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˜˜˜˜˜˜It's Gonna Be a Bright Bright Sunshiny Day...
maybe life should be about more than just surviving


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16/04/2015 I 10534 Aneurin Barnard Alex Tempêtueuse :) & AVENGEDINCHAINS & Lux Aeterna Cuisinier - Aide soignant 287
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Sujet: It's Gonna Be a Bright Bright Sunshiny Day...
Mar 14 Fév - 13:00


Heinrik & Taël


La fraicheur devenait moins mordante, on aurait pu croire sotir tout doucement de l'hiver, et le chemin entre son camp et le village Pikuni commençait presque à devenir une habitude. Pourtant les leçons à Nahyri se terminaient, bien que bornée, mauvaise élève parce qu'indisciplinée, elle commençait à pouvoir articuler quelques phrases. La machine étant lancée, il suffisait désormais qu'elle s'appliqua un peu afin de progresser davantage. Et pour se faire elle devait échanger avec d'autres comme lui, ou aussi des terriens pouvant s'exprimer dans la langage des débarqués. Eux. Les enfants des Étoiles. D'habitude il partait au petite matin car le chemin, long, prenait quelques heures à se laisser parcourir. Mais aujourd'hui fatigué il succomba à la paresse. Puis il désirait s'attarder un peu pour discuter avec son "élève" qui lui fournit quelques ustensiles pour la cuisine avant qu'il ne quitte la maisonnée de cette dernière. Bien réchauffé par une boisson chaude, il décida de traverser les champs parce que la se trouvait la dernière vision de Honey qu'il gardait en son cœur. La jeune femme manquait à Tael même si il ne la fréquenta que peu lors de son retour du désert. Les quelques mois en ostracisme suffisaient à combler toutes les années passées et à venir.

Pour bien préserver sa chaleur corporelle marcher sans trop prendre de pauses s'avérait l'option la plus recommandée, mais le bouclé désirait absolument adresser quelque pensées à son amie disparue avant que de quitter le village Pikuni pour un moment. Le cuisinier serait certainement très prit les mois à venir à s'occuper du garde manger, du camp qu'il désirait fleurir, et des différentes herbes culinaires et médicinales à cueillir. Immobile il s’aperçut que finalement il ne faisait pas si froid que cela, un ciel bleu Azur s'élevait au dessus de sa tête sans un seul nuage. Il l'admira pendant quelques instants au point d'avoir les prunelles aveuglées par l'Astre jaune qui chatouillait et picotait sa peau. Le débarqué se frotta alors les yeux yeux avec force pour découvrir que le résultat empirait le problème, quelques petites larmes apparurent sur le coin de son regard qu'il essuya légèrement agacé. Il fit un pas mais ne remarqua pas la brouette abandonnée par un des cultivateurs, et fit une pirouette par dessus atterrissant sur le dos. Boum. Il pesta légèrement. Pourquoi finissait-il toujours par tomber ou se retrouver assit sur son fessier endolori par une de ses manœuvres maladroites.

Alors que Le Bouclé tentait de se relever en s'appuyant sur un des bord de l'outil mobile un bruit fort claqua dans les airs. Derrière lui. Alors il s'infligea un torticolis en réagissant un peu trop rapidement, afin d'apercevoir ce qui se trouvait dans son dos. Un instant du coin de son œil il pensa qu'une se mouvait. Mais en se retournant complétement il ne détecta plus rien. Certainement un genre d'illusion sous l'effet de son éblouissement, puis de sa chute. Il se retrouva bientôt sur ses pieds chassant la neige accumulée sur ses vêtements par l'incident. Car même si la température se découvrait plus tendre qu'il ne l'espérait en retournant chez lui, ce n'était pas recommandé de se retrouver trempé par la poudreuse qui fondrait sous le soleil. Il ramassa ensuite les affaires tombées dans la chute, précieuses à ses yeux car elles amélioreraient un peu la vie de ses camarades qui l'aidaient dans les cuisines. voilà qui s'annoncerait décevant pour eux s'il arrivait les mains vides après s'être absenté autant de temps. Sans le savoir il en manqua un incrusté dans la neige, Petit Poucet semeur de pagaille. Tael réajusta son écharpe malgré la douceur ambiante car il lui restait un long chemin à parcourir. De la main il fit un signe vers le village, il n'y reviendrait pas avant longtemps, sa mission envers la rousse arrivant à sa fin.


Dernière édition par Taël D'Arbanville le Dim 9 Avr - 15:48, édité 1 fois
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29/01/2017 Lynelf 144 Xavier Dolan Ava by Lux Aeterna / Sign' by okinell. (Bazz') Menuisier § Artisan et artiste 11


Sujet: Re: It's Gonna Be a Bright Bright Sunshiny Day...
Sam 4 Mar - 2:45

It's gonna be a bright bright
sunshiny day...
Taël & Heïnrik

Il arpente les allées, la marche lente. Il se repose autant qu'il profite. Il est rarement venu au village Pikuni. Ceux qu'il connaît le mieux, sur le continent, sont ceux des Calusa et des Athna. Les maigres souvenirs qu'il a de celui des Pikuni ne sont pas assez vifs pour qu'il reconnaisse plus que la forme des maisons et l'entrée du village. Alors il regarde autour de lui et remplace ses maigres souvenirs pas d'autres plus récents, plus vivants, plus complets, plus passionnés. Il s'arrête souvent parler à quelques habitants, de tout et de rien, souvent de rien. Il a juste envie de les connaître un peu, peut-être aussi qu'ils le connaissent mieux. Parce qu'il a envie de parler, lui aussi. Savoir ce qu'ils connaissaient de sa tribu, ce qu'ils en pensaient. Les renseigner s'il le fallait. Mais il voulait surtout poser des questions. C'était ce qu'il savait faire de mieux, Heïnrik. Et sa marche dans les sentiers parfois dépeuplés le confortait dans cette idée. Il n'avait alors que sa mémoire et les faits récents pour lui tenir compagnie. S'il aurait aimé pouvoir ne penser qu'à Isha et à son enthousiasme infini, à la jeune fille devenue femme, il n'a en tête que les traits d'Abel, ceux d'aujourd'hui et ceux d'hier. Il se souvient du gamin qu'il adorait martyriser. Il se souvient du plaisir qu'il prenait à voir les autres réagir à une seule petite phrase, parfois un seul mot. Et puis il se souvient de la créature que le gamin est devenu et qu'il a croisé en territoire inconnu. Si c'était à refaire, il recommencerait. Il ferait exactement la même chose, utiliserait les mêmes mots, sur les mêmes personnes. Parce que ce qu'il aimait le plus était de voir les autres abattre leur haine sur le porte-malheur. Il n'en avait rien à faire du gamin, alors. A présent, l'homme, il le trouve fascinant. Alors il ne s'en veut pas. Il sait à quoi s'attendre mais il ne s'en veut pas. La pensée même de se sentir coupable pour quoi que ce soit ne lui vient pas à l'esprit. Parce que son esprit est empli de tout le reste. Des émotions de plaisir qu'il ressent au quotidien. A entendre ces accents auxquels il n'a pas l'habitude. A regarder ces gens qu'il n'a jamais vu. A étudier cette nature inattendue.

Le palais sec d'avoir trop parlé, il fouille dans sa sacoche de quoi se l'humidifier. Il attrape sa gourde et le goulot touche ses lèvres avec satisfaction. Le liquide transparent coule dans sa gorge à n'en plus finir. Et alors qu'il a fermé les yeux pour se plonger dans l'appréciation de l'eau lui redonnant vie, il les rouvre en sentant un changement dans l'atmosphère. Heïnrik a dépassé une allée un peu plus grande que les autres. Et c'est là qu'il le voit, sur cette petite place qui n'en est probablement pas une, tel un mirage. Tel le mirage qu'il a toujours été dans ses pensées. Il referme sa gourde dans une lenteur qui lui est indispensable pour comprendre et réaliser ce qui se tient devant lui. Des flashs d'un passé qu'il ne pensait retrouver un jour s’amoncellent devant ses yeux, s’additionnent à ce que le présent lui montre. S'il avait eu les mais libres, ils les auraient probablement frapper l'une contre l'autre. Tandis que sa joie monte petit à petit, sa curiosité est déjà bien en place. L'homme entre déjà en mouvement. La décision n'a pas à être prise. Son corps sait quoi faire avant que lui-même n'en soit certain. Il suit les mèches brunes avec délectation. Encore dans le village, il s'approche parfois dangereusement, jouant avec sa chance. Il doit prendre un peu de distance quand l'étranger passe l'enceinte, en direction des plaines. Des champs. Il s'arrête complètement quand l'autre lève la tête vers les cieux. Heïnrik suit son regard un instant avant de préférer s'attarder sur la silhouette. Cette même silhouette qui ressemble étrangement à celle qu'il a vu se débattre contre la mort au bord des falaises. Celle qui lui a donné, sans le vouloir, la sacoche qu'il porte maintenant à l'épaule et qui se cache dans son dos. Celle qu'il a entendu crier des mots incompréhensibles, les premiers mots qu'il a jamais entendu dans cette langue étrange que parlent ceux venus d'en-haut. Et, à cet instant, ses yeux brillent de la même stupeur qu'ils brillaient alors. A moitié dans le passé. A moitié dans le présent. Il déboutonne légèrement son chaud manteau qui ne correspond définitivement pas à la chaleur étonnante de ce jour d'Hiver si différent de ceux qu'il connait, tout en gardant un œil sur la silhouette. Cette dernière baisse la tête. L'homme semble se frotter le visage mais Heïnrik ne peut voir clairement ses gestes. Et l'homme avance. Et la bouche de Heïnrik s'ouvre dans un cri qui, il le sait déjà, ne sortira pas. L'Iskaar voit, impuissant, l'homme faire une chute impressionnante. Les lèvres entrouvertes, il ne sait quoi dire, il ne sait quoi faire. Jusqu'à ce qu'un rire brusque prenne la fuite entre ses dents. Un cri riant. D'une seule note. Il s'accroupit dans la seconde, derrière un buisson, la main sous le nez, les yeux pétillants. Il fait le moins de bruit possible mais il veut vérifier que l'autre est toujours là. Alors il se penche doucement et l'observe entre les feuilles glacées. Il le voit ramasser ses affaires. Il le voit faire un signe vers le village. Un signe d'au revoir ? A quelqu'un ? Au village ? Heïnrik est quelque peu perdu mais il se dit que si l'autre s'en va vraiment alors il ne peut plus rester caché indéfiniment. Il s'imagine le suivre jusqu'à son camp. Il s'imagine découvrir tout ce monde qui lui est impossible d'imaginer. Mais la réalité est toute autre. Il n'a pas de quoi tenir un voyage dont il ne connaît même pas la durée. Pourtant, il n'a pas le temps d'être déçu. Parce qu'il ne laissera pas passer sa chance et il le sait. Alors il sort tandis que l'étranger bouclé lui tourne déjà le dos. Il court sans essayer de se faire discret. « Hey ! » Il n'a rien prévu d'autre et il ne sait pas quoi dire d'autre. Il voulait lui demander comme il allait. S'il était indemne. D'où il venait. Qui étaient ses amis. Si sa famille était encore en vie. Ce qu'il faisait ici. Ce qu'il pensait des tribus. De toutes les tribus. S'il croyait en un ou plusieurs Dieux. Ou s'il ne croyait en rien. S'ils allaient retourner dans le ciel. Comment ils vivaient là-haut. S'ils pouvaient toucher les étoiles. S'ils pouvaient les voir. S'ils les avaient observer pendant des années avant de plonger. S'ils mangeaient les mêmes aliments qu'eux. Et si, lui, aimait les aliments qu'il y avait là. S'il préférait les myrtilles aux cerises. S'il adorait le mouton et détestait le poisson. Et toutes ses questions, ses milliers de questions. C'est sur cette conclusion, qui n'en est pas vraiment une, qu'il détourne le regard avant de décider d'un point d'attaque. Celui de la vérité. Parce qu'après tout, c'est tout ce qu'il veut. Et le voir réagir. Il relève la tête et plonge son regard dans celui qui se tient à présent à quelques centimètres de lui. Le sourire de Heïnrik s’agrandit légèrement. « T'es un de ceux du ciel, oui ? » Et son sourire se fait encore plus grand. Il demande juste pour que l'autre lui réponde. La réponse, il la connaît. « J't'ai vu tomber tout à l'heure... ça va ? » Il n'ajoute rien et se mord les lèvres pour ne pas en dire plus. Pour ne pas éclater de rire non plus. Son corps commence à extérioriser l'excitation de son cerveau. Ses narines se bouchent et son cœur palpite. Il a encore plus chaud qu'avant et il a des frissons. Et tout ça le fait doucement rire à nouveau. Alors que sa main s'élève doucement dans les airs, représentant l'envie qu'il a de toucher la peau de celui qu'il voit. Il ne savait pas à quoi s'attendre. Il en avait déjà vu, oui. Mais pas de si près. Ils sont si semblables que ça donnerait le tournis. Finalement, sa main retombe. Son sourire reste.


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Sujet: Re: It's Gonna Be a Bright Bright Sunshiny Day...
Ven 7 Avr - 17:37


Heinrik & Taël


L'étrange son qui s'échappait de la neige quand il y enfonçait ses pas le fascinait, parfois ça ressemblait à plusieurs cartons empilés l'un sur l'autre. Enfin il s'imaginait que ça pouvait produire ce bruit là. Et dès lors, il appréciait parcourir les pistes déjà écumées par les terriens ou eux-mêmes, un peu sur le côté. Pour y laisser ses propres traces. Un peu comme un jeu qui lui permettrait de ne pas devoir compter les heures tout au long du voyage. Cependant cette poudre blanche fondait pour n'offrir à sa place qu'une espèce de bouillie brunâtre. De la boue qui s'infiltrait dans vos chaussures si elles s'élimaient un tant soit peu. La meilleure façon de se retrouver avec les orteils gelés si on se trouvait loin de chez soi. Tael ne pensait pas craindre un tel dénouement aujourd'hui. Avec le soleil qui réchauffait autant les cœurs que la nature, mais il préférait demeurer prudent. Car se retrouver les pieds trempés finissait par ralentir l'allure, ou provoquait des cloques qui rendait la marche pénible les jours suivant. Aussi, bien qu'il chantonna pour réunir son énergie, son regard ne quittait pas la route pour bien éviter les pièges qu'elle lui tendait. Concentré, la voix ne percuta pas son cerveau directement mais finit par tirer la sonnette d'alarme dans sa caboche et le figea soudainement. Inquiet, Ce ton ne contenait rien de féminin donc il ne pouvait certainement pas s'attendre à Nahyri lui courant derrière pour lui adresser quelques derniers mots.

Avec une certaine anxiété Le Bouclé se retourna imprégné par une impression de ralenti, pour découvrir un jeune homme qui courait vers lui. En creusant dans sa mémoire, ce visage ne lui rappelait absolument rien de positif ou négatif. Pourtant il devinait dans l'attitude de ce dernier comme une reconnaissance. Les idées décidèrent de tourner tel un carrousel pour revisionner tous les souvenirs qui voulaient bien ressurgir, afin de s'assurer que sa mémoire ne lui jouait pas un tour pendable. Taël ne se voyait pas prétendre connaître un parfait inconnu juste pour lui faire plaisir. Malgré son désir de n'infliger aucune peine à qui que ce soit dans la mesure ou il ne le méritait pas. le cuisinier ressortait différent de cette expérience chez les terriens, mais il ne se trouvait pas,malgré tout, dans la possibilité de vraiment les comprendre, ou les connaitre. Peut-être s'agissait-il donc aussi d'une coutume, quand une personne s'en allait d'une manière un peu plus définitive. Puis il secoua la tête avec énergie à l'instant ou le garçon arrivait à sa hauteur. Voilà une idée ridicule de la part du cuisinier. Et puis certainement, à présent qu'il le voyait de prêt il s'avouait intérieurement qu'il n'eut pas été de ceux qu'il eut pu effacer si vite de ses souvenirs, s'il se fut trouvé à le croiser. « Oui ? Bonjour » Lâcha t-il avant que l'autre ne s'enquit s'il appartenait à la population des débarqués.

« Oui » répondit directement Taël sans réfléchir, avant de se mordiller les lèvres. Et si celui-là les détestait ? Si il se cachait après l'avoir repéré dans le village, ou qu'un autre terrien lui eut passé le mot ? Tout ça pour le tuer sans témoin et le cacher dans un endroit ou personne ne le trouverait. Ainsi la faute ne retomberait pas sur les Grounders. Sans doute se demanderait-on pourquoi il prenait tant de temps pour rentrer, et il restait probable qu'on parti à sa recherche. Mais comme beaucoup d'autres on finirait par le ranger aux nombres des disparus probablement décédés. « Enfin peut-être ... Pourquoi ? » Se reprit L'enfant des étoiles qui tentait de feinter désormais, dans le cas ou un danger menacerait sa vie. Paroles qui percutèrent les mots sortant des lèvres du jeune homme en face de lui. Ses prunelles se portèrent alors sur le lieu dit, ou l'objet malencontreusement oublié s'amusa à lui faire un croche-pied. Au figuré. Donc cet inconnu l'observait bien depuis un moment. Mais Tael, toujours trop rapide pour accorder le bénéfice du doute voulu bien lui concéder la possibilité qu'il se promenait par hasard. A moins que la brouette ne lui appartint, et qu'il vint lui demander réparation pour dommages causés. « Oui, je suis tombé en effet » Futile serait de le nier. « Mais j'avais pas vu l'objet qui trainait là, je vous assure qu'il n'est pas abimé... c'est plutôt moi qui me suit fait une grosse bosse »

Pas si énorme. Plutôt des égratignures. Mais bon on allait pas faire de la rhétorique justement maintenant. « Si jamais il fallait la réparer, je reviendrais mais là je n'ai pas le temps » Proposa t-il tout en essayant de s'éclipser. Tael fit deux dans la direction du camp des débarqués. Seulement alors il réalisa qu'après l'affirmation du jeune inconnu, suivait la préoccupation de le savoir en forme. Alors il s'arrêta, ne revenant pourtant pas sur ses pas, indécis, le nouveau venu l'intriguait, il le troublait même, mais cela il ne se l'avouait pas. Son dialogue intérieur lui assurait que trop de fatigue, trop de froid, trop d’heures à se prendre pour une professeur de langue lui montait au cerveau. « A part la bosse et les égratignure, si on oublie la dignité je pense que je vais plutôt bien oui ... et vous ... Toi ? » En réalité il ignorait toujours si le "tu" ou le "vous" se montrait préférable. Et comme l'âge de son interlocuteur ne devait pas dépasser de beaucoup le sien, Tael estima qu'il pouvait se montrer plus familier. Après l'autre venait de le héler comme une vieil ami. Alors autant profiter des ses bonnes intentions desquelles il se persuadait toujours. Non pas qu'il aima le danger, ou peut-être que oui ...

La suite voudrait qu'il lui demanda son prénom, mais Taël hésitait à se montrer trop familier. Il ne comptait pas ses vrais amis au delà des doigts d'une main. De plus il refusait de se lier fortement avec qui que ce soit. Et bien qu'il aima les silences autant que les paroles partagées avec Gamora, en dernier recours il se réfugiait prêt de Rose pour lui raconter ses aventures. Apaisée, tranquille depuis sa décision de se retirer de la vie trop active du camp. le Bouclé se faisait un devoir de lui apporter à manger régulièrement, ainsi que bavarder de tout et de rien. Alors qu'il réfléchissait à sa prochaine action, ses yeux se posèrent sur un sac accroché à l'épaule du Terrien. « On dirait le mien ! » S'écria t-il spontanément en avant la main pour le toucher. Et pour cette action, il s'avança rapidement mais intercepta la main du jeune homme qui retombait après s'être élevée d'étonnante façon. Troublé, l'enfant des étoiles interrompit son geste qui resta suspendu en plein vol. « C'est que ... ce sac là, il ressemble tellement à celui au ... celui que j'ai perdu ! ... Mais non ce n'est pas possible, juste une troublante ressemblance ... » Marmonna t-il en essayant de se dominer. Parce que voilà, cette besace termina sa course en tombant  des falaises. Il n'y tenait que parce qu'il le récupéra dans la tente de Faith. Alors il se frotta les yeux avec énergie parce qu'il ne devait que se trouver face à une incroyable coïncidence.
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29/01/2017 Lynelf 144 Xavier Dolan Ava by Lux Aeterna / Sign' by okinell. (Bazz') Menuisier § Artisan et artiste 11


Sujet: Re: It's Gonna Be a Bright Bright Sunshiny Day...
Ven 7 Juil - 23:47

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Taël & Heïnrik

Les débarqués, il en avait rêvé, Heïnrik. Il avait adoré les imaginer avec trois yeux ou quatre bras. Des cheveux verts ou des ongles naturellement fluorescents. Alors il aurait pu être déçu en en voyant deux se démener sur une falaise puis quelques uns sur une plage. Il aurait pu être déçu en comprenant qu'il n'était pas si différents. Ils leur ressemblaient même plutôt beaucoup. Pourtant, la déception ne fit même pas une apparition dans l'esprit de l'Iskaar. Non. Il était simplement encore plus impatient de les rencontrer pour de vrai. A tel point qu'il avait apprit quelques mots de conversations rudimentaires. Il était fasciné et cette fascination l'avait poussé à garder la sacoche qu'il avait encore à l'épaule, quasiment intacte. Cette fascination l'avait poussé à prendre des décisions qu'il aurait peut-être mis encore bien des années à prendre. Comme ce voyage qu'il entreprenait, sans but précis, en ne voulant que surprises et rencontres. Et cette fascination l'avait finalement amené ici et maintenant, devant celui qui lui confirmait être de ceux d'en haut. Et plus il le regardait, plus il en était certain. C'était bien lui.

Heïnrik vit l'autre se mordiller les lèvres et son visage prendre tout un tas d'expressions qu'il ne pensait pas voir, alors qu'il ne lui voulait que du bien. Du moins, il voulait simplement assouvir sa curiosité et la crainte qu'il apercevait le faisait froncer les sourcils tandis que son sourire n'arrivait pas à disparaître. Sourire qui finit par partir tandis que le débarqué se confondit presque en excuses devant les yeux de l'Iskaar sidéré. Et Heïnrik n'arrivait pourtant pas à placer un petit mot de négation, à la fois parce que l'autre parlait beaucoup et parce qu'il aimait bien l'écouter parler, tout simplement. Alors il attendit qu'il s'arrête une bonne fois pour toute. « Oh non, non. Je m'en fous un peu de cette brouette, pour tout dire. Et je suis sûr que le propriétaire ne s'apercevra de rien. » Il essayait de se montrer rassurant. Il ne voulait pas lui faire peur. Il ne voulait pas le voir partir. Alors il fut rassuré quand il vit que le débarqué faisait demi-tour pour répondre à sa dernière question. Et il rit même un peu quand il lui parla de dignité. « Oh ben moi, je vais très bien, hein. Merci de ta préoccupation. » Il aurait voulu faire une petite blague du style « je sais marcher, moi », mais il ne savait pas comment son interlocuteur l'aurait prit et il ne voulait rien risquer. Pour l'instant, il voulait le mettre en confiance et lui parler le plus longtemps possible. Qu'il lui parle de sa vie et de ses rêves. De son passé et de ses espoirs.

Heïnrik vit sa main se lever plus qu'il ne la leva lui-même. Il la senti se dire qu'elle pouvait enfin toucher la peau, la texture, peut-être pour essayer de la calquer sur son bois. Il la vit penser que tous ces mois d'attente auront finalement servi à quelque chose. Et pourtant la main recula comme si elle avait été électrocutée au moment-même ou elle toucha celle du brun en face d'elle. Elle resta un peu plus bas, ni posée, ni levée. Entre deux. Comme les pensées de Heïnrik l'étaient. Entre surprise et joie de cette seconde écoulée et surprise et stupeur en entendant les mots de l'autre. Il reprit doucement conscience, forçant sa main à aller tenir la sacoche pour la ramener sur le devant de son corps, bien en évidence. Et il sourit au débarqué, d'un sourire presque effrayant tellement il était grand et joyeux, mais aussi fier. « Alors c'est vraiment toi. » Il enleva la sacoche de ses épaules, la tenant toujours sous son bras. « J'ai eu un doute quand je t'ai vu. Mais j'pensais pas que c'était possible. Il y avait si peu de chances que j'te recroise un jour. » Heïnrik regarde celui qu'il considère comme un miracle avec des yeux écarquillés de bonheur. « C'est toi que j'ai vu sur la falaise. T'as failli y passer, pas vrai ? Avec un autre gars ? Et après t'as crié ces mots, je sais toujours pas c'que t'as dit d'ailleurs. Mais rien que ça, te voir deux fois, toi, j'étais choqué. Et puis j'ai pas arrêté de penser à toi, enfin à vous tous, j'me suis imaginé des choses plus concrètes sur vous. Et te voir là... » L'Iskaar sait qu'il parle trop mais il n'arrive plus à s'arrêter. Il veut tout dire et il veut le retenir. Il voudrait que ce moment dure une éternité. Pourtant, il le sent déjà filer et il sait qu'il ne pourra rien faire pour arrêter le temps de passer. Il tend la sacoche à l'autre. « Si tu veux la regarder de plus près. Il y a des affaires à moi dedans mais si tu la veux, on peut s'arranger. » Heïnrik fait un petit sourire. Ça lui brise un peu le cœur de donner la sacoche. Après tout, c'est ce à quoi il se rattachait pour se rappeler ce qu'il avait vu par un hasard total. Mais c'était le premier débarqué qu'il avait vu, le premier débarqué auquel il parlait, alors à lui il pouvait bien faire plaisir. « Je m'appelle Heïnrik, au fait. Heïnrik Auðunn. » Implicitement, il demandait ainsi à l'autre de lui dire son nom également. Un nom qu'il s'empresserait de graver dans le bois une fois rentré chez lui, il le savait.


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Sujet: Re: It's Gonna Be a Bright Bright Sunshiny Day...
Dim 13 Aoû - 17:55


Heinrik & Taël


Contrairement au jeune homme qui se dressait face à lui, Taël ne rêva jamais des hommes parcourant la terre avant que de se trouver confronté à l'un deux. Tout simplement  car il entendait depuis ben des lustres que toute vie sur terre avait été éradiquée. Voilà ce qu'on leur enseignait alors qu’ils grandissaient, lui et les autres enfants nés dans l'espace. Rien ne pouvait survivre à la catastrophe. Alors déjà en posant le pied sur un sol ferme, d'où une végétation abondante émergeait à perte de vue. Et de plus recouverte par une forêt dont la canopée s'élevait bien au-delà de son imaginaire d'enfant enfermé dans une cellule. Ses paupières se soulevèrent comme emportées par des vents invisibles tandis que ses prunelles s'arrondissaient au point de recouvrir presque entièrement le gris de ses yeux. Pendant qu'il retenait sa respiration tout en se bouchant le nez pour interdire à l'air toxique d'y pénétrer pour le faire succomber. Mais aucun ne s'écroula, lors que les minutes défilaient, obligés de laisser les poumons se remplir d'un air plus sain qu'ils ne le supposaient. Pas un instant, même dans leurs rêves les plus fous, ils ne pensèrent se confronter à des humains. Bien que la présence d'animaux eut du les alerter, ils se laissèrent envahir par le goût de la liberté. Taêl comme les autres. Et puis les autochtones apparurent ne leur octroyant pas la possibilité pour l'imagination d’une race à trois yeux. Non rudes, cruels, débrouillards. La crainte grignota tragiquement l'espoir naissant dans leur cœur. Le cuisinier se résolu à mourir vite aux mains d'un de ces terriens. Visiblement le destin lui réservait une autre issue ... Pour le moment.

Depuis un étrange natif, plus vieux que la plupart que ceux qu'il rencontrait, lui sauva la vie, lui indiquant où s'appuyer par de rares mots puis disparaissant dans la nature, aussi muet que la falaise qu'ils affrontèrent ensemble. Pourquoi il se le demandait souvent, l'homme possédant un regard abrupte et sans détour, plus apte à attaquer qu'à tendre la main. Tael apprenait donc chaque jour que tout restait sujet à mauvaise interprétation. Une fois qu'il quittait le village des pikunis, après avoir accompli sa tâche, son échange avec Nahyri, il ne comptait pas aveuglément sur la trêve pour le protéger. Il comprenait mieux les dialogue entres les terriens, il ne s'illusionnait plus sur le fait que plusieurs petits groupes désapprouvaient cette alliance. De plus la venue des Rahjaks dans ce village pour soi-disant aplanir les problèmes ne se déroula pas précisément de manière à se terminer en leur faveur. Le bouclé restait donc très suspicieux quand il retournait dans son camp, d'autant plus qu'il s'agissait de son dernière voyage, - pour le moment - et que d'autres pikunis ne l'ignoraient pas. Qui sait si l'un n'attendait pas ce moment pour enfin passer aux choses sérieuses. Tael pouvait donc tout croire, tout imaginer mais certainement pas s'attendre à la vérité que lui dévoilait le jeune homme en face de lui. Tout d'abord il fut rassuré que ce ne fut pas la brouette qui fut en cause, et soupira longuement d'aise « ah tant mieux si ce morceau de bois n'est pas le sujet de ...  » Quoi donc d'ailleurs ? Cette approche ? Cet échange ? Il ne pouvait que supputer le bouclé, tant que son interlocuteur ne précisait pas mieux « Et tu le connais le propriétaire ? »

Si oui, il pourrait peut-être lui demander d'intervenir en sa faveur. Enfin, Tael rêvait probablement un peu trop, il fallait posséder un grain de folie pour s'imaginer qu'un natif intercéderait envers un autre en la faveur d'un débarqué. Comme ils aimaient à les surnommer. Après tout celui-là se portait bien, l'essentiel finalement, il ne devait donc rien avoir à lui reprocher. Même si dans l'expression de ce dernier il devenait comme un certain amusement. Sans doute dû à sa maladresse, d'ailleurs il ajouta dans la foulée comme pour prévenir une éventuelle curiosité « Je suis maladroit, je tombe ou je casse sans le vouloir ... » Tout cela avant qu'il ne s'interrompe, puis reconnaisse son bien, enfin celui de Faith, perdu justement lors de ce sauvetage sur la falaise. Alors une force plus forte que lui le réclama. Et la réaction de l'autre figea le cuisinier sur place quelques instants, pendant que son expression virait de la surprise à l'ahurissement « Moi ? » Aucune autre parole ne s'échappa de sa gorge devenue aphone, quand dans ses pensées tournaient milles autres questions. Des interrogations auxquelles le bouclé ne trouvait aucune formulation, tandis que l'autre jeune homme se départait de l'objet du délit tout en continuant à s'exprimer. Des phrases lui encrant définitivement les pieds dans la réalité « Oui oui c'est moi  » Haleta-t-il cloué par les fantaisies de la vie « j'ai failli mourir sur cette colline et ce gars je l'ai jamais revu ... Deux fois ?  » Le cuisinier assimilait mal toute ce que lui révélait l'autre. Il se croyait en danger, il se découvrait soudainement beaucoup moins invisible qu'il ne le supposait. Vivant donc. Étrange découverte qui le transportait vers une autre dimension.

Pourtant bien réelle. Mais le terrien parlait, son débit aussi abondant que celui d'une  rivière, ou alors Tael se noierait-il sous toutes ses informations ? cc]]« Quelles choses ?  » Oui qu'a t'il bien pu s'imaginer de si concret ? Le cent le dévisagea alors, directement, sans ce regard un peu fuyant qui évitait de croiser celui de l'autre, afin de ne pas révéler ce qui pullulait dans le sien. Intéressé, intrigué, séduit même par cet inconnu, et la bravoure qu'il décortiquait dans son récit « Tu ... Tu as quand même faillit t'écraser sur une falaise rien que pour récupérer un vieux sac  » Précieux certes pour l'âme sensible de Tael, mais ancien, usé et laminé, sans véritable valeur pour celui qui prenait tant de risques. Parce que oui il se souvenait le bouclé, des vagues mortelles qui se fracassaient sur les roches alors qu'il s'accrochait désespérément au pied de son sauveur. « C'est surtout, enfin il appartenait à une amie à moi, je voudrais ...  » le réclamer ? Mais en possédait-il encore le droit après en avoir fait son deuil ? Visiblement il représentait aussi quelque chose pour l'insulaire qui le tenait dans ses mains. « S'arranger comment ? ... Mais quand tu l'as attrapé tu n'y a pas découvert quelques affaires ? Parce que si tu me les rends bah ... » Taël s'interrompit alors que le brun se présentait à lui. Les inquiétudes envolées depuis les derniers éclaircissements, le bouclé se détendait et accepta de donner son identité à ce mystérieux Heinrik « Et moi Taël D'Arbanville »
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