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˜˜˜˜˜˜I see fire burning the trees (Kykychouw)
maybe life should be about more than just surviving


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Sujet: I see fire burning the trees (Kykychouw)
Mar 14 Fév - 11:52

I see fire
#Kyrhÿx
La fin de l’été s’annonçait doucement, paresseusement. Les températures, encore chaudes hier, se montraient de plus en plus douces, menant invariablement vers une chute progressive certes, néanmoins présente. Certains sages ont l’habitude de prédire qu’à l’arrivée d’une nouvelle saison, arrive un nouveau tourment, ou une nouvelle bienheureuse, pour les moins pessimistes. D’aucun ne se trompait jamais. La fin de l’été venait de marquer l’arrivée de quelques étrangers au sein du clan Naori, et pas n’importe lesquels : des Rahjaks, un mercenaire, un synonyme de malheur pour beaucoup, et des esclaves... Le passif entre les Naoris et les habitants du désert n’était plus à refaire. Le passif entre ces deux tribus était encore trop frais pour être oublié. Pourtant, le conseil avait accepté leur requête, quelle qu’elle soit, pour peu qu’ils demeurent à l’écart. Une bonne ou une mauvaise chose ? Les avis se voulaient partagés. Les plus pacifistes espéraient encore qu’une paix soit maintenue au possible. D’autres, comme Nhÿx, conservaient un œil attentif envers ces étrangers qui avaient osé réclamer l’asile. Avec le temps, le regard de certains s’était adouci, celui bicolore de la métisse, était demeuré critique : elle ne possédait pas le pacifisme inné des autres membres de sa tribu d’adoption, peut-être même ne l’aurait-elle jamais, trop de sang Athna en ses veines bleues, mais ne le montrant jamais ouvertement. En vérité, il n’y avait pas un jour où elle ne s’aventurait pas du côté des exilés, aussi discrète qu’un écureuil, ses pieds encore nus s’aventurant au gré des branches porteuses. Parfois, elle s’asseyait de longues heures pour observer, apprendre du langage corporel de ces étrangers. Fascinée quelque part peut-être, espionne à d’autres moments. Il y en avait un dans le lot qui ressortait amplement, le regard aussi torturé que celui d’un animal battu, sauvage aux instants de folie. C’était de celui-ci dont elle se méfiait particulièrement : les animaux blessés sont les plus dangereux. Et pourtant, ne lui inspirait-il un certain respect ? Elle reconnaissait en lui le guerrier, celui qui a vu, exécuté, c’était bien celui-là qui attirait certaines fibres de son corps, avides, désespérément en manque. Quand arrivaient ces moments, elle se redressait silencieusement, se dérobant de sa vision pour déserter l’arbre et repartir vers le village, apaisant le tourment de son corps. Il n’y avait personne en ce lieu pour abréger sa souffrance, pas un qui ne soit digne.

Et la pratique seule ne suffisait plus. Ce feu était en train de se propager, tourmente infernale. À trop y songer, elle en oubliait parfois ses propres devoirs, distraite. L’idée seule suffisait à balayer d’un revers de main tout le reste. Il lui fallait apaiser ce besoin impérieux. Il lui fallait trouver celui qu’elle avait repéré pour abréger ses souffrances.

Alors elle avait prit les devants, bravé ses propres restrictions, délaissé ses arbres pour s’aventurer dans leur campement, jetant un rapide coup d’œil aux compagnons de celui qu’elle venait chercher, titiller. Elle ne pouvait pas manquer les petites moqueries : une Naori suffisamment brave pour affronter un Rahjak en perdition. Quoi de plus risible au fond ? Mais elle n’était pas de ce peuple à 100%. Au fond d’elle bouillait ce sang purement Athna, le sang d’une guerrière née au destin pourtant avorté. C’était vers LUI qu’elle s’était dirigée, observant de plus près son visage, caressant ses traits sans jamais les toucher du bout des phalanges, cherchant à décrypter ce regard craquelé tel un miroir irréparable. C’était à lui qu’elle avait tendu quelques provisions du village, le partage étant un principe incontournable du clan. Puis elle s’était mordue trois fois la langue. Trois fois pour retenir la demande, trois tentatives durant lesquelles elle aurait tout aussi bien pu faire demi-tour et tourner le dos aux besoins de son corps et de son âme. Finalement, elle avait cédé, dardant son regard dans celui du guerrier. « Il a été dit que tu étais gladiateur autrefois, un combattant émérite. Est-ce vrai ? » Bien sûr, le ton était doux, aussi mielleux que celui d’un Naori qui n’aspire qu’à obtenir ce qu’il souhaite. Et ce qu’elle voulait, pour sûr, la métisse l’aurait.
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05/10/2015 Electric Soul 5508 Jensen Ackles Tag & tumblr Traître en cavale & rebelle anti-esclavagiste anti-royaliste (ex-mercenaire, ex-gladiateur) | Combat & maniement des armes 490
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Sujet: Re: I see fire burning the trees (Kykychouw)
Ven 3 Mar - 18:39

Tu respires. Tu respires cet air qui pue la verdure, les herbes, les feuilles, le bois pourri, les fourrures d'animaux. Tu respires cet air, trop pur, trop propre, trop doux. Les couleurs sont vert tendre, brun terre, gris anthracite. Rien des couleurs chaudes de ton désert natal, rien du sable qui brûle la peau. Les animaux aussi sont doux ici, ou du moins, moins dangereux. Pas de scorpions ou de serpents sous le pied, pas de charognard qui vous lorgne alors que vous vous arrêtez dans un point isolé, bloqué par une tempête de sable, prêt à fondre sur vous comme un potentiel repas.

Ils ont la vie trop facile, ici. Tout est à portée de main, la Nature leur sourit. Leur fournit un arbre géant dans lequel dormir, une rivière où s'abreuver, des centaines de plantes dont ils peuvent se nourrir, des animaux à chasser à profusion.

Vous n'avez jamais eu la vie aussi simple, dans le désert, tout ce que vous obtenez, vous vous êtes battus pour l'avoir. C'est ce qui vous a forgé. C'est qui t'a forgé. Et même si tu leur es reconnaissant pour l'asile qu'ils vous offrent, même si tu t'es étrangement trouvé des points communs avec certains Naoris – marginaux, dans leur mode de pensée, tu crois, car assurément, ils sont bien plus manipulateurs que tu ne le pensais – il n'empêche que tu trouves que c'est un peuple au coeur mou, à la chair tendre et à l'esprit perdu dans la cime des arbres auxquels ils sont si attachés.

Être en paix ici te remplit d'une énergie que tu ne peux dépenser, d'une frustration à ne pouvoir te battre. Tout le monde est trop pacifiste, trop aimable et tu ne peux attaquer comme le chien enragé que tu es. Tu as toujours eu besoin de bouger, d'être actif, au fond, toujours eu besoin de combattre et tu ne peux le faire ici sans mettre en danger ta position. L'asile, oui, mais à condition de rester calme. À condition de ne pas provoquer de problèmes.

Chien enchaîné. Sauf que tes chaînes, tu les as voulues, cette fois. Tu as besoin d'alliés, pas vrai ? Et tu ne vas pas cracher sur ceux que tu trouves. Alors tu fermes ta gueule et tu restes dans ton coin, dans le campement un peu à l'écart de leur précieux arbre de vie – Dieu Soleil, qui aurait cru qu'un jour tu pourrais venir ici, sans arme, sans mauvaise intention –, tu restes avec les Rahjaks secourus, les Rahjaks retrouvés. La frustration monte et tu n'es certainement pas le seul qui désire te battre, sortir sur le terrain. Mais tu dois attendre, attendre. Le bon moment. C'est ce que tu es, après tout, non, un chien d'attaque, qui se lance quand on lui ordonne. Même libre, tu ne changes pas vraiment. Mais cette fois, c'est pour toi que tu combats, et pas pour une foule. C'est ce qui fait toute la différence.

Tu t'entraînes, quand elle vient te trouver. Parce que même si les armes te sont déniées, ton corps reste ton meilleur instrument de combat. Ne jamais dépendre d'une arme, c'est que tu as appris dès le début dans l'arène – on peut te l'arracher, on peut te la briser. Tes meilleures armes, ce sont encore ta force, ta vitesse et ta vivacité. Qui dans ces sentinelles peut prétendre pouvoir tuer un homme à mains nues ? Pas grand-monde, tu penses.

Tu l'observes avec méfiance quand elle approche. Elle est déjà venue par ici, c'est une des rares à venir près de vous au campement, une des rares à ne pas montrer de la peur réelle dans son regard. Non, t'as l'impression qu'elle est plus...curieuse vis-à-vis de vous. C'est un regard auquel t'es habitué. T'étais une bête de foire, après tout, avant. Un objet de paris.

Son interrogation ne te surprend pas vraiment. Elle te donne presque envie de sourire.

Gladiateur. Ouais, c'est plus facile de t'afficher cette étiquette ici. Un gladiateur, c'est un esclave. Une victime du régime, de la royauté, qui n'a pas eu le choix, qui a eu sa liberté volée. Quelqu'un qui peut demander l'asile, demander refuge chez un peuple pacifique. Un peuple auquel t'as pris des membres, quand le fouet claquait dans tes mains plutôt que sur ton dos.

T'es plus un mercenaire. Un voleur de vies pour un peu d'or. Ce choix-là, il sera pas accepté par les Naoris, tu le sais. Alors ouais, si ils préfèrent, tu reprendras ton rôle de bête enragée. C'est pas comme si ça t'avait vraiment quitté de toute façon. Quinze ans que ses griffes et ses crocs te collent à la peau. Quinze ans que t'as passé plus à l'état d'animal sauvage qu'à l'état d'humain. Ça t'a permis de survivre, ça a fait de toi ce que t'es aujourd'hui. Ça t'a cassé, aussi. T'a transformé en monstre.

Enfin. Tu dois laver tes péchés, maintenant, n'est-ce pas ? C'est à ça que doit servir cette trahison, non ? Reprendre un nouveau départ ?

T'as jamais voulu être esclave. Mais tu l'as été presque aussi longtemps que tu as été libre. Aussi longtemps que tu seras traître ? Tu ne penses pas encore avoir autant d'années devant toi.

« Ouais, c'est vrai. Pourquoi ? »

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Sujet: Re: I see fire burning the trees (Kykychouw)
Dim 2 Avr - 11:37

Elle l’observe s’entrainer, et son regard est à la recherche du moindre petit défaut facilement visible à l’entrainement. Elle n’en voit aucun. Elle inspire et expire, à la recherche du courage face à la demande qu’elle souhaite susurrer à son oreille. Quand enfin il daigne la regarder, elle décèle une pointe de méfiance dans son regard. Une attitude qu’elle ne comprend pas. Elle n’a jamais montré la moindre intention de trahir le Rahjak en fuite, ni même aspiré à commettre la moindre erreur en la présence de ce petit monde. Perplexe, elle l’observe, avant de finalement hausser les épaules intérieurement. Ce qu’il pense ne regarde que lui finalement. S’il éprouve le besoin de se sentir en insécurité face à elle, elle ne peut rien y faire. Alors elle détaille son visage, qu’elle prends le temps d’observer. Il a de beaux traits le cousin éloigné, mais marqués. C’est ce qui arrive lorsque l’on combat toute une vie. Il a la peau bien plus dorée que la sienne, signe d’une vie passée au soleil. Oui, c’est un bel homme, ou il le serait totalement s’il daignait esquisser ses lèvres d’un sourire sincère. Mais cela, la naori s’en moque quelque peu, ce n’est pas pour lui faire les yeux doux qu’elle se trouve ici. D’autres s’en chargeront à sa place. Elle a entendu des choses intéressantes au village. Tout le monde aime l’exotisme. Enfin, il répond à son interrogation, et l’incite au silence, juste le temps de réfléchir. Elle s’absente, joue distraitement avec une plume fichée dans l’une de ses tresses, reporte finalement ses prunelles sur le guerrier. Elle passe sa langue sur ses lèvres, avant de finalement se lancer. « J’ai… J’ai besoin de quelqu'un comme toi avec qui m’entrainer. »

C’est dit, franchement et sans détour. Elle le met au défi de rire de la situation, comme n’importe quel homme le ferait certainement. Une Naori qui veut s’entrainer ? C’est une plaisanterie digne d’un 1er avril. Aucun Naori n’aimerait apprendre à se battre, à tenir une arme dans le but de blesser quelqu’un, peuple bien trop pacifiste pour supporter la vision d’une arme ensanglantée. Mais n’oublions pas qu’elle n’est pas Naori à part entière la créature. Athna dans le sang, Athna par l’éducation. Elle n’a jamais cessé de faire honneur à son peuple d’antan, mais elle sait que ses mouvements sont devenus imparfaits avec le temps. Elle a besoin de réajuster ça. « Il n’y a pas de Naori suffisamment doué pour m’aider dans cette tâche. Mais toi, tu connais l’art de combattre, tu sais quand frapper au bon moment. » Mais comment pourrait-elle le convaincre de lui dire oui ?

Elle se tient droite devant lui, ses phalanges jouant toujours avec la plume, avant de finalement la délaisser, pour se focaliser entièrement sur le Rahjak. Elle pourrait prier pour qu’il accepte, mais elle doute que cela soit suffisant, ou même d’une quelconque aide. « Je ne peux pas te payer avec de l’argent. Nous n’en avons pas ici. Mais si tu me dis ce que tu veux, je peux essayer de te payer de cette façon. »


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Sujet: Re: I see fire burning the trees (Kykychouw)
Ven 7 Avr - 22:15

T'as toujours été plus proche de l'animal que de l'humain.

Ou plutôt, on t'a réduit si longtemps au rang de sous-humain, juste un animal bon à attaquer sur commande, que t'en as oublié ce que c'était d'être humain. Tu réagis à l'instinct et tu n'écoutes pratiquement que lui. La réflexion, la planification ? Ce n'est pas ton fort. Tu es trop impulsif et sanguin, de toute façon, tu détestes devoir attendre qu'un plan se déroule à la perfection. Non, t'es plutôt du genre à foncer tête baissée au coeur de l'action quitte à t'en sortir de justesse, tu t'adaptes à chaque situation, tu improvises, tu réagis contrairement au souhait de ton adversaire. Tu as appris à ne compter que sur toi-même et sur un nombre de gens que tu peux compter sur les doigts d'une main. Accorder sa confiance n'est même pas un luxe, la majorité du temps, c'est une erreur. C'est en parlant trop facilement à des gens déloyaux que tes parents ont fini décapités en place publique pour un crime qu'ils n'ont même pas commis. Tu n'as pas l'intention que ta tête se détache de tes épaules de sitôt, pas si tu peux l'en empêcher.

Alors ouais, tu l'observes comme un animal, la Naori. Pas comme un animal acculé, non, pas tout à fait, et pas comme un prédateur non plus. Mais t'observes, t'attends d'évaluer la menace. Tu restes tendu, prêt à te défendre s'il faut – t'en doutes, mais on sait jamais et tu dois toujours être prêt, toujours – mais surtout, prêt à attaquer. Pas forcément avec tes poings, non, mais les importuns, tu sais comment les remettre à leur place en quelques mots bien sentis. Elle t'a jamais frappé comme étant particulièrement chiante ou intrusive, mais la façon dont elle te fixe te dérange. Comme si t'étais une bête de foire. Un animal curieux. Alors tu lui renvoies son regard, parce que tu sais que ça fait chier les autres d'être traité comme un objet. Surtout par quelqu'un qu'ils considèrent comme un objet lui-même.

Elle est frêle. Ou plutôt, non, juste...fine. Plutôt grande, pour une femme, même si elle a clairement des centimètres en moins que toi. Et il y a quelque chose d'attirant dans ces traits à la fois doux et saillants, ce contraste entre la peau hâlée et les yeux clairs. Elle ferait tourner des têtes chez vous, t'en es conscient. Et certains, plus vils que d'autres, n'auraient pas hésité à lui voler sa liberté pour la vendre au plus offrant. T'as récupéré bien des esclaves en fuite qui étaient trop jolies pour que leurs maîtres supportent les voir loin du bercail bien longtemps. Plus faciles à ramener que les esclaves à problèmes et rapportant bien plus. Il n'est pas bon d'être belle dans le désert quand on a pas de sang rahjak.

Apparemment, elle s'attendait pas à ce que tu lui répondes ou que tu lui demandes pourquoi. Tu la vois qui perd sa voix et qui chipote nerveusement à ce qui ressemble suspicieusement à une plume – tu ne comprendras jamais les moeurs de cette tribu – dans ses cheveux. Est-ce qu'elle perd déjà son courage, la Naori ? Tu t'attends à moitié à ce qu'elle se détourne et reparte vers le village, le rouge aux joues, quand elle répond enfin. Et la réponse te fait marquer un temps d'arrêt. Sérieusement ? C'est une blague ?

« Ah ouais ? » demandes-tu, un sourcil haussé.

Tu jettes un regard aux autres Rahjaks autour de toi, puis tu t'approches jusqu'à être presque à portée de bras. T'es plus grand qu'elle et tu sais que ta carrure peut impressionner – tu te prives pas pour la toiser de toute ta taille, bras croisés, un sourire goguenard aux lèvres. Tu crées pas de problèmes et tu provoques pas, non. Mais ça n'empêche pas ton naturel sarcastique de revenir au galop quand on t'en donne l'occasion.

« Et pourquoi t'aurais besoin de te battre ? De ce que je sache, c'est une tribu pacifiste, qui évite la guerre. Et si tu fais pas déjà partie de leurs...guerriers... » Tu ne caches pas le certain mépris que tu éprouves pour les sentinelles naoris. Ils se basent plus sur les pièges, le camouflage et les armes que le combat au corps-à-corps, les pures capacités du corps. Tu ne peux t'empêcher de trouver ces techniques lâches. « ...pourquoi tu voudrais apprendre, tout d'un coup ? Quelqu'un qui t'emmerde et tu veux apprendre à te défendre ? Désolée ma jolie, j'ai appris à me battre pour mettre à terre mon adversaire, le neutraliser et le tuer. Je pense pas que c'est ça que tu veux. »

Enfin, techniquement, tuer était fortement découragé quand t'étais gladiateur. T'as juste toujours été trop sanguinaire et incontrôlable. T'arrivais difficilement à arrêter le combat à juste mettre l'autre hors d'état. Nan, t'avais besoin d'aller jusqu'au bout, de l'emporter, de terrasser l'ennemi. T'as tué dans l'arène, beaucoup plus que tu n'aurais dû, beaucoup trop, et tu l'as souvent payé en coups de fouet qui t'ont lacéré le dos, en privations, en punitions qui sont ancrées dans ta chair et dans tes os. Tu dois ta survie qu'à l'amour de la foule pour ta folie meurtrière. La bête enragée, qu'on t'appelait. T'aurais été abattu comme le chien malade que t'étais si le public t'avait pas tant aimé pour ta soif de sang. Au plus bas tu régressais, au plus tu t'avilissais, au plus on t'adulait. Ça prouve toute la perversion et la pourriture de l'âme rahjak.

Tu peux pas nier qu'elle a du cran, la Naori. Elle continue de se tenir droite devant toi, déterminée. Elle a pas peur de te fixer dans les yeux. C'est bien plus que beaucoup de gens d'ici qui préfèrent te fuir et t'éviter comme la peste. T'es dangereux, et ça se sait.

Tu lâches un rire incrédule quand elle te parle du paiement contre ton aide, déclarant qu'elle n'a pas d'argent. Elle est prête à te donner ce que tu veux, qu'elle dit. Ce que tu veux ? Ce que tu veux vraiment, c'est pas elle qui peut te le donner. La tête du roi – non, de toute la famille royale, tant qu'à faire – sur une pique, bouffée par les chacals. Les esclaves libérés mettant à mort les nobles qui les ont oppressés tant d'années. Ce qu'elle peut te donner, en revanche ? Oh, mieux ne vaut pas l'évoquer.

« Fais gaffe à ce que tu proposes, à mon avis, tu mesures pas l'impact de tes paroles. » réponds-tu, le ton légèrement moqueur. Elle doit être trop habituée aux bien-pensants Naoris, la pauvre.

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12/10/2014 Brimbelle 46413 Jessica Chastain Lux Aeterna Médecin / Herboriste 322
Admin - Tears of the phoenix


Sujet: Re: I see fire burning the trees (Kykychouw)
Mer 5 Juil - 23:18

RP archivé suite à la suppression de Nhyx
 

I see fire burning the trees (Kykychouw)

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