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˜˜˜˜˜˜Que le sang coule à flots aux rythmiques sanglots ⚔ Abel le Babibel
maybe life should be about more than just surviving


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Sujet: Que le sang coule à flots aux rythmiques sanglots ⚔ Abel le Babibel
Lun 13 Fév - 22:27

que le sang coule à flots
abel ∞ dante

I'm tired of all these rockers sayin' come with me. Wait, it's just about to break, its more than I can take. Everything's about to change, I feel it in my veins, it's not going away. Everything's about to change. ✻✻✻ L'écarlate teinte et habille les corps sanguinolents. Le rouge souille les cadavres, éclabousse les manants. Leur palpitant n'est plus, seuls leurs os demeurent, blancheur aveuglante dans ces ténèbres qui se dévident peu à peu, fil de la Nuit, de leurs ombres cauchemardesques. La tempête a fait rage, au dehors, tout l'équipage en a été témoin la nuit durant. Alors que les premières lueurs du jour viennent zébrer le Ciel, les trainants rayons chatouillant les paupières matinales, une silhouette apparaît à l'horizon. Les yeux sont frottés, la longue-vue dépliée, et bientôt au vigie de hurler: « NAVIRE EN VUE!! » Quelques hommes se lèvent, d'autres déjà debout se redressent, se précipitant sur le pont pour en avoir le cœur net. Alors que les hommes parlent entre eux, se crient la nouvelle, l'un des membres s'éloigne, silencieux. Fine ombre qui s'en va à l'opposé de tous, elle n'en est pas moins reconnaissable. Un couvre-chef sur la tête, des cheveux de feu virevoltant sur ses épaules, un regard émeraude tranchant ; Sonja toque, avant d'ouvrir la porte menant à la cabine du Capitaine. « Navire en vue, » répète-t-elle au brun, « les voiles sont noires. » Et ce détail a pour effet de stopper celui-ci dans sa lecture.

Reposant la plume sur le bureau, il se lève. Il avait ouï les dires du vigie, mais en aucun cas n'aurait pu imaginer que le pavillon noir serait hissé. Sourcils froncés, curiosité éveillée, il ne peut désormais ignorer l'appel de l'équipage. S'il pensait dire à Sonja d'éveiller Ciaphas, de préparer les canons et faire leur petit manège habituel jusqu'à l'abordage, refusant qu'aucun navire ne connaisse leur position, il était désormais dans l'incapacité de le faire. Si des pirates trouvaient leur cache, nul doute qu'ils voudraient la leur prendre. Connaissait-il le navire? Les pirates qui voguaient vers eux étaient-ils amis ou ennemis? Tant de questions qui le taraudaient alors que les bottes escaladent les marches grinçantes, la rouquine sur ses talons. S'approchant du bastingage, se frayant une place parmi les hommes, les commérages se tassent, les voix baissant du tout au tout. On lui tend une lunette dont il se saisit, et son regard se porte alors à l'intérieur de l'objet, avisant lui-même de la couleur des nouveaux venus. Arrivant dans la crique, sous l'arche de roche que prodiguait l'entrée de cette cache secrète, au pied du volcan endormi, un vaisseau progressait. Sa proue semblait quelque peu amochée, alors que le drapeau pirate qui était le leur retombait mollement sur le mât, comme celui du Revenge faute du manque de vent dans la crique protégée. L'homme ne put donc discerner le symbole, identifier le nom du vaisseau et de son équipage. Tentant d'apercevoir celui-ci, ils étaient encore trop loin pour apercevoir quoi que ce soit de précis. Reniflant, mécontent, il replie vivement la lunette, la rendant à un homme.

« Préparez les canons et montez aux cordages. Dites aux artilleurs de se tenir prêts à faire feu. » souffle-t-il. Hochant la tête, le maître d'équipage hurle alors les ordres, répétant les paroles de l'homme. Si le navire a su se frayer un chemin parmi la tempête, nul doute qu'il doit voguer depuis un certain temps. Autour d'eux, la crique offrait un spectacle assez grandiose, une cachette inespérée pour qui est poursuivi, traqué ; harassé par les hommes et les vents. Des cadavres de navires, carcasses éventrées de vaisseaux démolis, trônaient un peu partout. D'autres, plus humaines, blanchissaient aux premières lueurs du soleil. Nul doute que l'équipage du Revenge n'avait pas été le premier à s'établir en ces lieux. Dante, serrant les dents, entendait cependant bien le garder. Voilà plus de deux ans qu'ils avaient trouvé repère ici, et si les pirates arrivants souhaitaient s'en emparer, pensaient seulement que des négociations pourraient se faire, il se ferait un malin plaisir de les envoyer nourrir les poissons, rejoignant la vaste collection de bateaux coulés. Pas par ses soins, hélas. Mais il n'en demeurait pas moins obtus quant à de possibles négociations. Le navire approchait, alors que tous s'affairaient. Finalement, chacun prend place. « Les canons sont prêts, tout le monde attend le signal. » souffle Sonja à ses côtés. Opinant du chef, le regard couleur mer toujours braqué sur les nouveaux arrivants, approchant lentement mais sûrement, l'homme répond: « Qu'ils attendent le signal. Ils savent qu'ils sont attendus. S'ils veulent échapper aux canons, ils demanderont pourparlers. » Dante est sûr de lui. Un navire ayant essuyé une tempête, comme le Revenge il y a de ça quelques mois, ne peut décemment pas lever les armes face à un autre sans savoir qu'il va rejoindre les bas fonds. Ils arrivaient en terre inconnue, affaiblis, et y étaient attendus de pied ferme. Si un seul de leurs canons tiraient, Dante n'hésiterait pas à leur répondre. Mais à mesure que le vaisseau s'avançait, quelque chose lui fit perdre quelque peu son sourire. Un sentiment. Une vague impression. Il y avait quelque chose d'étrange à tout ça. Comme une vague impression...de déjà-vu.

✻✻✻
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02/02/2017 Nexus 441 Rick Genest Nexus Capitaine du Moissonneur | Maniement des armes & navigation 0
Le Porte-Mort


Sujet: Re: Que le sang coule à flots aux rythmiques sanglots ⚔ Abel le Babibel
Mar 14 Fév - 12:42

Le sinistre bâtiment avait été malmené toute la nuit par l'orage, avait bravé la mer houleuse et y avait laissé pas moins de trois membres d'équipage. Deux avaient fini dans l'océan tendit que le troisième était mort, tué par un crochet de cordage qui avait lâché et était tombé droit sur son crâne, le fracassant comme un rien. Cette fois, Abel avait bien cru à la fin... Des tempêtes il en avait essuyé en dix années de rudes services à sillonner les mers mais cette nuit fut particulièrement éprouvante. Même pour lui. Alors quand le temps fut plus clément, que l'océan retrouva un semblant de calme, le capitaine avait arpenté son vaisseau pour voir lui-même les dégâts. Ses pirates, hommes et femmes réunis, avaient tous piètre mine, épuisés, affamé, assoiffé aussi probablement. Dans un grognement, alors qu'il observait ses matelots, le cannibale avait grommelé de vexation.

« On fait une halte dès que possible... »

Lui s'en fichait mais son équipage lui, avait passé la nuit debout à tenter de maintenir le navire en état et à lutter contre les vagues qu'avait créé ce fichu tempête. Il avait fallu plusieurs heures avant que le gabier ne vienne à couiner comme un porc, appelant son capitaine comme si sa vie en dépendait.

« Capitaine ! Capitaine ! Abris en vue ! »

Délaissant la barre à son pilote, l'homme avait dévalé les marches rapidement avant de venir grimper le long des cordages intacts pour rejoindre le nid-de-pie ou Iggy, le gabier, désignait les falaises froides et austères qui bordaient l'océan. Abel toisa son marin, lui arrachant la longue-vue des mains et la porta à son œil à son tour. En premier, il vit l'imposant volcan en fond avant de baisser doucement pour apercevoir l'entrée gigantesque d'une grotte... Et un navire en plein milieu. Abel pivote doucement le visage, offre à son gabier le regard le plus noir qu'il pouvait avant de lui asséner un violent coup de lunette sur le haut du crâne et de lâcher, particulièrement mécontent.

« Et tu comptais me dire quand, pour le navire qui est déjà dans la crique ?! Corniaud ! »


Abel ne tarde pas à redescendre de la même façon qu'il était monté alors que sa macabre carcasse vienne à se déplacer à travers le pont, s'approchant d'une femme au teint basané qui observait par-dessus la rambarde. Le visage à moitié brûlé, elle avait sans doute été plus belle dans une autre vie alors que ses cheveux courts et noirs était décorés de gris-gris en tous genres qui lui donnaient un air aussi malsain qu'à son capitaine.

« On doit sortir les canons, mon capitaine ? »

« Oui... Continuez d'avancer, attendez mes ordres. »

Abel plisse les yeux, observe au loin le navire sagement amarré à l'abri des regards indiscrets alors que le Moissonneur faisait voile vers lui sans même ralentir son allure. Déjà la femme avait délaissé son capitaine, hurlant des ordres et pestiférant des insultes sur le reste de l'équipage qui se préparait au combat. Les minutes s'écoulèrent, donnant l'impression qu'il s'agissait d'heure alors qu'Abel lui, n'avait pas bougé de sa position. Il craignait, au fond de lui, que les choses tournent mal. Après cette tempête, il n'était pas sûr que son navire puisse tenir face à un combat, son équipage encore moins.

« Il n'attaque pas... ? Pourquoi il n'attaque pas ?! »

Avait grogné la femme qui était revenu près de son chef qui plissait les yeux. Ils étaient suffisamment près à présent pour distinguer les détails du navire, probablement ennemis. Le Moissonneur venait de considérablement ralentir l'allure alors que sa sombre carcasse s'engouffrait dans l'ombre de la crique. L'endroit était immense, assez pour faire tenir les deux bateaux, bercé d'une lumière pâle qui faisait froid dans le dos. Abel avait sauté par-dessus la rambarde pour venir se faufiler sur la figure de proue à l'avant du navire qui déjà, jetait l'ancre pour stopper sa progression à plusieurs dizaines de mètres de son rivale. Le Moissonneur, malgré son état bancal, n'avait rien à envier à personne alors que son design était plus effrayant encore que la caverne dans lequel il venait de s'abriter. La figure de proue était un impressionnant crâne humain taillé dans le bois autour duquel d'immense tentacule s'enroulait tout autour alors que le tour complet du navire et son pont, était décoré de nombreuses ossement humains et animales attaché les uns aux autres et parfois empalé sur des piques. Il était clair que cela n'avait rien d'accueillant, rien de chaleureux et tout était étudié pour dissuader quiconque de lancer les hostilités. Abel était resté perché sur la figure de proue, accroupit et le dos voûté comme un charognard prêt à bondir sur sa proie alors que sa voix résonna dans la crique, son écho porté par le vent.

« Je veux parler à votre capitaine ! Je suis Abel le Porte-Mort, capitaine du Moissonneur !»


Un sourire mauvais vient étirer les lèvres du pirate, déformant les tatouages macabres qui ornent son faciès et son buste dénudé qui bravait le froid et les embruns. Un gargouillis s'échappe de son estomac, avec tout cela, il en avait oublié la faim qui tiraillait ses entrailles.

« Nous ne cherchons pas le conflit ! Juste un abri où nous poser le temps de réparer les dégâts de notre navire ! »




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05/10/2015 Electric Soul 5516 Jensen Ackles Tag & tumblr Traître en cavale & rebelle anti-esclavagiste anti-royaliste (ex-mercenaire, ex-gladiateur) | Combat & maniement des armes 490
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Sujet: Re: Que le sang coule à flots aux rythmiques sanglots ⚔ Abel le Babibel
Dim 4 Juin - 10:04

Ce rp est archivé pour n'avoir pas reçu de réponse depuis plus de trois mois. Si vous souhaitez néanmoins le poursuivre, merci de MP un membre du staff
 

Que le sang coule à flots aux rythmiques sanglots ⚔ Abel le Babibel

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