Partagez | 
 

˜˜˜˜˜˜Dans la joie et la bonne humeur
maybe life should be about more than just surviving

Aller à la page : 1, 2  Suivant

avatar
07/09/2016 Nexus 244 Tom Mison Nexus Maniement des armes | orateur 0


Sujet: Dans la joie et la bonne humeur
Lun 27 Fév - 14:29

Secoues-toi.
Il n'avait jamais été d'un naturel nonchalant, pas du genre à traîner au lit et encore moins à se laisser aller à la fainéantise. Pour Gustave, c'était une matinée comme une autre... Il lui avait été facile d'émerger de son lourd sommeil, il lui avait été plus facile encore de le faire avec le sourire. Car il était ainsi, Gus. Toujours souriant, toujours pleins d'entrain. Dans la pénombre, il remue, garde les yeux ouvert alors que son lit n'est pas assez grand pour contenir sa stature colossale. Son mètre quatre-vingt quinze ne tiens pas dans la couchette mais ce n'est pas cela qui l'empêche de dormir. Il remue les orteils, les plient et les replient puis dans un soupir, il redresse le buste. Le silence dans la chambre est paisible et Gustave tend l'oreille. Sur la couchette voisine, Leary lui dort encore... A sa respiration lente et régulière, il semble serein dans son sommeil.

« Leary... ? »

Souffle Gustave en regardant la silhouette de son ami enroulé dans une couverture. Il aurait bien envie de lui jouer un mauvais tour, juste pour le plaisir de commencer la journée dans un élan de bonne humeur. Rien n'était trop beau pour tenter de donner le sourire à son comparse dont la tristesse semblait le ronger un peu plus chaque jour. Et pourtant, Leary restait gentil, il restait patient. Et Gustave l'adorait pour cela. Et pour bien d'autre chose, aussi. Sous sa moustache, l'odysséen sourit avec malice. Oui, il est vraiment tenter de l'enquiquiner... Il repousse sa couverture, pose les pieds au sol et son buste nu et velu se tend. Il tente de faire le moins de bruit possible alors que sa carcasse se redresse de toute sa hauteur. D'un geste machinale et purement masculin, il ajuste son caleçon avant de s'approcher de la couchette de Leary. En douceur, Gustave repousse la couverture au pied du lit et dévoile les petons de son ami. Il fixe ses talons, ses orteils qu'il a du mal à entrevoir dans la pénombre puis tend les doigts, les agitant pour venir chatouiller la plante de ses pieds.

« Debout Leary ! »

Il chatouille, encore... et encore. Gustave ricane dans sa barbe, heureux de sa taquinerie alors qu'il laisse son ami émerger tranquillement de son sommeil.

« Ne me force pas y aller plus fort... »

Et qu'est-ce que Gus peut bien faire de pire que des chatouilles sur les pieds ? Il renifle, se redresse et recule. Il recule ? Pourquoi donc ? Prendre de l'élan bien sûr ! Il frotte ses paumes l'une contre l'autre, voûte le dos, hésite puis s'élance. Dans un bon sans douceur, il se jette littéralement sur Leary, retombant lourdement sur son dos pour l'écraser de tout son poids. Il était clair que le réveil en douceur n'était pas à l'ordre du jour. Gustave lâche un rire malicieux, sa gigantesque carcasse se faisait poids mort sur le pauvre Leary alors qu'il lâche à son oreille.

« Tu as promis de m'emmener avec toi en forêt aujourd'hui... tu n'as pas oublier, hein ? »

Pendant un instant, le silence s'impose en maître dans la petite chambre alors que Gustave se redresse à demi. Il libère Leary de son emprise pour s’asseoir au bord du lit, toujours avec ce même sourire. Il est comme un gosse que sa mère emmène en balade. Il y tient à cette promesse. Pire, il serait excessivement vexé si Leary lui refusait ce plaisir.

« Tu dors... ? Ne te rendors pas... »

avatar
07/12/2015 204 Luke Evans AVENGEDINCHAINS Professeur en biologie 10


Sujet: Re: Dans la joie et la bonne humeur
Dim 12 Mar - 22:02

La journée précédente avait été dure et pleine de labeur. Leary s’était attelé à la tâche comme toujours. Il avait enchaîné son petit entraînement personnel ainsi que son répertoire de la faune et la flore. Il avait aussi promis à Gustave d’aller en forêt avec lui. Il s’était donc endormi aux côtés de son compagnon de dortoir. L’homme dormait profondément et dans ses rêves il y avait Barbara ainsi que sa fille, Marie. Elles étaient bel et bien là, vivantes et souriantes. Le passé semblait être le présent et l’homme était heureux. Leary serrait dans ses bras Barbara, l’embrassa quand soudainement une intense démangeaison gagna ses pieds. Il ne comprenait pas. Le scientifique sentit le monde basculer et ce fut étrange. Il eut conscience de se réveiller, d’émerger de son rêve heureux. Il entendait une voix grave résonner. Ne me force pas… Forcer à quoi ? Il avait froid. Leary ouvrit les yeux, encore dans les bras de Morphée, se situant difficilement dans l’espace-temps. Un grognement lui échappa quand il eut le souffle coupé, un immense poids sur le corps. Bon sang c’était quoi ?! Il était bien réveillé et tourna la tête vers Gustave qui empiétait clairement sur son espace vital. « Par tous les scientifiques. » Marmonna-t-il. Son regard clair était encore voilé de sommeil.

Il entendit le mot forêt et grogna encore plus. Il grognait rarement, mais là c’était du réveil pur et dur ! Même pas le temps de dire ouf qu’on le rendait complètement fou. Le scientifique poussa un râle de soulagement quand son ami se retira de lui. Il se redressa sur ses coudes, se massant les côtes qui étaient un peu douloureuses après avoir supporté quasi tout son poids. « Non je ne dors pas. » Il avait les cheveux en bataille et l’air clairement d’un hibou. Oh il n’avait pas pu en observer, à ce qu’il avait compris, il ne les verrait que de nuit. Sortir de nuit du camp était juste hors de question. Leary avait toujours mieux temps de méditer au milieu du camp en pleine nuit que de tenter de tenter de sortir. Il avait encore l’air endormi, mais il ne l’était pas le moins du monde. « J’aurais apprécié un réveil plus doux. » Oui vraiment, mais il décida de taire cela. Il n’allait pas se plaindre plus que de raison, même s’il était tenté. L’homme n’allait pas perdre le contrôle pour si peu, même s’il se sentait légèrement ronchon. Une bonne petite méditation et cela irait. Il savait son ami impatient et bien souvent, le scientifique gardait son calme avec lui. « Tu m’as chatouillé les pieds ? » Il arqua un sourcil, surpris par cela, quoi qu’amuser. Mais il tentait de le cacher. Il était un peu fâché, mais pas trop.

De toute manière, il se serait bien levé tôt ou tard, alors mieux fallait-il tôt que tard ! Il ignorait l’heure qu’il était, si le soleil était déjà haut dans le ciel. « Quelle espèce de gros patapouf, tu pèses ton poids. » Leary souriait là. Il était moins fâché. Il se leva de son lit et ramassa de sa main gauche sa couverture qui se trouvait dans un coin. Il regarda son ami assis sur son lit et lui lança la couverture dessus. Le scientifique ajusta le bandage autour de sa main droite qui était prise de fourmillements. Le bandage n’était qu’une aide imaginaire, il n’y avait aucune plaie. Le contrecoup de sa blessure se situait dans les sensations internes et les tremblements. « Il faut manger avant d’imaginer découvrir quoi que ce soit. » Son ton patient montrait clairement qu’il ne sauterait aucune étape. Leary était patient, mais aussi très têtu. Probablement deux traits de caractère qui allaient ensemble selon lui. En fait, le brun aurait pu être sournois et faire attendre Gustave. Sauf qu’il ne se souvenait plus s’il avait dit qu’ils iraient dès le matin ou plus tard en forêt. Impossible de se dérober, mais il n’en avait pas envie. L’homme attrapa son pantalon qu’il enfila par-dessus son boxer. Il n’était pas pudique, mais il avait froid.

avatar
07/09/2016 Nexus 244 Tom Mison Nexus Maniement des armes | orateur 0


Sujet: Re: Dans la joie et la bonne humeur
Dim 19 Mar - 11:29

Leary assura ne pas dormir mais le simple fait qu'il avait fallu attendre que le colosse s'écrase sur lui pour émerger de sa torpeur, indiquait l'exacte opposé. Ce mensonge arracha un sourire amusé à Gustave qui déjà, avait reprit place sur sa propre couchette, enfilant ses chaussettes. C'est qu'il faisait sacrément frais le matin.

J’aurais apprécié un réveil plus doux.

«  Oh pardon, j'ai froissé ta sensibilité ? Promis, la prochaine fois je te fais de gros bisous. Tu verras, paraît-il que cela chatouille avec la moustache. »

Ironise l'odyssée dans la moindre gêne. Il adorait taquiner son colocataire de chambrée. Mais Leary était un homme bon, intelligent et patient... Gustave savait que son amitié était précieuse. Parfaitement conscient de l'effet que fournissait son ami chaque jour depuis le décès de sa famille, lui saluait cette force que le scientifique détenait. Il avait pour Leary un grand respect, une grande tendresse aussi mais cela, ce n'est sans doute pas le genre de chose que l'on s'avouait entre homme dans une minuscule chambre au réveil, n'est-ce pas ?

Quelle espèce de gros patapouf, tu pèses ton poids.

« Je suis une bête, une vraie ! Un mètre quatre-vingt quinze pour quatre-vingt cinq kilos, pas un gramme de graisse ! Juste de la fierté masculine et du pelage là où il faut et avec la dose qu'il faut ! »


Lâcha Gus avec un sourire chafouin sous sa moustache alors qu'il bombe le torse, frottant de ses mains, la toison sur son buste. C'est qu'il en était fier de ce corps bien qu'il soit peu porté sur l'aspect extérieur. Mais combien de fois sa carrure lui avait été utile ? Son visage surtout, toujours si doux et souriant. Alors même que l'odysséen est soudainement plongé dans ses pensées, l'épaisse couverture de Leary lui atterrit dessus et le déséquilibre. C'est un grognement amusé qui passe les lèvres de Gustave occupé à se dépatouiller pour s'extirper du chaud tissus avant de renchérir en prenant son oreiller qu'il balance sur son comparse. Des vrais gamins... Mais cette insouciance, ce retour en enfance, n'est-ce pas ce dont ils avaient besoin parfois ? Sourire et s'amuser sans rien penser à d'autre ? Et c'était une des choses qu'il appréciait chez son ami, car Leary n'avait jamais rechigner à laisser Gustave être ce qu'il était. Orateur, protecteur et chaleureux gamin à ses heures perdues.

Il faut manger avant d’imaginer découvrir quoi que ce soit.
« Bien chef ! C'est vous qui avez les commandes aujourd'hui ! »

C'est qu'il était sacrément de bonne humeur Gus, plus encore de d'habitude. Alors qu'il se redresse, enfilant son pantalon puis sa chemise avant de terminer par son éternel manteau sombre, il s'empare d'un peigne pour coiffer sa tignasse. Il ne perd pas une seconde, se prépare en vitesse avant de se poster devant de son comparse, tout sourire, près pour la journée entre amis qui les attendaient.

« Alors, tu vas m'apprendre quoi aujourd'hui ? Hein ? Est-ce qu'on va aller voir les animaux ou bien... Tu vas me parler des plantes ? Dis, c'est vrai qu'il y a des plantes grosse comme des hommes et qui peuvent dévoré d'un coup un sanglier ? »


Et il parlait, parlait, parlait... Les questions étaient lâchée les unes après les autres, montrant la délicieuse impatience de Gustave. Véritable puits de science, lui ne cessait jamais d'apprendre, toujours le nez dans les livres et savourant les connaissances que pouvait partager avec lui son entourage. Sans doute n'y avait-il pas meilleur élève que lui.

avatar
07/12/2015 204 Luke Evans AVENGEDINCHAINS Professeur en biologie 10


Sujet: Re: Dans la joie et la bonne humeur
Lun 3 Avr - 11:14

Leary avait toujours eu de la patience. Ce n’était pas demain la veille que Gustave arriverait à l’agacer. Bien sûr qu’il aurait apprécié un réveil plus doux, mais on n’obtenait pas toujours ce qu’on désirait dans la vie. « Il en faut plus pour me froisser. » Enormément même. Ou alors il taisait la vérité. Leary ne put s’empêcher de grimacer quand l’autre homme parla de bisous avec une moustache. Rien que d’imaginer la sensation, il n’appréciait pas. Mais Leary ne resta pas là-dessus, parlant volontiers alors qu’il ne se sentait absolument pas réveillé. Ma foi, il allait devoir faire avec pour une fois. Pas le temps de se reposer, qu’il devait être en action ! Le scientifique le détailla soigneusement quand son ami affirma être une bête. Il le regarda comme on regardait un spécimen et rien d’autre. Son regard était acéré et vif. Il leva les yeux au ciel, quoique franchement amusé par le spectacle que son ami offrait. Gustave était un vrai poème à lui seul, c’était à hurler de rire. Le brun n’arrivait pas à se fâcher. Ses yeux pétillaient d’amusement. Ils s’amusaient comme des enfants, oubliant rien qu’un instant leur obligation et leur vie. Il se prit un oreiller de la tête, un grognement suivit, mais il riait. Leary se sentait léger, loin des contraintes du camp. Il n’y avait pas non plus énormément de contrainte ici, mais il planait une atmosphère étrange qui lui rappelait certains souvenirs.

Le scientifique quitta sa morosité passagère pour parler de manger. L’estomac vide, ils seraient complètement inutiles. Être aux commandes n’était pas forcément son rôle préféré, mais cela l’amusait. La bonne humeur de son ami était particulièrement contagieuse. Leary était facile à contaminer, il riait facilement quand on savait par quel bout le prendre. Le brun termina de se préparer, enfilant ses bottes qu’il avait depuis l’atterrissage. Il devrait peut-être demander à Shanaë s’ils pouvaient troquer quelque chose. Il aurait bien besoin de quelque chose de neuf. Leary ne savait pas ce qu’ils déjeuneraient, probablement des noisettes, ou une viande chassée la vieille. Cela dépendait bien des réserves qui restaient. Sinon il faudrait aller chercher soi-même. Les questions de Gustave l’amusaient et rien qu’un instant, l’homme se revit sur le vaisseau comme autrefois. « Je pense qu’on verra certaines espèces sur le terrain. Vu la météo on verra bien ce qu’on croise, les plantes on en verra, mais des animaux, pas sûr. » Il fit une petite moue déçue à la pensée de ne pas voir forcément des animaux. La question de Gustave sur la plante géante l’intrigua. « Je ne suis même pas sûr que ça existe. » Même avec une tonne de radioactivité et encore. Mais l’idée était intéressante. « Déjà que les sangliers sont gros, mais alors si on devait encore se les partager avec des plantes géantes. »

Fascinant, mais terrifiant. Il regarda son ami en coin, amusé. « La nature crée des armes parfaites. Peut-être que dans d’autres régions, les plantes ont évolué vers plus d’agressivité. » L’idée était tout à fait fascinante. Leary arriva au point pour manger et il n’y avait pas grand-chose. Une vague soupe avec des champignons, une pomme et c’était tout. Le brun prit un bol de son repas et s’installa dans un coin, attendant Gustave avant de manger calmement. « Si tu veux on peut faire un tour vers la rivière, voir si on trouve de quoi cueillir. Peut-être qu’on pourra même observer des poissons. » Voire en pêcher s’ils se sentaient d’humeur. Il faisait froid, mais avec un peu de chance, tout irait bien. Leary termina rapidement son repas, ayant particulièrement faim. Il conserva son fruit et se leva. « En route ? Un sac sur le dos et on y va ! » Il se leva, allant d’abord nettoyer ses ustensiles avant de tourner la tête vers Gustave. « Je pense on va vers la rivière et ensuite, on voit si on regarde autre chose ? » Il était impatient et le cachait difficilement. Il se sentait vraiment comme un enfant pour le coup. Sortir était une bouffée d’air pour lui. Il passait plus de temps dehors qu’ici. Il voulait aider le plus possible. Leary avait un sac prêt d’office pour les sorties. Comme ça, il partait quand cela le prenait. Il y avait de quoi tenir quelques heures dedans, au cas où.

avatar
07/09/2016 Nexus 244 Tom Mison Nexus Maniement des armes | orateur 0


Sujet: Re: Dans la joie et la bonne humeur
Mer 12 Avr - 10:07

Gus est prêt, il attend simplement qu'il en soit de même pour Leary. C'est qu'il a du mal à tenir en place devant la perspective de cette journée qu'il lui a été promis. Dans sa curiosité et sa naïveté, Gus gobe littéralement chaque mot que Leary lui souffle, ainsi quand son ami marmonne qu'il n'était pas sûr de ce qu'ils croiseraient et que les plantes géantes dont il avait entendues parler n'existaient probablement pas, il se renfrogna.

« Tu n'en es même pas sûr... Tu n'as vraiment pas l'esprit ouvert ! »

Accusa-t-il sans la moindre gêne avec toute la mauvaise foi du monde. Son comparse était de ces rares personnes à avoir l'espoir aussi ouvert qu'affûté, il le savait mais Gustave avait tellement d’espérance pour cette journée que chacun de ses mots était digne d'un enfant et non de l'homme qu'il était. En silence, il suit son ami avant de finir avec un repas identique au sien. Maigre repas mais qui était toujours la bienvenue, c'était toujours mieux que de partir le ventre vide. Le souci avec Gustave, c'était sa stature, du haut de son mètre quatre-vingt-quinze, il lui fallait des rations de nourriture plus importante mais même cela, n'était pas à disposition. Malgré tout il dévore son bol de soupe et glisse malicieusement la pomme dans la poche de son manteau. Il préférait fragmenter ses repas pour mieux tenir face à la faim, la fatigue et à tout éventuel problème de santé occasionné par les anémies. Il sourit, empoigne son sac alors qu'il continue d'écouter Leary. La bonne humeur de son ami était plaisante à voir et mieux encore, elle était contagieuse.

« Je ne t'avais pas vu d'une telle humeur comme ça depuis un moment Leary... »

Comment Gustave avec un doux sourire aux lèvres. Il était ravie, heureux même. Il en chantonnait presque de voir le scientifique si hâtif de lui faire découvrir la nature et ce monde qu'il lui tardait de découvrir avec plus d'intensité. Car c'est bien de ce dont il s'agissait, appréhender un univers nouveau, sauvage mais fabuleux.

« Je te préviens tout de suite, je suis un pêcheur pathétique. »

Rétorque Gustave avec un rire amusé alors même que l'optique de rejoindre la rivière lui allait parfaitement. Une douce pensée va pour Murphy dont le visage vient se frayer un chemin à travers ses pensées. Il était persuadé qu'elle aurait aimé être là avec eux, pouvoir passer cette journée hors du camp pour le simple plaisir de la découverte. Mais le mirage de son visage quitte bien vite la chaleur de son esprit alors que Gustave geint, la voix rauque et pleine d'entrain.

« Va pour la rivière ! Je te suis, je connais pas le chem... »

Et c'est la catastrophe. Son pied bute contre une pierre et soudainement, son grand corps chute alors toute l'absence de grâce dont il est capable. En un rien, Gustave se retrouve à plat ventre sur le sol, face contre terre en grognant sous l'inconfort de sa position et surtout sous le ridicule de la situation.

« Je vais bien... »


Qu'il couine non sans mal avant de se redresser, se relever en époussetant ses vêtements tout en pinçant les lèvres. Il avait l'habitude de se tourner en ridicule et il n'avait aucun doute que ce fâcheux épisode donne l'occasion à son binôme d'une bonne hilarité. Presque vexé, Gustave se permet en route et lâche, la voix forte d'une affirmation positive.

« cette fois, j'espère que les oiseaux ne vont pas déféquer dessus, parce que si en plus y a un risque que je me noie dans la rivière, je retourne me coucher de suite. »

C'est que le bougre était connu pour sa poisse légendaire. Le bon côté des choses était qu'ils ne risquaient pas de s'ennuyer, durant cette journée qui les attendait.

avatar
07/12/2015 204 Luke Evans AVENGEDINCHAINS Professeur en biologie 10


Sujet: Re: Dans la joie et la bonne humeur
Lun 1 Mai - 18:52

Bien loin de se vexer face au comportement de son ami, Leary sourit avec patience. La patience du professeur qui avait entendu bien des choses sans frémir. « Je ne suis pas sûr car les soldats qui vont dehors ne m’ont pas rapporté l’existence d’une telle plante. Nous tentons de répertorier la faune locale, difficilement, mais on le fait. Les chances qu’une plante carnivore aussi grande existent, sont très minimes. » Il parlait avec douceur, sans jugement, exposant des faits scientifiquement. La nature était devenue féroce, sauvage, mais elle semblait s’être arrêtée à certaines limites. Les plantes carnivores n’avaient existé à l’époque que dans certains environnements précis, le climat ici avait des saisons. Une telle plante pourrait-elle tenir face au froid ? Assurément non. Mais Gustave lui donnait un chalenge et plus que tout, Leary adorait réfléchir. Ils mangèrent rapidement, la faim avait précipité Leary. Le scientifique s’avéra de bonne humeur, parlant alors qu’il le voyait prendre lui aussi son sac à dos. Il communiquait volontiers sa joie, impatient de voir l’extérieur. L’air se réchauffait, les saisons changeaient, il appréciait vraiment la Terre. Il cachait difficilement sa passion pour la faune et la flore. Il en avait fait son métier après tout. Mais ici, cela avait énormément de sens, plus que dans l’espace en tout cas. Parler de faune et de flore quand on flottait dans l’air, c’était presque ridicule.

Leary était de bonne humeur et cela lui permettait d’oublier sa réalité de vie. L’absence de Marie, elle hantait sa vie comme un spectre. L’homme chassa encore une fois ces pensées et parla de la rivière. Gustave semblait plein d’entrain. Leary l’écouta, mais bientôt il vit son grand ami tomber à plat ventre sur le sol. Le brun mit une main dans sa bouche, se retenant de rire à gorge déployé. « Le grand aventurier fait sa première expérience de l’extérieur ! » L’amusement pétillait dans son regard clair. Il voyait bien que son ami était presque vexé et Leary se râcla la gorge pour tenter de reprendre son sérieux. Ce n’était pas facile, bien au contraire. Son ami avait toujours un don certain pour l’amuser et le détendre. « Mais non, mais non ! Il ne va rien t’arriver. » Leary passa un bras ferme autour des épaules de son ami dans l’idée de lui remonter le moral et éviter ainsi qu’il ne déprime. Oh il ne pensait pas qu’il déprimerait, c’était juste une image. Le scientifique considérait Gustave comme un homme fort et n’irait jamais penser qu’il déprimerait. C’était plus le brun qui avait tendance à déprimer, dans son coin et essayait de tout cacher. L’homme se détacha de son ami, marchant calmement tout en réfléchissant. « Je me demande si ta poisse est due au fait que tu es orateur. Peut-être ne peux-tu pas être bon partout. »

Le brun était ce genre d’homme qui pouvait se mettre à philosopher sur tout et n’importe quoi très facilement. Un rien éveillait son esprit en ébullition qui ne voulait qu’une chose ; tourner à plein régime. Le bruit régulier de la rivière non loin d’eux guida Leary vers les cultures. Il avait le regard vif, attentif à l’environnement autour de lui. Il se méfiait. Quelque part au fond de lui, il avait quand même peur de la nature, même s’il la respectait. Un doux mélange qui le troublait parfois. Il se demandait ce que sa vie aurait été s’il était né ici. Aurait-il été aussi fasciné que cela par l’écosystème ? Ou alors pas du tout ? L’homme avisa au loin les plants de culture. Il y avait des plantes aromatiques et des légumes. « Ça pousse bien. C’est une bonne chose. » La question de la nourriture était au cœur de tous les esprits mine de rien. Manger était un besoin primaire, il était donc normal que cela travaille les gens. Le contraire aurait été particulièrement étonnant.

avatar
07/09/2016 Nexus 244 Tom Mison Nexus Maniement des armes | orateur 0


Sujet: Re: Dans la joie et la bonne humeur
Mar 2 Mai - 14:54

Je me demande si ta poisse est due au fait que tu es orateur. Peut-être ne peux-tu pas être bon partout.

Par chance la chute avait été plus humiliante que douloureuse. Occupé à s’épousseter, Gustave laisse son regard vagabonder à droite, à gauche. Le ridicule ne tue, dit-on, lui en était certain. Combien de fois s'était-il humilier tout seul, subissait les moqueries, les railleries de ses comparses ? Il n'était plus à cela près et puis Leary pouvait bien s'en amuser, lui était un ami fidèle et loyale. Ce n'était pas là de la méchanceté gratuite comme d'autre pouvaient offrir. Gus esquisse un sourire, ajustant la veste de son manteau et soufflé, piqué à vif.

« Môsieur, sachez que je suis doué dans bien des domaines et que ma malchance n'a rien à voir avec mon talent d'orateur ! »

Geint Gustave visiblement vexé par la boutade de son ami et copain de chambrée. Il se remet en route, suivant Leary de près. Ils n'étaient là que depuis quelques instants mais déjà, il sentait revigorer par l'extérieur. C'était bien, de ne pas rester enfermé dans ce hangar à lister les vivres. N'était-ce pas aussi pour cela qu'il avait tant aimer cette expédition jusqu'au phare malgré les déboires de ce voyage , Il n'avait pas passé sa vie dans l'odyssée pour finalement resté enfermé comme un animal craintif de l'extérieur. Il écoute le chant des oiseaux, observe la cime des arbres et manque soudainement de rentrer dans Leary qui s'est arrêté pour voir les cultures. Sursautant, Gustave pince les lèvres, contourne son ami et observe à son tour les plantes qui lui rappelle combien manger à sa faim était un lue qu'aucun ne pouvait se permettre ?

Ça pousse bien. C’est une bonne chose.

« Presque plus que ton intelligence, mon gars. »

La main de Gus vient tapoter virilement l'épaule de son comparse. Oui, c'était une bonne chose et c'était fou comme la simple vue de ces pousses légumineuse pouvait offrir un espoir considérable. Il rit dans sa barbe Gus, ravie de voir son ami se satisfaire de cette vision puis il sort de sa poche la pomme qu'il avait caché plus tôt, son couteau puis s'empresse de la couper en deux. La coupe est quasi parfaite et sans la moindre hésitation, l'odysséen tend le plus gros morceau à son ami avec ce sourire doux dont il n'hésitait jamais à gratifier son entourage.

« Allez, on se remet en route. T'as pas mal de truc à me montrer, hein ? »

C'est qu'il était pressé, Gustave. L'orateur pivote doucement, toujours avec cette joie sur le visage et se met en marche comme un petit soldat sous les ordres du biologiste. Oui, cette journée s'annonçait agréable, merveilleuse même. Pas seulement pour toutes ces choses qu'il attendait de découvrir, mais rien que pour le fait de passer du temps avec son ami dont la compagnie était la plus charmante qui soit.

« Leary, c'est par où que nous allons ? »

Il s'arrête à nouveau, glissant son doigt entre ses lèvres puis le lève au dessus de sa tête. C'est bien comme cela qu'on mesurait la force du vent ? Ridicule, ce n'est certainement pas avec ça qu'il allait se repérer dans cette forêt. Il désigne sa droite, sans même avoir si c'était le nord, le sud ou bien la bonne direction et s'esclaffe comme un gamin, le rire malicieux.

« Par là ! Allez hop, je l'ai décidé! »


Mais, la rivière, ce n'était pas dans l'autre sens...? Leary, bon courage.

avatar
07/12/2015 204 Luke Evans AVENGEDINCHAINS Professeur en biologie 10


Sujet: Re: Dans la joie et la bonne humeur
Lun 15 Mai - 21:44

Leary se retenait de rire alors que Gustave affirma être doué dans bien des domaines. « Je n’en doute aucunement. » Il souriait quasi de toutes ses dents, visiblement très heureux. Il décida de laisser la malchance de son ami loin derrière eux. Il se mit en marche, peu touché par la vexation de son ami. De toute manière, si Gustave avait vraiment été vexé, il l’aurait dit, n’est-ce pas ? C’était du moins ce que se disait l’homme. Il ne savait pas s’il pensait juste, mais ce n’était pas grave. Le scientifique s’arrêta près des cultures et sentit bien son ami proche de lui, un peu comme s’il allait l’emboutir. Le biologiste ne dit rien. Leary avait souvent le don de se mettre n’importe où sans vraiment réfléchir. Mais juste ainsi, avec une certaine bêtise presque drôle. Il ne manqua pas de commenter la nature et la réponse de son ami de chambrée aurait pu le vexer, mais cela ne fut pas le cas. Il était habitué à l’humour particulier de Gustave. Cela avait même le don de le faire rire à dire vrai. Même si cette fois-ci, il ne riait pas. « Tu serais curieux de savoir à quel point mon intelligence pousse. » Dit-il avec une note de provocation dans la voix. Leary se redressa et vit avec surprise son ami sortir sa pomme de sa poche. Cela ne l’étonnait même pas ! « Tu devrais prendre l’autre morceau. » Affirma le scientifique alors que l’homme venait de lui tendre le plus gros morceau. Néanmoins, Leary ne se battrait pas pour savoir qui aurait le plus gros morceau.

Il savait Gustave généreux et appréciait cela. Le brun tentait de lui rendre la pareille. Il n’aimait pas une amitié à sens unique. Il hocha la tête, croquant dans son bout de pomme. Oui ils avaient énormément à voir. Leary se mit en route, son ami à ses côtés. La vie semblait très simple en ce moment. Pas de questions, rien, juste la vie en elle-même et eux qui marchaient simplement. Que demander de plus sincèrement ? Lui ne voyait pas en tout cas. Ah le chemin, excellente question. Le scientifique se stoppa, songeur. « Laisse-moi réfléchir. » Il tourna vaguement la tête vers Gustave qui venait de lever un doigt mouillé. Alors là, s’il sentait le vent ainsi, l’homme serait prêt à le suivre n’importe où sans problème. Il ne doutait pas de la technique, mais plutôt de la capacité de l’homme de bien interpréter les sensations qu’il ressentirait. Par contre, le point qu’il désignait en ce moment, Leary aurait juré que c’était faux. « Euh… Attends. » Mais inutile de dire le mot attendre avec son ami qui s’élança et en plus, dans la mauvaise direction. Le biologiste pesta intérieurement et s’élança derrière lui pour tenter de le rattraper. « Gustave ! Je suis sûr que la rivière est dans l’autre sens ! » On se trompe voyons ! Bien sûr qu’ils se trompaient !

Leary aurait juré entendre la rivière dans l’autre sens. Il grommela bien bas. Il n’avait pas un tempérament à grommeler comme un vieil ours mal-léché, mais cela pouvait malheureusement arriver. Le scientifique était sûr qu’il allait se brise le cou si cela continuait. « Mais attends ! » Ahaha la bonne blague, il connaissait son ami, il savait ce qui l’attendait bon sang. « On va se perdre. » Bon, normalement pas car il connaissait le coin plus ou moins. Leary décida d’accélérer le pas. Il tendit la main et attrapa Gustave par le dos de sa veste et décida de tirer. Cela allait être un rapport de force. « On va finir dans la gueule d’une plante carnivore ! » D’accord, il mentait. Mais peut-être que ses mots suffiraient à faire stopper son ami. Un mensonge n’avait jamais tué personne, surtout quand on le maniait bien après tout, n’est-ce pas ? Leary s’en mordait peut-être les doigts après.

avatar
07/09/2016 Nexus 244 Tom Mison Nexus Maniement des armes | orateur 0


Sujet: Re: Dans la joie et la bonne humeur
Jeu 18 Mai - 14:47

Gustave ! Je suis sûr que la rivière est dans l’autre sens ! Mais attends ! On va se perdre.

Leary s'empresse de rejoindre son ami et Gustave ralentit le pas. Non, il était presque sûr que c'était la bonne direction. Presque ? Presque... à environ... Vingt pour cent ? Bon, peut-être quinze.

On va finir dans la gueule d’une plante carnivore !

L'odysséen se fige soudainement dans son élan, tendu comme la corde d'un arc. Gustave sent le sang vider son visage, pâlir à vu d'oeil. Ah non, cela il en était hors de question ! Et malgré son courage légendaire, cette histoire de plantes carnivore lui collait les chocottes. Il pivote doucement, fixant Leary puis tend le bras dans la direction opposé et lâche, sans la moindre force de gên.

« Leary qu'est-ce que tu fais ? Tu vois pas qu'on va dans la mauvaise direction, la rivière de l'autre côté ! Tu fais un piètre guide. »

Lâche t-il la voix forte, le rire au bord des lèvres. Il le charrie, c'est indéniable. Le colosse lâche finalement un rire amusé, passant un bras autour des épaules de son confrère et le traine en sens inverse dans la bonne direction cette fois.

« Sérieusement... Tu crois qu'il y en a des plantes carnivores ou pas … ? Je demande par simple curiosité, évidemment... »

Ouh le vilain mensonge ! Évident qui plus est ! Gustave pince les lèvres, relâche Leary et continue de marcher en serrant entre ses doigts, les lanières de son sac à dos. La marche reprend, un rythme régulier, plus ou moins rapide. C'est que Gustave a de grandes jambes et surtout, il a hâte d'atteindre la rivière. Chose qui ne tarde pas à arriver. Suivre simplement son bruit apaisant, entre deux brise revigorante. Quand la rivière est enfin en vu, Gustave ralentit le pas et s'approche du bord de l'eau, retirant son sac à dos qu'il dépose au sol et s'étire. Sourire chafouin aux lèvres, durant un instant il se dit que pousser Leary à l'eau serait incroyablement drôle puis se ravise. Les blagues avaient l'art de lui booster le morale mais ruiner la bonne humeur de Leary ne serait certainement pas la meilleur chose à faire.

« Alors, qu'est-ce qu'on fait ? On pêche ou bien tu as autre chose à partager ? »

Prenant ses aises, Gus s'accroupit puis s'assoit dans l'herbe, prenant le temps d'observer l'horizon. Parfois il avait encore du mal à concevoir qu'ils étaient enfin sur terre et la beauté de ce monde lui coupait le souffle bien trop souvent.

avatar
07/12/2015 204 Luke Evans AVENGEDINCHAINS Professeur en biologie 10


Sujet: Re: Dans la joie et la bonne humeur
Mar 6 Juin - 8:44

Leary était un peu désespéré sur les bords avec Gustave et finalement, il avait décidé de sortir son arme secrète, parler de la plante carnivore. Cela eut le don de marcher et il vit le visage de Gustave pâlir. Un soupir échappa au scientifique quand son ami retourna la situation de manière inédite. Il fallait s’y attendre, bien entendu. « Heureusement que tu es là pour nous secourir. » Ironisa le biologiste. Il était plus facile d’admettre sa non faute que d’embêter Gustave encore plus avec cette histoire. Il se laissa entraîner, un léger sourire sur le visage. Non son ami ne réussirait pas à le fatiguer. Il faudrait bien plus pour l’agacer. Au moins ils allaient dans la bonne direction et cela lui suffisait amplement. Il ne voulait pas aller dans une mauvaise direction car il ignorait sur quoi ils tomberaient. Or Leary préférait contrôler la situation. Il le répétait suffisamment aux militaires, il ne fallait pas se fourrer dans une situation dangereuse, jamais. Il fallait connaître son environnement au maximum. Le scientifique ne voulait pas mourir bêtement. L’homme réfléchit à la question de son ami concernant la plante carnivore. « Il y en a eu par le passé, elles ont probablement survécu aux radiations. Mais elles doivent avoir la taille d’autrefois. L’environnement a changé, mais pas trop non plus. » C’était une réponse sans dire oui ou non. Leary réfléchissait en même temps qu’il parlait. Une plante carnivore géante semblait difficilement possible. Par contre, peut-être qu’il y avait des plantes dans des environnements humides.

Il n’avait pas exploré entièrement ces lieux et ignorait jusqu’où cela s’étendait. Peut-être qu’il y avait des jungles. Il faudrait voyager, voir le monde. Il ne savait pas si cela serait possible. C’était un rêve secret qu’il nourrissait. Il n’en parlerait pas facilement. Il était bien établi ici, mais conscient que beaucoup de choses pouvait changer rapidement. Il accéléra le pas auprès de Gustave qui l’avait relâché. Le bruit de la rivière s’entendait et il pouvait sentir la fraîcheur dégagée par l’eau. L’homme s’arrêta quelques pas en arrière de Gustave quand il le vit retirer son sac à dos. Leary regarda l’eau claire et hésita une seconde à le pousser dans l’eau. Mais ce n’était pas dans son caractère, malgré tout il arbora un sourire un brin provocateur. Pêcher ? Il fouilla ses poches. « Pêcher ? Avec quoi ? » Non parce que s’il avait du fil pour les poissons et un appât, il ne demandait qu’à voir. Leary s’assit aux côtés de Gustave qui semblait regarder l’horizon. « Tu y crois ? Qu’on soit ici libre et vivant ? » Ce n’était plus une cage comme dans le vaisseau. Vivre dans l’espace, cela allait un moment. Leary posa la main sur le sol et la sensation lui fit étrange. Il avait passé l’ensemble de sa vie dans l’Odyssée et cela ne faisait qu’un an et des poussières qu’il était ici.

Il s’était habitué rapidement, peut-être trop, mais cela ne le dérangeait pas. Il avait perdu énormément, mais il respirait, il se sentait bien. Le Conseil subissait des difficultés. Ici il n’y avait plus de menace de se faire jeter dans le ciel. A part se faire jeter du camp, que pouvait-il bien se passer ? « J’ai l’impression qu’on va se réveiller dans le ciel et se rendre compte que c’est la panique. » Qu’il allait se souvenir que sa fille était ici et lui dans le ciel. Même être ici ne servait à rien, sa fille avait disparu de la circulation. Il ne la retrouverait probablement jamais. Leary s’appuya sur ses bras, rejetant sa tête en arrière et fixant le ciel clair. « Comment on pourrait faire pour attraper un poisson ? » Il réfléchissait à voix haute. Il faudrait de la corde fine et un appât. Un appât qui tromperait un poisson. Leary attrapa son sac et le fouilla vivement. Il en sortit alors d’un air victorieux, un petit bout de fil. « Cela pourrait aller, non ? » Bon lancer une ficelle dans l’eau ne suffirait pas, mais c’était un début non ?

avatar
07/09/2016 Nexus 244 Tom Mison Nexus Maniement des armes | orateur 0


Sujet: Re: Dans la joie et la bonne humeur
Dim 18 Juin - 21:45

Pêcher ? Avec quoi ?

« Eh bien, je suis sûr que si tu sert d’appât, ça pourrait aider. Quoi que, à bien voir ta tête, j'ai comme un doute... »

taquine gentiment Gustave avant de lâcher un rire qui trahit son amusement et l'esprit juvénile dont il est doté. Car oui, le pragmatisme ne faisait pas tout. Par chance, il avait aussi de l'humour. Certes, un humour qui n'était pas toujours le meilleur et qui pouvait lui faire défaut mais au moins l'odysséen savait encore rire de ce qui l'entourait. Manque de chance, aujourd'hui c'était de Leary dont il riait. Mais toujours affectueusement.

Tu y crois ? Qu’on soit ici libre et vivant ?

L'ambiance chute soudainement. Au travers des mots de son ami, Gustave y sent l'angoisse d'un futur, l'inquiétude d'un monde où ils n'auraient probablement pas leur place. Et pourtant, lui continuait d'y croire, toujours. Un franc sourire se dessina sous la moustache du colosse qui lâche, la voix gaie et tonitruante.

« Pour sûr mon ami ! Et cesse donc de te faire du mouron, aujourd'hui est une belle journée ! Profitons-en pour laisser nos soucis de côté. »

J’ai l’impression qu’on va se réveiller dans le ciel et se rendre compte que c’est la panique.

« Lève les yeux et regarde le ciel... Il est beau, il est bleu... pas vide et froid. Il n'y a nulle cauchemars ici, cher ami... Juste les prémices du printemps qui te sied merveilleusement au teint, d'ailleurs. »

Mais combien de fois encore devrait-il rassurer son entourage, chaque comparse qui se laisse engloutir dans les méandre de la peur, par manque de conviction ou de confiance, pour d'autre par manque de foi. Combien encore allait-il devoir soutenir, maintenant la tête hors de l'eau en espérant les voir un jour, prendre conscience de la chance qu'ils avaient d'être enfin ici, même au prix des lourdes pertes que la communauté avait subit. Gustave peine à garder son sourire, dardant son regard d'azure sur le courant de la rivière qui s'écoule dans un glougloutement doux et répétitif. Main dans le dos, il fixe l'horizon, pensif. Jusqu'à ce que Leary se penche enfin sur le vrai problème du moment... la pêche.

Comment on pourrait faire pour attraper un poisson ?

« Essayes donc de faire le poirier. »

Énième taquinerie, toujours avec ce même sourire plein de malice. Gustave ne rechigne pas à s'amuser et espère même voir son comparse de chambrée en faire de même. Alors que celui-ci fouille ses affaires et en sort un fil relativement solide, Gus lui, se penche, observant le dit fil avec attention.

Cela pourrait aller, non ?

« Hm... Oui mais... »

Il se détourne, observant les alentours et à grandes enjambées, le colosse s'approche des buissons, farfouillant,é cartant, trébuchant et se redresse, une branche en main.

« AH AH ! »

gémit-il victorieux en brandissant sa branche. Il s'approche vivement de Leary et saisit l'autre bout du fil qu'il attache d'un nœud solide eu bout de la branche puis soupir.

« Ce ne sera pas suffisant... Il nous faudrait quelque chose pour faire office d'hameçon et évidemment un appât... Une idée ? »

avatar
07/12/2015 204 Luke Evans AVENGEDINCHAINS Professeur en biologie 10


Sujet: Re: Dans la joie et la bonne humeur
Mer 12 Juil - 18:50

Leary s’était mis soudainement en tête de pêcher. Pour lui c’était un excellent objectif. Il ne manqua pas de s’interroger à haute voix et de demander avec quoi pêcher. La boutade de Gustave ne manqua pas de le faire sourire. « J’ai mauvais goût, je suis trop coriace. » C’était du moins l’idée qu’il se faisait de sa chair. Il avait lu des histoires sur des anciens peuples cannibales. Cela existait-il encore ou n’était-ce qu’un mythe qu’on se racontait au coin du feu ? Il ne tenait pas à le découvrir. Même si le scientifique était de bonne humeur, il ne manqua pas de s’interroger. Il sentit bien le changement d’ambiance qu’il engendra. Il eut comme une sorte de lourdeur dans l’air et il frissonna. Oui ils étaient libres et vivants. Oui c’était une belle journée. Leary hocha lentement la tête. « C’est que… Rien tu as raison. » Mais il continua sur sa lancé et émit l’hypothèse que peut-être, ils risquaient de se réveiller dans le ciel. L’homme leva les yeux au ciel et regarda ce ciel clair. Gustave avait raison, ici ils ne risquaient rien. Il n’y avait pas de cauchemar, juste la réalité du printemps qui fleurissait gentiment dans l’air. Leary émit un bref soupir. L’autre homme avait raison. Parfois le scientifique avait des excès de tristesse qu’il ne contrôlait pas forcément. Il se sentait alors d’humeur très moyenne. Il savait ce qui faisait cela, la nostalgie de sa femme.

Il l’aurait probablement toujours, il ne savait pas comment guérir de ce mal. Avait-il seulement envie ? Barbara planait dans sa tête comme un souvenir doux, mais à la fois acidulé. Il la chassa de ses pensées, ce n’était pas le moment d’y penser. Il décida de se concentrer sur la pêche. Il n’avait pas oublié son objectif de pêcher quelque chose. Ils auraient ainsi un bon repas. Leary se fit la réflexion de comment attraper le poisson. Gustave était toujours autant taquin et Leary ne manqua pas d’éclater de rire. « Si seulement la vie aussi simple. Essaie-toi de faire le poirier. Même si tu risques de terrifier les poissons vu ton allure ! » Ironisa Leary de manière mutine. Il avait bien envie d’embêter lui aussi son ami. Pourquoi se gêner après tout ? Gustave ne s’était pas gêné et détendait aisément l’atmosphère avec son humour. Le scientifique se mit à fouiller ses affaires pour en sortir une ficelle qui semblait solide. L’homme le montra fièrement à Gustave, il ne manquait plus qu’un appât. Leary le regarda s’éloigner en se demandant bien ce qu’il cherchait. Ses yeux se mirent à briller quand il vit la branche de bois. Il avait une vague idée de ce que ceci donnerait. Leary regarda Gustave accrocher la ficelle au bout de bois.

L’homme hocha frénétiquement la tête, un hameçon et un appât. « On devrait utiliser ta moustache pour l’appât. » Un sourire moqueur apparut sur son visage. Il se retenait évidemment de rire. Même si plus sérieusement, il doutait que la moustache de Gustave soit un bon appât pour poisson. « Des vers de terre, il y en a dans la terre. » Il regarda à côté de lui et de ses doigts, creusa la terre en profondeur. Il creusa, creusa, jusqu’à voir quelque chose se tortiller. « Ah, ah ! » Il brandit, très fier, un ver. Il avait un sourire de gosse à moment-là, mais à son sens, il y avait de quoi. « Il faut quelque chose pour l’y accrocher. » Il tenta d’entortiller la ficelle autour du ver de terre qui se tortillait. « Saleté… » Marmonna-t-il d’un air sévère comme pour gronder le ver d’être si énergique. Bien entendu la pauvre bête n’entendait rien. « Peut-être que la ficelle suffira. Sinon quelque chose de pointu. » Mais à part un couteau de fortune, il n’avait rien de pointu. Il tendit le ver à Gustave. « Tiens-moi ça. » Aussitôt il se mit à fouiller le sac et en sortit son couteau. « Et si je taillais le bout de bois en pointe ? » Cela irait aussi, non ? Il n’en savait rien. C’était du moins une supposition qu’il se faisait.

avatar
07/09/2016 Nexus 244 Tom Mison Nexus Maniement des armes | orateur 0


Sujet: Re: Dans la joie et la bonne humeur
Dim 16 Juil - 12:09

Leary était suffisamment de bonne humeur pour se lancer de l'humour vaseux à travers quelques piques jugées médiocre. Pourtant, Gustave lâche un rire amusé, il préférait voir son ami ainsi qu'à se morfondre dans un coin. Toujours assit au sol, l'odysséen observe curieusement son comparse qui semblait vraiment sérieux dans son envie – ou besoin – d'attraper du poisson. Alors il était décider hein? Pourquoi pas après tout, il fallait bien tuer le temps.

« Ma moustache est élégante et raffinée, je te signale. Moi au moins, j'ai pas l'air d'un ado pré-pubère comme certain. »

Tacle t-il en douceur, non sans un sourire taquin aux lèvres. D'un geste soigneux, Gustave vient lisser sa moustache et sa légère barbe tout en esquissant une moue hautain, presque offusqué. Évidemment, il ne l'était pas, cette attitude n'était fait que pour accentuer ses dires. Un jeu, rien qu'un jeu. Et cette légèreté de l'instant lui convenait très bien, car lui aussi était las. Las d'avoir à toujours se tenir droit, de sourire, d'être poli. Même Gustave avait ses limites et rien ne valait une journée loin de la plèbe pour avoir à briser ce masque. Alors quand Leary trouve un ver arraché à la terre, Gus esquisse un vague grimace de dégoût. Bien qu'il était pour la sauvegarde et le respect de toutes vies, les insectes avait le don de le rebuter au plus haut point. Même si à ses yeux, rien ne valait les écureuils. Pour une obscure raison, le gentleman nourrissait un peur viscérale pour ces petits rongeurs à la queue touffue. Qu'y pouvait-il après tout? Chacun ses tares.

« Garde cette horreur loin de moi. »

Mais trop tard, Leary avait déjà fourrer le bestiole dans sa main. Gustave blêmit avec force avant de pivoter le visage, mimant une nausée sévère alors que son teint vire presque au verre. Bon sang, il sentait cette chose grouiller dans sa main. C'était froid, visqueux. La nausée le prend réellement et l'odyssée, aussi courageux puisse t-il être, tendit le bras pour éloigner la chose de son champ de vision. Une véritable horreur.

« Remues toi Leary, je veux pas de cette chose sur moi!!! »

Geint Gustave avec une voix qui file droit vers les aiguës. Il a presque l'air d'une donzelle à cet instant. C'était officiel, sa virilité s'était envolé. D'un œil anxieux, Gus observe Leary qui prenait son temps, badinant sur le fait de tailler un vulgaire bout de bois.

« Mais on s'en fou! Fais ce que tu veux mais reprend cette fichu horreur!!!! »

Qu'il pêche ou qu'il harponne, peut importait à Gustave tant qu'il était libérer de cette chose qui lui collait les chocottes et le dégoût de la décennie. Visiblement au bout de sa limite, Gustave jette le rampant sur son ami avant de frémir et d'essuyer ses paumes sur son veston. Tant pis si la chose filait au loin – ou pas, vu sa lenteur – tant qu'il en était débarrasser. Gustave se lève et file droit vers la rivière, s'accroupit et plonge les mains dans l'eau pour les frotter nerveusement, cherchant à se débarrasser de la souillure laisser par l'animal.

« Ne me refait jamais un coup comme ça! C'est bas, même venant de toi! » L'oeil torve, Gustave observe Leary du bord de la rivière. « Je refuse d'avoir encore un verre sous le nez alors je suis totalement pour l'option de faire de ton bâton, un harpon. Et puis ça nous feras pas de mal, je présume, d'aller nous mouiller un peu, hein? »


avatar
07/12/2015 204 Luke Evans AVENGEDINCHAINS Professeur en biologie 10


Sujet: Re: Dans la joie et la bonne humeur
Dim 6 Aoû - 20:44

Leary ne manqua pas de tirer la langue à Gustave quand celui-ci le traita d’ado prépubère. Il ne s’en vexait pas et le prenait à la rigolade. S’il ne se laissait pas aller à rigoler de temps en temps, il était tout simplement fini. L’humour était le meilleur moyen de survivre sur le long terme. Le scientifique ne fit pas attention au dégoût de son ami concernant le ver de terre et sans même l’écouter, il mit l’invertébré dans sa main sans attendre. Il fut étonné de voir la réaction de Gustave qui semblait se défaire sur place, surtout quand on voyait son teint de peau passer par toutes les couleurs. « Mince je ne pensais pas que tu les détestais autant. » Il en resta sans voix alors que son ami continuait de geindre. Il était bien stupéfait et en restait tout simplement sans voix ! Peu de choses le choquait ainsi, là c’était bien une première. Il se prit finalement le pauvre ver de terre dessus et en lâcha son bout de bois pour le prendre dans sa paume. Il regarda Gustave filer droit vers l’eau. Leary n’était pas dégoûté par la créature et partait du principe que tout le monde était comme lui, pauvre idiot, il s’était bien trompé. Lentement, le brun laissa tomber le ver de terre et s’essuya brièvement sa main sur sa chemise. Il trouverait bien ce genre de bête à un autre moment, il y en avait bien assez. Calmement et lentement, il se redressa et s’approcha de Gustave. « Hey Gus, désolé. » Il avait agi comme un con alors que son ami lui ordonna de ne jamais refaire cela. Au moins Gustave ne semblait pas trop en colère et cela rassurait Leary.

Il avait un peu merdé et avait failli avoir chaud aux fesses pour le coup. Il hocha donc la tête pour le harpon. « Je vais le tailler et je te rejoins dans l’eau. » Le scientifique retourna calmement auprès de ses affaires. Il sortit le couteau de ses affaires et se mit à tailler calmement son bout de bois en pointe. Il se demandait si la rivière était fraîche. « Tu devrais aller en premier dans l’eau histoire de me dire si je vais me congeler les pieds. » Dit d’un air moqueur l’homme. Il s’était piqué au jeu de faire des plaques à deux sous. C’était probablement petit ce qu’il disait, mais il s’en fichait bien. Le scientifique n’avait pas l’habitude de faire énormément d’humour et là il essayait. Il savait que Gustave serait le premier à se moquer de lui s’il continuait, mais pourquoi s’empêcher après tout ? Son ami serait le premier à le remettre à sa place si cela n’allait pas. Alors Leary ne comptait pas se faire trop d’inquiétude. Une fois qu’il eut jugé son harpon assez pointu, il se retira ses chaussures et ses chaussettes. Il posa ses pieds sur le sol et siffla. « C’est froid, non ? » Ou du moins il avait froid aux pieds. Leary se redressa de toute sa hauteur. Il se dirigea vers la rivière et plongea prudemment les mains dans l’eau en serrant les dents. Il n’appréciait pas plus que cela le froid qu’il ressentait. Il souffla un grand coup pour s’apaiser.

« J’imagine que tu n’as jamais chassé de poisson ? Je n’ai pas eu mon brevet de pêcheur. » Ses yeux clairs pétillaient de malice. Ils ne perdaient rien à essayer après tout. Leary avait tout de même peur de l’eau. Il ne savait pas nager. Sur l’Odyssée il n’y avait pas d’eau, alors on n’apprenait pas à nager. Il pourrait facilement se noyer s’il n’y prenait pas garde. « Hey, tu sais nager toi ? Non juste pour savoir si tu serais capable de me sauver s’il m’arrive quelque chose. » Auquel cas, il n’était pas dans la mer**. Mais cela, il le tut. Inutile de paniquer pour rien, ce n’était pas le moment. Il pouvait aussi ne rien leur arriver et tout irait bien. Leary préférait rester positif sur ce coup-là.

avatar
07/09/2016 Nexus 244 Tom Mison Nexus Maniement des armes | orateur 0


Sujet: Re: Dans la joie et la bonne humeur
Lun 4 Sep - 11:28

Dans mouvement sec mais tremblant, Gustave extirpe ses mains de l'eau fraîche de la rivière et les secoue énergiquement pour en chasser les sillons humides. Effectivement, il n'aimait pas les insectes, les choses qui rampent et qui grouillent. Cela déclenchait chez lui des élans d'angoisse prononcée qu'il parvenait à dissimuler avec un très grand mal. Il jette à son ami un regard contrit avant de siffler, visiblement de mauvaises humeurs.

« Je déteste ça mais ça ne vaut pas ma peur des écureuils. »
Gustave se fige un instant, plissant les yeux et agite un doigt dans la direction de Leary. « Et ne t'avises pas de te moquer de cette phobie. »

Il faut dire que ladite phobie était l’élément parfait pour ruiner sa dignité. Bien que Gus était du genre modeste, certaines choses lui tenaient à cœur, comme cette soi-disant dignité brisé depuis longtemps. L'art de se mettre dans des situations improbables, d'avoir un comportement de dandy que très peu arrivaient à supporter. Mais qu'importe, l'odysséen lui s'aimait tel qu'il était et la dernière chose dont il avait envie, c'était de renoncer à cela pour satisfaire les autres. Alors qu'il se redresse, il écoute Leary qui lui demande d'aller dans l'eau et sans attendre, Gustave retire son manteau, ses bottes et pieds nus dans la terre, il se voûte pour venir faire un ourlet à son pantalon qu'il remonte jusqu'à ses genoux. La remarque de Leary sur le piète pêcheur dont il est arrache un rire goguenard à Gustave qui secoue la tête.

« Je ne sais pas pêcher non plus cher ami, mais il faut bien un début à tout ! »

Rien ne pouvait entacher sa belle humeur visiblement – à part les écureuils sans doute – et déjà, le préparateur en rationnement fait ses premiers pas dans l'eau. Effectivement, c'était froid. Une vague grimace tire le faciès de Gus mais il continue d'avancer, observant le cours d'eau calmement jusqu'à ce que son ami lui rappel qu'il ne savait pas nager. Et lui non plus, par la même occasion. Gustave blêmit, pivotant le visage pour darder ses yeux clairs sur son comparse et lâche, un tremblement dans la voix.

« C'est-à-dire que... Et bien restons là où nous avons pied ! »


Conseil t-il le plus naturellement du monde. Comme si cela n'était pas évident... L'odysséen se racle la gorge, ajustant sa chemise puis lève le menton d'un air hautain et sûr de lui avant de lever une main en signe de promesse et d'honneur.

« Mais sache mon ami, que si tu te noies... je fais la promesse ici et maintenant de ne pas prendre d'autre colocataire de chambrée. Je chérirais ton souvenir jusqu'à la fin de mes jours ! » Il caresse sa moustache de sa main libre. « Enfin je ferais venir une femme ou deux de temps en temps... Tu sais, pour m'aider à guérir de la solitude suite à la perte tragique d'un ami... »

Gustave s'approche vivement du bord e l'eau, observant Leary avec un sourire forcé et l'observe tailler son bâton pour en faire un harpon improvisé.

« Oh d'ailleurs, il faut que je te dise quelque chose... Tu te souviens de Monica ? Une petite rousse aux grands yeux verts, terriblement ravissante et timide comme pas deux ? » La gêne se lit soudainement sur son visage alors que Gus croise les mains dans son dos. « Il est possible que... j'ai couché avec elle... une fois ou deux... dans ton lit. »

Contenu sponsorisé


Sujet: Re: Dans la joie et la bonne humeur

 

Dans la joie et la bonne humeur

Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» Au début, j'étais de bonne humeur. ⎢ Crépuscule
» Des rires, de la joie et de la bonne humeur dans une époque troublée ( Thomas Percy & Margaret Fleming)
» Votre humeur en un gif
» Une nouvelle semaine dans la bonne humeur! [Terminé]
» Un smiley pour ton humeur !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Hundred :: welcome to hell :: Aux alentours de l’Odyssée-