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˜˜˜˜˜˜Help, I need somebody. Help! | Ft. Near (REINWOOOOOD)
maybe life should be about more than just surviving

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20/04/2016 AMNESIS AEDAN + SAM + ANDREW + KARAH 8739 ADELAIDE KANE AVATAR - BIGBADWOLF • SIGNA - ASTRA + VOCIVUS • GIF - CASSINI CARTOGRAPHE + PATROUILLEUR DE DANA 85
✣ Speedy Gonzales ✣




- HELP, I NEED SOMEBODY. HELP! -

Quelle idée stupide de se ramener seule dans un endroit pareil ! Le bruit des pierres, glissant sur les décombres qu'elle vient de créer, raisonne jusqu'aux oreilles d'Aliénor.  Les yeux entre-ouvert, la vision trouble, la tête en compote, elle s'éveille doucement sans comprendre ce qu'il vient de se passer.

*Quelle fichue idée*

...


Depuis leur arrivée sur cette terre utopique, la brunette a passé le plus clair de son temps à découvrir les lieux qui les entouraient. Entre les patrouilles et son poste de cartographe, l'aventure n'est jamais très loin et la curiosité de la jeune fille est bien vite rassasiée. Les mois passant, ils arrivaient de plus en plus rapidement aux saisons chaudes, celle qui nous font du bien à l'âme, du bien au corps. Cependant, il n'en pèche que la froideur de l'hiver est toujours aussi présente. La neige étalée sur le sol, ce manteau blanc parsemé de tâche de pas ramène Aliénor à la réalité, loin de ces jours heureux qu'elle s'imagine sans cesse. Son sac sur les épaules, elle s'éloigne du campement, part en direction des vieilles ruines, celles de la soi-disant ancienne prison. Beaucoup d'histoire tournent autour de cet endroit et pas celles avec les happy end et des tout mignons. Non, on parle plutôt de fantôme, d'esprit déchaîne et même de zombie. Ali, elle n'y croit pas. Enfin si, un peu, mais cela attise sa curiosité, elle veut en avoir le cœur net. Elle ne faisait pas partie de la première expédition qui c'est retrouvé face au monument délabré, l'enfant compte le voir de ses propres yeux. C'est donc pour cela qu'elle s'est décidé à partir, seule, n'ayant trouvé aucun coéquipier pour l'accompagner. Depuis la disparition de Robb, elle se sent bien seule la brunette. Lui, il serait venu, il n'aurait pas eu peur comme ses froussards de première. Enfin elle en est pas si sûre, Ali a tendance à idéaliser les choses, surtout quand celle-ci lui manque, quand elles ne sont plus de ce monde. C'est donc le cœur lourd que la fillette s'envole vers sa destination, l'esprit vif, l'aventure ce profilant à l'horizon.

Cela fait maintenant trois bonnes heures qu'Ali a quitté le campement. Son sac sur les épaules, la jeune fille chantonnait gaiment. Elle suit attentivement le plan qu'elle s'est confectionnée et espère que rien de mal ne va lui arriver. Soudain, les yeux émerveillés, écarquillés, elle regarde en l'air quand enfin elle aperçoit enfin la plus haute tour de la prison. Le pas qui s'accélère, elle arrive rapidement devant la grande bâtisse. Celle-ci cache le soleil, l'ombre qu'elle dessine est immense, de quoi faire fuir n'importe quel froussard. Curieuse, plutôt inconsciente du possible danger qui la guette, Aliénor ravale sa salive et s'avance va la porte d'entrée, colossale.

*Il devait y avoir du monde là-dedans ! C'est pas sur l'arche qu'on aurait pu loger autant de prisonnier.*

Aliénor essaye alors de pousser et de tirer l'une des deux portes mais en vain. Elle s'arrête, soupire, exaspérée.

- Fichu temps qui rouille tout sur son passage

Encore plus déterminé à entrer, la cartographe décide de faire le tour de la prison afin de trouver n'importe quel moyen de se trouver à l'intérieur. C'est alors qu'elle tombe nez à nez avec fenêtre, brisée en mille morceaux. Un sourire satisfait s'affiche sur son visage. Telle une souris, elle se glisse dans l'entrée de fortune et atterrie dans le halle d'entrée.

- Plutôt bien conservée pour une vieille bâtisse.

De sa poche, la jeune fille en sort une petite lampe torche confectionnée par les scientifiques du camp. Celle-ci s'allume avec difficulté avant d'enfin éclairer le visage de notre amie. Surprise, éblouie pendant 10 bonnes secondes, Aliénor s'égosillant contre l'instrument. Quand enfin sa vue fonctionne et les nerfs se sont calmés, l'aventurière décide d'explorer les horizons. Peut-être qu'elle va pouvoir remmener des choses aux gens du campement ? Elle adorerait pouvoir trouver un petit truc pour Thaïs, elle qui avait été si gentille lors du jour de Noël. Marchant doucement, écoutant attentivement les bruits qui l'entourent, la jeune fille s'enfonce dans les ruines sans se douter de ce qui va lui arriver. Un pas, puis deux et CRAC, le plancher, fragilisé par le temps et les secousses du tremblement de terre, s'efface sous ses pieds. Elle est emportée par les décombres.

...

Quand Aliénor reprend conscience, elle ne comprend de suite ce qu'il vient de se passer. Son crâne lui fait un mal de chien, sans compter sa jambe. Déboussolée, elle tente de se relever mais sans succès. Grimaçant, elle vient poser sa main sur son tibia. Ses yeux n'ont pas l'air endommagé mais rien à faire, se lever devient mission impossible.

- A L'AIDE !!!

Doit-elle vraiment crier ainsi ? Après tout elle ne sait pas sur qui elle pourrait tomber. Enfin faut-il déjà que quelqu'un passe dans les environs, faut-il qu'elle est de la chance. C'est alors qu'elle entend du bruit. Le bâtiment qui bouge ? Le sol qui s'écroule ailleurs ? Elle qui voulait découvrir l'intérieur, la voilà bien embêté. Un peu anxieuse de ne pas pouvoir sortir de là, elle n'a pas pour autant perdu son optimisme et espère tout simplement que ces bruits viennent d'une tierce personne qui passait par là.

- IL Y A QUELQU'UN ?

Soudain une silhouette se dessine, encadré par le trou béant créé dans le sol. Ali ne parvient pas à savoir si ce visage lui est inconnu ou non, faisant beaucoup trop sombre pour y voir quoi que ce soit. Un petit sourire mal en point apparaît sur son visage couvert de poussière.

-*toussote* Vous pourriez m'aider ? Je crois que ma jambe est malade, elle refuse de me porter.

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Dernière édition par Aliénor Blackwood le Dim 5 Mar - 15:01, édité 1 fois

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25/05/2015 Emma, plum Liam & Eijah & Saoirse & Cassandre 2229 Colin Morgan Lux aeterna (Murphy ♥) cass(ini) profil , crack in time, Konoba paroles principalement pêcheur mais aussi amateur de troc Calusa né Rahjak, désormais réfugié chez les Pikunis après la destruction du village par le cyclone. 135
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On lui avait souvent dit que se promener en ayant aucun objectif en tête était une perte de temps mais c’était cette façon de faire qui lui avait permis de rencontrer pas mal de personnes toutes différentes et intéressantes - le plus souvent. Pour un Calusa il passait finalement le plus clair de son temps sur Terre qu’en mer mais cette constatation ne le chagrinait pas. L’hiver rendait son amour pour la mer un peu frileux. S’il s’y connaissait assez pour voguer un moment dans l’océan, il savait très bien que sans bateau autre que ses barques un peu bancales par moments, il lui serait impossible de naviguer. Puis l’hiver rendait aussi la mer plus inaccessible. Le vent. Le froid. Les tempêtes. L’imprévisibilité de la Terre le rendait plus prudent quand il s’agissait d’aller en mer que lorsqu’il effectuait de façon journalière ses promenades. Fort heureusement il n’avait fait aucune mauvaise rencontre, quelques bourrus ci et là mais rien de bien risqué pour celui qui s’en sortait facilement dans deux trois paroles bourrées d’humour. On le laissait toujours tranquille même s'il lui était arrivé de dépasser les limites. Mais bon. Voilà. Il s’en était toujours sorti alors pourquoi changer ?

Depuis qu’il s’était mélangé aux cent lors de cette fameuse réunion, c’était bien la première fois qu’il commençait à comprendre la démarche de sa mère auprès d’eux. Pour elle, ils devaient être comme des gamins abandonnés mais pour des gosses, il lui avait semblé qu’ils avaient plutôt pas mal réussi à se débrouiller sans aide de leur par parce qu’ils n’avaient tout simplement pas été les premiers à leur tendre bien gentiment la main au moindre problème. Ils avaient été méfiants de ces trucs tombés du ciel. S’il avait plus ou moins compris la démarche de sa mère la sienne était toute différente. Il avait juste eu envie d’apprendre à les connaitre. Après un peu plus de deux ans ce n’était pas trop tôt. Mieux vaut tard que jamais. Ils n’allaient pas partir de sitôt alors bon là aussi il ne se précipiterait pas, prendrait le temps qu’il lui faudrait pour se décider à aller les voir sauf que le destin avait ses idées qui déjouait souvent bien des plans. Sa démarche d’aller ou le vent le porterait avait cette dose d’imprévisibilité qui le frappa cette journée-là comme toutes les autres journées ou il faisait ces rencontres.

La voix (pas dans sa tête, non non), lui indiqua que c’était une fille qui devait demander de l’aide. Enfin. Elle lui semblait assez désespérée pour ça et n’étant pas quelqu’un qui changeait de chemin pour ne pas aider une personne semblant en détresse il s'approcha des ruines et en fit rapidement le tour. « IL Y A QUELQU'UN ? » Il ne devait pas être loin. Il n’y avait pas tant de ruines dans ce coin. Il chercha un peu puis s’accroupit à même le sol en apercevant une petite brune qu’il reconnu tout de suite. Il n’avait pas rencontré beaucoup de cent pour ne pas les reconnaitre. « Vous pourriez m'aider ? Je crois que ma jambe est malade, elle refuse de me porter. » « J’peux savoir comment t’as fait ? » Trop familier ? Il avait bien le droit de l’être avec celle qui s’était foutue dans cette situation. « Non parce que y’avait pas beaucoup de chance pour que ça t’arrive ce genre de merde. C’est un fantôme qui t’as poussé dedans ? » Il se moquait un peu : elle avait pas l’air dans son assiette. Détendre l’atmosphère était primordial dans des moments pareils.

Il ne parlait pas souvent anglais, ça lui était plus facile de parler dans sa langue maternelle mais il espérait qu’il était compréhensible. Si pas, elle ferait avec mais ça serait plus cool s’il l’était. « Avec nos jambes malade on fait la paire. T’as regardé si y’a pas des marches ? Si ce n’était pas stable c’est que c’était pour cacher des choses au départ. » Et que si elle ne peut pas remonter à la surface à la force de ses bras c’était qu’il devait y avoir des marches quelques part. Il n’imaginait pas une seconde qu’il n’y en ait pas, que quelqu’un se soit amusé à s’épuiser à chaque fois qu’il voulait y ranger deux trois choses. « Aliénor c’est ça ? » Il avait bien l’droit de lui dire qu’elle était un visage familier malgré la poussière et les bouts de terre qui s'étaient accrochés à son visage, même s’il ne l’avait vu qu’une seule fois, depuis quelques temps. « Ça sera plus simple si y’a des marches. » A la fois pour elle et pour lui. Il l’aiderait s’il n’y en avait pas, même une comme ça sans d’autres pour faire un escalier, une qu’elle n’aurait tout simplement pas vue dans la panique de se retrouver là sans personne à la ronde pour l’aider.

Spoiler:
 

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- HELP, I NEED SOMEBODY. HELP! -

Complètement assommée par la chute qu'elle vient de faire, Aliénor n'a pas les idées claires. Les débris roulent sur les décombres, la poussière qui se dissipe laisse apparaître le corps de la jeune femme au milieu du tumulus de pierre. Le visage noircit par la terre, la cheville qui a presque doublée de volume, la brunette ouvre lentement les yeux. Elle comprend alors très vite ce qu'il vient de se passer, où elle se trouve à présent. Levant le regard au ciel, elle remarque qu'une silhouette se détache sur le côté du trou béant qu'elle vient de créer. Elle le reconnait à peine, le visage caché par la pénombre et sa vision complètement brouillé. Sans vraiment se soucier de savoir qui cela pouvait être, qu'il soit bon ou méchant, la jeune fille demande de l'aide. Simple naïveté ou seulement un trop grand optimiste ? Jamais on ne pourra savoir qui parlait à ce moment-là.

- J’peux savoir comment t’as fait ?

La réaction de cet inconnu qui ne l'est pas tant surpris Aliénor qui reconnait presque instantanément la voix de Near, ce terrien qu'elle avait croisé lors de la rencontre chez les Naoris. Un sourire amusé et soulagé s'affiche sur son visage souillé. Qu'il est bon de croiser une âme connue au milieu de cet endroit bien trop lugubre pour s'y aventurer seul.

- Non parce que y’avait pas beaucoup de chance pour que ça t’arrive ce genre de merde. C’est un fantôme qui t’as poussé dedans ?


- Oui c’est ça, tu devrais faire attention qu’il t’y jette pas non plus !

Elle se veut moqueuse, tout l'est son interlocuteur mais la réalité la rattrape bien vite et sa phrase se finit sur une grimace, douloureuse est sa cheville. Oui, maintenant elle peut localiser la source de son malheur, cette articulation qui relit le pied à sa jambe l'emplit de douleur.

- Le sol devait pas être solide…j’ai…pas de chance.

La jeune fille essaye tant bien que mal d'utiliser des mots courant, des phrases simples à comprendre. Elle se doute bien qu'un terrien ne connait pas toutes les subtilités de leur langue et c'est donc pour cela qu'elle choisirait les moyens de communication les plus simples.

- Avec nos jambes malade on fait la paire. T’as regardé si y’a pas des marches ? Si ce n’était pas stable c’est que c’était pour cacher des choses au départ.

Aliénor laissa échapper un rire, amusé par ce terrien qui avait plus préoccupé de trouver un moyen de sortir que par sa pauvre cheville qui l'empêchait de marcher ou du moins de se lever. Regardant attentivement autour d'elle, la cartographe essaye tant bien que mal de deviner un petit bout d'escalier à travers les décombres qui s'étaient accumulés devant elle.

- Aliénor c’est ça ?

La voix du nouveau venu la fit sursauter. Elle lève une nouvelle fois son regard vers le ciel et dans un geste affirmatif de la tête elle lui répond vivement :

- Yep ! Si je me trompe pas c'est Near ?

Elle sait très bien comment il s'appel mais préfère tout de même en être sûr. Après tout, se serait bien con de le nommer autrement s'il s'avère que la mémoire d'Ali flanche à ce niveau-là. Ce re-concentrant alors sur sa tâche première, la brunette essaye tant bien que mal de se relever. Accouder au bout de roche qui se trouve à côté d'elle, la jeune fille traîne de la patte alors qu'elle essaye de trouver un moyen simple de sortir de ce trou à rat. C'est alors que sa cheville refait des siennes et laisse s'étaler sur le ventre Aliénor qui, tombant nez à nez avec monsieur le squelette, laisse échapper un cri, horrifiée. Et alors, comme si la peur lui avait donné des ailes, la patrouilleuse recule en arrière et vient s'entrechoquer contre un muret…une marche ! Le souffle coupé, elle essaye de reprendre ses esprits avant de reprendre la parole :

- Décidément, c'est pas ma journée ! Le squelette a surement essayé de me faire un bisou…

Elle essaye de se rassurer comme elle peut tout en informant Near de ce qu'il venait de se passer. Cependant, il doit y voir bien plus clair qu'elle, qui se retrouve dans l'obscurité presque la plus totale.

- En attendant j'ai trouvé l'escalier…enfin ce qu'il en reste.


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Il s'amusait de cette situation. Les cent étaient de sacrés numéros. Sans le savoir, ils en étaient. Bien évidemment. Il avait suffit d’une seconde d’inattention à la jeune femme pour se retrouver au fond du trou. Il voyait une autre facette de ceux qui s’étaient vite insurgés de rencontre avec les Rahjaks mais préférait ne pas aborder de ce sujet qui ne l’intéressait pas. Chaque problème en son temps : le plus important maintenant était d'aider Aliénor qui semblait avoir un petit souci à la cheville. Petit, il l’espérait : il n’était pas médecin. Loin de là. Il ne connaissait d’ailleurs rien à la médecine, aurait bien voulu il y a quelques temps lui donner de ses fioles pour les tester et voir ce que cela donnait mais non, l’envie n’était plus à ses expérimentations depuis longtemps. C’était mieux. Ça attirait moins d’ennui quand les dits remèdes faisaient plus de mal que de bien aux malades même si, fort heureusement, aucun malades n’en était mort. C’était rassurant de savoir qu’il n’avait pas créé par mégarde un poison mortel. Il ne voulait pas tuer, non non, juste gagner sa vie de façon parfois malhonnête.

Il lui posait des questions parce qu’il avait toujours été d’un naturel curieux. Il se moquait légèrement d'elle parce qu’il avait toujours été … d’un naturel moqueur. Ce n’était pas parce que c’était une jolie fille et quelqu’un qu’il connaissait de vue et qui lui avait paru sympathique qu’il allait arrêter d’être celui qu’il avait toujours été. Que nenni. « Oui c’est ça, tu devrais faire attention qu’il t’y jette pas non plus ! » Il éclata de rire. Un point pour celle qui avait de la répartie. Il l’appréciait, décidément ! « Pas de chance non mais c’est pas grave, on va te sortir de là. » il essayait toujours d’évaluer la situation entre deux plaisanteries pour détendre l’atmosphère, essayait aussi de positiver. Au moins, il l’avait fait rire. C’était déjà ça. Elle ne broyait pas du noir par sa chute. Elle avait juste mal mais la douleur allait passer. Il s’y connaissait niveau chutes et elle s’en remettrait aisément. Elle n’avait pas fait la chute qui la rendrait légèrement boiteuse jusqu’à la fin de ses jours. « Yap yap. » Au moins si elle avait une cheville mal en point, elle avait toute sa mémoire et se souvenait de lui. C’était cool. C’était cool.

« Il est mort, c’est bon. » C’est qu’il n’a pas trop eu l’occasion de voir de squelette dans sa courte vie mais n’empêche qu’il ne sert pas à grand-chose de crier comme ça pour un mort mort depuis une éternité. Combien de temps faut-il pour un cadavre de se décomposer ainsi ? Aucune idée et très franchement, il n’a pas envie de le savoir. La peur donne de l’adrénaline à la jeune débarquée qui trouve la fameuse marche qu’il lui avait demandé de trouver pour leur facilité la vie à tous les deux. Chouette! « Décidément, c'est pas ma journée ! Le squelette a surement essayé de me faire un bisou. » « Il devait te trouver mignonne. » Clin d’œil amusé, façon plus ou moins détournée de dire la vérité. La subtilité ça n’avait jamais véritablement été son truc à lui mais c’était pas l’moment de draguer la demoiselle qui voulait juste sortir de sa relation malsaine avec monsieur le cadavre dont la décomposition n'était plus à prouver.

« En attendant j'ai trouvé l'escalier…enfin ce qu'il en reste. » « Ça, C’est ma championne ! » Qu’il est tout content le Reinhart qu’il lui tend le bras pour l’aider à remonter. Ce n’est pas très haut mais suffisamment pour que juste sa tête n’apparaisse quand elle pose son pied valide sur la dite marche qui ne s’écroule pas. Il soupire de soulagement. Il n’a pas forcément envie de descendre avec Mister Death pour la porter jusqu’en haut à la courte-échelle ou toute autre solution qu'ils auraient trouvé pour qu’elle monte par la force de ses bras. « Tu retombes pas hein ? » C’était pas vraiment l’plan qu’ils retombent. « Enfin sauf si tu le veux ton bisou du squelette. » Vla qu’il se moque à nouveau, qu’il ne peut s’en empêcher alors qu’il la tire maladroitement jusqu’en haut. Il remercie la dite marche valide sur laquelle elle peut s’appuyer. Une vois tirée de là, il fouille dans son sac et prend un morceau de tissu, prend sa gourde en métal pour lui mettre un peu d’eau dessus avant de le lui tendre « Tiens. » C’est que ça ne devait pas être bien propre là-dedans puis si elle voulait se débarbouiller le visage, elle pouvait. Elle faisait comme elle voulait après tout. Il l’enjoignit à s’asseoir à ses côtés pour le bien de sa cheville meurtrie.

« Comment tu te sens ? Tu te sens cap de marcher ? T’as faim ? » L’effort physique donne faim. « C’était une église avant. » Qui dit église dit cimetière. Ils n’enterraient plus vraiment leurs corps autour des monuments religieux de l’ancien temps. Chez les Calusa, la coutume voulait qu’ils les renvoient à la mer. Il ne savait pas quelle était la meilleure méthode, n’y avait jamais réfléchi, n’avait jamais réellement eu le temps de réfléchir à ça malgré les temps troubles depuis l’arrivée des débarqués sur leurs terres. « Tu visitais ? » Il se demande quel était l’intérêt de visiter les ruines alors qu’il y avait des endroits bien construits de leur époque. Il était vrai que les cent n’étaient pas trop conviés à entrer dans leurs villages quand ça leur chantait mais il voulait savoir pourquoi les pas de la jeune fille l’avaient amené jusqu’ici, jusqu’à se casser la gueule dans la première tombe si bien camouflée.

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- HELP, I NEED SOMEBODY. HELP! -

Si elle avait pu, elle l'aurait bien jeté dans le trou, qu'il voit ce que ça fait d'être dans une telle position, face à l'inconnu. Elle grimace, sourit, pestifère contre elle-même. Pourquoi diable fallait-il que ça tombe sur elle ? La brunette ce le demande bien. Aliénor réplique, blagueuse, à la question de cette personne qu'elle considère déjà comme son nouvel ami. Oui, elle est sociable, peut-être trop naïve pour ce fier aussi rapidement à un inconnu mais elle se dit qu'il ne doit pas être bien méchant à rigoler dans une situation pareille. Une nouvelle fois, la jeune femme se met à grimacer de douleur tandis que son interlocuteur reprend gentiment la parole, proposant son aide. Ali lui sourit amicalement malgré la souffrance que lui fait subir sa cheville.

Une fois les nouvelles présentations faite, la brunette se sentant rassurée de ne pas s'être trompée sur la personne, elle commence par examiner les alentours à la recherche du moindre petit bout de marche. Il n'est pas idiot. Un sous-sol veut aussi dire qu'il faut un moyen pour y aller. Tentant de se lever, c'est avec perte et fracas qu'elle se retrouve nez à nez avec son ami le squelette qui lui donne des ailes et la fait se propulser quelques centimètres en arrière. C'est là qu'elle entre en collision avec ce qu'elle recherchait. Comme pour oublier la peur et cette douleur insupportable, la cartographe continue de blaguer, de répliquer, moqueuse. Heureusement que Near a le même état d'esprit qu'elle, sinon elle se serait bien vite ennuyé et la souffrance n'aurait été que multipliée.

- Il devait te trouver mignonne.

Elle sourit gêné à cette réponse.  Ali n'avait pas pour habitude d'avoir peur mais là, la rencontre avec la mort l'avait comme qui dirait un peu surprise. Et il la trouvait mignonne… c'est bien la première fois que quelqu'un lui disait ça, dans un tel endroit, avec une dégaine pareille. C'est vrai quoi, les vêtements pleins de poussière, le visage couvert de saloperie. Elle avait eu des jours meilleurs, ça c'était certain. Enfin bref, bien vite Ali reprit ses esprits, annonçant fièrement sa trouvaille.

- Ça, C’est ma championne !

Décidément, il était vraiment étrange comme garçon. Mais cela lui plaisait bien, elle aimait la différence et les gens qui ne se prenaient pas la tête. Mais elle continue de sourire, fière de sa petite victoire, heureuse d'avoir trouvé ce bout d'escalier. C'est alors que le brun se rapproche de l'embouchure en lui tendant son bras. Essayant, sans se casser la gueule, d'atteindre le calusa, la jeune fille parvient à lui attraper la main puis le reste du membre.

- Tu retombes pas hein ?


- C'est pas vraiment le but. Ce serait idiot de se retrouver tous les deux en bas.

Elle lui fait un clin d’œil, comme pour répondre à celui-ci qu’il lui avait lancé un peu plus tôt.

- Sauf si tu le veux ton bisou du squelette..

Elle jette un dernier coup d’œil en arrière vers le squelette avant de répondre:

- Pas vraiment. Aller remonte moi vite, j’ai pas envie de finir comme lui.

Souriante, elle s'accroche aussi fort qu'elle peut et ni une, ni deux, la voilà sortie du trou béant qui c'est creusé dans le sol. Enfin hors de danger, la jeune femme époussette ces vêtements tendit que le jeune homme lui tend sa gourde en métal qu'elle accepte tout sourire.

- Merci !

Elle boit une gorgée, ce nettoie les mains avant de refermer le réceptacle et de venir s'asseoir, claudiquant, près de celui qui lui est venue en aide.

- Comment tu te sens ? Tu te sens cap de marcher ? T’as faim ?


- Ça devrait aller… je crois. Elle lui sourit tout en lui tendant la gourde. Merci encore une fois. Pour la faim, je pense tenir encore un peu avant d’être vraiment affamé.

Elle n’avait pas vraiment envie de manger même si elle savait que l’heure où son ventre se mettrait à gargouiller ne tarderait pas.

- C’était une église avant.

Rigolant, un peu moqueuse, Ali ne put s'empêcher d'imaginer Near dire ça aux nombreux prisonniers qui avaient élu domicile ici. Une église, certainement pas. Des centaines de crapules avaient du passer en nombre et certainement pas des gens très croyant.

- Je dirais plutôt une prison. Tu vois, il a encore des grilles qui sont restées intactes.

Du doigt, elle pointe l'une des cellules encore sur pied, située devant eux.

- Mais avec le...squelette ça peut porter à confusion.

Après tout, les terriens n'avaient forcément conscience des édifices qui avaient pu être construit à l'époque. Seul Odysséens et Cents avaient eux les écrits de leurs ancêtre sur les anciennes civilisations. Tout était bien différent maintenant.

- Tu visitais ?


- Carrément ! J'aime ces endroits qui ont un vécue, une histoire à raconter. Et c'était l'occasion de me retrouver seule pour dessiner un peu.

La jeune fille prit son sac qu'elle avait toujours à son dos et l'ouvrit, sortant un carnet avec quelque feuille de papier. Celui-ci était bien rare et Aliénor faisait tout pour en conserver le plus longtemps possible. C'était donc rare qu'elle se mette à dessiner, à son plus grand regret. La plupart des ressources qui leur restait avait servie à la cartographie. Elle tendit le livret à son interlocuteur, souriante.

- Tient si tu veux y jeter un coup d'œil. C'est pas grand-chose, le papier est assez rare. Mais de temps à autre c'est délivrant de mettre sur papier ce que l'on voit ou ce que l'on ressent.


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Il n’est pas souvent venu dans le coin. Le passé ne l’a jamais réellement intéressé et s’il a déambulé entre ces ruines sans doute ne s’est il jamais posé la question de savoir ce à quoi elles avaient pu ressembler auparavant, avant tout ça, tout ce qui fait de leur monde ce qu’il est aujourd’hui. Cela n’a que peu d’importance de savoir ce que c’est puisqu’elles ne sont plus d’aucune utilité. Il est ravi quand Aliénor sort du piège naturel sans trop de difficulté. Il y avait bien une marche et bien qu’un Mister Os ait tenté de la retenir pour rester avec lui jusqu’à la fin des temps, elle remonte avec l’aide qu’il accepte volontiers de lui donner maintenant qu’il sait qu’il n’aura pas à la tirer jusqu’en haut, chose qui aurait été légèrement compliquée vu son état. Pas qu’il soit infirme, loin de là, mais il doit éviter de trop pousser sur sa cheville et porter le corps d’un être humain n’est très certainement pas dans la liste des choses à faire pour lui éviter la petite douleur de fin de journée quand il sera rentré chez lui.

La chute ne lui a pas retiré sa bonne humeur et Near doute que quiconque puisse l’empêcher d’être de bonne humeur, cette fille. C’est rassurant parce qu’il n’aurait pas voulu qu’elle change, qu’elle se rembrunisse et envoie bouler ses tentatives d’humour foireuses. Il sait que peu importe la situation, l’humour même le plus mauvais l’aidera à ne pas  y voir que son mauvais côté. Le bon côté de cette chute c’est qu’ils se retrouvent et c’est déjà pas si mal. « C'est pas vraiment le but. Ce serait idiot de se retrouver tous les deux en bas. » « Totalement idiot. » Il l’approuve totalement. C’est qu’il ne veut pas tomber nez à nez avec ce squelette même s’il ne peut rien leur faire dans l’état où la jeune femme l’a trouvé. C’est juste déjà bien assez pénible de se casser la figure mais pour tomber sur un truc aussi glauque : il passait doublement son chemin. Décision prise : ils ne tomberaient pas.

Elle rigole au mot église. Il ne le prend pas mal et observe un peu les alentours alors qu’elle lui révèle, elle, la gosse du ciel, qu’il s’agissait plutôt d’une prison. « Touché. J’passe jamais par ici. J’sais même pas pourquoi j’étais pas loin avant de t’entendre. Un cimetière de prison ? » C’est qu’il n’a pas envie d’avoir totalement tord le Reinhart. « Carrément ! J'aime ces endroits qui ont un vécu, une histoire à raconter. Et c'était l'occasion de me retrouver seule pour dessiner un peu. » « Pour le coup tu t’es pas retrouvée seule bien longtemps. » Il pense à lui mais aussi au squelette qui doit râler qu’ils aient choisi de poursuivre cette discussion sans lui. « T’as eu le temps de dessiner un peu ? » C’est qu’elle devait être bien distraite pour ne pas remarquer le trou béant à ses pieds. Le Calusa est surpris de la voir lui tendre son carnet. Il est plutôt ravi qu’elle lui laisse y jeter un coup d’œil. « Tiens si tu veux y jeter un coup d'œil. C'est pas grand-chose, le papier est assez rare. Mais de temps à autre c'est délivrant de mettre sur papier ce que l'on voit ou ce que l'on ressent. » Il aime bien. C’est autre chose que ses schémas de barque faites à moitié sur le sable qui s’effaceront la seconde après que sa mémoire l’air retenu. S’il a une bonne mémoire c’est plutôt sa mauvaise volonté qui l’empêche de retenir ce qu’il ne veut pas retenir. Un peu fainéant sur les bords qu’il est le Reinhart. « J’pensais pas que vous en auriez encore de là-haut. C’est joli. J’y connais rien mais j’aime bien ce que tu fais. Elle te raconte quoi alors cette prison ? » Il était curieux de savoir parce que pour lui, elle n’était juste qu’un amoncellement de pierres qui décidaient ou non de se mettre sur votre chemin pour vous faire tomber, comme elle quelques instants plus tôt.

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20/04/2016 AMNESIS AEDAN + SAM + ANDREW + KARAH 8739 ADELAIDE KANE AVATAR - BIGBADWOLF • SIGNA - ASTRA + VOCIVUS • GIF - CASSINI CARTOGRAPHE + PATROUILLEUR DE DANA 85
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Allait-elle pouvoir rentrer sans encombre ? Allait-il rester avec elle jusqu'au bout de sa petite aventure ? Après tout, il lui était venu en aide mais rien ne pouvait laisser présager que le marin allait continuer à suivre Aliénor dans ses plans farfelus. Malgré sa cheville amochée, la jeune femme comptait tout de même explorer les environs. Elle était venue ici pour ça et elle n'allait pas rebrousser chemin à cause d'une petite blessure de rien dû tout. Cependant, pour le moment, valait mieux ne pas trop bouger, le temps de reprendre des forces. Et puis Near était vraiment gentil et d'agréable compagnie. La brunette avait vraiment beaucoup apprécié son geste et espérait au fond d'elle-même qu'il ne partirait pas tout de suite, qu'il resterait encore un peu à ses côtés. Ce n'est pas tous les jours que l'on rencontre un grounder et encore moins un aussi sympa. Mieux valait en profiter un maximum.

Alors qu'ils se posent tous les deux contres l'un des murs du bâtiment, le terrien se met à prendre la parole et est au petit soin avec la fille des étoiles. Qui aurait pu penser qu'un gars de la terre et une fille du ciel pourraient aussi bien s'entendre ? Il y a quelques années, personne, c'est certain. D'ailleurs, il y a quelques années, Aliénor ne pensait même pas se retrouver ici-bas et encore moins au sein de cette vieille prison toute cabossée. Elle se met alors à rire à l'élocution du mot église. Bien grande église pour un si petit territoire se dit-elle tout bêtement dans sa tête.

- Touché. J’passe jamais par ici. J’sais même pas pourquoi j’étais pas loin avant de t’entendre. Un cimetière de prison ?


- Tu serais pas un peu somnambule ? Mais de jour ?

Elle répondit cela sur le ton de la rigolade, faisant allusion à sa première phrase. Il ne passait jamais part ici ? Alors comment se faisait-il qu’il est été là, pile le jour où elle-même était dans les parages ? Un coup du destin, c’est presque certain. Aliénor est le genre de personne à penser que rien n’arrive par pur hasard.

- Un cimetière ? Je sais pas. Peut-être ? Après tout, il y a certainement dû avoir des morts ici…

Beaucoup…c'est probable. Les prisons, Ali en a fait l'expérience. Certes elle n'était pas aussi morbide que celle-ci, elle n'y est pas restée très longtemps mais cela a suffit à la faire réfléchir un bon moment. Elle avait tout le temps face à elle et pour seule compagnie les autres gamins qui sont descendus sur cette terre d'accueil. Parfois elle se demande comment aurait été sa vie si elle avait refusé d'aider son meilleur ami dans son entreprise. Peut-être serait-elle morte durant le second crash ? Ou peut-être bien que non ? Elle n'en avait aucune fichue idée et préférait ne pas trop y penser. Near finit par reprendre la parole, répondant à ce que la brunette venait de dévoiler. La solitude était parfois utile mais la plupart du temps Aliénor préférait être entourée des gens qu'elle aimait. Le campement et ces habitants étaient devenus pour elle comme une seconde famille et la cartographe appréciait la compagnie de ses alliés de fortune. Et puis le marin était loin d'être l'acolyte le plus dérangeant auquel elle est eue affaire.

- Pas faux ! Mais bon, c’est chouette d’avoir une compagnie aussi sympathique que toi.

Ali lui fit un clin d'œil complice et amusé. Alors que le jeune homme lui demande si elle a eu le temps de dessiner, la patrouilleuse lui tend déjà son carnet remplit de feuille qui dépasse et de représentation artistique en tout genre.

- J’pensais pas que vous en auriez encore de là-haut. C’est joli. J’y connais rien mais j’aime bien ce que tu fais. Elle te raconte quoi alors cette prison ?


- Vous en avez encore, vous, du papier ?

Des petites lumières brillaient dans le fond des yeux d'Aliénor. Cet élément si répandu autrefois était devenue une denrée rare à leur époque. Et pourtant, c'était tellement pratique de pouvoir noter au crayon ce que l'on veut, de pouvoir sentir la mine glisser sur le papier et de ne pas se sentir coupable à chaque fois que l'on en finit une. Pour tous les amateurs de dessin, la disparition de cet élément primordial était bien désolant. Mais bon, on y peut rien. Haussant intérieurement des épaules, Aliénor reprend la parole suite à la réponse de son interlocuteur :

- En tout cas merci. J'y passe souvent beaucoup de temps donc ça fait toujours plaisir quand ça plait à l'œil.

La brunette était vraiment contente que son talent plaise au terrien. Leur point de vue sur le monde était certainement différent mais l'art a toujours été un moyen plus simple pour communiquer. Il permettait de traverser les âges, de toucher certaine personne tandis que d'autre s'en contrefichait. C'est ce qu'elle appréciait dans ce qu'elle faisait, la variété des goûts et des couleurs de chacun. Si cela plaisait à une personne alors le contrat était remplit entre l'artiste et son public.

- T'as déjà vu un bâtiment qui parle toi ?

Elle faisait référence alors à la question du brun. La jeune fille disait cela sur le ton de rigolade, s'imaginant la prison lui murmurer des choses à l'oreille. Qu'est-ce qu'elle peut bien avoir à raconter? Des tas de choses, c'est certain. Alors qu'elle s'arrête petit à petit de rire, la cartographe reprend la suite de sa réponse :

- Je sais pas encore ce qu'elle a à me raconter mais je suis sûre qu'elle a dû en vivre des choses incroyables ! Elle a vu la fin d'un monde, le développement d'un nouveau, les différentes adaptations à ce nouvel environnement, votre survit ici-bas, notre arrivée… les bâtiments ont plus de choses à révéler qu'il ne le montre, je te le garantie !

La brunette essaye se redresse et se positionne sur ses deux pieds. Sa cheville fait beaucoup moins mal maintenant, elle est prête à repartir, explorer les décombres, savoir ce qu'elle a dans le ventre. Elle tend la main vers son nouvel ami et lui sourit doucement :

- Si tu veux on peut le découvrir ensemble, ce qu'elle a à nous raconter cette vieille bâtisse!


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25/05/2015 Emma, plum Liam & Eijah & Saoirse & Cassandre 2229 Colin Morgan Lux aeterna (Murphy ♥) cass(ini) profil , crack in time, Konoba paroles principalement pêcheur mais aussi amateur de troc Calusa né Rahjak, désormais réfugié chez les Pikunis après la destruction du village par le cyclone. 135
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Pas une église hein. Au fond il n’en sait rien et regarde un peu mieux l’endroit qu’il n’a jamais pris le temps de visiter. Des barreaux, ce qui ressemble à des cellules, oui, une prison, elle a sans doute raison. Si elle aime les lieux chargés d’histoire cette Terre est faite pour elle. Ils ont bien fait d’y atterrir même s’il ne sait rien des conditions qui font qu’ils ont été lancé avant le deuxième vaisseau. Leur chute aux Cent lui revient plus facilement en mémoire parce que les séquelles directe de cette venue sur Terre imprévue ou non, il la porte tous les jours. Leur en veut-il ? Il n’en sait rien. Avec sa maladresse et nonchalance naturelle, cette chute serait arrivée d’une façon où d’une autre il en est certain. « Et il s’est passé quoi dans cette prison tu crois ? » Elle lui répondra quelques secondes plus tard. Il n’en reste que des ossements et ruines délabrées. Rien n’a jamais été reconstruit dans cet endroit comme s’il avait été la cause d’un événement terrible et qu’aucun des siens ne s’était risqué à y bâtir quelque chose.

Il reste les dessins de la jeune femme. Elle semble ravie de son avis plutôt positif même s'il n'y connait pas grand chose. Il gribouille. Le dessin n’a jamais véritablement été dans l’ordre de ses priorités et c’est tout juste s’il arrive à bien se représenter dans le sable les schémas de barque qu’il a en tête pour sa prochaine construction même si de construction il n’en a pas fait des tonnes. Quelques unes, surtout pour lui-même et une en particulier pour ce voyageur barbu et peu aimable qu’il avait rencontré au port. Elle attendrait, prendrait poussière jusqu’à ce qu’il revienne. Quoiqu’il en soit, elle resterait là, prendrait poussière surement parce qu’il préférait la garder pour le cas où il se pointerait juste pour lui dire qu’il avait tenu parole et qu’il tenait toujours parole. Il l’avait essayée deux trois fois et elle n’avait connu aucun problème dans les filets remplis de poisson qu’il avait ramené chez lui ou au marché pour en vendre la partie qu’il ne consommait pas. Ça lui permettait d’avoir d’autres viandes en échanges et certaines matières qu’il ne parvenait pas à fabriquer lui-même. Il savait pêcher et manipuler le bois, ça lui suffisait amplement.

Elle le fait rire avec son clin d’œil pas discret qui n’avait pas pour vocation de l’être. Ils se ressemblent un peu, c’est surement pour ça qu’il s’est dirigé tout naturellement vers elle et son ami lors de leur passage chez les Pikuni. Il a envie d’apprendre à la connaitre et s’il doit remercier ce passage inopiné par les ruines pour qu’ils se revoient à l’occasion par la suite, il en sera le premier ravi et reviendra peut-être un peu plus souvent par ici ou plus proche du campement des débarqués sans pour autant s’approcher de trop près. Il écoute beaucoup de ce qu’il se dit au village et même s’il n’a pas peur d’eux, il reste plus méfiant que d’ordinaire lorsqu’il sait qu’il se rapproche non loin de leur campement. Cette méfiance ne lui ressemble pas mais elle a le mérite d’exister au lieu d’être inexistante comme sur quasi le reste de la totalité de l’île.

« Bah oui, on en fabrique même ! » Il était ravi de l’annoncer à celle qui semblait ne pas en savoir des tonnes à leur sujet depuis son arrivée. C’était vrai que certains étaient encore réticents à l’idée de partager leur savoir-faire avec ces étrangers. Les Pikunis, par exemple, avaient été les seuls à les inviter par deux fois dans leur village alors qu’aucune autre Tribu, pas même les Calusas pourtant réputés pour leur savoir faire en commerce avec l'extérieur n’avaient esquissé ce premier geste. Il n’osait imaginer les échanges qu’ils auraient pu gagner en se forçant d’aller un peu vers ceux dont ils se méfiaient encore. « C’est compliqué à expliquer puis c’est pas trop mon domaine mais on en a oui. » Il la regarda un moment sans comprendre puis un sourire en coin s’afficha sur son visage après quelques secondes de réflexions sur les paroles de la brune. Si les Calusa parlaient plutôt bien l’anglais, ils avaient pour beaucoup et Near le premier, beaucoup perdu l’habitude de l’utiliser sauf de avec des étrangers faisant leurs achats sur le port. L’ancien anglais s’était vite révélé la langue idéale pour qu’ils se comprennent tous plus ou moins selon la compréhension de chacun. « Pas les ruines mais les arbres. Sauf que ce n’est pas trop en anglais d’habitude. Comme ça qu’ils nous préviennent quel est le bon arbre pour le papier. » Il essayait de ne pas rire et vu sa tête ça devait être difficile parce qu’elle ne sembla bien évidemment pas du tout le croire. Même un petit peu.

Notre arrivée.’ Ces ruines n’étaient pas les seules à les avoir vu arriver, ça non mais ça restait intéressant de l’entendre parler de ce que cet endroit avait à leur raconter. Il voulait bien la croire pour tenter de découvrir les secrets de ce coin qu’il n’avait jamais pris le temps de connaitre. Cet endroit ressemblait vaguement au lien des tribus avec les débarqués. Ils n’avaient jamais pris le temps de les connaître et ce n’était vraiment pas étonnant qu’ils en soient arrivés à ce qu’il s’était finalement passé chez les Pikunis. Moment qu’il préférait éviter à tout prix de mentionner en présence de la jeune femme. Il s’était installé pour mieux observer les dessins tout en tournant le carnet dans tous les sens pour deviner à quoi ils pouvaient bien ressembler tellement certains dessins évoquaient de ces objets qu’il n’avait encore jamais vu puis s'était relevé pour le lui rendre. « J’en serais ravi. Je sais juste qu’il y a un métro pas loin mais c’est mieux d’éviter, on ne sait jamais ce qui y traine. » Ce n’était pas un coin pour une débarquée qui s’était battue pour rester en vie pendant tout ce temps. « T’as du voir le coin plus que moi, même en tombant dans cette tombe. Tu me fais visiter. » Il la désignait guide touristique de sa propre terre tout en se promettant de lui montrer quelques coins qu’elle ne connaissait pas encore, si seulement c’était possible qu’elle n’ait pas déjà tout visité des endroits que son peuple pouvait fouler sans y perdre irrémédiablement la tête.

Spoiler:
 
 

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Il a une bonne tête ce gars ! Et en plus il est drôle et sympathique. Rien n'aurait pu présager que ces deux personnes d'endroits bien différents se seraient retrouvées par hasard au sein de cette prison en décomposition. Aliénor a cette facilité de se lier aux gens que beaucoup peuvent envier. Elle peut s'avérer être surprenante au premier abord mais plus les heures passent plus on se rencontre que sa joie de vivre est communicative. Cependant, pour fois et ce depuis bien longtemps, la jeune femme se rend compte que les rôles sont inversés et que ce terrien au sourire ravageur détint sur la cartographe. Et cela lui fait du bien, ça lui change les idées et pour une fois, elle se sent libre de dire ce qu'elle veut, comme elle le veut. En communauté, même si elle ne le montre jamais clairement, la cartographe a toujours peur de faire quelque chose de travers ou de lancer une parole qui pourrait blesser la personne face à elle. Cependant, avec Near, c'est différent et cette peur se voit évaporée en sa présence. Alors qu'ils en viennent à parler de ses dessins, de son « métier » au sein de sa tribu, la jeune femme en profite pour en apprendre un peu plus sur lui et ces gens si différents qui l'entourent. Le papier était et est encore une denrée rare au sein de son groupe et elle espère pouvoir en fabriquer un jour.

- Bah oui, on en fabrique même !

Des étoiles apparaissent aux creux de ses yeux noisettes et la brunette ne peut laisser échapper un large sourire. Quelle technique employaient-ils ? Combien de temps ? Quelle quantité pouvaient-ils créer ? Un tas de questions se bouscule dans la caboche de la patrouilleuse. Malheureusement pour elle, celles-ci sont bien vite arrêtées par la seconde réponse de son interlocuteur qui n'aurait sût expliquer comment cela fonctionnait. Une moue remplace la joie qu'affichait le visage d'Aliénor. Elle tourne son regard vers celui de Near qui lui arbore un léger sourire ce qui a pour conséquence de faire apparaître ce signe distinctif du bonheur sur le joli minois de la demoiselle en détresse. S'il ne peut pas expliquer comment cela fonctionne, elle trouvera bien une autre personne qui elle sera apte de lui expliquer. La jeune femme a alors hâte d'entendre parler des prochaines réunions inter-tribales qui vont être mises en place. Mais bon, encore faudrait-il parvenir à se faire comprendre par ces gens pas toujours très amical à leur égard. Peut-être que Near pourrait l'aider ? Elle n'en doute pas une seconde et garde cette demande pour plus tard.

Aliénor, les deux pieds posés au sol, s'impatiente. On sent qu'elle a l'envie, le besoin de bouger, de découvrir ce qui l'entoure. Elle est déjà prête à partir alors que son acolyte vient à peine de se mettre debout. Il lui tend le carnet à dessin qu'elle s'empresse de ranger dans son sac, derrière sa trousse de secours et sa nourriture. Un large sourire posé sur ses lèvres, elle commence déjà par avancer vers le fond du bâtiment, évitant tel une enfant la lumière qui traverse les ouvertures des fenêtres restées intactes. La brunette a toujours gardé cette petite étincelle, cette vision des choses qui fait qu'on la compare souvent à une grande enfant. Pourtant, elle est bien plus mature que la plupart des gens qui peuvent l'entourer mais sa façon d'être porte souvent à confusion et cela l'amusait.

- Alors comme ça tu n’es jamais venu ici ? Ne me dis pas que tu as eu peur, se serait bien trop bête de louper une telle merveille à cause de ça.

Aliénor dit cela tout en rigolant. Il est vrai que l'endroit peut en effrayer plus d'un. Grand, sombre, craquant sous les pas de nos deux amis, la prison n'est certainement pas l'endroit idéal pour un rendez-vous entre deux âmes solitaires. Alors qu'ils avancent, Ali lance un regard amusé vers son nouvel allié. C'est à ce moment précis qu'elle remarque l'attachement qu'elle commence à développer à l'égard de cet homme qu'elle connait si peu. En effet, il a ce petit quelque chose que beaucoup d'entre eux, enfants du ciel, n'ont pas. C'est comme si, depuis toujours, ils devaient se rencontrer. Comme si c'était leur destin de se retrouver ici, tous les deux, perdu au milieu de nulle part. Elle apprécie sa compagnie et le trouve plutôt charmant pour un terrien. Cependant, elle vient à se demander ce qu'elle lui trouve de plus que les autres ? Peut-être sa maladresse ? Son sourire ? Sa bonne humeur ? Un tas de questions chamboulent une nouvelle fois l'esprit de la patrouilleuse qui sent son cœur s'emballer sans trop comprendre pourquoi. Secouant sa tête de droite à gauche, comme pour oublier ce à quoi elle pensait, elle se retourne d'un coup vers l'explorateur terrien.

- Là ça devait être l’entrée de la prison.

Ils sont déjà au bout de cet immense couloir. Une large porte en fer s'élève face à eux. Elle ferait presque peur si elle n'avait pas tous ces morceaux de mousses sur ses bords. La nature reprend ses droits petit à petit et bientôt cet endroit ne sera plus…tout comme eux d'ailleurs.

- Bon, et si on montait les escaliers? Il doit y avoir d’autre truc intéressant là-haut ! Peut-être qu’on croisera l’ami de monsieur sac d’os?

Sans vraiment attendre de réponse la brunette s'élance déjà vers les marches, montant celle-ci à vive allure. C'est comme-si des ailes lui étaient poussées en quelques secondes. Cependant, la jeune oublie bien vite qu'elle n'est qu'un simple être humain fait de chair et de sang. Sa cheville craque, la douleur lui reprend et elle perd l'équilibre tombant de tout son poids vers l'arrière. Les yeux clos, la jeune femme se prépare à la chute, à l'impact entre son postérieur et le sol du rez-de-chaussée.
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Elle s’était intéressée au papier parce qu’elle dessinait. Peut-être s’y intéressait-elle de façon générale parce que le support était rare dans leur maison dans les étoiles ? Il ne savait pas vraiment personnellement comment on en fabriquait parce qu’il n’en avait jamais ressenti le besoin d’en fabriquer lui-même mais oui, ils en avaient et ils pouvaient en fabriquer. Il pourrait se renseigner si elle le désirait mais pour le moment l’heure était à l’observation des environs de cette prison. « J’te crois. » Il avait l’impression de découvrir l’endroit pour la première fois, ce qui était plutôt vrai, pas mal étonnant pour celui qui vivait sur cette île depuis sa naissance.

Il lui avait parlé du métro, l’endroit dans lequel il s’était trouvé avec une étrangère quelques mois plus tôt suite à un orage qu’ils avaient voulu éviter. Ce n’était pas un endroit très appréciable. Il préférait être à l’extérieur plutôt que d’être dans un endroit tel que celui-là. Puis il le pensait ce qu’il avait dit quelques instants plus tôt. Personnellement, il n’avait jamais vraiment cherché à savoir jusqu’où pouvaient bien aller ces tunnels et pour une première excursion, il n’avait pas envie de laisser à Aliénor un mauvais souvenir de leur première retrouvaille d’après la micro rencontre près d’un grand buffet chez les Pikunis. Il avait alors préféré qu’elle lui fasse visiter ce coin qu’elle avait du regarder ne serait-ce qu’un peu avant de tomber dans cette prison.

« Alors comme ça tu n’es jamais venu ici ? Ne me dis pas que tu as eu peur, se serait bien trop bête de louper une telle merveille à cause de ça. » « J’ai pas peur c’est ridicule. » Il ne se souvenait pas avoir un jour eu réellement peur, pas même le jour ou il était mal tombé lors de la chute des Skaikru. Il avait toujours cru en sa bonne étoile. Il l’avait trouvée ce jour là en un ami qui l’avait ramené chez eux et ça l’amusait toujours autant de d’y repenser. Near était né chanceux. Ses parents ne l’avaient peut-être pas été, lui ne l’avait sans doute pas été pour être déposé chez les Calusa mais depuis qu’il avait débarqué chez les Calusa, la chance avait décidé de lui sourire et il ne lui était jamais rien arrivé de bien fâcheux. Il avait eu quelques bricoles oui, parce que l’on ne pouvait pas être aussi franc et fonceur sans s’attendre à quelques bricoles mais il ne lui était rien arrivé de bien dramatique peut-être parce qu’il avait toujours eu beaucoup de culot et que la plupart l’appréciaient pour ça ou plutôt, ne parvenaient pas à le détester.

Il ne savait pas trop et n’avait pas envie de trouver la réponse. C’était inutile. Le plus important était de savoir que la chance était à ses côtés comme elle l’avait été du côté d’Aliénor lorsqu’il l’avait trouvée. Il lui avait légué un peu de sa chance et espérait qu’elle serait un peu partageuse pour ne pas la lui voler sans même le savoir. « J’suis juste bien chez les Calusa. Dommage que vous ne puissiez pas venir, j’suis certain que t’aimerais. » La mer à perte de vue, les couleurs du coucher de soleil avaient de quoi vous donner envie de rester pour toujours dans le village même s’ils ne pensaient pas tous pareils même au sein des Calusa. « Je n’ai pas besoin d’aller voir ailleurs tant que y’a la mer. » Sauf que dernièrement il voyageait un peu plus que cela soit pour trouver ses origines ou pour se rapprocher du côté des Skaikru sans s’en rendre compte.

Peut-être était-il temps de faire le pas vers eux depuis l’temps qu’ils étaient-là. Il ne savait pas non plus s’il avait envie de tous les rencontrer mais elle et ce garçon aux cheveux bouclés, ça avait été un plaisir curieux que de les rencontrer dans cet endroit où la plupart ne semblaient pas ravis de leur présence. « Là ça devait être l’entrée de la prison. » Il hocha la tête, pas mécontent d’en sortir. C’était tout de même beaucoup plus sympa quand la luminosité était présente. C’était peut-être pour ça aussi que l’ancien métro n’avait jamais été la partie qu’il préférait de l’île, peut-être aussi pour ça qu’il se sentait de bonne humeur en compagnie d’Aliénor qui était la femme la plus solaire qu’il avait pu rencontrer dans le coin. Ça faisait beaucoup de bien.

La porte en fer qui se trouve devant eux est à moitié pourrie si bien qu’il n’est pas difficile pour eux de la pousser pour aller de l’autre côté et se retrouver devant un escalier qui ne tient pas vraiment debout. Enfin c’est difficile de le savoir en réalité. Ce n’est qu’en testant qu’ils pourront le deviner. « Bon, et si on montait les escaliers? Il doit y avoir d’autre truc intéressant là-haut ! Peut-être qu’on croisera l’ami de monsieur sac d’os? » Il rigole à la vanne, ne peut s’en empêcher. Il veut riposter mais la voilà qui file comme si elle n’était jamais tombée. Il entend le son étrange qui lui rappelle sa propre chute quand elle est arrivée sur terre. A vrai dire, cette chute, c’était comme pour lui dire ‘faudra t’attendre à une bouffée d’air frais qui ne te laissera jamais tranquille et t’adoreras ça.’ Il adorait ça, surtout l’fait de servir de coussin moelleux pour amortir sa chute. C’était toujours mieux que de la voir se blesser d’avantage et plus gravement. Il était un peu inquiet.

Il avait à peine eu le temps de grimper deux trois marches qu’elle lui était tombée dessus comme s’il était destiné toujours à la rattraper avant qu’elle ne tombe le sol ou à la remonter lorsqu’elle faisait de fâcheuses rencontres avec des Monsieur squelettes. Ils sont tombés au sol mais fort heureusement la chute d’Aliénor est moins grave qu’elle l’aurait été s’il n’avait pas été là. Et du côté du Calusa ? Sauf la jeune femme qui lui coupe un peu le souffle en lui étant tombé dessus, il ne devrait pas avoir de séquelle de cette chute. Quant à elle… il n’est pas médecin mais le son qu’il a entendu n’annonce rien de bon pour elle mais rien d’irréparable non plus, du moins il l’espère. Quelques temps d’immobilité. « C’est rien de grave j’te promets. » Il banalisait la situation comme pour la rassurer alors qu’elle se remettait de ses émotions. Elle allait s’en sortir, aurait peut-être un peu mal mais elle s’en sortirait après quelques soins reçus dans son campement, après quelques débilités sorties pour lui faire oublier la douleur qu’elle devait probablement ressentir en cet instant. « Remarque, c’est que ça nous ferait un sacré point commun. Tu veux que j’te ramène pas trop loin du campement ou tu veux vraiment vérifier si y’a bien l’ami de Sac d’Os là-haut ? »

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L'épisode de la chute fût rapidement oublié. La douleur qui avait pris le corps d'Ali lorsqu'elle s'était retrouvée quelques mètres plus bas était comme sortie de son esprit. Elle avait la bougeotte et maintenant debout, c'est elle qui insuffla un nouveau souffle se désignant comme guide de cette expédition qu'elle ne menait plus seule. Tout en commençant à avancer, elle rangea son précieux carnet dans son sac à dos, le replaça sur ses épaules et se dirigea inconsciemment vers la sortie. Toute guillerette, elle sautillerait presque sur place si sa cheville ne l'en empêchait pas. En avançant, elle continua d'échanger avec Near, essayant d'en apprendre un peu plus sur lui. Elle posa une question, la réponse du jeune homme lui convient parfaitement. La brunette rigole, se moque légèrement. Ridicule était le mot approprié. Les fantômes n'existaient pas, seul leur squelette était là pour faire surgir de petites frayeurs. Il n'avait pas peur et cela plaisait à Ali, la rassurait même un peu. Certes elle n'était pas du genre à flipper pour un rien mais cet endroit lui filait la chair de poule. Et puis Near avait comme quelque chose d'apaisant qui émanait de sa personne. Prise dans ses pensées, se fût la voix du beau brun qui l'a sorti de son univers:

- J’suis juste bien chez les Calusa. Dommage que vous ne puissiez pas venir, j’suis certain que t’aimerais.

Les calusas? Ces gens qui vivaient près de la mer? Ali rêvait de la voir de près. Enfin espérait pouvoir la revoir un jour. L'océan n'était pas bien loin de chez eux mais le chemin pour s'y rendre était semé d’embûche et autres dangerosités que la jeune fille préférait éviter. Peut-être qu'il pourra l'emmener voir l'étendue d'eau ? Avec des bateaux, un port, du sable et tout ce qu'elle avait pu lire dans les bouquins de l'Odyssée. Elle voulait sentir la sensation que cela procurait d'avoir des grains de sable entre les pieds, de voir le soleil se coucher au loin, les laissant impuissants face à une telle beauté.

- Tu me montreras ? Je suis sûre que ça doit être magnifique accompagné d'un coucher de soleil.

La cartographe lui sourit. Cette phrase sonnait comme une promesse, la promesse qu'ils se reverraient même après que cette journée soit finie. Elle aurait tellement voulu que le temps s'arrête juste pour eux, qu'elle est le temps de le connaitre, de découvrir qui il est, lui, sa vie, ses rêves. Une journée...c'était si peu.

Les voilà devant la porte, gigantesque, surplombant de tout son long les deux petits êtres qu'ils étaient. Ali observe, essaye d'enregistrer les détails qu'elle perçoit. Peut-être qu'elle pourra essayer de la refaire sur papier, quand elle aura un moment de libre. Puis elle voit des escaliers et l'enfant qui sommeil en elle lui quémande de monter, de découvrir ce qu'il peut bien se cacher au bout de ses marches détruites par le temps. La brunette commence à monter à vive allure, sa cheville refaisant rapidement parler d'elle. La jeune fille tombe en arrière de tout son poids, se préparant à la chute. S'attendant à se retrouver par terre, les quatre fers en l'air, quelle ne fut sa surprise lorsqu'elle remarqua Near, lui qui avait amortie sa descente expresse. Gênée, totalement désemparée par cette situation qui lui échappait des mains, elle se relève non sans difficulté. Tendant sa main vers son sauveur, elle l'aide à se relever puis époussette ses vêtements dont le t-shirt c'est déchiré.

- Purééé, j'vais encore m'faire engueuler...un t-shirt en moins. Dit-elle en marmonnant, énervée.


- C’est rien de grave j’te promets.

Near se voulait rassurant, c'était mignon et cela fit sourire Ali qui venait de s'asseoir sur l'une des marches de l'escalier maudit. Décidément, cette journée n'était pas faite pour les explorations.

- Remarque, c’est que ça nous ferait un sacré point commun. Tu veux que j’te ramène pas trop loin du campement ou tu veux vraiment vérifier si y’a bien l’ami de Sac d’Os là-haut ?

Un point commun? Cette réflexion interloqua la patrouilleuse qui garda cette information dans un coin de sa petite tête.

- Partir alors qu'on commence seulement à s'amuser?

La jeune femme tente de se remettre debout mais sa cheville refait des siennes et l'oblige à se rassoir avec une grimace en guise de cadeau. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas eu aussi mal. A trop vouloir en faire, à écouter son hyperactivité, Ali se dégradait la santé à petit feu. Pourtant, elle voulait, comptait faire le tour de cette prison qui l'intriguait grandement depuis qu'elle l'avait découverte.

- Juste deux secondes, le temps que ça passe... T'aurais pas un truc drôle à me raconter? Juste de quoi m'occuper l'esprit, de quoi faire passer cette putain de douleur qui s'arrête pas.

Ca n'allait pas passer, elle le savait pertinemment. Mais elle ne voulait rien laisser paraître, voulait continuer même si rien l'y obligeait. L'esprit d'aventure ou l'inconscience ? Que ce soit l'un ou l'autre elle mettrait son corps à rude d'épreuve. Elle jette un coup d’œil à Near, une sorte de détresse dans le regard. Aliénor ne savait pas s'il pourrait faire quelque chose mais elle était persuadée que le marin serait là pour lui faire oublier sa douleur, ne serais-ce que quelques secondes.

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25/05/2015 Emma, plum Liam & Eijah & Saoirse & Cassandre 2229 Colin Morgan Lux aeterna (Murphy ♥) cass(ini) profil , crack in time, Konoba paroles principalement pêcheur mais aussi amateur de troc Calusa né Rahjak, désormais réfugié chez les Pikunis après la destruction du village par le cyclone. 135
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La surprise était toujours au rendez-vous. La première avait été de taille en découvrant une Aliénor dans une cellule à ciel ouvert en compagnie d’un squelette. La deuxième avait été de la sortir de la pour se retrouver tous les deux finalement à terre, peut-être pas des plus fins en cet instant mais au moins contents de s’en être tirés même si aucune grâce ne s’était emparée d’eux lors de ce petit accident qui n’avait l’air de rien mais qui lui faisait se dire qu’il se retrouvait dans des situations bien cocasses avec celle tombée du ciel qui justement n’arrêtait pas de tomber, un peu comme lui même si elle battait son record en quelques malheureuses secondes. Pas qu’il comptabilisait ses record de chutes plus ou moins importantes mais là il fallait bien avouer que cette jeune femme avait les deux pieds gauches. Mais elle était drôle et ils avaient le même caractère tout joyeux alors ils n’allaient pas se plaindre de quelques casseroles même si elle avait un peu mal à la cheville.

Alors il faisait attention pour deux lui qui ne faisait pas tant attention ne serait-ce que pour lui-même. Et elle avait choisi d’aller visiter, ne se souciant pas de la blessure qui l’élançait dans sa jambe et qui allait forcément partir d’ici un moment, du moins c’est ce qu’il lui souhaitait. C’était moins pénible la vie de tous les jours lorsque l’on avait les deux pieds en bonne santé, non cassés, abimés par une chute qu’ils auraient pu éviter, ou pas après tout si Aliénor aimait bien découvrir les nouveaux endroits de leur île, elle ne pouvait probablement pas prédire qu’elle se serait cassée la figure dans cet endroit-là. Même en faisant attention, même en prévoyant le pire du pire, tout pouvait arriver alors, au fond, cela ne servait rien de trop prévoir même s’ils pouvaient faire attention. Juste attention sans pour autant se priver de s’amuser un peu parce que c’était dangereux. Les ruines de cet endroit, de plus, n’avaient rien de bien dangereux à l’œil nu. C’était plutôt tout le reste, cette forêt et les personnes parfois forts peu sympathiques que l’on pouvait croiser qui pouvaient l’être.

Il parvenait à la comprendre même s’il avait un accent approximatif. Les commerçants allant et venant chez les Calusas, au port ou simplement dans le village pour retrouver de la famille, avaient toujours amené de la nouveauté et même s’ils avaient chacun leur propre langage et connaissaient celui des tribus qui leurs étaient propres, il avait très tôt appris l’ancien langage, très vite oublié de ceux qui avaient souhaité au plus vite tirer un trait sur tout ce qui touchait à l’avant du départ de certains d’entre eux vers les étoiles. Winema et ses prédécesseurs avaient été toujours des plus ouverts vus leur situation tout en étant prudents. Elle, de plus, avait été des plus avenantes envers les débarqués et la décision qu’il avait fallu prendre à leur sujet (du moins les premiers arrivés). Elle aurait sans doute été contente de les voir tisser ce lien plutôt curieux même si oh grand jamais ne l’emmènerait-il faire un tour sur la plage même si ce n’était pas l’envie qui lui manquait et puis n’était-elle pas curieuse ? La mer, elle aurait adoré, Near en était sûr.

Mais pour le moment s’écoutaient parler s’échanger des vannes à propos de sac d’os et squelettes en tout genres. Elle n’avait décidément peur de rien et c’était vraiment chouette de se dire qu’il y en avait qui possédaient cette trempe là de ne pas se laisser démonter par rien ou pas grand-chose de leur côté, juste cette cheville qui décidait bien souvent de vous rappeler que vous n’étiez pas en si bon état. Aliénor en avait fait l’expérience en lui tombant dans les bras, enfin presque. Ce n’était qu’une façon de parler. Il le pensait hein, ça leur faisait un point commun qu’elle ne connaissait pas encore sauf si l’envie de s’asseoir un moment lui venait en sa présence mais depuis l’temps, elle lui faisait de moins en moins mal, comme si la blessure s’était guérie d’elle-même.

« Partir alors qu'on commence seulement à s'amuser? » Il secoue la tête avec un large sourire. « Plus de points communs que tu ne le penses. » Il hausse les épaules quand il comprend qu’il ne l’a pas dite uniquement dans sa tête, celle-là. « C’est douloureux. » Il parle en connaisseur sans pour autant lui en dire d’avantage. Il ne boitait pas tant, ça s’était atténué là aussi, ce n’était pas visible du premier coup d’œil. « On va rester et manger. Puis si j’peux pas t’emmener voir un coucher de soleil sur notre plage, on en verra un ici. J’tombe tout le temps j’me suis toujours relevé. Tu feras pareil, on est pareil. » Plus il le disait plus c’était comme une évidence. Il avait rarement accroché aussi rapidement qu’avec une fille Hedwige, celle qui était Pikuni, qui avait voulu un jour venir le voir par le toit pour découvrir le village Calusa. Mais Hedwige ce n’était pas Aliénor. Il pouvait faire les quatre cent coups avec elle, ça serait toujours différent avec Aliénor qui était toujours autant lumineuse, solaire malgré la douleur qu’elle devait ressentir à la cheville.

« Puis quand ça ira mieux pour tout le monde j’t’emmènerais voir ce coucher de soleil sur la plage. » Pour le moment c’était pas possible mais d’ici un temps quand tout le monde aura compris que les débarqués ne sont pas là pour les envahir, ils pourront rester et découvrir chaque jour un peu plus tout de cette terre qu’ils commencent à peine à connaitre. « Tu pourras rester si tu veux, c’est nul là on ne se croise que par hasard ou quand y’a un festin. » Il sourit à moitié moqueur de leur rencontre au buffet. C’était pas mal les festins mais y’en avait pas si souvent et ça serait pas si souvent non plus que les débarqués seraient conviés, qu’Aliénor ferait partie de la fête.

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- HELP, I NEED SOMEBODY. HELP! -

Le hasard avait fait qu'ils s'étaient revus et qu'ils se reverraient encore. Ali n'avait pas oublié ce visage qui lui avait été si amical lors des rencontres inter-tribu. Elle l'avait trouvé bien rigolo pour un terrien, eux qui ont toujours une tête à faire la tronche. Tel un chevalier, il l'avait aidé, rattrapé, soutenu comme si cela faisait des années qu'ils se connaissaient. Peut-être que leurs âmes s'étaient déjà vues dans une vie antérieure? Peut-être se connaissaient-ils avant même de se croiser pour la première fois? C'était des questions plutôt étranges qui faisaient entrer le monde des morts dans la partie. Cependant, Aliénor aimait ce côté mystique qui pouvait envelopper l'au-delà. Cela l'amusait autant que ça pouvait l'intriguer et c'est ce qu'elle trouvait de plus beau dans la mort, le mystère.

De nouveau assise par terre, Near face à elle, la jeune femme tente de se relever avant de se rasseoir sur la marche située derrière elle. Au même moment, son acolyte se met de nouveau à parler, sans qu'elle comprenne à quoi il peut bien faire référence. Même si le terrien était bien différent de tous ceux qu'elle avait pu rencontrer, il restait néanmoins une personne assez étrange. Mais cela lui plaisait et elle voulait apprendre à le connaître encore plus, lui et ses paroles étranges.

- C’est douloureux.

- Sans blague, si je grimace c’est pas pour faire jolie.

Elle avait lancé ça comme ça. Ali ne rigolait plus vraiment. Même si elle ne le montrait pas, elle avait peur. La jeune femme n’avait jamais eu aussi mal de toute sa vie et cela commençait fortement à l’inquiéter. Elle espérait que ce ne fut qu’une entorse et que le problème se règlerait aussi vite qu’il était arrivé.

- On va rester et manger. Puis si j’peux pas t’emmener voir un coucher de soleil sur notre plage, on en verra un ici. J’tombe tout le temps j’me suis toujours relevé. Tu feras pareil, on est pareil.

C'était mignon de sa part et surtout rassurant. Elle lui sourit comme pour s'excuser de l'agressivité de ses dernières paroles. Ce monde ne méritait en aucun cas quelqu'un d'aussi gentil que lui et elle, encore moins. S'ils pouvaient monter en haut de cette maudite prison, ils pourraient voir se coucher de soleil dont il parle. Cela lui donnait un objectif à accomplir et c'était ce qui lui fallait pour avancer.

- Puis quand ça ira mieux pour tout le monde j’t’emmènerais voir ce coucher de soleil sur la plage.

Ce moment, elle en rêverait jusqu'à ce qu'il arrive enfin. Elle, Near et le soleil. C'était beau à imaginer, ça le serait encore plus à le vivre. Elle hoche vivement de la tête en guise de réponse et lui sourit une nouvelle fois. Elle savait plus vraiment quoi répondre à ça mais elle n'eut pas à le faire car le marin reprit presque aussitôt la parole. Ali aimait bien le hasard et elle adorait encore plus les festins. C'est peut-être pour ça qu'elle l'appréciait autant ce terrien venu d'ailleurs. Elle aurait aimé rester, découvrir son chez-lui, voir comment les calusas vivaient entre-eux. Mais c'était impossible, autant pour elle d'aller dans son village, autant pour lui de venir chez les cents. Cela l'attrista avant qu'elle ne trouve une solution à leur problème qui n'en était plus un.

- Ça aurait été cool de voir ton chez-toi mais c’est pas possible, tu sais bien: “Pas de terriens chez les cents et inversement”, elle dit cela sur un ton moqueur. Mais par contre je sais où on pourrait se voir!

Tout en lui faisant signe de venir s'installer à côté d'elle sur la marche d'escalier, elle sorti de son sac son carnet à dessin. Elle prit entre les pages du cahier une carte qui détaillait chaque endroit qu'elle avait pu visiter durant ses années passées sur terre. Il y avait la prison, leur campement, le pont, la rivière et le village en ruine. C'est là qu'ils pourraient se retrouver, se serait leur endroit à eux et uniquement à eux. Elle pointa alors son doigt sur le petit bout de village qui était dessiné, pile au centre entre les calusas et les cents.

- Là! T’as déjà dû y passer je pense. C’est un vieux village qui ressemble plus trop à rien mais c’est près de la mer et il y a de quoi se protéger en cas de problème!

Toute fière de sa trouvaille, elle arborait un large sourire satisfait sur son visage. Même si leur mœurs, leur opinion ou même leur tribu respective les séparaient, il y aura toujours un moyen pour qu'ils se retrouvent. Ça deviendrait leur chez eux, un endroit où leurs souvenirs se mélangeraient et resteraient encrés à jamais dans l'océan infini.
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Il connaissait mieux l’île, les tribus que des ruines qui ne servaient plus à rien. Les débarqués étaient curieux de tout. Cette débarquée en tout cas semblait curieuse de tout, prête à découvrir avec lui ou plutôt il était prêt à redécouvrir l’endroit avec elle. Il avait dû y aller une ou deux fois pour mettre de côté l’endroit qu’il n’avait pas trouvé si intéressant que cela. Mais accompagné, évidemment, c’était tout autre chose. Ce n’était pas l’endroit le plus fabuleux de cette île, la tribu des Calusas resterait pour toujours cet endroit unique en son genre dans le coin, mais cela valait le détour surtout que c’était bien la première fois qu’il croisait des squelettes. Depuis combien de temps étaient-ils là les pauvres ? Ça lui fichait un peu la chaire de poule aussi parce que ce qui était arrivé à ces malheureux, pouvait tout aussi bien leur arriver. Il ne le souhaitait pas. Ça c’était passé à une autre époque vu leur état de décomposition mais tout de même, leur famille avait du les chercher, se poser des questions sans pour autant trouver de réponses satisfaisantes.

Ils étaient passés à autre chose aussi rapidement, enfin le mot squelette serait sans doute ce qu’ils retiendraient de leur seconde rencontre. Ils attendirent un moment que la jeune femme ait un peu moins mal à la cheville. Il lui semblait que rien ne pouvait l’arrêter. C’était ce qu’il aimait bien chez elle, sa combattivité. Les Débarqués devaient un peu tous l’avoir ce trait de caractère mais il y avait ce côté bien lumineux qui restait chez la brune et qui semblait ne jamais s’éteindre : il n’avait pas envie que cette joie de vivre qu’elle semblait donner à son monde, s’éteigne.

Il était juste bien chez les Calusas, c’était vrai. Il doutait qu’il puisse lui montrer le village un jour mais n’étaient-ils pas venus aider les Pikunis lors du tremblement de terre ? C’était possible avec du temps qu’ils soient les bienvenus dans leurs villages mais Near doutait que cela soit pour tout de suite. N’était-il pas celui qui, lors de l’arrivée des Débarqués sur Terre, avait préféré prendre ses distances avec eux le temps d’en savoir plus ? Il avait évité la guerre d’un jour, il avait évité bien des problèmes jusqu’à ce qu’il aille justement chez les Pikunis l’autre fois où il l’avait rencontrée. Il lui avait promis d’aller voir la plage, il ne savait pas quand, sans doute pas dans le village mais pas très loin.

« Ça aurait été cool de voir ton chez-toi mais c’est pas possible, tu sais bien: ‘Pas de terriens chez les cents et inversement’. Mais par contre je sais où on pourrait se voir! » Elle l’avait devancé et il rigola en secoua la tête. Il l’avait dit pourtant, quand ça irait mieux pour tout le monde. Il ne pensait pas qu’à la cheville d’Aliénor. Mais ce n’était pas l’important, l’important était de voir qu’elle connaissait un peu l’île, qu’elle avait eu l’occasion de la découvrir à sa façon comme elle l’avait fait aujourd’hui. « T’y es déjà allée ? »

C’était plutôt étonnant.

« Heureusement que tu ne te blesses pas à chaque excursion sur l’île. » Surtout que tous les terriens n’étaient pas aussi cools que lui haha, disons qu’il ne se méfiait pas vraiment des Débarqués. Il s’était méfié au départ au moment de leur arrivée. Il aimait bien la regarder dessiner même si ce n’était qu’un petit plan pour montrer l’endroit où ils pourraient se retrouver une prochaine fois sur la plage des Calusas. « Tu sais, je n’irais pas tous les jours à cet endroit en espérant que tu viennes. » Il se moquait un peu, c’était facile en même temps mais ça restait vrai. S’ils s’étaient rencontrés aujourd’hui c’était par pure chance. Une autre fois, ils n’auraient même pas de quoi se contacter pour savoir quand retrouver la prochaine fois et ils n’auraient pas toujours des rassemblements inter-tribus/débarqués pour leur faciliter la tâche. « Tu veux toujours monter pour voir le point de vue ? Ou tu veux manger d’abord ? » Il regardait la cheville d’Aliénor, à moitié perdu dans ses souvenirs. « Tu sais … j’vous en ai toujours un peu voulu d’être arrivés. » Il essayait de mettre des mots sur ce qu’il s’était passé sans pour autant y parvenir, juste pour lui dire que sa cheville à elle allait être en pleine forme d’ici quelques semaines. « J’suis tombé ce jour là. Ma faute, je sais. J’disais pas ça juste parce que c'est douloureux. Je ‘sais’ que ça l’est. » S’il leur en avait voulu, il n’avait pas souhaité que quelques années plus tard, la même chose arrive à la brune. « Par contre pour le poisson va falloir attendre si t’en as jamais mangé. J’en trimballe jamais avec moi. » Il l’avait dit de façon à la fois amusée et sérieuse. Il n’en prenait pas pour des raisons évidentes, il attirerait les prédateurs sauf peut-être les Rahjaks ou autre Reaper mais c'était sans certitude.

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- HELP, I NEED SOMEBODY. HELP! -

Aliénor restait assise sur les marches de l'ancienne prison tout en pensant à ce qu'ils allaient bien pouvoir faire le jour où ils se retrouveraient à nouveau. Elle savait que le temps passerait si vite qu'elle ne remarquerait surement pas le soleil se coucher à l'horizon, que son rire la fera très certainement sourire tandis qu'ils continueraient leur marche les pieds dans l'eau. C'était un futur idyllique au beau milieu d'un cahot incessant qui continuerait de les opposer, eux les enfants venus d'ailleurs et les terriens à qui appartenait ses terres. Alors qu'elle exposa son plan à Near, elle en profita pour ressortir son carnet et tomber sur la page où se trouvait sa cartographie la plus précise. D'un geste de la main elle désigna le petit bout qui ressortait au milieu de la plaine. Un village en ruine non loin de la mer qu'ils avaient exploré il y a bien un an maintenant. Elle n'y était pas retournée depuis, n'avait pas trouvé grand chose, que des vestiges de leur passé inexistant. C'était le lieu idéal. Il y avait de quoi se mettre à l’abri en cas de danger, il n’était pas loin de l’un et de l’autre et la mer n’était qu’à quelques kilomètres, de quoi permettre au marin de faire découvrir son univers maritime à la jeune fille qui n’y connaissait rien. Un large sourire se dessina sur le visage illuminé d’Aliénor qui en avait oublié la douleur.

- T’y es déjà allée ?

- Oui! Avec un petit groupe de jeunes on y est allé il y a un an à peu près. Il y avait pas grand chose à récupérer mais c'était intéressant de voir les fondations et les bâtiments qu'il pouvait rester. Tien, d'ailleurs c'est là-bas que j'ai dessiné ça.

Elle se met à feuilleter son carnet avant de s'arrêter sur une page gribouillé de gris. Là se trouvait une biche proche d'un pan de mur qui ne tenait debout que par chance. Les détails étaient peu travaillés et la rapidité du geste montrait bien que le croquis avait été fait rapidement, le temps de capter l'âme de l'animal en cavale. De ce dessin ressortait le calme et la sérénité. Cela lui rappela brièvement une oeuvre qu'elle avait vu dans les ordinateurs de l'Odyssée. Elle ne pourrait dire aujourd'hui de quel auteur il pouvait s'agir, ni même de quelle période provenait l'ouvrage mais elle pouvait se souvenir des détails du dessin et la précision dont avait fait preuve l'artiste pour représenter les modelés de son sujet. Si un jour elle pouvait découvrir comment faire pour créer une peinture aussi lumineuse et colorée que celle de l'ancien temps, elle passerait son temps à s’entraîner à la peinture, un art qu'elle n'a jamais pu pratiquer autant dans l'espace que sur terre. Pourtant, cet art l'intrigue et la passionne tout autant que cet homme qui se trouve face à elle. Sa voix la sortie de ses pensées vagabonde. Elle sourit à la remarque du terrien et jeta un regard amusé à sa cheville qui avait légèrement perdu en volume. Celle-ci avait presque retrouvé une taille normal mais la douleur était persistante.

- Tu sais, je n’irais pas tous les jours à cet endroit en espérant que tu viennes.

- Je sais. Faudrait qu’on mette en place une sorte de calendrier de rencontre, dit-elle en rigolant.

Cependant, il avait raison. Ils n'avaient aucun moyen de communiquer directement. Near ne pouvait passer une éternité à l'attendre et elle aussi. Ils devraient tous les deux trouver un moyen d'entrer en contact sans que cela prenne des mois avant de recevoir le moindre signe de vie. Si seulement les téléphones pouvaient encore exister, les choses seraient beaucoup moins compliquées.

- Je présume que vous n’avez pas de téléphone? Peut-être qu’un pigeon pourrait en être l’équivalent?

Elle rigola tout en terminant sa phrase. La patrouilleuse s'attendait à un questionnement du terrien sur ce qu'était cet engin dont elle pouvait parler. Les anciennes tout comme les nouvelles technologies n'existaient plus en ce bas monde. Même les cents ou les odysséens qui essayaient de ramener un peu de leur avancée sur terre avaient du mal à faire revenir l'électricité. Parfois les ordinateurs lui manquaient. Ils enregistraient tout, gardaient en sécurité leur passé et sauvegardaient ce qui avait fait d'eux ce qu'ils étaient aujourd'hui. Un sourire mélancolique se plaça sur ses lèvres alors que Near reprit la parole. Manger était une bonne idée mais manger devant un soleil radieux l'était encore plus. La jeune fille se résigna plus ou moins au fait qu'elle ne pourrait pas monter aussi haut qu'elle l'aurait voulu. Consciemment, elle prit la décision qu'ils en resteraient là pour le moment. Tous deux mangeraient dehors, à l'air libre et bien loin de tout ça. Elle s'apprêtait à répondre mais le brun fut plus rapide. Il lui parla de sa blessure, de ce qui était arrivé ce jour où ils étaient arrivés sur terre. Aliénor l'écouta sans rien dire. Elle comprit un peu mieux Near, découvrait une partie de lui et cela lui plaisait beaucoup.

- Désolé quand même. C’est pas tous les jours qu’on doit voir un vaisseau tomber du ciel. Il y a de quoi en perdre la tête, voir même une jambe.

Elle lui fit un clin d’œil amusé, comme pour dédramatiser tout ça. Elle savait qu'il ne lui en tenait pas rigueur, il l'avait dit lui-même. Cependant, Aliénor voulait tout de même lui présenter ses excuses, de la part de tous. Pas seulement pour sa blessure mais aussi pour le bouleversement que ça a dû être pour eux, pour tous ces changements auxquels ils ne s'attendaient pas, à leur vie changée pour toujours. Les cents avaient perdu beaucoup des leur, certes. Mais les terriens n'en étaient pas sortie indemne non plus et chacun garderait une marque de ce passage. Puis comme si de rien était, Near parla d'autre chose. Sa réflexion sur le poisson la fit rigoler doucement avant que la jeune fille ne se mette debout.

- On mange ceux des rivières en général mais ils sont pas très nombreux. Taël il cuisine ça bien. C'est notre cuisinier, tu sais, le bouclé qui était avec moi la dernière fois. En tout cas j'ai faim. Je pense pas que je pourrais aller plus loin comme ça. On pourrait aller manger dehors, se sera plus agréable!

Elle s’étira les bras vers le haut et fit craquer son dos. Rester assise aussi longtemps avait engourdi tout son corps mais au moins la cheville avait pu se reposer un peu avant de devoir refaire son job. Gaiement, elle fit signe à Near de la suivre vers la sortie alors qu’elle avançait déjà tel un cabris vers la lumière chaleureuse du soleil.

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