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˜˜˜˜˜˜Hangman is comin' down from the gallows and I don't have very long △ Ozvan
maybe life should be about more than just surviving


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05/10/2015 Electric Soul 4419 Jensen Ackles Lux Aeterna ♥, Electric Soul & tumblr Traître en cavale & rebelle anti-esclavagiste anti-royaliste (ex-mercenaire, ex-gladiateur) | Combat & maniement des armes 1230
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Sujet: Hangman is comin' down from the gallows and I don't have very long △ Ozvan
Mer 15 Fév - 16:15

Surveiller ses arrières. Vérifier que personne ne te suit. Éviter les chemins fréquentés. Éviter les oasis aux moments de forte affluence. Éviter les gros villages. Tenter de cacher ce qui te distingue le plus comme Rahjak. Fouet rangé tout au fond d'un sac contenant tes vivres et affaires. Sabre troqué contre une lame courte, moins distinctive. Étoles légères et cuirs du désert remplacés par les tissus plus rêches, moins travaillés, plus ternes des tribus des terres humides. Tout ça te déplaît, comme si tu effaçais ton identité, mais c'est nécessaire à ta survie.

Combien de temps avant que la nouvelle se répande ? Avant que ta tête ne soit mise à prix, les mercenaires, lancés à tes trousses ? Le tremblement de terre a fait des dégâts et tu as pu profiter de la confusion qui régnait pour t'échapper avec Eirik. As-tu été repéré, vu ? Ton geste a-t-il été intercepté ? Ou alors serais-tu arrêté pour le crime moins grave, mais non moins punissable, de vol ? La monture que tu chevauches désormais, plus à l'aise dans ces contrées au temps plus frais que dans ton désert natal, est après tout dérobée à un autre. Probablement à un étranger, qui ne saura peut-être pas comment faire remonter sa plainte dans le système de justice rahjak. Peut-être peux-tu échapper à la traque encore quelques temps, mais tu préfères ne pas prendre de risques. Tôt ou tard, on remarquera que tu n'es plus apparu dans la cité depuis longtemps. Que tu as déserté. Et vu ton passif, ton ancien statut d'esclave, tu seras probablement suspecté plus rapidement qu'un autre. Oh oui, tu es mercenaire – ou plutôt, l'étais – mais tu as toujours été un paria dans cette caste. T'as toujours plus appartenu à l'arène qu'aux tavernes, d'après les médisants, mais d'après toi également. Le gamin qui a appris ce métier par passion a été tué dans l'arène, en même temps que toutes les victimes qui ont succombé à ta folie meurtrière. T'as toujours été trop violent, trop sanguinaire, trop meurtrier. Tu tuais trop, et t'aurais probablement été éliminé comme un chien malade si le public n'avait pas tant aimé ça. Ta désobéissance, tu la payais en coups de fouet et si ça te calmait un moment, ça ne durait jamais bien longtemps. T'étais un enragé, qui voyait juste rouge rouge rouge dans le sable des combats. Tu voyais juste une cible à abattre pour arrêter ton agonie. Une agonie qui reviendrait, quelques jours plus tard, certes, mais tu faisais tout pour l'arrêter, cette souffrance. Et après, quand le rouge s'effaçait de tes yeux, de ta peau, tu essayais d'oublier ce que tu avais fait. Les vies que t'avais arrachées, pour sauver la tienne.

Personne n'a jamais éprouvé de pitié pour toi. Alors pourquoi aurais-tu dû avoir pitié d'eux ? Tu leur as épargné une misérable existence de pantin de chair, à lacérer et rapiécer pour le compte d'un public aux mœurs cruelles, qui ne veut voir que des corps qui s'affrontent et se déchirent pour leur bon plaisir. Toute joie est cruelle dans ta tribu. Tout plaisir a un goût de sang.

Tu tires sur les rênes, rediriges ta monture dans le droit chemin. Non, pas les Pikunis, le village est trop grand, tu y as fait trop de victimes. Tu ne trouveras pas de soutien, là-bas. Tu ne t'y es guère attardé quand tu y as déposé les esclaves libérés avec Eirik. Peut-être aurais-tu dû.

Tu n'as pas beaucoup d'amis dans les tribus de la côte. Pour ne pas dire aucun. Ton statut de mercenaire t'a toujours fait voir avec méfiance et si, en tant qu'éclaireur, tu étais reçu avec un peu moins d'hostilité, il n'empêche que tu étais un Rahjak, un individu dangereux qui peuple les histoires de mise en garde aux enfants. Ne t'approche pas du désert, sinon tu te feras happer par un monstre. Chez toi, on rit de ces gens au coeur et à l'esprit tout aussi doux que les terres qu'ils habitent, ces gens qui tremblent de peur devant votre ombre. Comme tous ceux du désert, tu les méprises un peu, tu les dédaignes ; si tu ne penses pas qu'ils ne servent qu'à faire des esclaves domestiques ou de plaisir, tu n'aimes pas la faiblesse et la bonté que tu leur associes. Tu venais d'une famille d'agriculteurs, toi, mais c'était au sang et à la sueur que vous obteniez les produits de la terre. Leur vie est trop facile, trop aisée, trop confortable. Au fond, tu les envies et tu les jalouses, mais tu ne voudras jamais le reconnaître. C'est la fierté qui façonne un Rahjak, pas l'envie.

Tu te diriges vers la mer, vers la côte. Bientôt, tu peux sentir l'odeur du sel et de l'iode chatouiller tes narines. Tu prends un risque en allant là, tu sais. Partager des opinions anti-esclavagistes bien peu habituelles pour les Rahjaks est une chose...aider un fugitif en est une autre. Tu sais que tu risques d'imposer un fardeau à Ozvan en te dirigeant là mais...tu oses espérer. Oses espérer que ses idées pourront se retranscrire en actions et qu'il pourra t'aider à accomplir ta volonté d'abolir l'esclavage et détruire la famille royale. Et si pas, tu espères au moins qu'il ne te dénoncera pas.

Tu n'es pas vraiment sûr de la route à suivre une fois que tu entres dans le village – une fois délesté de ta dague nouvellement acquise – et tu mets quelques temps à trouver où peut se trouver Ozvan, après quelques questions posées à des habitants plus ou moins méfiants.

Tu frappes à la porte et attends, plus inquiet que tu ne voudrais l'admettre. Tu joues avec le feu.

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Sujet: Re: Hangman is comin' down from the gallows and I don't have very long △ Ozvan
Lun 13 Mar - 1:08


Kyran & Ozvan @The revolution

Les jambes allongées, les yeux fermés, le visage levé vers le ciel pour profiter des dernières chaleureuses caresses de l'été, le rahjak se vide l'esprit. Le tremblement de Terre, Liam, Astrid, Maria, Eon, Gen... Gen, toutes ces rencontres se mélangent dans ses pensées. Les voix se taisent. Toujours quand il se trouve en compagnie de sa nièce. Ozvan perçoit ses pas légers de souris parcourant la maison selon d'étranges signes géométriques. La petite, elle voyage dans son monde, elle parait bizarre au premier abord, elle laisse une distance de sécurité entre chaque personne et elle. Il ne faut surtout pas la franchir sous peine de cris perçants. Freya, la fille de sa sœur décédée, dont le père Solan se fit égorgé sous le soleil du désert par les Rahjaks. Orpheline désormais, Et lui l'homme du désert qui rêve depuis toujours de fonder une famille tout en sachant pertinemment que son mode de vie s'y oppose, il à décidé de veiller sur elle. Freya. La jeune femme n'a pas manifesté de joie à son retour, mais désormais il peut voir les signes, elle ne cesse de lui concocter des petits plats au risque de lui faire perdre sa ligne. A son âge il doit la surveiller de prêt, une hygiène de vie sans faille s'impose pour continuer à vagabonder sur les terres, comme il s'y adonne depuis quelques décades.

Ici se trouve son sanctuaire. Le lieu ou il ne tente même pas de se contrôler. le voyageur n'en éprouve aucun besoin. Elle et Lui sont différents, ils s'acceptent, n'échangent que peu de paroles. L'essentiel. Appuyé contre le mur en pierre de la maison il se relève, étend ses bras, il faudra qu'il s'agite un peu pour chasser les mauvaises herbes du jardin. A la demande de la demoiselle de ces lieux. Pas vraiment un travail courant pour lui, qui préfère fouiller au milieu des plantes s'il ne s'y planque pas un trésor. Il examine ce petite bout de nature qui dans les mains de Freya acquiert des allures de potager sans défaut. Tout légume se retrouve planté à un millimètre prêt de l'autre. Idem pour les fruits. Plus un petit carré de terrain bien gardé pour les chèvres qui tolèrent la présence de son Appaloosa. L'homme du désert s'empare de seau qui traîne à coté de lui. Ozvan sait qu'il doit respecter les instructions données à la lettre. Il ne serait pas question de pénétrer sur le sentier de droite qui sert à arroser les plantes, non toujours arracher l'ivraie sur celui de gauche. Le voyageur sifflote doucement, l'esprit tranquille, Alors que son bel Emzelt relève fièrement sa tête en soufflant par ses naseaux. Le voilà qui profite de cette herbe grasse destinée aux animaux domestiques de la maison. Ozvan prie pour que l'équidé ne s'enfile pas l'entièreté en quelques jours, sinon les cloches tinteront dans la tête de son maître.

Un fumet plus qu'agréable s'échappe d'une fenêtre ouverte, tentatrice,  alors que le Rahjak se meut avec précaution à travers le labyrinthe vert, devenu le temple sacré de Freya. Il retournera dans le désert très bientôt, rendre des comptes à Radoslav, donner des indications sur les fugitifs rencontrés lors de ses sois disantes recherches. Un terrible dilemme qui le ronge. Sa liberté ou celle des autres. Égoïste il ne veut pas se faire enfermer les derniers jours de son existence. D'ailleurs il espère en voir défiler beaucoup d'autres sans que la folie ne termine trop rapidement de lui ronger le cerveau. Son estomac gronde, le savoir faire de sa nièce lui donne une appétit d'ogre, et sa chanson se transforme en rire muet. Oz patauge dans son oasis personnel décidé à ne pas se pencher sur les inquiétudes barbotant dans son âme. Mais des coups frappés sur la porte retentissent, parvenant assourdis à ses oreilles en traversant les murs de la maison. Freya ne lui à annoncé personne, et d'ailleurs les habitués passent par ici, ils savent qu'il ne faut pas déranger la brune dans ses habitudes. A grandes enjambées Ozvan rejoint la cour, il y laisse son récipient. Il pénètre dans la demeure, déstabilisée sa nièce y déplace tous les objets, visiblement elle n'ira pas ouvrir, elle ne veut pas savoir. L'homme du désert ne la force pas, jamais, il se dirige vers le seuil des lieux, agrippe la poignée, d'un geste plus brusque qu'il ne le désire il ramène le battant vers l'extérieur.

Ozvan dévisage le nouvel arrivant, L'éclaireur ne dit rien, bien qu'il le connaisse, il n'y à pas si longtemps ils ont évoqués des sujets sensibles. Rares les fois ou le vagagond peut se remémorer avoir été pris au dépourvu. Étonné, légèrement surpris, amusé parfois mais bluffé difficilement. La, tout de suite il ne trouve rien à dire, il s'efface pour laisser pénétrer l'ancien gladiateur dans l'endroit. La prudence lui souffle de ne pas trop s'attarder à bavarder à la vue des passants. Ainsi il lui fait signe de le suivre pour fermer derrière, et le conduire dans la pièce principale. Oz se souvient cette fois ou Solan l’accueillit alors qu'il venait pour récupérer sa nièce et refaire son portrait au Calusa. Maintenant il lui tend la main pour signifier que l'arrivant est le bienvenue  « Kyran » L'éclaireur ne le passe pas à la question, le mercenaire va certainement lui déballer les raisons de sa présence. Ou alors ce dernier restera muet gardant ses mystères pour lui, demandant asile pour une journée ou plus. Freya passe dans la pièce dans le regarder, elle tourne autour de la table, et Ozvan capte directement son angoisse « C'est un ami Freya et je pense qu'il à bien faim, il à fait un long voyage pour venir me dire bonjour » La voilà qui repart avec une pas plus sautillant, elle va certainement chercher des assiettes. Ozvan se tourne vers l'homme épuisé « C'est ma nièce, elle est ... faut que je la protège, mais je suppose qu'avant toute chose tu mangerais bien un morceau ? »


Dernière édition par Ozvan Hickok-Cannary le Dim 9 Avr - 17:35, édité 1 fois

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Sujet: Re: Hangman is comin' down from the gallows and I don't have very long △ Ozvan
Sam 25 Mar - 17:58

La porte s'ouvre brusquement et tu fais un pas en arrière pour éviter de te prendre le battant de bois en plein visage. Par pur réflexe, tu as tendu la main pour empêcher le choc.

Un soupir de soulagement t'échappe quand tu reconnais les traits d'Ozvan, encadré par le seuil de la porte. Mais le soulagement est de courte durée. Tu n'arrives pas à déterminer son expression, s'il s'agit de mécontentement, de surprise, d'hostilité. L'éclaireur ne prend même pas la parole, ne te salue pas, et tu attends, tendu, prêt à riposter à la moindre attaque – as-tu eu tort de lui faire confiance ? est-il au courant de ta fuite ? dois-tu battre en retraite ? –, muscles contractés.

Mais Ozvan s'efface bientôt dans son antre et tu fixes la pénombre un instant avant de te décider à le suivre à pas prudents. Lorsqu'il referme la porte derrière toi, tu ne peux t'empêcher d'être sur tes gardes et remettre en question ta décision de venir ici. As-tu fais une erreur ? Ce silence pesant attise ton côté paranoïaque, déjà exacerbé par la vigilance constante dont tu fais preuve depuis les semaines que tu es sur les routes. Toujours faire attention, toujours surveiller tes traces, ne jamais laisser l'occasion aux autres de se remémorer quelque chose de toi. Tu as l'impression de vivre comme un autre que toi, comme un fantôme, comme un mort et tu ne sais pas si tu pourras tenir longtemps ce rythme-là.

Comment Eirik a-t-il fait tout ce temps ? Et tous ces esclaves en fuite à qui tu as arraché leur liberté nouvellement trouvée ? Étaient-ils aussi harassés par la traque que toi ? Aussi fatigués ? Tu as été bourreau et tu as été victime, oui, mais une victime enfermée dans les murs de l'arène. Jamais tu n'as goûté à la liberté volée, à l'ivresse des premiers pas hors de la prison. Non, tout ce que tu connais, c'est la peur, la rancoeur et la douleur. Tu as été tellement habitué aux chaînes que parfois, tu as l'impression d'être toujours prisonnier de ce système et de ces souvenirs. Même traître, même loin, c'est un mode de pensée qui t'a conditionné. Une seconde nature.

C'est presque ironique le fait que tu ne saches presque plus comment être libre. Qu'être traître pour toi revient presque à redevenir esclave.

Tu t'es perdu, Arkadi. Tu t'es tellement, tellement perdu.

Une fois à l'intérieur, tu vois une jeune fille occupée à déplacer des objets, tourner autour de la table. Elle ne t'adresse pas un regard mais tu sens littéralement le malaise émaner d'elle. A-t-elle deviné qui tu es, d'où tu viens ? Ou est-elle juste mal à l'aise face à un étranger inconnu ? Ozvan te présente à la jeune fille – tu notes son nom, Freya – comme étant un ami. Tu te détends légèrement. La mention de nourriture te rappelle brusquement et presque étrangement que, oui, tu as faim. Et que tu es fatigué aussi. Il n'a pas tort sur le fait que tu as fait longue route. Ozvan ne se doute certainement pas que depuis plusieurs semaines tu erres dans les terres à l'ouest du désert, passant plus ton temps à te réfugier dans la forêt, des ruines ou des abris de fortune que dans des villages où tu pourrais trouver de la nourriture plus facilement. Tu n'as guère grand-chose à commercer – les tribus des terres humides n'aiment pas l'or, elles – et tu n'as jamais été très bon chasseur. Tu es trop bruyant, trop impatient. Chasser un humain, tu le peux. Chasser un animal à l'ouïe et à l'odorat infiniment plus poussés ? Ce n'est pas ta tasse de thé et tes talents bien piètres ne te nourrissent pas à ta faim. Tu as certainement perdu du poids depuis le début de la traque, le stress et la vie sur les routes ne faisant qu'aggraver ta maigreur et ta fatigue.

Mais après tout, ce n'est pas comme si tu avais vécu bien pire dans l'arène. Mangé parfois bien moins quand il fallait te punir pour ta désobéissance chronique. Et les blessures enchaînées étaient bien plus atroces que la fatigue et le stress que tu accumules aujourd'hui. Mais ça fait cinq ans que tu es libre et tu les sens, chacune de ces années, dans ta chair et dans tes os. Tu as vieilli et si tu es encore en bonne condition physique, ton passé violent ne t'a certainement pas fait de cadeaux.

Tu acceptes la main tendue d'Ozvan et réponds en le saluant par son nom, comme il l'a fait avec toi. Du coin de l'oeil, tu vois la jeune fille filer ailleurs – probablement partie en quête de nourriture, tu supposes. Ozvan t'explique qui elle est, qu'il doit la protéger, et tu comprends le dilemme, tu comprends l'obligation et le fardeau que tu lui imposes par ta venue. Tu n'aurais probablement pas accepté chez quelqu'un puisse mettre en danger Stelios, tu le sais.

« Je suis désolé de débarquer à l'improviste comme ça. » t'excuses-tu, la voix enrouée par la fatigue. « Et je veux bien, merci, j'ai fait...un long chemin. Je ne veux aucun mal à ta nièce, rassure-toi. »

Tu ne donnes pas encore la raison de ta venue. Tu es égoïste et un salaud, mais la promesse de nourriture t'attire comme un aimant. Après, tu parleras. Au moins si tu es chassé, tu auras eu quelque chose dans l'estomac.

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27/05/2015 I 4405 Anson Mount AVENGEDINCHAINS & Brimbelle & Pivette Eclaireur & Orientation & Combat 141
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Sujet: Re: Hangman is comin' down from the gallows and I don't have very long △ Ozvan
Lun 1 Mai - 21:58


Kyran & Ozvan @The revolution

Certains jours la connexion avec le reste de l'humanité s’allume difficilement, l'étincelle renâcle à briller afin de démarrer le peu de socialisation qu'il demeure dans le sang du Rahjak. Le voilà réduit à une marionnette aux mains de Radoslav, cette sensation s'amuse à piétiner sa fierté d'homme libre qu'il porte comme un blason invisible. La visite du nouveau venu ne lui déplait pas, mais si les embrassades, puis les mots, tardent à venir c'est qu'il s'avère que la sécurité de sa nièce lui tient à cœur plus que tout. La seule famille qui lui reste, aussi spéciale soit-elle, et il ne tergiversera pas la dessus. Mai surtout il devine que si Kyran se retrouve devant sa porte, ça ne se révélera pas une visite de courtoisie. Et le vagabond ne songe pas partculièrement que l'ancien gladiateur lui veuille du mal, mais il doit prendre ses précautions pour que personne ne se retrouve dans des mauvais draps - Ou dans de mauvaises mains -. L'Homme du désert croit apercevoir comme une attente qu'il ne rempli pas dans le regard de l'autre. Plus tard il lui expliquera, l'urgence première étant qu'il pénètre dans la maison avant que quelque œil mal intentionné ne puisse l'apercevoir. Une fois la porte refermée derrière celui qu'il considère dorénavant comme son invité, il se propage une atmosphère légèrement suspicieuse.

Pourquoi ? Comment ? De la part de qui ? Ozvan ne peut répondre exactement à ces questions intérieures qui se baladent dans sa tête. Un peu les deux sans doute. Déjà lui-même n'ayant pas prononcé la bienvenue pourrait se voir suspecté de malveillance. Le problème étant que le voyageur s'est déplacé jusqu'à cette demeure pour prendre des nouvelles de Freya, mais surtout pour reposer son esprit. Ne plus entendre, ne plus parler, ne plus se justifier. Alors pour sortir de cet état d'ermite, de plus de façon involontaire, il lui devient nécessaire de produire quelques efforts pour se remettre en phase avec l'humanité. Les difficultés que rencontrent Ozvan divergent terriblement de celles de Kyran. Dire que l'éclaireur n'imagine absolument pas ce par quoi ce dernier se trouve confronté serait une demi vérité. S'il l'ignorait totalement, l'éclaireur n'eut pas consacré une grande partie de sa vie à détourner le regard des mercenaires des fuyards. Le vagabond  circule lui-même dans une eau assez trouble. De plus il vient de se voir trahir par des confrères, pourquoi seulement maintenant ? Il désirerait le découvrir, mais il comprend que mettre ses mains dans la merde le salirait davantage. Il va vivre désormais avec une méfiance absolue perchée sur son épaule et rejoindre les rangs de Kyran. Au fond ils pourraient se serrer la main. Une seconde fois, mentalement.

« Non ne sois pas désolé, si tu es là, c'est que tu n'as pas pu faire autrement » Oz balaye les excuses de Kyran d'une main distraite. Il comprend très bien, la fuite quand elle arrive tu ne peux la méditer que dans le départ, tout le reste s'improvise. « Je crains juste d'être sous surveillance moi-même, bien que je n'ai encore aperçu personne dans le village qui puisse être suspecté d'être un espion » Oz pourrait demander si lui non plus ? Mais certainement alors il ne se fut pas risqué jusque là. Peut-être que finalement le chef de la garde se contentera de cette dette et le laissera tranquille. Cependant il sait Oz, que s'enfoncer dans trop de certitudes le rendrait aveugle.  « Il faudra juste que je m'en assure une fois pour toute, pendant que tu te reposeras j'irais fureter dans les alentours » Le vagabond ne croit pas faire d'impair en supposant que l'homme à ses côtés se cache des autorités Rahjaks. Ce dernier possède cette attitude que tant de fuyards adoptent, une espèce de fatalité qui les habille, que lui aussi revêtira peut être d'ici peu de temps. Une légère détente apparait sur ces traits quand le visiteur le rassure sur ces intentions. Il n'en doutait pas Ozvan, mais une seconde il s'est imaginé qu'il à pu être envoyé pour lui régler son compte.

« J'en suis certain mais il est préférable de lui dire les choses de façon claire afin qu'elle ne se sente pas trop dérangée dans ses habitudes » Car non il ne pourra pas changer qui est Freya, surtout qu'on peut déclarer sans mentir que plus inoffensive qu'elle ça n'existe pas. la voilà d'ailleurs qui sautille pour déposer des assiettes sur la table comme une petite fourmi, elle va, elle vient sans ajouter une seul mot, aussi silencieuse qu'Ozvan. On peut facilement s'imaginer que quand ils sont seuls tous les deux, le bruit ne prédomine pas dans ces lieux. Bientôt se trouve là, de quoi boire et manger, tout pour rassasier le nouvel arrivant si jamais il découvre soudainement l'estomac dans les talons. « Je t'en prie sers toi à boire, à manger, après tu me diras ce qui t'amène si te le souhaites » Laisse tomber le vagabond sans aucune fioriture. Ozvan il n'impose aucune obligation, il acceptera que Kyran opte pour l'option du silence, et dans ce cas il l’accueillera le temps qu'il le faudra pour qu'il se sente prêt à repartir. Et si l'autre se confie alors le voyageur l'écoutera. A ce moment il réfléchira sur ce qui suivra. Pas maintenant, autant passé un instant agréable et sans pression. Alors il s'assoit afin d'accompagner l'homme autour d'une table bienveillante.

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Sujet: Re: Hangman is comin' down from the gallows and I don't have very long △ Ozvan
Ven 9 Juin - 13:31

À une époque, tu as été doué avec les gens. Tu étais sociable, avais le rire facile, allais facilement au contact des autres. Tu étais un peu arrogant, un peu fier, un sale garnement par moments. Tu parlais parfois un peu trop, étais un peu trop familier, t'imposais parfois de façon indélicate. Tu retiens encore aujourd'hui certains de ces traits, mais avec le temps, tu es devenu plus silencieux. Plus fermé. Tu n'aimes pas parler, tu vois ça comme un moyen de t'extraire tes faiblesses, un moyen de te percer à jour. Les jacasseries t'insupportent, te tapent sur les nerfs. Tu as déjà maltraité des esclaves qui tentaient de marchander avec toi, qui se disaient qu'en appeler à ta bonne nature – ha, quelle  blague – ou tenter de t'offrir quelque chose en retour de leur liberté pourrait s'en tirer. Tu n'as jamais été patient, mais ce trait s'est aggravé avec le temps. Tu es volatil, brusque, et au mieux tu réponds par le sarcasme cruel ou le silence. Tes poings volent vite et ce n'est pas pour rien que tu as eu une réputation de mercenaire particulièrement violent quand tu pratiquais le métier.

Mais tu n'as pas à être violent, ici, te rappelles-tu. Tu n'as pas à te battre. Tu n'es pas forcé à parler avant que tu n'y sois prêt, et tu es soulagé de la compréhension de l'autre Rahjak, du silence implicite qui se tisse entre vous, sinon confortable, au moins gérable. Un sourire faible étire tes lèvres quand Ozvan déclare que tu as probablement une excuse valable pour être ici. Oh oui, elle est certainement valable, mais pas forcément louable pour n'importe qui. Tu te rappelles qu'Ozvan avait tenu des propos anti-esclavagistes, lors d'une rencontre dont le souvenir précis s'est effacé, sauf pour ce fait particulier. Tu es un ex-esclave. Tous ceux qui ne te méprisent pas pour ce statut, qui sont enclins à être plus ouverts d'esprit sont forcément gravés dans ta mémoire. Tu espères qu'Ozvan comprendra. Qu'il ne te vendra pas.

« Tu es sous surveillance ? »

La nouvelle t'étonne quelque peu, et attise ta curiosité et ta méfiance. Ta culpabilité aussi. Si Ozvan est déjà suspecté de quelque chose, il est certain que ton arrivée ne va pas aller en arrangeant ses affaires. Tu ne penses pas avoir été suivi et tu doutes avoir été reconnu par quiconque – tu t'habilles comme un terrien de l'ouest, tes cheveux plus longs couvrent le tatouage sur ta nuque et ta barbe te rend quasiment méconnaissable. La seule chose qui pourrait encore te trahir est ton accent typique du désert, mais tu as tout fait pour le masquer au mieux.

« Je n'ai repéré aucun potentiel espion ou mercenaire Rahjak, de mon côté. » ajoutes-tu, pour tenter de rassurer Ozvan. Tu connais la plupart d'entre eux, leurs visages te sont familiers et tu les aurais probablement reconnus s'ils étaient dans les environs. Il n'empêche que vous feriez mieux de rester tous les deux prudents, si vous êtes cherchés. La déclaration d'Ozvan fait revenir la tension qui s'était quelque peu évaporée de tes épaules. Tu ne peux t'offrir le luxe de totalement relâcher ton attention, tu le sais. Tu ne fais que hocher la tête quand l'autre Rahjak affirme qu'il ira surveiller l'endroit. Une part de ton esprit paranoïaque souffle que ce n'est peut-être qu'une excuse pour te vendre au dit espion, te donner un faux sens de sécurité avant de te planter un couteau dans le dos, mais tu essaies de la faire taire. Tu ne dors pratiquement jamais sur tes deux oreilles, toujours à l'affût d'une chose qui pourrait mal tourner. Les cauchemars qui persistent, malgré les années, ne te donnent pas le sommeil le plus réparateur du monde non plus. Tu fais confiance à Ozvan jusqu'à un certain point. Tu sais que s'il venait à te trahir, tu n'hésiterais pas un instant à utiliser tout ce qui te passe sous la main pour t'en tirer. Et si tu dois te servir de sa nièce, soit. Tu as déjà tellement de sang sur des mains. Une vie de plus ou de moins ne te condamnera pas plus. L'amertume gagne ta bouche à cette pensée sombre.

Tu acquiesces face aux recommandations d'Ozvan face à sa nièce. Parler de façon claire. Pas de problème. C'est déjà dans ton habitude, de toute façon. Tu l'observes tandis qu'elle s'affaire, et tu offres un sourire quelque peu gêné à tes hôtes quand ton estomac grommelle devant les victuailles sur la table. Les effets du long voyage se font sentir. Tu te laisses tomber avec un soupir de soulagement sur une des chaises.

« Merci à vous deux. »

Tu prends soin de fixer Ozvan et Freya quand ces mots quittent tes lèvres, et d'afficher une mine reconnaissante. Tu n'es pas le Rahjak le plus poli de la cité, pour sûr, mais tu connais les bonnes manières tout de même.

Vous mangez dans un silence relatif et quelque chose dans la presque normalité de la situation, comme une vie de famille, te fait ressentir un élan de...tristesse, de nostalgie, peut-être. Pour une époque révolue depuis longtemps et un passé auquel tu n'as plus le droit. Ton avenir, lui, n'a jamais semblé contenir la moindre chose qui puisse ressembler de près ou de loin à de la quiétude.

Les assiettes et coupes vidées et après un dernier remerciement adressé à la cuisinière, tu te tournes vers Ozvan. La crainte a à nouveau envahi tes muscles, te fait te braquer inconsciemment pour le rejet ou l'attaque que ta paranoïa attend. Tu pourrais te taire. Tu pourrais te taire et repartir, sans faire de vagues, continuer de voyager sans cesse pour que personne ne te retrouve. Mais tu es fatigué, et tu penses que Ozvan peut t'écouter et tu as envie d'arrêter de fuir et mentir, ne serait-ce que pour un court instant. Ta voix, quand elle s'échappe, est basse, mais ferme, et tu fixes l'éclaireur dans les yeux quand tu lui parles.

« J'ai aidé un esclave à s'échapper en public et quitté la cité rahjak avec lui. Je suis considéré comme traître et fugitif et ma tête a probablement été mise à prix à l'heure qu'il est. » Un soupir, les yeux qui se baissent d'ajouter ce fardeau à l'éclaireur. « Je suis désolé. »
 

Hangman is comin' down from the gallows and I don't have very long △ Ozvan

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