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˜˜˜˜˜˜Far from the others, close to each other
maybe life should be about more than just surviving


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28/07/2015 I 2262 Chris Brown ( model )/Cristopher Mason Thaïs/Oreste & Lux Aeterna Verrier & Parfumeur 87
« Entre le † Ciel † et l' ☿ Enfer ☿ »


Sujet: Far from the others, close to each other
Ven 17 Fév - 18:38

Début du RP:
 


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Arwel & Hyacinthe

Un jour de Septembre Hyacinthe retrouva son père mort. Seul désormais portant ses jeunes dix-huit années sur ses épaules, il devait reprendre le flambeau de cette vie solitaire. Aguerri par deux années de navigation avec le parternel de Dante, il revenait avec un corps sculpté par l'effort ou même le plus observateur ne saurait y voir une touche de féminité, à part cette longue chevelure. Alors il savait pécher, heureusement mais pour le reste un seul mot s'imposait : Laborieux. Alors un être lui vint en aide, sauvage, réputé sans cœur et pourtant il lui montra comment survivre, s'orienter en forêt, et ou trouver les éléments et le matériel nécessaire pour créer son travail de Verrier. Shane, ce dernier l'amenait chasser régulièrement car malgré ses nombreuses démonstrations le verrier se montrait très maladroit, ratant quasiment chaque fois sa proie. Alors cotoyer la sauvagerie, le danger il connaissait. Non pas qu'il se croyait préservé plus que les autres, simplement il ne paniquait pas. Au contraire même, il appréciait ce qui se dégageait de ses personnes là, comme si elles faisaient corps avec le règne animal. Shane, Arwel si différents et pourtant si dangereux, le blond le devinait. Mais depuis sa naissance il parcourait une terre qui le menaçait alors il ne s'effarouchait que très rarement.

Sinon jamais il n'eut tenté d'aider Grâce tout en frôlant la catastrophe face aux gardes Rahjaks menaçants, ou tirer Rose de la foule enragée pour traverser le désert avec cette étrange débarquée un peu folle. Oui le Calusa répondait généralement présent pour les équipées les plus folles. Plus grand chose ne devrait l'ébranler, et pourtant parfois le blond s'étonne encore de tout comme un enfant. Il ignorait le passé de son compagnon, mais il en ressentait la lourdeur et obligeait son pas à se faire léger léger ... Cependant il resta immobile, ébahi quand l'autre préféra s'assoir sur le sol tout simplement. « Il il il ... y a des poussières  » Déclara Hyacinthe comme si sa remarque suffirait à les faire détaler. Il accepta le choix du guerrier, puis continua à préparer mets et boissons afin que tous deux puissent se repaître avant que de visiter son atelier. Alors il vint s'assoir à sa hauteur tout en lui tendant une assiette. Quelque pierre roulèrent à l'extérieur et le blond souleva rapidement la tête. Un chien loup se tenait sur le seuil, curieux il ne quittait pas de ses yeux énigmatiques le nouveau venu. « Oh oh oh c'est Lou ... je suis tombé dessus avec une connaissance, il était blessé je l'ai soigné et .. Il n'a jamais voulu partir mais ... il n'est pas apprivoisé juste ... familier » Hyacinthe pensait qu'il s'agissait des meilleurs termes pour décrire la relation avec cet animal.

« Il il il ne faut pas faire attention  » A la suite de ses paroles il se relève, puis se rassoit. Trois fois. Pour finir d'aller préparer une bonne boisson chaude qui leur donnerait à chacun un petit bon encouragement car il comptait y mettre une goutte d'alcool précieux. Bien qu'il entendit des grognements, le blond n'y prêta pas grande attention au départ, persuadé que ça venait du chien loup qui leur tenait compagnie. Mais l'air devenait lourd, presque irrespirable comme si une colère intense s'y déversait. Alors il se retourna et découvrit le visage décomposé de son vis-à-vis. Le parfumeur venait de manquer un TOC si semblable au sien mais qui tournait autour d'un nombre différent. Il lui fallut un petit moment pour comprendre ce qu'attendait le brun à ses côtés. « Est-ce ...  » Commença t-il en cherchant aux alentours ce qui pouvait se révéler la cause de cette détresse. Mais il ne le voyait pas tant que l'autre ne le lui dirait pas clairement. Et pour le moment l'esprit de ce dernier ne se préoccupait d'une chose, qu'il lui supplia d'exécuter de façon très précise tout en exposant le pourquoi. Hyacinthe Déposa alors le bol ou se trouvait la le liquide bien chaud préparé à l'attention d'Arwel. « D'accord » Lui le blond n'en demandait pas tant mais dans la voix du Calusa Sauvage il détectait un désespoir qu'il ne désirait pas contrarier pour l'avoir vécu maintes fois.

« Çà pourrait être compliqué parce que ... je j'ai parfois ... je fais les choses dans un ordre étrange » Il avança alors vers le brun, attrapant les lanières de ses doigts fins, interprétant une danse étrange avec ses bras pour les délier de leur propriétaire. Alors que Le blond continuait à parler, soudainement extrêmement bavard « Il faut savoir que je n'aime pas les pierre car les enfants m'en lançaient en en en me traitant de monstre quand j'étais petite » Oui petite avant qu'elle ne se résolve à utiliser le il. Et le parfumeur, pour éviter de céder à de trop étranges habitudes se concentrait sur sa parole. Tâchant de l'adoucir autant qu'il le pourrait pour ne pas hérisser l'éventuelle fourrure imaginaire de l'animal sauvage qu'il accueillait chez lui. Le Calusa s'aventurait sur des terres inconnues mais cela aurait pu être le résumé de sa vie. « Mais le pire c'est que je n'arrive pas à marcher dans un sentier plein de pierres il faut que je fasse des détours. Malheureusement je n'ai pas envie de l'expliquer aux autres le pourquoi je fais des détours invraisemblables, et ils me prennent pour une fou » Continua t-il en déposant dans les mains le l'homme son étrange harnachement. Puis il se recula, une fois, deux fois, trois fois avant de s'assoir sur la chaise bancale, afin de laisser de l'espace à l'étrange créature qu'il avait convié à entrer chez lui.

En posant sa main distraitement sur la table il heurta le récipient qui contenait le liquide chaud qui roula vers lui, se répandit par terre « Zut zut zut je vais en refaire ainsi je te libérais la chaise  » Non pas qu'il lui ordonna de la réparer, plutôt il se rappelait qu'Arwel venait d'en exprimer le désir ou l'envie ou ... Bref Hyacinthe leva pour récupérer la tasse alors que son regard se posait sur le plat encore rempli qui trainait sur le plancher « Mais tu peux aussi manger avant tant que c'est encore encore encore chaud » lui proposa t-il avec un doux sourire devant le visage fatigué que lui offrait son visiteur. « Rien ne presse mais si tu as besoin de quelque chose n'hésite pas à demander, je ne promet pas de l'avoir voir voir cependant »


Dernière édition par Hyacinthe Bosco le Dim 9 Avr - 20:09, édité 3 fois

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Sujet: Re: Far from the others, close to each other
Dim 12 Mar - 16:22

Like stars in hiding You and I burn on.

(Hyacinthe & Arwel)
Etonné, surpris, confus, amusé, mon visage se peint d'une palette nuancé d'émotions alors que tout ce qui semble compter pour toi est la propreté du sol, comme si tu te souciais de mon confort... Etrange, inhabituel, ce dernier séjour dans la cité du désert m'avait rappelé combien tout ceci était dérisoire. De la température glaciale de ces nuits, à l'obscurité d'une cave humide, le parfum familier de moisissures, ces saveurs ferrailleuses de sangs séché et l'acre arrière gout de brulé  me montaient au nez, rien de comparable à ce qui me semblait en ce jour luxe et confort. Je bats des paupières sous le coup violent du choc, mémoire vive qui me frappe de plein fouet, mêlée a cette étrange réflexion qui semble te contrarier. Mes doigts foulent le parquet à la recherche de cette poussière, qui semble n'être que caresse dans une réalité bien plus douce que le tissage de marques du passé.  -non c'est... très bien.... bafouillais-je comme pour tenter de me justifier, de te rassurer, comme si ton inconfort ne faisait que raviver mes angoisses, comme si j'avais peur que tu me chasses plus que tu ne me battes jusqu'à ce que le bruit encrassé de ma respiration sifflante ne soit la seule trace de vie sur mon corps inanimé. Le regard voilé de cristaux salés, mes ongles s'enfoncent sur la surface dure du sol, jusqu'à ce que la douleur de la pression ne se fasse sentir au bout de mes doigts. Le coeur serré, le regard rivé sur ta silhouette, mon souffle s'enraille sous l'appréhension de ta réaction. Mais rien de ce que je redoutais n'arriva, tu semblais si concentré et donner tant pour me préparer un repas d qualité que je me demandais si je n'étais pas assoupis d'ivresse embarqué dans un rêve que mon imagination m'avait offert pour m'extirper de cette crevasse de maux. Un bruit attira mon attention, vif réflexe de défense, instinct de survies -qui je pensais m'avair quitté- refaisait surface, laissant mes poings se comprimer devant mon visage comme pour parer une attaque. Chien? Loup? Canidé au pelage somptueux qui pouvait se montrer aussi beau que dangereux, trônait sur le pas de la porte le regard bien plus curieux que menaçant. Je toisais la bête sauvage avec précaution alors que la voix de mon hôte aux cheveux d'or se fit entendre à nouveau, m'arrachant un large sourire et un soupire    -sauvage et familier.... soufflais-je à voix basse, amusé par l'image qui me renvoyait le reflet de mon être. Plus pour moi que pour toi, ces paroles n'auraient probablement aucun sens à tes oreilles alors qu'elle avaient tant de claeté dans mon esprit. Ainsi tu aimes secourir les bêtes sauvages sans te soucier de leur provenance, de leur passif ni même de leur façon de te rendre leur gratitude? Mon regard ne s'égare que peu à travers la pièce pour se reporter sur l'homme aux cheveux d'or.  -ce n'est pas mon intention. me contentais-je de répondre à tes mots comme si tu transpirait le besoin d'être rassuré quand à mon ressenti ou peut être à un éventuel départ précipité de ma part.

L'être fascinant et déconcertant était d'une telle prévenance, d'une telle gentillesse, qu'il me faudrait trouver de quoi être à la hauteur de ces si douces intentions à mon égards. Ma gratitude était forte, mais mon être, mes cicatrices du passé, semblaient être un frein à cet élan qui me poussait à te la montrer. Frustré, en colère, je ne parvenais à défaire ces liens qui serviraient de réparation sommaire, même le début tu n'es pas capable de l'accomplir Shankara... serait-ce la preuve de ton insignifiance, de ton inutilité, qui t'auras valu tant de sanctions par le passé? Mon regard voilé d'humidité, ma gorge emplie d'amertume, ma voix n'est que plainte agonisante alors que je te supplie de m'aider, réclamant clémence, patience et soutient. Troublé, hésistant? Je ne sais ce que ton esprit t'apporte comme pensées mais tu cèdes à ma requête ravivant mon envie de me prosterner sur mes genoux devant un homme emplit de tant de bonté. Le regard rivé sur le visage de cette divinité aux cheveux d'or, je me rappelle oh combien j'ai adulé ma soeur ou cette fille du ciel, peut être étais tu l'un d'entre eux, un de ces anges humbles, doux et généreux. L'admiration coule dans l'azur au rythme de ce ruisseau bordant le village, il n'avait plus rien de la puissance glacial du torrent de la montagne. Confessions qui tombent, le chant accompagnant la magie de ces doigts fins qui s'affairent à me libérer. Mes doigts compriment le cuir avec force, tremblements de colère qui se reflètent jusque dans mes yeux à cette conclusion étrange. -tu n'es pas obligé de croire aux sottes paroles des ignorants. feulais-je indigné par le traitement que ces yeux aveugles et ces langues vicieuses avaient déversé sur toi. Chaque tribu avait su faire preuve de propos hâtives et cruels à mon égard, mais mon attitude semblait bien plus propice aux racontars amers que la fragilité d'un être si bon. Qui étaient ces ignares qui l'avaient traité de la sorte? Lui qui ne mérite qu'une main tendue alors qu'il ne l'espère même pas? Lui qui offre gracieusement sans chercher de retour? Révolté, je sentais la brûlure de la colère glisser dans le tissage de mes veines, si des noms ou des visages venaient à tomber, je te jure Hyacinthe que je te ferais vengeance, accrochant le trophée de leur têtes sur un pilier après avoir défait de ces monstres sans coeur leurs yeux méprisants et leurs langues diaboliques. Je frottais machinalement mes poignets libres dont le dessin des brûlures recomposait la place de mes bracelets. L'odeur de peau brûlée semblait me monter au nez et la vue terrifiante de ces tisons rougeoyant ternissait mon regard de terreur. Devais je te confier ceci en retour? Je n'en avais pas le courage. Honteux, je me contentais de baisser les yeux vers le sol et laisser les fils sombres de ma chevelure couvrir mon visage.

Erreur tactique, qui m'empêche d'anticiper le risque que tu prenais en prenant place sur une chaise bancale et fragile. Fracas sur le sol, mon corps sursaute comme soumis à un violent tremblement de terre, regard terrifié, dont les flammes de peur s'éteignent vite alors que je constate que la tasse n'est pas un danger potentiel, une menace, une attaque. Je fixe le liquide qu se répand sur le sol alors que tu te confonds en excuses et t'échappes si vite comme si tu avais fauté en ta qualité d'hôte remarquable. Un souffle de surprise s'échappe de mes lèvres entrouvertes, alors que mon regard marqué de stupeur se braque sur ta silhouette qui s'agite, me donnant les consignes vivement comme pour chercher à rattraper sa faute. Je ne peux que m'attendrir devant la scène touchante, retenant des propos tels que je ne suis et serais jamais ton geôlier petit ange. Je me lève brusquement, bond agile et souple, sans un bruit, alors que le cerclage de mes doigts presse ton poignet avec plus de force que je n'aurais du. Constatant mon erreur, ma maladresse, trop tard, je tente de te rassurer en desserrant l'étreinte d'acier qui laissera peut être quelques rougeurs sur ton poignet  -non... murmure étranglé, je cherche à me rattrapper en laissant mon pouce glisser sur ton poignet toujours en main. Je déglutis bruyemment, le regard vascillant entre appréhension et douceur -manges avec moi... voix tremblante, suppliante, je me sens presque obligé de me justifier de mes mots et mon comportement malhabiles. J'humecte mes lèvres aussi arides que le sol sableux du désert le regard chargé de paillettes humides de détresse -je euhm... mon estomac ne tolère rien d'autre que la liqueur ces derniers temps... on pourrait peut être partager... cette assiette tout les deux... pour le moment.. non? ordre, demande, supplique, qui se transforme progressivement en suggestion mal assurée. L'animal sauvage s'évapore au profit de l'enfant fragile. Sourire maladroit, regard fuyant -Hyacinthe? soufflais-je en t'adressant un rapide coup d'oeil avant de fixer mes pieds -personne t'oblige à être un garçon si tu veux pas... je... veux dire... mon regard remonte le long de ton corps avant de se poser sur ton visage -si tu es mieux en fille... ne laisses personne te dire le contraire... je relâche ton poignet et saisis une mêche blonde pendant sur ton visage entre mon indexe et mon majeur, le regard emprunt de fascination sur le tissage d'or j'ajoute -pour moi tu ressembles à un ange.
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Sujet: Re: Far from the others, close to each other
Jeu 1 Juin - 20:31

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Arwel & Hyacinthe

Les poussières ! La hantise du blond, il les chassait comme d'innombrables insectes destinés à ternir son travail dans son atelier. En dessous, au sous-sol, ironiquement, le celui-ci brillait d'un entretien  quotidien et acharné. Le calusa y consacrait un temp incommensurable. Le seul endroit intact qui lui resta, le lieu saint ou il recevait ses clients. Là ou la création des parfums prenait presque la dimension d'une prière. Mais son chez soi, il s'en moquait un peu comme si deux facettes cohabitaient en lui, en plus de deux êtres distincts. Celle du futur. Et Hyacinthe au présent. Pour une raison que le verrier n'eut su lui-même expliqué si on lui en demandait la raison, il s'inquiétait que les saletés sur son carrelage puissent dérangées Le rebelle. Cependant visiblement ce dernier ne s'en inquiétait pas. Non d'autres impondérables inquiétaient le sauvage que Hyacinthe ne parvenait pas vraiment à déceler. Son esprit se mit alors à faire un espèce de yo-yo, rebondissant entre ses phobies et les craintes de son invité. Il angoissait de le voir se relever, partir sans mot, et ne jamais en découvrir le pourquoi. Ça le rongerait le reste de son existence. Tout ce sur quoi il ne parvenait pas à mettre une cause creusait irrémédiablement son cerveau comme une une devinette dont on ne lui donnerait jamais la réponse. Comme il s'échappait à lui, il ne le supportait que rarement de tout ce qui l'entourait. De la faune tout autant que la flore.

Hyacinthe n'a pas posé la question, mais peut-être l'aura t-il pensé très fort, si intensément que le Brun lui assura ne pas avoir l'intention de le quitter. Enfin cela ne fut pas dit clairement, mais ce que le blond décida de comprendre pour apaiser ses éternelles incertitudes dont il se montrerait incapable d’éclaircir pour quiconque. Le chien mâtiné de loup provoqua une légère diversion n'effrayant absolument pas Arwel, à la différence de ses  habituels visiteurs. lou, curieux mais distant, s'assit doucement sur son derrière plongeant son museau dans sa fourrure pour se laver. Montrant ainsi qu'il se désintéressait complètement de ce qui se tramait à l'intérieur. Vigilant cependant il coulait un œil dans l’embrasure de la porte quand l'un ou l'autre s'agitaient un peu plus frénétiquement. Mais habitué aux monologues hauts en couleur de Hyacinthe, la bête ne s'inquiétait pas outre-mesure. Préférant malgré tout se coucher dans leur périmètre afin de ne pas en perdre un miette, une fois sa toilette terminée. Alors que le blond s'affairait à délivrer le Brun se ses lanières, sa voix se répandait dans la pièce comme un ruisseau rafraîchissant une journée beaucoup trop chaude. Et dans les prunelles du prisonnier - oui qui croyait l'être - Hyacinthe pouvait y distinguer un soleil irradiant de tous ses feux. Pour un moment l'orage pliait ses bagages. Quelques secondes, plusieurs minutes ou avec beaucoup de chances une journée entière.

Alors les instants suivants, l'Astre du jour se refléta aussi légèrement dans la personne du jeune solitaire amoureux de sa plage. Il lui sembla qu'une lumière dorée envahissait sa petite masure en morceaux pour lui insuffler la force de tenir droit, le temps que des bras, des muscles, des jambes lui redonnent une seconde jeunesse. Certes Hyacinthe s'illusionnait sur bien des choses, trop rêveur, mais il se protégeait par cette armure illusoire, des événements trop incontrôlables pour lui. Il s'y donnait une part de responsabilité. Paradoxalement au fond de cette douceur sommeillaient le doute, la rage, la peur, la colère, la révolte, mais aussi l'injustice. l'édifice de ce qui les construisaient depuis leur jeunesse à la fois semblables mais très éloignés. Comment savoir la justesse d'une pensée sans se retrouver dans le rôle de celui qui juge ? Forcément la victime se révoltait, bâtissait un mur, une personnalité, une défense n'appartenant qu'à elle. Longtemps Hyacinthe rejeta sa propre malédiction sur son peuple. Mais au fond tout ce qu'il leur reprochait au final, possédait le nom de l'ignorance. Donnant naissance immanquablement à une cruauté ou bêtise plus qu'inutiles. Ce qui le torturait désormais le plus souvent, restait sa propre nescience face à son cas, ainsi que toutes les suppositions qui s'y enchaînaientt. Pourtant grâce à certaines nouvelles âmes, il les semaient au dessus d'une nouvelle trajectoire espérant ne pas les voir refleurir du coté de chez lui.

« Oui des ignorants  » Leurs convictions je rejoignaient là, pour autant ça n'inaugurait pas forcément une entente parfaite. « Peut-on leur en vouloir de leur ignorance ? Plutôt de ne pas vouloir la combler ... Mais voient-ils seulement le grand trou qui encombre leurs esprits ? » Le parfumeur n'escomptait pas une réponse de son interlocuteur, il égrenait ses convictions, traçant une issue vers des voies plus reposantes, mais non absentes de remous. Néanmoins il restait à l'écoute du sauvage qui le sortait d'un ordinaire passionnant mais parfois tristement creu. « Parfois je me dis que je suis aussi ... que je je je manque de repères moi aussi. Je suis sans doute très maladroit avec les gens ...  » Pourtant ça ne le poussait pas à lapider les gens, ni à les recouvrir d'insultes, sauf si on le le dirigeait dans ses retranchement. En proie à la colère il se retrouvait transformé, aveugle et sourd à tout logique, meurtrier parfois. « Mais leur insensibilité nous donne t-elle le droit de devenir exactement comme eux ? Devons-nous nous nous lutter ?  » Garder une conscience ? Une humanité ? Un dilemme dans lequel se plongeait quotidiennement le blond. Il se rappelait la douleur de ses parents lors du rejet de leurs pairs face à la duperie que représentait pour eux Hyacinthe. Entraînée par cette haine naissante sa mère refusa de communiquer avec lui, son père ensuite consacra sa vie à le transformer ... Un peu tard. Alors finalement il se tu pour aller s'assoir sur ce petit socle bancal qui se brisa telle une plume, tout en provoquant la chute de liquide brûlant destiné à son invité !

Une main se saisit soudainement de son poignet, accompagnée d'une voix au ton impératif ! Le chien-Loup dressa les oreilles puis montra ses crocs en silence. Hyacinthe regardait cette poigne qui encerclait son articulation avec une étrange fascination. Allait-il lui briser, le rendant impotent pour son travail, sa passion ? Ses prunelles se posèrent sur son harpon. Mais avant que sa pensée se compléta vers une vision plutôt glauque on le relâcha. Le Sauvage. Le blond hésitait quant à la conduite à tenir, il ne ressentait aucune peur, trop enchanté de cet intermède alors qu'il se languissait de toutes les pertes et fracas que lui infligeait la nature. Capricieuse compagne de ses années de paria. Alors le brun, le blond victimes à la fois innocentes puis coupables de méfaits inavoués - ou non - se construisaient leur propre royaume ou tout acte se teintait d'une consonance plus étrange, parfois inacceptable pour ceux qui se situaient dans la normalité. Finalement le verrier s'en alla chercher une bouteille cachée derrière une meuble tout en récupérant une écuelle en passant. « Il me reste de la bière peut-être que ça te plaira davantage et tu n'auras qu'à verser une partie de ton assiette dans la mienne si je t'ai trop servi  » Puis il pointa un bol au dehors « Et si il t'en reste encore trop je suis certain certain certain que Lou appréciera  » Autant faire à la bonne franquette pour que tout le monde se rappela de ce moment avec plaisir.

« Quelqu'un m'a dit que mon corps essayerait de revenir à ce que l'on pensait qu'il était, que je me séparerais en deux et que je finirais par mourir car il ne le supporterait pas » Ces paroles relâchées à l'air se rapprochaient plus du conte fantastique que de la réalité. Une expression légèrement pantoise effleura la figure du blond. Comme il tombait facilement dans les pièges quand sa particularité obtenait des réponses par certains se prétendant plus savants que le reste du monde. Quelle stupidité, toute cette histoire le terrassait depuis bien trop longtemps. « Je ne sais pas si j'ai vraiment envie de choisir, je peux simplement être ce que je suis sans qu'on doive le déterminer ? » Comme le lui suggéra Baelfire, lors de leur dernière rencontre. Là, assis l'un en face de l'autre, ils redeviennent presque des enfants à bavarder des choses sérieuses d'un ton presque badin, innocent. Alors il ne s'enfuit pas quand le sauvage capture une de ses boucles le comparant à un ange. Hyacinthe, il ne situait pas vraiment ce genre d'esprit éthéré, en général on n'en causait pas autour de lui. Ou pour désigner quelqu'un de gentil, il paraissait que ça volait dans les nuages. « Moi je sais voler que sur les vagues, je te montrerais si tu veux, mais pour monter jusqu'au ciel il faudra que tu me trouves une une une paire d'ailes la prochaine fois qu'on se verra » Non loin d'eux, Lou reposait la tête entre les pattes visiblement rassuré par  l’atmosphère régnant sur les lieux. Puis, parce qu'il trouvait que tout tournait beaucoup autour de lui, Hyacinthe s'inquiéta de la santé d'Arwel « Pourquoi tu n'arrives pas à garder quelque chose dans ton estomac ? »

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12/10/2014 Brimbelle 46413 Jessica Chastain Lux Aeterna Médecin / Herboriste 322
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Sujet: Re: Far from the others, close to each other
Sam 9 Sep - 21:06

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