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˜˜˜˜˜˜Far from home || Isdès
maybe life should be about more than just surviving


Admin ~ Broken child
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26/12/2014 oreste 6205 Mackenzie Foy ultraviolence(avatar) signa (oreste) gifs (cstia) de petites mains à cuisinière, si elle traîne souvent dans le garde-manger, elle sait aider où ya besoin, et surtout, placer les fainéants là où ya besoin. 73
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Sujet: Far from home || Isdès
Jeu 23 Fév - 20:19



we're far from home


Isdès ¤ Thaïs I feel it burning, like the winter wing, stops my breathing   
Godasses mouillées, Thaïs elle parcourt les quelques mètres qui restent avec le pouls qui bat à mille à l’heure.
Boum, boum, ba da boum.
Une œillade en arrière et les palissades timides se dressent dans son champ de vision. L’est restée plus longtemps que ce qu’elle croyait la gosse, dans le camp ennemi, qu’elle murmure comme si ça sonnait faux. Elle voulait voir par elle-même et elle a vu. Des bouts de gens qui craquent les allumettes, des bouts de fantômes, des bouts de guerriers aussi ; des vengeurs, des rêveurs, des fauves, des pauvres. Terriblement pauvres, ils grappillaient comme ils pouvaient, les grands de l’espace, quelques flammes en premier. Pis le manteau blanc s’est dérobé pour l’herbe mouillé. Les flocons retomberont ptêt quelques fois pour montrer le bout de leur nez, parce que faut pas oublier, dites, que c’est l’hiver, notre saison à nous. Mais les températures jouaient à la girouette et on voyait même des arbres fleurir, erreur fatale quand l’éclair de glace frappera de nouveau.

Ses émeraudes plissent sous le couchant de la voûte solaire. Elle attend, les orteils en épouvantail, la cabosse à l’envers. La belle équilibriste sur sa branche, elle joue à la gymnastique ; comme on vide un sac de pomme de terre, elle y vide ses pensées brouillards. Trois fois que les pas humides gravissent la petite colline. Trois fois qu’elle vient, sur son perchoir, observer le plateau autour de l’épave du vaisseau. Elle a rendez-vous, la demoiselle, voyez-vous. Mais ya plus internet, plus d’sms à envoyer, même qu’elle a lu ça et que ça devait être drôlement pratique. Alors son rendez-vous, il pourrait être n’importe où et n’importe quand.

"Gon we à vaisseau dans marécages. Beja, viens me chercher quand les neiges odon" Qu’elle a barbouillé sur un bout de papier, mots qui dérapent, hybride de deux peuples. Le message s’est fourré dans une bouteille qui s’est échappé entre deux rochers familiers pour qu’il trouve, à la place d’une langue bien pendue, l’encre suspendu en solution et question.
Viens me chercher, ça sonne comme un ordre, la prière est pourtant douce sur les lèvres tremblantes. L’effroi hurle son plein, il connaît les histoires des enfants tout seul dans le noir, il sait le danger pour sa minuscule propriétaire de s’aventurer dans les forêts. Elle aime à se vanter, la délurée, mais pour mieux cacher les plaies. Viens me chercher, je saurais pas rentrer toute seule, il fait froid dehors, ‘Is, il fait peur dehors. C’est la gosse qui se cachait dans la femme trop tôt éclose qui se réveille quand les ombres se font plus longues. Viens me chercher, ‘veux me cacher dans tes bras, c’est les seules ténèbres que je veux autour de mon cœur.

Alors elle fait des équilibres en dardant ses opalines terribles sur les brindilles. Le vent souffle, interminable. Le singes ne minaude plus sur les branches, il se joue savant avec des pages d’antan. Un livre qu’elle effleure à peine, tourne les pages avec la douceur dû aux trésors fragiles. Un cadeau. Un vrai, cette fois, qu’elle n’a pas mendié, pas reçue par pitié, un vrai de vrai qu’on voulait qu’elle, orpheline des marécages, elle ait. Sur la page intérieur, un Murphy se dessinait.

Elle a allumé un feu, l’inconsciente, et la fumée virevolte jusqu’au sommet. Ya des astres qui se pointent. C’sera bientôt temps de rentrer, elle reviendra demain, c’pas grave. Mais si son ours n’est toujours pas là d’ici la fin de la semaine, elle sera forcée de prendre son destin en main, la gamine. Un frisson le long de la colonne vertébrale. Elle s’ébroue pour chasser l’idée et commence à ranger ce qu’elle a dispersé dans son attente.

Puis elle rencontre son regard, là, dans le buisson de l’obscurité. Elles brillent, ses prunelles, avec le feu qui s’y reflètent de milles crépitements. Poupée de verre, elle le bouffe des yeux comme si elle évaluait combien il était réel, ce grand monsieur aux muscles de géants. « Tu es en retard. » soufflent les syllabes, hors d’atteintes, dépourvues de sens. Elle s’en fiche, il est là. Et elle sourit, thaïs, éclatante étoile polaire, elle a trouvé sa lune.
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06/05/2016 Dandan/Sonia 210 Jason Momoa lux #demonkeur Garde pour sa tribu, il s'occupe aussi parfois des oiseaux messagers. 350


Sujet: Re: Far from home || Isdès
Mer 29 Mar - 23:40

Whenever you're in trouble,
won't you stand by me

L’Athna était en retard. Ou peut-être qu’il était en avance. Sitôt que le mois de février avait pointé le bout de son nez, Isdès avait guetté la fonte des neiges comme le messie. Chaque jour, il s’était aventuré de plus en plus loin, seul, afin de vérifier que les chemins montagneux étaient praticables. Lorsqu’une tempête inopinée repointait le bout de son nez, il pestait contre cet hiver interminable et il priait intérieurement pour qu’au sud, le faible soleil n’ait pas déjà fait son œuvre sur les horizons neigeux et glacés. Il y a quelques mois de ça, en remontant jusqu’à son campement pour passer la saison auprès des siens, Isdès avait trouvé le message de Thaïs. La gamine était intelligente, indubitablement rusée. Ce message rédigé entre deux langues, un peu la leur qu’ils s’étaient plus ou moins appropriée pour palier à la barrière des débuts, demandait de l’aide sous des airs doux d’ordres. L’adolescente réclamait son escorte et sa présence certainement pour remonter jusqu’à son propre camp. L’Odyssée pouvait-il être réellement dangereuse ? Qu’est-ce qui pouvait bien rôder autour – peut-être à l’intérieur – de ses palissades pour qu’elle n’ait pas envie de faire le chemin seule ? Au fond, Isdès espérait que ça ne soit qu’une excuse pour passer un peu de temps avec lui. Voilà bien trop longtemps qu’ils n’avaient pu se voir. Leurs rencontres régulières s’étaient espacées au fur et à mesure que les températures baissaient jusqu’à cette longue absence forcée. Le garde ne pouvait pas manquer un tel rendez-vous, c’est pourquoi il s’était montré impatient et angoissée à l’idée que son arrivée ne coïncide pas avec le départ de Thaïs. Il avait maintes fois songé à envoyer une chouette pour vérifier ses dires, pour essayer de s’organiser, mais il n’avait aucune idée de la sûreté du ciel aux alentours du camp des natifs du ciel. Peut-être qu’ils abattaient tout volatile suspect, peut-être s’en nourrissaient-ils même. À cette idée, l’homme avait eu une nausée de dégoût. Non, il n’avait pas pu prendre ce risque, quand bien même, il n’avait jamais trouvé le temps d’enseigner à Thaïs l’art des messagers ailés. C’était une chose de plus qu’il s’était promis de lui montrer, afin de faire d’elle la survivante qu’elle méritait d’être. Elle méritait tout de lui, tout du monde et c’était dans cette intention pure qu’Isdès s’était mis en route sitôt que le climat le lui avait permis.

La route était plus longue qu’à l’ordinaire et lui, moins endurant que d’habitude. L’hiver avait raison de son dynamisme, de son endurance qu’il entretenait tout au long de l’année, par ses mille escapades. Il parcourait le continent de long en large, notamment par devoir lorsque Tyee ou un membre éminent des Athnas  se déplaçait mais surtout par pur besoin d’aventure. En fin d’année, il tournait en rond. Les bourrasques et les tempêtes de neige emprisonnaient la tribu dans un étau rocheux réconfortant mais restreint. Il s’était dépêché. Il était parti à pied, quitte à prendre plusieurs journées de trajet, pour ne pas s’encombrer d’un cheval épais qui fatiguerait d’autant plus vite. Dès que le soleil se couchait, lui aussi recherchait un abri et se ménageait pour mieux repartir à l’aube. Plus il s’approchait de la zone où le reste de la population céleste s’était établie, plus il sentait l’adrénaline agiter son cœur. Alors quand il crut apercevoir une fumée grisâtre s’élever au-dessus des cimes, Isdès sut que l’heure de vérité était proche. Méfiante, sa buse ne décrochait pas de son épaule gauche. En terrain inconnue, elle préférait garder ses distances même si elle connaissait Thaïs pour avoir accepté les rares caresses qui lui étaient prodiguées. Il s’approcha lentement, la main sur la poignée de sa hache. Il n’était pas sur son territoire, ici c’était lui l’intrus. Il détestait cette sensation de ne pas être en pleine possession de ses moyens. Il exécrait descendre jusqu’au sud, hormis pour voir les Naoris. Tout était si imprévisible ici, si étranger. Tapis entre les écorces sombres, Isdès n’était qu’une silhouette noire avec des yeux noisette qui scrutaient l’auteur des flammes qui éclairaient ce crépuscule. S’il ne s’agissait pas de sa protégée, il irait se réfugier plus loin avant de retenter sa chance le lendemain. Il n’était pas certain de la distance qu’il pouvait entreprendre avant d’être encerclé par des armes barbares.
Heureusement, ce fut les prunelles douces de l’ange qu’il rencontra. Aussitôt sorti de sa cachette, Isdès s’approcha d’elle lentement, comme si en sa présence, c’était lui qui ne redoutait plus rien. Il était son garde jusqu’à bon port, il était son ombre. « Thaïs. » dit-il, brisant enfin le silence. La moqueuse n’attendit pas pour lui faire remarquer qu’il était en retard et instinctivement, la mine de l’Athna se figea, plus grave. « Toi as eu des problèmes, ici ? » s’enquit-il, inquiet. Quand elle lui sourit, l’inquiétude s’envola aussi rapidement. Elle était belle, c’était la réincarnation d’une étoile, il en était certain. Il essaya de lui présenter son plus bel anglais, malgré tout troublé par un fort accent à couper au couteau. « Toi m’as manqué. » Sans demander la permission, ses bras forts s’enroulèrent autour de la frêle silhouette. Elle était si fragile et à la fois si forte. Elle provoquait tant en lui qu’Isdès avait fini par ne plus le combattre. Elle l’avait à sa botte. Un baiser s’échoua sur son front tandis que ses cheveux, détachés pour protéger ses oreilles du climat encore froid, vinrent chatouiller la joue rosie de l’adolescente. « Ha ste yu ? Je suis là, maintenant. »

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26/12/2014 oreste 6205 Mackenzie Foy ultraviolence(avatar) signa (oreste) gifs (cstia) de petites mains à cuisinière, si elle traîne souvent dans le garde-manger, elle sait aider où ya besoin, et surtout, placer les fainéants là où ya besoin. 73
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Sujet: Re: Far from home || Isdès
Mer 7 Juin - 19:19



we're far from home


Isdès ¤ Thaïs I feel it burning, like the winter wing, stops my breathing   
Le soleil tombe en ruine autour de la silhouette fragile, à coups de pinceaux d’or qui aveuglent ses trop grandes opales alors qu’elle se tient là, brindille, proie facile, à l’orée du bois. C’est le jour qui s’échappe. Le soleil qui fuit. C’est le temps auquel elle veut s’accrocher qu’elle voit filer. Elle veut pas rentrer. Pas là-bas, pas là où il fait froid.

Pis il est là. Comme une apparition, un miracle espéré. Les prunelles fauves qui brillent dans le noir, mais la gamine a plus peur ; elle a arrêté de trembler, de mater comme une puce électrique ce qui se tramait là où les yeux peuvent rien attraper. Thaïs n’a plus peur. Jamais. Parce qu’il est là et que tout semble dérisoire maintenant. Il prononce son nom et les épaules tendues de la gamine s’apaisent. Elle se souvient même plus de c’qu’elle pensait juste avant, la petite solitude qui lui tordait lentement l’estomac, le tremblement des muscles à cause du froid, du vent, ou des trucs comme ça qu’ont plus d’importance maintenant. Il est grand Isdès, ça la frappe toujours. Des fois elle se dit qu’elle pourrait s’enrouler sur son ventre et il la couvrirait complètement de sa présence. Gracieuse narquoise, elle lui reproche son retard. Discutable, quand la date n’est pas fixée, mais elle est comme ça l’impétueuse, elle aime savoir le monde entier en retard. C’est trop triste d’être en avance, c’est trop beau d’être à contre-cadence. Mais son protecteur, il ne plaisante pas, même si Thaïs aime penser que ça l’amuse derrière ses airs sérieux. « Toi as eu des problèmes, ici ? » Quand sa tête s’incline, ses cheveux de nuits effleurent le sac remonté distraitement sur l’épaule. Les traits sont songeurs, des problèmes, elle en a pas eu, pas des vrais, pas de ceux qu’Isdès puisse s’inquiéter. Alors le sourire s’étale, des étincelles dans les prunelles alors qu’elle secoue la tête légèrement pour répondre à sa question. Elle rentre chez elle. Yavait plus de problèmes. Et maintenant que c’était là, à bout de jambes, elle en avait plus autant envie que juste s’étendre au coin du feu avec l’ours.

« Toi m’as manqué. » « Ai to » Moi aussi. Et sans attendre, les bras glissent autour du cou tendu pour loger le bout du nez dans la fourrure épaisse qui fait oublier les lendemains. Elle est obligée de l’attirer vers le sol, et même encore, elle doit se hisser sur ses deux pointes de pieds. Si bien qu’elle était à sa merci, incapable de mener un caprice à bien puisqu’il lui suffisait de laisser échapper la brindille entre ses bras. Pourtant, même de retour sur le sol, la gamine refuse de s’éloigner de nouveau. « Ha ste yu ? Je suis là, maintenant. » Une mèche noire vient s’attarder sur sa joue et la caresse lui tire l’écho d’un rire. « Sha, ils sont cool. ‘Sont gentils avec moi. Mais… C’pas chez moi, mes miens me manquent. » C’est compliqué à expliquer, les turbulences d’une ado, les solitudes nouvelles d’une étoile qu’a jamais été seule de sa vie. Ah et doit bien yavoir des hormones qui font des leurs là-dedans aussi. Elle est perdue, Thaïs, entre ce qui remue ses méninges et ce qui motive ses angoisses. Elle a peur de plus savoir distinguer ce qui est important ou pas, demoiselle qui croit que ya que ce qui fait la différence entre plus de vie ou plus de mort qui compte. Pis elle se dit qu’elle s’en fout. Parce qu’elle s’en fout. Oui, là, tout de suite, elle n’y pense plus. Les lamentations se font sèches, se font farces. Le front tombe délicatement de nouveau contre le torse quelques secondes. Quand elle relève la tête de nouveau, ses lippes se fendent de nouveau d’un de ses sourires dont elle a le secret.

« Is ? Merci, mochof ! Venir ici, jsais que c’est loin. Mais j’aime pas être toute seule. » Aveu à demi-mots. Enfin, ses pas s’éloignent jusqu’à ses affaires laissées près du feu. Elle entasse dans son sac le pull, mais quand ses doigts viennent effleurer le livre, elle ne peut s’empêcher de bondir le montrer à son grand compagnon comme un gosse vient réclamer des compliments sur ce qu’il a eu pour Noël. « Oh regarde ! On m’a donné un livre ! Un vrai, c’est de la science je crois. Je pourrais te le prêter si tu veux, pour s’entraîner, tu sais. » Et sous son nez elle agite l’objet, lui donnant à peine le temps d’en saisir bien les contours à l’ouvrir et le refermer, défiler les pages follement puis en caresser une comme le plus précieux des biens.

Une fois l’épisode terminé, et le baluchon posé sur le dos, Thaïs eut un doute qui la retint d’éteindre tout de suite le feu. L’obscurité s’était faite épaisse tâche d’encre et les étoiles peignaient une voie lactée sans bavure. « Est-ce qu’on va marcher cette nuit ? » Ils pourraient sans doute établir le camp ici, ou plus loin, mais Thaïs avait appris à se fier complètement à Isdès quand il advenait de ces domaines. Il connaissait le terrain mieux qu’elle.
— code by lizzou —

 

Far from home || Isdès

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