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˜˜˜˜˜˜Far over the Misty Mountains cold (Elias)
maybe life should be about more than just surviving


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Sujet: Far over the Misty Mountains cold (Elias)
Mar 14 Fév - 11:52

The wind were moaning in the night #ElhÿxLe reste du voyage s’était montré bien plus clément que ce que la jeune métisse avait pu imaginer. Il y avait longtemps maintenant qu’elle avait oublié cette route, prise une première fois pour quitter la montagne dans laquelle elle avait grandi au profit d’une forêt pleine de secrets et de mystères. Sans doute s’était-elle figurée que le voyage serait bien plus ardu, plus dangereux certainement. Ou bien plus froid. Mais il n’en était rien. Le temps s’était montré compatissant, épargnant à la cavalière et ses deux compagnons des airs, une tempête de neige. Bien entendu, la température ne s’était pas adoucie pour autant, rappelant bien la saison dominante, mais en cela, Nhÿx était suffisamment parée pour affronter le plus rude des hivers, couverte de la tête aux pieds, assurant une chaleur permanente à son corps qui n’était pas tant fait pour vivre dans le froid persistant. De temps en temps, l’un des faucons virait vers le bas, sans doute pour chercher un peu de chaleur avant de repartir vers les cieux, et la Naori ne se montrait jamais réticente à accueillir l’un de ses protégés dans son giron. Il n’était pas dans son objectif de perdre un de ses compagnons. Indubitablement, le seul danger de ce voyage était de se perdre sans pouvoir retrouver son chemin. Ce qui aurait pu facilement arriver en vérité, car c’était bien la première fois que Nhÿx effectuait ce cheminement seule, son premier compagnon ayant été dans l’obligation de l’abandonner suite aux blessures de l’un de leurs oiseaux. Pour autant, elle n’avait pas voulu repousser plus longtemps l’apprentissage des faucons, retenant avec une attention particulière les explications de son aîné pour se rendre chez les Athnas. Elle rentrait chez elle, et c’était au moins tout aussi important que l’éducation des faucons. CHEZ ELLE, c’était effrayant de penser cela, lorsque l’on savait qu’elle avait passé le même temps au sein du peuple de sa mère, les Naoris. Où se sentait-elle le mieux ? Elle était incapable de répondre à cette question. Elle était enfant chez les fiers Athnas, adolescente chez les pacifiques Naoris. Bien sûr, le deuxième peuple avait su adoucir son caractère, mais ce pacifisme permanent était d’un ennui mortel. Pourtant, elle avait réussi à s’y faire quelques amis… Mais ceux qu’elle portait dans son cœur d’enfant lui manquaient terriblement. Qu’étaient-ils devenus ? Une question parmi tant d’autres sur le chemin du retour.

À mesure de l’avancée, elle avait pu sentir l’excitation la gagner, au même titre que la terreur. Et si personne ne se souvenait d’elle ? Elle n’était pas qu’une émissaire Naori, après tout, elle avait grandi dans cette montagne, apprit à combattre avec les autres enfants de son âge. Il y avait tant de souvenirs qui cherchaient à refaire surface qu’elle ne prêta pas même attention à son environnement. Ou trop tard, bientôt rejointe par deux hommes à l’allure fermée. Bien sûr, ne faut-il pas montrer patte blanche lorsque l’on souhaite pénétrer chez les Athnas ? « Ai laik Nhÿx kom Naorikru an Athnakru. » Peut-être parmi ceux-là, y en aurait-il un pour se souvenir d’elle. Après tout, elle n’avait pas tant changé d’apparence en onze années, et ses prunelles bicolores étaient suffisamment rares pour que certains s’en souviennent. Si l’un deux manifesta une légère hésitation, il ne laissa apparaître qu’un bref signe de tête, exigeant finalement le motif de visite, il était exceptionnel finalement, qu’un Naori mène ses pérégrinations jusque là. Glissant le petit sifflet entre ses lèvres, Nhÿx laissa un petit son se propager dans les airs, incitant ses deux compagnons aux serres acérées se poser sur son bras libre ou une épaule. « L’apprentissage de ces deux faucons nécessite la découverte des terres. Je suis ici pour voir votre maître fauconnier afin qu’ils sachent où se rendre pour porter les messages. » La réponse fut naturellement satisfaisante. « En outre, je demande l’autorisation de rester quelques jours afin de laisser mon cheval se reposer, et redécouvrir mes racines. » Retrouver le reste des siens si tant est que la chose fut possible. Elle avait croisé Isdès en venant, éveillant des échos jalousement gardés, qui d’autre croiserait-elle en posant le pied dans le village de son enfance ?

Passage accordé après qu’elle eut laissé son arc et sa dague, elle marqua un pas hésitant dans les galeries, peur au ventre, jusqu’à ce que lui parvienne les échos d’une vie bien cachée. Tout semblait lui parvenir au centuple, bruits, senteurs… Elle se sentait… comme sortant d’un rêve bien trop long. La saveur du chez soi n’avait rien de comparable. Bientôt, elle plissa les yeux pour admirer ce souvenir qui n’en était pas un. Un léger sourire flotta sur ses lèvres, tandis que ses prunelles différentes cherchaient, papillonnaient ci-et-là, à la recherche de familiarité ou de nouveauté. Certains visages s’arrêtèrent sur elle, principalement des enfants curieux. L’étranger est toujours source de curiosité. D’autres regards se firent plus insistants, comme sous la persistance d’un souvenir d’antan. À ces deux sortes de regards, elle n’adressa qu’un simple sourire amical, tantôt amusé, tantôt serein, tandis que ses jambes la portaient vers ce qui lui semblait-être, tout du moins dans ses souvenirs, le chemin vers la fauconnerie. N’était-ce pas sa première mission après tout ? Et pourtant, son regard accrocha une silhouette, l’aspect brute d’un souvenir tout aussi adulé que les autres. Elle passa quelques secondes à admirer le travail du temps, peut-être une minute complète, avant de laisser ses lèvres exulter en son nom. « Toujours aussi remontré contre le monde Elias ?? » Il fut un temps où il s’agissait d’une plaisanterie, un temps où ses mains rencontraient les siennes, pour se défendre de lui, pour apprendre de lui.  
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20/01/2016 avengedinchains 769 Tom Hardy ava mélopée ; signa by alas guerrier 89
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Sujet: Re: Far over the Misty Mountains cold (Elias)
Mer 1 Mar - 10:05

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FAR OVER THE MISTY MOUNTAINS COLD
elias&nhÿx
Le village Athna et ses horizons. Elias ne les quitte pas, depuis quelques jours. Le froid extérieur a fait fuir pas mal de gibier et de son côté à lui, il en vient à croire qu’il n’est pas vraiment utile de chercher plus loin. Il n’est pas chasseur de base ou du moins, ce n’est pas sa seule activité directe. Guerrier de son état, s’il lui est ainsi possible de poursuivre les animaux, c’est parce qu’il sait en faire autant avec les êtres humains. Mais puisqu’il n’est pas disposé à les tuer, il fait avec ce qu’il a sous la main. Même si tuer un lapin ne lui apporte pas grand-chose. Les psychologues de l’ancien temps auraient été enclin à déterminer ce qu’il a vraiment, un trouble explosif intermittent. Bien sûr, il est impossible de s’en rendre compte dans ce monde où les sciences n’ont plus une très grande place. Mais il est vrai que sa colère occupe une place exceptionnelle et troublante dans son existence. Comme s’il s’agissait presque d’une autre personne là, cachée au fond de lui, qu’il est incapable de calmer. Parfois au point de violences. Mais dans ce monde où tout ça n’existe plus, Elias n’est qu’un homme brutal qui ne fait pas dans la demi-mesure. Il parvient, en général, à calmer cette part de colère qui monte au creux de ses reins, mais ce n’est pas toujours une grosse réussite. Il est parfaitement incapable de retenir une quelconque colère, incapable de retenir ses poings de s’écraser sur un visage ou sur quelque chose. Cela ne dure jamais longtemps mais c’est là, encré en lui comme une maladie incurable. Et il y a cette sensation de plaisir, qui monte quand il répond à cette colère persistante. Une sensation de bien être rapidement suivi par cette tristesse d’y avoir répondu. Avec les années, il a appris à tenir le coup, à tenir pour ne pas sombrer dans la bête violence continue. Mais c’est là, et ça ne risque pas de disparaître dans un claquement de doigt. Avec Moïra, il avait appris l’amour, la douceur, il avait réussi à mettre tout ça de côté, d’une certaine manière. Mais c’est revenu, comme une claque dans la gueule, comme un rappel douloureux. Et il ne pouvait plus rien faire.

Mais la plupart du temps, il ne s’énerve pas. Passé les trente ans, il a appris à se contrôler. A moins qu’un véritable sale truc ne lui tombe sur la gueule, bien sûr, mais il parvient à calmer cette colère qui irradie au fond de lui. Il n’a pas la moindre raison de s’énerver, ces derniers temps, parce qu’il fait tout le nécessaire pour que les choses en restent à un point assez important. Si on peut le dire ainsi. Mais ce n’est pas aussi simple que ça, malheureusement. Et il faut juste se contenter de faire avec ça parce que les possibilités ne sont pas vraiment nombreuses. Le calme est son maître mot. Il n’ira pas jusqu’à faire des activités détentes, mais il sait malgré tout que c’est la seule chose qui ait de l’importance. Et on ne va certainement pas le lui reprocher, n’est-ce pas ? A l’heure actuelle, au village, tout ce qu’on sait, c’est qu’il est une personne un peu particulière, que sa violence peut parfois être un peu perturbante, qu’il ne faut pas trop le chauffer. Mais on sait surtout qu’il est un bon gars, que malgré tout ce qu’il dit, il sait ce qu’il faut faire et quand il faut le faire… Qu’il est un bon gars en qui on peut avoir confiance. Et c’est tout ce qui compte. D’une certaine manière, du moins. « Toujours aussi remontré contre le monde Elias ?? »

Alors qu’il était plongé dans ses pensées, la voix le secoue, l’éveille, alors que droit comme un i, il se tourne vers la personne qui vient de parler. Une femme, un souvenir lointain, un détail d’un passé d’enfant particulier. Le solitaire un peu étrange. Mais il y avait cette fille et bien sûr, il se souvient d’elle. Nhÿx. Il n’est pas la personne la plus physionomiste de l’histoire. Mais il se souvient de tous ceux à qui il a fait prendre les armes pour une quelconque formation. Il ne sourit pas, n’affiche rien sur son visage. Face à elle, il l’observe, la dévisage plus ou moins. Une vraie femme assez jolie, à n’en pas douter. Mais il ne risque pas d’en faire tout un foin et puis bon, il se demande également ce qu’elle peut bien venir faire par ici. L’homme a changé ? Oui, clairement. La colère a gagné un peu de terrain, la solitude a pris le reste. Quelques cicatrices, dont celle sur son œil. Quelques tatouages, de longues bandes noires lui rappelant quelques détails de son existence, le rattachant à une certaine douleur passée. A la cuisse, Moïra et Clara. Sur le coup, ses deux parents. Quant au reste… L’envie de la douleur, sûrement. Bien sûr, son corps n’apparaît pas à cette période de l’année. Et ça n’a pas réellement d’importance dans la situation actuelle. Mais il faisait juste un quelconque point sur les choses qui ont pu changer depuis. Et tout a changé en réalité. Il n’est plus un enfant. Elle non plus. « Tu imagines donc qu’on peut changer si facilement, Nhÿx ? ». Il s’avance vers elle, de sa large et imposante carrure, de son pas lent. Bien sûr, sa voix n’est plus celle d’un enfant, plutôt une voix rauque, au son un peu brisé. « Tu viens prendre quelques vacances ? ». Partie depuis si longtemps, il n’est plus si habituel de la voir rôder dans le coin.


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Sujet: Re: Far over the Misty Mountains cold (Elias)
Ven 21 Avr - 19:46

The wind were moaning in the night #ElhÿxElle l’observe, l’homme du passé, de son passé, cherche les traits familiers d’autrefois. Les bribes du passé devant la prunelle différente, des échos partagés entre les rires, les grondements, les cris et les pleurs. Elle dévisage l’homme fait, trouve les différences avec ses souvenirs, s’interroge, se questionne. Que lui est-il arrivé ? Qu’a t’il fait pour mériter les marques qui couvrent les parties du corps qu’elle peut voir ? Intérieurement, elle hausse les épaules la métisse, si l’histoire doit être contée, il le fera. Elle n’est pas tant curieuse. Chacun sa vie, chacun ses épreuves et ses victoires. Elle le laisse s’approcher, esquisse un début de sourire, à mi chemin entre l’amusement et la sincérité, celle de le revoir. Sa voix la pousse au frémissement, plus rauque, plus subtile sur les dangers à venir de sa part. Elle sent les serres de l’un des faucons se resserrer sur son épaule, elle claque de la langue pour apaiser l’enfant, libère l’autre pour qu’il lui laisse une marge afin d’accueillir l’homme de ses souvenirs. « Tu as toujours été un cas désespéré Elias. » susurre t’elle de ses lèvres taquines, l’œil pétillant. L’autre oiseau s’envole, ce qui lui permet de poser l’une de ses mains sur l’épaule masculine, avant de finalement plonger toute sa silhouette contre le vis-à-vis, accolade loyale. « Tu m’as manqué ! » qu’elle clame, avant de s’éloigner aussi brusquement qu’elle n’est arrivée contre lui. Ses prunelles peuvent mieux observer l’homme, se nourrir de sa vision pour remplacer celle d’autrefois. Il interroge, elle secoue négativement la tête, avant de lever le faciès vers le ciel. « Pas tout à fait. Je m’occupe des oiseaux messagers chez les naoris. » Son nouveau peuple, celui d’origine de sa mère, là où elle a été obligée d’aller contre son gré. « Je dois les emmener au maitre fauconnier. Tu m’accompagnes ? » Ou la demande implicite peut-être de lui rappeler où celui-là se trouve. Elle ne possède plus ce souvenir, perdu dans les méandres d’un esprit trop occupé. Elle le suit naturellement, siffle du bout de la langue pour que les rapaces reviennent vers elle, caresse du bout de la phalange le doux plumage.

Elle garde le silence, observe les alentours, encore. Les souvenirs reviennent, peu à peu, confus. « Que deviens-tu ? » lance t’elle subitement. Que fait-il désormais ? « Tu apprends toujours aux jeunes à se battre ? » N’est-il pas connu pour cela ? N’est-ce pas avec lui qu’elle a apprit à se défendre ? A se montrer plus rusée ? Ce passé semble lui manquer, elle n’a pas trouvé de pareille dans cette forêt désormais sienne. Certes, les naoris savent se défendre, hélas, il leur manque ce piment qui rend teigneux. Elle fait de nouveau silence, tandis que les rapaces semblent communiquer entre eux. L’un d’eux s’agite, mais rien qui ne sorte de l’ordinaire, tandis qu’elle l’apaise du bout des doigts. Il leur faudra s’habituer, puisqu’ils resteront ici un moment. Le temps qu’il faudra, le temps de l’éducation. Elle a fait sa part, à eux de faire le reste et de se montrer apte à délivrer les messages.

Enfin ils arrivent, et elle n’a pas besoin d’entrer dans les explications avec le fauconnier. Il sait ce qu’il a à faire, et déjà, il la congédie, pour laisser les oiseaux se reposer, tout autant qu’elle. C’est avec tendresse qu’elle les laisse pour la journée, caresse du bout des doigts le sommet de leur crâne. Il n’y avait qu’avec eux qu’elle sait se montrer tendre. Les humains ne possèdent pas son affection. Pas encore. Elle n’a pas eu le temps de se consacrer à cela. Alors elle rejoint Elias, repousse sa longue chevelure ténébreuse avant de planter son regard dans le sien. « Je sais que j’abuse, mais tu ne sais pas où je pourrais trouver un endroit pour échanger des objets contre de l’argent ? Je crains de ne pas avoir assez pour manger ou même pour trouver un endroit où dormir. » Elle n’est pas désespérée, pleine de ressources. S’il le faut, elle trouvera un endroit à l’extérieur de la montagne, chassera ce qu’elle trouvera. Auquel cas, jamais on ne l’aurait laissée partir seule. Pas aussi facilement tout du moins.

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20/01/2016 avengedinchains 769 Tom Hardy ava mélopée ; signa by alas guerrier 89
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Sujet: Re: Far over the Misty Mountains cold (Elias)
Jeu 15 Juin - 12:10

» Far over the misty mountains cold
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Elias n’est pas remonté contre le monde. Son existence a toujours dépendu de sa manière d’être ou de se comporter, ça a toujours dépendu de l’homme qu’il était, mais… C’est une affaire un peu plus compliquée de voir les choses. Oui, les gens préfèrent dire qu’il a un problème avec le monde mais peut-être que c’est le monde qui a un problème avec lui. Pour sûr qu’il est toujours plus facile de repousser les gens, quand on ne va pas bien. Il est tout aussi facile de mettre la faute sur le dos de quelqu’un d’autre et autre connerie de ce genre. Mais tout ceci ne le regarde pas vraiment, c’est vrai. Il a un trouble de la personnalité et les gens, ils ne s’attardent pas pour essayer de comprendre. Il a l’air méchant, et il fait peur. Et on s’arrête à ça. Très bien. Si ça les amuse, il ne risque pas de chercher plus loin parce que c’est déjà bien assez chiant comme ça. Alors oui, il n’est pas toujours très sympa. Il grogne et se fait brutal mais au moins, le reste du temps, il n’hésite jamais à faire ce qu’il faut. Enfin bref, le gros balèze n’aime peut-être pas les gens finalement. Oui, sans doute. Mais il ne risque pas de chercher plus loin parce que dans le fond, tout ça, c’est déjà bien trop compliqué. « Tu as toujours été un cas désespéré Elias. ». Il hausse les épaules. Oui, c’est sans doute de ça qu’il est question. Cas désespéré, homme insupportable au caractère détestable. Il ne compte pas changer pour les gens et il trouve que ça a toujours été plus facile comme ça. Tout est plus facile, comme ça. Et il ne risque pas de changer de méthode. « Et je me suis toujours très bien senti comme ça ». Il ne changera pas pour quelqu’un d’autre. Hors de question, même. Et les rares personnes qui sont proches de lui ne peuvent pas le nier. Ils sont suffisants. Il n’a pas besoin de quinze personnes derrière son cul. « Tu m’as manqué ! ». Ce câlin est perturbant et étrange. Il n’a pas pour habitude d’avoir des contacts physiques comme ça. Mais si elle le souhaite hein, pas de soucis. « Tu m’as presque manqué aussi ». Presque, parce qu’il n’est pas un sentimental et que lorsque quelqu’un part, il y fait attention de loin mais ça ne dure pas bien longtemps. Il a toujours trouvé ça plus facile comme ça, alors que ça n’a sans doute pas le moindre sens, évidemment.

« Pas tout à fait. Je m’occupe des oiseaux messagers chez les naoris. ». Un emploi de merde. Il serre les dents, bien sûr, il ne va pas se mettre à lui dire une chose pareille. La blesser aussi gratuitement, ça n’a rien de commun et ce n’est absolument pas dans ses habitudes. Surtout pas quelqu’un qu’il apprécie, de près ou de loin. Pour le coup, dans la situation ici présente, Elias ne nie pas le fait qu’elle a toujours été quelqu’un de plaisant et d’agréable. C’est vrai. Elle venait vers lui quand les autres n’en étaient pas capables. Et c’était assez… Déprimant. Mais pour le reste, il ne va certainement pas se mettre à négliger le fait que oui, c’est un emploi qui ne lui parle pas et qu’il trouve assez réducteur. Ce n’est pas son genre, quoi. Mais elle est désormais fille de la forêt alors forcément, son job n’est plus dans les petits papiers de Elias. Lui, l’Athna, le guerrier. L’homme qui serait bien incapable de quitter cette tribu si chère à son cœur. Est-ce qu’on peut vraiment lui en vouloir ? Impossible. « Je dois les emmener au maitre fauconnier. Tu m’accompagnes ? ». Oh, c’est donc pour cette raison qu’elle partage son nouvel emploi. Besoin d’un coup de main. Il hausse une nouvelle fois les épaules. Si elle veut. « Allons-y alors ». Il se met en marche, ne l’attend pas vraiment, le devrait sans doute mais… Il n’est pas dans ses habitudes de le faire. Il l’entend siffler, il entend du bruit, il se retourne à peine pour voir les oiseaux autour d’elle. Il s’en moque. C n’est pas un spectacle qui l’intéresse vraiment.

« Que deviens-tu ? ». Rien ? Il ne change pas, il n’a pas envie de le faire. Il est resté le même, et il le vit très bien. Les autres peut-être pas, Elias s’en fout. « Je suis toujours le même, et toi, fille de la forêt ? ». Elle n’est plus de son peuple, elle est partie. Il n’ira pas prétendre qu’il lui en veut mais c’est vrai qu’il a été déçu, ce jour-là. Mais ça remonte à loin. A quoi bon chercher plus longtemps. « Tu apprends toujours aux jeunes à se battre ? ». Encore et toujours. Bien sûr, il ne se limite pas à ça. Il chasse, il vit sa vie, aussi, dans son coin. Et c’est bien mieux comme ça. « Toujours. Mais les enfants sont de plus en plus rebelles, moins intéressé par le combat.. ». Il n’a qu’à penser à ce gamin qui chiale tout le temps quand il est question de passer à l’entraînement pour le comprendre. Il ne sait plus quoi dire pour qu’il arrête de faire l’enfant. Il a cessé de l’entraîner depuis, parce qu’il s’énervait beaucoup trop et que ce n’était pas bon pour lui. Pas bon du tout.

« Je sais que j’abuse, mais tu ne sais pas où je pourrais trouver un endroit pour échanger des objets contre de l’argent ? Je crains de ne pas avoir assez pour manger ou même pour trouver un endroit où dormir. ». Il marque un temps d’arrêt. De l’or ? Ici ? Pas vraiment le genre. Ca fonctionne davantage par le troc. Est-ce que les habitudes sont différentes dans la forêt ? Lui, de son côté, il ne l’accueillera pas. Bien sûr qu’un ami le ferait mais elle doit en avoir d’autre. Et Elias n’est pas du genre à accueillir quelqu’un chez lui. Aucune femme n’a dormi dans sa maison depuis que la sienne est morte. Et il ne se sent pas prêt à changer ça. « De l’or tu veux dire ? Je ne sais pas. Ici, on fonctionne plutôt au troc et à l’échange de service. C’est souvent plus facile. Tu n’as personne chez qui dormir ? ».  


notes » w/ Nhyx au village Athnas le 14 février 2117

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12/10/2014 Brimbelle 46468 Jessica Chastain Lux Aeterna Médecin / Herboriste 481
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Sujet: Re: Far over the Misty Mountains cold (Elias)
Mer 5 Juil - 23:18

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Sujet: Re: Far over the Misty Mountains cold (Elias)

 

Far over the Misty Mountains cold (Elias)

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