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˜˜˜˜˜˜A pas de loup •• Meeka
maybe life should be about more than just surviving


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Sujet: A pas de loup •• Meeka
Lun 27 Fév - 17:22

A pas de loupLe vrai voyageur ne sait pas où il va. -

Meeka Standen

Ashiri Rodakaar

Ashiri patientait. Le souffle maîtrisé, la tension basse, les sens en alertes. Tandis que ses oreilles guettaient la respiration du vent glacial se faufiler dans les brandilles des buissons en hibernation, ses yeux voguaient, se perdaient dans la clarté de l'hiver. Cette saison qui faisait rougir sa peau, ne lui facilitait pas la tâche. La neige immaculée, contrastait avec sa chair cuivrée et sa chevelure ébène. Quelques vêtements aux nuances similaires au blanc et au gris ardoise, tentaient de camoufler au mieux son aura bien plus chaleureuse. Mais la verdure du printemps correspondait bien mieux à sa physionomie. L'apprentie pouvait plus facilement se dissimuler entre les verdoyants feuillages, parmi les épines des plus grands conifères et dans les herbes sauvages. Ash avait encore quelques difficultés à s'adapter à ce nouvel environnement, peu coloré à son goût. Mais cela lui donnait encore une raison de rendre visite à ces chères sentinelles.

Dans une posture de pisteur qui lui était propre, son corps se moulait à l'écorce de l'arbre dans lequel elle s'était perchée. Ashiri était loin d'être la meilleure en chasse, elle était davantage à l'aise avec des fioles en mains qu'avec une lance. Mais elle avait un penchant pour les explorations, les excursions bien souvent en solitaire, à l'aveugle. Il n'y avait pas de véritable chemin à emprunter, seulement un instinct à suivre. Sans crier gare, l'apprentie prenait congé afin de découvrir d'autres horizons, d'autres essences à ses tableaux Naoris. Cependant, cela se limitait à quelques jours, deux ou trois pour ne pas faillir à ses responsabilités. Elle n'avait jamais osé faire plus. Pas par peur de l'inconnu, mais celle de manquer à son rôle de future Conseillère. Harlan n'avait jamais exprimé un refus ou avis négatif à propos de ses immersions improvisées, au contraire, il l'encourageait.

Et elle avait peut-être trouvé l'occasion de braver ses propres interdits. Évidemment, elle avait confié son envie auprès de son mentor et ce dernier lui avait donné l'occasion de partir en expédition avec un but crucial. De nouvelles plantes et minéraux étaient nécessaires pour la conception de leurs potions. Mais il fallait des éléments naturels venant d'autres contrées et la terre des Athnas faisait partie de ses nombreux choix. On l'avait orienté sur une certaine forgeronne. Une femme qui voyageait à travers leur monde en solitaire afin de mener son marché. Meeka Standen. La connaissant uniquement de nom et pour ses nombreuses péripéties et performances avec le fer, Ashiri n'avait pourtant pas eu l'opportunité de se présenter à elle. Alors, voilà pourquoi elle patientait, car elle attendait cette autre Naori, qui d'après ses renseignements, avait l'intention de faire un nouveau périple.

Installée sur une branche en guise de campement de fortune, qu'elle occupait depuis un bon petit moment. Les hauteurs ne l'effrayaient guère, au contraire, le fait d'acquérir une vision panoramique du monde la rendait euphorique ou même cette sensation de gravité qui s'écrasait sur son âme lorsqu'elle jouait avec le vide. Ashiri était toujours prudente à ne pas basculer dans le néant, mais elle ne pouvait ignorer la sensation que pouvait lui procurer l'altitude. En tout cas cela lui permettait de guetter les environs et avoir un oeil sur ce qui la faisait tant languir.

Des bruits de craquements se glissèrent dans ses tympans, proches à des pas s'enfonçant dans la neige. Ashiri bloqua l'air inspiré dans ses poumons, alors que son regard scruta l'origine de cette nouvelle intrusion. Lorsqu'elle vit se dessiner des mèches blondes et toute une panoplie d'affaires métalliques, une vague d'apaisement s'écrasa sur son âme. L'objet de son attente se présentait enfin sous ses yeux curieux. Mais cela ne l'empêcha pas de conserver sa position, à couvert de toutes autres observations. Ashiri observa Meeka Standen arriver à son niveau avec pourtant une quinzaine de mètres de haut d'écart. Puis, sûrement sans se douter qu'une ombre druidesse la regardait, la femme forgeron continua son chemin. Et ce fut quelques temps  après, qu'Ash la talonna de près, veillant à garder une certaine distance. Mais, faire attention entre le changement rapide d'environnement et le fait de ne pas révéler sa présence, n'était pas aussi évident que cela puisse paraître.

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29/01/2017 avengedinchains 321 Katheryn Winnick ava by Dandelion / sign by ALAS Forgeron qui bricole aussi le bois 21
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Sujet: Re: A pas de loup •• Meeka
Sam 11 Mar - 10:29

» A pas de loup
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Traînant le pied, Meeka tente du mieux qu’elle le peut de ne pas regarder derrière elle. Le bruit est continu, étouffant légèrement. Elle ne se retourne pas parce que ça la suit et qu’elle a peur de ce qu’elle pourrait voir. Ce n’est pas un animal, ça n’a pas cette patience, il faut bien le dire. C’est dans le ciel ou plutôt, dans les arbres. Ce n’est pas une créature de la radioactivité, c’est une personne. Elle se demande ce qu’elle veut, alors que sa main s’écrase sur une arme attachée à sa pointure. Elle sait se défendre et si on souhaite la voler, elle n’hésitera pas à montrer les dents. Disons que ce serait parfaitement ridicule, d’essayer de l’attaquer pour un peu de matériel alors qu’il est si facile de faire du troc. Elle n’est pas compliquée, elle accepte tout ce qu’on lui propose ou presque. Elle ne se prend jamais la tête parce qu’elle n’y voit pas le moindre intérêt. La jeune blonde a tressé ses longs cheveux pour qu’ils ne soient pas une jeune, tenant sur son dos tout ce qu’elle entreprend de vendre au plus offrant. Son premier arrêt ? Le désert en réalité, la zone la plus proche. Ce n’est jamais une partie de plaisir, ou plutôt, disons qu’il y a quelques problèmes avec cette tribu et la sienne et que par instant, l’entente est bien trop maladroite pour qu’elle puisse y circuler à sa guise. Ainsi, elle espère qu’à l’approche des dunes de sable, la personne qui la suit abandonnera l’idée. En plus, on voit clairement qu’elle trimballe des armes, alors pourquoi prendre le risque de lui courir après ? Elle n’a pas pris de cheval et se déplace à pieds. Bien que le poids des armes soit lourd, elle préfère les sentir et ainsi, si une vient à tomber, elle s’en rendra immédiatement compte. Elle n’aime pas courir le risque de perdre son dû ou de perdre ne serait-ce qu’un truc. Alors, elle y fait attention, parce qu’elle apprécie de laisser ses armes dans les mains de quelques clients ou de quelques personnes agréables mais ça s’arrête là. Elle n’a pas vraiment pour but d’offrir gracieusement à n’importe qui ce qu’elle fabrique. Sans doute que ça ferait d’elle une commerçante grandement appréciée mais assurément, ça ferait surtout d’elle quelqu’un de faible et de peu digne de confiance. Pourquoi échanger avec elle si elle donne tout ? Pourquoi se prendrait-on la tête à lui proposer quelque chose si à un autre, elle offrira gracieusement les choses ? Encore une fois, ça n’a pas le moindre sens.

Le bruit ne s’arrête pas et se rapproche doucement. Une grimace se glisse sur ses traits alors qu’elle ne sait pas quoi en dire. Elle a encore beaucoup de routes, faut dire que de nombreux kilomètres isolent les Naoris des autres tribus. Passer par la case du désert n’est pas une mince affaire mais… Il faut bien commencer quelque part. Et il faut surtout se faire discret. Une fille dans la cité peut vite se retrouver dans un bordel. Et ce n’est pas vraiment sa tasse de thé. Bien qu’elle n’ait aucun souci avec le sexe et qu’elle apprécie de pouvoir le pratiquer quand elle en a besoin, elle ne cache pas qu’elle n’a pas particulièrement envie d’en faire son métier. Ecarter les cuisses n’est pas une source de complication et encore moins une obligation. Mais bref, Elle espère pouvoir dormir chez une amie à elle, cela dit. Parce qu’il faut près de dix heures pour se rendre dans la cité et qu’elle ne se voit pas repartir dans l’instant. Et si la personne derrière elle a vraiment prévu de la suivre sur tout le trajet… Elle risque de ne plus savoir où s’accrocher lorsque les arbres se feront inexistants. Et là, elle pourra voir de qui il s’agit, clairement. Mais elle aimerait ne pas avoir à attendre ce moment. Alors, elle se stoppe, finit par glisser son sac à côté d’elle, non sans le garder à porter de mains en cas où. Avec les années, elle a appris à courir avec. Sur une courte distance parce qu’il y a bon nombre de kilos là-dedans, mais il est clair qu’elle a appris à faire une route avec et que se le trimballer pendant de nombreuses heures, ça demande de l’entraînement. Musclée ? Sans doute un peu plus que la moyenne des filles. Mais sans outrance parce que la jeune femme n’y serait pas prête du tout.

Un soupir sur les lèvres, elle regarde autour d’elle, que ce soit au sol ou dans les arbres mais bien entendu, elle ne voit absolument rien. Un nouveau soupir s’échappe de ses lèvres alors qu’elle en a assez d’attendre bêtement que la personne se montre. « Il serait apprécié que tu te montres, plutôt que de traîner derrière moi comme un chien derrière sa maîtresse ». Et ça va bien cinq minutes quoi.


notes » w/ Ashiri, en forêt. 27 février 2117

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Sujet: Re: A pas de loup •• Meeka
Mar 21 Mar - 15:41

A pas de loupLe vrai voyageur ne sait pas où il va. -

Meeka Standen

Ashiri Rodakaar

Ashiri savait qu'elle aurait dû passer davantage de temps avec les sentinelles. Sa discrétion devait sans doute être peaufinée et elle n'avait pas l'âme d'une traqueuse. Pourtant, son désir d'apprentissage était ardent et elle ne cessait d'appliquer à la lettre les conseils récoltés. Mais apparemment, ce n'était guère suffisant, puisque que le bruit de sa personne s'était immiscée jusqu'aux oreilles de sa cible. L'apprentie cassa toute approche lorsque de la femme blonde interrompit son accession. Et tandis que sa présence fut percée à jour, Ashiri eut la drôle impression de se sentir idiote. Sensation qui lui était rare, car elle essayait toujours de mener à bien ses projets, de manière rusée, mais pas au point d'être sournoise ou manipulatrice. Elle était droite et audacieuse, sauf que ne pas achever correctement une mission qu'elle s'était proprement donnée, avait le don de l'agacer.

Sachant pertinemment, qu'il était inutile de jouer les sourdes oreilles et feinter son absence en restant éternellement cachée dans son coin, la jeune Rodakaar prit la raisonnable décision de faire apparition. Quitte à montrer pâte blanche. Car il était possible que la forgeronne choisisse également de ne pas continuer sa route et de patienter jusqu'à que l'apprentie daigne se montrer. Alors, autant écourter ce temps d'attente et entrer directement dans les explications, voir les négociations. D'une certaine habilité, elle descendit de son perchoir, se décrochant de branches en branches. Elle fut particulièrement attentive dans le choix de ses prises. La glace et la neige étaient des faux-amis dans le domaine de l'escalade. Ashiri, bien qu'elle avait déjà grimpé de nombreuses fois des hauteurs bien plus incommensurables, veillait toujours à être minutieuse. La nature pouvait être fatale avec les imprudents.

Une fois les pieds arpentant fermement le sol, Ashiri prit le temps de réajuster ses affaires, dont son sac de potions qui restaient un peu trop fragile pour ses audacieuses manœuvres. Les produits la plupart en poudre étaient contenu dans des récipients constitués de terres cuites, s'entrechoquant entre eux au moindre geste si l'on ne faisait pas suffisamment attention. C'était peut-être ceci qui avait nuit à sa couverture. D'un bref coup d’œil, elle vérifia l'état de ses instruments et qu'aucun élément ne s'était déversé lors de sa descente. Satisfaite qu'aucune casse n'avait été occasionnée, elle releva fièrement le visage, adaptant son champs de vision à l'étendue immaculée couvrant le sol qui était bien plus proche d'elle qu'avant, lorsqu'elle était postée quelques mètres plus haut. Le vent gelé vint s'écraser sur ses joues basanées, balayant ses mèches rebelles. Bien qu'elle maniait les fioles et les remèdes à la perfection, elle n'avait jamais eu l'adresse d'arranger son épaisse chevelure de geai.

Puis enfin prête à faire face à sa consoeur Naori, ses pupilles charbonneuses s'élevèrent au niveau de sa figure fermée. Il était normal que cette dernière exprime une certaine hostilité à son égard. Ce n'était pas la meilleure façon de faire connaissance. Mais l'étrange curiosité d'Ashiri et les dernières circonstances, l'avaient poussés à agir ainsi. L'observation avant les mots. Alors restant immobile, à quelques mètres à peine, mais point paralysée par peur ou intimidation, Ashiri constata qu'il était temps de révéler son identité et ses attentions. D'une voix calme et claire, telle la diplomate qu'elle était et la future Conseillère qu'elle sera, la druidesse prit la parole. « Je m'appelle Ashiri Rodakaar et je ne viens pas en ennemi. Je veux juste voyager. » Autant faire carte sur table et si la dame de fer exigeait davantage de renseignement, elle n'y voyait aucun inconvénient.

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29/01/2017 avengedinchains 321 Katheryn Winnick ava by Dandelion / sign by ALAS Forgeron qui bricole aussi le bois 21
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Sujet: Re: A pas de loup •• Meeka
Jeu 6 Avr - 22:31

» A pas de loup
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Meeka n’est pas quelqu’un de mauvais. La plupart du temps, elle parvient toujours à trouver du bon en chaque personne. Et ce n’est pas vraiment toujours facile. Parfois, c’est énervant, agaçant, étouffant. Mais elle fait toujours de son mieux pour que ce ne soit pas trop catastrophique. La jeune blonde sait ce qu’est le jugement hâtif et elle en a été la cible pendant très longtemps. Encore aujourd’hui. Etre la fille d’un forgeron dans une tribu qui ne tolère qu’à moitié les armes, ça n’a rien d’évident. C’est débarqué dans un village et devenir un peu un outsider. On fait de son mieux pour que ce soit supportable mais ça ne l’est pas toujours, bien sûr. Alors elle a appris à relativiser et surtout, à ne pas faire pareil avec les autres. A quoi bon se permettre de déterminer qu’une telle personne ou une autre est désagréable ou méchante ? Quel peut bien être l’intérêt et dans quel but ? Alors elle garde toujours son calme ou essaie. Et principalement, elle fait toujours ce qu’elle peut pour ne pas faire de bourde plus grosse qu’elle. Parce que ça aussi, ça peut arriver. Elle ne parle que très rarement sans réfléchir. Elle fait toujours attention à ce qu’elle dit. Mais Meeka est aussi quelqu’un d’impulsif qui peut se montrer désobligeant sans le vouloir, qui peut gaffer quand elle aimerait faire autrement et qui peut fauter quand ça lui échappe. En même temps, il est tout aussi bon de préciser que personne n’est parfait. Et si elle, elle a été en mesure de le comprendre, elle aimerait qu’il en soit de même pour les autres. Mais ce n’est pas le cas. Et de toute manière, on ne peut pas plaire à tout le monde. Ca, elle a eu l’occasion plus d’une fois de le comprendre et son point de vu sur le sujet ne risque pas de changer.

Pourtant, il est bien compliqué d’émettre qu’on a des jugements hâtifs, d’essayer de ne pas en avoir et de rester calme alors qu’on s’est rendu compte qu’on est suivi. Meeka n’aime pas être épier, déteste qu’on surveille ses gestes et qu’on la questionne sur les choses qu’elle peut faire. Elle estime n’avoir de compte à rendre à personne. Quant aux petits curieux, elle n’aime pas qu’ils se mêlent de ce qui ne les regardent pas. Elle comprend qu’on puisse continuellement mettre en doute tout ce qu’elle fait. De là à la suivre ? Elle ne peut imaginer que ça ait un lien. Est-ce qu’on se met à la pourchasser pour être certain de bien voir ce qu’elle fait ? Si c’est ça, alors c’est encore plus ridicule que le reste. Mais pour ça, il n’y a pas quarante options. Alors oui, elle stoppe ses pas, se met à regarder tout autour d’elle. Mais elle a beau chercher, elle ne parvient pas à poser le regard sur ce qui est supposé être évident. Qui peut bien se cacher là et se cacher si bien pour qu’elle soit en mesure de ne pas voir qui peut bien lui coller le train. En tout cas, hors de question pour elle de continuer à marcher sans obtenir la moindre réponse. Que la personne se montre, sinon, elle n’hésitera pas à utiliser ce qu’elle traîne dans son sac. Et il est bon de préciser, dans ce cas, qu’elle est forgeronne et qu’elle trimballe continuellement des armes. Mais bon, pour pouvoir se défendre, il faut parvenir à trouver la raison de tout ceci, il faut parvenir à trouver la source et donc, la provenance. Tant qu’elle ne saura pas où se cache la personne, elle ne pourra rien faire.

« Je m'appelle Ashiri Rodakaar et je ne viens pas en ennemi. Je veux juste voyager. ». La voix s’élève mais aucun visage n’apparaît. Meeka ne parvient pas à déterminer ce qu’elle est supposée faire avec cette information. Pourtant, on parle ici d’un nom qui lui est connu. Si elle ne se trompe pas, il s’agit d’une Naori, femme de chez elle. Elles n’ont que peu conversé jusque-là mais elles se connaissent et elle se permet de croire que c’est la seule chose qui compte. Alors, bien sûr, il est facile de prétendre que puisqu’il s’agit de quelqu’un de chez elle, alors tout va bien. Sauf que dans ce cas, pourquoi est-ce qu’elle reste cachée ? pourquoi est-ce qu’elle ne prend pas la parole ? Rester dans l’ombre n’est pas vraiment signe de sécurité. Mais en réalité, le bruit qu’elle avait entendu, un peu plus tôt, c’était le bruit de quelqu’un qui descend des arbres. « Pourquoi ne pas m’avoir demandé au village ? Tu es Naori, non ? ». Et ça lui paraît illogique, donc. Pourquoi ne pas être venu lui demander, simplement ? Meeka ne refuse jamais un peu de compagnie.


notes » w/ Ashiri, en forêt. 27 février 2117

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Sujet: Re: A pas de loup •• Meeka
Dim 9 Avr - 15:27

A pas de loupLe vrai voyageur ne sait pas où il va. -

Meeka Standen

Ashiri Rodakaar


Pourquoi ne pas lui avoir demandé au village ? Question assez logique, légitime même. Ashiri s'était demandée cela à plusieurs reprises, mais la réflexion exprimée à travers la voix de la personne concernée, mettait en lumière ses doutes. En temps normal, ce problème-ci, ne serait probablement pas présenté avec la jeune druide. Comme ce qui venait d'être énoncé, elle se serait directement adressée à celui ou celle qui était la cible de ses questionnements et de sa curiosité. Jusqu'à aujourd'hui, elle n'avait montré aucun signe pouvant traduire une certaine timidité, ou un manque d'initiative. Au contraire, elle prenait les devants, sans pour autant imposer ses idées ou exprimer une certaine autorité mal placée. La jeune femme savait mettre les formes tout en manifestant ses envies et ses besoins, que ce soit avec ses proches qu'avec des inconnus. Une forme d'honnêteté subtile.

Sa manière d'être balançait avec les autres caractères du Conseil. Bien qu'elle n'était encore qu'apprentie, la notion d'équilibre au sein d'une telle assemblée était cruciale. A l'image d'une balance où chaque élément était essentiel dans l'application de la justice et dans la prise de décisions, les personnalités devaient varier et être pesées à des valeurs similaires, au risque de provoquer la chute de cette harmonie. Et le grand Chaman avait veillé à ce que les membres du Conseil actuel s'organisent de manière complémentaires, ainsi que ces mêmes mentors avaient orchestré ce schéma dans le choix de leurs apprenties. Ne vous méprenez pas, bien qu'elle partageait de nombreux points avec Harlan, dont sa soif d'apprentissage et l'envie de dépasser leurs frontières Naoris, Ashiri n'était point sa fidèle représentation. Tout comme Rürik et Karah, avec Rowena et Caleb. Et entre la téméraire chaman et l'animiste sensible, la druidesse était la fine politicienne.

Mais voilà que cela ne répondait pas encore à cette dernière question. Puisqu'en plus de sa personnalité ouverte aux autres, son statut d'apprentie conseillère, ne lui aurait guère entraver la possibilité d'interpeller la forgeronne et de lui expliquer le fond de sa pensée. Plus la jeune Naori réfléchissait, plus elle se rendait à l'évidence d'une chose : elle s'était compliquée la vie. Mais ce n'était pas par peur du refus qu'elle ne s'était point montré à Meeka au village. Ce n'était pas non plus par manque de temps, car Ashiri avait planifié son voyage depuis un petit bout de temps, tout comme cette poursuite éphémère. Après tout, le départ n'avait pas été spontanée, l'apprentie avait même fait part de son désir croissant d'exploration à son mentor tout en demandant sa bénédiction. Non, c'était un ressentit que son esprit exposa peu à peu sous le vent frais de l'hiver.

« Je crois... Que j'étais intimidée. » Elle n'avait pas honte de l'affirmer. D'ailleurs, elle n'avait pas souvenir d'avoir déjà été embarrassée par ses propres propos ou ressentis. Dans sa vie, rien dans ses actes ne pouvaient être désignés comme infâmes. Elle avait probablement quelques regrets, mais point d'indignités. Et puis, encore une fois, elle traduisait oralement ses pensées et ses émotions. « Je n'ai pas d'excuses pour ce que j'ai fait et pourquoi je ne suis pas venue de te voir, c'est vrai. » Mature et méthodique qu'elle était, l'apprentie assumait toujours ses intentions et même si elle veillait à ce qu'elles soient réfléchies et justes, il pouvait arriver que certaines soient encore dénuées de sens. La jeunesse et l'audace pouvaient prendre prendre possession de sa raison. Et dans cette situation-ci, elle ne savait guère comment davantage se justifier. Surtout que l’intimidation en question ne possédait pas des allures péjoratives, au contraire.

Ses pas la guidèrent minutieusement jusqu'à que son corps se poste face à son interlocutrice. Ses iris ébènes découvrirent des traits bien différents des siens, tranchant avec ses propres essences. Sa chevelure était d'or et sa figure était aiguisée, sans pour autant être fermée. Et puis cette femme émanait une aura assez impressionnante qu'Ashiri appréciait. « Je ne pensais pas que ma présence allait t'ennuyer et que j'allais être repérée si vite. » Avoua-t-elle finalement, en inclinant légèrement la tête en guise de salut officiel. L'ombre d'un sourire penaud voila ses lèvres, tandis qu'elle blâmait ses pauvres capacités de pisteuse.


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29/01/2017 avengedinchains 321 Katheryn Winnick ava by Dandelion / sign by ALAS Forgeron qui bricole aussi le bois 21
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Sujet: Re: A pas de loup •• Meeka
Lun 17 Avr - 18:52

» A pas de loup
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Meeka n’est absolument pas du genre à repousser les gens. D’ailleurs, pour tout dire, la plupart du temps, elle réussit aisément à serrer les dents et à accepter toute situation pouvant s’avérer supportable. Certains jours, ce n’est pas aussi simple, d’autres, c’est facile et évident. La jeune femme n’est pas insupportable et souvent, elle se fait ouverte et tendre. D’ailleurs, la plupart des personnes de son entourage la qualifie de douce et admirable. Quand ils acceptent de passer outre le fait qu’elle fabrique des armes. Elle est gentille, et de manière générale, c’est comme ça qu’on la voit. Alors forcément, quand on se glisse dans son dos pour la suivre quelque part, elle n’apprécie absolument pas. La voir débarquer et lui demander un peu de compagnie parce qu’elle veut voyager, ça ne lui plaît pas vraiment. Non pas que sa présence soit détestable et peu agréable, au contraire, il est toujours sympa d’avoir un peu de compagnie. Mais ce n’est pas comme ça que ça fonctionne et les gens doivent s’en rendre compte. « Je crois... Que j'étais intimidée. » . Elle l’observe un instant, sceptique face à l’excuse de la jeune femme. Qu’elle soit intimidée face à elle, oui, ça persiste à la laisser sceptique, c’est une chose qu’elle ne parvient pas à comprendre. Si elle l’intimide, elle, alors que va-t-elle faire contre le reste du monde ? Disons que ça n’a pas vraiment de sens. Et en parallèle, pourquoi pas. Son métier ne la place pas à la meilleure position du siècle. C’est une affaire un peu compliquée, si on peut le dire comme ça. Elle hausse les épaules, passe une main sur son visage et se demande du coup si c’est réel. « Je vois. Mais suivre quelqu’un, c’est flippant ». Clairement, et elle ne risque pas d’être très à l’aise avec tout ça. Enfin bon, pas la peine d’épiloguer et de l’accuser non stop pour ce qu’elle a pu faire. Où se trouverait l’intérêt réel ? Meeka n’est pas du genre rancunière, à moins que l’erreur ne soit vraiment importante. Et elle préfère faire les choses dans l’ordre véritable, plutôt que de réfléchir plus loin. Là, pour le coup, bien que l’action soit un peu détestable et que dans un autre ordre, elle n’aurait pas apprécié, elle ne cache pas que ça n’a absolument rien de supportable. Clairement. En tout cas, bien que ce soit difficile à croire, que ça ait pu se produire, ça n’a strictement rien d’étonnant. Et il faut juste faire avec. Parce que… Finalement, c’est la seule option. « Je n'ai pas d'excuses pour ce que j'ai fait et pourquoi je ne suis pas venue de te voir, c'est vrai. » . Elle semble bien assez s’en vouloir pour qu’elle n’ait pas à chercher plus loin, non ? C’est assez étrange. Toute cette histoire ne risque pas d’aller en s’arrangeant. D’une certaine manière, du moins. « Ne va pas non plus te culpabiliser non stop. Ca n’a plus vraiment d’intérêt. Maintenant, il faut juste que tout soit clair entre nous ». Elle veut voyager, très bien. Mais il ne faudrait pas qu’en plus, elle le fasse en se faisant de « trop ». Si on peut le dire comme ça. Déjà, parce qu’elle réalise assez aisément qu’une personne supplémentaire lors d’un trajet, ça peut parfois être un peu difficile.

Maintenant qu’elles sont en accord sur la suite et que Ashiri ne se cache pas dans les arbres ou quelque part pour ne pas être vu, tout devrait mieux se passer. En plus de ça, Meeka ne va certainement pas cacher sur un peu de compagnie. Elle en a bien besoin, même, si elle peut le dire ainsi, et ça n’a absolument rien d’une surprise. A force de faire bon nombre de trajets en solitaire, elle ne sait plus forcément où donner de la tête en relationnel. Alors ça devrait lui être bien utile. Et puis bon, puisqu’elles ne se connaissent pas vraiment, ça leurs donne aussi une occasion de parler un peu plus, de se découvrir. Enfin bon, elle n’est pas non plus du genre à idéaliser la moindre relation ou ce genre de chose. Ce n’est pas parce qu’on rencontre quelqu’un que directement, cette personne va devenir une meilleure amie ou quelque chose de ce genre. Ce n’est absolument pas comme ça que ça fonctionne et c’est bien mieux comme ça. « Je ne pensais pas que ma présence allait t'ennuyer et que j'allais être repérée si vite. »  . Elle mettrait en doute les capacités de Meeka à repérer les personnes étranges de son entourage ? Pas sûr que ce soit très agréable. Enfin bon, Meeka a dépassé la trentaine et à l’heure actuelle, elle a quelques capacités que l’expérience lui ont donné. Elle n’est pas devenir le maître de toute situation et ça ne risque même pas d’arriver, finalement. Mais, pour le reste, elle se permet de croire qu’elle ne se débrouille pas trop mal. Enfin bref, normal qu’elle l’ait repérée, de toute façon. Elle n’était pas forcément très discrète. Quant à sa présence, ce n’est pas sans essayer qu’elles sauront si elles peuvent se supporter. « Je suis la seule à pouvoir déterminer si tu es ennuyeuse ou non, et pour ça, il faut que nous parlions ensemble, n’est-ce pas ? C’est bien plus ennuyeux pour moi de te voir rester à distance ». Et surtout, dans l’ombre de manière étouffante. « Allez. Mettons nous en route. On peut très bien parler en marchant ». Elle lui sourit doucement, l’invitant donc vraiment à faire la route ensemble.


notes » w/ Ashiri, en forêt. 27 février 2117

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Sujet: Re: A pas de loup •• Meeka
Sam 22 Avr - 0:52

A pas de loupLe vrai voyageur ne sait pas où il va. -

Meeka Standen

Ashiri Rodakaar


Ses mots pouvaient paraître un peu durs, mais Ashiri n'était pas du genre à prendre cela à coeur. Se vexer ? Absolument pas, elle n'avait pas d'ego particulier à protéger ou à mettre en valeur. Au cours de sa courte existence, elle a dû se confronter à certaines critiques, des regards suspicieux, des mises en garde. Pas plus ou pas moins qu'un autre et elle ne s'en plaignait pas. La soi-disant malédiction des Rodakaar en faisait fuir plus d'un comme la peste, mais ça ne l'a pas empêché de vivre. Au contraire, elle désirait mettre fin à ce mauvais sort en trouvant le fameux remède pour sa mère. Il y avait également les réflexions de son mentor. Bien qu'elle éprouve un immense respect envers Harlan, ses conseils ainsi que ses sommations pouvaient être parfois sans filtres. Et pourtant elle savait que l'intention n'était pas de la blesser, mais de la bousculer. Et elle aimait cet esprit où on l'extirpait de sa zone de confort. D'ailleurs, c'est ce qui fut le précurseur de ce périple. L'envie de se confronter à l'inconnu, quitte à être mise à l'épreuve, physiquement et psychologiquement. Alors, dire qu'elle culpabilisait était de grands mots. Elle s'excusait simplement pour la gêne occasionnée et puis également pour ce que cela avait provoqué chez Meeka. Ashiri ne pensait pas que cela l'irriterait autant, comme quoi elle devait faire encore attention à ses manières et ses attentions. On la jugeait disciplinée et méthodique, mais certains de ses actes pouvaient paraître trop entreprenants. Ainsi, par les paroles et l'attitude agacée qu'émanaient Meeka, la druidesse les prit en compte, comme un avertissement en guise de leçon de vie. Notant que la prochaine fois, elle s'y prendrait d'une autre façon.

C'était son premier voyage et surement pas le dernier. Cette fois-ci, il ne s'agissait pas d'une de ses petites explorations qui se limitaient seulement à quelques jours, comptant seulement sur elle et ses simples moyens. Car depuis toujours, dès qu'elle fut capable de s'orienter dans l'immensité de la fôret et se débrouiller en usant de ses ressources et de ses capacités, Ashiri se lançait dans diverses exodes, découvrant à sa manière l'univers. Apprentie assidue, elle passait une grande partie de son temps le nez dans les archives de la tribu ou alors dans ses fioles sous l’œil attentif de son mentor. Mais ce qu'elle préférait dans son apprentissage du monde était ses immersions au-delà du village ou même au-delà des frontières Naori. La forêt était un terrain de jeu dont les richesses ne pouvaient la lasser. De part ses atouts, en découlait des ingrédients pour ses recettes et de part ses transformations environnementales, la jeune conseillère, contemplait l'évolution de mère nature. Sauf qu'à présent, elle était prête à quitter son foyer pour admirer d'autres essences, d'autres beautés naturelles.

Mais Ashiri remarqua l'effort fournis de la trentenaire. Celui d'accepter sa compagnie et d'échanger au fil du voyage. Et puis c'était l'occasion pour la jeune conseillère de découvrir un nouveau personnage. Alors à son invitation à reprendre leur chemin, elle hocha positivement la tête. « Alors, tu as une destination précise ? » Commença-t-elle, la curiosité. Ashiri s'était quelque peu renseignée et savait que la forgeronne montait en direction des tribus situées au Nord des Naoris, mais elle n'en connaissait pas davantage. Il y avait d'un côté la cité Rahjak avec son désert, puis plus en haut les Athnas et à l'ouest les Pikuni et les Calusa. Et il y avait divers moyens d'y accéder, par la marche comme par la rivière. Jusqu'ici, lorsqu'elle s'éloignait du village, c'était toujours à pied, foulant le sol de son endurance ou alors via les airs, où les arbres par leurs branches et leurs feuillages étaient une autre façon de se déplacer, mais de manière plus habile. D'ailleurs cette manière d'arpenter les kilomètres lui offrait une autre représentation du paysage. De cette façon, vous aviez un aspect plus panoramique, sans limites. Mais marcher n'était pas plus mal non plus, car ainsi, elle pouvait cueillir et se ressourcer par rapport à son inventaire de potion.

« Je ne pensais pas que ma présence allait t'ennuyer et que j'allais être repérée si vite. »  

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Sujet: Re: A pas de loup •• Meeka
Dim 21 Mai - 18:23

» A pas de loup
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Meeka n’a jamais eu un mauvais fond, et en réalité, elle a toujours eu une certaine envie de voyager à plusieurs. Il est impossible d’inciter les gens à vous accompagner, impossible de leurs laisser entendre que tout se assez bien, parce que ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Mais les choses sont comme elles sont et on ne peut pas toujours aller contre ça. Heureusement, dans le fond. La Naori n’ose pourtant pas. Elle n’ose pas demander aux gens s’ils veulent l’accompagner ou ne serait-ce que faire un bout du trajet. Elle refuse de s’imposer auprès de personnes qui ne voient peut-être pas sa présence comme une bonne chose ou qui ne sauraient pas, de manière polie, lui dire qu’ils ne veulent pas venir. Elle n’a pas envie de subit cette déception, de près ou de loin. Les choses sont comme elles sont et c’est la seule chose qui ait de l’importance, à ses yeux. Et puis bon, tant qu’elle fait les choses comme elle le veut, pourquoi est-ce qu’elle chercherait à ce que ce soit un peu plus compliqué ? Tout ceci n’a pas vraiment de sens, c’est un fait. Mais les choses sont comme elles sont, et il faut juste apprendre à faire avec. Dans un sens comme dans l’autre. Bref, tout ça pour dire qu’à aucun moment, elle n’a été en mesure de s’imaginer que quelqu’un serait près d’elle, d’une manière ou d’une autre. Mais elle n’apprécie pas qu’on la suive comme ça, qu’on la colle sans raison et qu’on se mêle de ce qu’elle fait sans y avoir été invité. Quelques questions auraient été appréciées, si les choses s’en étaient arrêtés là. Mais bien sûr, tout ceci a été plus loin qu’elle ne l’aurait cru.

Enfin bon, elle n’est pas non plus du genre à se fourvoyer ou à s’énerver sur des choses qui n’ont pas le moindre sens. Après tout, okay oui, elle a fauté, mais est-ce qu’il est vraiment nécessaire de se prendre la tête pour ça ? Disons que ça n’a pas vraiment de sens, en tout cas. Elle est cependant contente d’imaginer que quelqu’un puisse vouloir l’accompagner. Ce n’est pas vraiment habituelle mais elle ne s’en formalise pas, en général. C’est une situation plaisante et agréable. Et c’est sans doute ce qui se trouve être le plus important. A n’en pas douter. Elle ne sait juste pas ce qu’elle pourrait bien dire ni si elle est partante pour ce genre de chose. Après tout, son parcours n’est pas vraiment destiné à bien se passer. Les choses ne se passent pas toujours comme on le voudrait, c’est une histoire plus compliquée que ça. Elle n’a pas envie de trop réfléchir et elle n’a pas non plus envie de la prendre avec elle si, par la suite, elle se plaint que la route est longue, que tout est lourd et que ce n’est pas ce à quoi elle s’attendait. Parce que c’est sans nul doute ce qui va arriver. Meeka ne se fait pas d’illusion, elle sait que tout ce bordel n’a pas grand-chose de plaisant, elle sait que les choses ne se passent pas toujours de la bonne manière, elle le sait et elle ne le sait que trop bien. Mais les choses sont comme elles sont et on ne peut pas toujours aller contre ça. Mais en même temps, elle ne l’oblige pas non plus à la suivre jusqu’au bout. Elle pourrait tourner le dos, elle pourrait prendre une autre route ou faire autre chose. Elle est libre de faire ce qu’elle veut, de la suivre ou de changer de route plus tard. Elle ne l’oblige à rien, encore moins à rester. Et dans le fond, c’est le plus important. Elle est libre de ses directions et décisions. Et c’est pour cette raison que ce trajet aura une direction plus plaisante et agréable, à n’en pas douter. Mais encore une fois, un pas après l’autre. Et dans le fond, le plus important, c’est que Meeka est contente d’avoir de la compagnie, même si ça ne dure que quelques minutes. « Alors, tu as une destination précise ?  ». Le désert n’est pas la destination de rêve pour les gens de la forêt. Son peuple ne les porte pas dans leurs cœurs. Elle, elle s’en moque, en réalité. Elle ne fait plus attention à tout ça parce qu’elle se permet de croire que tout ceci ne sert pas à grand-chose. Et c’est sans doute mieux comme ça. « Je vais dans le désert. Si tu es toujours motivée à m’y accompagner, ce sera avec plaisir ». Mais bien sûr, elle comprendrait que l’idée puisse la refroidir. Ce n’est pas l’accompagnement dont on rêve, quand il s’agit de se glisser dans la forêt ou d’aller faire un tour. Mais hors de question pour la blonde de changer ses intentions. Le trajet sera long et épuisant, surtout pour des personnes à pieds. Mais ce n’est pas sa première fois.

« Je ne pensais pas que ma présence allait t'ennuyer et que j'allais être repérée si vite. »  . Ce n’est pas tant que sa présence l’ennuie, pourtant. Meeka aime la compagnie, elle aime être entourée, avoir des amis et pouvoir parler de tout et de n’importe quoi. Elle n’aime juste pas quand les sujets sont tristes et qu’ils amènent la tristesse avec eux. Les mauvaises ambiances, ce n’est pas pour elle, ça a le mérite de l’agacer et de la faire assez souffrir. Trop sensible, peut-être oui. Mais elle ne risque pas de chercher plus loin. A quoi bon ? « Je sais ce que je fais, en général. Et je sais reconnaître quand je suis suivie. Tu fais plus de bruit que tu ne le penses. Et ce n’est pas que ta présence m’ennuie, je préfère juste que tu sois à côté de moi plutôt que derrière moi, à rôder ». Et ça n’a rien de vraiment surprenant tout ça, non ? Il est logique qu’elle ait besoin d’entendre tout ça, n’est-ce pas ? Besoin de souffler, voilà tout.


notes » w/ Ashiri, en forêt le 27 février 2117.

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Sujet: Re: A pas de loup •• Meeka
Dim 2 Juil - 17:03

A pas de loupLe vrai voyageur ne sait pas où il va. -

Meeka Standen

Ashiri Rodakaar

A la dernière réflexion faite, Ashiri se contenta d'un hochement de tête, avant de reprendre sans la moindre hésitation le chemin. Maintenant que les choses avaient été clarifiées, la route allait pouvoir reprendre son cours. Et ses pensées retournèrent sur la réponse de la forgeronne à propos de la destination souhaitée.

Le désert. Terre aride, à la peau craquelée telles des écailles reptiliennes à la météo bornée. Dont le soleil, maître de l'environnement, mais également des cultures et des croyances. Et avec une atmosphère écorchant les gorges et cuisant les carcasses. Ashiri avait auparavant déjà traversé l'aridité de ces abysses fougueuses. Ses muscles avaient pu goûter à la chaleur sans fin des journées sous le zénith se pointant à fière allure au sein des cieux vide de tous nuages. Elle avait appris à ignorer l'avidité des gémissements de sa gorge, réclamant un besoin d'eau plus poussé que la normale. Et ses poumons avaient dû s'accoutumer à l'air embourbé par la poussière et les cendres d'un monde sulfureux. Là où l'or et le feu régnaient d'une main de fer, régissaient une société paradoxe à celle du peuple de la foret. Et pourtant, elle n'en était pas dégoûtée, l'apprentie. Seulement ses visites avaient toujours été brèves, dans un but soit diplomates ou médicales, éternellement en compagnie de son mentor. Jamais plus. Ce n'était qu'à travers les prunelles et les paroles passionnées d'Harlan, qu'elle avait pu explorer les autres facettes que regorgeait ces terres aussi flamboyantes que mystérieuses. Elle se tâtait à en contempler les abîmes de ses propres yeux, sans être pressée ou préoccupée. Sauf qu'aujourd'hui, ce n'était pas la cité Rahjak qui l'intéressait aux premiers abords.

« Bien que le désert soit tentant, je vais à la tribu Athna. »
Le temps pouvait paraître subjectif. L'apprentie avait une semaine maximum pour effectuer son voyage. Et selon l'approche, cela était soit trop peu soit déjà bien suffisant. En tant que fine exploratrice, dotée d'une soif avide pour l'inconnu et la découverte, ces quelques jours allaient surement défilés à une vitesse monstre, entravant son désir d'en contempler toujours plus. Mais en tant qu'apprentie, future conseillère, ce laps de temps-ci était même un peu trop donné, en vue de ses responsabilités et son devoir de veiller sur le peuple Naori. Elle ne pouvait s'absenter trop longuement, même s'il s'agissait d'un séjour à but expérimentale et scientifique, cela restait avant-tout personnel. Ainsi, faire un détour par la cité pouvait nuire à son but premier par rapport aux limites énoncées par son mentor et sa conscience. « Mais il est toujours possible de faire une partie du chemin ensemble jusqu'à la rivière au nord. » Et ce sera ainsi à cette frontière aquatique que leurs chemins bifurqueront. Ayant longuement étudié les itinéraires possibles, celui-ci, lui semblait plus adéquat par rapport à ses moyens et ses envies. Elle aurait pu prendre un autre sentier, converger directement en direction du nord-ouest, mais finalement, cela aurait prolongé un peu plus son temps de parcours. Effectivement, en rejoignant directement le cours d'eau, elle sera ainsi capable de prendre le rivage et naviguer, tout en suivant le courant. Ce qui était plus rapide qu'à pied. Il était surement probable qu'elle est à le remonter, mais d'après certains, il n'était pas très capricieux, de quoi le dompter facilement à travers de bonnes ressources et quelques ingéniosités.« Probablement une prochaine fois, car d'après ce que l'on dit et vaguement vu, leur marché vaut le détour. » Son minois hocha légèrement de manière positive, tandis que ses pieds continuaient d'arpenter le sol gelé de cet hiver rugueux. Ses sens étaient toujours en éveil, tentant d'anticiper la moindre chute. Avec cette couverture de neige pouvant cacher certaines sournoiseries, on n'était jamais assez prudent.



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29/01/2017 avengedinchains 321 Katheryn Winnick ava by Dandelion / sign by ALAS Forgeron qui bricole aussi le bois 21
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Sujet: Re: A pas de loup •• Meeka
Dim 27 Aoû - 19:52

» A pas de loup
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Bien sûr, quand elle te demande où tu te rends, il ne te vient pas vraiment à l’esprit qu’elle pourrait aller au même endroit. Ce n’est pas le genre de chose qui arrive régulièrement, au contraire. Mais en parallèle à cela, tu ne vas certainement pas prétendre que tu n’aurais pas pu avoir ce petit espoir. Parce que oui, tu aurais aimé que ce genre de chose se produise. Parce que cela t’aurait permis de faire la route en bonne compagnie. « Bien que le désert soit tentant, je vais à la tribu Athna. » . Dire que tout ceci a commencé sur un malentendu, sur quelqu’un te poursuivant et toi, étant incapable de passer à côté du bruit qu’elle faisait. Et pourtant, elle ne faisait pas autant de bruit. Pour autant, tu ne vas certainement pas en faire tout un foin, parce que ça ne sert à rien. La situation a désormais changé et maintenant, tout se passe de manière bien plus supportable, si on peut le dire comme ça. Bien plus facilement, tout ce bordel, en tout cas. Mais il faut savoir faire les choses dans l’ordre. Un pas après l’autre. Mais c’est au moins comme ça que tu as pu constater que sa compagnie n’était pas désagréable. A côté de ça, il est tout de même assez dommage d’imaginer qu’elle puisse vouloir voyager, qu’elle t’accompagne et ne te lâche pas vraiment. Mais qu’en même temps, elle ne veuille pas venir avec toi. Bizarre non ? Tu n’es pourtant pas là pour juger et c’est mieux comme ça. Elle est bien libre de faire ce qu’elle veut et dans l’idée, peut-être qu’elle avait en tête que tu irais toi-même dans la montagne ? Elle t’a vu partir et elle a tenté sa chance ? Dommage. ” Es-tu déjà allée dans le désert au moins ? C’est l’occasion de ne pas y aller seule, au moins. “. En plus, non que tu veuilles être en sa compagnie à chacun de tes mouvement, tu risques de te rendre dans la montagne dans les semaines à venir. Sans doute a-t-elle quelque chose de prévu là-bas. Ce n’est pas vraiment à toi de t’imposer. Surtout qu’au départ, c’est elle qui l’a fait. On n’inverse pas les rôles, voyons. Et tu n’es absolument pas du genre à imposer ta présence à quelqu’un d’autre. Toujours comme ça. Toujours mieux comme ça.

« Mais il est toujours possible de faire une partie du chemin ensemble jusqu'à la rivière au nord. ». Une bonne idée oui, à n’en pas douter. T’as juste pas particulièrement envie d’y réfléchir plus que nécessaire. Parce que dans le fond, ça ne servirait pas vraiment à grand chose. Dans l’idée, oui, bien sûr que vous pouvez faire ce bout de chemin ensemble. Alors qu’un sourire se dessine sur tes lèvres, tu ne te vois pas vraiment lui dire non maintenant. ” Je t’ai invité à m’accompagner, plutôt que de suivre mon ombre. Je pense donc que nous pouvons faire un bout de chemin ensemble avec aisance. “. Sans l’ombre d’un doute, d’ailleurs. Jusque la rivière au nord, elles auront un bon moment pour bavarder ensemble et pourront même s’y arrêter un instant. Il y a le temps, quoi et c’est mieux comme ça. Le trajet sera plus agréable pour les deux. ” Que vas-tu faire à la montagne ? “. Ah ta curiosité ne changera donc jamais hein? Mais tu ne peux pas vraiment y faire grand chose. Ca a toujours été plus fort que toi. En quoi est-ce supposé être un problème, en plus hein ? Si elle ne souhaite pas te répondre, elle n’aura qu’à pas le faire. Par tes questions, tu n’obliges jamais personne à dire les choses. Ce n’est pas de la curiosité maladive, c’est ce qui compte. Mais oui, chez certains, il s’agit d’une histoire un peu plus compliquée. Ils sont là, à enchaîner les questions, à interroger sur un sujet ou un autre sujet. Les gens peuvent être stupides. Pourquoi serait-on obligé de répondre à des questions sans le moindre intérêt hein ? Qu’est-ce que ça nous apporte ? T’es curieuse mais pas au point de vouloir connaître tous les moindres secrets des gens. Chacun possède son jardin secret, non ?

« Probablement une prochaine fois, car d'après ce que l'on dit et vaguement vu, leur marché vaut le détour. » . Clairement. Et tu as dans l’idée de t’y glisser, de t’y faire une petite place et de profiter de la notoriété. Pourtant, tu sais aussi que la réputation de la cité du désert n’est pas la meilleure qui soit, et tu ne peux rien y faire, tu ne peux pas aller contre ça, non plus. ” Je n’ai jamais eu l’occasion de le voir de mes propres yeux. J’espère qu’on m’accordera le droit de me faire une place. “. Il serait tout à fait possible qu’on ne t’accorde pas ce droit, mine de rien. Et ce serait extraordinairement horrible. Tu te pointes, avec ton matos super lourd et insupportable et tu n’as pas le droit de t’installer ? Non, ce n’est malheureusement pas comme ça que ça doit marcher. Tu verras bien de quoi il s’agit, une fois sur place. Tu n’as pas le choix, tu dois juste attendre. Mais si tu ne prends pas de risque, qui le fera pour toi ?


notes » w/ Ashiri, en forêt le 27 février 2117.

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12/10/2014 Brimbelle 47074 Jessica Chastain Lux Aeterna Médecin / Herboriste 344
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Sujet: Re: A pas de loup •• Meeka
Mar 7 Nov - 20:18

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Sujet: Re: A pas de loup •• Meeka

 

A pas de loup •• Meeka

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