences, car Abel avait le devoir de remettre les pendules à l'heure, prouvant sa place de maître du Moissonneur, elle ne cessait d'imposer ses vicieuses pulsions et ses turpides envies. Ici, Avinashi avait également une position à tenir vaillamment. Celle d'une femme d'affaire, à la poigne de fer dans un gant de velours, celle d'une femme bienveillante envers son mari mourant. Urr admirait cette maîtrise de soi face aux regards malveillants, méprisants. Ceux qui appartenaient aux personnes désirant faire tomber la patronne influente qu'elle était. Il y avait une réputation intacte à conserver, que la démone ne se sentirait point capable d'employer. Certes, Urr était également glorifiée d'une certaine renommée. Mais cette dernière ne se forgeait pas par une tenue exemplaire, par la réserve de ses envies, par l'exécution parfaite de ses moindres gestes. Au contraire, la timonière taillait son prestiges par son lunatisme, son insatisfaction et ses penchants psychotiques.

Lorsque la belle plante reçut une vague d'eau glacée, aspergeant sa personne embrasée, cela n'atteignit pas pour autant le feu qui régnait au sein de son âme. Une mine faussement effarée voila son expression et la douche eut le don de la paralyser un tant soit peu. Le liquide patina sur son derme luisant, sillonnant ses propres sentiers dans la crevasse de ses courbes charbonneuses. La chaleur émanant des pores de son être, tranchait avec la fraîcheur déversée. La sensation était galvanisante et assez surprenante. Ses mèches corbeau taillées au couteau, collaient ses traits lyriques, tandis que les gouttes s'écrasaient sur ses fermes trapèzes, s'immisçant dans prudence dans l'étoffe de son attirail. L'inconvénient était ce nouvel état, où son enveloppe de tissus, faisait à présent office de deuxième peau. Urr était dotée de cette désagréable impression d'être prisonnière d'une tenue pesante et futile et l'effet n'était guère plaisant, presque étouffant. D'ailleurs un soupir désabusé s'échappa de ses lèvres, tandis que ses phalanges tripotaient les pans de sa blouse en lin.

Mais le délicat doigté creusant sa nuque et la réflexion soufflée à ses tympans, firent sourire son regard.  « Je ne pensais pas que tu pouvais être si facilement déconcentrée. » Rétorqua nonchalamment la pirate, reprenant du poil de la bête, histoire de titiller un peu son amie. Urr appréciait l'élégance de ses caresses, où sa peau réagissait presque instinctivement à ces harmonieux appels. Puis la belle monstruosité, leva son corps de sa place pluvieuse, avant de s'avancer vers le divan trônant au centre de la pièce. Ses pas se ponctuaient par les pièces de toiles et ses effets de pirates, s'écrasant au sol, tel le Petit Poucet avec ses pierres blanches. Puis nue de toute sa splendeur, elle ne se fit pas prier afin de s'installer royalement sur les draps un peu trop propres à son goût. Ce fut sur son flanc qu'elle trouva une place confortable, faisant ainsi face à la maquerelle. Relevant son sournois minois par l'une de ses mains, elle dégagea de l'autre les brins de chevelure qui entravait son visage, avant la poser sur son coeur, une mine grossièrement désolée.  « Mais, où sont passées mes bonnes manières ?  » Prit-elle le temps de jouer la comédie, avant de demander sincèrement : « Comment vas-tu ?  »

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01/02/2017 Pivette 116 Deepika Padukone Pivette Gérante d'un bordel / Oratrice & Gestionnaire 50


Sujet: Re: Femmes fatales ♦ Avinashi
Dim 23 Avr - 1:50


Femmes fatales
feat. Urr Gaelåiq & Avinashi Ijaya


La douche glacée avait amusé Avinashi au plus au point, surprendre son amie d'une manière ou d'une autre était signe que l'une et l'autre pouvait encore faire preuve de facétie l'une envers l'autre. Elle ne pouvait que sourire lorsque la jeune femme lui assena qu'elle semblait facilement déconcentrée. Nashi avait pu sentir les légers frissons que les effleurements qu'elle lui prodiguait provoquaient. Savoir que la belle n'était de loin pas indifférente à ses caresses était toujours plaisant, l'observant quitter son siège, s'effeuillant un peu plus à chaque pas, son regarde ne pouvait quitter la callipyge se dirigeant vers le divan sur lequel elle s'allonge, féline. "Face à un tel spectacle, dis-moi qui resterait concentré ?"

Les courbes de la timonière ne laissent pas la maquerelle indifférente, bien que ce ne soit pas la première fois qu'elle ne puisse l'admirer dans le plus simple appareil, loin de là. Ce n'est pas forcément l'image que le commun des mortels puisse se faire au premier abord d'un pirate, encore plus d'une femme pirate. Féminine, gracieuse, la démarche chaloupée et invitant à la rejoindre, Nashi sait que ce n'est sans doute pas de cette manière que le reste du monde puisse la percevoir. Bien que l'envie d'aller la rejoindre se fasse sentir la maquerelle se fait un point d'honneur de rester à distance encore quelques minutes, laissant pour l'instant son regard être le seul à caresser le corps de son amante.

Avançant de quelques pas, ramassant l'un des vêtements de la jeune femme sur le sol, l'envoyant valser sur la chaise qu'elle avait quitté quelques instants plus tôt, elle plongea ses yeux dans ceux de la belle alanguie. "C'est dommage, de cette manière cela risque de prendre du temps avant de sécher et que tu puisses les enfiler à nouveau…" Elle l'écouta et la regarde faire son petit manège, feignant l'oubli des convenances et lui demandant comme elle se portait. Le sourire au coin des lèvres, Nashi fit mine d'être outrée qu'elle ne lui pose la question que maintenant. "Je vais aussi bien que l'on puisse se porter dans ma situation, j'attends de voir combien de temps mon cher époux va encore s'accrocher à la vie, et mon établissement fait de bien belles recettes, je n'ai que peu de raisons de me plaindre." Quelques pas de plus, se trouvant à quelques dizaines de centimètres de son amante désormais. Tendant son bras vers elle, elle glissa ses doigts dans les cheveux de jais de la pirate avant de laisser ses phalanges effleurer son visage. Une caresse furtive, prémices de tant d'autres, qui disparut alors que l'Ijaya contournait le divan, alors qu'elle se dirigeait vers la fenêtre, fermant les lourdes persiennes qui ne laissaient plus passer que de fins rayons de lumière dans la pièce désormais plongée dans la pénombre.

Revenant vers le divan, posant ses mains sur le dossier, son regard se perdant dans la contemplation du corps d'ébène de la beauté féroce allongée à quelques centimètres d'elle. Prenant appuis sur ses coudes, tendant doucement l'une de ses mains, elle effleura le dos de la belle, glissant entre ses omoplates, passant ses doigts sur quelques cicatrices plus ou moins récentes. Elle ne savait pas exactement ce qu'elle vivait lorsqu'elle était en mer, comment elle pouvait être avec les membres de son équipage ou avec les pauvres âmes en perdition qui croisaient sa route. Tout ce qu'elle savait d'elle c'est ce qu'Urr avait bien voulu lui dire, ce n'était donc pas très exhaustif, mais ce qu'elle savait en revanche c'est tout ce qu'elle avait pu vivre ou plutôt subir avec celui que sa famille lui avait choisi. Remontant ses doigts le long de la colonne vertébrale, glissant sur sa nuque et se perdant dans ses cheveux elle lui retourna la question. "Et toi ? Comment va la plus belle des pirates ? Tu es à terre pour combien de temps cette fois ?"



© Pivette

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28/02/2017 191 Katerina Graham apy ♥ + Navysunset Timonier du Moissonneur, Pirate 10


Sujet: Re: Femmes fatales ♦ Avinashi
Dim 21 Mai - 0:11

Femmes fatales.

Lovely ladies. Ready for the call. Standing up or lying down. Or any way at all. Bargain prices up against the wall.


Urr savait qu'elle ne laissait personne de marbre. Évidemment, avec son caractère lunaire, où folie s’insinuait dans les moindres nerfs de son crâne et dont la fureur battait contre ses tempes, la pirate avait de quoi effrayer, provoquer des sueurs froides. Néanmoins, elle n'en avait guère l'apparence. Regardez lorsqu'elle se pavanait des planches du Moissonneur aux ruelles des tribus du continent, de toute sa prétention, son narcissisme et sa sensualité naturelle. Cela n'était pas évident, en tout cas, pas à première vue. Certes, il y avait des fois, où certaines situations rendaient sa démarche démesurée, parfois trop enthousiastes, parfois trop morbide. Mais elle attisait les regards la pirate. Tout d'abord, il était difficile de croire aux premiers coups d'oeil qu'elle était native des Iskaars. Elle qui se résumait à la chaleur par son teint mâte et le malice de part l'étincelle qui creusait l'émeraude de ses yeux. Elle n'avait pas les allures glacières et brusques de la tribus de la banquise. Et pourtant, il y avait la violence tapis dans son cœur propre à son clan natal, même aussi la froideur, une facette qui pouvait se révéler dans des cas extrêmes. Alors parfois, on pensait même qu'elle était Rahjak. Et même si ces derniers, avait également un goût prononcé pour la torture, leur brutalité était davantage lente et sournoise, comparé aux vives pulsions sanguinaires qui régnaient au sein des abysses de la Timonière.

Ainsi, la femme de couleur sourit à son amie, face à ses réflexions et ses airs de comédienne. « Pauvre homme. » un soupir las et faussement prit de pitié émana de ses lèvres, lorsque Avinashi énonça la condition de son mari. « Parfois je me demande si abréger ses souffrances, serait moins cruel. » Et Urr dessina sur son visage de pirate sans scrupules, ce sourire carnassier, celui qui en disait long, celui qui n'était qu'une petite fenêtre de son réceptacle charnel renfermant sa tumultueuse pénombre. Elle le savait, elle ne devait pas faire de vague, surtout à propos du vieillard dont son amie partageait les draps. Mais l'âme ravageuse qu'elle était, avait bien souvent terrifié les rapaces et les loups rodant trop près du doux commerce. Puisque la monstrueuse ne comptait plus le nombre de fois où elle avait rendus ce genre de services peu anodins. Se délectant de la peur de ses proies, se permettant de faire couler un peu de sang, sans pour autant abattre ses cibles. Oh non, malgré elle, Urr n'était point autorisée à achever les nuisibles. Immense déception pour ses jouets qui méritaient qu'on s'occupe d'eux jusqu'au bout. Cependant, de tels meurtres pouvaient faire jazzer selon Nashi et entacher sa propre réputation. Et à chaque fois, cela frustrait un peu plus la Mante Religieuse de ne point pouvoir aller jusqu'au bout de ses démarches sanguinaires. Alors si cela pouvait régler plus facilement les problèmes de son amie, Urr serait ravie d'envoyer son cher mari six pieds sous terre.

Le délicat toucher de son amie Ijaya, l'extirpa de sa transe éphémère, appréciant le contact et ce, sans se priver. Mais ce fut davantage sa question à propos de sa personne qui l'interpella. Cette fois-ci, leur temps d'escale semblait encore évasif. A vrai dire, le Moissonneur était rarement explicite en général. Au sein du navire, ce qui se tramait sous les planches moisies, restait encore un mystère pour beaucoup de monde. Tout comme l'équipage, qui avait le don de se montrer discret à propos de leurs arrêt sur terre. Le Moissonneur était réputé pour être aussi furtif que redoutable « Peut-être quelques jours. Peut-être même une semaine. Cela dépend... » Cela dépendait d'Abel avant tout. C'était lui le Capitaine et le maître des décisions à propos du vaisseau ainsi que des membres y séjournant pour le reste de leur pitoyable vie de piraterie. En tout cas, lorsqu'il s'agissait de ce genre de paperasse, à savoir s'il y avait du ravitaillement à faire ou quels étaient les ordres du jour à exécuter, Urr préférait s'en tenir éloigner. Laissant ces divertissements barbants à ceux qui le désiraient. « Et je dirais que là, tout va pour le mieux. Tu sais bien qu'à partir du moment où l'on ne me contrarie pas, je suis une crème. » Que mensonges. Et pourtant, vous pourriez presque y croire, si ce n'était pas Urr la folle qui le disait.


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01/02/2017 Pivette 116 Deepika Padukone Pivette Gérante d'un bordel / Oratrice & Gestionnaire 50


Sujet: Re: Femmes fatales ♦ Avinashi
Dim 28 Mai - 16:47


Femmes fatales
feat. Urr Gaelåiq & Avinashi Ijaya


L'ironie qu'elle pouvait sentir dans la voix faussement compatissante de la timonière lui arracha un sourire qu'elle ne lui offrait pourtant pas, la beauté d'ébène lui tournant encore le dos à cet instant. L'Ijaya attendait le moment du trépas de son époux avec un mélange d'excitation et de terreur. Elle ne l'avait jamais aimé, elle avait appris à avoir un soupçon d'affection pour lui au fil des ans, mais il n'avait jamais été question d'amour, pas de son côté en tous les cas. Cependant elle avait donné le change, elle avait jamais montré aucun signe pouvant prouver à qui que ce soit qu'elle ne tenait pas sincèrement à celui qui l'avait affranchie et fait d'elle une épouse. Elle savait qu'on murmurait encore sur son passage, qu'on sous entendait que sans lui elle ne serait rien d'autre qu'une catin encore aujourd'hui. Ils se trompaient, tous autant qu'ils étaient. Sa situation elle ne la devait qu'à une et une seule personne. Elle-même. Bien sûr il avait joué un rôle fondamental, elle n'avait pas pu s'affranchir seule, elle n'aurait pas pu devenir la femme puissante et tenir ce bordel s'il n'avait pas été là. Mais c'est elle qui avait tout orchestré, depuis le tout début, alors qu'il n'était qu'un client régulier parmi d'autre. Un client qui se montrait possessif et jaloux lorsqu'elle écartait les cuisses pour un autre homme que lui. C'est là qu'elle avait vu son salut. C'est à ce moment que l'idée avait germée dans son esprit et qu'elle avait fait en sorte de l'insinuer, petit à petit dans le crâne et le cœur de celui qui deviendrait son époux, lui offrant une porte de sortie, une nouvelle vie. Elle savait pourtant que le jour où il passerait l'arme à gauche, tout risquait de changer, bien sûr elle devrait porter le deuil, suffisamment longtemps pour être crédible aux yeux de tous, elle de devrait pas faire un seul faux pas, pas une seule incartade, avec qui que ce soit. Elle savait que ce ne serait pas si difficile, et puis peut-être que ce deuil serait celui d'un autre, peut-être qu'elle pourrait enfin laisser ressortir cette peine qui a glacé son cœur depuis tant d'années et dont personne n'a la moindre idée dans son entourage. Cette perspective la confortait, après tout elle avait réussi à tromper son monde une première fois, pourquoi n'y arriverait t'elle pas une seconde fois.

En quelques pas, elle contourna le divan, venant faire face à Urr avant de venir prendre place sur le fauteuil à son tour, à l'opposé. Adosser contre l'un des larges dossiers, observant sans mot dire la belle alanguie encore quelques instants, l'écoutant répondre à sa question sur la durée de son séjour. Ce que la pirate ne pouvait envisager c'est que si à son prochain séjour à la cité de feu, son époux avait passé de vie à trépas, ces moments privilégiés passés seules, à l'abri des regards indiscrets dans cet endroit, risquait de ne plus avoir lieu d'être. Une certaines nostalgie quelques peu résignée pouvait presque lire sur les traits de la maquerelle pour qui savait les déchiffrer. Sans même s'en rendre réellement compte, ses doigts glissaient délicatement sur l'une des chevilles de la sanguinaire. "Tu sais que tant que tu restes à la cité, les portes de mon établissement te sont toujours ouvertes … tout comme celles de cette pièce." Le sourire que la maquerelle offrait à son amie était sincère. Elle ne savait pas combien de temps leur petit jeu durerait, tout dépendrait de l'espérance de vie de son époux. Elle n'avait pourtant pas l'intention d'en faire part à la jeune femme, ne voulant pas s'attirer ses foudres si elle savait que leur petite incartade pouvait potentiellement être la dernière.

Les paroles d'Urr firent écho à ses pensées, et firent sourire Avinashi de plus belle. Elle savait depuis longtemps que la jeune femme avait plusieurs facettes, elle ne connaissait pas la pirate violente et sanguinaire, elle ne l'avait jamais vu en action et préférait que cela reste comme ça. Mais elle avait connu la jeune femme soumise et peu sûr d'elle avant qu'elle ne se révèle, qu'elle ne devienne cette femme à l'assurance bien acquise, la séductrice au sang chaud. "Je n'ai pas l'intention de te contrarier aujourd'hui en tout cas … je préfère profiter de la compagnie de la pirate au repos, mais avec cette chaleur fait attention, une crème risque de … fondre." Ses mots étaient accompagnés de gestes délicats du bout des doigts, allant et venant de la cheville au genou de la beauté sombre, alors que ses prunelles contemplaient chaque centimètre de son corps.



© Pivette
 

Femmes fatales ♦ Avinashi

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